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Padel et Spa au Radisson Blu Palace Djerba : quand le jeu devient expérience de séjour

A l’hôtel Radisson Blu Palace Resort & Thalasso Djerba, le padel ne se limite pas à une compétition : il devient le point de départ d’une expérience où l’énergie du jeu rencontre le lâcher-prise du bien-être. Entre échanges sur le court et parenthèses de détente, quelque chose de plus subtil se joue — et mérite d’être vécu jusqu’au bout.

Sur l’île de Djerba, certains week-ends prennent une autre dimension. Il y a des événements qui dépassent leur simple vocation sportive pour devenir de véritables expériences de vie. C’est exactement ce qui s’est joué du 30 avril au 2 mai au Radisson Blu Palace Resort & Thalasso Djerba, à l’occasion de la 8e étape du Tournoi national de padel.

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Dès le premier jour, quelque chose d’inhabituel se dégage. Pas seulement des joueurs venus faire parler leur talent, mais une véritable communauté en quête de performance. Des groupes d’amis, des familles entières, des habitués qui se retrouvent, des novices curieux… Car le padel, n’est pas qu’un sport, c’est un prétexte au lien. Sur les deux terrains outdoor de l’hôtel, les Padel Blu, les échanges sont aussi chaleureux en dehors des matchs qu’intenses sur le terrain.

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Une discipline qui séduit

Près de 200 participants ont fait le déplacement, certains depuis Tunis en avion ou par voie terrestre, d’autres depuis Sfax ou Sousse, sans oublier les locaux de Djerba. Une mobilité qui en dit long sur l’attractivité de la discipline. Car le padel a ce pouvoir rare : rassembler sans exclure. Peu importe l’âge ou le niveau, chacun y trouve sa place. On a même aperçu de très jeunes enfants, raquette à la main ou spectateurs attentifs, déjà happés par l’énergie ambiante.

Le tournoi, encadré selon les règles de la Fédération Tunisienne de Tennis, s’est déroulé avec rigueur, mais sans jamais perdre cette atmosphère détendue qui fait le charme du padel. Certaines rencontres ont marqué les esprits, notamment celles où de jeunes talents ont démontré un potentiel prometteur à l’échelle internationale. Et puis il y a eu ce duo mixte, inattendu et inspiré, qui a su s’imposer en finale dans sa catégorie, suscitant autant d’admiration que d’enthousiasme.

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Et puis, il y a tous ces partenaires qui ont joué un rôle significatif pour accompagner cette étape djerbienne. Des entreprises comme Point M, Ulysse Négoce, Carte Assurance ou encore RKF ne se sont pas contentées d’apposer leur logo : leur engagement en tant que sponsors a traduit une réelle volonté de soutenir l’essor du padel en Tunisie. En accompagnant ce type d’événements, elles ont participé activement à structurer la discipline, à encourager les pratiquants et à donner à ce sport en pleine croissance les moyens de ses ambitions.

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L’expérience “Padel & Spa”

Mais ce qui a distingué réellement cette étape djerbienne, c’est ce qui s’est passé en dehors des courts. Le Radisson Blu Palace Resort & Thalasso Djerba ne s’est pas contenté d’accueillir un tournoi ; il a construit une expérience. Le concept “Padel & Spa” a pris ici tout son sens, sous la houlette de la nouvelle directrice générale de l’établissement, Lydie Ghighi, que l’on a vue impliquée, attentive à chaque interaction et de toute évidence soucieuse de la satisfaction de chacun.

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Le spa comme élément différenciateur

Après l’effort, le réconfort: direction l’Athénée Thalasso & Spa, le centre de bien-être et remise en forme de l’hôtel. Et là, le contraste est saisissant. On passe du bruit des balles aux murmures de l’eau, de l’adrénaline à l’apaisement. Les joueurs, encore marqués par l’intensité des matchs, s’abandonnent à des protocoles de récupération pensés dans les moindres détails : massages ciblés, stretching, soins revitalisants. Les techniques venues d’Inde, de Bali, de Thaïlande ou de Chine ne sont pas de simples prestations, mais de véritables outils de performance et de récupération.

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Kais Nabli, Directeur du centre, le souligne avec insistance: « tout est réuni pour sublimer l’expérience de nos hôtes, dans un cadre à la fois ludique et raffiné, où sport et bien-être s’harmonisent parfaitement pour faire de ce tournoi un véritable succès et offrir une expérience inoubliable. »

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Pendant ce temps, les accompagnateurs trouvent aussi leur rythme. Piscine d’eau de mer, hammam, jacuzzi, rituels signés Cinq Mondes Paris… chacun compose son expérience, entre détente et découverte. L’hôtel devient alors un lieu de vie à part entière, où sportifs et non-sportifs cohabitent dans une harmonie presque évidente.

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L’expérience fidélisante

Ce qui frappe, au final, c’est la cohérence de l’ensemble. Le padel attire, le cadre retient, et l’expérience fidélise. En investissant dans des infrastructures dédiées comme les terrains Padel Blu, le Radisson Blu Palace anticipe une tendance qui, visiblement, dépasse aujourd’hui celle du tennis dans l’hôtellerie.

Mais surtout, il comprend que la valeur ne réside plus uniquement dans l’hébergement. Elle se construit dans l’expérience globale, dans cette capacité à proposer bien plus qu’un séjour : un moment à vivre, à partager, à prolonger… aux normes Radisson.

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La Directrice générale de l’hôtel ne cache pas son enthousiasme : « Accueillir cette étape sur nos courts Padel Blu, avec l’excellence du service Radisson, a été un véritable plaisir. Face à cet enthousiasme, nous sommes heureux d’annoncer le lancement prochain de packages exclusifs incluant des séjours ‘Padel & Bien-être’. Notre objectif étant de répondre à cette nouvelle attente en offrant une plateforme où l’utile se joint à l’agréable dans un cadre raffiné. »

©Destination Tunisie

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Tourisme et transport aérien en Tunisie : pourquoi une croissance à 2 chiffres est tout à fait plausible

Une tribune de Karim Chouchane, Directeur Général de Kars International et Président du Conseil Stratégique et Prospectif de la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française (CCITF) :

« La Tunisie a franchi en 2025 un cap symbolique avec 11 millions d’entrées touristiques. Un chiffre record, à première vue. Mais derrière cette performance, la lecture mérite d’être nuancée : près de 4 millions de visiteurs algériens ont accédé au territoire par voie terrestre, tandis que le trafic aérien s’est établi autour de 6 millions de passagers.

Ce décalage pose une question centrale : peut-on durablement faire croître le tourisme sans une montée en puissance significative du transport aérien ?

L’illusion du levier unique

Le débat sur l’Open Sky, souvent présenté comme une solution miracle, doit être replacé dans une perspective plus large. L’ouverture du ciel ne saurait, à elle seule, compenser les limites structurelles de l’offre touristique tunisienne.

L’enjeu dépasse largement la capacité aérienne, Il réside dans la profondeur du produit touristique : raréfaction du tourisme de congrès et d’événementiel, recul du tourisme de santé, des seniors et insuffisante structuration d’une programmation culturelle à l’année. Autant de segments qui conditionnent l’attractivité réelle d’une destination.

Autrement dit, les passagers ne viennent pas pour un vol, ils viennent pour une expérience.

Aéroports sous-utilisés, attractivité en question

Le paradoxe tunisien est là : des infrastructures aéroportuaires intérieures – Tabarka, Tozeur, Gafsa – sous-exploitées malgré des incitations gouvernementales fortes, notamment l’exonération des redevances aéroportuaires. Il en est de même pour Djerba et Enfidha actuellement en sous-capacité et dont le potentiel pourrait contribuer significativement à l’essor de l’activité touristique.

Ce constat confirme une réalité simple : l’offre aérienne ne précède pas la demande, elle l’accompagne. Sans produit touristique différencié et structuré, aucune politique d’incitation ne peut durablement remplir des avions.

Dès lors, la question n’est pas uniquement celle des flux, mais celle de la désirabilité des territoires.

Compétitivité : au-delà du rapport qualité-prix

La Tunisie reste bien positionnée en termes de rapport qualité-prix. Mais ce critère n’est plus suffisant dans un marché globalisé et hautement concurrentiel.

La compétitivité d’une destination repose désormais sur une chaîne complète : accessibilité, fluidité des parcours, qualité des infrastructures, richesse de l’offre, lisibilité de la programmation.

À ce titre, la performance aéroportuaire devient un levier stratégique. Le temps de rotation des avions et la durée de passage des passagers dans les terminaux sont déterminants.

Réduire le temps d’attente – de trois heures à une heure grâce à la digitalisation et à la simplification des parcours – constitue un facteur clé pour capter une clientèle à forte valeur ajoutée, notamment celle des courts séjours (short breaks).

Gouvernance et régulation : des réformes structurantes

Le développement du transport aérien tunisien reste contraint par les accords bilatéraux qui limitent l’ouverture des lignes et la flexibilité du marché. Mais au-delà de ce cadre, une réforme de la gouvernance s’impose.

Trois institutions jouent un rôle central : l’OACA, la DGAC et l’ONTT. Elles sont indéniablement liées aux différentes autorités, police et douane en premier lieu. Leur action doit s’inscrire dans une logique de complémentarité opérationnelle, au service d’une stratégie unifiée (globale) de destination.

La DGAC, en particulier, gagnerait à renforcer son indépendance et à élargir son rôle, conformément aux standards de l’OACI. Au-delà notamment de ses missions  de sécurité et de sûreté, elle doit devenir un acteur de la régulation économique et du développement du secteur.

Les redevances aéroportuaires, principale source de financement, doivent être optimisées pour soutenir l’investissement, notamment en ressources humaines et techniques.

Une compagnie nationale comme locomotive

Dans cet écosystème, une compagnie nationale performante reste un levier structurant. Elle agit comme une locomotive, en assurant la connectivité, en soutenant les flux et en renforçant la compétitivité globale de la destination.

Tunis-Carthage : vitrine stratégique

L’aéroport de Tunis-Carthage doit incarner le niveau d’ambition de la destination. Aujourd’hui en situation de saturation fonctionnelle, il nécessite une modernisation en profondeur, à la hauteur des standards internationaux et des attentes des passagers.

Capital humain : anticiper la relève

Un autre défi, plus silencieux mais tout aussi stratégique, concerne les compétences. Le secteur aérien tunisien fait face à un renouvellement générationnel imminent. D’où la nécessité de structurer une offre de formation ambitieuse, capable non seulement d’assurer la relève, mais aussi de positionner la Tunisie comme un hub régional de formation aux métiers de l’aérien.

Vers une stratégie transversale

Au fond, la clé réside dans une approche intégrée. Le tourisme et le transport aérien ne peuvent plus être pensés en silos. Leur développement doit s’inscrire dans une stratégie transversale, impliquant d’autres secteurs, à commencer par la culture sans oublier l’implication des fédérations professionnelles et les régions dans l’élaboration de la vision de la destination Tunisie et notamment le développement du tourisme intérieur.

Programmer, structurer, valoriser : c’est en construisant une offre lisible et continue – festivals, événements, circuits – que la Tunisie renforcera son attractivité.

Horizon 2030 : changer de paradigme

L’objectif n’est pas simplement d’augmenter les chiffres. Il s’agit de transformer le modèle. Passer d’une logique de volume à une logique de valeur. D’une approche segmentée à une vision systémique. Et d’un débat centré sur l’Open Sky à une stratégie globale d’attractivité.

L’amélioration de la compétitivité et des performances ne passe pas nécessairement par une baisse des tarifs. À titre d’exemple, l’optimisation du temps de rotation des vols permet d’augmenter le nombre de rotations, et donc de générer davantage de revenus.

Il ne s’agit pas uniquement d’une mission relevant du Handling, mais bien d’une démarche collective impliquant l’ensemble des intervenants. Une réflexion concertée entre tous les acteurs est indispensable pour identifier et mettre en œuvre des leviers d’amélioration durables.

C’est à ce prix que la Tunisie pourra inscrire durablement son tourisme dans une trajectoire de croissance qualitative, portée par un transport aérien pleinement aligné avec ses ambitions.»

Karim Chouchane

 

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« Lutter contre la hausse excessive des loyers des appartements meublés des zones touristiques », demande une députée

A l’ARP, la Commission du tourisme, de la culture, des services et de l’artisanat a écouté une députée proposant de limiter les loyers dans les zones touristiques.

Lors de la séance su mercredi 11 mars 2026, une parlementaire a proposé une initiative relative à l’organisation de l’exploitation des appartements et logements meublés.

Celle-ci a expliqué que la proposition de loi vise à lutter contre la hausse excessive des loyers des appartements meublés, notamment dans les zones touristiques, ainsi que contre l’absence de déclaration de ces locations aux autorités compétentes.

Cette situation entraîne à la fois une charge supplémentaire pour les citoyens et une perte de recettes fiscales importantes pour l’État. Elle a proposé de soumettre la location de logements et d’appartements meublés à un cahier des charges strict approuvé par arrêté du ministre chargé du tourisme, ainsi que d’obliger tout bailleur à conclure un contrat écrit et à tenir un registre numéroté et visé par l’administration fiscale, dans lequel seraient inscrites les recettes, les dépenses et les contrats conclus avec tous leurs détails.

Au cours du débat, les membres de la commission ont souligné la nécessité de ne pas confondre l’hébergement dans des unités touristiques et hôtelières structurées, soumises à une réglementation spécifique, avec la location de logements et d’appartements appartenant à des particuliers, qui relève des règles de location prévues par le droit civil et échappe par nature à la compétence du ministère du Tourisme, sauf dans le cas où le logement est exploité de manière régulière à des fins d’hébergement touristique. Ils ont proposé, à cet égard, de revoir le contenu de cette initiative.

À l’issue de la séance, la commission a décidé d’organiser plusieurs auditions avec les différentes parties concernées afin d’améliorer les textes présentés et d’approfondir leur examen dans le cadre d’une coopération et d’une complémentarité entre les fonctions exécutive et législative.

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Extension de l’aéroport Tunis-Carthage : un choix stratégique qui interroge

Le gouvernement tunisien a officiellement tranché concernant l’avenir de l’Aéroport international de Tunis-Carthage. Il a dévoilé hier son projet d’extension, sans toutefois aborder la nature de son financement.

La décision annoncée officiellement hier en conseil des ministres a clarifié une fois pour toutes les grandes orientations de l’Etat pour ce qui concerne le futur de l’aéroport Tunis-Carthage, première porte d’entrée dans le pays par voie aérienne avec 60 % du trafic tous aéroports confondus.

Il n’y aura donc pas de nouvel aéroport à construire comme cela avait été évoqué, de même que l’option de délocalisation vers l’Aéroport international d’Enfidha-Hammamet n’est de toute évidence plus à l’ordre du jour.

Le schéma retenu est celui d’une extension des infrastructures existantes avec la réalisation d’un nouveau terminal d’une capacité de 11,5 millions de passagers, portant la capacité globale à 18,5 millions (contre une surcapacité de 7,2 de voyageurs actuellement) en plus de la rénovation de l’actuel terminal pour porter sa capacité à 7 millions de passagers.

Une orientation qui, si elle répond de toute évidence à une logique budgétaire évidente, soulève néanmoins plusieurs interrogations de fond.

Une décision avant tout économique ?

Tout porte à croire que le choix retenu repose essentiellement sur des considérations financières et des impératifs de rationalisation des dépenses publiques. L’extension apparaît comme la solution la moins coûteuse à court terme.

Mais cette approche privilégie-t-elle une vision stratégique à long terme ? Certains observateurs estiment que les conséquences des arbitrages actuels risquent d’être reportées sur les générations futures, notamment si le choix arrêté s’avérait inadapté.

Les professionnels du tourisme laissés en marge : Autre point sensible : l’absence de consultation élargie des acteurs du tourisme et du voyage. Les professionnels du secteur, en première ligne avec leurs partenaires internationaux et leurs clients, disposent pourtant d’une lecture fine des tendances du marché, des attentes des compagnies aériennes et de l’évolution des flux touristiques.

Leur expertise aurait pu enrichir le débat stratégique autour d’une consultation appelée à fixer les enjeux de compétitivité de la destination Tunisie.

La question de la gouvernance et de la qualité de service : Au-delà des infrastructures, plusieurs voix s’interrogent sur les méthodes de gestion actuelles au sein de l’aéroport. Les critiques portent notamment sur des processus jugés peu flexibles et insuffisamment orientés vers l’expérience passager.

Sans réforme structurelle de la gouvernance et des pratiques opérationnelles, une extension physique suffira-t-elle à améliorer la qualité de service ?

L’angle mort de la législation aérienne : Peu de débats publics ont également porté sur le cadre réglementaire de l’aviation civile. Or, la législation actuelle impose encore des restrictions notamment sur les droits de trafic, un facteur déterminant dans l’attractivité d’une plateforme aéroportuaire.

Le dossier de l’Open Sky semble par ailleurs avoir été relégué au second plan, alors même qu’une clause prévoit que l’aéroport de Tunis-Carthage bénéficie d’une période de « protection » de cinq ans. Une situation qui continue d’alimenter les interrogations sur la stratégie d’ouverture du ciel tunisien.

Et le rôle de Tunisair dans cette nouvelle configuration ?

La question de l’adaptation de l’aéroport aux besoins spécifiques de la compagnie nationale, Tunisair, demeure également posée. Le futur terminal a-t-il été pensé comme un véritable levier de croissance pour son trafic, avec des infrastructures alignées sur la nature de son réseau et ses ambitions de développement ?

La réponse à cette question sera déterminante pour la compétitivité de la compagnie et, par extension, pour le positionnement régional de Tunis.

Les riverains face à l’augmentation du trafic

Enfin, un point majeur semble peu abordé : l’impact sur les habitants de Tunis et des zones limitrophes. Les quartiers des Berges du Lac, de La Soukra ou encore de l’Ariana, situés dans le périmètre aéroportuaire et sous les axes de servitude aéronautique (couloirs d’approche et de décollage), pourraient voir les nuisances sonores s’intensifier proportionnellement à l’augmentation du mouvement des avions.

Les riverains ont-ils été consultés ? Des mesures d’atténuation sont-elles prévues dans les plans futurs ? L’argument stipulant que les avions sont moins bruyants évoqués par certains est particulièrement maigre.

Une vision à clarifier

L’extension de l’aéroport Tunis-Carthage constitue indéniablement un choix structurant pour l’avenir du transport aérien tunisien. Mais au-delà des chiffres et des capacités annoncées, c’est une vision globale qui est attendue : gouvernance modernisée, cadre réglementaire adapté, intégration des besoins des compagnies, concertation avec les professionnels et prise en compte des impacts environnementaux.

Car un aéroport n’est pas seulement une infrastructure. C’est un outil stratégique au service d’un pays, de son économie et de ses citoyens. Et dans ce dossier, à l’heure où cet article est publié, aucune information n’a filtré sur le budget consacré et sur sa provenance. L’information officielle s’est limitée à indiquer que le projet entre dans le cadre du Plan de développement 2026-2030.

©Destination Tunisie

 

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Der Touristik CZ et Prima Tours derrière le nouveau charter Prague-Tabarka

L’aéroport de Tabarka-Aïn Draham va accueillir au cours de l’été 2026 une chaîne charter mise en place par les filiales tchèques de Der Touristik avec leur réceptif Prima Tours.

L’agence réceptive Prima Tours renouvelle son opération de l’été 2025. A la différence que cette année, il ne s’agira pas de clientèle polonaise mais tchèque.

A travers les T.O Exim et Fischer, marques du groupe Der Touristik, Prima Tours va gérer une nouvelle chaîne charter Prague-Tabarka au cours de la saison été 2026.

A compter du 18 juin et tous les jeudis jusqu’à début octobre, un vol sera assuré par la compagnie Smartwings en Boeing 737.

Les touristes tchèques se verront proposer 3 hôtels à Tabarka: la Cigale, le Mehari ou encore le Thabraca.

Une opération qui va permettre à l’aéroport de Tabarka d’assurer un minimum de trafic en l’absence quasi-totale de vols, notamment réguliers et charter.

Le marché tchèque a enregistré au cours de l’année 2025 précisément 127.677 visiteurs, en recul de 8,9% par rapport à l’exercice 2024.

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Restauration inclusive : la Tunisie sur le podium du concours Gourm’Hand

La Délégation tunisienne de l’Académie nationale de cuisine a participé à la 20e édition du concours international « L’Assiette Gourm’hand ». Grâce à une performance exceptionnelle, l’équipe tunisienne a décroché une double distinction historique.

La Délégation tunisienne de l’Académie nationale de cuisine (ANC) a décroché une honorable 3e place au classement général et le Prix de l’environnement durable par Leclou Christian lors de sa participation au concours international « L’Assiette Gourm’hand », une compétition culinaire visant à valoriser les personnes en situation de handicap dans le domaine de la restauration.

Défi de taille

Le Lycée hôtelier Sainte-Marie de Bailleul dans le Nord de la France a servi de théâtre à cette compétition internationale qui promeut « la transmission du savoir, la promotion de la gastronomie du tourisme durable, écologique et inclusif », selon Mounir El Arem, président de la Délégation de Tunisie et propriétaire du restaurant « Le Baroque » qui emploie depuis 2020 le candidat Mehdi Zribi, atteint de trisomie 21.

Devant 16 équipes passionnées et un jury implacable composé d’une cinquantaine de membres, dont 80 % de Meilleurs Ouvriers de France (MOF), la délégation tunisienne a fait face à un défi de taille.

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Le chef Bilel Wechtati avec le candidat Mehdi Zribi lors du concours

Cuisine durable

Comme l’a rappelé Mohamed Akram Cherif, vice-président de la Délégation tunisienne de l’Académie nationale de cuisine lors d’une conférence de presse organisée le 26 novembre à cette occasion au restaurant « Le Baroque », la route vers le podium était semée de challenges : «Nous n’avons pas les moyens des autres vu l’absence de sponsors d’autant plus que l’équipe n’a pas eu la possibilité de s’entraîner sur les produits imposés ».

Le succès est ainsi revenu à l’œuvre du coach Bilel Wechtati, lui-même double champion du monde du couscous, et son candidat Mehdi Zribi. Leur plat, baptisé poétiquement «Harmonie d’automne aux accents carthagino-comptois », un savant mélange de produits tunisiens et du fromage français, a été « énormément apprécié par les chefs », témoignant de l’audace et de l’ingéniosité du duo.

Victoire sur le handicap

Le concours Gourm’Hand, placé sous le haut patronage du président de la République française, célèbre les personnes porteuses de handicap, leur offrant une plateforme de reconnaissance et de mérite. C’est là que l’immense travail du chef Bilel Wechtati a pris tout son sens. « Les notes ont été accordées non seulement sur les plats préparés mais également sur les rapports entre le chef Bilel et le candidat Mehdi », a expliqué Mohamed Akram Cherif. Le rôle du coach a été « très délicat », nécessitant un déploiement d’efforts constants pour aider Mehdi à se concentrer et à s’impliquer dans chaque étape de la préparation. Ce lien, cette complicité et cette persévérance ont été salués par le président même du concours, Benoît Flahault dans un message adressé à l’équipe.

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Bilel Wechtati et Mehdi Zribi

Fort de ce succès, la délégation tunisienne a déjà pris sa décision pour l’avenir. « Le bureau de la Délégation tunisienne a annoncé sa décision de participer également l’année prochaine, mais avec un autre candidat, Mohamed Hamdi porteur d’handicap et travaille également dans le restaurant Le Baroque », révélant ainsi l’ambition de pérenniser cet exploit. Cette participation nécessite toutefois un soutien à la hauteur de l’enjeu. Pour cela un appel est lancé aux grands groupes agroalimentaires tunisiens pour sponsoriser l’équipe tunisienne afin de pouvoir honorer le drapeau tunisien lors des futures éditions.

©Destination Tunisie

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Comment l’aéroport d’Enfidha adapte son offre aux attentes des charters Omra

La mise en place d’un programme de vols charters vers les Lieux Saints par un groupement d’agences de voyage sur l’aéroport d’Enfidha-Hammamet a donné lieu à la création de nouveaux services pour améliorer l’expérience des passagers.

Enfidha-Hammamet adapte son offre aux attentes des pèlerins se rendant en Arabie Saoudite. A l’occasion du démarrage de la nouvelle saison de la Omra, TAV Tunisie, gestionnaire de l’aéroport, a déployé un ensemble de nouveaux services pour s’adapter aux besoins de cette clientèle spécifique.

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Une salle d’embarquement à l’aéroport d’Enfidha, ici pour un vol Omra.

Concrètement et s’agissant de passagers comprenant un pourcentage important de personnes âgées ou voyageant pour la première fois, une assistance personnalisée a été mise en place avec un renforcement du nombre d’agents d’accueil et d’orientation pour une assistance personnalisée, un parcours fluidifié à travers un circuit dédié, des zones d’accueil spécifique, ainsi que la mise en place d’espaces de prière pour hommes et femmes.

Cette approche, selon Francis Sesplugues, directeur général adjoint de TAV Tunisie, « reflète la vision du groupe de bâtir un écosystème aéroportuaire connecté, centré sur la qualité de service aux passagers. »

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Cérémonie d’inauguration du premier vol Omra de la saison : Francis Sespluges (DGA TAV Tunisie) avec le commandant de bord de la Saudia.

5 agences de voyages à l’origine des charters

L’aéroport d’Enfidha-Hammamet va enregistrer durant cette nouvelle saison du petit pèlerinage une nette progression du nombre de vols vers la Mecque. Alors que lors de la dernière saison, on avait enregistré 6 charters, durant cette saison qui s’étend jusqu’à fin avril 2026, ce sont 31 rotations qui sont programmées au départ d’Enfidha vers Médine et avec retour en provenance de Jeddah.

Une programmation mise en place par un groupement de 5 agences de voyage tunisiennes (Liberta Voyages, Sassi Voyages, Mirage Travel & Tours, Options Voyages, Sava Travel et qui seront consolidées en décembre par Rahlati).

Les vols seront opérés par la compagnie Saudia via des modules A.330 et B.777 pouvant accueillir les 380 passagers prévus à chaque desserte. Le premier vol est arrivé à Enfidha-Hammamet le 8 novembre avec 381 pèlerins à bord.

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Le premier charter Omra de la saison à l’aéroport d’Enfidha-Hammamet opéré par la compagnie Saudia.

Pour les agences de voyage spécialistes de la Omra, l’aéroport Enfidha-Hammamet apparaît désormais comme une évidence. Zied Felfoul, de l’agence Options Voyages, explique que «la situation géographique de l’aéroport d’Enfidha-Hammamet constitue un atout de taille pour la clientèle du centre et du sud puisqu’il permet aux pèlerins et à leur familles accompagnantes de réduire le temps et la distance de déplacement en leur évitant de devoir monter jusqu’à Tunis par exemple

Le responsable souligne également que «la relation avec la direction de l’aéroport est particulièrement souple, ce qui a permis de bénéficier de services en conformité avec les besoins de [notre] clientèle

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Accueil des pèlerins par leurs familles à leur arrivée sur le premier vol charter à l’aéroport d’Enfidha le 8 novembre 2025.

Pour le directeur général adjoint de TAV Tunisie, « ces vols positionnent Enfidha comme un hub stratégique et confirme [notre] rôle de facilitateur de mobilité vers les Lieux Saints », ajoutant également au passage et pour la petite histoire que l’aéroport de Médine est également géré par le groupe aéroportuaire franco-turc. « En reliant deux aéroports gérés par TAV Airports, nous créons une continuité de service unique au sein du réseau du groupe ADP », a-t-il également indiqué.

©Destination Tunisie

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