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Pronostic Quinté : Prix de Thury Harcourt à Caen

Pour cette 6ème course à Caen, découvrez notre pronostic du  Temps/ Temps News.  Nous avons analysé les forces en présence pour vous livrer une sélection optimisée :
​10-5-9-8-1-2-16
​Le cheval ​10. Kaiser s’impose comme notre base solide pour ce Spécial Quinté, tandis que le ​9. Kesito d’Urville sera notre outsider préféré, capable de créer la surprise à belle cote. Une combinaison équilibrée pour viser les sommets sur l’hippodrome de Caen.

Retrouvez ici l’Analyse du Temps, notre étude approfondie des 18 partants du Prix de Thury Harcourt. Nous décryptons pour vous la forme, les statistiques et les meilleures chances de ce rendez-vous à Caen : 

1. Karat Deff : Bien parti à Argentan et en condition sur sa corde de prédilection. Bien que moins riche, il briguera une place en tête.

2. Kiwi de Connée : Battu sur le fil récemment après deux victoires. S’adaptant à toutes les tactiques et profitant d’un changement de piste, il s’annoncerait redoutable.

3. Kiss Atout : Trotteur sûr et régulier qui vient de prouver sa forme. Sans marge mais idéalement engagé au premier échelon, on doit y compter.

4. Kaiser River : Vient de s’imposer à Vincennes dans les réclamer avant de changer d’écurie. En forme, il visera d’abord un encouragement pour l’avenir.

5. Kennedy Street : Possède un potentiel évident en valeur pure mais reste sur deux fautes. Si elle daigne trotter appliquée, elle visera les premières places.

6. Knok : Décevant sur l’herbe et sous la chaleur dernièrement. Travaillant bien le matin sur sa vraie valeur, une petite place reste à sa portée.

7. Kancalais : À reprendre impérativement après un incident technique sur la plage. Parfait le matin et déferré des quatre pieds, il jouera un rôle actif.

8. Kaporal Carisaie : Retrouve un engagement de qualité sur un tracé à droite à son entière convenance. Tous les feux sont au vert pour briller.

9. Kesito d’Urville : En pleine dynamique positive mais contraint de rendre la distance en restant ferré léger. Il visera un accessit en fin de combinaison.

10. Kaiser : Revent en piste après quinze jours de vacances profitables suite à un succès. Bien qu’handicapé au second échelon, il peut se placer.

11. Ivre de Toi : Sur la montante physiquement mais confrontée à une tâche ingrate. Rendant la distance aux jeunes, elle semble barrée pour le Quinté+.

12. Knockonwood : Sujet de qualité en bonne condition mais totalement imprévisible en course. Dans un bon jour, il peut surprendre face à de tels rivaux.

13. Ivoire Prestance : Retrouve d’excellentes sensations matinales à l’entraînement. S’il bénéficie d’un parcours limpide au second échelon, une allocation reste tout à fait possible.

14. Happy du Bois : Effectue une grande rentrée après une longue absence pour des ennuis de jambes. Trop juste niveau rythme, il est à regarder courir.

15. Jerzinho Sport : Fautif pour sa rentrée officielle mais affichant une condition physique optimale le matin. Prêt à en découdre, il convient de s’en méfier.

16. Holding Girl : À reprendre après un effort prématuré à Vichy. Tributaire d’un déroulement de course caché, elle accrochera une place si tout se passe bien.

17. Helios Somolli : Privé d’engagements favorables et absent depuis avril. Manquant cruellement de rythme à ce niveau, ses ambitions resteront très limitées ce mercredi.

18. Idole de Meat : Rentrée correcte à Vincennes mais se présente ici ferrée sans être affûtée. Son mentor visant avant tout une belle ligne droite finale.

 

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En visite au centre de correction de l’Ariana, Noureddine Nouri mise sur l’équité et l’intégrité des corrections

Le ministre de l’Éducation, Noureddine Nouri, a appelé mardi le corps enseignant chargé de la correction du baccalauréat à faire preuve d’un sens aigu de la responsabilité nationale, soulignant que cette mission concerne directement l’avenir de milliers d’élèves et de leurs familles.

Lors d’une visite au centre de correction des épreuves écrites du baccalauréat dans le gouvernorat d’Ariana, Nouri a insisté sur la nécessité de mener à bien ce travail dans un esprit de professionnalisme, de rigueur et d’intégrité, garants de la crédibilité de l’examen et de l’équité entre les candidats.

Selon un communiqué du département, Nouri s’est mis à l’écoute des remarques et des préoccupations du corps enseignant, avant d’inspecter la commission chargée de statuer sur les cas de fraude et de mauvaise conduite, saluant les efforts et la persévérance de l’équipe du centre.

Le ministre a, par ailleurs, visité la cantine scolaire pour s’enquérir des conditions de séjour du personnel durant cette période de travail intensif, exprimant sa gratitude à l’ensemble des personnes ayant contribué à l’organisation des services quotidiens.

 

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Conseil de sécurité : Nafti salue l’élection de l’Autriche et appelle à renforcer la coordination

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti a félicité mardi l’Autriche pour son élection comme membre non-permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies (2027-2028), appelant à une coordination renforcée entre Tunis et Vienne au sein des instances internationales.

Lors d’un entretien téléphonique avec la ministre fédérale autrichienne des Affaires européennes et internationales, Beate Meinl-Reisinger, Nafti a souligné l’importance de poursuivre la concertation bilatérale à l’ONU, fort de l’expérience tunisienne au Conseil de sécurité durant son mandat 2020-2021.

Le ministre tunisien a également insisté sur la nécessité d’accroître les échanges économiques, d’explorer de nouvelles opportunités d’investissement et d’apporter un soutien mutuel aux candidatures dans les organisations internationales. Il a, en outre, salué l’évolution positive des échanges commerciaux tuniso-autrichiens et la hausse des flux de touristes autrichiens vers la Tunisie.

Le chef de la diplomatie tunisienne a réaffirmé la volonté de Tunis de consolider son partenariat stratégique avec l’UE dans le respect des choix souverains du pays, une position accueillie favorablement par la partie autrichienne, qui a exprimé son soutien au dialogue Tunisie-UE en faveur de la stabilité euro-méditerranéenne.

Meinl-Reisinger a, pour sa part, manifesté sa détermination à raffermir les relations de coopération tous azimuts, notamment par des visites bilatérales de haut niveau, dans un contexte où les deux pays commémorent les 300 ans de leurs relations diplomatiques.

(D’après TAP)

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Vacances d’été : loyers à prix brûlants, pieds dans l’eau ou pas 

L’été est déjà là et en pareille période, les parents pensent déjà à prévoir une bonne «Khleaâ» (villégiature) pour eux et leurs enfants pendant les deux mois de vacances scolaires pour quelques jours, une semaine, deux semaines ou un mois. L’occasion pour la famille de profiter des beaux jours d’été en bord de mer. Mais on peut toujours en rêver aujourd’hui les yeux fermés ou grands ouverts.

Car la vraie villégiature d’antan n’existe plus depuis des dizaines d’années. Elle est devenue impossible d’atteindre à cause des prix exorbitants des loyers affichés pour l’été par les propriétaires qui défient et ignorent la réalité sociale des Tunisiens moyens. Les familles, à ressources financières moyennes ou limitées, en subissent les conséquences. Ces prix surréalistes, qui s’élèvent parfois à plusieurs millions pour un seul mois de location, n’ont pas cessé d’augmenter, d’année en année. Résultats des courses, ici pour voir la mer et s’y baigner, les gens se contentent de gagner les plages les plus proches de leur lieu d’habitation pour nager et parfois rentrer au plus vite.

Cela se passe donc aux antipodes de l’ancienne et de la nouvelle situation générée par un vent de folie mercantiliste. Et si on a créé sous nos cieux des logements sociaux et d’autres formules pour les familles à revenus bas, on n’a pas songé au détail des vacances estivales (par exemple), moment idoine pour le repos, durant les congés payés pour repartir du bon pied. Les familles fuient étrangement et paradoxalement aujourd’hui et durant l’été les maisons, les appartements et les chambres d’hôtels pour passer, amèrement et malheureusement, de mauvaises vacances (qu’on se le dise) dans la canicule diurne et nocturne de la ville. Cela engendre chez eux une attitude de mécontentement et d’hypersensibilité à toute chose négative. Car dans la vie, on ne vit pas que pour le travail, la bouffe et le sommeil. Le repos, le farniente et les instants de joie de vivre, en dehors de la monotonie de la vie quotidienne, sont également nécessaires pour un développement sain de l’organisme.

Y a-t-il une solution envisageable ?
Nous ne savons pas trop pourquoi les prix des loyers affichés pour l’été ont atteint des degrés inimaginables, sachant que cela serait dû à l’augmentation de tout ce que consomme le citoyen tunisien au niveau des produits et des services. Si bien que le prix de location pour un mois d’une maisonnette correspondait à son prix de vente, quelques dizaines d’années auparavant. Tout a augmenté, certes, et augmente de jour en jour. Mais il est des détails que l’entendement ne peut admettre. Les prix de location en saison hivernale n’ont rien à voir avec ceux en saison estivale. Ils correspondent, en effet, à ceux du quart du prix affiché pour l’été. Et là, comme dirait l’autre : «Je vais me taire un peu». Le gain facile est là et c’est un commerce juteux que les propriétaires ne peuvent abandonner de si peu. Et il arrive que les lieux à louer restent fermés durant tout l’été, n’ayant pas bénéficié d’une baisse du prix initial. Serait-ce là un signe d’une certaine méchanceté et d’ignorance de la part des propriétaires ? On pourrait accepter toutes leurs «folies» si le citoyen avait tous les moyens financiers pour en bénéficier. Sans même songer audit prix. Mais dans la réalité, tout se passe autrement.

Lotfi BEN KHELIFA

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La Tunisie prévoit une production céréalière supérieure à 22 millions de quintaux cette saison

La Tunisie s’achemine vers une moisson céréalière supérieure à 22 millions de quintaux cette saison, dépassant les 20 millions de quintaux enregistrés l’an dernier. La campagne de récolte, qui a démarré dans plusieurs gouvernorats, se poursuit progressivement à travers le pays.

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a mobilisé un dispositif logistique complet pour garantir le bon déroulement des opérations de récolte, de transport et de stockage.

Sur le plan foncier, la superficie emblavée a atteint quelque 991 mille hectares, soit 87 % du programme initial de 1,145 million d’hectares. Ces surfaces se répartissent entre 533 mille ha de blé dur, 49 mille ha de blé tendre, 400 mille ha d’orge et 9 mille ha de triticale, principalement concentrées dans les gouvernorats du Nord (834 mille ha), le reste étant réparti entre les régions du Centre et du Sud.

Quelque 2750 moissonneuses-batteuses sont opérationnelles cette saison. Depuis mai 2026, une campagne de réglage ciblant plus de 1300 engins est en cours afin de limiter les pertes à la récolte. La collecte s’appuiera sur un réseau d’environ 200 centres agréés, d’une capacité globale de 8 millions de quintaux. Les besoins en ficelle de liage ont été évalués à 15 mille tonnes, dont 4500 tonnes pour la paille longue et 10500 tonnes pour la paille courte.

Pour le transport, un plan d’évacuation mixte a été arrêté : 60 wagons à voie normale et 38 wagons à voie métrique pour les gouvernorats de Béja, Jendouba et Bizerte, complétés par 400 camions contractualisés avec l’Office des Céréales et 9 véhicules propres à l’Office pour les courtes distances dans le Grand Tunis.

Des mesures de prévention des incendies ont également été mises en œuvre, incluant un programme de désherbage et d’aménagement des voies adjacentes aux exploitations céréalières. La consommation nationale de céréales s’établit à environ 30 millions de quintaux par an, le déficit en blé tendre étant comblé par des importations destinées à la production de farine et de pain.

 

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Le ministre des Affaires sociales prend part à la 114e session de la Conférence internationale du Travail

Le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a participé ce mardi à Genève aux travaux de la 114e session de la Conférence internationale du travail, soulignant l’importance du rapport du Directeur général de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur le thème « Mettre l’intelligence artificielle au service du travail décent », notamment dans le cadre des défis actuels auxquels est confronté le monde du travail et des transformations induites par l’intelligence artificielle dans divers domaines et au sein des sociétés.

Le ministre des Affaires sociales a, par ailleurs, indiqué que la Tunisie était en train d’élaborer une étude intitulée « Vers un cadre national de gouvernance de l’économie des plateformes et des métiers numériques » en collaboration avec l’OIT, en s’appuyant sur les résultats d’une enquête nationale sur les plateformes qui a englobé 60 plateformes représentant 15 secteurs et couvrant entre 150 000 et 250 000 emplois différents.

Il a ajouté que le cadre juridique, social, fiscal et institutionnel des plateformes, ainsi que les conditions de travail des travailleurs et le dialogue social, ont été étudiés afin que les résultats de cette étude servent de référence pour développer la législation sociale nationale, garantissant ainsi une meilleure protection des travailleurs de ce secteur, en conformité avec les conclusions des conventions de l’Oit.

Il a fait remarquer que le thème du « travail décent dans l’économie des plateformes numériques » suscite un intérêt croissant en raison de l’émergence de nouveaux modes de travail dans le monde, et qu’il s’agit d’un sujet soumis au débat lors de la session actuelle de la Conférence internationale du travail compte tenu des défis auxquels ce secteur est confronté, notamment la faiblesse de la protection juridique, l’absence de stabilité professionnelle, les disparités législatives entre les États , saluant l’initiative de l’Organisation internationale du travail visant à développer le droit international du travail et à protéger les droits fondamentaux au travail.

Il a souligné que l’être humain reste au cœur du concept du travail, ce qui nécessite l’élaboration d’un processus protégeant ses droits face à ce nouveau type de progrès et de développement technologique, dans le cadre d’une action internationale des Nations unies, selon un communiqué du ministère des affaires sociales.

Il a indiqué que la Tunisie a réalisé une étude sur « l’impact de l’intelligence artificielle sur le marché du travail », ce qui témoigne d’une prise de conscience croissante de l’importance de l’intelligence artificielle en tant que l’un des principaux facteurs influant sur la refonte des modes d’emploi, de l’organisation du travail et des compétences requises, ainsi que de ses répercussions potentielles sur la protection sociale et les équilibres économiques et sociaux.

Lahmar a également rappelé que la 114e session coïncide avec la célébration par la Tunisie du 70e anniversaire de son adhésion à l’Organisation internationale du travail, une occasion de réaffirmer l’engagement de la Tunisie envers les normes internationales du travail afin de consolider les fondements du travail décent et de parvenir à la justice sociale. Il a salué l’adoption par l’Union africaine de l’initiative tunisienne intitulée « Justice sociale en Afrique : promouvoir un progrès économique, social et environnemental centré sur l’humain », lors du deuxième Forum urbain africain qui s’est tenu à Nairobi du 8 au 10 avril 2026.

(D’après TAP)

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Bizerte : lancement de la campagne de moisson, récolte estimée à 2,1 millions de quintaux

Le coup d’envoi de la campagne de moisson dans le gouvernorat de Bizerte a été donné, mardi, dans une exploitation agricole située dans la région de Sidi Othmane, relevant de la délégation d’Utique, avec des prévisions de production estimées à près de 2,1 millions de quintaux.

Selon les informations publiées par le gouvernorat de Bizerte sur sa page officielle Facebook, le commissaire régional au développement agricole, Farid Dellai. a indiqué que 76 quintaux de semences certifiées ont été mis à la disposition des agriculteurs. Cette démarche sera davantage renforcée afin d’améliorer la qualité de la production et d’accroître les rendements, a-t-il affirmé.

Afin d’assurer le bon déroulement de la campagne, 30 centres de collecte ont été mobilisés, ainsi que 331 moissonneuses-batteuses. Un entrepôt central, situé dans la région de Hafer Mehr, dans la délégation de Bizerte-Sud, dispose également d’une capacité de stockage de 500 mille quintaux.

Le commissariat régional a, par ailleurs, achevé la mise en œuvre de plusieurs programmes de sensibilisation, d’encadrement technique et d’accompagnement au profit des différents intervenants du secteur.

Supervisant la cérémonie d’ouverture de la campagne en présence des responsables régionaux et locaux, le gouverneur de Bizerte, Salem Ben Yaâcoub, a affirmé que l’ensemble des dispositions nécessaires à la sécurisation de la récolte avait été pris grâce à la mobilisation coordonnée des différentes structures concernées. Il convient de rappeler que les superficies consacrées aux grandes cultures dans le gouvernorat de Bizerte atteignent 176 mille hectares, dont 100 mille ha de céréales, 58 mille ha de cultures fourragères, 14 800 ha de légumineuses sèches et 2 700 ha de colza.

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Mondial 2026 : les excuses de Lamouchi suffiront-elles ?

Après la courte défaite face à l’Autriche et la prestation mi-figue, mi-raisin, les Tunisiens espéraient voir leur équipe nationale réagir sur le plan moral et faire bonne figure face à la Belgique. Mais leurs espoirs se sont effondrés au terme d’une rencontre à oublier au plus vite.
La défaite concédée samedi dernier par la sélection tunisienne face à la Belgique a mis à nu les choix erronés de Sabri Lamouchi. Des choix déjà controversés depuis l’annonce de la liste des convoqués pour le Mondial. Face à l’Autriche, loin d’être un foudre de guerre, l’équipe de Tunisie a été très quelconque, mais samedi face à la Belgique, elle a été tout simplement catastrophique à tous les niveaux.

A côté du sujet
Le sélectionneur national est passé très largement à côté de la plaque. A quelques jours de son premier match face à la Suède, Sabri Lamouchi tâtonne encore et continue à évaluer ses joueurs, alors qu’il devait aligner son équipe type, celle qui va disputer le premier match du Mondial.
Sabri Lamouchi a complètement dérapé en alignant des joueurs à des postes qui ne sont pas les leurs, à l’instar de Adem Arous qui n’a jamais évolué en latéral droit ou Mohamed Haj Mahmoud et Ismaël Gharbi, sans parler de la désorganisation totale au milieu du terrain avec des joueurs de couloir chargés de la couverture plutôt que de s’occuper de la construction, de la relance et de la création du surnombre à la possession du ballon.
En alignant Adem Arous en latéral droit, tout en laissant sur le banc les véritables titulaires de ce poste, Yan Valery et Moutaz Neffati, le sélectionneur a joué avec le feu et a précipité la débâcle de son équipe. Ainsi, nous avons vu Khalil Ayari et Elias Achouri jouer devant les latéraux, au lieu d’aller de l’avant et de créer le surnombre en attaque, et Ismaël Gharbi et Hazem Mastouri jouer sur la même ligne que les défenseurs centraux.

Statistiques décevantes
Les statistiques de la rencontre face à la Belgique sont nettement défavorables à la Tunisie qui a été accréditée de 30% de possession du ballon et cela s’est répercuté sur ses performances. Dans ce même registre, les Tunisiens n’ont frappé au but que 6 fois avec un seul tir cadré contre 23 tirs pour les Belges dont 11 étaient cadrés. Toujours avec les chiffres, la Belgique a bénéficié de 14 corners sans en concéder le moindre et, là aussi, ce sont les choix de Sabri Lamouchi qui sont remis en question. Des choix qu’il a lui-même considérés hors sujet lors de la conférence de presse après la rencontre. Le sélectionneur a estimé qu’il n’y avait rien de positif et que beaucoup de choses devaient être revues avant le premier match au Mexique.

Des choix inappropriés
Mais la défaite et la manière ont visiblement affecté le moral des joueurs déjà pas au mieux de leur forme physique, très mal préparés sur le plan mental et sans armes devant un adversaire considéré à juste titre comme l’une des meilleures équipes d’Europe et composé de joueurs de très haut niveau. Sans vouloir revenir sur les choix de Sabri Lamouchi au moment d’arrêter la liste des partants au mondial déjà très contestés, nous estimons que sa lecture du jeu, son approche tactique, sa conception du jeu et ses différents choix ne correspondent nullement à une équipe qui dispute dans les prochains jours le mondial. Ses excuses faites à la fin de la rencontre ne suffisent nullement à réparer le mal qu’il a causé à l’équipe de Tunisie qui a généralement réussi ses sorties face aux équipes européennes.

Le mal est fait
Si Sabri Lamouchi assume une grande responsabilité dans cette défaite, les joueurs ont leur part de responsabilité, à commencer par Khalil Ayari qui a joué pour sa propre personne. Individualiste, fantaisiste, le jeune joueur du PSG n’a été d’aucune utilité pour l’équipe. Hazem Mastouri et son remplaçant Firas Chaouat ont été deux des maillons faibles de l’équipe et avec leur manière de jouer et les choix tactiques de Sabri Lamouchi, il ne faut certainement pas s’attendre à des miracles de leur part.
Le jeune âge et le manque d’expérience peuvent être considérés comme des circonstances atténuantes pour plusieurs joueurs jetés dans la gueule du loup par leur entraîneur et qui ont besoin de temps d’adaptation avec l’équipe de Tunisie et son environnement, le temps de trouver leurs repères. Leur convocation à ce mondial semble très précoce.
Aujourd’hui, le mal est fait et il n’est nullement question de faire marche arrière, le plus important est de trouver les mots nécessaires pour retaper le moral des joueurs, soigner leur mental et leur faire oublier cette déroute.
Reste à espérer que Sabri Lamouchi parviendra à redresser la barre, à adopter une approche tactique qui ressemble mieux au profil des joueurs dont il assume la responsabilité de la présence à ce mondial.

Hédi RASSAÂ

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EST : Reghecampf pourrait revenir

Il ne se passe plus un jour sans que des nouvelles nous parviennent du Parc Hassène Belkhodja. En effet, nous avions évoqué dans de précédentes livraisons le déplacement de Chokri El Ouaer au Maroc pour discuter avec Alexandre Santos, nous avons parlé de contacts avancés avec Sayfallah Ltaïef et de l’abandon de la piste Onuche Ogbelu.

Le plan B
En attendant de connaître l’issue des négociations entre Alexandre Santos et Chokri El Ouaer, nous avons appris que ce dernier a pris ses précautions et mis en place un plan B qui prévoit le retour du Roumain Laurentiu Reghecampf. Cette hypothèse n’est pas à écarter dans la mesure où le dossier de cet entraîneur n’est pas encore complètement fermé étant donné qu’un litige financier est en suspens.

Sahraoui et Bronn dans le viseur
Nous avions également parlé de l’intérêt porté par le nouveau patron du football à l’Espérance au défenseur du Stade Tunisien Marouane Sahraoui qui est en fin de contrat avec l’équipe du Bardo et qui serait intéressé par un retour au Parc Hassène Belkhodja qu’il a quitté assez jeune.
En parallèle, des contacts ont été établis avec l’international Dylan Bronn pour étoffer le compartiment défensif et parer à un éventuel départ de Yassine Meriah. Nous avançons ces deux informations avec réserves, en attendant d’y voir plus clair.

Un Malien pour relever Ogbelu
Après avoir fermé définitivement le dossier de Onuche Ogbelu, Chokri El Ouaer est passé au plan B. Et c’est probablement le Malien Samba Koné, âgé de 24 ans et qui évolue au profit de l’équipe portugaise Académico de Viseu oeuvrant en seconde division.
A priori, Samba Koné a donné son accord pour rejoindre l’Espérance, mais son recrutement passe inéluctablement par un accord avec les responsables de son club avec lequel il est lié par un contrat jusqu’au mois de juin 2027.

Un Brésilien dans le collimateur
Jusque-là, l’Espérance n’a encore engagé aucun joueur étranger et Chokri El Ouaer temporise au sujet de l’étranger qui viendra au Parc. Dans une déclaration à ce sujet, il a indiqué qu’il vise les joueurs d’Amérique latine, probablement le Brésil, où il espère dénicher un attaquant de métier et un buteur patenté.
Ce buteur, c’est José Clayton qui a été chargé de le trouver. L’ex-international tunisien d’origine brésilienne vient de réintégrer la commission technique «sang et or» et aura pour principale mission de dénicher des joueurs de son pays d’origine pour étoffer l’effectif du club dans ses différentes catégories.

Le dossier de Lucas Ribeiro en standby
A côté de cet attaquant attendu avec impatience par les supporters «sang et or», l’idée de recruter un autre Brésilien, Lucas Riberio, le joueur du milieu de Petro Atletico, n’est pas complètement écartée. Le joueur est en fin de contrat le 30 juin en cours et Alexandre Santos le connaît parfaitement pour avoir été son entraîneur en Angola. L’arrivée de Lucas Riberio au Parc Hassène Belkhodja est donc toujours d’actualité et les prochains jours vont éclairer notre lanterne.

Hédi RASSAÂ

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Handball – Élections de la FTHB :  les clubs ont privilégié la continuité 

«Tout nouveau est beau» dit un proverbe. Mais, celui-ci perd automatiquement son sens et sa touche révolutionnaires, dès qu’il se heurte au mur du conservatisme. C’est là l’impression majeure qui s’est dégagée, au sortir des élections de la Fédération Tunisienne de Handball (FTHB) tenues, samedi dernier, à Hammamet. C’est d’autant plus vrai que ce scrutin s’annonçait serré et indécis, à la faveur notamment de la présence record des représentants des clubs (122 sur 127 affiliés à la fédération) et des appels au changement qui se relayaient, avec un rythme endiablé, sur les médias et Facebook. Bref, un vote-sanction était dans l’air. Or, au décompte final sorti par l’opération de dépouillement des bulletins de vote, la surprise a été immensément fulgurante : 87 voix pour les conservateurs, contre seulement 35 voix pour les défenseurs d’une nouvelle ère. Victoire écrasante qui en dit long sur la nette différence de standing entre les deux camps, c’est-à-dire entre une liste perdante lourdement pénalisée par une campagne électorale catastrophique, parce que lancée à la hâte, presque en dernière minute, et une liste qui a triomphé, pour avoir déclenché sa campagne cinq mois avant le jour du scrutin, ce qui lui a permis de gagner aisément du terrain et de rallier les suffrages, ne laissant que des miettes à la liste rivale, dont le président Kamel Senoussi a été d’ailleurs le premier à aller féliciter son adversaire, dans un beau geste de fair-play fortement salué par une salle debout.

Et de trois pour Karim Helali 
La victoire de la liste «Continuité et réussite», c’est aussi le plébiscite de son chef de file Karim Helali qui, avec cette troisième élection qui ira jusqu’à 2030, vient de battre le record de mandats à la tête de la FTHB (3), faussant ainsi compagnie à Mourad Mestiri, Rafik Khouaja et Youssef Kortbi (deux mandats). Plébiscite aussi, dans la mesure où il a été impitoyablement attaqué et dénigré, des mois durant, sur les réseaux sociaux «pour son narcissisme, sa politique de dictateur et la pauvreté de son bilan de président». Prenant son mal en patience, refusant de faire plaisir à ses rivaux qui l’appelaient à «rendre les armes et le tablier, pour éviter une dure raclée le 6 juin», il a tenu, mordicus, à continuer à se battre, en s’entourant de ses fidèles lieutenants jusqu’à la victoire. «J’ai, dieu merci, la peau d’un rhinocéros», s’exclama-t-il, radieux, après l’annonce du verdict des urnes. «J’ai pu, poursuit-il, résister à une campagne de dénigrement des plus féroces qui visait aussi bien ma personne que ma liste. Aujourd’hui, les évènements m’ont donné raison, comme en témoigne ce vote massif qui nous honore, tout en nous permettant de poursuivre, avec autant de détermination que de sérénité, la réalisation de notre projet mis en place lors du mandat précédent». Et notre interlocuteur de conclure en remerciant les clubs qui lui ont fait confiance, ainsi que la liste rivale «pour sa contribution à la réussite de cette fête de démocratie qui ne peut que nous rassurer sur l’avenir du handball tunisien».

Mohsen ZRIBI 

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La STAM : le syndicat s’oppose à toute privatisation de l’exploitation du quai industriel de Radès

Le syndicat de base des agents de la Société tunisienne d’acconage et de manutention (STAM) a réaffirmé, mardi, son attachement au maintien du caractère public de l’exploitation du quai des vracs industriels au port de Radès, mettant en garde contre toute attribution de cette activité à des opérateurs privés.

Lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’UGTT à Tunis, le secrétaire général adjoint de la centrale syndicale, Wajih Zidi, a souligné que la STAM constitue un maillon stratégique du système portuaire tunisien et contribue directement à l’activité économique et commerciale des ports du pays.

Il a estimé que la perte de l’exploitation du quai industriel risquerait d’affecter les ressources financières de l’entreprise et sa capacité à poursuivre ses missions.

Zidi a rappelé la position constante de l’UGTT en faveur du développement des entreprises publiques à travers le renforcement des investissements et l’amélioration de leur gouvernance, plutôt que la réduction de leur rôle économique.

De son côté, le secrétaire général du syndicat de base de la STAM, Issam Ben Amor, a indiqué que le litige porte sur un appel d’offres relatif à l’exploitation du quai industriel pour une longue période.

Selon lui, certaines conditions techniques, notamment l’exigence que le candidat soit importateur ou exportateur utilisant le quai pour ses propres marchandises, pourraient exclure de fait la STAM de la compétition.

Le syndicat estime que l’enjeu dépasse le cadre de l’entreprise et concerne l’avenir du secteur de l’acconage et de la manutention dans son ensemble.

Il a, par ailleurs, réaffirmé son attachement au dialogue et à la négociation pour parvenir à des solutions garantissant la continuité de l’entreprise et la préservation de l’intérêt général.

 

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Office des céréales : la Tunisie achète 75.000 tonnes de blé tendre par appel d’offres

L’Office des céréales de Tunisie a fait l’acquisition d’environ 75.000 tonnes de blé tendre d’origine optionnelle dans le cadre d’un appel d’offres international clôturé jeudi dernier, ont rapporté des négociants européens.
Selon Zonebourse, l’organisme public a accepté une offre «tout ou rien» de la part de la société de négoce Bunge, au prix de 268,16 dollars la tonne, frais et fret inclus (C&F), pour la totalité des 75.000 tonnes, précisent les négociants.
«Bunge» avait également soumis une offre inférieure à 267,59 dollars la tonne C&F pour un lot de 25.000 tonnes. L’expédition est prévue entre le 1er juillet et le 15 août, selon l’origine retenue.
Lors de son précédent appel d’offres pour du blé tendre le 31 mars, l’Office tunisien des céréales avait acheté environ 100.000 tonnes.

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Juve : accord trouvé avec Sørloth ?

À la recherche d’un nouvel avant-centre pour compenser le départ attendu de Dusan Vlahovic, la Juventus avance sur la piste menant à Alexander Sørloth (30 ans, 54 apparitions et 20 buts toutes compétitions cette saison). Selon un quotidien sportif italien, les dirigeants turinois ont trouvé un accord de principe avec l’international norvégien.
Le quotidien italien évoque un contrat jusqu’en juin 2029, avec une année supplémentaire en option. Reste désormais à convaincre l’Atletico Madrid, qui réclame plus de 30 M€ pour son attaquant alors que la Vieille Dame espère boucler l’opération pour un montant inférieur. Les discussions entre les deux formations pourraient également concerner l’avenir de Nico Gonzalez, dont le cas est étudié en parallèle.

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Budget 2027 : Srarfi examine les priorités du ministère des Affaires culturelles

La ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, a souligné la nécessité d’une coordination entre les différentes unités de travail afin de faciliter une bonne préparation entre toutes les parties prenantes pour l’élaboration du projet de budget du ministère pour l’année 2027 et sa mise en exécution dans les délais fixés. Elle a également insisté sur la nécessité de respecter les orientations générales des finances publiques et sur l’importance que les estimations budgétaires soient réalistes et permettent d’atteindre les objectifs visés.

Ces déclarations ont été faites alors qu’elle a présidé, hier lundi, une séance de travail consacrée à l’examen du projet de budget du ministère pour l’année 2027, en présence des cadres du ministère. Cette séance s’inscrit « dans le cadre du renforcement de l’application des règles de gestion administrative et financière du ministère », a indiqué le ministère sur son site officiel.

À cette occasion, la ministre a pris connaissance des différentes interventions au cours desquelles ont été présentés les projets de budgets généraux des institutions culturelles relevant de la compétence du ministère, et les a harmonisés en fonction des principaux besoins financiers, artistiques et logistiques définis par les directeurs et directeurs généraux de ces institutions. Elle a insisté sur la nécessité de privilégier la gouvernance et la transparence dans le soutien aux créateurs et de mettre l’accent sur les jeunes, de soutenir les infrastructures et la préservation du patrimoine, de réfléchir à des méthodes innovantes pour sa promotion, ainsi que de poursuivre la modernisation des institutions du ministère.

(d’après Tap)

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Le ministre de l’Intérieur célèbre l’intégration de deux nouvelles promotions de la protection civile

Le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, a présidé, lundi, la cérémonie de sortie de la 10e promotion des officiers et de la 6e promotion des sous-officiers de l’école d’application de la protection civile au titre de l’année 2025-2026.

Lors d’une allocution prononcée au siège du l’Ecole nationale de la protection civile (ENPC), le ministre a souligné que l’État tunisien accorde une importance particulière au développement des différents corps relevant du ministère de l’Intérieur, à travers la modernisation du système de formation et de qualification, un élément-clé dans le processus de  construction d’institutions solides face aux défis présents et futurs.

Le ministre a également mis l’accent sur la nécessité de moderniser les infrastructures de formation, d’actualiser les outils pédagogiques et de renforcer la coopération avec les institutions homologues et les organisations internationales spécialisées.

Evoquant les défis contemporains auxquels fait face la Tunisie, dont notamment, les changements climatiques, les catastrophes naturelles et les risques technologiques, Nouri a appelé les nouveaux diplômés à faire preuve d’un surcroit de vigilance et d’aptitude d’action, les exhortant à exploiter au mieux les connaissances et les compétences acquises lors de l’exercice de leurs missions.

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Malek Sassi Boughzala (coach parental) : l’arrivée d’un premier enfant fait naître une maman. L’arrivée d’un deuxième enfant fait souvent naître une nouvelle famille

Si tu as déjà connu cette sensation de devenir transparente à l’arrivée de ton enfant, c’est que tu es probablement une maman. Si tu ne connais pas cette sensation, sache que beaucoup de mamans autour de toi la connaissent très bien.Lorsqu’un enfant naît, il reçoit des cadeaux, des visites et toute l’attention de son entourage. On surveille son poids, son sommeil, ses premiers sourires, ses premiers mots. On s’émerveille de chaque étape de son développement. Mais le carnet de suivi de la santé physique et mentale de la maman, quelqu’un l’a vu passer ?Car il ne s’agit pas seulement de lui préparer de la soupe, du zrir et du fenugrec ! Quoique, personnellement, je valide totalement ces pépites, mais si et seulement si l’environnement qui va avec soutient lui aussi la maman, les parents !

Parce qu’une maman n’a pas « juste eu un bébé ». Elle n’a pas juste besoin de produire du lait pour le nourrir. Une femme qui accouche d’un bébé accouche aussi de la mère qui dormait en elle. Elle accouche parfois de blessures anciennes qui refont surface. Elle enterre sur la table d’accouchement une partie de son quotidien, de ses habitudes et de ses priorités pour en faire naître d’autres. Une version d’elle-même qu’elle a à peine le temps de quitter qu’une nouvelle version est déjà en train de naître.

Et pourtant, beaucoup de femmes vont passer des mois, parfois des années, à chercher celles qu’elles étaient avant, et je ne parle pas que de la taille ! Comme si l’objectif était de retrouver l’ancienne version d’elles-mêmes. Alors que le chemin le plus sain est souvent ailleurs. Il consiste à faire le deuil  pour laisser émerger une nouvelle version, plus riche, plus profonde, plus adaptée à ses ambitions. Une version qui demande à être découverte avec patience, foi et confiance plutôt qu’avec lutte et résistance.Et elle n’est pas la seule à devoir s’adapter à cette nouvelle version d’elle-même. Son conjoint découvre une nouvelle femme, âme et corps. Son enfant, quant à lui, attend de mieux se connaître à travers le regard et la présence de parents qui se cherchent eux-mêmes en même temps.

Une nouvelle charge mentale

Certaines femmes se découvrent plus sensibles, plus inquiètes, plus fortes aussi. Elles peuvent ressentir une joie immense le matin et se sentir dépassées, coupables ou épuisées quelques heures plus tard. Cette période n’est pas seulement une transition vers des nuits plus courtes et des journées hachées. C’est aussi une transition vers une responsabilité nouvelle, une charge mentale nouvelle et une vigilance permanente. Cette charge est souvent sous-estimée par l’entourage, mais parfois aussi par la maman elle-même, simplement parce que personne n’en parle vraiment.

Alors certaines femmes regardent autour d’elles et se disent : « La honte… Je suis la seule à vivre ça. Je ne suis pas assez pour être maman, la maman de cet enfant. » Alors que non. Elles sont nombreuses. Très nombreuses.

Je pense qu’il est essentiel de mettre des mots sur ce vécu et de le reconnaître. D’abord pour permettre à la maman de le reconnaître en elle-même, de l’accepter et de construire dessus une plus belle réalité. Ensuite pour permettre à son entourage de la soutenir efficacement.

Avant de parler de solutions, d’organisation, de retour au travail ou d’équilibre familial, il me semble essentiel de reconnaître cette vérité. Parce que beaucoup de femmes n’ont pas d’abord besoin qu’on leur explique comment mieux gérer leur temps. Elles ont besoin qu’on mette des mots sur ce qu’elles vivent, sans attente ni comparaison. Elles ont besoin d’entendre que leurs pensées parfois déconcertantes et leurs émotions intenses sont légitimes et normales, qu’elles ne sont pas seules, qu’elles ne sont pas faibles et surtout qu’elles ne sont pas folles. Car parfois, le premier remède n’est pas une solution. Le premier remède, c’est de se sentir comprise. Comme les autres et différente des autres en même temps.

En Tunisie, malgré tous les défis que rencontrent les jeunes parents, nous avons conservé quelque chose que je trouve précieux. Lorsqu’un bébé naît, il est rare qu’une famille laisse complètement seule une jeune maman. Une mère prépare un plat, fait le ménage, une sœur passe donner un coup de main ou accompagne les devoirs des autres enfants, une tante apporte les corbeilles pour organiser les affaires du bébé, une voisine prend des nouvelles, une grand-mère s’installe quelques jours.

Derrière ces gestes se cache une idée profondément juste : lorsqu’un enfant naît, une famille entière devrait prendre soin de celle qui vient de lui donner naissance, l’aider dans cette transition et lui transmettre les bonnes pratiques dans les meilleures conditions pour qu’elle puisse ensuite s’envoler de ses propres ailes.Et pourtant, même avec les meilleures intentions du monde, certaines maladresses se glissent souvent dans cette période déjà fragile.

La première consiste à s’occuper du bébé à la place de la maman plutôt que de s’occuper de la maman elle-même. Bien sûr qu’un parent a parfois besoin de souffler quelques minutes. Mais la maman a surtout besoin de présence auprès de son bébé pour apprendre à le connaître, créer un lien avec lui, découvrir ses mimiques, ses pleurs, son rythme et ses besoins. Cette rencontre a besoin de temps. Elle a besoin d’un vide fertile où la mère et l’enfant peuvent apprendre à se découvrir en tête à tête, en peau à peau. On ne vient donc pas aider machinalement. On ne vient pas appliquer à la lettre un rituel.  On ne vient pas faire ce qui nous a manqué dans notre propre accouchement. On vient à l’écoute de ce dont cette maman a réellement besoin, dans ses peurs à elle, dans ses doutes à elle, dans son histoire à elle.

La deuxième maladresse consiste à ne pas faire attention à ce que l’on raconte devant elle. « Il sera comme son frère. » « Il deviendra coléreux comme son père. » « Tu verras, ta vie va changer. » « Celui-là sera plus difficile. » Derrière ces phrases souvent anodines se cachent parfois les inquiétudes de la personne qui parle, ses comparaisons ou ses projections. Elles parlent davantage de celui qui les prononce que de cet enfant qui vient de naître et dont cette maman n’a pas besoin. J’ai envie de proposer une règle très simple : si tu penses que ce que tu vas dire aide cette maman, dis-le. Sinon, si tu as le moindre doute, bois ton jus au lieu de parler. Tu sentiras moins le malaise du silence et tu éviteras peut-être d’alourdir le sac à dos déjà bien rempli de cette famille.

La troisième maladresse consiste à écarter le papa au lieu de l’aider à prendre sa place. Sous prétexte qu’il travaille, qu’il fait les courses ou qu’il gère l’extérieur de la maison, on oublie parfois qu’un père est lui aussi en train de naître. Plus les autres prennent sa place, plus il peut avoir du mal à trouver la sienne. Et même si la maison est remplie de monde, la maman ressentira souvent ce vide. Car personne ne peut remplacer la place particulière qu’occupe un père auprès de son enfant et de sa compagne.

Parfois, le plus beau cadeau que l’on puisse faire à une jeune mère, c’est déjà de lui offrir un vrai cadeau à elle. Pas seulement à son bébé. C’est de lui apporter un repas, lui remplir son verre d’eau, lancer une machine à laver, lui permettre de fermer les yeux pendant une heure, s’occuper ponctuellement de son aîné ou simplement, et surtout, l’écouter sans lui offrir un catalogue de conseils, de remarques ou de comparaisons.

Aîné : comment l’aider à accueillir son petit frère ou sa petite sœur

En parlant de l’aîné justement…L’arrivée d’un premier enfant fait naître une maman. L’arrivée d’un deuxième enfant fait souvent naître une nouvelle famille.J’aime souvent utiliser cette image : imaginez trois personnes assises autour d’une table. Lorsqu’une quatrième personne arrive, personne ne quitte la table. Pourtant, tout le monde doit bouger un peu sa chaise. Chacun ajuste sa place pour permettre à l’autre de trouver la sienne. Et cela prend du temps.L’arrivée d’un deuxième enfant ressemble beaucoup à cela. Le bébé cherche sa place. L’aîné cherche sa place. La maman cherche sa place. Le papa cherche sa place. Et parfois même les grands-parents et l’entourage doivent réajuster la leur.Pendant des mois, parfois des années, l’aîné a grandi avec certaines habitudes, certaines attentions et certaines certitudes. Puis un jour, quelque chose change. Derrière ce que nous appelons souvent « jalousie » se cache bien souvent une question beaucoup plus profonde :« Est-ce qu’il reste encore une place pour moi ? Laquelle au juste ?»C’est là que la culpabilité s’invite souvent chez la maman. Celle de regarder son aîné et de penser : « Je ne suis plus aussi disponible qu’avant. » Puis de regarder son bébé et de penser exactement la même chose.

Alors laisse-moi te livrer un secret.

Le besoin principal du grand n’est pas que tu restes exactement la même maman dans des conditions complètement différentes. Son besoin principal est de trouver sa nouvelle place et que tu l’aides à la trouver sans trop de dégâts.Et cette place commence à se construire bien avant la naissance. Pendant la grossesse, aidons le à réduire l’écart entre l’image qu’il se fait de l’arrivée du bébé et la réalité qu’il va vivre. Répondons à ses questions. Accueillons ses émotions. Et si cela ne nous vient pas naturellement, cela s’apprend.Lorsqu’un enfant dit : « J’ai peur qu’il arrive quelque chose à maman », évitons le : « N’aie pas peur. »

Privilégions plutôt :

« Tu t’inquiètes. Je comprends. C’est normal. Tout cela est nouveau pour toi. Tu peux me poser tes questions. Je peux te raconter ce que les médecins en pensent. Je peux aussi te prendre dans mes bras. Nous pouvons prier ensemble. »Et si une larme vient, elle a toute sa place.Puis viennent les premières semaines. Celles où l’enfant vérifie une chose essentielle, souvent maladroitement, avec une sensibilité qui nous semble excessive et des comportements qui nous paraissent parfois bien étranges :« Est-ce que j’ai encore une place ici ? Si oui, laquelle ? »Mon secret pour cette période tient en un mot : le jeu.Les temps de jeu où la maman est disponible à 100 % pour son ou ses aînés.

Quand le bébé dort, évitons autant que possible :« Quand ton frère dormira, je jouerai avec toi. »Essayons plutôt :« Dans trente minutes, je pourrai jouer quinze minutes avec toi. Quinze minutes rien que toi et moi. Je te laisse réfléchir au jeu que tu aimerais choisir et finir tes devoirs d’ici là. »Bien sûr, cela demande d’anticiper et de  prévoir le relais si le bébé se réveille. Bref, d’avoir un plan B.Durant cette période, privilégions tout ce qui nourrit la relation entre la maman et l’aîné. Les jeux. Les câlins. Les moments de complicité. Les petits rituels. Déléguons momentanément les moments plus tendus comme les devoirs si c’est le vas chez vous. Parce qu’au fond, l’aîné n’a pas besoin d’entendre cent fois qu’il est toujours aimé.Il a besoin de le vivre.Et le jeu est son langage principal.C’est souvent à travers lui qu’il entendra le message le plus important :« Tu as toujours une sacrée place dans cette nouvelle configuration. »

Trouver sa place dans une nouvelle famille demande du temps. Trouver sa place dans une nouvelle organisation de vie aussi. Car pendant que certains parents commencent à peine à prendre leurs marques, une autre réalité se rapproche déjà : la reprise du travail.Oui, le congé maternité est court. Oui, les attentes de la société existent. Oui, les parents n’ont pas toujours le choix. Mais à force de regarder ce qu’on ne peut pas changer, on oublie parfois de préparer ce qu’on peut influencer.

Lorsque l’on sait que le retour au travail approche, l’énergie peut facilement être absorbée par les inquiétudes : qui va garder le bébé ? Est-ce le bon choix ? Est-ce trop tôt ? Que vont penser les autres ? Est-ce que mon enfant va souffrir de cette séparation ?Je propose à la maman  et au papa aussi  de tourner ces questions dans un autre sens pour pouvoir avancer.

« Si je décide de reprendre le travail, comment puis-je profiter au mieux des moments passés avec mon enfant le matin, le soir et les week-ends ? Quelles tâches puis-je déléguer pour préserver mon énergie et ma disponibilité émotionnelle ? Puis-je décaler certains horaires ? Les réduire temporairement ? M’organiser autrement le week-end et le faire savoir à ma famille ? Quels sujets ai-je besoin d’aborder avec mon partenaire pour avancer dans la sérénité et la transparence ?Si je choisis un certain mode de garde, qu’est-ce qui me fait réellement peur ? Une éducation différente de la mienne ? Le manque de sécurité ? Le regard des autres ? »

 Alors attendre d’une grand-mère, d’une nounou ou d’une éducatrice qu’elle reproduise exactement notre manière de faire est souvent une source de frustration.Si des doutes persistent, si certaines inquiétudes prennent trop de place, il est parfois plus utile d’en parler à un professionnel plutôt que de porter seule ces questions pendant des semaines ou des mois jusqu’à ce qu’elles se transforment en fatigue, en tensions ou en maux de tête.

                                                     Kamel Bouaouina

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Exportations : la Tunisie ambitionne de renforcer sa présence au Brésil

La Tunisie cherche à consolider sa présence sur le marché brésilien, notamment dans le secteur de l’huile d’olive, à la faveur de l’exonération des droits de douane à l’importation de l’huile d’olive vierge extra décidée par le Brésil en mars 2025, a indiqué lundi le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti.

Lors d’un entretien à Tunis avec le président de la Chambre de commerce arabo-brésilienne, William Adib Dib, en visite dans le pays à la tête d’une délégation d’hommes d’affaires brésiliens, le ministre a estimé que cette mesure ouvre de nouvelles perspectives aux exportateurs tunisiens et devrait favoriser l’augmentation des ventes vers ce marché.

 Nafti a également salué la participation de seize entreprises tunisiennes spécialisées dans l’exportation de l’huile d’olive et des dattes au 40e Salon international des industries agroalimentaires, organisé en mai à São Paulo.

De son côté, William Adib Dib a affirmé sa volonté de développer davantage les relations économiques entre les deux pays et d’explorer de nouvelles opportunités de partenariat.

Selon le ministère des Affaires étrangères, les discussions ont porté sur les moyens de dynamiser les échanges commerciaux et les investissements entre la Tunisie et le Brésil.

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Baccalauréat 2026 : visite du ministre de l’Éducation au centre de distribution des sujets à El Menzah

Le ministre de l’Éducation, Noureddine Nouri, a effectué lundi soir une visite  au centre de collecte et de distribution des épreuves écrites du baccalauréat, session 2026, installé au lycée sportif Pierre-de-Coubertin à El Menzah.

Lors de cette visite, le ministre s’est entretenu avec les responsables du centre ainsi qu’avec les personnels éducatifs qui y travaillent.

Il a pris connaissance d’un rapport détaillé sur l’avancement des opérations et a inspecté les infrastructures, les moyens logistiques et les conditions de travail, selon un communiqué du ministère de l’Éducation.

Noureddine Nouri a salué les efforts déployés par la communauté éducative et son engagement dans l’accomplissement des tâches qui lui sont confiées dans les délais impartis.

Il a appelé à davantage de vigilance et à un suivi permanent afin de garantir le bon déroulement des différentes étapes de l’examen du baccalauréat 2026 dans le respect des principes d’intégrité, de transparence et de mérite.

Le ministre s’est également informé des conditions d’hébergement et de restauration des élèves sportifs résidant à l’institut. Il a notamment visité le restaurant scolaire et examiné la qualité des services qui leur sont fournis.

Au cours d’un échange direct avec les élèves, il a écouté leurs préoccupations et les a encouragés à faire preuve d’assiduité et de persévérance, aussi bien dans leurs disciplines sportives que dans les matières académiques, soulignant que l’excellence repose sur la conjugaison de la réussite sportive et des performances scolaires.

(d’après Tap)

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Quand le sport des enfants devient un privilège

Il fut un temps où l’association sportive de quartier représentait beaucoup plus qu’un simple lieu d’entraînement. Elle était une porte ouverte, parfois la seule, vers un rêve possible. Un enfant y entrait avec un ballon usé, des chaussures modestes, une énergie débordante, et cette conviction silencieuse que le talent pouvait encore parler plus fort que l’argent. Le terrain était un espace de mélange social, de discipline et d’espérance. On y apprenait à courir, à tomber, à se relever, à respecter l’entraîneur, l’adversaire et le groupe. On y apprenait aussi que le sport pouvait sauver un enfant de la rue de l’ennui, du décrochage, parfois même d’un destin déjà écrit par la pauvreté.

Aujourd’hui, cette image s’efface peu à peu. Les associations sportives en Tunisie fonctionnent de plus en plus comme des structures privées, presque comme des sociétés indépendantes. Elles engagent leurs entraîneurs, fixent leurs horaires, organisent leurs catégories, communiquent comme des académies modernes et demandent aux parents des mensualités régulières. Sur le papier, rien de choquant : l’encadrement coûte de l’argent, les entraîneurs doivent être rémunérés, les équipements doivent être entretenus et les déplacements doivent être financés. Mais la question est aussi sociale. Que devient le sport lorsqu’il cesse d’être une passerelle vers l’intégration pour devenir un service payant réservé à ceux qui peuvent suivre ?
Car derrière les discours sur la formation, l’éducation sportive et la détection des talents, une réalité plus dure s’installe. Beaucoup de familles modestes n’osent même plus pousser la porte d’un club. Elles savent déjà que l’inscription, les mensualités, la tenue, les chaussures et parfois les frais annexes pèseront trop lourd sur un budget familial déjà fragile. Le rêve sportif de l’enfant se retrouve alors arrêté non par manque de talent, non par manque de volonté, mais par manque d’argent. On ne lui dit pas toujours directement : «Tu n’as pas ta place». On lui fait simplement comprendre que l’accès a un prix.

Le terrain public, le bénéfice privé
Ce qui rend cette situation encore plus problématique, c’est que ces associations exploitent souvent des infrastructures existantes, mises à disposition ou facilitées par les autorités locales. Des terrains municipaux, des salles publiques, des vestiaires et des espaces construits avec l’argent de la collectivité deviennent le cadre d’activités dont l’accès dépend ensuite de la capacité des parents à payer. Il y a là une contradiction profonde. Si l’infrastructure est publique, qu’elle appartient symboliquement à tous les citoyens, comment accepter que des enfants du même quartier en soient exclus parce que leurs parents ne peuvent pas régler une mensualité ?
Bien sûr, il ne s’agit pas de diaboliser les associations sportives. Beaucoup font un travail sérieux, parfois avec peu de moyens. Beaucoup d’entraîneurs donnent de leur temps, de leur énergie et de leur cœur. Beaucoup de dirigeants se battent pour faire vivre des structures fragiles. Mais il faut avoir le courage de regarder le problème dans son ensemble. Quand une association bénéficie de la tolérance, du soutien ou des infrastructures des autorités locales, elle ne peut pas se comporter uniquement comme une structure commerciale fermée sur sa logique financière. Elle porte aussi une responsabilité sociale. Elle agit dans un espace commun. Elle touche à l’enfance, à la jeunesse, à l’éducation et à l’égalité des chances.
Le sport n’est pas un luxe, il est une école parallèle. Pour certains enfants, il est même plus efficace que bien des discours moraux. Un terrain bien encadré peut éloigner un adolescent de la violence, de la marginalisation ou de la perte de confiance. Dans les quartiers défavorisés, il ne manque pas de talents. Ce qui manque souvent, ce sont les passerelles et les adultes capables de dire : cet enfant ne paiera pas, mais il jouera, parce qu’il a le droit d’essayer.

Redonner sa chance au talent
Il est donc urgent de penser à un mécanisme simple, clair et durable : toute association sportive bénéficiant d’une infrastructure publique ou d’un appui local devrait réserver un nombre déterminé de places gratuites à des enfants issus de familles défavorisées. Pas comme une faveur ni une opération de communication, mais comme un engagement normal. Ce serait une forme de retour à la collectivité. Si la ville offre le terrain et facilite l’activité, alors l’association doit à son tour ouvrir une partie de ses portes à ceux que le marché exclut.
Une telle mesure ne ruinerait pas les associations. Elle pourrait être organisée intelligemment, avec des critères transparents, en coordination avec les écoles, les municipalités, les maisons de jeunes ou les services sociaux locaux. Dans chaque catégorie d’âge, quelques places pourraient être réservées gratuitement. Les enfants concernés seraient sélectionnés selon deux critères simples : la situation sociale et la motivation sportive. L’objectif n’est pas seulement de chercher le futur champion, mais aussi d’offrir à des enfants une discipline, un cadre, une appartenance et une chance.
On demande aux jeunes d’être disciplinés, ambitieux, éloignés des mauvaises fréquentations, mais on leur ferme les lieux où cette discipline peut se construire. On se plaint de la rue, puis on rend le club inaccessible. On regrette la perte des valeurs, puis on transforme l’éducation sportive en produit commercial. On admire les grands sportifs quand ils réussissent, mais on oublie que beaucoup d’entre eux viennent de milieux simples, de quartiers ordinaires, parfois difficiles. Avant d’être des stars, ils étaient des enfants qui avaient seulement besoin qu’un adulte leur dise : «Viens, tu peux jouer.»
Le talent n’habite pas seulement les familles capables de payer. Il ne choisit ni l’adresse, ni le revenu des parents, ni la marque des chaussures. Il apparaît parfois dans une ruelle poussiéreuse, sur un terrain vague, dans une cour d’école, chez un enfant silencieux que personne ne remarque. Une politique sportive juste doit aller chercher ce talent-là. Elle doit le protéger de l’exclusion précoce. Car lorsqu’un enfant comprend très tôt que son rêve dépend de l’argent de ses parents, il n’abandonne pas seulement un sport. Il perd aussi une partie de sa confiance dans la justice sociale.
Il faut donc remettre du sens dans le fonctionnement de nos associations sportives. Elles peuvent continuer à percevoir des mensualités de ceux qui peuvent payer, car leur équilibre financier en dépend. Mais elles doivent aussi assumer une mission d’ouverture. Une association sportive n’est pas une salle privée de loisir. Elle travaille avec des enfants, pas avec de simples clients. Et un enfant ne devrait jamais être réduit à cette phrase brutale : «Tu payes ou tu ne joues pas». Le sport tunisien progressera lorsqu’il redeviendra capable d’accueillir ceux qui n’ont rien d’autre que leur talent et leur volonté. Offrir quelques places gratuites n’est pas un geste secondaire. C’est une manière de réconcilier le sport avec sa vocation première : former, rassembler et donner une chance.

Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

 

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Météo : prévisions du mardi 9 juin 2026

Temps peu nuageux sur la plupart des régions à quelquefois plus nuageux sur les hauteurs ouest du nord et du centre. Vent de secteur est relatiement fort à la fin de la journée au sud. Des  vents de sable locaux souffleront à l’extrême sud et vent faible à modéré sur le reste des régions.

Mer peu agitée à localement agitée aux golfes de Gabès et Hammamet.

Les températures sont en hausse, les maximales seront situées entre 31 et 36 degrés sur les régions côtières et les hauteurs et entre 36 et 41 degrés sur le reste des régions avec des vents locaux de sicrocco.

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