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Enseignement supérieur : la Tunisie augmente les bourses destinées aux étudiants en Europe

Un arrêté du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, daté du 24 juillet 2026 et publié vendredi au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), modifie les dispositions de l’arrêté du 16 mars 2010 régissant les bourses spécifiques et les bourses d’alternance accordées aux étudiants et chercheurs tunisiens poursuivant des études dans les pays de l’Union européenne (UE).

Le texte révise les articles 7 et 14 de l’arrêté de 2010 et fixe le montant de la bourse spécifique à l’équivalent en dinars tunisiens de 1 000 euros par mois. Cette somme se compose d’une bourse mensuelle de 800 euros et d’un prêt complémentaire de 200 euros.

Le nouvel arrêté prévoit également l’attribution d’une bourse d’alternance de 1 000 euros par mois aux chercheurs tunisiens inscrits en deuxième année de mastère de recherche ou en doctorat dans les établissements tunisiens, lorsque leurs travaux nécessitent un séjour de recherche ou un stage dans un pays de l’UE. Cette aide est accordée pour une durée maximale de six mois par année universitaire et peut être renouvelée à deux reprises au cours du cursus.

Cette bourse peut aussi bénéficier aux élèves des écoles publiques tunisiennes d’ingénieurs réalisant leur stage de fin d’études dans un pays de l’Union européenne, pour une période n’excédant pas six mois.

Son versement est subordonné à la présence effective du bénéficiaire sur le lieu du stage. À son retour, celui-ci est tenu de présenter, dans un délai d’un mois, une attestation justifiant la durée de son séjour ainsi qu’un rapport détaillant les travaux effectués. En cas de non-respect de cette obligation, les montants perçus devront être remboursés.

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ECONOMIE Meta renonce à son engagement pour des énergies propres, en plein boom des centres de données

Ce samedi, le géant américain Meta a confirmé s’être retiré d’un engagement pris aux côtés d’importantes multinationales et visant à utiliser exclusivement de l’électricité renouvelable, une marche arrière qui intervient en plein boom des très énergivores centres de données.

L’initiative RE100 de l’ONG Climate Group vise à encourager l’action climatique des entreprises et compte parmi ses 444 membres Apple, Google et Microsoft.

on site web ne mentionne plus Meta.

Un porte-parole du groupe, qui rassemble entre autres les réseaux sociaux Facebook et Instagram, a confirmé ce départ.

Il a aussi souligné les efforts de Meta pour investir dans les énergies renouvelables et l’absence de remise en cause de son objectif de recourir à des énergies propres pour l’intégralité de sa consommation d’électricité.

Le média spécialisé dans les énergies renouvelables Recharge News a été le premier à rapporter cette décision.

Meta avait rejoint l’initiative RE100 en 2016, selon une archive web visible sur Wayback Machine.

Ce retrait intervient dans un contexte de construction effrénée de centres de données par les grandes entreprises technologiques, des équipements essentiels pour entraîner et faire fonctionner l’intelligence artificielle (IA), mais très énergivores.

Le secteur dépense des sommes folles pour faire sortir ces immenses entrepôts de terre, les équiper des coûteuses puces électroniques, mais aussi assurer leur raccordement électrique.

Meta a ainsi conclu des accords avec des fournisseurs d’énergies pour la mise en service de nouvelles centrales à gaz, notamment pour alimenter son centre de données Hyperion en Louisiane, dans le sud des Etats-Unis.

Sur son site web, le groupe assure couvrir depuis 2020 100% de sa consommation d’électricité avec les « énergies propres et renouvelables » grâce aux investissements dans l’éolien et le solaire.

Mais pour l’ONG Climate Group, cela n’est plus suffisant.

« Après plusieurs discussions approfondies entre Meta et Climate Group, Meta s’est retirée de l’initiative RE100, car il n’est plus en mesure de répondre aux critères techniques en raison des investissements réalisés dans de nouvelles centrales au gaz », a déclaré un représentant de l’organisme, cité par Recharge News.

Meta n’est pas le seul géant technologique à opérer ce revirement. Microsoft a signé le mois dernier un accord avec Chevron pour alimenter un centre de données texan grâce au gaz naturel et Alphabet (Google) a aussi conclu le même genre de partenariat.

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Fête de la République : la Tunisie célèbre son 69e anniversaire

La Tunisie célèbre, ce samedi 25 juillet, le 69e anniversaire de la proclamation de la République, un événement historique qui a mis fin à la monarchie husseinite le 25 juillet 1957 et consacré la naissance de l’État républicain, sous la présidence de Habib Bourguiba.

Au-delà du changement de régime, cette proclamation a ouvert la voie à de profondes réformes institutionnelles, administratives, judiciaires et éducatives, ainsi qu’à l’adoption du Code du statut personnel, jetant les bases de l’État moderne.

En près de sept décennies, la Tunisie a connu plusieurs évolutions constitutionnelles, avec les Constitutions de 1959, 2014 et 2022.

Malgré les débats ayant suivi la révolution de 2011 sur le système politique, le choix républicain n’a jamais été remis en cause. Pour les historiens, la République demeure le socle de l’État tunisien, tandis que les enjeux actuels portent davantage sur le renforcement de ses institutions et leur capacité à répondre aux attentes des citoyens.

Cette commémoration intervient, également, au moment du lancement du Plan de développement 2026-2030, le premier élaboré dans le cadre de la Constitution de 2022. Axé sur une approche ascendante, il vise à promouvoir un développement régional équilibré, le renforcement des souverainetés, alimentaire, hydrique et énergétique, le soutien à l’emploi, la modernisation de l’administration et l’amélioration de la gouvernance.

Soixante-neuf ans après sa proclamation, la République tunisienne reste le cadre politique de référence. Le défi est désormais de consolider l’efficacité des institutions, d’accélérer le développement économique et social et de renforcer la confiance entre l’État et les citoyens.

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Les soldes d’été 2026 débutent le 7 août

Le lancement de la saison des soldes d’été 2026 est prévu pour le vendredi 7 août prochain et se poursuivra pendant six semaines.

Le président de la Chambre nationale syndicale du commerce des vêtements et tissus relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Mohsen Ben Sassi, a indiqué à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) qu’aucune réunion préparatoire n’a été tenue pour cette édition des soldes. Il a précisé que la date du 7 août est fixée conformément à la loi n°40 de 1998 réglementant les modalités de vente commerciale.

Selon lui, les soldes d’été ou d’hiver constituent une occasion importante pour dynamiser davantage l’activité commerciale dans le pays, avec des réductions dont le taux minimum est fixé à 20 %.

Mohsen Ben Sassi a appelé les commerçants à participer massivement aux soldes d’été cette année et à accélérer l’enregistrement de leur participation auprès des services centraux et régionaux du ministère du Commerce et du Développement des exportations. Il les a également encouragés à proposer des réductions attractives afin d’attirer davantage de clients.

Par ailleurs, il a invité les consommateurs à profiter largement de cette période, considérée comme un rendez-vous commercial important offrant un large choix de produits tunisiens et étrangers à des prix accessibles.

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L’UGTT insiste sur la nécessité de réformes structurelles des services publics

Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Slaheddine Selmi, a appelé, vendredi, à une révision des politiques publiques et des choix économiques afin de faire face aux difficultés que connaissent plusieurs secteurs et services publics.

Dans un discours prononcé à l’occasion du 69e anniversaire de la Fête de la République et diffusé sur la page officielle de l’UGTT, Selmi a souligné la nécessité de promouvoir davantage l’investissement et d’engager des réformes dans les entreprises publiques plutôt que de recourir à leur cession partielle ou totale.

Selon le secrétaire général de l’UGTT, la baisse du pouvoir d’achat, la hausse du coût de la vie, la dégradation des services publics et les difficultés touchant notamment les secteurs de la santé, de l’éducation, des transports, de l’électricité, de l’eau, des médicaments et des caisses sociales traduisent une crise profonde qui nécessite une révision des politiques publiques et une clarification des responsabilités.

Il a estimé que faire porter aux fonctionnaires et aux agents publics la responsabilité des dysfonctionnements et des crises accumulées ne contribue ni à établir la vérité ni à résoudre les problèmes, soulignant que ces derniers ne définissent pas les politiques publiques ni les priorités d’investissement, mais subissent, à l’instar de l’ensemble des citoyens, les conséquences de la crise.

Réaffirmant l’attachement de l’UGTT à la préservation des entreprises publiques, le responsable syndical a appelé à leur réforme afin qu’elles continuent à jouer leur rôle au service des citoyens et de l’économie nationale.

Selon lui, la sortie des crises actuelles passe par une vision fondée sur l’investissement, la modernisation et une réforme effective des structures publiques.

Selmi a également indiqué que l’UGTT propose une vision nationale fondée sur le dialogue, la production et la justice sociale. Cette approche comprend notamment la protection de l’État social, le redressement des entreprises publiques, la réforme des caisses sociales, l’instauration d’une plus grande justice fiscale, la lutte contre la corruption et les situations de monopole, ainsi que l’encouragement de l’investissement productif et d’un développement équilibré entre les régions.

Le secrétaire général a, en outre, estimé que la gestion des affaires publiques sans concertation suffisante avec les organisations nationales et les composantes de la société civile ne favorise pas la résolution des difficultés économiques et sociales.

Dans ce contexte, il a appelé à renforcer le dialogue et la consultation afin d’aboutir à des solutions consensuelles.

À l’occasion de la fête de la République, Selmi a rappelé que cette commémoration constitue une opportunité de réaffirmer l’attachement de la Centrale syndicale aux valeurs fondatrices de la République tunisienne, notamment la liberté, la justice et l’État de droit.

Il a souligné que ces principes impliquent le respect des droits et des libertés, l’équilibre entre les pouvoirs ainsi que la reconnaissance du rôle des organisations nationales indépendantes et de la société civile dans la consolidation de la stabilité du pays.

L’UGTT a, en outre, réaffirmé sa disposition à contribuer à l’élaboration de solutions « réalistes » en coopération avec les différentes forces nationales et les institutions de l’État, tout en réitérant son attachement à la défense des libertés syndicales, du dialogue social et de la justice sociale.

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Transition énergétique : la Tunisie lance un projet solaire dédié aux autoroutes

La Tunisie s’apprête à lancer le premier projet de production d’électricité solaire destiné à alimenter les infrastructures de la société des autoroutes, dans le cadre de sa stratégie de transition énergétique, ont annoncé vendredi les responsables du projet à l’issue d’une visite de terrain à la station de Oued Zarga, dans le gouvernorat de Béja.

Cette visite marque le démarrage effectif de l’accord de partenariat signé le 13 juillet entre l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) et la Société Tunisie Autoroutes.

Le directeur général de l’ANME, Nafeâ Bakkari, a indiqué que l’agence accompagnera l’entreprise en lui apportant un appui technique ainsi qu’un soutien financier via le Fonds de transition énergétique.

Cette coopération couvre également des actions de sensibilisation à la maîtrise de l’énergie, ainsi que le développement de la mobilité électrique et des infrastructures de recharge.

Le président-directeur général de Tunisie Autoroutes, Ahmed Ezzeddine, a précisé que le premier projet sera réalisé sur un terrain de cinq à six hectares à Oued Zarga afin de couvrir une part importante des besoins énergétiques de l’entreprise. L’expérience sera ensuite étendue à d’autres sites du réseau autoroutier.

Le programme prévoit également l’installation d’équipements économes en énergie, de systèmes intelligents de gestion de la consommation et la modernisation de l’éclairage public

. Les deux responsables ont, en outre, souligné la nécessité de développer un réseau national de bornes de recharge pour véhicules électriques le long des autoroutes.

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Tunisie-France : l’ambassadrice de France convoquée après une interview d’un individu recherché

La Tunisie a convoqué vendredi l’ambassadrice de France à Tunis pour lui adresser une « vive protestation » après la diffusion, sur une chaîne publique française, d’un entretien avec un individu recherché par la justice, a annoncé le ministère des Affaires étrangères.

Selon un communiqué, le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, agissant sur instruction du président Kaïs Saïed, a dénoncé une émission qui « porte atteinte à la souveraineté de l’État, vise sa sécurité nationale et ses institutions », tout en constituant un « appel explicite à la sédition et aux affrontements internes ».

Le responsable a exprimé la « vive indignation » des autorités tunlsiennes face à la répétition de ce type de contenus sur des médias publics français, accusés de diffuser des « propos incitatifs » et des « allégations mensongères » contre l’État tunisien.

Il a estimé que ces faits dépassaient le cadre de la liberté d’expression et de la déontologie journalistique, y voyant une « incitation à une intervention inacceptable dans les affaires intérieures » d’un État souverain ainsi qu’une tentative de porter atteinte à ses institutions et à sa sécurité nationale.

Le secrétaire d’État a également souligné que le caractère public du média concerné engageait, selon lui, la « responsabilité morale » de l’État français.

Il a ajouté que les autorités françaises ne pouvaient se retrancher derrière l’indépendance éditoriale ou la liberté de la presse et les a appelées à prendre, conformément à leur législation, les mesures nécessaires pour empêcher la répétition de tels agissements.

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Gestion hôtelière: l’EIGHT Hospitality Business Schoolobtient la certification EHL

 EIGHT Hospitality Business School, annonce l’obtention du statut « École Certifiée » par EHL (fondée en 1893 sous le nom d’École hôtelière de Lausanne), l’une des écoles pionnières au monde en gestion hôtelière. Cette certification marque une étape importante dans le parcours de ctte institution pour devenir une institution de référence dans l’ hôtellerie en Tunisie. Cette reconnaissance reflète la conformité de l’EHL  avec les normes de qualité rigoureuses de l’EHL et son engagement à fournir une éducation hôtelière de classe mondiale.EIGHT Hospitality Business School, franchit ainsi une nouvelle étape majeure de son développement : elle devient « Certified Member « du réseau des écoles Certifiées de l’EHL.

L’EHL est la première école hôtelière du monde, fondée en 1893 en tant qu’Ecole hôtelière de Lausanne. En 2026, pour la huitième année consécutive, l’EHL Hospitality Business School a été classée meilleure université au monde en management de l’hôtellerie et des loisirs par QS World University Ranking.Ce statut, plus exigeant que celui d’Associate Member précédemment détenu par l’école, témoigne de son engagement durable en faveur de l’excellence académique, de l’innovation pédagogique, de l’apprentissage par l’expérience et de l’employabilité de ses étudiants.

Cette certification permet également aux étudiants, diplômés de EIGHT d’obtenir le « Supplemental Certificate », délivré directement par l’EHL Hospitality Business School.

Une ascension en quatre ans

 Créée avec l’ambition de bâtir en Tunisie une école d’Hospitality ouverte sur le monde, étroitement connectée aux besoins de l’industrie et avec son propre hôtel d’application, The Nine Lifestyle Experience, EIGHT a connu une évolution remarquable en seulement quatre ans.

Après avoir obtenu l’agrément du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (N°1-2023), l’école a fait certifier son corps enseignant selon le référentiel QLF (Qualified Learning Facilitators) de l’EHL Hospitality Business School, avant d’intégrer le réseau des écoles certifiées de l’EHL avec d’abord le statut de « Associate Member », obtenu en octobre 2024, jusqu’à l’obtention aujourd’hui du statut de « Certified Member ».
Le réseau d’écoles Certifiées rassemble des établissements partageant les mêmes exigences d’excellence académique et professionnelle, présents notamment en Chine, au Maroc, en Jordanie, au Liban, au Népal, en Thaïlande… et désormais en Tunisie.

Une reconnaissance qui dépasse l’école

 Au-delà de l’institution, cette certification constitue une reconnaissance pour la Tunisie. Elle démontre que le pays est capable de former, sur son territoire, des professionnels répondant aux plus hauts standards internationaux de l’Hospitality.Elle renforce également le positionnement de EIGHT comme un véritable trait d’union entre la Tunisie et l’excellence mondiale dans les différents métiers du secteur de l’Hospitality.« Cette certification n’est pas seulement une reconnaissance pour EIGHT ; elle confirme que la Tunisie possède le talent, la vision et l’ambition nécessaires pour rayonner à l’échelle internationale dans le secteur de l’Hospitality. »Rym Ben Fadhel, CEO et Fondatrice de EIGHT Hospitality Business School.

                                                   Kamel Bouaouina

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Canicule : lancement de visites à domicile au profit des personnes âgées à Ben Arous

Une campagne de visites de terrain auprès des personnes âgées a été lancée, vendredi, dans le gouvernorat de Ben Arous, à l’initiative des directions régionales de la santé et des affaires sociales, afin d’assurer le suivi de leur situation sanitaire et sociale en cette période de fortes chaleurs.

Cette opération, menée par une équipe conjointe associant cadres paramédicaux, travailleurs sociaux et représentants des autorités locales, s’inscrit dans le cadre des mesures décidées pour prévenir les effets de la vague de chaleur sur les catégories vulnérables.

Une initiative qui intervient en application des recommandations de la Commission régionale de prévention et de lutte contre les catastrophes et d’organisation des secours, formulées lors d’une réunion tenue le 21 juillet au siège du gouvernorat de Ben Arous, consacrée à l’examen des dispositions à mettre en œuvre pour atténuer les effets des fortes températures sur les citoyens.

Dans une déclaration à la TAP, le directeur régional de la santé à Ben Arous, Farhat Zahmoul, a indiqué qu’une commission dédiée au suivi de la situation des personnes âgées a été constituée.

Elle regroupe des cadres paramédicaux, des spécialistes des affaires sociales ainsi que des représentants des autorités locales, chargés d’effectuer des visites de proximité, d’évaluer les besoins de cette catégorie vulnérable et de lui apporter l’assistance sanitaire et l’accompagnement social nécessaires.

Il a souligné que les personnes âgées sont particulièrement exposées, en période de fortes chaleurs, à des risques sanitaires tels que la déshydratation, l’épuisement thermique ou les coups de chaleur, ce qui nécessite de leur accorder une attention accrue, de les sensibiliser aux mesures préventives adaptées et de leur prodiguer les soins requis en cas de besoin.

Un calendrier quotidien de visites a ainsi été établi en coordination avec les autorités locales.

La commission a effectué, vendredi, des visites auprès de plusieurs personnes âgées relevant des délégations de Hammam-Lif et Ezzahra, avant de poursuivre cette opération dans les autres délégations du gouvernorat conformément au programme arrêté.

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Réforme de la sécurité sociale : vers un nouveau pacte social adapté aux mutations du travail

La réforme du système tunisien de sécurité sociale apparaît aujourd’hui comme l’un des grands chantiers sociaux des prochaines années. Longtemps construit autour d’un modèle classique de salariat stable et de relations de travail traditionnelles, ce système est désormais confronté à des mutations profondes du marché de l’emploi qui rendent indispensable une refonte de ses mécanismes de fonctionnement.

Télétravail, économie des plateformes numériques, nouvelles formes d’activité indépendante, vieillissement démographique, allongement de l’espérance de vie et déséquilibre financier des caisses sociales : autant de défis qui imposent une adaptation du cadre juridique et des mécanismes de protection sociale.

C’est dans ce contexte que le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a annoncé le lancement d’un vaste programme de réforme des régimes de sécurité sociale et de modernisation du système de protection sociale. Présentée à l’occasion de la huitième Conférence arabe sur les retraites et les assurances sociales organisée à Tunis, cette réforme ambitionne de répondre aux nouvelles réalités économiques tout en garantissant la pérennité financière des différents régimes.

Une réforme rendue inévitable

Le système actuel de sécurité sociale repose essentiellement sur des schémas conçus à une époque où l’emploi salarié à durée indéterminée constituait la norme. Or, cette réalité a profondément évolué. Le développement du travail indépendant, du télétravail, des plateformes numériques, des emplois flexibles ainsi que la multiplication des formes atypiques d’activité modifient progressivement les modes de création de richesse et les modalités d’exercice du travail. Parallèlement, le vieillissement de la population exerce une pression croissante sur les régimes de retraite. L’allongement de la durée de vie augmente naturellement le nombre de bénéficiaires de pensions tandis que le ralentissement des créations d’emplois formels limite l’augmentation du nombre de cotisants. Ce déséquilibre fragilise progressivement les équilibres financiers des caisses sociales. Dans ces conditions, une simple réforme paramétrique ne suffirait plus. C’est l’ensemble du modèle qui appelle aujourd’hui à une réflexion globale.

La continuité des réformes engagées

Cette nouvelle réforme s’inscrit dans la continuité des transformations engagées ces dernières années par le Président de la République, Kaïs Saïed, dans le domaine du droit du travail. La révision du Code du travail, notamment les dispositions relatives au contrat de travail, a constitué une étape importante dans la lutte contre la précarité de l’emploi. En mettant fin à plusieurs formes d’utilisation abusive des contrats précaires et en renforçant les garanties offertes aux salariés, cette réforme a consacré le principe selon lequel le travail constitue avant tout un droit devant assurer stabilité, dignité et protection sociale. La volonté affichée est de replacer le travailleur au centre des politiques publiques et de garantir un meilleur équilibre entre les intérêts économiques des entreprises et les droits sociaux des salariés. La réforme annoncée de la sécurité sociale apparaît ainsi comme le prolongement naturel de cette nouvelle philosophie.

L’un des aspects les plus remarqués des déclarations du ministre des Affaires sociales réside dans l’approche retenue. Issam Lahmar a insisté sur le fait que cette réforme ne serait pas conçue selon une logique exclusivement comptable destinée à combler les déficits des caisses sociales. L’objectif affiché consiste au contraire à construire un système répondant davantage aux besoins réels des citoyens. Cette orientation traduit une évolution importante de la conception même de la protection sociale. La sécurité sociale ne constitue pas uniquement un mécanisme financier. Elle représente l’un des principaux instruments de solidarité nationale. Elle garantit aux travailleurs une protection contre les principaux risques de la vie : maladie, vieillesse, invalidité, accidents professionnels ou perte de revenus. Préserver cette fonction sociale demeure aujourd’hui essentiel.

Deux projets de loi pour accompagner les mutations du travail

Parmi les premières traductions concrètes de cette réforme figurent deux projets de loi dont la préparation est désormais achevée. Le premier concerne le télétravail dans le secteur privé. Depuis plusieurs années, cette forme d’organisation connaît un développement rapide, accéléré notamment par les évolutions technologiques et les nouvelles attentes des entreprises. Pourtant, son encadrement juridique demeure encore incomplet. Le futur texte devrait préciser les droits et obligations respectifs des employeurs et des salariés, les conditions d’exercice du télétravail, les règles relatives au temps de travail, à la santé au travail, à la protection des données ainsi qu’à la couverture sociale. Le second projet porte sur l’économie des plateformes numériques. Ce secteur regroupe désormais plusieurs dizaines de milliers de travailleurs exerçant dans les domaines du transport, de la livraison, des services numériques ou encore des prestations à domicile. Or, nombre de ces travailleurs évoluent actuellement en dehors des régimes classiques de protection sociale. Le futur cadre juridique devrait définir leur statut, préciser leurs droits sociaux et organiser leur affiliation aux régimes de sécurité sociale. Il s’agit là d’un enjeu majeur afin d’éviter qu’une partie croissante de la population active ne demeure durablement exclue des mécanismes de protection.

La réussite de cette réforme dépendra néanmoins de sa capacité à concilier deux exigences parfois difficiles à rapprocher. D’un côté, il convient d’améliorer les droits sociaux, d’élargir la couverture des travailleurs et de mieux protéger les catégories les plus vulnérables. De l’autre, il demeure indispensable d’assurer la viabilité financière des régimes de retraite et d’assurance sociale. Cette équation constitue aujourd’hui un défi partagé par la plupart des pays. L’augmentation des dépenses sociales ne peut durablement être financée sans une amélioration du taux d’emploi formel, une réduction du travail informel et une meilleure mobilisation des cotisations sociales. La lutte contre l’évasion sociale et la généralisation progressive de la couverture sociale apparaissent donc comme des leviers complémentaires de cette réforme.

Au-delà des aspects techniques, cette réforme ouvre un débat beaucoup plus large sur l’avenir du modèle social tunisien. Les mutations technologiques, la transformation des métiers, la digitalisation de l’économie et l’évolution des formes d’emploi conduisent à repenser les fondements mêmes de la protection sociale. Le système de demain devra probablement être plus souple, plus inclusif et capable d’accompagner des parcours professionnels devenus beaucoup plus diversifiés qu’auparavant. La sécurité sociale ne pourra plus être exclusivement liée au contrat de travail traditionnel. Elle devra progressivement intégrer l’ensemble des nouvelles formes d’activité économique.

Un nouveau contrat social

La réforme annoncée dépasse largement le cadre des seules caisses de sécurité sociale. Elle participe d’une réflexion plus globale sur l’avenir du travail, de la solidarité nationale et du développement économique. En poursuivant la modernisation du Code du travail, en préparant un cadre juridique pour le télétravail et l’économie des plateformes et en engageant une refonte des régimes de protection sociale, les pouvoirs publics entendent adapter les institutions sociales aux profondes transformations du marché de l’emploi.

L’enjeu consiste désormais à bâtir un système conciliant efficacité économique, justice sociale et soutenabilité financière. Car la pérennité de la sécurité sociale ne dépend pas uniquement de l’équilibre des comptes, elle repose également sur sa capacité à protéger efficacement tous les travailleurs, quels que soient leur statut, leur mode d’exercice ou les évolutions futures du monde du travail. C’est dans cette perspective que s’inscrit la vision défendue par le président de la République, Kaïs Saïed, qui fait de la lutte contre la précarité, de la consolidation des droits des travailleurs et du renforcement de la justice sociale les fondements d’un nouveau contrat social, adapté aux défis économiques et sociaux de la Tunisie contemporaine.

Ahmed NEMLAGHI

 

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Météo : prévisions du samedi 25 juillet 2026

Le ciel sera couvert ce samedi par quelques nuages, puis le temps sera partiellement nuageux sur la plupart des régions, avec apparition de cellules orageuses locales accompagnées de quelques pluies sur les hauteurs ouest du centre, l’après-midi.

 Ces précipitations concerneront certaines régions de l’Est, selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie(INM).

Vent de secteur Est près des côtes et de secteur ouest dans le reste des régions, faible à modéré puis se renforçant relativement près des côtes nord, au cours de la nuit.

Mer peu agitée à agitée dans le nord.Températures toujours en hausse à l’intérieur du pays et les maximales seront comprises entre 36 et 42 degrés près des côtes et sur les hauteurs et entre 43 et 49 degrés ailleurs, avec vent de sirocco.

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La Poste annonce l’ouverture exceptionnelle de plusieurs bureaux samedi

Les bureaux de la  Poste tunisienne assureront, à titre exceptionnel, une séance de travail demain samedi 25 juillet, correspondant à la célébration de la Fête de la République, afin de permettre aux citoyens, notamment aux bénéficiaires de pensions de retraite, de procéder au retrait de leurs allocations.

Dans un communiqué publié, vendredi, La Poste tunisienne précise que cette permanence exceptionnelle sera assurée de 9h00 à 12h15 dans l’ensemble de ses bureaux.

Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’engagement de La Poste à garantir la continuité du service public et à assurer la disponibilité de ses prestations au profit des usagers dans les meilleures conditions.

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La formation professionnelle évolue sous l’impulsion de la transition énergétique

La transition énergétique est aujourd’hui une réponse concrète aux défis environnementaux auxquels nous faisons face. Travailler dans ce secteur, c’est contribuer directement à la réduction des émissions de CO2, à la promotion des énergies renouvelables et à l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments. Le marché de l’emploi tunisien évolue sous l’impulsion de la transformation numérique et de la transition énergétique. Porté par les investissements dans les énergies renouvelables, l’industrialisation et les grands projets nationaux, il offre de nouvelles perspectives aux jeunes diplômés. Choisir un métier d’avenir ne consiste plus à suivre une mode, mais à développer des compétences qui répondent aux besoins réels des entreprises et de la transition énergétique.

Les métiers de la transition énergétique couvrent de nombreux corps de métiers, allant du chantier au bureau, de la rénovation énergétique des bâtiments à la gestion des énergies renouvelables, en passant par le conseil en efficacité énergétique. Ces métiers ont un sens : répondre à une demande croissante pour un mode de vie plus durable en offrant des solutions concrètes. 

L’avenir des métiers de la transition énergétique

C’est dans ce cadre que, à travers son programme THAMM Plus, mandaté par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et cofinancé par l’Union européenne, la GIZ a lancé un cycle de formations courtes de spécialisation dans les métiers de la transition énergétique : des compétences aujourd’hui recherchées en Tunisie comme à l’international, en particulier en Allemagne. Le programme est mené par le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi en partenariat avec Swisscontact, l’Agence Tunisienne de la Formation Professionnelle (ATFP), l’Agence Nationale pour l’Emploi et le Travail Indépendant (ANETI) et la Fédération Nationale de l’Électricité et de l’Électronique (FEDELEC). Grâce à une approche participative avec le secteur privé, ces formations répondent aux besoins réels des entreprises. L’objectif est de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes aussi bien sur le marché tunisien que sur le marché allemand, dans les nouveaux métiers verts. «La transition énergétique transforme profondément les besoins en compétences et ouvre de nouvelles perspectives d’emploi. À travers THAMM Plus, la GIZ adopte une approche systémique qui relie l’analyse des besoins du marché du travail, le développement de formations adaptées, le renforcement des liens avec les entreprises et l’accompagnement vers des opportunités professionnelles en Tunisie et à l’international. En collaboration avec nos partenaires tunisiens et le secteur privé, nous contribuons ainsi à construire des parcours de compétences durables dans les métiers verts», a déclaré Andrea Milkowski, coordinatrice du cluster Formation, Marché du Travail, Migration de la GIZ.

 

Le photovoltaïque, la comptabilité carbone et l’efficacité énergétique au menu 

Mis en œuvre en collaboration avec les acteurs nationaux de la formation professionnelle, ces parcours de spécialisation sont développés selon une approche de formation co-construite entre le secteur public et le secteur privé, dans le cadre du programme TAKWEEN financé par la Coopération suisse et mis en œuvre par Swisscontact sous l’égide du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Ils associent l’Agence Tunisienne de la Formation Professionnelle (ATFP) et la Fédération Nationale de l’Électricité et de l’Électronique (FEDELEC), sous la tutelle du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle. D’une durée de 10 à 34 jours, ces formations de 275 jeunes diplômés couvrent le photovoltaïque, la comptabilité carbone, l’efficacité énergétique raccordée au réseau, ainsi que l’efficacité énergétique dans l’habitat et le tertiaire. Elles combinent théorie, mises en situation pratiques et approche orientée métier, pour que chaque participant reparte avec des compétences immédiatement valorisables en entreprise.

Ainsi, la Tunisie confirme son ambition de devenir un acteur majeur de la transition énergétique. Les investissements dans les énergies renouvelables, notamment le solaire et l’éolien, ainsi que les projets liés à l’efficacité énergétique, créent de nombreuses opportunités pour les jeunes diplômés tunisiens. De nombreux parcours donnent aujourd’hui accès à des métiers porteurs dans les énergies renouvelables, offrant ainsi aux jeunes des perspectives d’emploi solides. Réussir son insertion professionnelle suppose d’anticiper les besoins du marché tunisien et de choisir une formation en phase avec les secteurs qui recrutent. Développer des compétences techniques, renforcer ses qualités humaines et rester ouvert à l’apprentissage continu sont les meilleurs leviers pour construire une carrière durable dans une économie en pleine transformation.

Kamel BOUAOUINA



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Une chaleur caniculaire à n’en plus finir : quand le sirocco joue les prolongations en nocturne 

Voilà déjà près de deux semaines que dame Nature se plaît à nous tuer de chaleur intense, de coups de sirocco répétitifs ou permanents et à nous faire accepter l’inacceptable, allant jusqu’à avoir un air sadique qui rit de nous. Avec une moyenne de quarante degrés le jour et de trente degrés la nuit, le rythme que le temps nous réserve y est savamment respecté et nos corps se meurent petit à petit et de jour en jour, s’exposant à une atmosphère lourde, en plus d’être humide. On sue chez soi en permanence, où l’on est contraint de prendre  des douches successives, mais la chaleur prend toujours le dessus. Et le comble, c’est que l’on ne sent plus le vent souffler. En effet, sa vitesse reste très faible ou demeure parfois au point zéro. On s’abrite de ces violentes attaques, en utilisant un éventail traditionnel pour retrouver le vent perdu et on n’opte pas pour le climatiseur ou le ventilateur qui pourrait jouer de très mauvais tours à la santé de l’être humain, à cause de la présence permanente de la sueur qu’on voudrait chasser par tous les moyens possibles. En utilisant l’éventail, on désespère, car le fond de l’air n’est point frais. Sur un rythme soutenu qui met l’organisme à rude épreuve, on feint de ne pas vivre de tels moments difficiles. Fatigués, on s’écroule, emportés par un sommeil, tantôt léger, tantôt profond. Et on se réveille après avoir roupillé durant une heure. En forme ? Que non ! Car la pression atmosphérique est restée assez élevée dans un lieu de repos qui semblait être loin du soleil et de la chaleur régnante. 

Des records battus ?

Cette situation exceptionnelle d’une météo qui fait des siennes, tout au début de l’été, nous rappelle celle de l’été 1982 où l’on avait eu et vécu en Tunisie des pics de chaleur élevés durant le jour où les températures avaient atteint  quarante sept degrés et jusqu’à trente quatre degrés la nuit, avec parfois des coups de chaleur inquiétants et surprenants. Quarante quatre ans après, cette situation s’est renouvelée de plus belle, où la chaleur diurne et nocturne est encore plus élevée avec des régions où le thermomètre est monté jusqu’à quarante neufs degrés et trente six degrés. Et cette année, une nouvelle indication relative à ces chaleurs désastreuses nous a été donnée. Les météorologues nous apprennent aujourd’hui qu’il s’agit d’un dôme de chaleur qui prolonge la canicule et qui se forme lorsque la masse d’air se réchauffe suffisamment dans la journée et provoque des températures anormalement élevées sur une grande étendue géographique. Ce dôme de chaleur est venu s’installer sur les pays du Nord de l’Afrique et ceux du Sud de l’Europe. D’où la vague de chaleur qui a frappé la France depuis le mois de juin et qui continue de sévir là-bas. Sous nos cieux, cela perdure depuis près de deux semaines, comme précédemment indiqué, et l’on espère que ce phénomène quittera nos régions au plus vite, car il a déjà causé au pays tant et tant de maux,  directement ou indirectement. 

Lotfi BEN KHELIFA



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Incendies : appel à une vigilance accrue et à une meilleure coordination

Le secrétaire d’État auprès du ministre  de l’Intérieur, chargé de la Sécurité nationale, Sofien Bessadok, a appelé à renforcer la préparation opérationnelle et à maintenir un niveau maximal de vigilance face aux incendies de forêt, à l’issue d’une visite effectuée jeudi au mont Takrouna, dans la délégation de Sakiet Sidi Youssef.

Selon un communiqué publié vendredi, le responsable a insisté sur la nécessité de faire de la sécurité des citoyens ainsi que des agents et officiers mobilisés sur le terrain « la priorité absolue » à toutes les étapes des opérations de lutte contre les incendies.

Au cours de cette visite, Sofien Bessadok a pris connaissance de l’évolution de la situation, de l’avancement des opérations de confinement des flammes et des efforts engagés pour maîtriser les foyers encore actifs. Il s’est également informé des mesures préventives mises en œuvre pour protéger les habitants des zones forestières voisines ainsi que des moyens humains et matériels mobilisés.

Le secrétaire d’État a salué les efforts des différentes structures engagées dans les opérations, notamment les unités de la Protection civile, de l’armée, de la Garde nationale, de la Direction générale des forêts et les membres de la commission régionale de prévention des catastrophes, de lutte contre celles-ci et d’organisation des secours.

Il a enfin appelé à renforcer la coordination entre l’ensemble des intervenants afin d’assurer une utilisation optimale des ressources disponibles et de contenir la propagation de l’incendie.

Sofien Bessadok était accompagné lors de cette visite du directeur général de l’Office national de la protection civile et du directeur général commandant de la Garde nationale.

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AC Milan : Luka Modric signe une prolongation d’un an

Le Ballon d’or croate Luka Modric a prolongé d’une saison, jusqu’en juin 2027, son bail avec l’AC Milan, a annoncé le club lombard jeudi.

      A bientôt 41 ans, le milieu de terrain s’est réengagé jusqu’au 30 juin 2027 avec les Rossoneri qu’il avait rejoints en 2025, inscrivant deux buts la saison dernière en 37 matches.

      « L’un des joueurs les plus brillants et emblématiques du football mondial poursuivra son aventure sous le maillot rossonero », s’est réjoui l’AC Milan dans un communiqué.

      Ballon d’or 2018, Luka Modric a été finaliste de la Coupe du monde 2018 avec la Croatie et vainqueur de six Ligues des champions sous les couleurs du Real Madrid où il a évolué de 2012 à 2025.

      Lors du dernier Mondial américain, il a mené la Croatie jusqu’en seizième de finale où elle est tombée face au Portugal (2-1) au terme d’une rencontre haletante, le 2 juillet à Toronto.

      Cinquième de Serie A au terme d’une saison décevante, l’AC Milan vient de changer d’entraîneur, le Portugais Ruben Amorim succédant à l’Italien Massimiliano Allegri.

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Coupures d’électricité : l’organisation des entrepreneurs saisira la justice

-Le bureau exécutif de l’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) a publié, jeudi,  un communiqué cinglant, dénonçant les coupures répétées et non programmées d’électricité qui ont infligé de lourdes pertes matérielles à des centaines d’entreprises.

Pour l’organisation, ces incidents ne sont pas de simples « accidents techniques » : ils menacent la continuité de l’activité économique et pèsent directement sur l’investissement, la production et l’emploi.

Dans son communiqué, l’ONE a dressé un bilan sévère, pointant des lacunes structurelles dans la gestion du système énergétique national, l’absence de planification stratégique, une vision à court terme outre l’incapacité à garantir un approvisionnement continu en électricité, service public indispensable à toute économie.

Face à ces coupures à répétition, l’ONE promet une réplique juridique. Pour ce faire, elle a constitué une cellule d’avocats et d’experts en droit pour accompagner les entreprises sinistrées dans la constitution des dossiers, la collecte des justificatifs et l’engagement des procédures légales.

Bien plus, l’ONE étudie les recours et n’exclut aucune action devant les instances judiciaires et administratives compétentes.

Selon l’organisation, la STEG est directement mise en cause. Elle lui impute la responsabilité pleine et entière des dommages et appelle toutes les entreprises lésées à lui transmettre factures, rapports techniques et tout document attestant l’étendue des pertes subies.

Sur le plan opérationnel, l’organisation adresse aux autorités publiques une liste de mesures urgentes parmi lesquelles figurent la priorité d’alimentation aux zones industrielles et unités de production, la création d’une cellule de crise nationale multipartite, l’ouverture d’un mécanisme transparent de déclaration et d’évaluation des dommages, et la mise en place de dispositifs d’indemnisation pour les entreprises dont les pertes sont établies.

Fondée début 2020, l’ONE fédère petites et moyennes entreprises, entrepreneurs, artisans, professions libérales et structures professionnelles de tous les secteurs, agriculture, industrie, commerce, artisanat et services.

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Cybersécurité : la Poste met en garde contre des campagnes de phishing

La Poste tunisienne a mis en garde, jeudi soir, les détenteurs de cartes de paiement électronique et de portefeuilles numériques « e-Dinar Wallet » contre des sites internet usurpant son identité afin de soutirer leurs données personnelles dans le cadre d’opérations de hameçonnage (phishing) et de piratage.

Dans un avis publié sur ses réseaux sociaux, l’établissement a précisé n’avoir aucun lien avec ces plateformes frauduleuses, soulignant qu’il ne demande jamais à ses clients de communiquer leur mot de passe ni leur code confidentiel.

La Poste tunisienne a indiqué avoir engagé les procédures judiciaires nécessaires contre les sites concernés.

L’institution avait déjà diffusé un avertissement similaire en février dernier à l’attention des utilisateurs de ses cartes de paiement électronique et de ses po

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Causes et conséquences

Les journées de canicule, marquées par des températures ayant dépassé les 47°C, ont mis à rude épreuve les infrastructures de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), ainsi que sa capacité à répondre à une forte demande en électricité.

Face à cette pression exceptionnelle exercée sur le réseau, des coupures de courant ont été enregistrées dans la quasi-totalité des régions du pays. D’une durée variant d’une heure à plus de six heures, ces interruptions ont été annoncées quotidiennement par la STEG, de jour comme de nuit, à travers des communiqués précisant les zones concernées, du nord au sud du pays.

Une mesure qui a été expliquée par le président-directeur général de la STEG, Fayçal Trifa et qui porte le nom technique de «délestage».

Mais, au-delà de leur aspect technique, ces coupures survenues en pleine vague de chaleur extrême, ont entraîné des répercussions considérables. 

Sur le plan socioéconomique, de nombreux commerçants ont vu leurs marchandises se détériorer sous l’effet de la chaleur après plusieurs heures sans électricité. Des pâtisseries, des boulangeries, des chambres froides et d’autres établissements ont été contraints de suspendre leur activité, tandis que plusieurs unités industrielles ont dû interrompre leur production. Une situation qui a engendré des pertes importantes pour de nombreux professionnels.

Les coupures ont également eu de lourdes répercussions sur de nombreux travailleurs, qui n’ont pas pu exercer leur activité et se sont retrouvés privés de leur revenu quotidien. C’est notamment le cas des employés d’usines, des serveurs dans les cafés et les restaurants, ainsi que de nombreux autres travailleurs dont l’activité dépend directement de l’alimentation électrique.

Toutefois, les conséquences les plus préoccupantes concernent sans doute la santé des citoyens. Les coupures de courant ont particulièrement affecté les personnes souffrant de maladies chroniques et dépendantes d’appareils médicaux fonctionnant à l’électricité, notamment les concentrateurs d’oxygène utilisés à domicile.

Cette situation a d’ailleurs été signalée par l’hôpital Abderrahmen Mami de Pneumo-Phtisiologie de l’Ariana.

Dans un communiqué, l’établissement a indiqué qu’en raison de la vague de chaleur exceptionnelle que connaît le pays et des coupures d’électricité enregistrées dans plusieurs régions, une augmentation notable du nombre de patients atteints d’insuffisance respiratoire chronique a été constatée ; ils sont accueillis aussi bien au service des urgences que dans les services des maladies respiratoires, notamment parmi les patients dépendant de l’oxygénothérapie à domicile.

L’hôpital a précisé que, depuis le début de cette situation exceptionnelle, l’ensemble de ses moyens humains et logistiques a été mobilisé afin d’assurer une prise en charge immédiate de tous les patients, tout en garantissant la continuité des soins et la disponibilité des services de santé dans les meilleures conditions possibles.

Un système électrique fragile

Mais une question revient avec insistance : pourquoi le pays en est-il arrivé à ces coupures d’électricité ? Pourtant, la hausse de la consommation durant la saison estivale est un phénomène récurrent et prévisible. Depuis plusieurs mois, les autorités assuraient avoir pris les dispositions nécessaires pour faire face aux besoins de la période estivale.

Une partie de la réponse a été apportée par le P-DG de la STEG, Fayçal Trifa, dans une déclaration accordée à l’agence Tunis Afrique Presse (TAP). Selon lui, les coupures enregistrées ces derniers jours sont principalement dues à l’utilisation massive des climatiseurs, favorisée par les températures exceptionnellement élevées.

Le responsable a précisé que, durant les heures de pointe, entre 14h00 et 16h00, la consommation électrique a atteint près de 5.000 mégawatts (MW) par jour, soit une hausse d’environ 30% par rapport à une journée normale.

Afin de préserver l’équilibre entre la production et la consommation et d’éviter une surcharge du réseau, la STEG a eu recours, de manière ponctuelle, à une réduction programmée des charges, autrement dit à des coupures ciblées d’électricité. «Ces interruptions, qui n’excèdent normalement pas une heure, épargnent les infrastructures sensibles et stratégiques, notamment les établissements de santé», a-t-il expliqué.

Selon Fayçal Trifa, cette mesure vise avant tout à éviter un scénario beaucoup plus grave, un effondrement généralisé du réseau électrique national, soit un «black-out». Il a également précisé que lorsqu’une coupure dépasse une heure, cela est généralement dû à une panne technique.

Cependant, ces explications ne suffisent pas à elles seules à comprendre l’ampleur de la crise. Un autre élément, révélé par le ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie par intérim, Slah Zouari, lors d’une séance parlementaire, met en évidence une fragilité plus structurelle du système électrique.

Le ministre a indiqué que les centrales de la STEG produisent, en temps normal, près de 20.000 GWh d’électricité, alors que la consommation nationale avoisine les 22.000 GWh. Ce déficit, qui s’élève à environ 10% selon les précisions du ministre, est habituellement compensé par des importations d’électricité en provenance de l’Algérie.

Autrement dit, même en période normale, la production nationale ne couvre pas entièrement les besoins du pays. Lorsqu’une vague de chaleur exceptionnelle provoque une explosion de la demande, la marge de manœuvre devient extrêmement limitée, rendant le recours aux délestages presque inévitable.

Nouha MAINSI



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Canicule et coupures d’électricité : un problème national qui pénalise l’économie et le quotidien des Tunisiens

Les coupures répétées d’électricité ne sont plus de simples incidents ponctuels. Elles sont devenues, au fil des dernières années, un phénomène récurrent qui touche de nombreuses régions du pays et qui finit par affecter tous les secteurs de l’économie. Si les conséquences sont particulièrement visibles aujourd’hui dans le gouvernorat de Nabeul, où les producteurs de tomates font face à une situation dramatique, le problème dépasse largement le cadre agricole. Il touche les entreprises, les commerces, les services publics, les artisans, les ménages et, plus généralement, l’ensemble de l’activité économique nationale.

Ces derniers jours, les agriculteurs de Nabeul ont tiré la sonnette d’alarme après avoir subi d’importantes pertes provoquées par les interruptions répétées de l’alimentation électrique. Plusieurs unités de transformation de tomates ont dû interrompre leur activité, tandis que d’autres fonctionnent avec une capacité fortement réduite. Résultat : les camions chargés de tomates s’accumulent devant les usines pendant des heures, parfois plusieurs jours, avant que les producteurs ne soient informés que leur marchandise ne peut finalement pas être réceptionnée en raison de sa détérioration. Dans un contexte marqué par des températures estivales particulièrement élevées, les tomates se dégradent rapidement. Pour de nombreux agriculteurs, chaque heure d’attente représente une perte supplémentaire. Cette situation est d’autant plus préoccupante que cette période constitue la principale source de revenus de nombreuses exploitations, qui comptent sur cette récolte pour rembourser leurs crédits, régler leurs fournisseurs et préparer la saison suivante.

Des conséquences qui dépassent largement le secteur agricole

Le cas des producteurs de tomates n’est pourtant qu’un exemple parmi d’autres. Les coupures d’électricité perturbent aujourd’hui une multitude d’activités économiques. Les industriels voient leurs chaînes de production s’arrêter brutalement, entraînant des retards de livraison, des pertes de matières premières et parfois même des dommages sur les équipements. Les commerçants sont eux aussi directement touchés. Les produits conservés dans les chambres froides ou les réfrigérateurs risquent de se détériorer lors des interruptions prolongées, tandis que les systèmes de paiement électronique deviennent parfois inutilisables, compliquant les transactions avec les clients.

Les petites entreprises, les ateliers artisanaux, les boulangeries, les salons de coiffure, les cabinets médicaux ou encore les professions libérales dépendent également d’une alimentation électrique stable pour exercer normalement leur activité. Une panne de quelques heures peut suffire à désorganiser toute une journée de travail et à entraîner des pertes financières importantes. Les conséquences ne s’arrêtent pas au monde professionnel. Les ménages subissent eux aussi les effets de ces coupures à répétition. Les appareils électroménagers peuvent être endommagés par les variations de tension, les denrées alimentaires conservées au réfrigérateur sont parfois perdues et les conditions de vie deviennent particulièrement difficiles pendant les périodes de forte chaleur, lorsque les climatiseurs et les ventilateurs cessent de fonctionner.

Un problème qui s’installe dans la durée

Ce qui inquiète aujourd’hui de nombreux Tunisiens, ce n’est pas seulement la multiplication des coupures, mais surtout le fait que cette situation semble s’installer dans le temps. Depuis plusieurs années, chaque été est marqué par des interruptions d’électricité plus ou moins importantes selon les régions. Malgré les annonces et les différentes mesures prises pour améliorer le réseau électrique, les difficultés persistent. La hausse de la consommation durant les périodes de canicule exerce certes une pression importante sur le réseau national. L’utilisation massive des climatiseurs, la croissance de la demande énergétique et le vieillissement de certaines infrastructures constituent autant de défis auxquels le pays doit faire face. Toutefois, pour les citoyens comme pour les professionnels, ces explications ne suffisent plus à justifier une situation qui se répète année après année.

Au-delà de la question technique, ces coupures soulèvent désormais un véritable enjeu de compétitivité économique. Une économie moderne ne peut fonctionner durablement avec une alimentation électrique instable. Les investisseurs recherchent avant tout un environnement fiable, capable de garantir la continuité de la production. Les interruptions répétées fragilisent ainsi l’image du pays et réduisent son attractivité.

Une responsabilité collective qui appelle des solutions durables

Réduire ce problème à la seule responsabilité de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) serait une vision incomplète. Certes, l’entreprise publique est directement chargée de la distribution de l’électricité, mais les difficultés actuelles mettent également en évidence des enjeux plus larges liés à la politique énergétique nationale, aux investissements dans les infrastructures, à la diversification des sources d’énergie, à la maintenance du réseau et à l’anticipation de l’évolution de la demande. Les agriculteurs de Nabeul demandent aujourd’hui une intervention urgente afin de sauver leur récolte. Leur appel est légitime. Mais, au-delà de cette urgence, la situation rappelle la nécessité d’engager une réflexion de fond sur la sécurité énergétique du pays. Garantir une alimentation électrique stable ne relève pas uniquement d’un impératif technique, il s’agit d’une condition essentielle au bon fonctionnement de l’économie, à la protection des emplois et à la préservation du pouvoir d’achat des citoyens.

Les coupures d’électricité ne concernent plus seulement quelques quartiers ou quelques heures d’inconfort. Elles affectent désormais des filières économiques entières, mettent en péril les revenus de milliers de familles et freinent le développement du pays. Tant qu’une réponse structurelle ne sera pas apportée, chaque nouvel épisode de forte chaleur risque de raviver les mêmes difficultés, avec des conséquences économiques et sociales toujours plus lourdes.

Leila SELMI

 

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