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Commerce alimentaire : L’excédent tunisien retombe sous le milliard de dinars

Les exportations alimentaires tunisiennes continuent de progresser, mais cette dynamique ne suffit pas à empêcher le recul de l’excédent commercial du secteur. Sur les neuf premiers mois de 2026, celui-ci s’est établi à 919,8 millions de dinars (MD), contre 983,1 MD à fin août et 1006,6 MD à fin juillet. La hausse des importations, conjuguée au poids prépondérant de l’huile d’olive dans les recettes, éclaire les limites de cette performance commerciale.

Des exportations en hausse, des importations plus dynamiques

Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), publiées le 12 octobre 2026, les exportations agroalimentaires ont progressé de 20,3% au cours des neuf premiers mois de l’année. Les importations alimentaires ont, elles aussi, augmenté, de 16,3% sur la même période.

Malgré la progression des ventes à l’étranger, le solde commercial du groupe alimentation est ainsi revenu sous le seuil du milliard de dinars. Il demeure toutefois nettement supérieur à celui enregistré durant la même période de 2025, lorsque l’excédent s’élevait à 621,3 MD, soit une hausse de près de 48% en un an.

Le taux de couverture des importations par les exportations alimentaires reste positif, à 116,3%. Autrement dit, les recettes générées par les exportations continuent de dépasser les dépenses consacrées aux importations, mais l’écart se réduit par rapport aux niveaux atteints au cours des mois précédents.

L’huile d’olive, principal moteur des recettes

La performance du commerce alimentaire repose largement sur l’huile d’olive. Les exportations de ce produit ont atteint 4005,7 MD sur les neuf premiers mois de 2026, contre 2915,2 MD durant la période correspondante de 2025.

Cette progression représente une augmentation de plus d’un milliard de dinars des recettes issues de l’huile d’olive. Selon les données sectorielles, ce produit représente environ 61% des exportations alimentaires tunisiennes. Cette concentration constitue un facteur important pour comprendre l’évolution du solde commercial.

Un excédent qui reste positif, mais sous pression

Le recul observé depuis juillet ne signifie pas que le commerce alimentaire tunisien est devenu déficitaire. Avec 919,8 MD d’excédent à fin septembre, le secteur conserve un solde positif et affiche une amélioration sensible par rapport à 2025.

La tendance récente invite néanmoins à distinguer la croissance des exportations de l’évolution réelle du solde commercial. Pour maintenir un excédent élevé, la progression des recettes à l’exportation doit continuer à dépasser celle des dépenses d’importation.

Les chiffres de septembre mettent ainsi en évidence un double enjeu : consolider les performances des filières exportatrices, notamment l’huile d’olive, et suivre de près la facture des importations alimentaires. La hausse des ventes à l’étranger reste un acquis, mais elle ne suffit pas, à elle seule, à empêcher la contraction de l’excédent.

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SIAL Paris 2026 : 71 entreprises tunisiennes en quête de nouveaux marchés

La Tunisie participe au SIAL Paris, du 17 au 21 octobre 2026, avec 71 entreprises agroalimentaires réunies à Paris-Nord Villepinte. Entre huile d’olive, dattes et produits transformés, cette présence constitue une occasion de renforcer les débouchés à l’international et de mieux valoriser les produits tunisiens sur des marchés concurrentiels.

Une vitrine pour dix filières agroalimentaires

Coordonnée par le Centre de promotion des exportations (CEPEX), la participation tunisienne rassemble 61 exposants dans les pavillons collectifs et dix entreprises disposant de stands individuels. Les exposants représentent dix filières, confirmant la diversité de l’offre agroalimentaire nationale.

Le SIAL, rendez-vous international consacré à l’innovation alimentaire, offre aux entreprises l’occasion de présenter leurs produits, de rencontrer des acheteurs et de prospecter de nouveaux débouchés. Pour les opérateurs tunisiens, l’enjeu consiste à consolider leur présence sur les marchés existants tout en explorant de nouvelles possibilités commerciales.

Cette démarche ne repose pas uniquement sur les volumes exportés. La capacité à proposer des produits transformés, conditionnés et commercialisés sous des marques tunisiennes représente également un levier de différenciation, dans un secteur où la concurrence porte autant sur la qualité que sur la valeur ajoutée.

L’huile d’olive et les dattes en locomotives

Les performances de plusieurs filières illustrent le poids de l’agroalimentaire dans les exportations tunisiennes. Sur la base de données du CEPEX, les exportations d’huile d’olive ont atteint 381.200 tonnes entre novembre 2025 et août 2026, pour des recettes de 4,780 milliards de dinars, en hausse de 50,8%.

Les dattes affichent également des volumes importants, avec plus de 160.000 tonnes exportées et des recettes supérieures à un milliard de dinars, selon la même source.

À fin août 2026, les exportations agroalimentaires tunisiennes ont progressé de 20,8%. Quelque 610 exportateurs étaient présents sur 138 marchés, témoignant de l’étendue des débouchés déjà accessibles aux entreprises du secteur.

Ces indicateurs soulignent le potentiel commercial des produits tunisiens, mais aussi l’intérêt de diversifier les marchés et de mieux valoriser les productions. La transformation et le conditionnement peuvent contribuer à différencier l’offre, à condition de répondre aux exigences des acheteurs et aux attentes propres à chaque marché.

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