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Pronostic Quarté : Prix de Cayeux Sur Mer à Amiens

Pour cette 4ème course à Amiens, découvrez notre pronostic du  Temps/ Temps News.  Nous avons analysé les forces en présence pour vous livrer une sélection optimisée :
5-2-4-13-7-1-3
​Le cheval 5– Mivaso du Jacky s’impose comme notre base solide pour ce Spécial Tiercé, tandis que le 13– Mignon de Laste. sera notre outsider préféré, capable de créer la surprise à belle cote. Une combinaison équilibrée pour viser les sommets sur l’hippodrome de Amiens.

 

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Bac 2026 : près de 56 % des admis sont issus du secteur public

Prés de 56% (55,82%) de l’ensemble des admis au baccalauréat 2026 sont issus des établissements éducatifs publics.

Selon les statistiques publiés ce jeudi sur la page officielle du ministère de l’éducation, 21,72% de l’ensemble des admis sont issus des établissements privés et 14,20% sont des candidats libres.

Après l’annonce, ce jeudi après-midi, des résultats de la session de contrôle, le taux général de réussite au baccalauréat 2026 s’est élevé à 50,72 % contre 52,59 % en 2025.

Lors de la session de contrôle de 2026, 23 316 candidats ont été admis sur un total de 49 661 ayant passé les épreuves écrites, soit un taux de réussite de 46,95 %.

Le taux de réussite à la session principale s’était établi à 35,67 %, avec 55 259 admis sur 154 928 candidats ayant passé les épreuves écrites.

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CA : Hamza Ben Abda en Libye

Les supporters clubistes sont médusés. Ils ont du mal à comprendre la politique du club qui est en train de se séparer de ses meilleurs éléments. Ceux-là même qui ont eu un rôle important dans l’octroi du dernier titre de champion de Tunisie obtenu devant le rival de toujours, à savoir l’Espérance Sportive de Tunis. En effet, après Moataz Zemzemi, Toufik Cherifi et Oussema Shili, c’est au tour du défenseur axial Hamza Ben Abda de changer d’air et d’opter pour la Libye qui est en train de devenir la destination privilégiée des joueurs tunisiens. Il est vrai que l’argent coule à flot dans ce pays et c’est ce que cherchent tous les footballeurs. Ce transfert de Hamza Ben Abda est une bonne affaire pour les finances du club puisqu’il permettra de renflouer les caisses d’une somme rondelette. Il est question d’un demi-million de dollars et c’est une belle somme pour un joueur qui a dépassé la trentaine et qui serait parti en juin 2027 sans que le Club Africain en profite.

Mootez Zaddem signe pour deux saisons
Cette vague de départs de joueurs confirmés n’a qu’une seule explication : le souci majeur des responsables de l’équilibre financier et c’est d’une sagesse extrême. On est loin des temps au cours desquels les responsables clubistes recrutaient sans faire attention aux dépenses et surtout aux conséquences. Aujourd’hui, ce qui prime, c’est le fait de remettre le compteur à zéro et c’est la meilleure des décisions. En d’autres termes, on est très loin des temps au cours desquels les responsables clubistes dépensaient l’argent qu’ils n’avaient pas. Ceci ne nous empêche pas de dire que de nouveaux joueurs atterriront au Parc Mounir Kebaïli dans les prochains jours. Il est évident que d’autres recrues suivront Yassine Meriah car il est hors de question d’aborder la Ligue des Champions avec l’effectif actuel.
A ce titre, le Club Africain a annoncé hier dans un communiqué publié sur sa page officielle avoir engagé le milieu de terrain Mootez Zaddem jusqu’en juin 2028. Mootez Zaddem (25 ans) a endossé les maillots de plusieurs clubs, dont l’Etoile Sportive du Sahel et l’Espérance Sportive de Tunis en Tunisie, outre ceux des formations d’Al-Masry de Port-Saïd et Modern Sport en Egypte, ainsi que des clubs irakiens d’Erbil et d’Al-Shorta.

Qu’en pense Faouzi Benzarti ?
Faouzi Benzarti veut aborder le stage d’Aïn-Draham avec un effectif au complet. Avec les joueurs qui ont renouvelé leur contrat sans parler des nouvelles recrues. Il a insisté auprès des responsables pour les inciter à accélérer la cadence. Toutefois, les départs de Oussema Shili, Moataz Zemzemi, Toufik Cherifi, Hamza Ben Abda et peut-être Firas Chaouat ne devraient pas le satisfaire. Sa permanence à la tête du Club Africain est-elle remise en question ? Peut-être pas, mais avec Faouzi Benzarti, il faut s’attendre à tout d’autant plus que c’est un entraîneur qui n’a pas froid aux yeux dès qu’il s’agit de prendre certaines décisions.

Ghaïth Sghaïer quitte
Un autre joueur quittera le Club Africain pour exercer son talent ailleurs. Il s’agit de Ghaïth Sghaïer qui a pris une bonne décision en mettant un terme à sa carrière en «Rouge et Blanc». Il sera au Club Sportif Sfaxien lors du prochain exercice et c’est une belle opportunité pour relancer sa carrière après un passage mitigé au parc Mounir Kebaïli. Un bon départ et puis, plus rien.

All4one rentable
L’application All4one est en train de répondre aux attentes des responsables du club de Bab Jedid puisque la somme récoltée depuis qu’elle existe a dépassé le million de dinars. On a pu le savoir puisqu’on l’a lu sur la page officielle du club. Les responsables en sont contents et incitent les supporters à être encore plus généreux. Plus facile à dire qu’à faire même si les supporters ont, plus d’une fois, prouvé le contraire.

Mourad AYARI

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CSS : levée de l’interdiction de recrutement

Dans une précédente livraison, nous avions annoncé une imminente levée de l’interdiction de recrutement qui frappe le Club Sportif Sfaxien. Maintenant, c’est chose faite. La bonne nouvelle pour les supporters sfaxiens est tombée mardi soir.
Pour être parvenu à se soustraire à cette mesure, le club a dû régler plusieurs dossiers dont le coût total est de 1,4 million de dinars. Cette somme a été versée à de nombreux créanciers parmi lesquels on cite l’entraîneur portugais Alexandre Santos, son compatriote, le joueur Pedro Sa, les trois joueurs ivoiriens, Fabien Winley, Moussa Balla Conté et Koffi Constant Kouamé et leur club d’origine, San Pedro.
Notons qu’il ne s’agit là que d’un sursis que le CSS va mettre à profit pour valider les contrats de ses nouvelles recrues. Il est en effet passible d’une deuxième interdiction de recrutement devant survenir entre le 13 et le 15 juillet courant. Cette nouvelle interdiction ne posera, en principe, pas problème puisque sa levée ne nécessiterait que le paiement d’un montant modeste de 500 mille dinars environ en faveur de deux intermédiaires dans les recrutements effectués par le club l’avant-dernière saison.

La raison du choix de Ghaïth Sghaïer
Sous le patronage de son directeur sportif, Tarak Salem, et en concertation avec la commission technique, le Club Sportif Sfaxien continue de brasser large, poursuivant tous azimuts sa campagne de recrutement. C’est ainsi que, après avoir engagé Moemen Rahmani, l’Ougandais Hakim Motibi , le club «noir et blanc» vient de réaliser un nouveau recrutement en engageant le milieu de terrain offensif, Ghaïth Sghaïer, qui a signé un contrat de deux ans. Le joueur, âgé de 31 ans, arrive en provenance du Club Africain avec lequel il a joué cette saison quelques matches pour le compte de la phase aller. Il s’éclipsa par la suite à cause du désintérêt de Faouzi Benzarti à son égard. Il a ainsi rompu son bail avec le club de Bab Jedid qui devrait se poursuivre normalement jusqu’au 30 juin 2027 et comptait revenir à son bercail, le Club Sportif de Hammam-Lif, qui vient de réussir son retour parmi l’élite. Mais, finalement, il eut une nouvelle destination et débarqua à Sfax, encouragé sans doute dans son choix par la réussite de l’autre ex-Hammam- Lifois, Omar Ben Ali, dont le passage du CSHL au CSS lui a grandement ouvert les portes d’une nouvelle expérience professionnelle en Turquie aux horizons plus prometteurs que ceux du championnat tunisien. Ghaïth Sghaïer, qui a donc une revanche à prendre, va tenter de remonter la pente avec le CSS, réputé pour la solidarité et la discipline de son groupe. Il est animé d’une forte détermination à donner le meilleur de lui-même et prouver qu’il est encore capable de servir sur un terrain de football.

Ameur KERKENNI 

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Mondial 2026 – France-Maroc (21h00) : à qui le premier ticket des demies ?

Grande favorite de la compétition, la France s’est qualifiée aux quarts de finale après avoir disposé, non sans mal, du Paraguay (0-1). Kylian Mbappé (7 buts) cherchera à rejoindre une troisième demi-finale consécutive en Coupe du monde tout en alimentant son compteur-buts pour rester au contact de Lionel Messi (8 buts).

Dernier représentant de l’Afrique, le Maroc entend confirmer son installation dans le top mondial et faire au moins aussi bien qu’en 2022 en figurant dans le dernier carré. Les Lions de l’Atlas ont rejoint les quarts après un succès facile contre le Canada (0-3). Tombeur des Pays-Bas en seizièmes de finale, ils s’affirment comme un des outsiders de la compétition.

Comme on se retrouve ! Quatre ans après leur affrontement en demi-finale de Coupe du monde au Qatar (succès 2-0 des Bleus), l’équipe de France et le Maroc vont de nouveau croiser le fer dans la compétition reine, cette fois-ci en quarts de finale.

En disputant une nouvelle fois leur match à Boston, les Bleus de Didier Deschamps qui dirigera son 185e match sur le banc, bénéficieront d’un avantage en matière de récupération. Les Marocains du Bruxellois Mohamed Ouahbi ont parcouru jusqu’à présent plus 9.000 kilomètres dans la compétition contre moins de 3.000 aux Français.

La France arrive avec un parcours parfait depuis le début du tournoi : cinq victoires en cinq matches, 14 buts marqués et seulement deux encaissés. Le Maroc, lui, reste invaincu et a construit sa qualification sur une phase de groupes sérieuse, (1-1) contre le Brésil, (1-0) face à l’Écosse et (4-2) contre Haïti, avant d’éliminer les Pays-Bas aux tirs au but puis de dominer nettement le Canada (3-0).

Les Bleus ont maîtrisé leur tournoi jusque-là. Kylian Mbappé mène l’attaque avec sept buts, dont des doublés face au Sénégal, à l’Irak et à la Suède, tandis qu’Ousmane Dembélé, Ballon d’Or 2025, a signé un triplé retentissant en première période contre la Norvège, le premier en Coupe du monde depuis 1994. Michael Olise totalise de son côté cinq passes décisives et n’est plus qu’à une longueur du record de Pelé, établi à six en 1970.

La France a aussi montré qu’elle savait gagner dans un registre plus fermé. Son huitième de finale contre le Paraguay, remporté (1-0) sur un penalty de Mbappé à la 70e minute, a rappelé qu’elle pouvait aussi s’imposer dans la douleur. Ce type de scénario ressemble justement à ce que le Maroc sait produire.

Les Lions de l’Atlas n’ont plus rien d’une surprise. Quatrièmes du Mondial 2022, ils sont devenus la première nation africaine à atteindre deux quarts de finale de suite. Leur victoire (3-0) contre le Canada en huitième de finale a été un modèle d’efficacité : cinq tirs seulement, mais trois buts, dont un doublé d’Azzedine Ounahi et une réalisation de Soufiane Rahimi en fin de match. Le xG de la rencontre, 0,85 contre 0,78 pour le Canada, montre à quel point le score a été flatteur, mais le Maroc a su exploiter chaque erreur adverse avec un vrai sang-froid. Brahim Diaz a également marqué l’histoire en devenant le meilleur passeur africain sur une édition de Coupe du monde, avec quatre offrandes dans le tournoi.

La France part avec l’avantage du niveau global, du classement et de ses statistiques offensives, mais le Maroc possède l’expérience des grands rendez-vous et une solidité défensive capable de rendre ce quart de finale très serré.

Au niveau des effectifs, la principale interrogation côté français concerne Aurélien Tchouaméni. Le milieu du Real Madrid souffre d’une lésion aux adducteurs contractée à l’entraînement avant le huitième de finale et n’a pas joué contre le Paraguay. Selon l’adjoint de Deschamps, Guy Stéphan, Tchouaméni devrait s’entraîner à l’écart au moins jusqu’à mardi, ce qui rend sa participation très incertaine pour jeudi.

Manu Koné (AS Roma) l’a remplacé dans le onze face au Paraguay, mais le milieu est sous la menace d’une suspension après un carton jaune reçu durant ce match. Pour le reste, Deschamps devrait reconduire l’essentiel de son dispositif. Lucas Digne semble avoir pris l’avantage sur Theo Hernandez au poste d’arrière gauche.

En attaque, Désiré Doué pourrait être préféré à Bradley Barcola sur l’aile gauche, après avoir provoqué le penalty victorieux face au Paraguay.

De son côté, le Maroc est confronté à un casse-tête plus sérieux. Ismael Saibari, auteur de trois buts dans la compétition et meilleur buteur des Lions de l’Atlas, est sorti sur blessure dès la 22e minute contre le Canada. Le joueur du Bayern Munich a ressenti une douleur à la cuisse droite, compatible avec une élongation des ischio-jambiers. Une IRM a été réalisée, mais l’incertitude demeure sur sa présence jeudi. Si Saibari est forfait, Soufiane Rahimi devrait le remplacer en pointe. Le joueur de 30 ans a déjà marqué contre le Canada en entrant en jeu, et son profil de coureur capable d’attaquer la profondeur pourrait convenir face à la défense haute des Bleus.

Chadi Riad, titulaire habituel en défense centrale, est également incertain. Absent contre le Canada à cause d’un problème au genou contracté lors du tour précédent face aux Pays-Bas, il devrait tenter de reprendre l’entraînement collectif en début de semaine.

Le double pivot Ayyoub Bouaddi-Neil El Aynaoui, une des révélations du tournoi, devrait être reconduit. Bouaddi, à seulement 18 ans, impressionne par sa maturité dans le placement et la relance.

Enfin, pour l’anecdote, plusieurs joueurs marocains vivront un match particulier puisqu’ils sont tous nés en France, à savoir Issa Diop, Redouane Halhal, Ayyoub Bouaddi, Samir El Mourabet, Neil El Aynaoui, Gessime Yassine. Issa Diop et Ayyoub Bouaddi ont même évolué avec les Bleus en équipes de jeunes.

Le vainqueur de ce duel rencontrera le gagnant du match prévu vendredi à 12h00 (21h00 belges) à Los Angeles entre l’Espagne et la Belgique. La demi-finale est prévue le 14 juillet à 14h00 (21h00 belges) à Arlington, près de Dallas, au Texas.

Composition probable de la France (4-2-3-1) :

Maignan – Koundé, Saliba, Upamecano, Digne – Rabiot, Koné – Dembélé, Olise, Doué – Mbappé.

Composition probable du Maroc (4-2-3-1) :

Bounou – Hakimi, Riad (ou Halhal), Diop, Mazraoui – El Aynaoui, Bouaddi – Diaz, Ounahi, El Khannouss – Rahimi (ou Saibari).

 

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La Fédération des postes annonce le report de la mobilisation des agents

La fédération générale des postes, relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a annoncé le report du rassemblement des travailleurs prévu le samedi 11 juillet 2026 devant le siège de l’office à une date ultérieure, après avoir convenu d’une version finale du projet de statut des agents de l’Office national des postes.
La fédération des postes a précisé, dans un communiqué publié jeudi, que les réunions tenues au cours des deux dernières semaines ont abouti à un accord sur la version finale du projet de statut des agents de l’Office national des postes, qui sera soumis à un conseil d’administration consacré à cet effet.
Il convient de noter que la fédération générale des postes avait décidé, à la suite d’une réunion des cadres syndicaux du secteur des postes, le 13 juin dernier, d’organiser des mouvements de protestation, qui devaient démarrer par le port du brassard rouge pendant une semaine à partir du 15 juin 2026 ainsi que des sit-in quotidiens pendant une semaine à partir du 29 juin, et un rassemblement des travailleurs le 11 juillet 2026, soulignant qu’une grève générale sera menée dont la durée et la date seront déterminées par l’instance administrative sectorielle.

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L’Université Tunis El Manar réaffirme son excellence avec une nouvelle certification qualité

L’Université de Tunis El Manar a annoncé, jeudi, le renouvellement de sa certification de conformité à la norme de management de la qualité ISO 9001 : 2015, à la suite de l’approbation du comité d’évaluation externe.
Cette décision intervient à l’issue des audits interne et externe organisés par l’université, ayant couvert l’ensemble de ses services afin de vérifier le respect des procédures en vigueur ainsi que l’efficacité du système de management de la qualité (SMQ), selon un communiqué publié par l’établissement.
Elaborée par l’Organisation internationale de normalisation (ISO), cette norme définit les exigences relatives à un système de management de la qualité.
Elle vise à aider les organisations à améliorer leurs performances, à répondre aux attentes de leurs clients et à s’inscrire dans une démarche d’amélioration continue, selon l’ISO.
L’université a précisé que cette démarche s’inscrit dans le cadre de sa volonté de consolider la culture de la qualité et de l’amélioration continue au sein de ses structures.
A cette occasion, elle a salué les efforts déployés par les membres de l’équipe qualité ainsi que par les cadres administratifs et techniques et l’ensemble des agents ayant contribué à la réussite de ce processus.
Selon la même source, cette mobilisation a permis à l’université de maintenir cette certification et de renforcer son engagement en faveur de la qualité conformément aux standards internationaux.

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Sousse : les travaux de modernisation du réseau routier progressent

Au gouvernorat de Sousse, des travaux de renforcement de l’infrastructure routière avancent à un rythme soutenu.
Ces projets, qui ont fait cette semaine l’objet d’une visite d’inspection par le gouverneur de Sousse Sofiane Tanfouri, portent notamment sur le bitumage de la route régionale n°48 à El Kalaa Kebira sur une longueur de 3 km ainsi que la route nationale n°1 au niveau de Borj El Amri sur une longueur de 3 km.
Il s’agit également du pavage d’une partie de la grande vallée de Kalaa Kebira et l’installation de canalisations d’évacuation d’eau à l’entrée sud de Sidi Bou Ali.
D’autres travaux concernent le réaménagement de la piste reliant Ouled Soltane à Sidi Bou Ali sur une distance de 1,2 km ainsi que la piste de Chehia à El Knaïes sur une distance de 4,3 km.

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CNOT : coup d’envoi de l’Olympic Eco Beach Games 2026

Fidèle à ses engagements en faveur du sport et de l’environnement, le Comité National Olympique Tunisien (CNOT),  vient d’organiser la première édition de l’Olympic Eco Beach Games 2026. Il a eu lieu à la plage d’El Mansoura à Kelibia.

Présent lors de cet événement inédit, le président du CNOT, M. Mehrez Boussayene a donné le coup d’envoi de cette journée sportive. Le festival a rassemblé de nombreux athlètes de haut niveau venus s’affronter et partager leur passion à travers plus de dix disciplines sportives.

Sport, Nature et Durabilité

Sous le slogan « Sport, Nature, Durabilité », cette journée d’action et de sensibilisation vise à sensibiliser  aux urgences écologiques à travers les performances athlétique. Au-delà de la compétition, le festival représente une plateforme de renforcement des valeurs olympiques tout en promouvant activement la durabilité.

Préserver l’intégrité de l’environnement

S’exprimant à l’occasion de cet événement, le président du CNOT M. Boussayene a déclaré : « Kélibia, Nabeul et toutes les plages de Tunisie méritent que nous les respections et que nous préservions l’intégrité de leur environnement… Nous aspirons à ce que la Tunisie organise les Jeux Méditerranéens de Plage… C’est un projet pour la concrétisation duquel nous travaillons d’arrache-pied… Notre message aujourd’hui est d’allier la pratique du sport à la préservation de l’océan et de l’environnement. »

Ainsi, plus d’une centaine d’athlètes et d’amateurs de sport ont répondu présent à l’appel et ont assisté à la performance de plusieurs athlètes représentant plus de 10 disciplines différentes telles que :

  • Le Beach Volley,
  • Le Beach Handball,
  • La Lutte de plage,
  • La Natation en eau libre,
  • Le Canoé Kayak,
  • Le Basket 3 VS 3,
  • L’Aviron de plage,
  • Le Speed Ball,
  • La Planche à voile,
  • Le Beach soccer,
  • Le Beach tennis,
  • La Danse

Trois axes majeurs pour l’avenir

À travers ce festival, le CNOT poursuit des objectifs stratégiques ambitieux pour le rayonnement du pays, à savoir :

  • Responsabilité écologique : Ancrer la place de la Tunisie dans la promotion du développement durable et propager la culture de la protection des plages et du milieu marin.
  • Engagement de la jeunesse : Encourager la participation des jeunes aux activités maritimes et de plage.
  • Rayonnement international : Consolider l’image de la Tunisie en tant que destination sportive et touristique d’excellence.

En alliant effort physique et préservation de la biodiversité marine, l’Eco Beach Games Festival pose les jalons d’un modèle d’organisation sportive plus vert et responsable en Tunisie. À travers cette initiative prometteuse, le CNOT ouvre la voie aux autres organismes et institutions pour initier des actions engagées et participant à la consolidation du rayonnement régional et international de la Tunisie.

Mohamed Sahbi RAMMAH

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Incendies : la Protection civile publie une série de recommandations

L’Office national de la protection civile (ONPC) a prévenu, dans un contexte de hausse des températures qui atteindront l’échelle de 40 à 45 degrés, contre la hausse de l’indice de risque d’incendie.

L’Office, à ce titre, a conseillé de suivre et d’appliquer une série de recommandations préventives pour se protéger contre les incendies, selon un communiqué sur sa plateforme numérique.

L’ONPC a également recommandé de ne pas abandonner de bouteilles en verre dans les forêts et les espaces ouverts, car elles peuvent concentrer les rayons du soleil et ainsi augmenter le risque de départ d’incendie.

L’Office appelle à ne pas jeter de mégots de cigarette ni de tout autre matériau inflammable sur les routes ou dans les espaces naturels. Il recommande également de ne pas brûler de déchets, de résidus agricoles ou d’herbes sèches, et de ne pas allumer de feux dans les forêts ou à proximité des zones agricoles et des végétations sèches.

L’Office a en outre exhorté les citoyens à coopérer avec les agents de la protection civile et les autorités locales et à respecter leurs instructions afin de préserver les vies et les biens, à surveiller les enfants et à les empêcher de jouer avec les pétards, et à signaler immédiatement toute fumée ou incendie en contactant, en cas d’urgence, le 198.

L’ONPC rappelle dans son communiqué que la prévention est une responsabilité collective, appelant à faire preuve de vigilance pour protéger les vies et les richesses forestières et agricoles.

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Le Tunisien Lassad Dridi sacré vainqueur de la Coupe du Liban avec le Nejmeh SC

L’entraîneur tunisien Lassad Dridi a mené le club du Nejmeh à la victoire en coupe du Liban de football, après une victoire 2-0 aux dépens du club d’Al Hikma en finale disputée hier, mercredi, au stade municipal de Jounieh.

Le Nejmeh SC, que le technicien tunisien avait rejoint en mai dernier, porte ainsi son palmarès à 9 titres en coupe du Liban.

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Lancement de «Dalil», la plateforme de modernisation de l’administration : la pratique fait défaut, à qui la faute ?

Ce qui est certain, c’est que la Tunisie franchira une nouvelle étape dans la modernisation de son administration avec le lancement, en septembre 2026, de la plateforme nationale des procédures administratives «Dalil». Une plateforme censée orienter le citoyen et lui faciliter toutes les procédures administratives, mais qui risque d’être peu connue ou rarement utilisée, comme c’est le cas pour les plateformes déjà existantes…

La nouvelle plateforme «Dalil» réunira l’ensemble des démarches administratives destinées aux citoyens et aux entreprises, tout en s’inscrivant dans un vaste chantier de simplification engagé par l’État.

Baptisée «Dalil», la plateforme nationale des procédures administratives (PNPA) sera officiellement mise en service en septembre 2026. Destinée aussi bien aux citoyens qu’aux entreprises et aux administrations, elle ambitionne de devenir la source de référence pour consulter les procédures administratives et les documents exigés par les différents organismes publics.

L’annonce a été faite par Olfa Souli Ouertani, directrice générale des réformes à la présidence du gouvernement, lors d’une journée d’information organisée la semaine passée. Si elle confirme cette date de lancement, c’est parce que le taux de réalisation de la plateforme «Dalil» aurait atteint, selon ses dires, 70%.

Souci de réforme et d’uniformisation

L’objectif est de permettre aux usagers d’accéder, à partir d’un portail unique, à des informations officielles, harmonisées et régulièrement actualisées sur l’ensemble des procédures administratives.

Au-delà de la centralisation des informations, «Dalil» s’inscrit dans une stratégie de réforme, d’uniformisation et de simplification des procédures administratives.

Cette plateforme constitue une référence officielle unique, regroupant l’ensemble des procédures administratives (3.197 recensées). Elle est censée garantir la transparence, la fiabilité et la mise à jour continue des données. Et ce, tout en reliant chaque démarche à l’organisme compétent et à sa localisation. Et ce n’est pas tout : elle offre aussi un espace de travail dédié à chaque ministère pour assurer l’exactitude des informations.

Dans le cadre du projet de réforme globale 2020-2027, cette initiative s’accompagne d’un inventaire approfondi : 50% des procédures concernent les entreprises, 25% les particuliers, alors que 25% sont mixtes. Parmi elles, 63% sont très demandées, 16% jugées complexes et 43% nécessitent l’intervention de structures publiques.

Grâce à une consultation en ligne, plus de 71% des procédures (2.255) auraient été simplifiées via une numérisation totale ou partielle, la réduction des pièces justificatives et le renforcement de la décentralisation. De plus, 177 procédures (6%) sans fondement juridique ou obsolètes ont été supprimées, explique la DG des réformes à la présidence du gouvernement.

De son côté, le ministre des Technologies de la communication, Sofiène Hemissi, a salué cette réalisation accélérée, axée sur les services les plus sollicités, notamment pour améliorer le climat des affaires. Il a souligné l’introduction de l’échange de données inter-administrations et des services à distance. Tout en rappelant que la numérisation est un processus continu. Cette plateforme incarne une vision de réforme au service du citoyen et de l’entreprise.

Pour une plus grande sensibilisation

Il ne s’agit pas d’une première en matière de plateformes destinées à améliorer les services de l’administration et à faciliter la tâche du citoyen. C’est que l’administration tunisienne centralise déjà ses services numériques sur plusieurs plateformes clés pour simplifier les démarches des citoyens et des professionnels : 

Portail National des Services Administratifs : plateforme centrale permettant de consulter et d’effectuer de nombreuses démarches gouvernementales en ligne. 

Idaraty : le guide officiel de l’administration publique. Il détaille les procédures, répertorie les institutions et met à disposition des informations sur plus de 3.500 procédures.

– SICAD : le Site d’Information et de Communication Administrative offrant une base de données exhaustive sur les formalités administratives et les services en ligne sectoriels (impôts, douanes, infractions).

Or, le citoyen lambda ne connaît pas ces plateformes et ne les utilise, au cas où il en serait informé, que très rarement. D’ailleurs, il suffit de faire le tour des services de l’état civil dans les municipalités pour s’en convaincre. Aujourd’hui, on peut retirer son extrait de naissance sans se déplacer, à travers une plateforme mise en place depuis quelque temps déjà. Or, elle est peu fréquentée et les citoyens, pas encore convaincus de cette procédure en ligne, préfèrent aller sur place et attendre des heures pour avoir le document en main.

C’est dire qu’une vaste campagne de sensibilisation est plus que nécessaire pour assurer plus d’efficacité et de rentabilité à la nouvelle plateforme «Dalil». Il faudrait insister sur le fait qu’elle est accessible à tout le monde et qu’elle est mise à disposition pour rendre vos procédures administratives plus claires et plus accessibles, optimiser son temps et ses efforts et garantir la transparence des démarches.

Ce qui est évident, c’est que la responsabilité de ce manque de pratique et d’usage fréquent de ces plateformes est partagée. Le citoyen, habitué aujourd’hui aux services en ligne (vente, achat, relations…), se doit d’être au courant de ce qui se fait au niveau de l’administration pour lui faciliter toutes les procédures administratives, d’autant que la plateforme est facilement accessible. Pour sa part, l’administration doit faire un effort supplémentaire pour sensibiliser les citoyens et les convaincre, à travers des campagnes périodiques de sensibilisation, d’opter pour ces pratiques de plus en plus fréquentes dans tous les domaines.

Kamel ZAIEM

 

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Les relais autoroutiers : des tarifs exorbitants

Les usagers de l’autoroute menant de Tunis à Hammamet, à Sousse et jusqu’à Gabès vers le sud ou de Tunis à Bizerte ou à Béja vers le nord, s’offrent souvent une pause à l’un de ces relais qui s’installent sur leur chemin afin de se reposer ou de se restaurer dans les magasins ou restaurants qui vendent des produits ou des aliments de consommation rapide affichant souvent des tarifs jusqu’à deux ou trois fois plus chers que dans les magasins du centre-ville ou dans les supermarchés. Une situation qui soulève de nombreuses interrogations.

En effet, des sandwichs se vendent à partir de 15 dinars, des cafés dont le prix dépasse les 3,500 dinars, un morceau de gâteau s’achète entre 5 et 7 dinars, des chips pour enfants affichent des prix allant de 4 à 7 dinars. Un chef de famille de quatre ou cinq membres doit s’attendre à une note assez salée pour fournir le goûter ou la collation nécessaire à ses enfants lors d’une pause dans ces relais. L’on se demande si ces prix souvent délirants ne cachent pas des marges indues. A vrai dire, nombreux sont les Tunisiens qui rouspètent face à ces prix exorbitants de produits de base comme de simples sandwichs ou bouteilles d’eau vendus sur les aires de nos autoroutes. 

 

Les commerçants se justifient

Ces commerçants installés sur nos autoroutes ne nient pas la hausse des prix qu’ils affichent sur leurs produits. Ils justifient cette hausse par les charges qu’ils sont tenus de respecter au regard de l’État dans le cadre de leurs contrats de concession. De quoi gonfler les coûts d’exploitation de ces lieux. L’un de ces commerçants nous a confié : «Nous avons l’obligation d’apporter un certain nombre de services publics sur ces relais routiers, par exemple d’avoir une présence humaine 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Cette présence permanente a un coût, lié notamment aux frais de personnel. Tout cela est donc répercuté sur les prix de vente.» Un autre commerçant, tenant une cafétéria, nous a affirmé qu’«il y a des services gratuits offerts aux clients, comme les toilettes, les tables et les chaises où ils peuvent se reposer, les services d’hygiène et de propreté, l’entretien des toilettes… Donc, ce qui est payant est cher, car il faut couvrir ce qui est gratuit.» C’est que ces commerces fonctionnent selon un système de péréquation entre ce qui est gratuit et ce qui est payant. Pour d’autres commerçants, ce n’est pas facile d’avoir une boutique ou un magasin sur une autoroute ; leur gestion est généralement déléguée à des entreprises spécialisées, via des appels d’offres. Et ces entreprises doivent verser des redevances aux concessionnaires d’autoroutes qui sont d’ailleurs très élevées. D’ailleurs, les commerçants se battent pour la concession d’une supérette d’autoroute.

 

Des automobilistes captifs

Toutes les aires situées au bord de nos autoroutes drainent chaque jour beaucoup de monde, notamment en cette période de vacances d’été, qui pour acheter du carburant pour son véhicule, qui pour manger un sandwich ou siroter un café. Surtout parmi les vacanciers qui empruntent généralement ces autoroutes pour aller se rafraîchir sur les plages d’Hammamet ou de Sousse ou passer un weekend dans l’un de leurs hôtels.

Il vous arrive d’être fatigué pendant que vous roulez sur autoroute et que vous devez faire une pause pendant votre voyage dans ces relais pour vous reposer ou vous restaurer, quitte à effectuer des dépenses imprévues ou excessives, étant donné le prix élevé des produits à consommer.

La majorité des automobilistes préfère s’arrêter dans ces relais plutôt que de sortir de la voie express et de faire plusieurs kilomètres pour trouver une boulangerie ou acheter un casse-croûte. Une pause sur l’autoroute leur paraît plus rapide et plus pratique, quoique plus coûteuse. Cependant, certains voyageurs préfèrent s’approvisionner en ville, avant de s’engager dans l’autoroute, histoire de ne pas dépenser beaucoup d’argent dans l’achat des produits vendus auprès des stations autoroutières. D’autres encore préfèrent emprunter la route nationale, moins rapide certes, mais plus gaie et plus animée, et ils ont la possibilité de s’approvisionner en nourriture auprès des commerces rencontrés de part et d’autre de la route, ce qui leur coûterait moins cher.

Enfin, si ces relais veulent accroître leur gain, parfois en l’absence de contrôle, en affichant des prix exorbitants, dans le but d’amortir leurs dépenses, personne n’est obligé d’y mettre les pieds et il serait plus simple d’apporter sa propre consommation et la déguster sur les tables mises à la disposition des clients sans rien payer. D’ailleurs, bon nombre d’usagers des autoroutes ont recours à cette solution…

Hechmi KHALLADI 

 

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Diplomatie : Mohamed Ali Nafti reçu par le président algérien

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a reçu mercredi à Alger le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, à l’occasion de la réunion du Comité de suivi de la 23e session de la Grande commission mixte tuniso-algérienne.

Le chef de la diplomatie tunisienne a transmis au président algérien les salutations du président tunisien, Kaïs Saïed, ainsi que ses félicitations à l’occasion de la célébration de la fête de l’Indépendance de l’Algérie.

Il a réaffirmé la volonté de Tunis de renforcer les liens de fraternité, de coopération et de partenariat entre les deux pays, tout en poursuivant la concertation sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun.

Selon un communiqué du ministère  des Affaires étrangères,Tebboune a chargé le ministre  de transmettre ses salutations à son homologue Kaïs Saïed, soulignant la convergence de vues entre les deux dirigeants et leur engagement à approfondir la coordination face aux défis communs.

Il a également insisté sur l’importance que les travaux du Comité de suivi reflètent le niveau des relations privilégiées entre les deux pays.

Coprésidée par Mohamed Ali Nafti et le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, la réunion a permis d’évaluer la mise en œuvre des décisions issues de la 23e Grande commission mixte et du Forum économique tuniso-algérien, tenus à Tunis en décembre 2025.

Les deux parties se sont félicitées des progrès enregistrés dans plusieurs secteurs, notamment la sécurité, les transports, les technologies de l’information, les affaires sociales, l’emploi, la formation, ainsi que la culture et le sport.

Elles ont également mis l’accent sur le renforcement de la coopération dans les domaines de l’eau, de l’énergie, de la sécurité alimentaire et du commerce, tout en réaffirmant leur ambition de faciliter l’accès conjoint des entreprises tunisiennes et algériennes aux marchés africains.

Les discussions ont aussi porté sur l’amélioration des conditions de résidence, de travail et d’investissement des ressortissants des deux pays, ainsi que sur le développement des régions frontalières.

Les travaux se sont achevés par la signature du procès-verbal de la réunion et l’adoption d’une feuille de route fixant le calendrier des prochaines échéances bilatérales.

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Le renouveau de l’action consulaire

Par Mondher AFI

Dans le cadre des orientations arrêtées par le Président de la République, Kaïs Saïed, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a présidé, le 1er juillet 2026, à l’Académie diplomatique internationale de Tunis, une session de formation consacrée aux services consulaires numériques. Organisée au profit des agents appelés à rejoindre les missions diplomatiques et consulaires à l’étranger, cette initiative traduit la volonté d’adapter l’action consulaire aux évolutions de l’administration publique, de la mobilité internationale et des attentes croissantes des citoyens.

La fonction consulaire occupe aujourd’hui une place centrale dans la diplomatie contemporaine. Si l’ambassade incarne la représentation politique de l’État, le consulat constitue son prolongement administratif, juridique et humain auprès des ressortissants établis à l’étranger. Il est l’espace où s’exerce quotidiennement la relation entre l’administration et le citoyen, faisant du service consulaire un indicateur essentiel de la qualité du service public.

La fonction consulaire constitue l’une des expressions les plus concrètes de la continuité de l’action de l’État au-delà de ses frontières. Son fondement juridique repose principalement sur la Convention de Vienne sur les relations consulaires, qui définit les droits, les obligations et les prérogatives des autorités consulaires dans leurs rapports avec les ressortissants de l’État d’envoi ainsi qu’avec les autorités de l’État de résidence. Ce cadre normatif confère à l’action consulaire une double légitimité : internationale, en raison de son inscription dans le droit des relations entre États, et nationale, puisqu’elle assure la continuité du service public auprès des citoyens établis à l’étranger.

Dans cette perspective, le consulat ne constitue pas une simple structure administrative délocalisée. Il représente une institution stratégique où s’articulent les exigences de protection des personnes, de sécurité juridique et de préservation de l’autorité de l’État. Les missions qui lui sont confiées couvrent un champ d’intervention particulièrement étendu : délivrance et renouvellement des documents officiels, gestion de l’état civil, légalisation et authentification des actes, assistance administrative et juridique aux ressortissants, protection des personnes vulnérables, accompagnement des citoyens confrontés à des procédures judiciaires ou à des situations de détresse, ainsi que coordination des opérations d’assistance et d’évacuation lors de crises sanitaires, sécuritaires ou de catastrophes naturelles. L’activité consulaire participe ainsi à la garantie de la sécurité juridique des citoyens tout en assurant la permanence de l’action publique en dehors du territoire national.

Toutefois, l’évolution des relations internationales et l’intensification des mobilités humaines ont profondément transformé la nature de la fonction consulaire. Celle-ci dépasse désormais le cadre traditionnel des prestations administratives pour devenir un véritable levier de diplomatie économique, sociale et culturelle. Les représentations consulaires accompagnent les opérateurs économiques dans leur implantation à l’étranger, facilitent les échanges commerciaux, identifient les opportunités d’investissement, contribuent à la promotion de l’attractivité du territoire national et participent à la diffusion d’informations économiques stratégiques. Elles deviennent ainsi des interfaces entre les politiques publiques nationales et les dynamiques économiques internationales.

Parallèlement, les consulats jouent un rôle essentiel dans le maintien des liens entre l’État et ses communautés établies à l’étranger. Ils accompagnent les initiatives associatives, soutiennent les activités culturelles, facilitent les démarches administratives des membres de la diaspora et contribuent à préserver les liens linguistiques, historiques et identitaires avec le pays d’origine. Cette dimension témoigne de l’élargissement progressif de la diplomatie contemporaine vers une diplomatie de proximité, où la qualité de la relation avec les citoyens devient un élément constitutif de l’action extérieure de l’État.

Les sciences administratives soulignent que la performance des institutions publiques ne se mesure plus uniquement à la conformité des procédures ou à la production d’actes administratifs, mais également à leur capacité à répondre efficacement aux besoins des usagers. À cet égard, les analyses de Max Weber relatives à la rationalisation de l’administration conservent une portée particulière : la légitimité de l’institution publique repose sur la compétence de ses agents, la prévisibilité de ses procédures, l’impartialité de ses décisions et l’efficacité du service rendu. La fonction consulaire constitue ainsi un espace privilégié d’observation de la qualité de la gouvernance publique, dans la mesure où elle place l’administration en interaction directe avec les citoyens et confronte quotidiennement les principes de l’État de droit aux réalités concrètes de l’action administrative.

 

La transformation numérique : un changement de gouvernance

Cette orientation a accordé une place centrale à la transformation numérique des services consulaires, illustrant une évolution qui dépasse largement l’introduction de nouveaux outils technologiques. Elle s’inscrit dans un processus plus large de modernisation de l’administration publique, où le numérique devient un levier de réforme des modes de gouvernance, de simplification des procédures et d’amélioration de la qualité du service public. Cette orientation traduit ainsi une mutation profonde des modes de gouvernance de l’administration publique, dans laquelle le numérique devient un facteur structurant de l’organisation institutionnelle, de la prise de décision et de la relation entre l’État et les usagers.

Le développement des services consulaires dématérialisés s’inscrit ainsi dans une stratégie de modernisation visant à renforcer l’efficacité, la transparence et la qualité du service public. La transformation numérique ne saurait être réduite à une simple substitution des supports papier par des plateformes électroniques. Elle constitue une recomposition des processus administratifs fondée sur la rationalisation des procédures, l’interopérabilité des systèmes d’information, la circulation sécurisée des données et l’amélioration continue de la qualité des prestations publiques. Elle conduit les administrations à repenser leur fonctionnement autour d’une logique de service, où la rapidité d’exécution, la fiabilité des informations, la traçabilité des opérations et la simplification des démarches deviennent des critères essentiels d’évaluation de la performance publique.

Dans le domaine consulaire, cette évolution revêt une importance particulière en raison de la dispersion géographique des communautés nationales et de la diversité des situations administratives auxquelles elles sont confrontées. La mise en place de services numériques permet de réduire les contraintes liées à la distance, de limiter les déplacements, d’accélérer le traitement des demandes et d’assurer une continuité du service public indépendamment des contraintes spatiales ou temporelles. L’administration consulaire évolue ainsi vers un modèle davantage centré sur l’accessibilité, la disponibilité permanente des services et la capacité d’offrir des réponses adaptées aux besoins des citoyens établis à l’étranger.

Cette modernisation s’inscrit également dans une conception renouvelée de la gouvernance publique, fondée sur l’exploitation stratégique des données, l’amélioration des capacités d’analyse et l’intégration progressive des technologies émergentes, notamment celles relevant de l’intelligence artificielle. L’utilisation raisonnée de ces instruments ouvre la voie à une gestion plus anticipative des flux administratifs, à une meilleure allocation des ressources humaines, à une personnalisation accrue des services et à une optimisation des délais de traitement. Dans cette approche, la donnée publique devient un véritable levier de pilotage de l’action administrative, permettant d’éclairer la décision, d’identifier les besoins des usagers et d’améliorer l’efficacité des politiques publiques.

Les recherches de Christopher Hood et de Christopher Pollitt montrent que les administrations contemporaines tendent à dépasser une logique exclusivement procédurale pour adopter une culture de la performance fondée sur les résultats, la qualité du service et la satisfaction des usagers. Cette évolution ne remet pas en cause les principes fondamentaux de légalité, d’égalité et de continuité du service public, elle vise au contraire à leur donner une traduction plus effective grâce à des organisations administratives plus réactives, plus transparentes et davantage orientées vers les besoins réels des citoyens.

La transformation numérique des services consulaires ne devrait pas être réduite à une simple opération de dématérialisation des procédures administratives. Une approche limitée à l’introduction d’outils numériques, sans révision des modes d’organisation ni adaptation des pratiques de gestion, risquerait de reproduire les mêmes lourdeurs administratives sous une forme électronique. La modernisation ne peut produire des résultats durables qu’à travers une refonte des processus, une meilleure coordination entre les services et l’instauration de mécanismes rigoureux de suivi, d’évaluation et de contrôle de la performance.

Par ailleurs, l’absence d’indicateurs objectifs permettant de mesurer la qualité des prestations, les délais de traitement ou le niveau de satisfaction des usagers constitue une limite importante à toute politique d’amélioration continue. Une administration numérique ne peut être performante sans dispositifs permanents d’audit, de traçabilité des opérations et d’évaluation des résultats, capables d’identifier les dysfonctionnements et d’orienter les décisions correctives.

Enfin, la modernisation des services consulaires devrait dépasser une logique strictement technologique pour s’inscrire dans une réforme plus globale de la gouvernance administrative. Cela implique de renforcer l’interopérabilité des systèmes d’information, de développer les compétences numériques des agents et de placer les besoins des citoyens au cœur de la conception des services. À défaut d’une telle approche intégrée, la transformation numérique risque de demeurer une évolution technique sans impact significatif sur l’efficacité, la transparence et la crédibilité de l’action consulaire.

 

Former pour moderniser l’action consulaire

L’organisation d’échanges professionnels entre les différents postes consulaires constitue un levier pour renforcer la formation des agents au contact des réalités du terrain. Toutefois, ces initiatives devraient être intégrées dans un dispositif permanent de formation continue reposant sur le partage des expériences, l’analyse de cas pratiques et l’évaluation régulière des compétences. Une telle approche permettrait d’améliorer l’adaptation des agents aux évolutions des missions consulaires, d’harmoniser les pratiques administratives et de renforcer durablement la qualité des services rendus aux usagers.

Dans cette perspective, l’expérience des usagers devrait être davantage mobilisée comme un levier d’amélioration des services consulaires. Les retours des citoyens pourraient être systématiquement recueillis, analysés et intégrés dans un processus d’évaluation continue afin d’identifier les dysfonctionnements, de simplifier les procédures administratives et de renforcer la qualité de l’accueil. Cette démarche favoriserait une administration davantage centrée sur les besoins des citoyens et fondée sur une logique d’amélioration permanente plutôt que sur la seule conformité procédurale.

Plus largement, l’évolution des fonctions consulaires impose une réflexion approfondie sur les modes d’organisation, les outils numériques et les compétences professionnelles requises. Les consulats sont appelés à devenir des espaces de services publics innovants, capables d’assurer une protection efficace des ressortissants, d’accompagner les communautés tunisiennes établies à l’étranger et de soutenir les échanges économiques, culturels et scientifiques. Atteindre cet objectif suppose d’investir davantage dans la transformation numérique, de développer une culture de l’évaluation de la performance, de renforcer la coordination entre les postes consulaires et d’instaurer une démarche de modernisation continue afin de répondre aux exigences croissantes de mobilité internationale, de proximité administrative et de qualité du service public.



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Kaïs Saïed reçoit Sara Zaâfrani Zenzri et évoque les défis auxquels fait face la Tunisie

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, dans l’après-midi du mercredi 8 juillet, au palais de Carthage, Sara Zaâfrani Zenzri, cheffe du gouvernement, qu’il a chargée de présider un Conseil des ministres consacré à l’examen de plusieurs projets de lois et de décrets.

Le chef de l’État est également revenu sur une série d’événements qui, selon lui, se succèdent de manière orchestrée afin de porter atteinte aux citoyens et d’attiser les tensions. Il a affirmé que le peuple tunisien, qui « a tracé son chemin dans le sang et la souffrance », saura déjouer les manœuvres, tant internes qu’externes, comme il l’a déjà fait par le passé grâce à sa profonde conscience nationale.

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Météo : prévisions du jeudi 9 juillet 2026

Ciel clair à peu nuageux dans les différentes régions du pays ce jeudi, selon les prévisions de l’institut national de la météorologie (INM). Vent de secteur nord ouest au nord et au centre, et de secteur ouest au sud faible à modéré. Le vent sera relativement fort près des côtes et les hauteurs l’après-midi. Mer onduleuse aux côtes nord est et calme à peu agitée dans le reste des côtes. Températures en hausse. les maximales varieront entre 34° et 38° dans les régions côtières et sur les hauteurs et entre 38° et 42° dans le reste des régions avec apparition de coups de sirocco.

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Pronostic Quarté : Prix de Cancale à Saint Malo

Pour cette 8ème course à Saint Malo, découvrez notre pronostic du  Temps/ Temps News.  Nous avons analysé les forces en présence pour vous livrer une sélection optimisée :
18-10-14-16-7-9-17
​Le cheval 18– Javotte Madrik s’impose comme notre base solide pour ce Spécial Quarté, tandis que le 9– Jaguar d’Escrit sera notre outsider préféré, capable de créer la surprise à belle cote. Une combinaison équilibrée pour viser les sommets sur l’hippodrome de Saint Malo.

 

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 Pr.Amira Maamri  (Psychiatre et sexologue) : la réhabilitation sexuelle des personnes atteintes d’un cancer de la prostate est considérée aujourd’hui  comme une prise en charge du couple

Les traitements du cancer de la prostate (chirurgie, radiothérapie, hormonothérapie) entraînent souvent des troubles sexuels (dysfonction érectile, éjaculation sèche/absente, baisse libido), mais des solutions adaptées permettent une récupération variable selon le traitement et le profil patient.

Les conséquences psychologiques en résultant ainsi que celles liées aux difficultés et interruptions de la vie sexuelle du couple obligent celui-ci à des efforts de dialogue, de compréhension, de complicité et, le cas échéant, à la consultation d’un psychiatre ou d’un sexologue .Le rôle de l’entourage

 ( conjoint, famille, professionnels de santé) apparaît déterminant. L’ouverture du dialogue est aussi indispensable pour reconstruire une intimité sereine. L’accompagnement contribue à briser l’isolement et  soutenir les patients confrontés à cette pathologie  comme nous l’explique  Pr Ag Amira Maamri ,Psychiatre, psychothérapeute,  sexologue au  Service des consultations externes de l’hôpital Razi, Professeur à la faculté de médecine de Tunis, coordinatrice du CEC de sexologie à la FMT, Vice présidente de la Société Tunisienne de Sexologie Clinique (STSC)

Le Temps.news : Pensez-vous que la santé sexuelle est de plus en plus prise en compte dans les parcours de soins des malades atteints du cancer de la prostate ?

Pr. Amira Maamri : : Globalement, la santé sexuelle est de mieux en mieux prise en compte dans les parcours de soins des personnes atteintes d’un cancer de la prostate, mais elle reste encore insuffisamment systématique selon les pays, les structures et les équipes.Sur le plan médical, on observe depuis une quinzaine d’années une évolution nette .Après un traitement du cancer de la prostate (chirurgie, radiothérapie, hormonothérapie), les troubles sexuels sont très fréquents. Les recommandations modernes (uropathologie, oncologie et sexologie) insistent donc sur le fait que la qualité de vie sexuelle fait partie intégrante de la qualité de vie globale.En pratique, les sociétés savantes internationales recommandent aujourd’hui clairement d’informer systématiquement avant traitement, d’évaluer la fonction sexuelle après traitement et de proposer une prise en charge structurée dès les premiers mois.

Mais le sujet est encore parfois peu abordé spontanément par les soignants. Les patients n’osent pas toujours en parler (tabou, gêne, priorité donnée à la survie). Les parcours de soins sont très variables. La prise en charge est souvent plus réactive que proactive (on intervient quand le problème est déjà installé). Donc oui, la tendance est positive et réelle, mais on est encore dans une phase de transition : la santé sexuelle est reconnue comme un enjeu majeur, sans être encore uniformément intégrée partout dans les parcours de soins.

Les troubles sexuels inhérents aux différents  traitements du cancer de la prostate sont plutôt courants et peuvent se traduire par une dysfonction érectile, des troubles de l’éjaculation et de la libido avec une baisse globale de la qualité de vie sexuelle des patients et un fort retentissement sur le plan psychologique. Comment se fait la réhabilitation sexuelle de ces patients ?

 La réhabilitation sexuelle après traitement d’un cancer de la prostate repose sur une prise en charge précoce, progressive et personnalisée, visant à améliorer la fonction érectile, la libido et la qualité de vie globale.Elle associe généralement plusieurs approches :Traitements médicamenteux (notamment les inhibiteurs de la PDE5 comme le sildénafil ou le tadalafil) pour faciliter les érections, des injections locales en cas d’efficacité insuffisante des comprimés et un suivi psycho sexologique, essentiel pour aider à gérer l’anxiété, l’image corporelle et les difficultés relationnelles.La prise en charge est souvent initiée dès les premières semaines après le traitement et peut s’étaler sur plusieurs mois, voire années. L’objectif est d’optimiser les chances de récupération fonctionnelle et de réduire l’impact psychologique des troubles sexuels.

 Les patients peuvent –ils retrouver le même plaisir sexuel qu’avant leur cancer ?

Après un traitement d’un cancer de la prostate, il est possible de retrouver une sexualité satisfaisante, mais le “même” plaisir sexuel qu’avant n’est pas garanti pour tous les patients.Le retour du plaisir dépend de plusieurs facteurs :le type de traitement (chirurgie, radiothérapie, hormonothérapie),la préservation ou non des nerfs érecteurs,l’âge et l’état de santé général et la qualité de la prise en charge de la réhabilitation sexuelle.Ce qui est fréquent : Une baisse temporaire ou durable de la qualité des érections.,une modification des sensations orgasmiques et une période d’adaptation psychologique importante.La sexualité après cancer de la prostate évolue souvent, mais elle peut rester épanouissante. L’objectif médical n’est pas toujours de revenir exactement comme avant, mais de permettre une qualité de vie sexuelle satisfaisante et adaptée à la nouvelle situation.

Le rôle du partenaire est-il déterminant dans cette réhabilitation ?

Oui, le rôle du partenaire est souvent déterminant dans la réhabilitation sexuelle après un cancer de la prostate.Sur le plan médical, la reprise de la sexualité ne dépend pas uniquement des traitements (médicaments, dispositifs, rééducation), mais aussi de facteurs relationnels et psychologiques.

Pourquoi la partenaire est importante ?Elle favorise une meilleure adhésion aux traitements de réhabilitation (prise régulière, persévérance) et aide à réduire l’anxiété de performance et la peur de l’échec. Elle permet de reconstruire la sexualité au-delà de la seule érection, en adaptant les pratiques et les attentes et  soutient la réappropriation de l’image corporelle et la confiance du patient.Les études en sexologie montrent que les couples accompagnés ont :une meilleure satisfaction sexuelle globale, une meilleure communication et une plus grande persistance dans les stratégies de réhabilitation. La réhabilitation sexuelle est aujourd’hui considérée comme une prise en charge du couple, et non uniquement du patient.L’implication du partenaire n’est pas seulement utile : elle est souvent un facteur clé du succès de la réhabilitation, en complément des traitements médicaux.

 Les psychiatres et les sexologues peuvent –ils accompagner les patients confrontés aux difficultés émotionnelles et aux troubles sexuels induits par les traitements contre le cancer ?

Les psychiatres et les sexologues jouent un rôle important dans l’accompagnement des patients traités pour un cancer de la prostate, notamment lorsqu’il existe des difficultés émotionnelles ou des troubles sexuels liés aux traitements.Le rôle principal des psychiatres est de  prendre en charge les troubles anxieux ou dépressifs, la détresse psychologique, et peuvent proposer un traitement médicamenteux si nécessaire. Quant aux  sexologues : ils aident à comprendre et à traiter les troubles de la sexualité (dysfonction érectile, baisse du désir, troubles de l’orgasme), ainsi que les difficultés relationnelles dans le couple. Ils apportent concrètement une meilleure adaptation aux changements corporels et sexuels, une réduction du stress et de l’angoisse de performance, une amélioration de la communication au sein du couple et un soutien dans la reconstruction de la vie intime. Cet accompagnement est aujourd’hui considéré comme une partie intégrante de la prise en charge globale du cancer, car les traitements peuvent avoir un impact important sur la qualité de vie, au-delà de la maladie elle-même.

Kamel Bouaouina

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Dr. Mohsen Ayed (chirurgien urologue) : la meilleure solution pour attaquer le cancer de la prostate est le dépister et le prendre en charge précocement

Le Temps.news : Qu’est-ce que le cancer de la prostate ?

Mohsen Ayed : Le cancer de la prostate est composé d’une masse de cellules anormales (tumeur) qui se multiplient de façon anarchique. Dans la majorité des cas, les cancers de la prostate se développent très lentement. Il faut habituellement une dizaine d’années avant qu’ils ne causent des symptômes. Toutefois, certains cancers de la prostate peuvent évoluer plus rapidement. Lorsque la tumeur progresse, elle peut envahir les organes en contact direct avec la prostate comme les vésicules séminales, la vessie ou le rectum (partie terminale du gros intestin). Les cellules cancéreuses peuvent aussi s’échapper de la prostate et coloniser d’autres organes plus distants comme les ganglions lymphatiques, les os ou, plus rarement, le foie, les poumons. Elles y forment des tumeurs secondaires appelées métastases. Comme celles-ci proviennent de la prostate, elles doivent être traitées de la même manière que le cancer de la prostate.

Quels sont ses symptômes ?

Le cancer de la prostate s’accompagne  de symptômes ou signes spécifiques :jet d’urine plus faible ou interrompu, difficulté d’uriner,des fuites urinaires, besoin plus fréquent d’uriner même pendant la nuit, sensation de douleur ou de brûlure lorsqu’on urine,des mictions fréquentes, De telles perturbations sont fréquentes chez les hommes . Mais  elles sont souvent  la conséquence d’un adénome prostatique (adénome bénin) qui n’est ni un cancer, ni un facteur de risque du cancer de la prostate.Quand la  prostate prend du volume, on appelle ça  l’hypertrophie bénigne de la prostate. Cette augmentation anormale du volume de l’organe en question ne concerne pas la même zone qui est concernée par le cancer. Cette hypertrophie a des signes, à savoir  d’uriner beaucoup la nuit, ou encore quand on a une urgence d’aller d’uriner, ou aussi d’avoir  des difficultés à uriner. L’autre signe est le fait d’avoir  la sensation que la  vessie ne se vide pas même après avoir uriné. L’hypertrophie est une maladie et non pas le cancer de la prostate

Comment se fait son diagnostic ?

Une augmentation du volume de la prostate n’implique pas nécessairement la présence d’un cancer. Ce n’est que lorsque les cellules de celle-ci se développent de façon anormale et forment une tumeur que l’on parle de cancer. Pour savoir exactement ce qu’il en est, le médecin procédera à un examen clinique – toucher rectal et/ou échographie qui lui permettra d’évaluer la taille et la consistance de la prostate. Il prescrira souvent aussi une prise de sang pour connaître le taux de PSA (Antigène Prostatique Spécifique) du patient. S’il dépasse les 6 ng/ml, il peut indiquer le développement d’un cancer de la prostate, mais pas toujours : il peut également s’agir d’une prostatite ou d’une tumeur bénigne. Il est essentiel que chacun puisse se faire diagnostiquer à temps en cas de doute. Et si le cancer est avéré, qu’il puisse participer en toute connaissance de cause au choix de son traitement en concertation avec son médecin. La meilleure solution pour attaquer le cancer de la prostate est le dépister et le prendre en charge précocement

Quel est le rôle de l’intelligence artificielle dans le dépistage des cancers de la prostate ?

L’intelligence artificielle trouve de plus en plus d’applications dans le domaine de la santé, et en particulier dans les techniques diagnostiques. . L’IA  se révèle une nouvelle technologie prometteuse pour aider les professionnels de santé à mieux dépister et détecter les tumeurs, et notamment les tumeurs prostatiques. Cet outil innovant peut constituer une aide majeure pour les médecins, avec plusieurs avantages importants : Un dépistage des cancers de la prostate; une estimation de la charge tumorale, une détection des tumeurs, parfois non identifiées par les autres tests de dépistage  et une meilleure identification du grade de la tumeur.

Quels sont les différents traitements ?

Le choix parmi la panoplie de traitements disponibles s’effectue en fonction des caractéristiques du cancer et, par conséquent, de l’objectif visé :Si la croissance du cancer est très lente, on peut se contenter d’une surveillance active de l’évolution de la taille de la tumeur. Ceci permet de retarder le traitement et même de s’en passer totalement. L’hormonothérapie est destinée à ralentir la croissance des cellules cancéreuses pendant un certain temps.La radiothérapie externe vise avec précision la zone à traiter en épargnant autant que possible les cellules saines et organes à proximité.Autre solution, radicale : la prostatectomie totale, c’est-à-dire l’ablation de la prostate par intervention chirurgicale.

Peut-on vivre sans prostate ?

Vivre sans prostate (prostatectomie totale) est tout à fait possible, mais cela entraîne des conséquences directes sur l’organisme. Les deux séquelles principales sont les troubles de l’érection et aussi l’incontinence urinaire c’est-à-dire des fuites urinaires qui sont fréquentes après l’opération. Elles sont généralement temporaires et s’améliorent avec des séances de rééducation périnéale chez un kinésithérapeute.

                                              Kamel Bouaouina 

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