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Budget 2027 : Srarfi examine les priorités du ministère des Affaires culturelles

La ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, a souligné la nécessité d’une coordination entre les différentes unités de travail afin de faciliter une bonne préparation entre toutes les parties prenantes pour l’élaboration du projet de budget du ministère pour l’année 2027 et sa mise en exécution dans les délais fixés. Elle a également insisté sur la nécessité de respecter les orientations générales des finances publiques et sur l’importance que les estimations budgétaires soient réalistes et permettent d’atteindre les objectifs visés.

Ces déclarations ont été faites alors qu’elle a présidé, hier lundi, une séance de travail consacrée à l’examen du projet de budget du ministère pour l’année 2027, en présence des cadres du ministère. Cette séance s’inscrit « dans le cadre du renforcement de l’application des règles de gestion administrative et financière du ministère », a indiqué le ministère sur son site officiel.

À cette occasion, la ministre a pris connaissance des différentes interventions au cours desquelles ont été présentés les projets de budgets généraux des institutions culturelles relevant de la compétence du ministère, et les a harmonisés en fonction des principaux besoins financiers, artistiques et logistiques définis par les directeurs et directeurs généraux de ces institutions. Elle a insisté sur la nécessité de privilégier la gouvernance et la transparence dans le soutien aux créateurs et de mettre l’accent sur les jeunes, de soutenir les infrastructures et la préservation du patrimoine, de réfléchir à des méthodes innovantes pour sa promotion, ainsi que de poursuivre la modernisation des institutions du ministère.

(d’après Tap)

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Le ministre de l’Intérieur célèbre l’intégration de deux nouvelles promotions de la protection civile

Le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, a présidé, lundi, la cérémonie de sortie de la 10e promotion des officiers et de la 6e promotion des sous-officiers de l’école d’application de la protection civile au titre de l’année 2025-2026.

Lors d’une allocution prononcée au siège du l’Ecole nationale de la protection civile (ENPC), le ministre a souligné que l’État tunisien accorde une importance particulière au développement des différents corps relevant du ministère de l’Intérieur, à travers la modernisation du système de formation et de qualification, un élément-clé dans le processus de  construction d’institutions solides face aux défis présents et futurs.

Le ministre a également mis l’accent sur la nécessité de moderniser les infrastructures de formation, d’actualiser les outils pédagogiques et de renforcer la coopération avec les institutions homologues et les organisations internationales spécialisées.

Evoquant les défis contemporains auxquels fait face la Tunisie, dont notamment, les changements climatiques, les catastrophes naturelles et les risques technologiques, Nouri a appelé les nouveaux diplômés à faire preuve d’un surcroit de vigilance et d’aptitude d’action, les exhortant à exploiter au mieux les connaissances et les compétences acquises lors de l’exercice de leurs missions.

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Malek Sassi Boughzala (coach parental) : l’arrivée d’un premier enfant fait naître une maman. L’arrivée d’un deuxième enfant fait souvent naître une nouvelle famille

Si tu as déjà connu cette sensation de devenir transparente à l’arrivée de ton enfant, c’est que tu es probablement une maman. Si tu ne connais pas cette sensation, sache que beaucoup de mamans autour de toi la connaissent très bien.Lorsqu’un enfant naît, il reçoit des cadeaux, des visites et toute l’attention de son entourage. On surveille son poids, son sommeil, ses premiers sourires, ses premiers mots. On s’émerveille de chaque étape de son développement. Mais le carnet de suivi de la santé physique et mentale de la maman, quelqu’un l’a vu passer ?Car il ne s’agit pas seulement de lui préparer de la soupe, du zrir et du fenugrec ! Quoique, personnellement, je valide totalement ces pépites, mais si et seulement si l’environnement qui va avec soutient lui aussi la maman, les parents !

Parce qu’une maman n’a pas « juste eu un bébé ». Elle n’a pas juste besoin de produire du lait pour le nourrir. Une femme qui accouche d’un bébé accouche aussi de la mère qui dormait en elle. Elle accouche parfois de blessures anciennes qui refont surface. Elle enterre sur la table d’accouchement une partie de son quotidien, de ses habitudes et de ses priorités pour en faire naître d’autres. Une version d’elle-même qu’elle a à peine le temps de quitter qu’une nouvelle version est déjà en train de naître.

Et pourtant, beaucoup de femmes vont passer des mois, parfois des années, à chercher celles qu’elles étaient avant, et je ne parle pas que de la taille ! Comme si l’objectif était de retrouver l’ancienne version d’elles-mêmes. Alors que le chemin le plus sain est souvent ailleurs. Il consiste à faire le deuil  pour laisser émerger une nouvelle version, plus riche, plus profonde, plus adaptée à ses ambitions. Une version qui demande à être découverte avec patience, foi et confiance plutôt qu’avec lutte et résistance.Et elle n’est pas la seule à devoir s’adapter à cette nouvelle version d’elle-même. Son conjoint découvre une nouvelle femme, âme et corps. Son enfant, quant à lui, attend de mieux se connaître à travers le regard et la présence de parents qui se cherchent eux-mêmes en même temps.

Une nouvelle charge mentale

Certaines femmes se découvrent plus sensibles, plus inquiètes, plus fortes aussi. Elles peuvent ressentir une joie immense le matin et se sentir dépassées, coupables ou épuisées quelques heures plus tard. Cette période n’est pas seulement une transition vers des nuits plus courtes et des journées hachées. C’est aussi une transition vers une responsabilité nouvelle, une charge mentale nouvelle et une vigilance permanente. Cette charge est souvent sous-estimée par l’entourage, mais parfois aussi par la maman elle-même, simplement parce que personne n’en parle vraiment.

Alors certaines femmes regardent autour d’elles et se disent : « La honte… Je suis la seule à vivre ça. Je ne suis pas assez pour être maman, la maman de cet enfant. » Alors que non. Elles sont nombreuses. Très nombreuses.

Je pense qu’il est essentiel de mettre des mots sur ce vécu et de le reconnaître. D’abord pour permettre à la maman de le reconnaître en elle-même, de l’accepter et de construire dessus une plus belle réalité. Ensuite pour permettre à son entourage de la soutenir efficacement.

Avant de parler de solutions, d’organisation, de retour au travail ou d’équilibre familial, il me semble essentiel de reconnaître cette vérité. Parce que beaucoup de femmes n’ont pas d’abord besoin qu’on leur explique comment mieux gérer leur temps. Elles ont besoin qu’on mette des mots sur ce qu’elles vivent, sans attente ni comparaison. Elles ont besoin d’entendre que leurs pensées parfois déconcertantes et leurs émotions intenses sont légitimes et normales, qu’elles ne sont pas seules, qu’elles ne sont pas faibles et surtout qu’elles ne sont pas folles. Car parfois, le premier remède n’est pas une solution. Le premier remède, c’est de se sentir comprise. Comme les autres et différente des autres en même temps.

En Tunisie, malgré tous les défis que rencontrent les jeunes parents, nous avons conservé quelque chose que je trouve précieux. Lorsqu’un bébé naît, il est rare qu’une famille laisse complètement seule une jeune maman. Une mère prépare un plat, fait le ménage, une sœur passe donner un coup de main ou accompagne les devoirs des autres enfants, une tante apporte les corbeilles pour organiser les affaires du bébé, une voisine prend des nouvelles, une grand-mère s’installe quelques jours.

Derrière ces gestes se cache une idée profondément juste : lorsqu’un enfant naît, une famille entière devrait prendre soin de celle qui vient de lui donner naissance, l’aider dans cette transition et lui transmettre les bonnes pratiques dans les meilleures conditions pour qu’elle puisse ensuite s’envoler de ses propres ailes.Et pourtant, même avec les meilleures intentions du monde, certaines maladresses se glissent souvent dans cette période déjà fragile.

La première consiste à s’occuper du bébé à la place de la maman plutôt que de s’occuper de la maman elle-même. Bien sûr qu’un parent a parfois besoin de souffler quelques minutes. Mais la maman a surtout besoin de présence auprès de son bébé pour apprendre à le connaître, créer un lien avec lui, découvrir ses mimiques, ses pleurs, son rythme et ses besoins. Cette rencontre a besoin de temps. Elle a besoin d’un vide fertile où la mère et l’enfant peuvent apprendre à se découvrir en tête à tête, en peau à peau. On ne vient donc pas aider machinalement. On ne vient pas appliquer à la lettre un rituel.  On ne vient pas faire ce qui nous a manqué dans notre propre accouchement. On vient à l’écoute de ce dont cette maman a réellement besoin, dans ses peurs à elle, dans ses doutes à elle, dans son histoire à elle.

La deuxième maladresse consiste à ne pas faire attention à ce que l’on raconte devant elle. « Il sera comme son frère. » « Il deviendra coléreux comme son père. » « Tu verras, ta vie va changer. » « Celui-là sera plus difficile. » Derrière ces phrases souvent anodines se cachent parfois les inquiétudes de la personne qui parle, ses comparaisons ou ses projections. Elles parlent davantage de celui qui les prononce que de cet enfant qui vient de naître et dont cette maman n’a pas besoin. J’ai envie de proposer une règle très simple : si tu penses que ce que tu vas dire aide cette maman, dis-le. Sinon, si tu as le moindre doute, bois ton jus au lieu de parler. Tu sentiras moins le malaise du silence et tu éviteras peut-être d’alourdir le sac à dos déjà bien rempli de cette famille.

La troisième maladresse consiste à écarter le papa au lieu de l’aider à prendre sa place. Sous prétexte qu’il travaille, qu’il fait les courses ou qu’il gère l’extérieur de la maison, on oublie parfois qu’un père est lui aussi en train de naître. Plus les autres prennent sa place, plus il peut avoir du mal à trouver la sienne. Et même si la maison est remplie de monde, la maman ressentira souvent ce vide. Car personne ne peut remplacer la place particulière qu’occupe un père auprès de son enfant et de sa compagne.

Parfois, le plus beau cadeau que l’on puisse faire à une jeune mère, c’est déjà de lui offrir un vrai cadeau à elle. Pas seulement à son bébé. C’est de lui apporter un repas, lui remplir son verre d’eau, lancer une machine à laver, lui permettre de fermer les yeux pendant une heure, s’occuper ponctuellement de son aîné ou simplement, et surtout, l’écouter sans lui offrir un catalogue de conseils, de remarques ou de comparaisons.

Aîné : comment l’aider à accueillir son petit frère ou sa petite sœur

En parlant de l’aîné justement…L’arrivée d’un premier enfant fait naître une maman. L’arrivée d’un deuxième enfant fait souvent naître une nouvelle famille.J’aime souvent utiliser cette image : imaginez trois personnes assises autour d’une table. Lorsqu’une quatrième personne arrive, personne ne quitte la table. Pourtant, tout le monde doit bouger un peu sa chaise. Chacun ajuste sa place pour permettre à l’autre de trouver la sienne. Et cela prend du temps.L’arrivée d’un deuxième enfant ressemble beaucoup à cela. Le bébé cherche sa place. L’aîné cherche sa place. La maman cherche sa place. Le papa cherche sa place. Et parfois même les grands-parents et l’entourage doivent réajuster la leur.Pendant des mois, parfois des années, l’aîné a grandi avec certaines habitudes, certaines attentions et certaines certitudes. Puis un jour, quelque chose change. Derrière ce que nous appelons souvent « jalousie » se cache bien souvent une question beaucoup plus profonde :« Est-ce qu’il reste encore une place pour moi ? Laquelle au juste ?»C’est là que la culpabilité s’invite souvent chez la maman. Celle de regarder son aîné et de penser : « Je ne suis plus aussi disponible qu’avant. » Puis de regarder son bébé et de penser exactement la même chose.

Alors laisse-moi te livrer un secret.

Le besoin principal du grand n’est pas que tu restes exactement la même maman dans des conditions complètement différentes. Son besoin principal est de trouver sa nouvelle place et que tu l’aides à la trouver sans trop de dégâts.Et cette place commence à se construire bien avant la naissance. Pendant la grossesse, aidons le à réduire l’écart entre l’image qu’il se fait de l’arrivée du bébé et la réalité qu’il va vivre. Répondons à ses questions. Accueillons ses émotions. Et si cela ne nous vient pas naturellement, cela s’apprend.Lorsqu’un enfant dit : « J’ai peur qu’il arrive quelque chose à maman », évitons le : « N’aie pas peur. »

Privilégions plutôt :

« Tu t’inquiètes. Je comprends. C’est normal. Tout cela est nouveau pour toi. Tu peux me poser tes questions. Je peux te raconter ce que les médecins en pensent. Je peux aussi te prendre dans mes bras. Nous pouvons prier ensemble. »Et si une larme vient, elle a toute sa place.Puis viennent les premières semaines. Celles où l’enfant vérifie une chose essentielle, souvent maladroitement, avec une sensibilité qui nous semble excessive et des comportements qui nous paraissent parfois bien étranges :« Est-ce que j’ai encore une place ici ? Si oui, laquelle ? »Mon secret pour cette période tient en un mot : le jeu.Les temps de jeu où la maman est disponible à 100 % pour son ou ses aînés.

Quand le bébé dort, évitons autant que possible :« Quand ton frère dormira, je jouerai avec toi. »Essayons plutôt :« Dans trente minutes, je pourrai jouer quinze minutes avec toi. Quinze minutes rien que toi et moi. Je te laisse réfléchir au jeu que tu aimerais choisir et finir tes devoirs d’ici là. »Bien sûr, cela demande d’anticiper et de  prévoir le relais si le bébé se réveille. Bref, d’avoir un plan B.Durant cette période, privilégions tout ce qui nourrit la relation entre la maman et l’aîné. Les jeux. Les câlins. Les moments de complicité. Les petits rituels. Déléguons momentanément les moments plus tendus comme les devoirs si c’est le vas chez vous. Parce qu’au fond, l’aîné n’a pas besoin d’entendre cent fois qu’il est toujours aimé.Il a besoin de le vivre.Et le jeu est son langage principal.C’est souvent à travers lui qu’il entendra le message le plus important :« Tu as toujours une sacrée place dans cette nouvelle configuration. »

Trouver sa place dans une nouvelle famille demande du temps. Trouver sa place dans une nouvelle organisation de vie aussi. Car pendant que certains parents commencent à peine à prendre leurs marques, une autre réalité se rapproche déjà : la reprise du travail.Oui, le congé maternité est court. Oui, les attentes de la société existent. Oui, les parents n’ont pas toujours le choix. Mais à force de regarder ce qu’on ne peut pas changer, on oublie parfois de préparer ce qu’on peut influencer.

Lorsque l’on sait que le retour au travail approche, l’énergie peut facilement être absorbée par les inquiétudes : qui va garder le bébé ? Est-ce le bon choix ? Est-ce trop tôt ? Que vont penser les autres ? Est-ce que mon enfant va souffrir de cette séparation ?Je propose à la maman  et au papa aussi  de tourner ces questions dans un autre sens pour pouvoir avancer.

« Si je décide de reprendre le travail, comment puis-je profiter au mieux des moments passés avec mon enfant le matin, le soir et les week-ends ? Quelles tâches puis-je déléguer pour préserver mon énergie et ma disponibilité émotionnelle ? Puis-je décaler certains horaires ? Les réduire temporairement ? M’organiser autrement le week-end et le faire savoir à ma famille ? Quels sujets ai-je besoin d’aborder avec mon partenaire pour avancer dans la sérénité et la transparence ?Si je choisis un certain mode de garde, qu’est-ce qui me fait réellement peur ? Une éducation différente de la mienne ? Le manque de sécurité ? Le regard des autres ? »

 Alors attendre d’une grand-mère, d’une nounou ou d’une éducatrice qu’elle reproduise exactement notre manière de faire est souvent une source de frustration.Si des doutes persistent, si certaines inquiétudes prennent trop de place, il est parfois plus utile d’en parler à un professionnel plutôt que de porter seule ces questions pendant des semaines ou des mois jusqu’à ce qu’elles se transforment en fatigue, en tensions ou en maux de tête.

                                                     Kamel Bouaouina

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Exportations : la Tunisie ambitionne de renforcer sa présence au Brésil

La Tunisie cherche à consolider sa présence sur le marché brésilien, notamment dans le secteur de l’huile d’olive, à la faveur de l’exonération des droits de douane à l’importation de l’huile d’olive vierge extra décidée par le Brésil en mars 2025, a indiqué lundi le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti.

Lors d’un entretien à Tunis avec le président de la Chambre de commerce arabo-brésilienne, William Adib Dib, en visite dans le pays à la tête d’une délégation d’hommes d’affaires brésiliens, le ministre a estimé que cette mesure ouvre de nouvelles perspectives aux exportateurs tunisiens et devrait favoriser l’augmentation des ventes vers ce marché.

 Nafti a également salué la participation de seize entreprises tunisiennes spécialisées dans l’exportation de l’huile d’olive et des dattes au 40e Salon international des industries agroalimentaires, organisé en mai à São Paulo.

De son côté, William Adib Dib a affirmé sa volonté de développer davantage les relations économiques entre les deux pays et d’explorer de nouvelles opportunités de partenariat.

Selon le ministère des Affaires étrangères, les discussions ont porté sur les moyens de dynamiser les échanges commerciaux et les investissements entre la Tunisie et le Brésil.

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Baccalauréat 2026 : visite du ministre de l’Éducation au centre de distribution des sujets à El Menzah

Le ministre de l’Éducation, Noureddine Nouri, a effectué lundi soir une visite  au centre de collecte et de distribution des épreuves écrites du baccalauréat, session 2026, installé au lycée sportif Pierre-de-Coubertin à El Menzah.

Lors de cette visite, le ministre s’est entretenu avec les responsables du centre ainsi qu’avec les personnels éducatifs qui y travaillent.

Il a pris connaissance d’un rapport détaillé sur l’avancement des opérations et a inspecté les infrastructures, les moyens logistiques et les conditions de travail, selon un communiqué du ministère de l’Éducation.

Noureddine Nouri a salué les efforts déployés par la communauté éducative et son engagement dans l’accomplissement des tâches qui lui sont confiées dans les délais impartis.

Il a appelé à davantage de vigilance et à un suivi permanent afin de garantir le bon déroulement des différentes étapes de l’examen du baccalauréat 2026 dans le respect des principes d’intégrité, de transparence et de mérite.

Le ministre s’est également informé des conditions d’hébergement et de restauration des élèves sportifs résidant à l’institut. Il a notamment visité le restaurant scolaire et examiné la qualité des services qui leur sont fournis.

Au cours d’un échange direct avec les élèves, il a écouté leurs préoccupations et les a encouragés à faire preuve d’assiduité et de persévérance, aussi bien dans leurs disciplines sportives que dans les matières académiques, soulignant que l’excellence repose sur la conjugaison de la réussite sportive et des performances scolaires.

(d’après Tap)

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Météo : prévisions du mardi 9 juin 2026

Temps peu nuageux sur la plupart des régions à quelquefois plus nuageux sur les hauteurs ouest du nord et du centre. Vent de secteur est relatiement fort à la fin de la journée au sud. Des  vents de sable locaux souffleront à l’extrême sud et vent faible à modéré sur le reste des régions.

Mer peu agitée à localement agitée aux golfes de Gabès et Hammamet.

Les températures sont en hausse, les maximales seront situées entre 31 et 36 degrés sur les régions côtières et les hauteurs et entre 36 et 41 degrés sur le reste des régions avec des vents locaux de sicrocco.

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Arab Tunisian Bank (ATB) réaffirme son engagement envers les médecins pédiatres lors d’une soirée d’exception au Golden Tulip Gammarth

Tunis, le 24 mai 2026

Fidèle à sa stratégie de proximité et d’excellence, l’Arab Tunisian Bank (ATB) a organisé, le 23 mai dernier, une rencontre exclusive dédiée aux pédiatres au Golden Tulip Gammarth.

Cet événement a été l’occasion de renforcer les liens entre l’institution financière et les professionnels de santé autour d’une offre de services à haute valeur ajoutée.

Une expertise dédiée aux professions libérales

Dans un cadre convivial et raffiné, l’ATB a mis en lumière son ambition d’accompagner les médecins pédiatres à travers des solutions sur mesure.

Le point d’ancrage de cette présentation fut l’univers du Pack World Elite, une offre premium conçue pour répondre aux exigences de mobilité, de confort et de prestige des profils à haute responsabilité.

Cette rencontre a également bénéficié de la synergie du groupe à travers la présence de l’AFC, l’ATL et l’ATL LLD, ainsi que la participation de UNIVERSAL MOTORSVolvo, soulignant une volonté commune d’offrir une expérience client holistique et innovante.

Qualité des échanges et Networking

La soirée a été ponctuée par des interventions de haut niveau et une séance de questions-réponses dynamique, permettant d’aborder les défis spécifiques des professions médicales en matière de gestion de patrimoine et de solutions de financement.

Un moment de partage et d’élégance

La rencontre s’est clôturée par un cocktail dînatoire, offrant aux invités un espace de networking privilégié.

Ce moment d’échange a permis de confirmer la position de l’ATB comme un partenaire de confiance, capable de comprendre et d’anticiper les besoins d’une clientèle d’exception.

Par cet événement, l’ATB réitère ses valeurs fondamentales : l’excellence du service et l’innovation constante au profit de ses clients.

À propos de l’ATB : Depuis 1982, l’Arab Tunisian Bank accompagne particuliers et entreprises à travers une offre complète et innovante de solutions bancaires. Acteur engagé dans le développement économique et l’inclusion financière, l’ATB place la satisfaction de ses clients au centre de ses priorités.

Pour plus d’informations : www.atb.com.tn

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Le président Kais Saïed salue les membres de l’équipe nationale avant le Mondial

Le président de la Réblique Kais Saïed, a reçu, dimanche,  les membres de l’équipe nationale  avant leur départ pour participer à la coupe du monde de football.

 Au cours de cette rencontre, le chef de l’État a mis l’accent sur la responsabilité nationale qui incombe à chaque joueur , ajoutant que tous doivent  garder à l’esprit qu’ils representent la Tunisie, portent le drapeau  national et se battent pour le hisser haut sous tous les cieux.

SaïedSaed a indiqué à cette occasion que «le temps de la participation pour la participation est révolu», appelant l’ensemble de la délégation à faire preuve d’un esprit de défi et d’une volonté de victoire.

il a insisté sur la nécessité d’aborder cette compétition avec détermination  et confiance dans les capacités tunisiennes.

Le président de la République a, dans le même cadre,  estimé que « la culture de la défaite est plus grave que la défaite elle-même » dans tous les domaines, exhortant chacun à accomplir sa mission avec une détermination sans faille et un esprit conquérant

Le chef de l’Etat est revenu sur plusieurs étapes marquantes de l’histoire des participations tunisiennes dans les compétitions sportives, tant dans les disciplines collectives qu’individuelles. Il a rappelé que de nombreuses participations restent gravées dans la mémoire populaire, car les athlètes tunisiens ont impressionné le monde.

« La Tunisie est encore capable d’émerveiller le monde tant qu’elle conserve une foi profonde et inébranlable en sa capacité à relever les différents défis », a affirmé Saïed.

 Et de conclure  en affirmant que « le tableau d’affichage peut certes briller par un résultat, mais l’essentiel demeure ce qui sera inscrit en lettres d’or sur le tableau de l’Histoire ».

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Météo : prévisions du lundi 8 juin 2026

Aujourd’hui, le ciel sera partiellement nuageux sur la plupart des régions. Des orages locaux accompagnés d’averses sont attendus l’après‑midi sur les hauteurs du nord et du centre. Les températures varieront peu. Le vent d’est sera assez fort, localement fort dans le sud avec possibles tourbillons de sable; il restera modéré ailleurs. Mer peu agitée à localement houleuse.

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Korba, laboratoire vivant du théâtre : quand le 4éme art sort de la scène et envahit les lieux de vie

Depuis cinq ans, le Festival  du théâtre laboratoire  s’affirme comme un rendez-vous incontournable où la ville de Korba  célèbre la vitalité de la création estudiantine. La 5ème édition se tiendra du 16 au 20 juin  2026, transformant la ville en un laboratoire artistique et intellectuel.

Intitulée « Théâtre dans des espaces alternatifs », cette édition ne se limite pas à un simple déplacement géographique des salles de spectacle vers des places et des sites publics ; elle représente un changement de perspective fondamental. Ainsi cette cinquième édition du Festival de théâtre Laboratoire vise à libérer les acteurs des contraintes de la scène traditionnelle, les incitant à explorer leurs corps, leurs voix et leur énergie psychologique dans des espaces non conçus initialement pour la représentation théâtrale. Ici, l’espace devient partie intégrante de la performance, se détachant de tout arrière-plan.

Murs, places, sites archéologiques et espaces ouverts se transforment en éléments scénographiques vivants, obligeant acteurs et metteurs en scène à repenser leurs outils artistiques. Cette édition soulève une question fondamentale concernant la capacité de la scène parallèle à libérer l’énergie de l’acteur et à transformer la conscience du public en dehors des cadres classiques. De cette question découlent des recherches plus approfondies sur la relation entre le corps et l’espace, les frontières entre spontanéité et organisation, et la possibilité de faire passer le public de spectateurs passifs à participants actifs du processus créatif.

Ici, l’art n’est pas un simple spectacle, mais un moyen de redécouvrir le lieu, d’éclairer sa mémoire et de lui conférer une nouvelle valeur culturelle et touristique. C’est dans ce cadre que plusieurs institutions culturelles et théâtrales participent à cette édition, notamment les Centres des arts dramatiques et du spectacle de Nabeul, Zaghouan et Sfax, ainsi que le Laboratoire de théâtre du Centre culturel de Korba, l’espace culturel privé « Petit Théâtre » à Médenine et l’espace culturel « Arto », également à Medenine. Cette participation diversifiée témoigne d’une volonté manifeste de tisser des liens entre les régions, de favoriser les échanges d’expériences et de créer un réseau théâtral capable de soutenir et de développer les jeunes talents.

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Aménagement routier : bientôt la fin du calvaire pour les usagers de la route Kélibia-Menzel Témime 

Entre klaxons stridents et chaleur suffocante, la route régionale MC27, reliant les villes de Menzel Témime et de Kélibia suffoque. L’asphyxie routière atteint parfois des sommets, mettant à rude épreuve les nerfs des usagers des quatre roues. En témoigne le nombre d’accidents qui s’y produisent chaque année, transformant ce segment en un véritable cimetière d’asphalte. Pourtant, les investissements ne manquent pas. Échangeurs flambant neufs, ponts et réhabilitations de voiries ont fleuri ces dernières années le long de la route MC 27 de Nabeul à Korba.

En attendant des solutions structurelles, les automobilistes continuent de subir, entre résilience et exaspération, une mobilité urbaine en panne de souffle. Face à cette hécatombe persistante, les pouvoirs publics ont, à maintes reprises, mobilisé des ressources considérables pour lancer des travaux de réhabilitation. Cependant, ces opérations coûteuses n’ont pas permis d’éradiquer le problème à sa racine. Il suffit de voir les malfaçons sur la chaussée, les traces de freinage, les nids de poule, pour être renseigné sur la dangerosité de ce tronçon. Il fallait se déplacer. En cette journée caniculaire, l’odeur des freins règne sur ce tronçon. Il ne s’agit pas d’une route comme les autres. Les usagers ne cachent pas leur inquiétude. Mohamed, un louagiste qui assure la liaison Kélibia-Menzel Témime, confie que «c’est une mauvaise route. Je m’inquiète à chaque passage sur ce tronçon à cause du danger». Avec le démarrage de la saison des moissons et de la récolte de tomate, ce tronçon devient impraticable et très dangereux. «Cette route se caractérise par des bouchons quotidiens qui se forment derrière les semi-remorques, les moissonneuses batteuses, les tracteurs et remorques de transport de tomates souvent en très mauvais état avec des chargements hors normes, des pneus non sécurisés et des systèmes de freinage à risque», souligne Anis.

La lutte contre l’insécurité routière constitue l’une des priorités majeures des autorités régionales. C’est dans ce cadre que la gouverneure de Nabeul, Hana Chouchani, a présidé une réunion de travail au siège de la délégation de Kélibia consacrée au suivi de l’avancement de la troisième phase du projet d’élargissement de la route régionale MC27, reliant les villes de Menzel Témime et de Kélibia en présence du délégué de Kélibia, du directeur régional des équipements, du directeur de l’unité de mise en œuvre du projet et des représentants de l’entreprise chargée des travaux. Au cours de cette réunion, les représentants de la direction régionale des équipements et de l’entreprise contractante ont examiné l’état d’avancement des travaux, notamment à l’entrée de la ville de Kélibia. Un accord a été conclu avec les représentants de la Direction régionale des équipements et l’entrepreneur chargé des travaux afin de mettre à jour le calendrier des travaux. Cet accord prévoit la réduction des délais d’exécution d’une partie du projet et un renforcement des efforts pour achever les travaux. L’entrepreneur s’est engagé à démarrer immédiatement les travaux, à redoubler d’efforts et à augmenter le nombre d’équipes sur le chantier.

Kamel BOUAOUINA

 

 

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La galère portugaise sur nos plages :  quand la mer nous rappelle qu’elle n’est pas un décor

Il suffit parfois d’un petit corps bleuté, presque beau, échoué sur le sable, pour que la mer cesse d’être ce paysage familier que l’on croit connaître. La galère portugaise, ou Physalia physalis, signalée récemment sur les côtes tunisiennes, notamment à Tabarka et dans la région de Bizerte, a réveillé une inquiétude légitime chez les baigneurs, les pêcheurs, les plongeurs et les familles qui s’apprêtent à retrouver la plage à l’approche de l’été. Le 27 mai 2026, l’association TunSea a relayé le signalement d’un spécimen dans la région de Tabarka, tout en appelant à la vigilance sans céder à la panique. Depuis mars, le nombre d’individus observés resterait limité, inférieur à une dizaine, selon les informations rapportées. Un autre signalement avait été mentionné le 29 mars 2026 à Sidi Mechreg, dans le gouvernorat de Bizerte. Cette présence n’est donc ni massive ni totalement inédite : l’espèce avait déjà été officiellement enregistrée en Tunisie en 1992. 

Mais la question n’est pas seulement de savoir si la galère portugaise est «nouvelle» ou non. La vraie question est celle de notre rapport à la mer, à ses surprises, à ses déséquilibres, à ses êtres parfois dangereux que nous découvrons souvent par accident. Nous avons longtemps regardé la plage comme un simple espace de loisir, de baignade et de consommation estivale. Or, la mer est un milieu vivant, traversé par des courants, des vents, des migrations, des phénomènes biologiques et climatiques complexes. Ce que nous appelons apparition soudaine n’est souvent que le résultat visible de mouvements invisibles.

La galère portugaise est souvent prise pour une méduse. Pourtant, elle n’en est pas vraiment une. C’est un siphonophore, c’est-à-dire une colonie d’organismes spécialisés qui vivent ensemble et fonctionnent comme un seul être vivant. Sa partie la plus visible est une sorte de flotteur gonflé, bleu, violet ou rosé, qui reste à la surface de l’eau comme une petite voile. Sous cette poche flottante pendent de longs filaments urticants, parfois très étendus, qui servent à capturer les proies. La NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) rappelle que ces tentacules mesurent en moyenne près de dix mètres et peuvent atteindre jusqu’à trente mètres. Ce détail est essentiel : on peut croire être loin de l’animal visible et pourtant toucher ses filaments invisibles sous l’eau. 

Un animal fascinant, mais pas innocent

Il faut résister à deux erreurs opposées : dramatiser au point de transformer nos plages en zones de peur ou banaliser au point de laisser les enfants jouer avec ce qu’ils prennent pour un objet marin curieux. La galère portugaise n’est pas un monstre, mais elle n’est pas inoffensive. Sa beauté est trompeuse. Ses couleurs attirent le regard, son flotteur intrigue, sa forme semble fragile. Pourtant, ses filaments contiennent des cellules urticantes capables d’injecter un venin provoquant une douleur intense, des brûlures cutanées, des marques rouges en forme de lignes ou de stries, des démangeaisons et parfois des réactions plus sérieuses. Les piqûres de galère portugaise peuvent produire des douleurs fortes et des lésions cutanées visibles ; les réactions graves restent rares, mais elles existent, surtout chez les personnes sensibles, les enfants, les personnes âgées ou celles déjà fragilisées. 

Le danger ne disparaît pas lorsque l’animal est échoué. C’est là un point capital. Une physalie morte, ou qui semble morte, peut encore piquer pendant plusieurs heures. Des morceaux de tentacules détachés peuvent également rester dangereux. Il ne faut donc jamais la toucher, ni avec les mains, ni avec un bâton pour s’amuser, ni pour la déplacer, ni pour la photographier de près. La bonne réaction est simple : garder ses distances, prévenir les personnes autour, alerter les surveillants de plage ou les autorités locales lorsqu’elles sont présentes et, si possible, prendre une photo à distance pour permettre le signalement. 

Cette vigilance concerne aussi les animaux domestiques. Un chien peut marcher dessus, la renifler, la lécher ou l’avaler par curiosité. Là encore, la scène peut sembler anodine, mais les conséquences peuvent être douloureuses : inflammation, gonflement, troubles respiratoires ou malaise. La plage n’est pas seulement un espace humain, elle est aussi fréquentée par des animaux qui ne savent pas reconnaître le danger.

Se protéger sans céder à la peur

La première protection est l’information. Savoir reconnaître l’animal, c’est déjà réduire le risque. Il faut retenir l’image d’une petite poche flottante, translucide, bleutée, violacée ou rosée, avec des filaments parfois difficiles à voir. En mer, si l’on aperçoit une physalie ou si plusieurs personnes signalent des piqûres inhabituelles, il vaut mieux sortir de l’eau calmement. Il ne sert à rien de paniquer, de courir ou de provoquer un mouvement collectif désordonné. La mer demande du sang-froid.

Les parents doivent expliquer aux enfants que tout ce qui est beau sur la plage n’est pas forcément un jouet. On ne touche pas un animal marin inconnu. On ne ramasse pas les filaments. On ne les écrase pas. On ne les met pas dans un seau. Dans les zones où un signalement a été fait, les autorités locales, les municipalités, les postes de secours et les associations environnementales devraient afficher des consignes claires : image de l’animal, danger principal, gestes interdits, gestes utiles, numéros à appeler. La prévention ne doit pas rester prisonnière des réseaux sociaux, où l’information circule vite mais souvent sans hiérarchie ni précision.

En cas de contact, le premier réflexe est de sortir de l’eau et de garder son calme. Il ne faut surtout pas frotter la zone touchée, car le frottement peut aggraver la libération du venin. Il faut rincer avec de l’eau de mer, non avec de l’eau douce. L’eau douce peut favoriser l’activation des cellules urticantes restantes. Les filaments visibles doivent être retirés avec précaution, sans les toucher à mains nues, idéalement avec une pince, un objet rigide ou le bord d’une carte. Le NHS (National Health Service) recommande ensuite de plonger la zone touchée dans de l’eau très chaude, supportable mais non brûlante, pendant au moins trente minutes, afin de calmer la douleur. 

Il faut également oublier les «remèdes» populaires. Uriner sur la piqûre, appliquer de l’alcool, frotter avec du sable, mettre de la glace directement ou masser fortement la peau sont de mauvaises idées. Certaines études ont discuté l’usage du vinaigre pour les piqûres de Physalia, mais les recommandations pratiques varient selon les pays et les protocoles locaux. Dans le doute, le citoyen doit suivre les consignes des secouristes et des autorités sanitaires présentes sur place. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne faut ni improviser ni transformer la victime en terrain d’expérimentation. 

La consultation médicale devient urgente si la douleur est très forte ou persistante, si la piqûre touche le visage, les yeux, la bouche ou la gorge, si la personne présente des difficultés respiratoires, une douleur thoracique, des vomissements, un malaise, des vertiges, une perte de connaissance ou un gonflement important. Dans ces cas, il ne faut pas attendre que «ça passe». Une réaction allergique ou systémique, même rare, peut évoluer rapidement. 

La galère portugaise nous oblige finalement à une maturité collective. Il ne s’agit ni de diaboliser la mer ni de nier les dangers. Il s’agit d’apprendre à vivre avec un environnement vivant, changeant, parfois imprévisible. Nos plages ne seront plus seulement des lieux de détente, elles devront devenir aussi des lieux d’éducation écologique. La mer tunisienne mérite mieux que l’indifférence saisonnière. Elle exige observation, science, prévention et responsabilité. Face à la physalie, la bonne attitude tient en quelques mots : reconnaître, ne pas toucher, signaler, secourir correctement. C’est peu, mais c’est déjà beaucoup.

Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

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Deuxième génération du programme national de rénovation urbaine : la volonté y est, mais les constructions anarchiques ont la peau dure 

Il y a quelques jours, la deuxième génération du Programme national de rénovation urbaine a démarré avec les mêmes objectifs pour, essentiellement,  mettre fin aux constructions anarchiques. Or, comme le constatent certains experts, le programme tarde encore à réaliser de bons résultats pour diverses raisons. Qu’en est-il exactement ?

La présidente de l’Agence de réhabilitation et de rénovation urbaine (ARRU) vient d’annoncer le démarrage de la deuxième génération du Programme national de rénovation urbaine. En quoi consiste ce programme et va-t-il, enfin, arriver à «neutraliser» les constructions anarchiques qui, malheureusement, continuent à pousser un peu partout dans le pays.

Lors d’une récente intervention médiatique, la présidente de l’Agence de réhabilitation et de rénovation urbaine, Sondos Beji Kraïem, a détaillé les étapes à venir de la deuxième génération du programme de rénovation urbaine lancé en 2019. Or, avec le retard accumulé pour la première partie de ce grand projet, on ne peut que s’interroger sur les réalisations acquises et sur ce qui reste à faire.

Ce qu’il faut relever, c’est que l’application de ce programme se base sur, en premier lieu, l’aménagement des infrastructures de base (assainissement, évacuation des eaux pluviales, aménagement des routes, éclairage public, etc.), la construction d’équipements collectifs (sportifs, culturels, pour la jeunesse et associatifs), l’amélioration de l’habitat, ainsi que l’aménagement ou la construction d’espaces industriels, économiques et artisanaux, avec la possibilité d’aménager des lotissements destinés à la construction à proximité des quartiers concernés par l’intervention.

Il convient de rappeler, également, que le programme est financé par le budget de l’État, ainsi que par un prêt de l’Agence Française de Développement, un prêt de la Banque européenne et une subvention de l’Union européenne. La première génération a contribué à améliorer la qualité de vie des habitants de 155 quartiers, pour un coût global estimé à environ 650 millions de dinars. Environ 865.000 habitants en ont bénéficié. Les travaux sont actuellement en phase d’achèvement et les conventions de financement ont été finalisées. Du moins sur le papier.

Qu’en sera-t-il de la seconde génération ?

Dans sa deuxième phase, le programme contribuera à la réhabilitation de 160 quartiers situés dans 99 municipalités, abritant environ 907.300 habitants, sur une période de mise en œuvre allant jusqu’en 2028. Le coût total du programme est estimé à environ 819,632 millions de dinars.

Interrogé à ce sujet, l’expert en travaux publics, Rached Mathlouthi, nous apprend que «le programme de réhabilitation et d’intégration des quartiers d’habitation vise à améliorer les conditions de vie des citoyens dans un certain nombre de quartiers résidentiels répartis sur différentes régions du pays». Pour beaucoup d’experts, dont notre interlocuteur, la réhabilitation risque de créer un «appel d’air» : «Si l’État légalise l’informel par l’équipement, il peut involontairement encourager l’anarchie. Les plus informés pensent que pour éviter cette «prime à l’illégalité», l’intervention doit être chirurgicale. Il est crucial d’accompagner ces projets de mesures strictes : surveillance satellitaire des périmètres, sanctions immédiates pour toute nouvelle construction et gel foncier autour des zones traitées. Ainsi, l’offre de parcelles sociales doit être l’unique porte d’entrée. Sans volet répressif et une coordination totale avec la police municipale, la réhabilitation ne sera qu’un pansement temporaire sur une gangrène urbaine tenace, persistent et signent les plus avertis. 

Des lacunes persistantes…

Peut-on, de fait, dire que ce programme est sur la bonne voie ? Selon notre expert, il y a plusieurs lacunes à combler. Le programme national de rénovation urbaine en Tunisie fait face à plusieurs difficultés administratives, techniques et foncières qui ralentissent leur mise en œuvre et limitent leur efficacité. «Les principales difficultés peuvent être résumées sur la base des évolutions de 2025-2026», nous dira le spécialiste Rached Mathlouthi. Et d’ajouter : «Les difficultés sont multiples et portent sur les différentes étapes d’élaboration et de révision des plans d’aménagement urbain qui prennent beaucoup de temps, en particulier lors de la phase de consultation publique et de réception des avis des administrations sectorielles. On constate également des différences de vision entre les municipalités et les administrations sectorielles, ce qui nécessite l’organisation de réunions de travail successives afin de rapprocher les positions. On relève aussi un chevauchement entre les municipalités, à savoir des empiètements au niveau des limites territoriales entre les municipalités qui constituent un obstacle majeur à l’avancement des études d’aménagement.»

En parallèle, la prolifération de constructions en dehors du cadre légal, à l’intérieur comme à l’extérieur des zones d’aménagement, complique la mise en œuvre de ce programme. Que faire, alors, pour surmonter ces obstacles ? Selon notre expert, il va falloir adopter de nouvelles méthodes plus pratiques : «Pour assurer la durabilité du projet de rénovation urbaine, il est nécessaire au préalable de mener une réflexion et de mettre en place des méthodes adaptées au contexte local. L’application de la loi est aussi recommandée, voire exigée afin de lutter contre le fléau des constructions anarchiques. Cela demande une surveillance continue, d’autant plus que les nouvelles technologies peuvent aider à le faire de manière plus pertinente».

«Au bout du compte, conclut notre expert, la deuxième génération du programme de rénovation urbaine se trouve à un tournant décisif : soit elle parvient à conjuguer amélioration des conditions de vie et fermeté face à l’illégal, soit elle risque de reproduire les mêmes déséquilibres qu’elle cherche à corriger. L’enjeu n’est plus seulement d’équiper, mais de structurer durablement la ville et d’imposer le respect des règles. Car sans gouvernance rigoureuse ni vision cohérente, la réhabilitation ne fera que repousser le problème, au lieu de le résoudre.

Kamel ZAIEM

 

 

 

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Changement climatique et souveraineté alimentaire : la Tunisie doit repenser rapidement sa carte agricole 

Malgré les précipitations appréciables enregistrées durant l’automne et l’hiver écoulés qui ont porté le taux moyen de remplissage des barrages à près de 60% avec un stock hydrique national d’environ 1,3 milliard de mètres cubes, soit un niveau nettement supérieur aux réserves critiques que l’on connaissait à la même période de 2024 et 2025, la situation hydrique globale reste fragile sur le moyen et le long terme. À l’instar des autres pays du Maghreb, la Tunisie est en effet une terre de transition entre les climats méditerranéen et désertique, et ne bénéficie du climat subhumide que sur une étroite bande littorale, alors que plus de 80% de son territoire est exposé aux climats semi-aride et aride. 

Selon les projections climatiques, la raréfaction des ressources hydriques devrait s’intensifier dans les décennies à venir. D’autant plus que les vagues de sécheresse deviendront de plus en plus intenses et les précipitations plus erratiques, dans un contexte global d’accélération du réchauffement climatique. D’après les prévisions des climatologues, la rive sud de la Méditerranée sera exposée à un déplacement des étages bioclimatiques vers le nord, ce qui se traduira par une montée des températures et une diminution des précipitations. Cette région devrait connaître, de ce fait, une augmentation des températures de 3 degrés d’ici à 2050 et de 5 degrés d’ici à 2100, avec des baisses de précipitations allant de 20% à 50% pour ces mêmes horizons. 

Le World Resources Institute (WRI, Institut des ressources mondiales) a également révélé dans une récente étude que la Tunisie figure parmi les 33 pays du monde qui connaîtront un stress hydrique intense à l’horizon 2040. Ce think tank américain spécialisé dans les questions environnementales a identifié les pays qui seront soumis à un stress hydrique très intense, en s’appuyant sur les données du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

«Avec moins de 400 m3 par habitant et par an, la Tunisie est déjà sous le seuil de la pauvreté hydrique (<1000 m3/habitant/an). Cette situation a été aggravée ces dernières années par les effets du dérèglement climatique, la hausse de la demande et la vétusté des infrastructures», souligne Raoudha Gafrej, experte en gestion des ressources hydriques et en adaptation au changement climatique.

Professeur à l’Institut supérieur des sciences biologiques appliquées de Tunis, Gafrej estime que les mesures d’économie d’eau, l’entretien des infrastructures et la mobilisation des ressources hydriques conventionnelles ne sont plus suffisantes, tout en appelant le gouvernement à déclarer «l’état d’urgence hydrique» et à revoir rapidement la carte agricole nationale pour l’adapter aux nouvelles contraintes climatiques. 

 

Limiter les cultures gourmandes en eau 

L’agriculture, qui représente environ 80% de l’utilisation totale de l’eau en Tunisie, repose principalement sur des pratiques d’irrigation souvent inefficaces et intensives en eau. La perte d’eau due à l’évaporation, à des infrastructures d’irrigation obsolètes et à des techniques agricoles inappropriées contribue à une gestion non durable des ressources hydriques. À titre indicatif, on cite une augmentation des superficies dédiées à la culture des tomates de 73% entre 2000 et 2015.

Une étude publiée début mai dernier par la Banque africaine de développement a également souligné cet impératif. «La carte agricole nationale, aujourd’hui largement obsolète, doit être entièrement refondée. Cette refonte doit s’appuyer sur des données actualisées –climat, disponibilité hydrique, typologie des sols, vulnérabilités locales– et prendre la forme d’une plateforme évolutive, alimentée par des données satellitaires, des indicateurs de productivité agricole et des projections climatiques», a précisé cette étude intitulée «Planification, préparation et stratégies de résilience face aux sécheresses». Et d’ajouter : «Au-delà d’un simple outil cartographique, cette carte devra servir de base pour reconfigurer les systèmes de culture en fonction de critères de durabilité écologique et de disponibilité effective des ressources en eau. Elle devra offrir une photographie fidèle de la réalité actuelle, tout en intégrant une vision prospective alignée avec une stratégie agricole nationale claire, tenant compte des tendances climatiques à moyen et long terme, ainsi que des dynamiques socio-économiques locales». Il s’agit, en d’autres termes de limiter les superficies des cultures qui nécessitent d’énormes quantités d’eau telles que les tomates, les fraises, les agrumes, les pastèques et les dattes à la satisfaction des besoins nationaux et d’interdire progressivement l’exportation de ces denrées. 

«Jusqu’à 80% des eaux disponibles en Tunisie sont utilisées pour irriguer 8% seulement des superficies agricoles. D’où la nécessité de revoir la carte de production agricole et d’interdire les cultures très gourmandes en eau. Nous ne pouvons plus exporter notre eau sous forme de produits agricoles. Cette eau doit être dirigée vers notre souveraineté alimentaire», explique Houcine Rehili, expert en développement et en ressources hydriques, recommandant l’octroi de la priorité aux grandes cultures et aux cultures fourragères pour préserver les systèmes de subsistance du pays, tels que le lait, les viandes blanches, les viandes rouges et les céréales.   

Les experts suggèrent d’autre part des investissements massifs dans le dessalement de l’eau de mer et le traitement des eaux usées, ainsi qu’une révision des tarifs de l’eau afin que l’État ne subventionne plus l’eau utilisée dans les hôtels et les usines. 

Dans les périmètres irrigués les plus exposés, l’adoption de systèmes d’irrigation intelligents constitue par ailleurs une mesure clé. L’objectif n’est pas uniquement technologique, il s’agit de bâtir un cadre opérationnel combinant capteurs de terrain, données météorologiques et automatisation, tout en assurant un transfert de compétences vers les agriculteurs. 

Walid KHEFIFI

 

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