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Mondial 2026 A la veille de Suède-Tunisie : Focus sur le mental

A un peu plus de deux jours de son premier match en coupe du monde, l’équipe de Tunisie poursuit sa préparation sous la conduite de Sabri Lamouchi afin d’arriver dans une forme optimale le jour de son match contre la Suède, aussi bien physiquement que techniquement, mais surtout mentalement. D’ailleurs, le sélectionneur national a accordé une grande importance à ce dernier volet afin de faire oublier aux joueurs leur déroute face à la Belgique, cherchant surtout à tirer les conclusions de ce dérapage, à éviter les erreurs commises afin de garder leurs chances de qualification au second tour intactes. Sabri Lamouchi a reconnu à la fin de la rencontre de Bruxelles qu’il assumait l’entière responsabilité de la défaite et qu’il allait prendre en conséquence certains facteurs.

Cela implique des changements dans la composition de l’équipe, dans les choix tactiques et l’amélioration du comportement offensif de l’équipe, très faible à ce niveau. Lors de la révision de ses choix, Sabri Lamouchi doit absolument tenir compte de l’inexpérience de plusieurs joueurs et de la nécessité de faire appel à d’autres éléments plus rompus à ce genre de rencontres et surtout capables de gérer la pression, même si les ténors de l’équipe sont restés à la maison à l’instar de Béchir Ben Saïd, Aïssa Laïdouni, Ferjani Sassi et Issam Jebali.

Du pain sur la planche Toutefois, quelques joueurs se prévalant de ce profil sont présents au Mexique. Parmi les joueurs capables de stabiliser l’équipe et lui redonner sa véritable personnalité, on peut citer le gardien Aymen Dahmen, un portier d’expérience qui connaît parfaitement l’ambiance du Mondial et qui est capable de placer ses défenseurs et d’user de son expérience, tout comme le défenseur axial Dylan Bronn, le meilleur à son poste à l’heure actuelle parmi ceux qui ont effectué le voyage. Le retour de Yan Valery sur le côté droit pourrait également être utile. Enfin, à l’entrejeu, Hannibal Mejbri peut donner plus de solutions pour dynamiser le compartiment offensif et secouer l’appétit des attaquants, particulièrement les deux avants de pointe, Hamza Mastouri ou Firas Chaouat. Mais c’est le volet mental qui va être le plus influent face à la Suède, surtout après la débâcle subie contre la Belgique en amical. Le sélectionneur national, ses adjoints et les membres fédéraux présents au Mexique savent ce qui leur reste à faire. Bonne chance.

Hédi

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CSHL : la terrifiante épée de Damoclès !

L’euphorie, la liesse, la joie ayant balayé la cité balnéaire suite au retour des verts dans le giron des « grands » n’auront été que des plus éphémères, un feu de paille en quelque sorte. Un terrible coup d’arrêt mit un bémol brutal aux festivités tel une tranchante lame de couperet. La nouvelle se répandit telle une trainée de poudre dans toutes les cités de la ville déversant une douche écossaise sur tous les fans des banlieusards : Une lourde…trop lourde ardoise à éponger dans les plus brefs délais conformément aux règlements imposés par la FIFA, le club de la banlieue sud devra faire face à un lourd passif financier résultant de dettes contractées envers plusieurs joueurs et entraîneurs entre 2014 et 2026. On parle d’une redevance de l’ordre des 800 mille dinars ! Ces créances ont fait l’objet de décisions définitives et exécutoires rendues par la Commission des litiges.
Fâcheuses répercussions
La situation ne se limite pas à une simple interdiction de recrutement. Le club est également privé de la licence lui permettant de participer au championnat de Ligue 1 la saison prochaine tant qu’il n’aura pas régularisé sa situation vis-à-vis de ses créanciers. À défaut, il risque même une relégation vers les divisions inférieures.
Depuis 2014 déjà!
Empressons-nous de souligner que le pauvre Mongi Bhar, l’actuel Président en exercice, n’a rien à voir dans cette rocambolesque et non moins tragique situation. Les dettes ayant été contractées depuis belle lurette et avant même son intronisation aux commandes de la boite. Inutile de dresser un tableau exhaustif de l’identité des créanciers (entraineurs, joueurs recrutés, enfants du club) s’agissant au fait d’une cuisine interne dont nous devons respecter les secrets.
Casse-tête chinois pour Mongi Bhar
Personne ne voudrait être à la place du Président Hammam-Lifois. Une lourde gamelle à honorer, une nouvelle saison à préparer avec tout cela comporte comme logistique (recrutements, stages de remise en condition, recherche de sponsors, etc.). Mais le plus urgent se résume en de difficiles tractations avec les ténors du barreau représentant les créanciers pour les convaincre de lui accorder une bouffée d’air pur, entendre surseoir à leurs exigences le temps qu’il parvienne à se  » retourner » et à trouver la panacée idoine en mesure de le sortir de cette panade. Lui prêteront-ils la bonne oreille ? Seront-ils assez compréhensifs pour lui lâcher momentanément du lest ?
Appel pressant aux mécènes et aux supporters
Les nantis de la ville en premier lieu ainsi que les inconditionnels Hammam-Lifois se doivent de conjuguer leurs efforts pour venir à la rescousse des caisses. Chacun selon ses propres moyens. Mêmes Les oboles les plus modestes sont les bienvenues dans les circonstances actuelles. Ne pas insulter la moindre contribution aussi minime soit-elle. Un élan de solidarité s’impose pour l’heure. Par ailleurs, il est grand temps que les  » petites » guéguerres « intestines, les vils coups bas, le mesquin nombrilisme de certains qui se reconnaitront, les  » après moi le déluge » disparaissent de la circulation pour l’unique et seul bien des couleurs. Faute de quoi, de sombres perspectives à guetter la boite, tapis non pas dans l’ombre, non, mais sous les feux de la rampe visibles à des milliers de lieues mêmes par les atteints de myopie psychologique, voire les non-voyants tout court…
Mohamed Sahbi RAMMAH  

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Environnement marin – restauration écologique des aires marines protégées : sauver notre mer Méditerranée, c’est possible

La Méditerranée se réchauffe environ 20% plus vite que la moyenne mondiale, et de nombreux écosystèmes sont soumis à de fortes pressions : la moitié des zones humides naturelles et près d’un tiers des herbiers de posidonie ont disparu au cours des 50 dernières années. La restauration des habitats marins et côtiers est essentielle, non seulement pour préserver la biodiversité, mais aussi pour protéger les communautés littorales, renforcer la résilience et donner un coup de pouce à la nature : c’est le rôle de la restauration écologique.

Les aires protégées constituent un pilier essentiel des stratégies de conservation de la biodiversité, notamment dans le cadre de la Stratégie et du Plan d’Action Nationaux pour la Biodiversité (SPANB) 2018-2030, alignés sur le Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal. La cible nationale définie dans la SPANB vise à renforcer le réseau des Aires Marines et Côtières Protégées (AMCP) afin d’améliorer leur couverture territoriale, à travers la création de nouvelles aires présentant un intérêt écologique et une forte diversité biologique. Cette action devrait être associée à l’élaboration des plans de gestion pour toutes les AMCP existantes pour assurer leur suivi et évaluation.

La Tunisie compte un nombre important d’aires protégées marines ou gérées avec une composante marine (18 sites). La majorité d’entre elles est classéesites Ramsar (15 sites), tandis que trois sont désignées Aires Spécialement Protégées d’Importance Méditerranéenne (ASPIM). Par ailleurs, six sites sont en phase de création en tant qu’AMCP : les îles Kneiss, l’archipel de La Galite, les îles Kuriat, Zembra et Zembretta, les Îlots nord de Kerkennah et Ras R’mel, Djerba. L’initiative côtière constitue un moyen efficace de protéger le littoral, d’en assurer une gestion durable et de renforcer sa résilience face au changement climatique, à l’élévation du niveau de la mer et à la pollution. Elle comprend la lutte contre l’érosion côtière, la réhabilitation des écosystèmes dans les AMPC, ainsi que la garantie d’une transition écologique des activités maritimes, touristiques et récréatives à travers la contribution aux travaux préventifs et de protection.

La restauration écologique dans les Aires Marines Protégées, une priorité

Face à la dégradation croissante des écosystèmes marins, la restauration écologique devient une priorité pour les Aires Marines Protégées. MedPANet l’UICN Med proposent une formation innovante et opérationnelle, destinée aux gestionnaires d’AMP méditerranéennes, pour renforcer leurs capacités à concevoir et mettre en œuvre des actions de restauration concrètes. L’objectif est de comprendre le cadre politique et éthique dans lequel s’inscrit la restauration écologique, identifier les situations où elle est justifiée ou, au contraire, éviter, acquérir les outils pour réaliser un diagnostic écologique, identifier les pressions qui expliquent la dégradation des écosystèmes, évaluer le potentiel de récupération naturelle des écosystèmes, déterminer si la restauration passive est suffisante avant d’envisager toute intervention active, identifier les blocages écologiques qui peuvent justifier une restauration active et évaluer la faisabilité institutionnelle, financière et technique d’une telle intervention, en s’appuyant sur les meilleures pratiques régionales et internationales. C’est dans ce cadre que l’Association Notre Grand Bleu organise du 8 au 11 juin 2026 un atelier de formation MedPAN sur la restauration écologique des Aires Marines Protégées méditerranéennes (AMP) du 8 au 11 juin 2026 à Monastir en vue de développer des compétences pratiques et concrètes, en lien avec la mise en œuvre de projets de restauration dans les AMP. La première journée a permis aux gestionnaires des AMP et aux experts méditerranéens d’échanger autour des enjeux de conservation et de restauration des écosystèmes marins, tout en initiant un travail collaboratif sur des études de cas réelles issues de leurs propres sites. Ensemble, ils ont travaillé en petits groupes sur des études de cas issues de leurs propres AMP, et construit progressivement un Plan d’Action pour la Restauration (PAR) à l’aide de templates et d’outils de facilitation. Une coopération régionale solide, le partage des connaissances et des approches intégrées ont été identifiés comme des conditions indispensables pour garantir l’efficacité et la durabilité des actions de restauration. Lesparticipants ont également découvert l’Aire Marine et Côtière Protégée des Îles Kuriat, site hôte de la formation, ainsi que les actions de suivi écologique, de conservation et de restauration qui y sont menées.

En renforçant l’efficacité des AMP méditerranéennes, cet atelier apportera une impulsion majeure pour favoriser la restauration et la protection des ressources halieutiques et soutenir la résilience des écosystèmes marins au profit des populations locales avec une amélioration des revenus de la pêche durable et le développement de l’écotourisme.

Kamel BOUAOUINA

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Baisse de la natalité et inversion de la pyramide des âges : la Tunisie aura de plus en plus de cheveux blancs

La Tunisie traverse une mutation silencieuse mais profonde, qui redessine le visage de sa société. Autrefois pilier central du parcours de vie des jeunes Tunisiens, le mariage est aujourd’hui en net recul, avec pour corollaire une forte baisse de la natalité.

Les dernières données de l’Institut National de la Statistique (INS) révèlent l’installation du célibatchoisi et assumé comme la norme chez les jeunes générations. Environ 80% des Tunisiens âgés de 15 à 34 ans ne sont pas actuellement mariés, alors que l’âge moyen au premier mariage s’établit désormais à environ 35 ans chez les hommes et 29 ans chez les femmes. Le nombre total de mariages est d’ailleurs passé de 83.105 en 2019 à 72.953 en 2023 et à peine 70.942 en 2024.

Ce retard mécanique du mariage engendre une conséquence directe : l’effondrement des naissances. En retardant l’âge de la première union, la fenêtre de fertilité biologique des couples se réduit. Le taux de fécondité est passé de 2,17 enfants par femme en 2019 à 1,58 enfant par femme en 2023, soit un niveau inférieur au seuil de renouvellement des générations(2,1enfants par femme). Le taux de natalité brut (un indicateur mesurant le nombre de naissances pour 1.000 habitants) s’est ainsi limité à 11,4 naissances pour 1.000 habitants en 2023 contre 16,8 naissances pour 1.000 habitants en 2019. Ce taux est aussi largement inférieur à la moyenne mondiale de 17%. En conséquence, le taux d’accroissement démographique naturel est tombé à 0,48% en 2023 contre 1,03% en 2019.

De plus, la tendance s’oriente vers la généralisation de la famille restreinte (un ou deux enfants maximum), dictée par le coût exorbitant de l’éducation et de la prise en charge médicale.

Au cœur de la désaffection pour l’institution du mariage se trouve une équation quasi impossible pour les jeunes. Le premier coupable est sans conteste financier. Face à un chômage endémique des diplômés et à l’instabilité professionnelle, fonder un foyer relève du parcours du combattant. Louer un appartement, assumer l’inflation galopante et financer les cérémonies traditionnelles de mariage représentent un fardeau financier insurmontable pour la majorité des jeunes actifs.

D’autre part, l’accès massif des Tunisiennes à l’enseignement supérieur et leur volonté légitime de stabilisation professionnelle et d’indépendance financière priment désormais sur l’urgence matrimoniale. Cela est d’autant plus vrai que les solidarités familiales s’affaiblissent. Autrefois, la famille élargie jouait un rôle de filet de sécurité et de soutien financier pour l’installation des jeunes couples. Aujourd’hui, face à la crise, chaque cellule se replie sur elle-même, laissant les jeunes face à leurs propres responsabilités.

33% des Tunisiens auront plus de 60 ans en 2054

Entre crise économique étouffante, aspirations individuelles nouvelles et entrée tardive dans la vie active, le recul de l’âge du mariage et la baisse de la natalité menacent l’équilibre de la pyramide des âges.

Alors que le seuil de renouvellement des générations est défini comme le nombre moyen d’enfants par femme nécessaire pour maintenir une population constante sans immigration, les récentes données démographiques publiées par l’INS montrent que la population tunisienne est bien partie pour vieillir et diminuer sur le moyen et le long terme. La pyramide des âges tunisienne, historiquement large à sa base (synonyme d’une population jeune), est en train de prendre la forme d’un «champignon», avec une base rétrécie et un sommet de plus en plus large.

La tranche des 0-4 ans ne représente plus que 5,9% de la population totale, contre près de 18,6% à la fin des années 1960. Les personnes âgées de 60 ans et plus ont vu leur poids relatif tripler depuis l’indépendance, atteignant 17% de la population globale en 2024, contre à peine 5% durant les années 60, selon l’INS. Ce vieillissement va s’accélérer de manière inédite durant les prochaines décennies. D’ici à 2054, un tiers (33%) des Tunisiens aura plus de 60 ans, d’après les projections du même Institut.Cette tendance questionne sur les nouveaux besoins des seniors, leur place dans la société et les solidarités entre générations. Le grand défi de demain sera de savoir comment financer les caisses sociales (CNRPS, CNSS, CNAM) et le système de santé alors que la population active (les 15-59 ans) se contracte et le pourcentage des personnes aux cheveux grisonnants augmente d’année en année. La Tunisie risque de se retrouver dans la situation paradoxale d’un pays en développement avec une démographie de pays développé, sans en avoir les ressources financières.

Face à ce basculement démographique déjà en marche, le constat des sociologues et démographes est unanime : le laisser-faire n’est plus une option. Si le mariage ne disparaît pas, sa transformation exigeraque l’État s’adapte aux réalités des jeunes et des plus âgés. Il devient dès lors urgent de mettre en place dès maintenant des réformes structurelles et des politiques ciblées : aides directes au logement pour les jeunes mariés, création de structures d’accueil publiques et abordables pour la petite enfance (crèches, jardins d’enfants), politiques d’emploi stables, nouveaux modes de financement des régimes de traite, amélioration des services de gériatrie dans les hôpitaux et renforcement des solidarités générationnelles pour lutter contre l’invisibilité et l’isolement social des personnes âgées

Walid KHEFIFI  

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Lutte contre la corruption et impératif de développement : la réconciliation pénale au cœur du projet de justice sociale

Par Ahmed NEMLAGHI

Le Président de la République Kaïs Saïed a annoncé avant-hier une nouvelle étape dans le dossier sensible de la réconciliation pénale, en affirmant que les personnes impliquées dans des affaires de corruption, qu’elles se trouvent en Tunisie ou à l’étranger, bénéficieront d’une nouvelle possibilité de conclure des accords destinés à récupérer les fonds détournés au profit de l’État tunisien.

Cette annonce a été faite au cours d’une réunion tenue au palais de Carthage avec le président de la Commission nationale de la réconciliation pénale, Ali Abbes, dans un contexte marqué par la volonté affichée du Chef de l’État d’accélérer un processus qu’il considère comme un levier essentiel de justice économique et sociale. Il a précisé que les accords de réconciliation pénale seront désormais soumis au Conseil national de sécurité nationale, soulignant l’importance stratégique accordée par l’État à ce dossier considéré comme directement lié à la souveraineté économique du pays et à la récupération des ressources spoliées.

Le Président de la République a affirmé, au cours de cette réunion,  que cette initiative ne procède ni d’une logique de vengeance ni d’un règlement de comptes politique, mais d’une volonté claire de restituer au peuple tunisien les sommes détournées durant les décennies passées.

«Il ne s’agit pas de vengeance», a insisté le Président Kaïs Saïed, affirmant que l’objectif demeure de récupérer «chaque millime» appartenant au peuple tunisien.

Les personnes impliquées dans des affaires de corruption pourront bénéficier d’une nouvelle chance de conclure des accords de réconciliation pénale avec l’État tunisien. Selon lui, ceux qui accepteront ces accords pourront quitter les prisons ou régulariser leur situation, y compris lorsqu’ils résident à l’étranger.

Cette approche s’inscrit dans la philosophie de la réconciliation pénale défendue par le Président de la République, Kaïs Saïed, depuis plusieurs années, fondée sur l’idée que les fonds issus de la corruption doivent être réinjectés dans l’économie nationale et dirigés prioritairement vers les régions marginalisées et les catégories sociales les plus défavorisées.

La réconciliation pénale, mécanisme de justice réparatrice

Le Président de la République a rappelé, lors de cette réunion, qu’il défendait le principe de la réconciliation pénale depuis le 20 mars 2012.

À cette époque déjà, Kaïs Saïed plaidait pour une approche différente du traitement des dossiers de corruption financière, estimant que les longues procédures judiciaires classiques risquaient de retarder la récupération effective des fonds détournés et de priver les régions défavorisées des ressources nécessaires à leur développement.

Le Chef de l’État a ainsi rappelé avoir participé à plusieurs réunions organisées dans différentes régions du pays afin de réfléchir à des mécanismes permettant de récupérer les fonds spoliés tout en orientant ces ressources vers des projets de développement local. Selon cette vision, la réconciliation pénale ne doit pas être perçue comme une amnistie ou un abandon des poursuites, mais comme un mécanisme de justice réparatrice permettant à l’État de récupérer des ressources financières destinées à financer des projets économiques et sociaux au bénéfice des citoyens.

Investir dans les régions marginalisées

Dans cette optique, les personnes les plus impliquées dans les affaires de corruption participent directement au financement du développement dans les régions les plus pauvres du pays, pour la bonne raison que certaines régions ont été durablement appauvries par des politiques d’exclusion et de marginalisation. Ainsi,  les fonds récupérés devront contribuer à réduire les inégalités territoriales et sociales. Cette orientation rejoint la vision politique du Chef de l’État fondée sur la justice sociale, la redistribution des richesses et la nécessité de réparer les déséquilibres historiques entre les différentes régions du pays. Dans plusieurs de ses discours précédents, Kaïs Saïed a dénoncé les mécanismes économiques et politiques qui ont, selon lui, favorisé une concentration des richesses au profit d’une minoritéet au détriment des régions intérieures et des catégories vulnérables.

La réconciliation pénale apparaît ainsi comme un instrument destiné à transformer les fonds issus de la corruption en investissements au service du développement régional, de l’emploi et des infrastructures publiques.

Des commissions qui se suivent sans résultat concret

Le président de la République a également exprimé son mécontentement face aux retards enregistrés dans la mise en œuvre du processus de réconciliation pénale depuis le 25 juillet 2021.

Il a rappelé qu’un projet de loi avait été élaboré et que plusieurs commissions avaient été constituées au cours des dernières années afin de faire avancer ce dossier, sans toutefois parvenir à des résultats concrets. Kaïs Saïed a notamment évoqué la dissolution, le 15 septembre 2024, de la précédente commission chargée de ce dossier, estimant que les mécanismes mis en place jusque-là n’avaient pas permis d’atteindre les objectifs fixés. Face à ces lenteurs, le Chef de l’État a appelé le président de la Commission nationale de la réconciliation pénale à accélérer la présentation des projets d’accords et à éviter toute procédure dilatoire ou obstacle administratif susceptible de retarder davantage le processus.

«Ni négociation ni chantage»

Les accords de réconciliation devront être conclus rapidement et sans tentative de pression ou de marchandage de la part des personnes concernées. Selon le Président, les mesures décidées par l’État doivent servir exclusivement les objectifs fixés par les autorités publiques, à savoir la récupération des fonds détournés et leur réorientation vers les projets de développement.

Kaïs Saïed a ainsi dénoncé ceux qui cherchent, selon ses termes, à prolonger volontairement cette situation afin de préserver certains intérêts ou d’échapper aux responsabilités.

Le Chef de l’État considère en effet que les retards accumulés dans le traitement des dossiers de corruption alimentent la défiance des citoyens envers les institutions et renforcent le sentiment d’impunité.

Un enjeu économique et politique

Dans un contexte économique difficile marqué par les tensions budgétaires, les besoins croissants en investissements publics et les attentes sociales élevées, le dossier de la réconciliation pénale revêt aujourd’hui une dimension particulièrement importante pour les autorités tunisiennes.

Le gouvernement cherche à mobiliser de nouvelles ressources financières susceptibles de contribuer au financement des projets de développement, des infrastructures et des programmes sociaux, notamment dans les régions défavorisées.

Pour Kaïs Saïed, la récupération des fonds détournés constitue également une question de souveraineté nationale et de justice envers les citoyens qui ont subi les conséquences de la corruption et des déséquilibres économiques accumulés pendant des décennies.

Cette approche traduit la volonté du Président de la République de présenter la lutte contre la corruption non seulement comme un impératif judiciaire, mais également comme un projet politique et économique destiné à refonder les rapports entre l’État, les citoyens et les détenteurs de richesses.

Une réforme au cœur du projet présidentiel

Depuis son arrivée au pouvoir, Kaïs Saïed fait de la lutte contre la corruption et de la récupération des fonds publics l’un des axes majeurs de son discours politique.

Le Président de la République considère que la corruption constitue l’un des principaux obstacles au développement économique, à la justice sociale et à la confiance dans les institutions publiques.

Dans cette perspective, la relance du processus de réconciliation pénale apparaît comme une tentative de donner un contenu concret à cette orientation politique, tout en cherchant à obtenir des résultats rapides et visibles.

La référence répétée à la justice sociale et au développement des régions marginalisées montre également que les autorités cherchent à inscrire ce mécanisme dans une logique plus large de redistribution des richesses et de correction des déséquilibres territoriaux.

Entre attentes et interrogations

Si l’annonce présidentielle a relancé le débat autour de la réconciliation pénale, plusieurs observateurs estiment néanmoins que le principal défi réside désormais dans la capacité des institutions à mettre en œuvre ce processus de manière efficace, transparente et conforme aux garanties juridiques nécessaires.

Les modalités concrètes de conclusion des accords, les montants susceptibles d’être récupérés, ainsi que les mécanismes de contrôle de l’utilisation des fonds récupérés devraient constituer des éléments déterminants pour la crédibilité de cette démarche.

D’autres s’interrogent également sur la capacité réelle de la nouvelle commission à accélérer le traitement des dossiers après plusieurs années de retards et de blocages administratifs.

Une ferme volonté d’accélération

En annonçant une nouvelle relance du processus de réconciliation pénale, Kaïs Saïed cherche manifestement à envoyer un signal politique fort : un État décidé à récupérer les ressources détournées et à les réorienter vers le développement national.

Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large fondée sur la justice sociale, la lutte contre l’impunité et la restauration du rôle de l’État dans la protection des intérêts collectifs.

Car au-delà des procédures judiciaires et des accords financiers, l’enjeu véritable demeure celui de la capacité de l’État tunisien à transformer les ressources récupérées en projets concrets capables de répondre aux attentes des citoyens et de réduire les fractures économiques et sociales qui continuent de fragiliser le pays.

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Météo : prévisions du samedi 13 juin 2026

Temps peu nuageux sur la plupart des régions à quelquefois plus nuageux sur les hauteurs ouest du nord et du centre. Vent de secteur est relatiement fort à la fin de la journée au sud. Des  vents de sable locaux souffleront à l’extrême sud et vent faible à modéré sur le reste des régions.

Mer peu agitée à localement agitée aux golfes de Gabès et Hammamet.

Les températures sont en hausse, les maximales seront situées entre 31 et 36 degrés sur les régions côtières et les hauteurs et entre 36 et 41 degrés sur le reste des régions avec des vents locaux de sicrocco.

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Pronostic Quinté : Prix Journal Week-End à Enghien

Pour cette 4ème course à Enghien, découvrez notre pronostic du  Temps/ Temps News.  Nous avons analysé les forces en présence pour vous livrer une sélection optimisée :
9-3-15-7-12-11-16
​Le cheval 9– Phantom Express s’impose comme notre base solide pour ce Spécial Quinté, tandis que le 15– Lightning Stride sera notre outsider préféré, capable de créer la surprise à belle cote. Une combinaison équilibrée pour viser les sommets sur l’hippodrome de Enghien.

Retrouvez ici l’Analyse du Temps, notre étude approfondie des 16 partants du Prix Journal Week-End. Nous décryptons pour vous la forme, les statistiques et les meilleures chances de ce rendez-vous à Enghien :

1. Jilord Viva : Poulain en belle condition physique mais confronté à un lot relevé. Seulement plaqué, il devra jouer les opportunistes pour accrocher une place.

2. Hamonet de Choisel : Reste en bonne condition mais ne fait pas face à un objectif direct. Restant ferré malgré un bon numéro, ses ambitions sont limitées.

3. Ibiza Bella : Idéalement positionnée derrière les ailes de la voiture après un tirage chanceux. Munie de plaques aux antérieurs, elle visera logiquement le podium.

4. Invictus Madiba : À reprendre sur sa récente sortie provinciale infructueuse. Profitant de la piste plate d’Enghien et de sa bonne corde, il visera le top 5.

5. Lancier du Goutier : Brillant lauréat début juin en signant un chrono canon. Au top et n’ayant plus d’engagements futurs, il s’annonce difficile à battre.

6. Grand Trio Ludois : Auteur d’un effort courageux à Marseille et a parfaitement récupéré depuis. Contraint de s’élancer en dehors, il visera un accessit.

7. Indus Val : Moteur de son écurie et modèle de courage à ce niveau. Malgré son numéro extérieur, un parcours limpide lui permettra de se placer.

8. Indy Rock : À reprendre sur sa récente déconvenue parisienne après des analyses rectifiées. Tributaire du facteur chance en dehors, il briguera une place.

9. Phantom Express : Reste sur des sorties suédoises convaincantes et très confirmé à Vincennes. Déferré des quatre pieds pour la première fois en France, c’est un solide favori.

10. Headscott : Effectue sa réapparition après avoir connu des ennuis de santé. Ayant besoin de courir pour retrouver le rythme, il est à regarder courir.

11. Jazzman : Effectue une rentrée après trois mois d’absence mais se prépare très vite. S’élançant en seconde ligne à sa valeur, il visera une place.

12. Colbert WF : Trotteur en forme mais malchanceux lors de ses récentes sorties. S’il bénéficie d’un parcours limpide cette fois, son potentiel lui permettra de s’illustrer.

13. Elegance Kronos : Enchaîne après un déplacement infructueux dans la Sweden Cup. Privée de marge de manœuvre, son classement dépendra uniquement du déroulement de course.

14. Hold Up du Saptel : Nouvel arrivant dans l’effectif qui effectue une rentrée. Manquant de rythme, cette sortie constitue une impasse totale pour vos jeux.

15. Lightning Stride : Affiche une superbe condition matinale mais handicapée par sa position initiale. Si la chance l’accompagne, elle détient le niveau pour accrocher un lot.

16. Hamilton du Ham : En forme mais privé de marge de manœuvre face à une telle opposition. Compliqué par son numéro en seconde ligne, il visera un bout de combinaison.

 

 

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Facebook et Instagram subissent une panne mondiale du groupe Meta

Ce vendredi 12 juin 2026, les principales plateformes du groupe Meta, dont Facebook, Messenger, Instagram et Threads, ont subi une panne majeure dans plusieurs pays.

De nombreux utilisateurs ont signalé des déconnexions soudaines, des difficultés de connexion et des applications bloquées. Les perturbations semblent toucher simultanément plusieurs services du groupe, suggérant un problème technique global. Aucune communication officielle n’a encore été publiée sur l’origine de la panne.

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Sidi Bouzid : un accident de camion transportant des ouvrières agricoles fait deux morts et treize blessées

Deux ouvrières ont perdu la vie et treize autres ont été blessées dans un accident de la route survenu, vendredi, à proximité de l’entrée nord de Mazouna dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, selon une source de la Protection civile.

L’accident s’est produit, vers 5h30 du matin, lorsqu’un camion léger ,de type « Isuzu » transportant des travailleuses agricoles, s’est renversé sur la route locale n° 887, au niveau de la localité d’El Brij, située entre les délégations de Regueb et Mezzouna.

Les équipes de secours sont intervenues pour prendre en charge les victimes et les transférer à l’hôpital local de Mezzouna.

Le directeur régional de la santé à Sidi Bouzid, Salem Nasri a indiqué que les blessées ont d’abord été dirigées vers l’hôpital local de Mezzouna, puis vers l’hôpital universitaire de Sidi Bouzid pour recevoir les premiers secours et subir les interventions médicales nécessaires.

L’une des ouvrières, souffrant d’une fracture du fémur, a été hospitalisée au service d’orthopédie, tandis que d’autres ont été placées sous surveillance au service des urgences et de la réanimation. De plus, l’une des blessées a été dirigée vers le service de chirurgie générale, et une autre, souffrant de blessures aux deux mains, a été orientée vers le service de cardiologie et de chirurgie vasculaire de l’hôpital universitaire de Sfax, a précisé à l’Agence TAP une source médicale à l’hôpital de Sidi Bouzid.

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Para-athlétisme : 23 détenteurs de records du monde au rendez-vous du Grand Prix de Tunis

Le Grand Prix de para-athlétisme de Tunis, qui aura lieu du 16 au 19 juin au stade d’athlétisme de Radès, réunira près de 1200 participants parmi lesquels plus de 650 athlètes représentant 64 pays, a indiqué Mohamed Mzoughi, président du Comité National Paralympique Tunisien (CNPT).

   Dans un entretien accordé au studio télévisé de l’agence TAP, Mzoughi a précisé que le Grand Prix de par-athlétisme de Tunis figure parmi les compétitions les plus prestigieuses et les plus anciennes de la discipline à l’échelle internationale. Il s’est dit fier de la célébration cette année du 20e anniversaire de l’événement, ajoutant que la pérennité de cette manifestation est le fruit des efforts conjugués de l’ensemble des intervenants, alors que plusieurs compétitions similaires ont disparu ou perdu de leur rayonnement au fil des années.

    Il a affirmé que le comité d’organisation a pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir la réussite de ce rendez-vous. Ainsi, quatre hôtels ont été mis à la disposition des délégations participantes, tandis que des bus spécialement aménagés ont été prévus pour faciliter les déplacements des athlètes en situation de handicap. Il a salué, à cette occasion, l’engagement des bénévoles, dont la contribution est essentielle à la réussite des aspects organisationnels et logistiques de la compétition.

   « La vingtième édition du Grand Prix sera également marquée par la présence de plusieurs personnalités de premier plan, notamment le président du Comité international paralympique, le Brésilien Andrew Parsons, qui assistera à l’événement pour la deuxième année consécutive. Cette visite constitue une reconnaissance de la réputation internationale acquise par le Grand Prix de Tunis et du haut niveau d’organisation atteint au fil des années », a souligné Mzoughi.

    Evoquant la participation tunisienne qui comptera 34 athlètes dont plusieurs champions à l’instar de Raoua Tlili, Walid Ktila, Yassine Gharbi , Mohamed Nidhal Khelifi et Raja Jebali, le président du CNPT a expliqué que cette compétition représente une occasion précieuse pour permettre à un plus grand nombre d’athlètes tunisiens de prendre part à des épreuves internationales sur le sol national.

    L’évènement offrira également la possibilité de classifier plusieurs nouveaux athlètes et de les accompagner sur la voie du succès. Il a ajouté que cette édition réunira 23 détenteurs de records du monde, ce qui devrait considérablement relever le niveau technique des compétitions et permettre aux athlètes tunisiens de se mesurer à l’élite mondiale du para-athlétisme.

    Concernant la situation de certains champions paralympiques tunisiens, Mohamed Mzoughi a indiqué qu’Amenallah Tissaoui poursuit actuellement ses études aux Etats-Unis tout en continuant sa carrière sportive. Il a souligné que l’athlète est en train de réaliser des performances de haut niveau qui témoignent d’une progression constante de ses capacités techniques.

    Il a également salué les efforts de Marwa Brahmi, précisant qu’elle poursuit son travail au Centre régional d’athlétisme de Gafsa « avec sérieux, détermination et persévérance afin d’améliorer ses performances et de viser de meilleurs résultats lors des prochaines échéances ».

    Au sujet de Rouay Jebabli, le président du CNPT a indiqué que ce dernier « a été victime d’une certaine injustice après avoir demandé une reclassification ». « Jebabli s’est rendu en France afin de subir les examens nécessaires pour finaliser la procédure de reclassification conformément aux règlements en vigueur », a-t-il ajouté.

    Par ailleurs, Mohamed Mzoughi a réaffirmé l’engagement du Comité National Paralympique Tunisien à accompagner les athlètes et à leur apporter un soutien aussi bien sur le plan psychologique que social. Il a ajouté que, dans le cadre d’un partenariat privé, la championne Jihène Azaiez a pu bénéficier d’une prothèse du membre supérieur dont le coût s’élève à 45.000 dinars, précisant que les démarches nécessaires à sa mise à disposition devraient être finalisées dans les prochains jours.

   S’agissant des athlètes spécialisés dans les courses en fauteuil roulant, il a indiqué qu’une réunion avait récemment été organisée avec le ministère de la Jeunesse et des Sports, en présence de représentants de la Fédération tunisienne des sports pour handicapés. Au cours de cette rencontre, un accord a été trouvé pour l’acquisition de deux nouveaux fauteuils de compétition grâce aux recettes générées par le Grand Prix de Tunis.

    Il a enfin annoncé l’achat prochain d’équipements sportifs d’une valeur estimée à près de 30.000 dinars. Ces équipements seront installés dans la salle de musculation du stade d’athlétisme d’El Menzah afin d’être mis à la disposition des athlètes de l’élite nationale

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Nexus humanitaire-développement-paix : un remède de cheval pour la santé ?

Le Bureau régional de la Méditerranée orientale de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a, tout récemment, publié la seconde édition de son «Guide pour la mise en œuvre de l’approche fondée sur le nexus humanitaire-développement-paix en faveur de la santé». Feedback pour notre pays.

Pour l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), malgré un consensus croissant sur la valeur de l’approche fondée sur le nexus humanitaire-développement-paix (nexus HDP) ou «Nouvelle méthode de travail», des orientations pratiques sur la manière de l’appliquer efficacement dans le secteur de la santé font défaut depuis longtemps.

Il est expliqué que cette approche vise à tirer parti des avantages comparatifs de différents acteurs pour améliorer l’efficacité et la pérennité, réduire les doubles emplois et les lacunes dans la prestation de services, s’attaquer aux causes profondes des urgences et soutenir les transitions de l’intervention humanitaire à la stabilisation, au relèvement et au développement.

C’est pour combler cette lacune que l’OMS a conçu un guide pour être un outil pratique destiné à soutenir la mise en œuvre de l’approche fondée sur le nexus HDP dans les contextes liés à la santé. A rappeler que la première édition, publiée en 2020, avait pour objectif d’aider les acteurs de la santé à mettre en œuvre l’approche de manière coordonnée et multisectorielle. Depuis, des progrès ont été réalisés dans la compréhension et l’application de cette approche.

La deuxième édition qui a récemment été éditée, s’appuie sur les bases du guide original et intègre l’évolution récente du domaine ainsi que l’apprentissage pratique afin de maintenir la pertinence et l’efficacité de l’approche.

Dans l’encadré réservé à notre pays, sous le titre «Le dialogue sociétal pour la réforme du système de santé en Tunisie après la révolution du jasmin», l’on peut lire que, dans le cadre du Partenariat pour la couverture sanitaire universelle, l’OMS a facilité le dialogue sociétal en faveur de la réforme du système de santé, un processus de consultation ambitieux et inclusif visant à impliquer les citoyens et la société civile dans la refonte du système.

Importance du Livre blanc

Cette initiative visait non seulement à améliorer la prestation des soins de santé mais aussi à rebâtir la confiance entre les citoyens et notre gouvernement, de façon à contribuer à la paix et à la stabilité au lendemain de la révolution.

Il est mentionné que la première phase du dialogue sociétal, qui s’est achevée en 2014, a donné lieu à de vastes consultations à l’échelle du pays. Des organisations de la société civile et des citoyens ont participé à des milliers de réunions organisées dans divers gouvernorats pour recenser les problèmes rencontrés dans le secteur de la santé et évaluer les positions du public à l’égard de réformes potentielles. Une attention particulière a été accordée aux populations vulnérables et marginalisées, notamment les patients à faible revenu vivant en zone urbaine, les mères célibataires et les familles vivant dans des zones industrielles polluées.

D’autre part, il est rappelé qu’un Livre blanc pour le secteur de la santé a vu le jour et a jeté les bases de l’alignement du système de santé sur les besoins des citoyens, en se concentrant sur l’amélioration de l’accès à des soins de santé de qualité et abordables.

La deuxième phase du dialogue sociétal, qui a débuté en juillet 2017, visait à concrétiser les recommandations du Livre blanc en élaborant la première politique nationale participative de santé de notre pays pour 2030. La société civile et les jurys citoyens ont, encore, été activement impliqués, reflétant un engagement continu envers la gouvernance participative et le processus décisionnaire inclusif.

Le guide indique que la progression structurée de recommandations axées sur les citoyens vers une politique de santé nationale formalisée a mis en évidence une approche efficace de la mise en œuvre des réformes ancrées dans le consensus public.

L’OMS a joué un rôle au cours des deux phases du dialogue sociétal et ce, en facilitant les consultations, en offrant une assistance technique et en favorisant un processus décisionnaire inclusif, pour faire en sorte que les efforts de réforme soient complets et conformes aux meilleures pratiques internationales.

Pour l’OMS, en favorisant la gouvernance participative, en rétablissant la confiance et en assurant l’élaboration de politiques inclusives, l’initiative a non seulementamélioré les résultats sanitaires, mais a également contribué à la cohésion et à la stabilité sociales dans un contexte post-révolutionnaire.

Zouhour HARBAOUI

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Foot – Mondial-2026 : l’Argentine convoque Senesi suite à la blessure de Balerdi

Le ⁠défenseur Marcos Senesi ​a été appelé en ​renfort dans l’équipe ‌de l’Argentine, ‌championne du ‌monde en titre, en remplacement de Leonardo Balerdi, blessé, ⁠a annoncé jeudi la Fédération argentine de football (AFA).

Leonardo Balerdi, ​qui évolue à Marseille, a été ⁠écarté samedi de la sélection argentine de 26 ⁠joueurs après s’être blessé au mollet droit. « Marcos Senesi rejoint la sélection argentine pour la Coupe du monde de la FIFA 2026 »,  a publié ​l’AFA sur X.

Marcos Senesi, âgé de 29 ans et qui ‌compte trois sélections en équipe nationale, a rejoint le club ⁠de Premier League Tottenham ‌Hotspur à l’expiration de son contrat avec Bournemouth.

Marcos Senesi n’a manqué qu’un seul match de Premier League, aidant Bournemouth à décrocher une qualification ‌européenne pour la première ⁠fois après avoir terminé sixième.

Les tenants du titre débuteront ‌leur campagne dans le groupe J contre l’Algérie mardi, avant d’affronter ‌l’Autriche ⁠et la Jordanie.

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Encouragement des jeunes chercheurs : quel sort pour les projets retenus ?

Le secteur de la recherche scientifique a souvent été, malgré son extrême importance, marginalisé et jamais classé parmi les priorités nationales. Toutefois, nous avons l’impression de voir que ça bouge beaucoup en cette année 2026 pour rattraper le temps perdu et pour ouvrir de nouveaux horizons devant les jeunes chercheurs avides de montrer ce dont ils sont capables. A ce propos, le programme de cette année vise à inciter les jeunes à s’impliquer dans la recherche scientifique compétitive en développant des projets d’envergure internationale.

Il faut commencer par admettre que malgré la multitude des défis de développement auxquels est confronté notre pays et qui nécessitent la mobilisation de toutes les ressources conformément à la stratégie du «compter-sur-soi » prônée par la présidence de la république, la recherche scientifique supposée aider à résoudre les problèmes et améliorer la qualité de vie demeure sous-estimée.

Et les chiffres sont là pour le prouver. Pour l’année 2026, le budget qui lui est alloué par l’Etat serait de l’ordre de 222 millions de dinars, soit une somme très en deçà de ce que le Maroc, par exemple, a consacré dans sa loi de Finances de 2026 au titre du soutien spécifique à la recherche et l’innovation.

C’est que le royaume compte en effet débourser un milliard de dirhams, soit un peu plus de 350 millions de dinars tunisiens (près du double), pour accompagner les chercheurs et accélérer la transformation des écosystèmes d’innovation.  

Avec des ressources limitées, les chercheurs tunisiens tentent alors de saisir toutes les opportunités qui s’offrent grâce à des combinaisons de fonds publics, de partenariats internationaux et de quelques contributions du secteur privé.

C’est dans cette perspective que s’inscrit le programme d’encouragement des jeunes chercheurs initié par le ministère chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, qui a lancél’appel à proposition pour l’année 2026 avec, au menu, des primes de 200 mille dinars à débloquer au profit des jeunes chercheurs qui présenteront les projets de recherche les mieux adaptés aux orientations et aux priorités du pays.

La nouvelle édition du programme d’encouragement des jeunes chercheurs vise, notamment, comme a tenu à le préciser le ministère dans un communiqué publié à cet effet, à inciter les jeunes enseignants-chercheurs à développer une recherche scientifique compétitive et à soumettre des projets d’envergure internationale.

Le programme, qui se veut également un outil pour stimuler l’implication des jeunes chercheurs dans des projets de recherche appliquée avec des retombées économiques, technologiques et sociales, cible toutes les disciplines scientifiques liées aux grands domaines de recherches scientifiques.

Il s’agit d’un large éventail de disciplines allant de la chimie, la biologie appliquée à l’environnement, jusqu’aux sciences médicales et sciences de la santé en passant par le social, l’économie, les technologies et l’agriculture.

Le programme entend aussi, et c’est là l’un de ses axes les plus structurants, favoriser les interactions entre les chercheurs et le monde socioéconomique, tout en responsabilisant les premiers par la gestion autonome de leurs projets.

Une attention particulière est en outre accordée aux chercheurs issus des régions intérieures du pays, moins bien dotées en infrastructures de recherche, ainsi qu’aux travaux relevant des sciences humaines et sociales, historiquement sous-représentées dans les dispositifs de financement public.

Durée et soutien financier

La durée du projet est de deux (2) ans. Le budget total maximal octroyé pour chaque projet est de 200.000 DT pour les deux ans. Il servira à :

– couvrir les frais de réalisation du projet (100.000 DT pour les deux ans),

– établir des contrats de recherche pour les post-docs (100.000 DT max pour les deux ans).

La première tranche budgétaire (2026) est débloquée à la signature de la convention de financement du projet.

Le déblocage de la deuxième tranche (2027) est strictement conditionné par :

– la remise des rapports d’avancement demandés par le MESRS et ce, conformément aux dispositions des conventions établies fixant les obligations de chaque partie intervenante au projet,

– le nombre de contrats post-docs accordé.

C’est dire que nous attendons avec beaucoup d’espoir la publication des projets sélectionnés qui seront, à coup sûr, très prometteurs, selon les prévisions des experts du secteur.

Une nouvelle orientation et des opportunités à saisir

Ce sont ces mêmes experts qui le confirment. En 2026, la recherche scientifique en Tunisie traverse une phase de profonde restructuration stratégique axée sur la modernisation, le financement international et la valorisation économique. Voici, par ailleurs, les dynamiques majeures et opportunités actuelles du secteur :

*Refonte du modèle d’évaluation de la recherche : l‘Agence Tunisienne d’Évaluation et d’Accréditation (ATEA) a lancé une révision complète de ses critères. L’objectif est d’instaurer un système plus transparent, aligné sur les standards internationaux, mettant l’accent sur l‘impact économique et social direct des travaux de recherche, la promotion de la Science Ouverte (Open Science) et la valorisation concrète des résultats auprès du tissu entrepreneurial.

Ce processus est notamment soutenu par le projet de coopération bilatérale «Horizon Recherche» avec la France.

*Financements et Appels à Projets Majeurs : la Tunisie s’appuie fortement sur ses partenariats internationaux pour pallier les limites des financements publics nationaux.

Consortiums de Recherche (CDR) 2026 : le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a clôturé au printemps les candidatures pour la création de nouveaux consortiums visant à stimuler l’économie et le développement durable.

Horizon Europe – Initiative Afrique IV : En tant que pays associé à Horizon Europe, la Tunisie bénéficie d’une enveloppe de près de 605 millions d’euros ciblant la santé publique, la transition écologique et l’innovation technologique.

Bourses et Mobilités : des programmes actifs comme les bourses de recherche MENA ou les opportunités en santé publique (Berlin) continuent de soutenir la mobilité des chercheurs tunisiens.

Reconnaissance de l’élite scientifique : la résilience de la recherche tunisienne a été marquée en début d’année par la première édition des Tunisian Research Awards. Cet événement a honoré 81 chercheurs tunisiens figurant dans le Top 2% des scientifiques les plus influents au monde (classement Stanford/Elsevier), visant à jeter un pont entre la haute recherche et la vie économique du pays.

De ce fait, le secteur est en passe de faire un grand bond en avant avec des compétences que d’autres pays, même avancés, nous envient. L’Etat l’a compris et le chantier est à présent grand ouvert.

Kamel ZAIEM

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Incendie forestier à Rimel : intervention rapide grâce au plan vert à Bizerte

Le gouverneur de Bizerte, Salem Ben Yaâcoub, président de la commission régionale de gestion des catastrophes et d’organisation des secours, a activé, jeudi, le plan vert afin de maîtriser un incendie qui s’est déclaré dans la partie ouest de la forêt de Rimel, précisément dans la zone de Mawa, au niveau de la grande plage de Rimel.

Le gouverneur a mobilisé l’ensemble des structures relevant de la commission régionale et de leurs homologues locaux du Grand Bizerte : protection civile, développement agricole, corps forestier, gardes forestiers, équipement et autres services sécuritaires, ainsi que les municipalités de Menzel Abderrahmen et Menzel Jemil et la délégation concernée.

Armée nationale, volontaires de la protection civile, Croissant-Rouge tunisien et l’ensemble des autorités locales ont côte à côte pris part aux opérations visant à maîtriser l’incendie.

Depuis le déclenchement du sinistre, les équipes se relaient sans répit pour circonscrire les flammes, en déployant camions-citernes et autres équipements logistiques, sous la coordination d’encadreurs spécialisés et avec l’appui du tissu associatif et la population locale.

Aucune victime ni dommage aux biens publics n’est à déplorer. Seul le couvert forestier a été touché par les flammes, selon des informations confirmées.

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Chaque année, la situation va de mal en pis : pourquoi nos candidats au bac ratent-ils l’épreuve de français ?

Jeudi 4 juin 2026, les candidats au bac (toutes sections confondues) ont affronté l’épreuve de français. L’on se demande pourquoi cette épreuve a toujours été un échec, voire un «massacre» pour la majorité des candidats, puisqu’on parle de 10% seulement qui ont pu avoir juste la moyenne enfrançais. A quoi est dû ce très faible résultat chez les candidats ? Serait-ce de la négligence envers cette matière, pourtant dotée d’un coefficient 2, ou alors s’agirait-il d’une faiblesse générale des élèves concernant cette matière, ou encore cet échec incomberait-il à la langue de Molière que la majorité des élèves juge difficile ?

Un professeur convoqué au centre de correction nous a affirmé que sur les 150 copies qu’il avait corrigées, dix au maximum ont eu juste la moyenne ! Chaque année, la récolte est mauvaise concernant cette matière et la situation va de mal en pis. En vérité, les opinions divergent sur les causes de ce fiasco : les uns incombent ce mauvais résultat à la faiblesse flagrante des élèves en langue française, d’autres l’assimilent à la nature et à la difficulté de l’épreuve qui consiste en trois étapes : des questions de compréhension, des questions de grammaire ayant un rapport avec le texte et un essai argumentatif enrapport avec le thème du texte ; d’autres encore prétendent que le barème de notation est trop sévère. Qu’en est-il au juste ?

Déficit linguistique et manque de méthode

Concernant le niveau des élèves en français, il est vrai qu’il est en régression continue. Cela est sûrement dû à l’inefficacité des documents pédagogiques utilisés, aux manuels scolaires inadaptés et aux méthodes d’enseignement de cette langue, considérée officiellement comme la seconde langue du pays alors qu’elle est devenue une langue étrangère et qui doit être enseignée comme les autres langues vivantes (anglais, italien, allemand…). C’est que la langue française, censée être la langue véhiculaire des matières scientifiques au secondaire, n’est plus actuellement apte à accomplir cette tâche, la plupart des élèves étant incapables de la maîtriser, même en terminale, après au moins dix ans d’apprentissage de cette langue.  

En effet, la maîtrise de la langue est une habileté clé pour la réussite aux études à tous les niveaux. Le mal vient du fait que la majorité des candidats n’arrivepas à comprendre le texte proposé, ni rédiger un texte argumentatif cohérent, car ils ne possèdent pas les compétences suffisantes en lecture et en écriture, faute de lecture. Et c’est le cas de la plupart de nos candidats au bac. La grammaire et l’orthographe de cette langue font encore peur à nos élèves et semblent difficiles à assimiler, malgré tous les efforts de simplification, de vulgarisation et de modification des contenus et des méthodes prévus par les nombreuses réformes concernant l’apprentissage de cette langue.

Nos élèves n’accusent pas seulement un déficit linguistique, mais aussi le manque d’organisation et de méthode contribue à leur échec dans l’épreuve de français, vu que la plupart ne savent pas gérer le temps imparti à l’épreuve, allant jusqu’à négliger une ou plusieurs questions ou bâcler une conclusion, ce qui influe forcément sur la note reçue. Comment peut-on exiger d’un candidat une rédaction sans fautes alors que les règles de grammaire et d’orthographe ne font plus l’objet d’une leçon explicite depuis des années ? Comment peut-on demander à un candidat de rédiger un texte argumentatif ou un texte descriptif ou un récit alors qu’il n’a jamais lu un livre de lecture, à part les textes sélectionnés par le prof dans le manuel scolaire ?

S’agit-il de la difficulté des sujets proposés ?

Rappelons que l’épreuve de français au bac comporte trois volets : des questions de compréhension sur le texte proposé, des questions relatives à la syntaxe et au style et un essai à rédiger ayant généralement un rapport avec le texte ou avec l’un des centres d’intérêt étudiés au cours de l’année scolaire. Il est à préciser que quelle que soit la difficulté du texte, un élève moyen peut, après plusieurs lectures du texte et par balayages répétés, accéder au sens global. La formulation des questions peut l’orienter et l’éclairer sur certains aspects du texte (structure et contenu). De même, le sujet de l’essai peut comporter implicitement ou explicitement le plan à suivre. Malheureusement, nos élèves s’ennuient rapidement, et pour peu qu’ils rencontrent un mot difficile, ils s’y embourbent, déraillent et abdiquent enfin ; certains remettent souvent un travail inachevé ou mal fait, d’autres utilisent des plans de travail passe-partout souvent sans aucun rapport avec les consignes du sujet, ce qui les pénalise au niveau de la rédaction et de la qualité de l’argumentation, d’où un résultat médiocre. Souvent, le manque de culture générale chez le candidat contribue à son échec à cette épreuve ; en effet, comment peut-on comprendre un texte si l’on ignore son auteur, l’œuvre dont il est extrait, son époque et le centre d’intérêt auquel il appartient. Toutes ces choses font cruellement défaut à la majorité de nos élèves pour la simple raison que la lecture, cet exercice fondamental, ne fait pas partie de leurs loisirs, sans oublier que le taux d’absentéisme est très élevé pendant les séances de français.

Le barème de notation en serait-il la cause ?

Les élèves qui ratent leur devoir de français ont tendance à attribuer souvent un aspect punitif et sélectif au barème de notation. Ce dernier est soit estimé souple par certains, soit sévère par d’autres, bien qu’étant scrupuleusement établi selon des critères bien précis en tenant compte des compétences linguistiques et culturelles du candidat, c’est-à-dire son habileté à comprendre le texte, à en rendre compte par écrit et sa capacité à rédiger un texte cohérent dans un style personnel et sans fautes. Voilà ce qu’on attend d’un élève moyen. D’ailleurs, ces critères sont de rigueur à tous les examens du bac dans tous les pays. Le principe est simple : on doit valoriser ce qui est réussi et pénaliser ce qui est raté. Un correcteur, tout en mesurant la maîtrise globale de la langue, est appelé également à comptabiliser les fautes d’orthographe, de syntaxe et de ponctuation. La présentation générale du travail et la lisibilité de l’écriture entrent aussi dans l’appréciation. Ce sont là des exigences auxquelles nos candidats ne prêtent pas l’attention nécessaire.

Il y a certes des élèves qui parviennent à répondre aux questions et à rédiger l’essai proposé mais leurs productions sont bourrées de fautes, d’autres présentent des copies pleines de chinoiseries et de charabia et l’on y rencontre souvent le nouveau langage et les nouvelles formes d’écriture du Chat et des SMS ! Aucun système éducatif ne peut tolérer de telles incorrections : la langue française est tout un ensemble de règles et d’exceptions qu’il faut appliquer ; les négliger, c’est porter atteinte non seulement à la spécificité de cette langue mais surtout à toute une culture et une civilisation fondée sur cette même langue.

Cependant, les faits sont là. Les résultats de nos élèves en français sont de plus en plus faibles. Que faire ? Il est grand temps de modifier les méthodes d’enseignement de cette belle langue de Molière dans nos écoles, à tous les niveaux. Le ministère de tutelle saura assumer ses responsabilités en prenant les mesures nécessaires susceptibles de préserver le statut de la langue française en Tunisie et d’améliorer le niveau de nos élèves afin d’éviter toutes les surprises lors des examens nationaux.

Hechmi KHALLADI

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Contrôles économiques à Sousse : 1 776 infractions enregistrées depuis le début de 2026

En 2026, 736 équipes d’inspection ont multiplié les visites de contrôle : 7950 au total. Bilan : 1776 infractions constatées dans le gouvernorat de Sousse, selon le directeur régional du Commerce et du Développement des exportations.

La répartition parle d’elle-même : 888 infractions concernent la transparence des transactions, 475 portent sur les dépassements tarifaires et le monopole, 378 violations de la métrologie légale, 35 manquements aux procédures de subvention et autres cas.

Présidant une réunion du comité régional sur le suivi des prix, le gouverneur de Sousse a pressé les services compétents à appliquer vigoureusement la loi , à sanctionner les contrevenants et à protéger le pouvoir d’achat des citoyens.

La stabilité du marché en dépend. La saison estivale et touristique s’approche. Il faut la préparer rigoureusement, a-t-il fait savoir, soulignant que les impératifs de propreté, d’hygiène alimentaire, de l’approvisionnement régulier et des prix maîtrisés sont des priorités qui n’admettent aucun compromis.

Lors de cette réunion, les participants ont formulé des recommandations concrètes. A ce titre, ils ont appelé à intensifier les campagnes de contrôle conjointes contre l’occupation illégale des trottoirs, la contrebande et les monopoles dans le cadre d’une mobilisation faisant impliquer les différentes structures concernées.

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Le pari d’une nouvelle gouvernance de l’eau : entre sécurité hydrique et justice sociale

Par Ahmed NEMLAGHI

Face à l’aggravation du stress hydrique et aux défis croissants liés au changement climatique, les autorités tunisiennes entendent faire de la réforme du secteur de l’eau une priorité stratégique nationale. C’est dans ce contexte que la Cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri a présidé mardi dernier un Conseil ministériel restreint consacré au système hydrique, au cours duquel plusieurs orientations majeures ont été annoncées afin de renforcer la gouvernance de l’eau et de garantir la sécurité hydrique du pays.

Lors de cette réunion, la Cheffe du gouvernement a souligné que la réforme du secteur de l’eau s’inscrit directement dans les orientations du Président de la République, Kaïs Saïed, qui considère la question hydrique comme un enjeu de souveraineté nationale, de sécurité alimentaire et de justice sociale.

Dans un contexte marqué par la baisse des précipitations, l’augmentation des périodes de sécheresse et la pression croissante sur les ressources naturelles, l’État cherche désormais à mettre en place une stratégie globale visant à préserver les ressources hydriques, garantir l’accès à l’eau potable et moderniser les infrastructures de distribution et d’irrigation.

Au cours du conseil ministériel, Sarra Zaâfrani Zenzri a insisté sur le fait que l’amélioration de la gouvernance de l’eau vise avant tout à garantir le droit constitutionnel d’accès à l’eau potable pour tous les citoyens, tout en assurant la préservation des ressources pour les générations futures.

Cette approche traduit une évolution importante dans la manière d’aborder la question hydrique. L’eau n’est plus considérée uniquement comme une ressource économique ou agricole, mais également comme un droit fondamental étroitement lié à la dignité humaine, à la stabilité sociale et au développement équilibré des régions.

Dans plusieurs régions du pays, notamment dans le Centre et le Sud, les difficultés d’accès à l’eau potable et les perturbations de l’approvisionnement continuent de susciter des tensions et des revendications sociales. Les autorités cherchent ainsi à renforcer les capacités d’intervention de l’État afin d’assurer une distribution plus équitable des ressources hydriques et de réduire les disparités territoriales.

Une question de souveraineté nationale

Le gouvernement considère désormais la gestion de l’eau comme une composante essentielle de la sécurité nationale.

Selon la Cheffe du gouvernement, le secteur hydrique joue un rôle stratégique dans la préservation de la souveraineté nationale, notamment dans un contexte international marqué par les conséquences du changement climatique et par l’aggravation de la rareté des ressources naturelles.

Cette vision rejoint les orientations du Président Kaïs Saïed, qui insiste régulièrement sur la nécessité de protéger les richesses nationales et de préserver les ressources stratégiques du pays contre toute forme de gaspillage ou de mauvaise gestion.

La sécurité hydrique est aujourd’hui étroitement liée à la sécurité alimentaire, à la stabilité économique et à la capacité du pays à maintenir une production agricole suffisante face aux changements climatiques. Les difficultés d’approvisionnement en eau peuvent en effet avoir des répercussions directes sur les secteurs agricoles, industriels et touristiques ainsi que sur la vie quotidienne des citoyens.

Un programme d’urgence pour l’été 2026

Afin de faire face aux besoins croissants durant la période estivale, le gouvernement a annoncé la mise en œuvre d’un programme d’urgence destiné à assurer l’approvisionnement en eau potable durant l’été 2026.

Ce programme comprend 81 projets, dont 35 déjà en cours de réalisation, pour un coût global estimé à 58 millions de dinars.

Parmi les mesures prévues figurent notamment le forage et le raccordement de 38 puits profonds, la rénovation de 26 stations de pompage ainsi que des interventions portant sur 22 projets de renforcement et de renouvellement des réseaux de distribution.

Les autorités entendent également accélérer la réalisation de 187 systèmes d’alimentation en eau destinés à près de 248.000 habitants, pour un investissement total estimé à 147 millions de dinars.

Le programme prévoit en outre l’amélioration de 74 systèmes existants, la remise en service de 38 installations hydrauliques et la réalisation de nouveaux forages dans plusieurs régions du Centre et du Sud du pays.

Pour les zones montagneuses difficiles d’accès, le gouvernement prévoit également le déploiement de camions-citernes afin de limiter les perturbations de l’approvisionnement en eau potable durant les périodes de forte consommation estivale.

Moderniser les infrastructures hydriques

Lors de cette réunion, le ministre de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques et son secrétaire d’État chargé de l’Eau ont présenté un état des lieux détaillé des ressources en eau disponibles, des réserves des barrages ainsi que du plan de distribution prévu pour l’été.

Ils ont également exposé les perspectives liées à l’irrigation agricole et à la valorisation des ressources hydriques dites «non conventionnelles», notamment les eaux traitées et les ressources issues du dessalement.

Le Chef de l’Etat estime aujourd’hui que la modernisation des infrastructures hydriques constitue un chantier prioritaire afin de réduire les pertes dans les réseaux de distribution et d’améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’eau.

Les autorités tunisiennes cherchent également à développer de nouvelles approches technologiques afin d’optimiser la gestion des ressources disponibles et de limiter les effets du stress hydrique sur l’économie nationale.

Une stratégie nationale à l’horizon 2050

Le conseil ministériel a également examiné les grandes orientations de la stratégie nationale de l’eau à l’horizon 2050.

Cette stratégie prévoit 43 programmes, 1.200 mesures et des investissements estimés à 74,5 milliards de dinars pour la période 2026-2030.

Plus de la moitié de ces investissements seront consacrés à la valorisation des ressources hydriques non conventionnelles, à l’amélioration des réseaux d’eau potable et d’irrigation, à la mobilisation des ressources en eau ainsi qu’au recours accru aux énergies renouvelables. L’objectif étant de construire un modèle hydrique plus durable, capable de répondre aux besoins futurs du pays tout en réduisant les coûts énergétiques liés à la production et au transport de l’eau, selon les instructions présidentielles.

L’énergie solaire au service de l’eau

Parmi les projets les plus ambitieux figure le développement de capacités photovoltaïques estimées à 225 mégawatts afin d’alimenter les infrastructures hydrauliques et de réduire les coûts de production et de distribution de l’eau.

Le gouvernement ambitionne ainsi de ramener la partdes dépenses énergétiques à 17% du coût global de production et de distribution de l’eau d’ici à 2030, contre 27% en 2025.

Cette orientation traduit une volonté d’intégrer davantage les énergies renouvelables dans les politiques publiques liées à l’eau et de limiter la dépendance du secteur hydrique aux énergies conventionnelles.

Dans cette perspective, les autorités envisagent également l’expérimentation de nouvelles technologies, notamment les panneaux photovoltaïques flottants installés sur les barrages afin de produire de l’électricité tout en limitant l’évaporation des eaux.

Numérisation et lutte contre les forages anarchiques

Le conseil ministériel a par ailleurs examiné plusieurs solutions innovantes destinées à améliorer la gouvernance du secteur hydrique.

Parmi elles figure la création d’une plateforme numérique d’aide à la décision permettant de suivre en temps réel l’état des ressources hydriques et d’optimiser leur gestion.

Les autorités envisagent également la mise en place d’une plateforme dédiée à la délivrance des autorisations relatives au domaine public de l’eau afin de simplifier les procédures administratives et de renforcer le contrôle des exploitations hydriques.

Cette mesure vise notamment à lutter contre les forages anarchiques, qui constituent aujourd’hui l’un des principaux facteurs de surexploitation des nappes phréatiques dans plusieurs régions du pays.

Le gouvernement considère en effet que l’exploitation illégale des ressources hydriques menace gravement l’équilibre écologique et compromet les capacités futures du pays à garantir un accès durable à l’eau.

Adapter l’agriculture au changement climatique

Les autorités tunisiennes envisagent également l’actualisation de la carte bioclimatique nationale afin d’adapter les cultures agricoles aux spécificités régionales et aux nouvelles conditions climatiques.

Cette approche vise à rationaliser l’utilisation des ressources hydriques, à limiter l’évaporation et à encourager des modèles agricoles plus durables et moins consommateurs d’eau.

Parmi les pistes étudiées figurent également les techniques d’ensemencement des nuages, ainsi que le développement de nouvelles technologies permettant d’améliorer la mobilisation des ressources hydriques.

Le défi de l’application

Si les annonces gouvernementales traduisent une volonté politique de moderniser la gestion de l’eau, plusieurs observateurs estiment toutefois que le principal défi réside désormais dans la capacité à assurer la mise en œuvre effective des projets annoncés.

Les difficultés budgétaires, les lenteurs administratives et la vétusté de certaines infrastructures constituent autant d’obstacles susceptibles de ralentir les réformes engagées.

La réussite de cette stratégie dépendra également de la capacité des institutions à renforcer la coordination entre les différents acteurs du secteur hydrique et à instaurer une gestion plus transparente et plus efficace des ressources disponibles.

Vers une nouvelle gouvernance de l’eau

À travers cette réforme du système hydrique, les autorités tunisiennes cherchent à instaurer une nouvelle gouvernance de l’eau fondée sur la durabilité, la rationalisation des ressources et la sécurité hydrique.

Cette orientation s’inscrit pleinement dans la vision défendue par le Président Kaïs Saïed d’un État capable de protéger les ressources stratégiques du pays, de garantir les droits fondamentaux des citoyens et de préserver les intérêts des générations futures.

Ainsi, au-delà des infrastructures, des forages et des investissements annoncés, la véritable question demeure celle de la capacité de la Tunisie à construire un modèle de gestion durable de l’eau, conciliant souveraineté nationale, justice sociale, développement agricole et adaptation aux mutations climatiques mondiales.

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Météo : prévisions du vendredi 11 juin 2026

Temps peu nuageux sur la plupart des régions à quelquefois plus nuageux sur les hauteurs ouest du nord et du centre. Vent de secteur est relatiement fort à la fin de la journée au sud. Des  vents de sable locaux souffleront à l’extrême sud et vent faible à modéré sur le reste des régions.

Mer peu agitée à localement agitée aux golfes de Gabès et Hammamet.

Les températures sont en hausse, les maximales seront situées entre 31 et 36 degrés sur les régions côtières et les hauteurs et entre 36 et 41 degrés sur le reste des régions avec des vents locaux de sicrocco.

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Pronostic Quinté : Prix Eudora à Vincennes

Pour cette 4ème course à Vincennes, découvrez notre pronostic du  Temps/ Temps News.  Nous avons analysé les forces en présence pour vous livrer une sélection optimisée :
13-10-16-12-6-7-9
​Le cheval 13– Jason Ginyu s’impose comme notre base solide pour ce Spécial Quinté, tandis que le 16– Helios Si sera notre outsider préféré, capable de créer la surprise à belle cote. Une combinaison équilibrée pour viser les sommets sur l’hippodrome de Vincennes.

Retrouvez ici l’Analyse du Temps, notre étude approfondie des 16 partants du Prix Eudora. Nous décryptons pour vous la forme, les statistiques et les meilleures chances de ce rendez-vous à Vincennes :

1. Schampus : Vient de bien courir au plus haut niveau. Bien qu’il n’ait que deux courses dans les jambes, sa tenue éprouvée l’aidera à briller.

2. Gold d’Ecroville : Compétiteur de 10 ans fantasque mais en forme. Mené de manière moins offensive cette fois, il a le droit de faire l’arrivée.

3. Cool Kronos : Effectue une réapparition en restant ferré sous emoji rouge. N’affichant aucune ambition pour ce vendredi, il est à regarder courir uniquement.

4. Jolie Star : À reprendre impérativement après un récent échec à Laval. Sage et capable de prendre rapidement les commandes, elle sera difficile à battre.

5. Gilberto : Reste sur une contre-performance imputable à la chaleur. Affichant d’excellentes dispositions matinales, il visera une petite place à belle cote.

6. Impérial Durabutin : Absent depuis un moment mais très performant sur sa fraîcheur. Maniable et en forme, il détient une chance régulière pour le Quinté+.

7. Histoire Phils : À racheter après un départ manqué à Lyon. Associée à Paul Ploquin pour ses débuts, elle détient une très bonne chance.

8. Just A Midi : Décevant lors de ses trois sorties de la saison. Présenté en « mode course » avec Éric Raffin, il ne peut être négligé.

9. Iguane de Caponet : Effectue une rentrée avec beaucoup de travail derrière lui. Très affûté pour cet engagement visé, le top 5 est accessible.

10. Cocco BFC : Performant en Italie et de retour en France sur son parcours de tenue fétiche. Sur ses titres, il détient une première chance.

11. Hello Paname : Auteur d’une bonne fin de course en retrait à Lyon. Préservé au maximum pour finir, il peut accrocher un lot d’outsider.

12. Jappeloup Turgot : Déconcerté par le rythme sélectif dernièrement mais bien engagé. Travaillant correctement, il devrait logiquement se racheter dans ce lot.

13. Jason Ginyu : Rentrée correcte à Granville et revenu en bonne condition à l’entraînement. Performant sur ce parcours spécifique, il visera l’arrivée.

14. Guerrier Castelets : Victime du jeu des relais en dernier lieu. Impérativement couru caché avec Benjamin Rochard, il peut se mettre en évidence.

15. Hold Up du Digeon : Compte en banque bien garni qui complique désormais sa tâche. Plus percutant sur pistes plates, il reste un regret.

16. Helios Si : Tenace et courageux récemment à Lyon. Maintenu au top de sa condition physique, il s’aligne à Vincennes avec de légitimes ambitions.

 

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Mondial 2026 – groupe A : la Corée du Sud légèrement favorite face à la République Tchèque

À l’approche de cette confrontation entre la Corée du Sud et la République Tchèque, les observateurs s’attendent à une rencontre équilibrée entre deux sélections aux qualités bien distinctes. Toutes deux évoluent dans le groupe A, aux côtés du Mexique et de l’Afrique du Sud, où chaque point pourrait s’avérer décisif dans la course à la qualification.

La Corée du Sud s’appuie sur sa vitesse d’exécution, sa discipline collective et la qualité technique de ses joueurs, tandis que la République tchèque mise sur son impact physique, son expérience et sa solidité dans les duels. Les pronostics restent relativement partagés, même si les Sud-Coréens semblent disposer d’un léger avantage grâce à leur dynamisme et leur capacité à faire la différence dans les moments clés. Mon pronostic est une victoire de la Corée du Sud sur le score de 2 à 1, même si la République tchèque possède les arguments nécessaires pour bousculer son adversaire et rendre cette rencontre particulièrement disputée.

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