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Complot contre la sûreté de l’État 2 : La Cour de cassation rejette tous les recours

La Cour de cassation a rejeté, mercredi 21 octobre 2026, l’ensemble des pourvois formés contre les jugements rendus en appel dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État 2 ». Les peines prononcées en février dernier, allant de trois à 35 ans de prison, sont ainsi maintenues, selon les informations rapportées par les médias tunisiens.

Le 3 février 2026, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès de la Cour d’appel de Tunis avait rendu ses décisions dans ce dossier. Rached Ghannouchi, président du mouvement Ennahdha, et Kamel Bedoui avaient chacun été condamnés à 20 ans de prison, contre 14 ans en première instance.

Des peines allant jusqu’à 35 ans de prison

Rayen Hamzaoui avait écopé de trois ans de prison, contre 12 ans en première instance. Les anciens responsables sécuritaires Mehrez Zouari et Abdelkrim Abidi avaient été condamnés à sept ans chacun, contre 12 ans initialement. Fathi Beldi et Samir Hannachi avaient, pour leur part, écopé de 15 ans de prison chacun.

La juridiction avait également prononcé des peines de 35 ans de prison par contumace, avec exécution immédiate, à l’encontre de plusieurs accusés jugés en leur absence, parmi lesquels Nadia Akacha, Mouadh Ghannouchi, Kamel Guizani, Lotfi Zitoun, Rafik Bouchlaka et Abdelkader Ben Farhat. Les condamnations prévoyaient également, pour plusieurs personnes concernées, cinq années de surveillance administrative après l’exécution de la peine, avec une durée réduite à deux ans pour Rayen Hamzaoui.

Une affaire portant sur des accusations de complot

L’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État 2 » porte sur des accusations liées notamment à la constitution d’un groupe en lien avec des infractions terroristes, à l’incitation à commettre des actes violents, à un projet d’atteinte aux personnes et aux biens, ainsi qu’à un complot contre la sûreté intérieure de l’État.

Les poursuites concernaient également des accusations de préparation d’actions visant à modifier la forme de l’État et de recrutement ou d’entraînement de personnes, en Tunisie ou à l’étranger, dans un objectif lié à la commission d’actes terroristes. Ces éléments correspondent aux qualifications rapportées lors de l’annonce des jugements en appel.

Lire aussi : Ennahdha dénonce les jugements dans l’affaire du « complot contre la sûreté de l’État 2 »

Parmi les personnes citées dans le dossier figurait aussi l’ancien chef du gouvernement Youssef Chahed. Il avait formé un pourvoi contre la décision de renvoi devant la chambre criminelle et n’avait pas été condamné sur le fond dans le cadre des jugements rendus en février 2026. Le dossier mentionnait également Rafik Yahya dans une situation procédurale distincte.

Avec le rejet des recours annoncés le 21 octobre, les condamnations prononcées en appel sont maintenues.

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Tunisie–États-Unis : Frontières et lutte contre les drones au cœur de la coopération militaire

La Tunisie et les États-Unis envisagent d’élargir leur coopération militaire à de nouveaux domaines, notamment la surveillance des frontières, la lutte contre le terrorisme et la neutralisation des systèmes sans pilote. Ces perspectives ont été au centre d’une rencontre, jeudi 22 octobre 2026, entre le ministre de la Défense nationale, Khaled Sehili, et Laura Gross, responsable de la réduction des menaces à l’Agence américaine de réduction des menaces de défense (DTRA), selon un communiqué du ministère tunisien de la Défense.

Le ministre a souligné les défis sécuritaires auxquels la Tunisie est confrontée en raison de sa position géographique, à la croisée de l’Afrique du Nord, de la Méditerranée et de la région du Sahel et du Sahara. Le terrorisme, la criminalité organisée, la contrebande et l’instabilité régionale rendent nécessaire, selon lui, le renforcement des capacités opérationnelles et de la préparation de l’armée tunisienne.

Elargir le partenariat avec Washington

Khaled Sehili a notamment exprimé le souhait d’élargir le partenariat avec Washington à des volets techniques et opérationnels, dont le développement des systèmes de surveillance frontalière, la lutte antiterroriste et la réponse aux menaces liées aux drones. Le transfert de technologies, l’assistance technique et la formation spécialisée figurent également parmi les pistes évoquées, de même que la possibilité d’une coopération régionale avec des pays africains.

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Le ministre a salué le soutien américain aux forces armées tunisiennes, en particulier la contribution de la DTRA au renforcement des capacités de protection et de sécurisation des frontières et à la lutte contre la criminalité transfrontalière.

Plusieurs responsables à la rencontre

De son côté, Laura Gross a réaffirmé l’engagement de l’administration américaine à poursuivre le développement de la coopération militaire avec la Tunisie. Elle a également salué les compétences de l’armée tunisienne dans les domaines de la formation et de la maintenance des équipements.

L’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, ainsi que des responsables des deux parties ont participé à la rencontre.

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PLF 2027 : Près de 3,8 milliards de dinars consacrés aux mesures sociales

Le projet de loi de finances (PLF) pour 2027 prévoit 3,768 milliards de dinars pour les interventions sociales, soit 74 % des 5,09 milliards de dinars réservés aux interventions sociales, économiques et culturelles. Les mesures annoncées concernent notamment les familles à faible revenu, les enfants, les personnes en situation de handicap, les retraités et les étudiants.

Le projet de budget prévoit 1,973 milliard de dinars pour les programmes de protection et d’accompagnement social destinés aux catégories à faible revenu et aux personnes vulnérables. Au cœur du dispositif figure l’allocation mensuelle fixe de 280 dinars, destinée à 395 000 familles.

Le nombre de familles bénéficiaires est passé de 298 300 en 2021 à environ 395 000 en 2027, soit une hausse de 32,4 %. Le coût annuel de ce programme doit atteindre 1,327 milliard de dinars, contre 644,3 millions de dinars en 2021.

Le soutien aux familles comprend également 74,8 millions de dinars pour les aides à la rentrée scolaire et universitaire, contre 67 millions en 2026, ainsi que 83 millions de dinars pour les aides accordées à l’occasion des fêtes et des événements religieux. Les aides ponctuelles mobiliseront 9 millions de dinars, contre 8 millions en 2026.

Le financement de la gratuité du transport terrestre pour les enfants issus de familles nécessiteuses atteindra 4,2 millions de dinars, contre 4 millions en 2026. Une enveloppe de 21 millions de dinars est par ailleurs prévue pour financer des microprojets au profit des familles pauvres et à faible revenu.

Des aides mensuelles pour les enfants et les étudiants

Le PLF 2027 prévoit plusieurs allocations destinées aux enfants issus de familles pauvres et à faible revenu. Une enveloppe de 52 millions de dinars doit financer une aide mensuelle de 30 dinars pour 140 000 enfants de moins de six ans. Pour les enfants âgés de 6 à 18 ans, le projet prévoit une allocation mensuelle du même montant au profit de 475 000 bénéficiaires, pour un coût total de 173 millions de dinars.

Les enfants scolarisés issus de familles nécessiteuses, âgés de 6 à 25 ans, continueront également à bénéficier d’une allocation mensuelle de 10 dinars, portée à 20 dinars pour les enfants en situation de handicap. Le montant global annoncé pour ce programme et ses différentes composantes est d’environ 1,38 milliard de dinars.

Des aides spécifiques sont aussi programmées pour certaines catégories d’enfants et de malades issus de familles à faible revenu : 3 millions de dinars pour les personnes souffrant de maladie cœliaque, 1,6 million pour les personnes atteintes de xeroderma pigmentosum, 2 millions pour les enfants présentant un trouble du spectre de l’autisme et 2 millions pour les enfants diabétiques.

Pour les étudiants, les crédits consacrés aux bourses et aux prêts universitaires doivent atteindre 241,7 millions de dinars en 2027. Les bourses universitaires à l’intérieur du pays mobiliseront 154,8 millions de dinars et concerneront 103 998 étudiants, soit 36,5 % des 284 800 étudiants recensés dans les prévisions du projet de budget.

Lire aussi : Budget 2027 : 11,8 milliards de dinars de subventions, près de 60% pour l’énergie

À l’étranger, quelque 2 950 étudiants devraient bénéficier de bourses pour un coût total de 64,7 millions de dinars, couvrant notamment l’assurance, l’inscription, les fournitures scolaires et les billets d’avion. Le projet prévoit également 4,2 millions de dinars pour les prêts universitaires en Tunisie et à l’étranger, ainsi que 1,1 million de dinars pour les enfants de Tunisiens résidant à l’étranger qui poursuivent leurs études en Tunisie et pour les aides aux étudiants nécessiteux.

Une enveloppe de 18 millions de dinars est enfin prévue pour l’allocation d’intégration à la vie universitaire, destinée à 36 000 étudiants. Cette aide exceptionnelle de 500 dinars doit contribuer à couvrir les frais d’inscription dans l’enseignement supérieur des nouveaux bacheliers issus de familles à revenu faible ou moyen.

Handicap, soins et retraites : les autres mesures prévues

Le projet de budget prévoit 30 millions de dinars pour les associations actives dans le domaine du handicap, 2,2 millions pour l’allocation de prise en charge des personnes en situation de handicap et 10 millions pour l’acquisition d’équipements de compensation et de matériel facilitant leur intégration.

En matière de couverture sanitaire, l’État prévoit de maintenir les cartes de soins gratuits pour environ 386 000 bénéficiaires et les cartes de soins à tarif réduit pour près de 397 000 personnes.

Les retraités percevant les pensions les plus faibles doivent également bénéficier d’un soutien supplémentaire. Le PLF réserve 285 millions de dinars à la majoration de l’allocation complémentaire destinée aux petites pensions versées par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS), contre 260 millions de dinars inscrits au budget 2026.

Le projet prévoit en outre 800 millions de dinars pour diversifier les sources de financement de la sécurité sociale et 97 millions de dinars pour contribuer à couvrir le déficit des régimes spéciaux de retraite.

Ces montants figurent dans le projet de budget pour 2027. Leur inscription dans le PLF correspond à des crédits prévisionnels : les modalités définitives d’application et les conditions d’accès aux différentes aides restent liées aux dispositions retenues et à leur mise en œuvre.

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Jets de pierres sur les trains : 162.000 dinars de dégâts en 2025

La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) a évalué à environ 162 000 dinars le coût du remplacement des vitres brisées des trains en 2025, en raison des jets de pierres visant les rames. Ce montant ne comprend pas les conséquences potentielles de ces actes sur la sécurité des voyageurs et du personnel ferroviaire.

La SNCFT organise une campagne de sensibilisation à la préservation des transports publics sous le slogan « Une petite pierre, mais de grands dégâts ». L’initiative se déroule sur deux jours à la gare de Hammam-Lif et vise à prévenir les jets de pierres sur les trains circulant sur les lignes de la banlieue sud de Tunis.

94 trains par jour sur la banlieue sud

Le directeur de la communication de la SNCFT, Hassan Miadi, a souligné que ces actes portent directement atteinte à la sécurité des passagers et des agents, en plus d’occasionner des dégâts aux biens publics. Les bris de vitres représentent ainsi une charge financière pour l’entreprise, mais exposent également les personnes à bord à des risques de blessures.

Lire aussi : SNCFT : Cinq trains annulés en deux jours faute de locomotives

En temps normal, la SNCFT assure 94 voyages quotidiens sur les lignes de la banlieue sud, entre 4h30 et 22h. La fréquence est d’un train toutes les 30 minutes en période ordinaire, contre 20 minutes aux heures de pointe.

Plus de 21 millions de voyageurs par an

Selon Tarek Bousiqa, responsable de l’unité d’exploitation du transport des voyageurs sur les lignes de la banlieue de Tunis, ces lignes transportent plus de 21 millions de passagers par an, soit près de 58 000 voyageurs par jour.

Le réseau concerné s’étend sur 25 kilomètres et dessert 18 stations, entre Tunis et le quartier de Hay Riadh, à Borj Cédria. L’importance du trafic quotidien renforce les enjeux liés à la sécurité des trains et à la préservation des équipements utilisés par des milliers de voyageurs.

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Produits bio : Les exportations tunisiennes atteignent 741 MD à fin septembre

Les exportations tunisiennes de produits biologiques ont généré 740,92 millions de dinars (MD) au cours des neuf premiers mois de 2026, en hausse de 32,7% sur un an. Les volumes expédiés ont progressé de 22,4%, à 58 450,2 tonnes, selon les données de la Direction générale de l’agriculture biologique, publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI). L’huile d’olive biologique demeure le principal moteur de cette croissance.

L’huile d’olive concentre 90% des recettes

Sur la période de janvier à septembre 2026, l’huile d’olive biologique a représenté 51.290 tonnes exportées, pour une valeur de 667,6 MD. Elle a ainsi concentré 87,7% des volumes de produits biologiques expédiés et 90,1% des recettes du secteur.

La filière s’appuie sur un réseau de 69 exportateurs, qui ont commercialisé leurs produits dans 46 pays répartis sur cinq continents. L’Italie reste la première destination, avec 33% des volumes exportés, devant les États-Unis (24%) et l’Espagne (20%). La France représente 8% des débouchés et l’Allemagne 5%, tandis que les autres marchés absorbent les 10% restants.

À l’échelle de la campagne oléicole 2025/2026, couvrant la période du 1er novembre 2025 au 30 septembre 2026, les exportations d’huile d’olive biologique ont atteint 58.762 tonnes, pour 770,45 MD. Par rapport à la même période de la campagne précédente, elles ont progressé de 15,4% en volume et de 7,9% en valeur.

L’huile d’olive biologique représente désormais 14,7% des volumes totaux d’huile d’olive exportés par la Tunisie et 15,3% des recettes de la filière, avec un prix moyen déclaré de 13,112 dinars le kilogramme. Les ventes restent très largement dominées par l’huile en vrac, avec 55.111 tonnes, contre 3648,5 tonnes pour l’huile conditionnée, qui a généré 60,8 MD.

Les dattes biologiques progressent en valeur

Les dattes biologiques affichent également une évolution favorable sur la campagne 2025/2026. Les exportations ont atteint 9843,6 tonnes, pour des recettes de 105,8 MD, soit une hausse de 13,4% en volume et de 39% en valeur.

Cette catégorie représente 6,% des volumes totaux de dattes exportés par la Tunisie et 10,4 % des recettes de la filière. Vingt exportateurs approvisionnent 23 pays, avec une prédominance des dérivés de dattes, qui totalisent 6756,6 tonnes pour 73,5 MD.

L’Allemagne constitue le premier débouché des dattes biologiques tunisiennes, avec 32% des parts de marché. Elle devance la Belgique (13%), les Pays-Bas (11%), la France (8%) et les États-Unis (8%).

Les produits forestiers en tête des autres filières

Au-delà de l’huile d’olive et des dattes, les exportations de produits biologiques diversifiés ont totalisé 310,1 tonnes, pour une valeur de 4,12 MD entre janvier et septembre 2026.

Cette catégorie regroupe 38 produits commercialisés par huit opérateurs vers dix destinations. Les produits forestiers arrivent en tête, avec 192,9 tonnes et 2,11 MD, devant les produits de l’arboriculture fruitière, qui représentent 63,8 tonnes et 0,66 MD. Les produits céréaliers et les légumes complètent cette offre.

La Slovénie absorbe 43,% des volumes de ces produits diversifiés, suivie de la France (29,4 %) et de la Belgique (10,4%).

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Blanchiment d’or à Sfax : Six nouveaux bijoutiers placés en garde à vue

Six artisans bijoutiers exerçant au marché de l’or de Sfax ont été placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête portant sur un réseau soupçonné de blanchiment d’argent, de fraude fiscale et de trafic d’or d’origine inconnue. Selon la Direction générale de la sûreté nationale, les investigations portent notamment sur près de deux tonnes d’or qui auraient été blanchies au cours des six dernières années.

Des quotas d’or cédés contre des commissions

Les six suspects ont été placés en garde à vue par la sous-direction des enquêtes économiques et financières, relevant de la direction de la police judiciaire d’El Gorjani, à Tunis, selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale relayé jeudi 22 octobre par l’agence Tunis Afrique Presse.

Ils sont notamment soupçonnés d’avoir constitué une bande organisée afin de blanchir des fonds provenant de la fraude fiscale, en exploitant les particularités de leur activité professionnelle. Les enquêteurs leur reprochent également des faits présumés de falsification et d’utilisation de documents falsifiés, ainsi que des infractions à la réglementation encadrant le secteur.

Selon la même source, certains auraient accepté des commissions financières en contrepartie de la cession de leurs quotas d’or, attribués par la Banque centrale de Tunisie, à d’autres personnes impliquées dans l’affaire.

L’enquête s’appuie sur un travail de renseignement opérationnel et une surveillance des circuits de commercialisation de l’or destiné à la fonte. Le réseau présumé comprendrait des commerçants et des propriétaires d’usines opérant dans le secteur de la bijouterie.

Des sociétés fictives pour contourner l’impôt

Dans une déclaration accordée mardi à la TAP, une source sécuritaire avait indiqué que les membres présumés du réseau auraient créé des sociétés-écrans et des entreprises fictives. Ils auraient également utilisé les registres d’approvisionnement et d’achat de plusieurs artisans bijoutiers afin d’échapper à l’impôt.

Ces procédés auraient permis de blanchir de l’or destiné à la fonte, dont l’origine n’était pas établie, avant de l’introduire dans les circuits commerciaux légaux. Les revenus issus de ces opérations auraient ensuite été investis dans des projets, dans l’immobilier et dans l’acquisition de biens de luxe.

D’après les investigations, le volume d’or concerné atteindrait près de deux tonnes sur une période de six ans.

Plus de 70 kilos d’or saisis

Les opérations menées dans le cadre de cette enquête ont également abouti à la saisie de plus de 70 kilogrammes d’or, de 4,5 kilogrammes d’argent, de 120.000 dinars et de neuf voitures de luxe.

Le bilan communiqué par les autorités fait état de 13 personnes placées en garde à vue au total. Les suspects sont notamment soupçonnés d’association de malfaiteurs, de falsification de documents et de blanchiment d’argent commis de manière habituelle.

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Budget 2027 : 11,8 milliards de dinars de subventions, près de 60% pour l’énergie

Le projet de budget de l’État pour 2027 prévoit 11,846 milliards de dinars de dépenses de subvention, dont 7,09 milliards consacrés aux hydrocarbures et à l’électricité. Les produits de base mobiliseraient 4,036 milliards de dinars, tandis que le transport bénéficierait d’une enveloppe de 720 millions. Ces prévisions reposent notamment sur une hypothèse de pétrole à 80 dollars le baril.

L’énergie absorbe près de 60% des subventions

Les dépenses de subvention prévues dans le projet de budget 2027 se répartissent entre trois grands postes : l’énergie, les produits de base et le transport. Avec 7,09 milliards de dinars, les hydrocarbures et l’électricité représenteraient 59,8% de l’enveloppe totale.

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) devrait bénéficier de 3,676 milliards de dinars, contre 3,414 milliards pour la Société tunisienne des industries de raffinage (STIR).

Ces prévisions intègrent également le règlement d’une partie des dettes accumulées par les deux entreprises publiques. Le projet prévoit environ 320 millions de dinars pour une partie des dettes de la STIR au titre de 2022 et de 2024, ainsi que 500 millions pour une partie des dettes de la STEG couvrant les exercices 2017 à 2023.

L’enveloppe énergétique repose sur une hypothèse de prix moyen du Brent de 80 dollars le baril en 2027, contre 63,3 dollars dans les hypothèses retenues pour le budget 2026. Le document prend également en compte une hausse de 2% de la consommation nationale de produits pétroliers et d’électricité.

Produits de base : 4,036 milliards de dinars prévus

La subvention des produits de base devrait mobiliser 4,036 milliards de dinars en 2027, soit 34,1% de l’enveloppe totale. Cette part serait inférieure à celle prévue pour 2026, qui atteignait 41,7% des dépenses de subvention.

Le projet de budget prévoit de poursuivre les efforts visant à améliorer l’efficacité du dispositif et à rationaliser son coût, tout en soutenant la production agricole nationale et la sécurité alimentaire.

Les mesures envisagées comprennent le renforcement des contrôles économiques contre la contrebande, la spéculation et l’utilisation illégale des produits subventionnés. Le gouvernement prévoit également de moderniser les outils de gestion et de contrôle, notamment grâce au numérique, et de mener des campagnes de sensibilisation pour limiter le gaspillage.

Le document souligne par ailleurs la nécessité de réduire la dépendance aux importations, de mieux adapter les cultures aux changements climatiques et d’améliorer la gestion des ressources hydriques.

Pour les bouteilles de gaz destinées aux ménages, le taux de subvention devrait atteindre 75%. Le coût estimé d’une bouteille est de 35 dinars, alors que son prix de vente au public est fixé à 8,8 dinars.

Transport : une enveloppe portée à 720 millions

Le projet de budget prévoit 720 millions de dinars pour la subvention du transport en 2027, contre 700 millions attendus en 2026. Cette enveloppe doit notamment soutenir le transport scolaire et universitaire, les services proposés à tarifs réduits ainsi que la gratuité accordée à certaines catégories de bénéficiaires.

Au total, les trois postes représentent 11,846 milliards de dinars de subventions programmées pour l’exercice 2027.

A titre de comparaison, les dépenses de subvention exécutées à fin août 2026 s’élevaient à 4,496 milliards de dinars, en hausse de 6% par rapport à la même période de 2025. Ce montant correspondait à un taux d’exécution d’environ 46% des prévisions budgétaires pour 2026.

Le projet de budget 2027 prévoit enfin de poursuivre les efforts de maîtrise des coûts de production de la STEG et de la STIR et d’accélérer les investissements dans les énergies renouvelables. Ces orientations visent à améliorer les performances des entreprises publiques et à réduire les tensions sur le système électrique, notamment pendant les périodes de forte consommation.

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Tunisie : Des baisses annoncées pour la volaille, les fruits et les poissons d’élevage

Les prix de plusieurs produits alimentaires devraient baisser au cours des prochains mois en Tunisie. Selon Houssemeddine Touiti, directeur général de la concurrence et des recherches économiques au ministère du Commerce, les réductions annoncées concernent la volaille, les pommes, les poires et les poissons d’élevage. Certaines catégories de volaille pourraient notamment enregistrer une baisse allant jusqu’à 1,200 dinar par kilogramme.

Jusqu’à 1,200 dinar de moins pour la volaille

Intervenant jeudi 22 octobre sur les ondes de Mosaïque FM, Houssemeddine Touiti a annoncé une diminution attendue des prix de plusieurs produits de consommation.

Pour la volaille, la baisse devrait se situer entre 500 et 1200 millimes par kilogramme. Selon le responsable, les prix de certaines catégories pourraient ainsi atteindre 6,500 dinars le kilogramme.

Les fruits figurent également parmi les produits concernés. Les prix des pommes et des poires devraient diminuer de 1 dinar par kilogramme, selon le directeur général de la concurrence et des recherches économiques.

Les poissons d’élevage également concernés

Les réductions annoncées touchent aussi les poissons issus de l’aquaculture. Houssemeddine Touiti a évoqué une baisse comprise entre 2,500 et 5 dinars par kilogramme.

Le responsable a par ailleurs indiqué que les baisses envisagées concerneraient l’ensemble des points de vente, et pas uniquement les grandes surfaces commerciales.

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Riz importé : Le prix plafonné à 3,900 dinars pour l’étuvé et 6,900 dinars pour le basmati

Le ministère du Commerce a fixé les prix de vente du riz importé en Tunisie selon deux catégories, le riz étuvé et le riz basmati, et trois circuits de distribution. La mesure, annoncée comme applicable depuis le 12 octobre 2026, établit le prix de vente au public à 3,900 dinars le kilogramme pour le riz étuvé et à 6,900 dinars pour le basmati.

Deux catégories, trois niveaux de prix

Les tarifs annoncés par le ministère distinguent les prix pratiqués auprès des fournisseurs et des conditionneurs, les prix de gros et les prix de vente au consommateur.

Pour le riz étuvé, le prix est fixé à 3,500 dinars le kilogramme chez les fournisseurs et les conditionneurs, à 3,650 dinars au stade de gros et à 3,900 dinars pour la vente au public.

Le riz basmati est commercialisé à des tarifs supérieurs. Son prix atteint 6,500 dinars le kilogramme chez les fournisseurs et les conditionneurs, 6,650 dinars au stade de gros et 6,900 dinars au détail.

Une mesure annoncée depuis le 12 octobre

Ces tarifs devaient entrer en vigueur le 12 octobre. Ils s’inscrivent dans le contexte des annonces faites fin septembre par les autorités concernant une baisse attendue des prix du riz importé et le renforcement de l’approvisionnement du marché.

Le 25 septembre, le directeur général de la concurrence et des recherches économiques au ministère du Commerce, Houssem Eddine Touiti, avait indiqué que plus de 7000 tonnes de riz en vrac étaient disponibles et en cours de conditionnement. Il avait également annoncé la perspective d’injecter plus de 100 tonnes par jour sur le marché à partir de la semaine suivante.

Les nouveaux tarifs doivent ainsi être replacés dans cette démarche de renforcement de l’offre et de maîtrise des prix. Le communiqué détaillant les montants doit toutefois être consulté directement pour confirmer leur champ d’application exact et les modalités de contrôle.

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Musique : Mâlouf Tunisien Paris se distingue

L’association Mâlouf Tunisien Paris a été sélectionnée pour participer au concours international Léopold Bellan qui se tiendra du 24 au 30 octobre 2026. Cette association fondée par Ahmed Ridha Abbès en France rassemble de nombreux férus du chant traditionnel tunisien.

Cette sélection est une belle occasion de faire connaître le Mâlouf Tunisien, héritage musical d’une grande richesse, qui occupe une place singulière dans le patrimoine de la musique arabe classique.

La participation de Mâlouf Tunisien Paris à ce concours revêt une importance particulière. Elle témoigne de la présence de notre patrimoine musical au-delà des frontières et contribue à le faire découvrir à un public plus large, arabe comme international.

Au-delà de la distinction que représente une telle sélection, cet événement invite à s’intéresser davantage au Mâlouf Tunisien, à sa richesse artistique et à la place qu’il mérite au sein du patrimoine immatériel tunisien.

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Cinéma : Tourné en Tunisie, le film tchèque « Tobruk » sur nos écrans

A l’initiative de l’ambassade de la République Tchèque en Tunisie, une projection spéciale du film tchèque « Tobruk » aura lieu samedi 24 octobre à 16h à l’Agora à la Marsa.

Réalisé en 2008 par Vaclav Marhoul, ce film de 102 minutes a été filmé en Tunisie et revient sur un épisode important de la Deuxième guerre mondiale.

Cette œuvre est dédiée à la mémoire des soldats tchécoslovaques engagés il y a 85 ans dans la bataille de Tobrouk en Libye.

Ce film est original en ce qu’il dépeint des acteurs souvent méconnus de la Seconde Guerre mondiale en Afrique du Nord, les forces libres polonaises et tchécoslovaques.

Le synopsis du film est le suivant : En 1941, Jiri et Jan ont quitté leur foyer pour rejoindre les forces libres tchécoslovaques et combattre l’armée nazie. Ils intègrent le onzième bataillon d’infanterie tchécoslovaque qui stationne en Afrique du Nord, en plein désert.

Dans ce climat aride, l’entraînement militaire est éprouvant et l’attente de monter au combat nourrit les conversations. Bientôt, le bataillon est mobilisé au sein de la Brigade polonaise des Carpates pour participer à la défense de Tobrouk, assiégée par les Italiens et les Allemands.

Notons que le réalisateur Vaclav Marhoul est également scénariste et producteur de « Tobruk ».

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Kaïs Saïed réclame des crédits avantageux pour les oléiculteurs et une intervention sur les prix des dattes

Le président de la République, Kaïs Saïed, a appelé à soutenir les petits oléiculteurs par des financements adaptés et un prix de référence garantissant leurs droits, tout en réclamant une intervention urgente face aux difficultés des producteurs de dattes. Reçu mercredi 21 octobre au palais de Carthage, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzedine Ben Cheikh, a également été appelé à accélérer la distribution des intrants et à contribuer à la reconstitution du cheptel national.

Oléiculture : financement, prix de référence et stockage

Lors de cette rencontre, le chef de l’État a présenté l’agriculture comme un pilier de la sécurité nationale et de la souveraineté du pays. Il a estimé que la Tunisie dispose de ressources, de traditions agricoles et de compétences scientifiques susceptibles de contribuer à l’autosuffisance alimentaire.

Concernant la campagne oléicole, Kaïs Saïed a insisté sur la nécessité d’accompagner les petits agriculteurs. Il a notamment préconisé l’octroi de crédits avantageux, la mise en place de nouvelles lignes de financement et la fixation d’un prix de référence garantissant les droits des producteurs.

Le président a également appelé à renforcer les capacités de stockage de l’Office national de l’huile et à promouvoir davantage l’huile d’olive tunisienne sur les marchés internationaux.

Ces orientations touchent plusieurs étapes de la filière, du financement de la récolte à la commercialisation, dans un contexte où les conditions de collecte, de stockage et de valorisation influencent directement les revenus des producteurs.

Dattes : une intervention urgente réclamée

Le président de la République a également évoqué les difficultés rencontrées par les producteurs de dattes. Il a dénoncé les pratiques de certains intermédiaires accusés de faire baisser délibérément les prix d’achat des récoltes et demandé une intervention urgente dans cette filière, comme dans les autres secteurs agricoles.

Cette intervention intervient alors que la commercialisation de la production et la rémunération des agriculteurs constituent des enjeux importants pour la campagne des dattes 2026-2027.

Engrais, semences et élevage : les autres priorités

Kaïs Saïed a par ailleurs appelé les commissariats régionaux au développement agricole à renforcer la protection du patrimoine végétal, notamment face aux maladies affectant les oliveraies et à la propagation du charançon rouge du palmier.

Il a également insisté sur la nécessité d’assurer une distribution équitable des engrais dans les délais requis, de garantir la disponibilité des semences et des autres intrants agricoles et de réduire les lenteurs administratives.

Le cheptel national figure également parmi les préoccupations exprimées. Le président a souligné l’urgence de reconstituer les effectifs du cheptel, dont il a relevé la baisse malgré l’existence de l’Office de l’élevage. Il a, dans le même temps, rappelé que plusieurs offices publics avaient progressivement perdu leurs missions.

Enfin, le chef de l’État a appelé à mieux exploiter les capacités des instituts agronomiques spécialisés et à valoriser les résultats de la recherche scientifique ainsi que les thèses universitaires tunisiennes.

L’objectif est de renforcer la production nationale et de réduire la dépendance aux importations alimentaires. Kaïs Saïed a ainsi estimé que la pleine souveraineté nationale ne pouvait être assurée si la population dépendait de l’alimentation importée. Il a également évoqué la perspective d’une Tunisie productrice de richesse et exportatrice, du nord au sud, notamment à travers la création de l’Office Rjim Maatoug pour le développement du Sud et du Sahara.

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Gabès : 6,1 MD pour l’irrigation d’El Hamma et l’eau potable à Sidi Touati

Deux projets hydrauliques mobilisant 6,1 millions de dinars ont été mis en avant lors d’une visite officielle effectuée le 21 octobre 2026 dans le gouvernorat de Gabès. Le premier concerne la remise en activité de l’oasis d’El Hamma grâce à un puits d’irrigation de 3,8 millions de dinars. Le second doit améliorer l’approvisionnement en eau potable de Sidi Touati, à Mareth, au bénéfice d’environ 3600 habitants.

El Hamma : un puits pour relancer l’irrigation de l’oasis

L’oasis d’El Hamma doit bénéficier d’un nouvel apport en eau avec l’inauguration du puits d’irrigation « El Hamma 2 », réalisé pour un coût de 3,8 millions de dinars.

Cette infrastructure vise à contribuer à la remise en activité de l’oasis, dans une région où la disponibilité des ressources hydriques constitue un enjeu majeur pour l’agriculture et la préservation des espaces oasiens.

La mise en service de ce puits marque une étape concrète dans le renforcement des moyens d’irrigation. Son impact sur la reprise des activités agricoles dépendra toutefois des conditions d’exploitation et de la disponibilité effective de la ressource en eau.

Mareth : un projet d’eau potable pour 3600 habitants

Le second projet concerne Sidi Touati, dans la délégation de Mareth. D’un coût annoncé de 2,3 millions de dinars, il doit renforcer l’approvisionnement en eau potable de cette localité.

Le dispositif prévoit un débit de 15 litres par seconde et devrait bénéficier à environ 3600 habitants. Il s’inscrit dans les efforts visant à améliorer l’accès à l’eau potable dans le gouvernorat de Gabès.

Au total, les deux opérations représentent un investissement annoncé de 6,1 millions de dinars. Elles répondent à des besoins distincts : soutenir l’irrigation d’une oasis à El Hamma et consolider l’alimentation en eau potable à Sidi Touati.

Ces projets interviennent dans un contexte de pression croissante sur les ressources hydriques du Sud tunisien, où la sécurisation de l’approvisionnement en eau demeure un enjeu à la fois agricole, économique et social.

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Inventaire : Ces noms de poissons qui changent selon les régions

Les yeux plongés dans une mosaïque antique, je retrouve l’écho millénaire des poissons qui vivent en Méditerranée et sont toujours sur les étals de nos marchés.

Je cherche les noms de chaque poisson et réalise combien ces noms peuvent différer selon les régions. Je me lance alors dans une manière d’inventaire où cohabitent la langue tunisienne, le français et l’italien. Dès lors, je me retrouve face à une formidable profusion de noms aussi difficiles à saisir qu’un poisson dans l’eau.

Prenons une daurade. Elle est généralement désignée sous le nom « ourata » qui des origines italiennes. Mais nous la nommons également « ouarqa » et quand elle a des traits noirs, elle devient une « kahlaia ». Mieux, quand elle pèse un peu plus lourd, à partir de 300 grammes, nous lui donnons le nom de « jarraf ». Un véritable puzzle !

Prenons maintenant un mulet. Nous le nommons communément « bouri » mais aussi « milla ». Toutefois, ce poisson va porter des noms différents selon les régions. À Sfax, ce sera « menjel », à Kélibia « safraya », à Bizerte, ce sera plutôt « mlaâbna » alors que pour Djerba, on dira « maâzoul ».

On peut ainsi multiplier les exemples au point où il serait judicieux d’établir un lexique qui permettrait de mieux s’y retrouver parmi les variétés de poissons et leurs dénominations régionales.

Que d’autres poissons pour initier cet inventaire ! Que de noms à retrouver, noter, croiser avec d’autres pour y voir plus clair ! Pour le moment, c’est encore la bouteille à l’encre et plus justement les yeux plongés dans la mosaïque la plus frétillante du musée du Bardo.

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Snapshot : A Carthage, la prétendue maison Flaubert en chantier

A Carthage, non loin des ports puniques, une villa a indûment été reliée au séjour tunisien de Gustave Flaubert en 1858. Depuis, à intervalles réguliers, cette demeure continue à être présentée sur les réseaux sociaux comme étant celle où le grand écrivain français a séjourné.

De fait, il n’en est rien car ni cette maison ni l’ensemble du lotissement n’existaient en 1858.

Aujourd’hui, auréolée d’une identité qui n’est pas sienne, cette villa intrigue et suscite les passions.

Actuellement en travaux, elle devrait être rafraîchie en attendant peut-être de nouveaux résidents.

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Électricité : La Tunisie vise 16% de renouvelables en 2027

La Tunisie prévoit de porter la part des énergies renouvelables dans son mix électrique de 12% en 2026 à 16% en 2027. Le projet de Budget économique 2027 mise sur la mise en service de deux installations, le lancement d’une centrale solaire de 300 MW avec stockage par batteries à Kébili et un programme de 500 MW d’autoproduction. Un calendrier ambitieux, alors que le système électrique reste largement dépendant du gaz naturel.

Khnabna et l’éolien attendus en exploitation

Le projet de Budget économique 2027, élaboré par le ministère de l’Économie et de la Planification, fixe une nouvelle étape dans la progression des énergies renouvelables. Le document, daté du 3 octobre 2026, prévoit une hausse de quatre points de leur part dans le mix électrique en un an. Cet objectif repose notamment sur l’avancement de projets de production dont la concrétisation doit contribuer à diversifier les sources d’électricité.

Parmi les principales échéances figure l’entrée en exploitation de la centrale de Khnabna, d’une puissance de 198 mégawatts (MW). Un parc éolien de 77 MW doit également être mis en service en 2027. Le calendrier ministériel prévoit, en parallèle, la poursuite des procédures contractuelles et de validation des projets attribués sous le régime des concessions.

Ces échéances correspondent à des mises en exploitation attendues, et non à des capacités dont la production serait déjà acquise. Leur contribution effective dépendra du respect du calendrier annoncé et de leur raccordement au réseau électrique.

Bazma : 300 MW solaires avec stockage par batteries

Le projet le plus notable concerne Bazma, dans le gouvernorat de Kébili, où le démarrage des travaux d’une centrale solaire de 300 MW est programmé pour 2027. L’installation doit être équipée d’un système de stockage de l’électricité par batteries.

Cette composante apporte une dimension supplémentaire au développement du solaire : le stockage doit permettre de conserver une partie de l’électricité produite pour la restituer lorsque les besoins du réseau le nécessitent. Il peut ainsi contribuer à améliorer la flexibilité du système, même si son efficacité dépendra notamment de la capacité de stockage installée et des conditions d’exploitation.

Le document ministériel prévoit également de poursuivre les projets issus de la cinquième ronde du régime des autorisations. Sur les 288 MW programmés dans ce cadre, environ 60 MW avaient été réalisés et raccordés au réseau selon le bilan présenté.

455 MW autorisés et 500 MW d’autoproduction

En parallèle des grands projets, le gouvernement prévoit de poursuivre la sixième ronde du régime des autorisations, qui représente une capacité totale de 455 MW. Les projets retenus doivent encore franchir les étapes nécessaires à leur réalisation et à leur raccordement.

L’enjeu dépasse ainsi la multiplication des centrales. Pour atteindre 16% en 2027, la Tunisie devra transformer les capacités programmées en installations opérationnelles, tout en renforçant le réseau pour intégrer leur production. Le document fixe une trajectoire ; sa concrétisation dépendra du rythme réel des chantiers et des raccordements.

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Menzel Bouzelfa : Un décès et un incendie font basculer la crise de l’usine de mouches noires

La contestation contre le projet d’élevage de mouches soldats noires à Menzel Bouzelfa, dans le gouvernorat de Nabeul, a pris une tournure dramatique mercredi 21 octobre. Un homme d’une soixantaine d’années est mort après avoir été percuté par un véhicule devant le site contesté, avant que des habitants ne mettent le feu à l’usine. Une enquête judiciaire aurait été ouverte pour déterminer les circonstances du décès.

Une collision au milieu de la contestation

La soirée du mercredi 21 octobre a été marquée par une escalade des tensions à Menzel Bouzelfa. Selon Mosaïque FM, qui cite un responsable local, un homme d’une soixantaine d’années a perdu la vie après avoir été percuté par un véhicule de transport de marchandises devant l’unité industrielle contestée.

Les faits se seraient produits alors que des habitants s’opposaient à l’ouverture de l’usine. Ses responsables auraient organisé une réception pour annoncer le démarrage de l’activité. La présence du véhicule, chargé de transporter des chaises destinées à cette réception, a donné lieu à un incident au cours duquel le manifestant a été mortellement percuté, selon les premiers éléments rapportés par la radio.

Le site incendié après l’annonce du décès

La mort du manifestant a provoqué une nouvelle flambée de colère. D’après Mosaïque FM, des habitants ont ensuite incendié l’usine, tandis que les protestations se poursuivaient dans la ville. Des citoyens se sont également rassemblés devant l’hôpital local, dans l’attente de récupérer le corps de la victime.

Al Chourouk a également rapporté l’incendie dans une publication mise en ligne peu après minuit, confirmant que les deux événements ont marqué la soirée du 21 octobre.

Selon Mosaïque FM, le procureur de la République s’est rendu sur place. Le parquet aurait ordonné le transfert du corps vers un service de médecine légale pour autopsie ainsi que l’ouverture d’une enquête.

Un conflit déjà marqué par plusieurs mobilisations

L’incident intervient après plusieurs semaines de contestation autour de l’implantation de cette unité d’élevage de mouches soldats noires. Le 3 octobre, des habitants et des agriculteurs avaient manifesté pour réclamer l’arrêt du projet, en invoquant notamment les risques environnementaux et sanitaires qu’ils associent à l’activité.

Les inquiétudes exprimées concernent les nuisances potentielles, le traitement des déchets organiques et les éventuelles conséquences sur les ressources hydriques et les terres agricoles. Ces préoccupations constituent le cœur du mouvement local.

Le dossier avait connu un développement administratif quelques jours avant les événements. Dans un article publié le 18 octobre, Webdo rapportait une décision de retrait du classement en catégorie 3 et de fermeture temporaire concernant l’unité de Grombalia, ainsi que la nécessité de réexaminer la situation du projet de Menzel Bouzelfa.

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