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Tunisie : Ces équipements mobiles que la STEG veut déployer

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a lancé un appel d’offres international portant sur l’étude, la fabrication, la fourniture, l’installation et la mise en service de quatre postes électriques mobiles de 225-150/33 kV. La date limite de remise des offres est fixée au 1er décembre 2026, selon l’avis publié par l’entreprise publique.

Un poste électrique est une installation qui permet notamment de transformer les niveaux de tension, de répartir l’électricité entre différentes lignes et de protéger les équipements du réseau. Dans le cas des postes annoncés par la STEG, les niveaux de tension indiqués correspondent à des réseaux de 225 ou 150 kilovolts en amont et de 33 kilovolts en aval.

Le principe est de permettre le passage de l’électricité transportée à haute tension vers un réseau de tension inférieure, adapté à son acheminement vers d’autres infrastructures électriques. Les équipements de protection et de commande contribuent également à isoler une partie du réseau en cas de défaut et à faciliter les opérations d’exploitation et de maintenance.

Des installations pour adapter la haute tension aux besoins du réseau

La particularité d’un poste mobile réside dans sa capacité à être transporté et déployé sur un autre site, contrairement à une installation fixe qui nécessite généralement des travaux d’aménagement plus importants. Selon sa configuration et les conditions du réseau, ce type d’équipement peut notamment servir à assurer une alimentation temporaire pendant des travaux de maintenance, à remplacer provisoirement un équipement indisponible ou à renforcer ponctuellement les capacités d’un réseau électrique.

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L’acquisition de postes mobiles peut offrir à l’exploitant une plus grande souplesse dans la gestion de ses infrastructures. Lorsqu’un poste fixe doit être rénové ou qu’un équipement tombe en panne, une solution mobile adaptée peut contribuer à limiter les interruptions de service. Elle peut également faciliter certaines opérations de modernisation, en permettant d’organiser les travaux sans immobiliser durablement l’ensemble des installations concernées.

Ces équipements ne constituent toutefois pas, à eux seuls, de nouvelles centrales de production électrique. Leur fonction est liée au transport, à la transformation et à la distribution de l’électricité dans le réseau, et non à la production d’énergie.

Un outil de flexibilité pour les infrastructures électriques

L’avis de la STEG ne permet pas, à lui seul, de déterminer les sites auxquels les quatre postes seront affectés, les investissements concernés ni les capacités supplémentaires qu’ils pourraient apporter.

La date limite de remise des offres étant fixée au 1er décembre 2026, la procédure doit encore permettre d’identifier les entreprises candidates et, ultérieurement, les conditions de réalisation du marché. Le coût total, les délais de livraison et le calendrier de mise en service restent à confirmer.

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75 kilomètres de glissières de sécurité concernés par les travaux de Tunisie Autoroutes

Tunisie Autoroutes poursuit les opérations de maintenance des glissières de sécurité sur le réseau autoroutier. Selon un communiqué de la société, publié le 19 octobre 2026, les interventions réalisées depuis le début de l’année ont porté sur 35 kilomètres de glissières entretenues et 40 kilomètres de nouveaux équipements installés, répartis sur 370 sites.

Ces dispositifs métalliques jouent un rôle essentiel dans la sécurité routière. Ils permettent notamment de contenir les véhicules qui dévient de leur trajectoire et de limiter les risques de sortie de chaussée ou de collision avec les obstacles situés sur les côtés de la route.

Des interventions réparties sur 370 sites

Les opérations menées par Tunisie Autoroutes comprennent la réparation des éléments endommagés, le remplacement des composants devenus inutilisables ainsi que la remise en place des supports et des équipements nécessaires au bon fonctionnement des installations.

La société précise que les opérations d’inspection et de maintenance sont réalisées régulièrement tout au long de l’année, en fonction de l’état des infrastructures et des exigences de sécurité.

Les nouveaux équipements métalliques utilisés sont conformes à la norme européenne EN 1317, qui encadre les systèmes de retenue des véhicules sur les routes.

Un dispositif destiné à limiter la gravité des accidents

À travers ces interventions, Tunisie Autoroutes entend préserver l’état de ses infrastructures et maintenir l’efficacité des équipements de sécurité sur l’ensemble de son réseau.

La maintenance des glissières constitue un élément de prévention des accidents, en contribuant à réduire les conséquences des sorties de route et à protéger les usagers contre certains chocs avec les obstacles latéraux.

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Les chiffres communiqués pour 2026 font état de 35 000 mètres de glissières ayant fait l’objet d’opérations de maintenance et de 40 000 mètres remplacés par de nouveaux équipements, soit un total de 75 kilomètres concernés par ces interventions sur 370 sites.

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France : Des couvre-feux partiels annoncés après de violentes manifestations

Le gouvernement français a annoncé, lundi 19 octobre 2026, l’instauration de couvre-feux partiels et localisés dans certaines zones urbaines, après un week-end marqué par de violentes manifestations, des pillages et des dégradations dans plusieurs villes du pays. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé aux préfets de prendre les mesures nécessaires pour prévenir de nouveaux débordements et protéger les habitants ainsi que les commerces touchés.

À l’issue d’une réunion de crise, Sébastien Lecornu a précisé que les couvre-feux seraient limités aux secteurs les plus exposés aux violences. Il a exclu l’instauration d’un couvre-feu généralisé dans l’ensemble de Paris, privilégiant une réponse territorialisée et adaptée à la situation locale.

Des restrictions ciblées pour rétablir l’ordre

Le chef du gouvernement n’a toutefois pas écarté le recours à l’état d’urgence si l’évolution de la situation l’exigeait. Les autorités entendent également renforcer les effectifs de police et de gendarmerie afin de prévenir de nouveaux affrontements et pillages.

Selon les premières estimations gouvernementales, environ 3 000 commerces auraient été endommagés ou pillés. L’exécutif a annoncé des mesures de soutien aux entreprises sinistrées, notamment le recours au chômage partiel à 100 % dès mardi 20 octobre, ainsi que la mise en place d’un fonds de soutien spécifique.

Les violences des 17 et 18 octobre sont survenues en marge d’une mobilisation nationale contre la hausse du coût de la vie, notamment des prix des carburants, ainsi que contre la dégradation des services publics et les difficultés rencontrées dans le secteur de l’éducation.

Une mobilisation contre la vie chère qui dégénère

Selon le ministère français de l’Intérieur, environ 550 000 personnes ont participé aux rassemblements organisés dans 110 villes. Les organisateurs ont, pour leur part, avancé le chiffre de 800 000 manifestants.

Si une grande partie des rassemblements s’est déroulée pacifiquement, plusieurs villes, dont Paris, Lyon, Marseille et Limoges, ont été touchées par des affrontements, des incendies et des actes de pillage. À Limoges, l’hôtel de ville historique a notamment été ravagé par un incendie.

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La crise a également provoqué des tensions politiques autour de la gestion du maintien de l’ordre. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a proposé sa démission, mais le président Emmanuel Macron l’a refusée.

Alors que de nouvelles actions sont annoncées pour le samedi 24 octobre, le gouvernement cherche à contenir les violences tout en répondant aux conséquences économiques des dégradations. La situation reste suivie de près par les autorités, qui n’excluent pas de nouvelles mesures en fonction de l’évolution des événements.

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Tunisie : Des réductions de prix attendues dans les grandes surfaces ?

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations prépare de nouvelles réductions de prix sur certains produits de consommation. Le ministre Samir Abid a rencontré, lundi 19 octobre 2026, des représentants des grandes surfaces commerciales afin d’examiner les possibilités de baisse des prix dans les prochains jours, dans un contexte marqué par les préoccupations liées au pouvoir d’achat.

Selon un communiqué du ministère, les discussions ont notamment porté sur l’approvisionnement du marché en différents produits de consommation, l’évolution des prix et les moyens de mieux les maîtriser. Cette concertation entre les autorités et les opérateurs privés s’inscrit, selon le ministère, dans le cadre de la politique sociale de l’État et vise à renforcer la coopération entre les deux parties, particulièrement dans les circonstances exceptionnelles.

Des opérations de réduction déjà organisées par le passé

Ce type d’initiative n’est pas inédit en Tunisie. Les autorités ont déjà eu recours à des opérations de réduction des prix et à des campagnes commerciales ponctuelles, notamment à l’occasion du mois de Ramadan et d’autres périodes de forte consommation. Ces actions ont généralement reposé sur la coordination avec les grandes surfaces, les commerçants et les professionnels de la distribution afin de proposer certains produits à des prix réduits et de limiter les tensions sur le budget des ménages.

Ces opérations s’inscrivent également dans un dispositif plus large de suivi des circuits de distribution, de contrôle des prix et de lutte contre les pratiques commerciales illégales. Leur portée dépend toutefois des produits concernés, de l’ampleur des réductions appliquées et de leur durée.

L’impact sur le pouvoir d’achat reste à mesurer

À ce stade, le ministère n’a pas précisé la liste des produits concernés, le taux des réductions envisagées ni la date exacte de leur entrée en vigueur. Ces éléments permettront de mesurer la portée concrète de l’opération annoncée et les économies que les consommateurs pourront réaliser.

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L’enjeu sera notamment de déterminer si ces réductions resteront limitées à une sélection de produits pendant une période déterminée ou si elles s’inscriront dans une démarche plus durable visant à alléger les dépenses des ménages.

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Simplification administrative : 70% d’avancement sur 2250 procédures

La présidence du gouvernement annonce un taux d’avancement d’environ 70 % du programme de simplification de 2 250 procédures administratives prévu pour la période 2025-2027. L’objectif est également de numériser, en totalité ou en partie, près de 80 % de ces démarches, tandis que 68 nouvelles maisons de services numériques sont programmées entre 2027 et 2030.

2 250 procédures à simplifier d’ici fin 2027

La modernisation de l’administration tunisienne passe par la simplification des démarches et le développement des services numériques. Dans une réponse écrite à une question de la députée Myriam Chérif sur les réformes destinées à améliorer la vie des citoyens et à moderniser l’État, la Direction générale des réformes et des études prospectives administratives à la présidence du gouvernement a fait état d’un programme portant sur environ 2 250 procédures administratives sur trois ans, de 2025 à 2027.

Le taux d’avancement de ce programme atteint environ 70 %, selon la réponse publiée lundi 19 octobre sur le site de l’Assemblée des représentants du peuple. En parallèle, les autorités ambitionnent de numériser, partiellement ou intégralement, près de 80 % des procédures concernées.

Cette transformation doit permettre de faciliter l’accès aux services publics, d’améliorer leur qualité et de réduire les contraintes liées aux démarches administratives. La présidence du gouvernement poursuit également le développement de la plateforme nationale des procédures administratives, conçue comme un point d’accès unifié pour consulter les démarches à effectuer auprès des structures publiques et télécharger les formulaires et documents nécessaires.

68 nouvelles maisons de services numériques programmées

Le programme de modernisation prévoit aussi une extension progressive des maisons de services numériques, notamment dans les communes où la couverture géographique des services administratifs prioritaires demeure insuffisante.

Selon les données communiquées, 34 maisons de services numériques ont été installées en 2026 dans 21 gouvernorats. Elles doivent répondre aux besoins de plus de 900 000 citoyens.

Pour la période 2027-2030, la création de 68 nouvelles maisons de services numériques est programmée, à raison de 17 par an. Ce rythme prévoit chaque année la création de 12 nouvelles structures et la transformation de cinq maisons de services à guichets multiples en maisons numériques.

Des démarches regroupées autour des événements de la vie

La réforme s’appuie également sur l’approche dite des « événements de la vie », qui consiste à organiser les services administratifs autour des situations rencontrées par les citoyens et les entreprises, plutôt qu’en fonction des structures administratives auxquelles ils doivent s’adresser.

Cette démarche a déjà permis de simplifier dix processus destinés aux particuliers et aux entreprises, tandis que trois autres processus relevant du domaine social ont été repensés. Les progrès signalés concernent notamment l’inscription scolaire, la couverture sociale, les aides sociales, l’accès aux soins et la conduite automobile.

La généralisation progressive de cette approche doit se poursuivre en 2027, avec l’objectif de couvrir quatre événements de la vie destinés aux citoyens et aux institutions d’ici cette échéance.

Les chiffres annoncés dessinent ainsi les grandes lignes de la réforme. Son impact concret dépendra toutefois de la mise en œuvre des mesures prévues et de la capacité des nouveaux services à réduire effectivement les démarches, les déplacements et les délais imposés aux usagers.

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Octobre Rose : Tunisie Telecom mise sur l’art pour sensibiliser au dépistage du cancer du sein

À l’occasion d’Octobre Rose, Tunisie Telecom renouvelle son engagement en faveur du dépistage précoce du cancer du sein à travers une création audiovisuelle portée par la danseuse et actrice Rahma Ben Aïssa. Après plusieurs actions de proximité, l’opérateur choisit cette année l’art et l’émotion pour transmettre son message de prévention.

Une campagne qui privilégie l’expression artistique

Pour cette nouvelle édition d’Octobre Rose, Tunisie Telecom fait le choix d’un registre artistique pour sensibiliser à l’importance du dépistage précoce du cancer du sein. La création audiovisuelle mise sur la musique, l’image et l’interprétation de Rahma Ben Aïssa pour porter un message centré sur la prévention, la dignité et l’espoir.

Loin des formats habituels de la communication institutionnelle, cette démarche cherche à susciter l’attention et à toucher le public par l’émotion. Son objectif reste celui de toute campagne de prévention : rappeler l’importance de prendre soin de sa santé et d’adopter les bons réflexes face au cancer du sein.

En donnant une place centrale à l’expression artistique, l’opérateur entend ainsi inscrire son message dans une approche plus sensible, sans perdre de vue l’enjeu sanitaire du dépistage précoce.

Des actions de sensibilisation au fil des éditions

Cette initiative s’inscrit dans la continuité des actions menées par Tunisie Telecom lors des précédentes éditions d’Octobre Rose. L’opérateur avait notamment déployé le Mobishow, un camion rose sillonnant des espaces publics, dont l’avenue Habib Bourguiba à Tunis, dans le cadre de l’opération « Le ruban en mouvement ».

Des actions de sensibilisation, des dépistages et des consultations gratuites ont également figuré parmi les initiatives présentées par l’entreprise. En interne, des campagnes destinées aux collaboratrices ont porté sur la prévention, les facteurs de risque et l’importance du suivi médical, dans les structures centrales et régionales.

À travers ces différents formats, Tunisie Telecom cherche à élargir la portée de son message et à rappeler que la sensibilisation ne se limite pas au mois d’octobre. Le recours à l’art constitue cette année une nouvelle manière d’aborder une question de santé publique qui exige information, vigilance et accès au dépistage.

En associant création artistique et engagement sociétal, l’opérateur place ainsi les femmes et leur santé au cœur de sa campagne. Le message reste essentiel : la sensibilisation peut prendre différentes formes, mais elle doit toujours contribuer à encourager le dépistage précoce.

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El Fouladh : Un projet de 330 MD pour tripler la capacité de production

Le projet de restructuration et de modernisation d’El Fouladh, à Bizerte, entre dans la dernière phase des négociations avec la Banque islamique de développement (BID). Estimé à 330 millions de dinars, il vise à tripler la capacité de production de l’entreprise publique et à couvrir localement les besoins tunisiens en billettes d’acier. Le financement reste toutefois soumis à l’approbation des instances de la banque.

330 MD pour moderniser l’outil industriel

Une mission de la Banque islamique de développement s’est rendue à Bizerte pour examiner le financement du programme de restructuration et de modernisation d’El Fouladh. Selon le PDG de l’entreprise, Sami Kabtini, cette visite constitue la dernière étape des négociations engagées autour de ce projet, dont le coût est estimé à 330 millions de dinars.

Le programme prévoit notamment l’installation d’un four-poche, l’acquisition d’équipements de coulée continue, la réalisation d’études d’ingénierie et la modernisation des unités de production. L’objectif annoncé est de porter la capacité industrielle à environ trois fois son niveau actuel.

Cette montée en puissance doit permettre à El Fouladh de mieux répondre à la demande nationale en billettes d’acier, un produit utilisé dans la fabrication de produits sidérurgiques. Le renforcement de la production locale pourrait ainsi contribuer à réduire le recours aux importations, sans que les volumes concernés ni les économies attendues aient été précisés.

Au-delà de la modernisation des équipements, le projet vise également à préserver l’activité de l’entreprise et les emplois qui en dépendent. Il s’inscrit dans un enjeu industriel plus large : renforcer les capacités productives nationales tout en redonnant à El Fouladh les moyens de répondre aux besoins du marché tunisien.

Un financement encore soumis à l’approbation de la BID

Malgré l’avancée des discussions, le financement n’est pas encore acquis. À l’issue de la mission, un rapport doit être élaboré. La commission technique de la BID préparera ensuite une note destinée au conseil d’administration de l’institution, auquel revient l’étape décisionnelle prévue dans le processus.

La stratégie de coopération entre la Tunisie et la BID pour la période 2026-2029 avait déjà identifié El Fouladh parmi les entreprises publiques susceptibles de bénéficier de futurs projets. Le chiffrage de ce programme, son objectif de triplement de la capacité et l’avancement des discussions constituent les principaux éléments nouveaux du dossier.

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Médina de Tunis : La Bibliothèque du Diwan fait peau neuve

Complètement restaurée, la Bibliothèque du Diwan vient de retrouver tout son lustre et accueille de nouveau les lecteurs.

Au cœur de la médina de Tunis, cet espace culturel revit et resplendit grâce à une rénovation qui va maintenant se poursuivre par petites touches.

Cette bibliothèque fait ainsi son retour au sein de l’édifice historique du Diwan ottoman du seizième siècle. Notons que cet édifice historique a également hébergé le tribunal charaïque jusqu’à sa disparition.

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Huile d’olive : La BCT appelle les banques à financer la campagne 2026-2027

À l’approche de la campagne oléicole 2026-2027, la Banque centrale de Tunisie (BCT) appelle les banques et les établissements financiers à renforcer leur soutien aux différents acteurs de la filière. Dans une note adressée le 16 octobre, l’institut d’émission insiste sur la nécessité de mettre à leur disposition les liquidités nécessaires au bon déroulement de la récolte et aux opérations qui suivent, de la transformation à l’exportation.

Des besoins de financement à chaque étape

L’appel de la BCT concerne trois catégories d’intervenants : les agriculteurs, les propriétaires d’huileries et les exportateurs d’huile d’olive. L’objectif est de leur permettre de disposer des financements nécessaires à leurs activités au cours de la nouvelle campagne.

Les besoins ne se limitent pas à la récolte. Ils concernent également l’achat des olives, le fonctionnement des unités de transformation et les opérations commerciales liées à la mise en marché de l’huile. La disponibilité des liquidités constitue ainsi un enjeu pour l’ensemble de la chaîne oléicole.

Dans sa note, la BCT invite les établissements financiers à redoubler d’efforts afin de garantir les meilleures conditions pour la réussite de la campagne et d’améliorer la qualité des services bancaires proposés aux opérateurs.

La BCT mise sur le financement des secteurs productifs

L’institut d’émission réaffirme, à travers cette démarche, son engagement à soutenir les secteurs productifs et à contribuer à l’impulsion de l’investissement et du développement. Il souligne également la nécessité d’inscrire le financement de la filière oléicole dans une stratégie durable.

Cet appel intervient alors que l’huile d’olive occupe une place majeure dans les exportations agroalimentaires tunisiennes. Le financement des différents maillons de la filière représente donc un enjeu économique qui dépasse le seul déroulement de la récolte.

La note du 16 octobre ne précise toutefois ni le montant des financements attendus, ni les objectifs chiffrés de crédit, ni la mise en place de mécanismes spécifiques. Elle constitue avant tout un appel adressé aux banques pour qu’elles répondent aux besoins des opérateurs au cours de la campagne 2026-2027.

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RN3 à Ben Arous : Une route recyclée ouverte au trafic

Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, a ouvert à la circulation, lundi 19 octobre 2026, un tronçon expérimental de la route nationale 3 (RN3), à Ben Arous, intégrant des matériaux issus des déchets de construction et de démolition. Long d’environ 1,2 kilomètre, ce chantier pilote du projet RE-MED doit permettre d’évaluer la résistance de ces matériaux en conditions réelles, sur un axe emprunté par près de 150 000 véhicules par jour. Le ministre a également annoncé son intention d’introduire, dans de futurs cahiers des charges routiers, une proportion minimale de matériaux recyclés.

Quatre sections pour mesurer la résistance de la chaussée

Le tronçon expérimental ne constitue pas une simple opération de réutilisation de gravats. Il doit fournir des données sur le comportement des matériaux recyclés sous l’effet du trafic et des conditions environnementales.

Selon les précisions communiquées par le Centre des techniques de la construction, le dispositif comprend quatre sections distinctes. L’une d’elles intègre des matériaux recyclés sur une épaisseur de 50 centimètres et une largeur de 7,5 mètres, sur une longueur de 400 mètres.

Des capteurs installés sur la chaussée permettront de suivre plusieurs paramètres, notamment l’humidité, les charges et la résistance de la structure routière. L’objectif est de confronter les performances attendues des matériaux à leur comportement effectif sous la circulation.

Le choix de cet axe, particulièrement fréquenté, donne à l’expérimentation une portée concrète. Les mesures doivent contribuer à déterminer dans quelle mesure les matériaux issus des déchets du bâtiment et des travaux publics peuvent être intégrés durablement aux infrastructures routières.

Du projet pilote à une évolution des marchés publics ?

L’ouverture de cette route marque une nouvelle étape pour le projet RE-MED, engagé en 2023 pour développer des solutions de valorisation des déchets de construction et de démolition dans les infrastructures routières du bassin méditerranéen.

Coordonné par le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), le projet associe des partenaires tunisiens, français, italiens et libanais. Il vise notamment à structurer des filières permettant de transformer ces déchets en ressources utilisables dans la construction routière.

L’enjeu dépasse ainsi les performances d’un seul tronçon. La réutilisation de matériaux issus du BTP pourrait contribuer à limiter le recours aux ressources naturelles et à réduire les quantités de déchets destinées à l’élimination. Sa généralisation dépend toutefois de la démonstration de leur fiabilité technique et de leur adaptation aux exigences des infrastructures.

Salah Zouari a annoncé son intention d’inscrire, dans de futurs cahiers des charges relatifs aux routes, une proportion minimale de 20 % ou 30 % de résidus de construction recyclés. Cette orientation pourrait donner un débouché plus régulier aux matériaux valorisés et encourager le développement d’une filière spécialisée.

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Nostalgies : Si tu es pressé, prends un détour

Lorsque j’ai des vêtements à repriser, je vais toujours à la rue des Tanneurs, chez un tailleur qui, devant sa machine à coudre, dans un minuscule atelier, rend des services inestimables. De bon matin, alors que ses voisins ne sont pas encore ouverts, je lui apporte un pantalon dont je voudrais prolonger la vie et que je reviendrai chercher dans quelques heures.

La rue des Tanneurs s’éveille à peine. Seul le marchand de beignets s’active et sert des clients qui attendent calmement leur tour et une ftira croustillante. Le plus ancien des bouquinistes de cette rue est lui aussi dans son antre. Alors que je suis à sa hauteur, il est en train de disposer des classiques Larousse sur un étalage. Je ne peux résister à la vue des petits fasicules qui fleurent bon le théâtre de Racine et de Moliére, les tragédies antiques, les petits caprices de Marianne, les noces trépidantes de Figaro ou les odieuses fourberies de Scapin. Je m’empare de quatre fasicules et demande au bouquiniste de m’en garder un cinquième que je viendrai récupérer en même temps que le pantalon.

Heureux de ma prise matinale, je me dirige vers l’Avenue, non sans avoir caressé du regard la façade de l’immeuble où a longtemps vécu l’école de danse Tramoni & Caparros. Je m’arrête ensuite quelques instants devant le restaurant l’Orient dont l’enseigne ayant perdu son apostrophe, annonce désormais une ville de Bretagne. C’est dans les cuisines de ce restaurant que travaillait le père de Habib Hentati que j’avais croisé la veille. Cuisinier à l’ancienne, ce dernier faisait lui-même son marché et pouvait rien qu’en jaugeant le contenu des couffins, deviner si la journée serait fructueuse.

Avec son associé de la famille Fendri, le chef Hentati avait fait de l’Orient une table appréciée, aux spécialités très recherchées. Avec le Bagdad et le Malouf, l’Orient était le porte-drapeau de la cuisine tunisienne au centre-ville et si on y dégustait une excellente sole farcie, on y sacrifiait surtout à la salade de poulpe et l’agneau servi dans une gargoulette. Dans le temps, le célèbre Nanou était le voisin de l’Orient et servait ses plats tunisiens et son inimitable casse-croûte au thon juste à côté, drainant une clientèle inépuisable. Aujourd’hui, Nanou n’est plus là depuis longtemps et l’Orient se maintient vaille que vaille dans un Tunis en perte de repères gourmands.

Ces quelques pas matinaux dans une ville encore déserte ont convoqué le souvenir de plusieurs enseignes des rues que je viens de parcourir. Je préfère les noter pour mémoire, afin d’y revenir plus tard. À la rue des Tanneurs, les gâteaux secs de Victor ; rue d’Alger, le Chantilly tenu par la famille Grech ; rue Saint-Jean, le Bosphore qui est toujours ouvert ; le Hungaria et la brasserie Guillaume Tell qui ont disparu de la rue Ali Bach Hamba alors que le Carthage est toujours là ; l’Orient enfin qui a gardé de beaux restes après le départ des fondateurs.

Ce bref détour par les rues du quartier me mène jusqu’à l’avenue Bourguiba dont je regrette l’effritement de certaines façades Art Déco qui mériteraient un ravalement. Je m’assieds quelques instants sur les marches du théâtre, mon carnet numérique à la main. Je prends quelques notes pour comme qui dirait, alimenter la chronique et nourrir les pages de ce journal extime. La ville continue à s’éveiller : l’équipe du Théâtre municipal est déjà à pied d’œuvre, accrochant des affiches et nettoyant les abords de la Bonbonnière. Comme j’ai le temps et quelques dizaines de minutes à tuer, je file vers la porte de service de la rue de Grèce et me dirige vers le bureau du directeur du théâtre.

Abbés Libirsou est déjà arrivé. Il organise la journée de travail et la soirée de représentation. C’est toujours avec nostalgie que je viens dans ce bureau où flotte le souvenir de mes amis Mohsen Ben Abdallah et Youssef Slama. Je profite de mon passage pour faire quelques pas sur scène, devant la salle vide puis je déambule dans les couloirs, admire les portraits des gens de théâtre et la silhouette en Caligula d’Aly Ben Ayed. Je suis comme dans un cocon, la matrice de tant de souvenirs liés à ce théâtre centenaire.

Je me lance ensuite dans un tour de la ville pour glaner des émotions et des réminiscences et accessoirement récupérer un livre et un pantalon. Je profite de la matinée pour payer quelques factures et rendre visite à la rédaction de Tunis Hebdo. Je prends aussi quelques photos et, sans m’en rendre compte, me retrouve dans la médina.

J’arpente la rue Zarkoun, le souk Grana et arrive à la Hafsia. Je cherche à me procurer une veste et tombe sur une pépite de la marque Dockers qui ne me coûte qu’une poignée de dinars. Je reviens ensuite vers le souk du Cuivre puis la rue de la Kasbah et bifurque vers le Divan ottoman du seizième siècle. Je continue ma vadrouille impromptue qui n’est qu’une manière d’attendre en mouvement que mon pantalon soit reprisé. Je finis par aboutir à Bab Carthagène et me laisse aller jusqu’à mon point de départ. Je récupère livre et pantalon et poursuis mon chemin après ce long détour.

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Commerce alimentaire : L’excédent tunisien retombe sous le milliard de dinars

Les exportations alimentaires tunisiennes continuent de progresser, mais cette dynamique ne suffit pas à empêcher le recul de l’excédent commercial du secteur. Sur les neuf premiers mois de 2026, celui-ci s’est établi à 919,8 millions de dinars (MD), contre 983,1 MD à fin août et 1006,6 MD à fin juillet. La hausse des importations, conjuguée au poids prépondérant de l’huile d’olive dans les recettes, éclaire les limites de cette performance commerciale.

Des exportations en hausse, des importations plus dynamiques

Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), publiées le 12 octobre 2026, les exportations agroalimentaires ont progressé de 20,3% au cours des neuf premiers mois de l’année. Les importations alimentaires ont, elles aussi, augmenté, de 16,3% sur la même période.

Malgré la progression des ventes à l’étranger, le solde commercial du groupe alimentation est ainsi revenu sous le seuil du milliard de dinars. Il demeure toutefois nettement supérieur à celui enregistré durant la même période de 2025, lorsque l’excédent s’élevait à 621,3 MD, soit une hausse de près de 48% en un an.

Le taux de couverture des importations par les exportations alimentaires reste positif, à 116,3%. Autrement dit, les recettes générées par les exportations continuent de dépasser les dépenses consacrées aux importations, mais l’écart se réduit par rapport aux niveaux atteints au cours des mois précédents.

L’huile d’olive, principal moteur des recettes

La performance du commerce alimentaire repose largement sur l’huile d’olive. Les exportations de ce produit ont atteint 4005,7 MD sur les neuf premiers mois de 2026, contre 2915,2 MD durant la période correspondante de 2025.

Cette progression représente une augmentation de plus d’un milliard de dinars des recettes issues de l’huile d’olive. Selon les données sectorielles, ce produit représente environ 61% des exportations alimentaires tunisiennes. Cette concentration constitue un facteur important pour comprendre l’évolution du solde commercial.

Un excédent qui reste positif, mais sous pression

Le recul observé depuis juillet ne signifie pas que le commerce alimentaire tunisien est devenu déficitaire. Avec 919,8 MD d’excédent à fin septembre, le secteur conserve un solde positif et affiche une amélioration sensible par rapport à 2025.

La tendance récente invite néanmoins à distinguer la croissance des exportations de l’évolution réelle du solde commercial. Pour maintenir un excédent élevé, la progression des recettes à l’exportation doit continuer à dépasser celle des dépenses d’importation.

Les chiffres de septembre mettent ainsi en évidence un double enjeu : consolider les performances des filières exportatrices, notamment l’huile d’olive, et suivre de près la facture des importations alimentaires. La hausse des ventes à l’étranger reste un acquis, mais elle ne suffit pas, à elle seule, à empêcher la contraction de l’excédent.

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Ligue 1 | 6ème J. : L’AS Marsa frappe fort, l’US Monastir fait tomber Sakiet Eddaïer

La sixième journée de Ligue 1 a été marquée, dimanche 18 octobre 2026, par la victoire nette de l’Avenir sportif de La Marsa face à l’Étoile sportive de Métlaoui (3-0), la première défaite de la saison du promu, le Progrès sportif de Sakiet Eddaïer, battu par l’Union sportive monastirienne (1-0), et le succès de l’Étoile sportive du Sahel à Béja (2-1).

L’AS Marsa signe le succès le plus net

L’AS Marsa a réalisé l’une des performances marquantes de cette journée en dominant l’ES Métlaoui sur le score de 3-0. Cette victoire permet aux Marsois de marquer les esprits dans une journée où plusieurs équipes ont dû se contenter d’écarts plus serrés. Face à Métlaoui, les banlieusards ont signé le résultat le plus large des quatre rencontres disputées dimanche.

L’US Monastir a fait respecter son terrain en s’imposant 1-0 face au PS Sakiet Eddaïer. Ce revers constitue la première défaite de la saison pour le promu, qui avait jusque-là échappé à ce scénario. Pour Monastir, cette victoire permet de capitaliser sur la journée et de poursuivre sa progression dans un championnat où chaque point compte.

L’Étoile du Sahel se relance à Béja

Battu à domicile par le CS Hammam-Lif lors de la précédente journée, l’Étoile sportive du Sahel a réagi en allant gagner à Béja (2-1). Ce succès à l’extérieur permet aux Sahéliens de repartir de l’avant après leur contre-performance précédente. L’Olympique de Béja, de son côté, n’a pas réussi à profiter de l’avantage du terrain pour prendre des points face à un adversaire venu chercher un résultat.

La quatrième rencontre de dimanche s’est achevée sur un score de parité entre le CS Hammam-Lif et la JS Omrane (1-1). Les deux formations se partagent ainsi les points au terme d’un match qui n’a pas permis de dégager un vainqueur.

Résultats

  • ES Hammam-Sousse – US Ben Guerdane 0-2
  • AS Marsa – ES Métlaou 3-0
  • CS Hammam-lif – JS Omrane 1-1
  • US Monastirienne – PS Sakiet Eddaier 1-0
  • O. Béja – Etoile du Sahel 1-2

Jeudi 29 octobre

  • Club Africain – CA Bizertin
  • CS Sfaxien – Espérance de Tunis
  • Stade Tunisien – ES Zarzis

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Coupes africaines : Un week-end contrasté pour les quatre clubs tunisiens

Les quatre représentants tunisiens engagés dans les compétitions interclubs africaines ont connu des fortunes diverses lors des matches aller du deuxième tour préliminaire, disputés les 17 et 18 octobre 2026. Le Club Africain et le Club Sportif Sfaxien ont obtenu deux matches nuls à l’extérieur, tandis que l’Espérance de Tunis a été battue en Libye et que l’Espérance Sportive de Zarzis a lourdement chuté face au Real de Bamako.

Le Club Africain résiste au TP Mazembe

En Ligue des champions, le Club Africain a ramené un nul encourageant de son déplacement à Lubumbashi, où il a tenu en échec le TP Mazembe (1-1), samedi. Les Congolais ont ouvert le score par Josué Kazema à la 37e minute, mais Alain Kanté a égalisé dès la minute suivante.

Face à un adversaire expérimenté sur la scène continentale, les Clubistes ont résisté à la pression et préservé leurs chances de qualification. Le match retour, prévu dimanche 25 octobre au stade Hamadi Agrebi de Radès, sera décisif pour départager les deux équipes.

L’Espérance de Tunis, en revanche, a connu une soirée plus difficile dimanche à Misrata. Opposés au club libyen d’Al-Swehly, les Sang et Or se sont inclinés sur la plus petite des marges (0-1). Après une première période sans but, les Tunisiens ont concédé un but en seconde mi-temps et devront désormais combler leur retard lors de la manche retour, samedi 24 octobre à Radès.

Le CS Sfaxien ramène un nul d’Abidjan

En Coupe de la Confédération, le CS Sfaxien a également préservé ses chances en obtenant un match nul (1-1) face à l’AFAD Plateau, samedi au stade Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan.

Les Sfaxiens ont pris l’avantage à la 51e minute grâce à Josna Loulendo, avant que Bamba Issiaka Kader n’égalise pour la formation ivoirienne à la 79e minute. Ce résultat laisse les deux équipes à égalité avant le match retour, programmé samedi 24 octobre au stade Taïeb-Mhiri de Sfax. Le CSS devra profiter de l’avantage du terrain pour décrocher son billet pour la suite de la compétition.

L’ES Zarzis face à un défi majeur

La situation est nettement plus compliquée pour l’Espérance Sportive de Zarzis. Opposés à l’AS Real de Bamako au stade Taïeb Mhiri, les Zarzissiens se sont inclinés 3-1, samedi.

Fousseyni Tangara a ouvert le score à la 24e minute, avant qu’André Kamaté ne creuse l’écart à la 45e minute puis dans le temps additionnel de la première période. Hamdi Laabidi a réduit le score sur penalty à la 90e+3 minute, laissant une possibilité de réaction aux Tunisiens, malgré l’ampleur du retard.

Le match retour, prévu samedi 24 octobre à Bamako, s’annonce particulièrement difficile pour l’équipe de Zarzis, qui devra réaliser une performance bien plus convaincante pour espérer poursuivre son parcours continental.

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SIAL Paris 2026 : 71 entreprises tunisiennes en quête de nouveaux marchés

La Tunisie participe au SIAL Paris, du 17 au 21 octobre 2026, avec 71 entreprises agroalimentaires réunies à Paris-Nord Villepinte. Entre huile d’olive, dattes et produits transformés, cette présence constitue une occasion de renforcer les débouchés à l’international et de mieux valoriser les produits tunisiens sur des marchés concurrentiels.

Une vitrine pour dix filières agroalimentaires

Coordonnée par le Centre de promotion des exportations (CEPEX), la participation tunisienne rassemble 61 exposants dans les pavillons collectifs et dix entreprises disposant de stands individuels. Les exposants représentent dix filières, confirmant la diversité de l’offre agroalimentaire nationale.

Le SIAL, rendez-vous international consacré à l’innovation alimentaire, offre aux entreprises l’occasion de présenter leurs produits, de rencontrer des acheteurs et de prospecter de nouveaux débouchés. Pour les opérateurs tunisiens, l’enjeu consiste à consolider leur présence sur les marchés existants tout en explorant de nouvelles possibilités commerciales.

Cette démarche ne repose pas uniquement sur les volumes exportés. La capacité à proposer des produits transformés, conditionnés et commercialisés sous des marques tunisiennes représente également un levier de différenciation, dans un secteur où la concurrence porte autant sur la qualité que sur la valeur ajoutée.

L’huile d’olive et les dattes en locomotives

Les performances de plusieurs filières illustrent le poids de l’agroalimentaire dans les exportations tunisiennes. Sur la base de données du CEPEX, les exportations d’huile d’olive ont atteint 381.200 tonnes entre novembre 2025 et août 2026, pour des recettes de 4,780 milliards de dinars, en hausse de 50,8%.

Les dattes affichent également des volumes importants, avec plus de 160.000 tonnes exportées et des recettes supérieures à un milliard de dinars, selon la même source.

À fin août 2026, les exportations agroalimentaires tunisiennes ont progressé de 20,8%. Quelque 610 exportateurs étaient présents sur 138 marchés, témoignant de l’étendue des débouchés déjà accessibles aux entreprises du secteur.

Ces indicateurs soulignent le potentiel commercial des produits tunisiens, mais aussi l’intérêt de diversifier les marchés et de mieux valoriser les productions. La transformation et le conditionnement peuvent contribuer à différencier l’offre, à condition de répondre aux exigences des acheteurs et aux attentes propres à chaque marché.

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