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Mosquées et station de Bab Alioua : Les risques examinés à Tunis

La commission régionale de prévention et de gestion des catastrophes du gouvernorat de Tunis s’est réunie vendredi 16 octobre 2026 pour examiner la situation de la station de transport terrestre de Bab Alioua et de ses environs, ainsi que l’état structurel de plusieurs édifices religieux présentant des risques pour les fidèles.

La réunion, présidée par le gouverneur de Tunis, Imed Boukhris, a notamment porté sur les conséquences des pluies enregistrées le 10 septembre dernier à la station de Bab Alioua. Les participants ont également fait le point sur la mise en œuvre des recommandations formulées lors d’une précédente réunion tenue le 11 septembre au siège du gouvernorat, afin d’éviter la répétition des incidents constatés.

Plusieurs mosquées présentent des risques structurels

La commission s’est également penchée sur l’état de plusieurs monuments religieux du gouvernorat de Tunis, notamment la mosquée Al Jadid, située à Saffaghine, la mosquée Sidi Mahrez et une mosquée à El Aouina, ainsi que d’autres mosquées et lieux de culte dont l’état de construction nécessite une intervention.

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Selon un communiqué de la municipalité de Tunis, il a été recommandé d’établir des fiches descriptives détaillées pour chaque édifice concerné. Ces documents devront préciser son état structurel et estimer le coût des travaux d’aménagement et d’entretien, en tenant compte du degré de risque.

Une commission technique pour accélérer les interventions

Les participants ont également préconisé la création d’une commission technique réunissant l’ensemble des parties concernées. Elle sera chargée d’examiner chaque dossier séparément, de déterminer les interventions nécessaires et de programmer les travaux de restauration et de réparation dans les meilleurs délais.

La réunion a rassemblé des représentants des services de sécurité et de l’armée, de la Protection civile, des ministères et administrations concernés, ainsi que des responsables chargés de la gestion des municipalités relevant du gouvernorat. Des représentants des secteurs des affaires religieuses, de l’équipement, de l’assainissement, de l’agriculture, du transport, de l’environnement et du patrimoine national ont également participé aux travaux.

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Tesla dévoile sa nouvelle Roadster : une voiture électrique capable de décoller

Tesla a présenté une nouvelle version de sa Roadster, une sportive électrique développée avec des technologies issues de SpaceX, l’entreprise spatiale d’Elon Musk. Dévoilé au Texas le 15 octobre 2026, le véhicule a fait sensation lors d’une démonstration spectaculaire au cours de laquelle il s’est élevé dans les airs. Sa production est désormais annoncée pour 2028, près de neuf ans après la présentation initiale de cette deuxième génération.

La nouvelle Tesla Roadster se distingue par un dispositif de propulsion inspiré de l’ingénierie aérospatiale de SpaceX. Lors de la démonstration organisée au Texas, le prototype a effectué plusieurs manœuvres inhabituelles pour une voiture, notamment un déplacement sur une rampe inversée, des rotations aériennes et un saut au-dessus d’autres véhicules.

Une sportive électrique qui s’inspire des technologies spatiales

Selon les explications présentées lors de l’événement, le système repose sur dix propulseurs alimentés par de l’air comprimé, avec un réservoir d’une capacité annoncée de 600 litres. Tesla associe cette technologie à un système d’aspiration multimode destiné à améliorer certaines performances du véhicule.

Cette configuration vise notamment à renforcer l’accélération et les capacités de manœuvre de la voiture. Toutefois, les démonstrations aériennes ne signifient pas que la Roadster pourra voler librement sur les routes : la légalité et l’homologation de ces équipements restent des questions distinctes.

Tesla affirme que la Roadster pourra passer de 0 à 60 miles par heure, soit environ 97 km/h, en moins d’une seconde dans ses versions les plus performantes. La vitesse maximale annoncée dépasse 230 miles par heure, soit environ 370 km/h.

Une accélération annoncée en moins d’une seconde

L’autonomie annoncée atteint environ 300 miles, soit près de 483 kilomètres. Ces chiffres correspondent aux performances communiquées lors de la présentation et devront être appréciés à la lumière des caractéristiques définitives des modèles de série et des conditions de mesure.

Les trois configurations affichent une vitesse maximale supérieure à 370 km/h et une autonomie annoncée d’environ 483 kilomètres. Ces caractéristiques restent à confirmer sur les véhicules de série.

Quel prix pour la nouvelle Tesla Roadster ?

Tesla a ouvert des réservations pour certaines versions. Selon les informations publiées par TechCrunch le 15 octobre, la réservation de la version Performance nécessite un versement de 50 000 dollars, tandis que celle de la version Thrust implique 250 000 dollars. La variante Rocket est annoncée sur invitation.

Ces sommes correspondent aux montants de réservation communiqués, et non à une confirmation complète du prix final de chaque véhicule. Tesla n’a pas annoncé de tarif définitif pour l’ensemble de la gamme lors de la présentation.

La commercialisation reste par ailleurs conditionnée à la mise au point du modèle et aux exigences réglementaires applicables sur les marchés visés.

Une production prévue en 2028 après plusieurs reports

La présentation de cette nouvelle Roadster intervient près de neuf ans après le dévoilement initial de la deuxième génération, en novembre 2017. Le projet a connu plusieurs retards, alors que Tesla a privilégié d’autres priorités industrielles, notamment la montée en cadence de ses véhicules électriques.

Elon Musk a désormais annoncé un démarrage de la production en 2028. Cette échéance ne signifie toutefois pas que les premières livraisons auront lieu simultanément sur tous les marchés.

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Au-delà de ses performances, la Roadster joue un rôle particulier dans la stratégie de Tesla : celui d’un véhicule vitrine destiné à mettre en avant les capacités technologiques de la marque. Son apport direct aux ventes globales du constructeur devrait rester limité par rapport aux modèles de grande diffusion.

Une voiture volante réellement utilisable sur route ?

La démonstration spectaculaire ne lève pas toutes les interrogations. Les équipements permettant à la voiture de se soulever ou d’effectuer des figures aériennes ne sont pas automatiquement autorisés sur la voie publique. Leur homologation, les conditions de sécurité et les réglementations nationales devront être examinées séparément.

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Un Tunisien décède en France : Sa dépouille envoyée par erreur en Espagne

Le cercueil d’un Tunisien de 75 ans, qui devait être rapatrié en Tunisie pour y être enterré, a été acheminé par erreur à Malaga, en Espagne, avant d’être rapatrié. L’incident, survenu lors du transfert de la dépouille depuis la région parisienne, a contraint la famille à reporter les funérailles, selon le quotidien français Le Parisien.

Décédé le 9 octobre 2026 à Meaux, en Seine-et-Marne, Abdallah souhaitait être inhumé dans son village natal, près de Monastir. Son fils, Abdelkarim, avait organisé le rapatriement de sa dépouille à bord d’un vol de Tunisair reliant Paris-Orly à Tunis, prévu dans la soirée du 12 octobre.

Un transfert perturbé par un changement de vol

Toutefois, un retard affectant un vol précédent a perturbé l’organisation du transfert. En raison des restrictions applicables aux vols nocturnes à Orly, une solution de remplacement a été envisagée au départ de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Le transfert du cercueil n’a finalement pas suivi l’itinéraire prévu.

Selon les informations rapportées par Le Parisien, le cercueil a été embarqué le lendemain matin à bord d’un avion de la compagnie espagnole Vueling, à destination de Malaga, au lieu de rejoindre la Tunisie.

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La découverte de cette erreur a provoqué la consternation d’Abdelkarim, alors que les proches du défunt et de nombreux habitants de son village attendaient l’arrivée de la dépouille pour les obsèques. Selon les informations publiées par plusieurs médias, près de 3 000 personnes étaient attendues aux funérailles.

Les funérailles reportées, la famille demande des explications

Un rapatriement a été organisé après la découverte de l’erreur. Le cercueil est revenu à l’aéroport d’Orly le 13 octobre, avant que le transfert vers la Tunisie puisse être effectué. Les obsèques ont finalement été reportées au lendemain, selon les informations rapportées par la presse française.

L’affaire soulève désormais des questions sur les circonstances de cette erreur d’acheminement et sur les responsabilités des différents intervenants dans le transport de la dépouille. Le fils du défunt souhaite obtenir des explications sur la manière dont le cercueil a pu être chargé à bord d’un avion à destination d’un autre pays.

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PLF 2027 : Des prêts sans intérêts jusqu’à 10.000 dinars pour les catégories vulnérables

Le projet de loi de finances 2027 prévoit une enveloppe de 20 millions de dinars destinée aux catégories vulnérables et à revenu limité. Les prêts, plafonnés à 10.000 dinars et remboursables sur six ans au maximum, doivent financer des activités économiques durant l’année 2027.

Le soutien à l’initiative économique des catégories vulnérables figure parmi les mesures proposées dans le projet de loi de finances (PLF) 2027. L’article 17 prévoit une ligne de financement de 20 millions de dinars, prélevée sur les ressources du Fonds national de l’emploi (FNE), pour faciliter le lancement d’activités génératrices de revenus.

Ce dispositif vise les catégories vulnérables et les personnes à revenu limité. Les financements pourront concerner des activités relevant de l’ensemble des secteurs économiques, selon les dispositions prévues par le projet de loi.

Des prêts plafonnés à 10.000 dinars

Les prêts accordés dans le cadre de cette ligne seront sans intérêts et ne pourront dépasser 10.000 dinars par bénéficiaire. Leur remboursement s’étalera sur une durée maximale de six ans, avec une année de grâce.

La période d’octroi prévue s’étend du 1er janvier au 31 décembre 2027. Ces modalités restent liées à l’adoption du projet de loi de finances et à la mise en œuvre du dispositif.

La gestion de cette enveloppe sera confiée à la Banque tunisienne de solidarité (BTS), dans le cadre d’une convention avec les ministères chargés des Finances et de l’Emploi. Cette convention devra préciser les conditions d’accès aux prêts et les modalités de gestion des fonds.

Les bénéficiaires d’Amen social concernés

Le texte prévoit également le maintien des avantages accordés dans le cadre du programme Amen social pour les bénéficiaires ayant obtenu un prêt au titre de cette ligne de financement. Ces avantages seront conservés pendant deux ans à compter de la création du projet et de son entrée en activité.

Cette disposition vise à accompagner les bénéficiaires au-delà de l’octroi du financement, durant la phase de démarrage de leur activité économique.

L’enveloppe de 20 millions de dinars s’inscrit dans la continuité d’un mécanisme déjà mobilisé lors des exercices précédents. L’enjeu du dispositif pour 2027 résidera notamment dans les conditions concrètes d’accès aux prêts, la sélection des projets et leur capacité à générer des revenus durables.

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Coupe de la CAF : Le CS Sfaxien en déplacement, l’ES Zarzis reçoit le Real Bamako

Le CS Sfaxien se déplace samedi à Abidjan pour affronter l’AFAD Plateau, tandis que l’Espérance sportive de Zarzis accueille le Real Bamako au stade Taïeb Mhiri de Sfax. Les deux représentants tunisiens disputent le match aller du deuxième tour préliminaire de la Coupe de la Confédération africaine, avec la phase de groupes en ligne de mire.

Le CSS veut se relancer à Abidjan

Le CS Sfaxien entame ce deuxième tour après une défaite en championnat face au PS Sakiet Eddaïer (0-1), qui a entraîné le départ de Nabil Kouki et le retour de Mohamed Kouki sur le banc. Le déplacement en Côte d’Ivoire constitue ainsi un rendez-vous important pour le club, qui cherchera à obtenir un résultat favorable avant la manche retour.

Le CSS a atteint ce stade en éliminant les Nigérians de Shooting Stars sur le score cumulé de 2-1. Son adversaire, l’AFAD Plateau, s’est qualifié aux dépens des Sierra-Léonais d’East End Lions, après deux matches nuls (1-1 à l’aller et 2-2 au retour), grâce à la règle des buts marqués à l’extérieur.

La rencontre débutera à 17h, heure tunisienne, sous la direction de l’arbitre cap-verdien Fabricio Andrade Santos Duarte.

l’ES Zarzis vise une première qualification en phase de groupes

De son côté, l’Espérance sportive de Zarzis reçoit le Real Bamako avec l’ambition de prendre une avance avant le déplacement au Mali. Pour sa deuxième participation continentale, le club sudiste vise une qualification historique pour la phase de groupes.

L’équipe dirigée par Chokri Khatoui aborde ce rendez-vous après sa victoire en championnat face à l’ES Hammam-Sousse (2-0). Nommé à la fin du mois de septembre, le technicien cherchera à prolonger ce début positif et à réussir son entrée dans la compétition africaine.

L’ES Zarzis a décroché son billet pour ce deuxième tour en éliminant les Sénégalais de Diambars sur le score cumulé de 3-2. Le Real Bamako a, pour sa part, écarté les Burkinabè de Vitesse de Bobo-Dioulasso (2-1 sur l’ensemble des deux rencontres).

Le coup d’envoi sera donné à 15h30, heure tunisienne, au stade Taïeb Mhiri de Sfax. L’arbitrage a été confié à l’Ougandais Lucky Razake Kasalirwe.

Programme

Samedi 17 octobre :

  • 15h30 : Espérance de Zarzis (Tun) – AS Real Bamako (Mal)
  • 17h00 : AF Amadou Diallo (Ivo) – Club Sportif Sfaxien (Tun)

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Tunisie : Des déchets miniers testés en laboratoire pour traiter les eaux usées textiles

Des résidus miniers riches en fer provenant du site de Sidi Driss sont étudiés par le Centre de recherches et des technologies des eaux (CERTE) pour leur potentiel dans le traitement des eaux usées. Présentés le 13 octobre 2026 à une délégation québécoise, les travaux mettent en avant une décoloration pouvant atteindre 90% en 120 minutes, un résultat qui doit être interprété avec prudence.

La valorisation des déchets miniers pourrait ouvrir une nouvelle piste pour le traitement des eaux industrielles en Tunisie. Le CERTE a présenté, lors de la visite d’une délégation de la région d’Abitibi-Témiscamingue, au Québec, des recherches portant sur l’utilisation de résidus miniers riches en fer pour réduire la coloration des eaux usées textiles.

Des déchets miniers comme matériaux de traitement

Les essais présentés par le centre font état d’une élimination pouvant atteindre 90% de la couleur en 120 minutes, à partir de résidus provenant du site minier de Sidi Driss. Les travaux ont été menés par les laboratoires des ressources géologiques et du dessalement et de la valorisation des eaux naturelles.

L’approche consiste à transformer des résidus miniers en matériaux susceptibles de contribuer au traitement des eaux. Les recherches présentées par le CERTE portent également sur l’utilisation de matériaux géologiques, d’argiles naturelles et de matériaux composites.

Les applications explorées concernent notamment les colorants présents dans les effluents textiles, mais aussi les polluants huileux et les métaux lourds. L’objectif est de donner une valeur ajoutée à des déchets industriels tout en recherchant des solutions alternatives pour limiter la pollution de l’eau.

Cette démarche s’inscrit dans une logique d’économie circulaire : un résidu issu de l’activité minière pourrait devenir une ressource pour une autre activité industrielle. Sa pertinence dépend toutefois de l’efficacité du traitement, de son coût et de l’innocuité des matériaux utilisés.

Une piste encore à consolider

La visite de la délégation québécoise a également permis d’évoquer des perspectives de coopération scientifique et technique, notamment par des essais conjoints, des échanges d’expertise et un éventuel transfert de technologies.

Les travaux du CERTE illustrent ainsi une piste de recherche prometteuse pour rapprocher gestion des déchets miniers et traitement des eaux industrielles. Leur portée opérationnelle devra néanmoins être établie par des données méthodologiques et des essais complémentaires.

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Photo : Pierre Gassin à l’Alliance française de Djerba

Sous le regard vigilant et engagé de Yassine Hamrouni, directeur de l’Alliance française de Djerba, Pierre Gassin expose sa collection intitulée « Résilience » jusqu’au 25 novembre.

Consacrées aux îles Kerkennah où réside Pierre Gassin, cette série de photographies est une plongée dans le quotidien de l’archipel et de la relation des Kerkenniens avec la mer.

Sublimées par le noir et blanc, les photos de Gassin témoignent également d’une esthétique maîtrisée et d’un art accompli.

L’ouverture de l’exposition aura lieu samedi 17 octobre dans les locaux de l’Alliance française de Djerba.

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Sousse : Une capacité de 50.000 mètres cubes par jour pour la station de dessalement

La station de dessalement de l’eau de mer de Sousse a commencé à alimenter le réseau avant son inauguration officielle, le 16 octobre 2026. Dotée d’une capacité initiale de 50.000 m³ par jour, extensible au double, elle doit renforcer l’approvisionnement en eau potable du Sahel et contribuer à réduire le déficit enregistré durant les pics de consommation estivaux.

La station de dessalement de Sousse est désormais opérationnelle. Son inauguration officielle s’est tenue vendredi 16 octobre, sous l’égide du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, alors que l’installation avait déjà commencé à fonctionner, selon les déclarations du PDG de la SONEDE, Abdelhamid Mnaja, rapportées par Jawhara FM.

Un renfort pour l’approvisionnement du Sahel

L’infrastructure affiche une capacité de production de 50.000 mètres cubes par jour, avec la possibilité de la porter à 100.000 m³ quotidiennement. Le projet représente un investissement de 133 millions de dinars, un montant également confirmé par la SONEDE sur sa présentation officielle de l’installation.

La station doit contribuer à sécuriser l’alimentation en eau potable dans le Sahel, notamment à Sousse, Monastir et Mahdia, tout en renforçant les ressources disponibles pour le Cap Bon et Sfax. Selon la SONEDE, environ 3,7 millions d’habitants devraient bénéficier directement de l’installation, dans un système d’approvisionnement interconnecté avec les ressources du Nord.

Le dispositif vise à diversifier les sources d’approvisionnement, dans un contexte où plusieurs régions dépendent fortement des transferts d’eau depuis le Nord et des installations existantes. La production issue du dessalement doit ainsi contribuer à réduire la pression sur les ressources conventionnelles, particulièrement lorsque la demande augmente en été.

Un déficit estival au cœur des attentes

Abdelhamid Mnaja estime que la station pourrait couvrir 90% du déficit hydrique du Sahel lors des pics estivaux. Le responsable a également évoqué l’absence de coupures d’eau dans la région durant le prochain été.

Le coût annoncé du projet est de 133 millions de dinars. Si le PDG a présenté l’installation comme réalisée avec des compétences tunisiennes et un financement entièrement tunisien, la fiche officielle de la SONEDE indique pour sa part le budget de l’État comme source de financement.

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Ligue des champions : Le Club Africain à Lubumbashi, l’Espérance en Libye pour viser la phase de groupes

Les deux représentants tunisiens en Ligue des champions d’Afrique abordent ce week-end le deuxième tour préliminaire avec l’objectif de prendre une option sur la qualification pour la phase de groupes. Le Club Africain affrontera samedi le TP Mazembe à Lubumbashi, tandis que l’Espérance de Tunis défiera dimanche le club libyen d’Al-Swehly à Misrata.

Le Club Africain face au défi du TP Mazembe

Le Club Africain disputera samedi 17 octobre à Lubumbashi un déplacement délicat face au TP Mazembe, l’une des formations les plus expérimentées du football africain. Le coup d’envoi est prévu à 14h00, heure tunisienne.

Le club congolais a remporté cinq fois la Ligue des champions africaine, en 1967, 1968, 2009, 2010 et 2015. Malgré un recul de ses performances ces dernières années, il demeure un adversaire rompu aux compétitions continentales.

Pour les Clubistes, Chmpions d’Afrique en 1991, l’enjeu sera de ramener un résultat favorable avant la manche retour, programmée le 25 octobre à Radès.

L’équipe de Maher Kanzari reste sur une défaite en championnat contre l’US Ben Guerdane, qui lui a coûté la première place du classement. Elle cherchera à rebondir sur la scène continentale, malgré plusieurs absences dont Bilal Aït Malek, Heykel Chikhaoui et Mohamed Sadok Kaddida, blessé.

L’Espérance veut confirmer sa bonne dynamique en Libye

L’Espérance sportive de Tunis se déplacera dimanche 18 octobre à Misrata pour affronter Al-Swehly, avec un coup d’envoi annoncé à 18h00, heure tunisienne. Les Sang et Or tenteront de négocier au mieux cette première manche avant le retour prévu à Radès le 23 octobre.

L’EST aborde ce rendez-vous après trois victoires consécutives en championnat, une série qui lui a permis de prendre la tête du classement. Pour son deuxième match à la tête de l’équipe, l’entraîneur espagnol Pablo Franco pourra s’appuyer sur un secteur offensif emmené notamment par Youcef Belaïli, Imed Farraj et Lucas Ribeiro.

Al-Swehly, qui a éliminé le club zanzibarite de Kivazad sur le score cumulé de 4-0, compte plusieurs joueurs étrangers et des éléments connaissant le championnat tunisien, dont Nader Ghandri et Aymen Ayad.

Programme

Samedi 17 octobre :

  • 14h00 : TP Mazembe (Rdc) – Club Africain (Tun)

Dimanche 18 octobre :

  • 18h00 : Al Swehly SC (Lby) – Espérance de Tunis (Tun)

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Tunisie-Espagne : 6,6 milliards de dinars d’échanges en 2025, Madrid entrevoit un doublement

Les échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Espagne ont atteint 6,625 milliards de dinars en 2025. L’ambassadeur espagnol à Tunis, Isidro Antonio Gonzalez Afonso, estime que ce volume pourrait doubler au cours des prochaines années si la tendance actuelle se poursuit. Le tourisme, l’agriculture et les énergies renouvelables figurent parmi les secteurs susceptibles de renforcer cette coopération.

Un partenaire commercial qui pèse 6,6 milliards de dinars

En 2025, les exportations tunisiennes vers l’Espagne se sont élevées à 3,155 milliards de dinars, tandis que les importations en provenance de ce pays ont atteint 3,471 milliards de dinars. Le déficit commercial tunisien avec l’Espagne s’est ainsi établi à 316 millions de dinars, selon les données du commerce extérieur.

L’Espagne demeure un partenaire important pour la Tunisie, se classant au quatrième rang des partenaires commerciaux tunisiens au sein de l’Union européenne. Pour l’ambassadeur espagnol, les échanges actuels ne reflètent toutefois pas encore l’ensemble du potentiel économique entre les deux pays.

Intervenant auprès de l’agence TAP, le diplomate a estimé que les échanges pourraient doubler dans les prochaines années si leur dynamique actuelle se maintient.

Tourisme et investissements : Madrid mise sur de nouveaux relais

Le tourisme figure parmi les principaux axes de développement évoqués par Isidro Antonio Gonzalez Afonso. Selon lui, plusieurs grands groupes et chaînes hôtelières espagnols s’intéressent au marché tunisien, attirés notamment par les possibilités d’investissement dans le secteur.

Leur implantation pourrait entraîner l’arrivée d’autres acteurs de la chaîne touristique, notamment des agences de voyages et des compagnies aériennes. Une telle évolution contribuerait à diversifier les marchés émetteurs de visiteurs vers la Tunisie, au-delà du seul marché espagnol.

L’agriculture et les énergies renouvelables constituent également des secteurs dans lesquels les entreprises espagnoles pourraient renforcer leur présence. L’ambassadeur a mis en avant le savoir-faire espagnol et l’intérêt croissant d’entreprises pour les perspectives offertes par le marché tunisien.

Les liaisons aériennes, un préalable au développement touristique

Le renforcement des connexions aériennes apparaît comme un enjeu central de cette coopération. Le diplomate juge les liaisons actuelles insuffisantes et a indiqué que les autorités tunisiennes et espagnoles travaillaient sur un projet visant à augmenter sensiblement les créneaux horaires aéroportuaires accordés aux compagnies aériennes.

L’objectif serait de faciliter les déplacements entre les deux pays et de soutenir la progression des flux touristiques. À ce stade, cette initiative a été présentée comme un projet en cours de discussion.

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PLF 2027 : Des allègements fiscaux proposés pour le stockage électrique et le solaire

Le projet de loi de finances 2027 prévoit plusieurs mesures fiscales destinées à soutenir la transition énergétique et environnementale en Tunisie. Les batteries destinées au stockage de l’électricité seraient exonérées de plusieurs taxes à l’importation, tandis que les droits de douane sur les capteurs solaires seraient ramenés à 10%. Le texte prévoit également d’élargir les opérations de mise à niveau environnementale pouvant bénéficier des mécanismes de financement existants.

Le stockage électrique ciblé par les exonérations

L’article 49 du projet prévoit d’exonérer les batteries destinées au stockage de l’électricité, relevant de la position tarifaire 8507, des droits de douane, de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de la taxe professionnelle affectée au Fonds de développement de la compétitivité dans les secteurs de l’industrie, des services et de l’artisanat.

L’avantage serait accordé à l’importation, après avis technique des services compétents du ministère chargé de l’Industrie.

Cette mesure vise à réduire le coût d’acquisition des équipements de stockage électrique, appelés à accompagner le développement de la production solaire et éolienne. Le stockage permet notamment de conserver l’électricité produite pour la restituer lorsque la production diminue ou que la demande augmente.

Les droits de douane sur les capteurs solaires ramenés à 10%

L’article 50 propose de réduire à 10% les droits de douane appliqués à l’importation des capteurs solaires relevant de la position tarifaire 8541. La mesure ne prévoit donc pas une exonération totale, mais une réduction du taux douanier applicable aux équipements concernés.

Cette disposition intervient alors que les professionnels tunisiens des énergies renouvelables réclament un allègement de la fiscalité sur les équipements solaires afin de réduire le coût des installations et de favoriser le développement de l’autoproduction électrique.

Les entreprises concernées par la mise à niveau environnementale

Le troisième volet figure à l’article 51. Celui-ci propose d’ajouter les opérations de mise à niveau environnementale des entreprises à la liste des interventions visées par l’article 12 de la loi de finances pour 2006.

Les opérations concernées peuvent notamment viser la réduction de l’empreinte carbone, l’amélioration de l’efficacité énergétique et la conformité aux normes environnementales nationales et internationales.

L’élargissement proposé permettrait ainsi d’intégrer davantage les enjeux environnementaux dans les mécanismes de soutien prévus pour les entreprises. Le texte ne précise toutefois pas les montants supplémentaires qui pourraient être mobilisés ni le nombre d’entreprises susceptibles d’en bénéficier.

Des mesures encore soumises à adoption

Ces dispositions s’inscrivent dans les orientations du projet de loi de finances 2027 en faveur de la transition énergétique et écologique. Elles cherchent à agir à la fois sur le coût des équipements et sur les efforts environnementaux des entreprises.

Leur application reste toutefois conditionnée à l’adoption définitive du projet de loi.

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Ligue 1 : Les arbitres désignés pour cinq matches de la 6ème journée

La Direction nationale de l’arbitrage a dévoilé les désignations des arbitres pour cinq rencontres de la 6ème journée de Ligue 1, programmées samedi 17 et dimanche 18 octobre. Les arbitres des trois autres rencontres, prévues le 29 octobre, restent à désigner.

Les huit rencontres de cette journée sont programmées à 14h30, selon le calendrier publié.

Programme

Samedi 17 octobre

  • ES Hammam-Sousse – US Ben Guerdane / Arbitre : Montassar Belarbi ; VAR : Matosa Martin (SLO)

Dimanche 18 octobre

  • AS Marsa – ES Métlaou / Arbitre : Hamza Jaïed ; VAR : Dorsaf Kanouati
  • CS Hammam-lif – JS Omrane / Arbitre : Houssème Ben Sassi ; VAR : Matosa Martin (SLO)
  • US Monastirienne – PS Sakiet Eddaier / Arbitre : Haïthem Trabelsi ; VAR : Haïthem Guirat
  • O. Béja – Etoile du Sahel / Arbitre : Seif Ouertani ; VAR : Asmir Sagrkovic (SLO)

Jeudi 29 octobre

  • Club Africain – CA Bizertin / Arbitres à désigner ultérieurement
  • CS Sfaxien – Espérance de Tunis / Arbitres à désigner ultérieurement
  • Stade Tunisien – ES Zarzis / Arbitres à désigner ultérieurement

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Everyday Tunisians : A Tijma, Dalila et ses sœurs

Elles sont trois et depuis l’enfance, elles sont restées inséparables. Dalila et ses deux sœurs vivent à Tijma, près de Matmata, dans une maison troglodyte.

Leur demeure est ouverte aux viisiteurs qui y dénichent une multitude d’objets et sont accueillis selon les codes généreux de l’hospitalité tunisienne.

Dans ces maisons séculaires, c’est toute une histoire qui bruit de chaque chambre, chaque objet, au point où les récits de vie croisent la lointaine mémoire familiale.

Dalila est tout espoir pour un avenir meilleur. Entourée par ses sœurs, elle décline les tâches du quotidien et savoure une vie simple et les bienfaits oubliés qu’elle offre.

Entre Tijma et Tamazret, tant de modestes familles apportent ainsi une contribution – modeste mais si décisive – au tourisme tunisien.

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PLF 2027 : Quatre entreprises publiques concernées par un projet de reprise de leurs dettes envers la CNRPS

Le projet de loi de finances 2027 prévoit que l’État se substitue à quatre organismes publics pour leurs dettes envers la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS). Les articles 52 à 54 organisent également une compensation avec les créances fiscales de l’État et autorisent des opérations de renforcement financier. Les montants concernés ne sont pas précisés dans le texte.

Des dettes transférées à l’État

Le dispositif concerne l’Office des terres domaniales (OTD), la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT), la Société des transports de Tunis (Transtu) et la Société nationale de cellulose et de papier alfa (SNCPA).

Selon les articles 52 à 54 du projet, les dettes de ces organismes envers la CNRPS, arrêtées au 31 décembre 2026, seraient reprises par l’État. Cette opération s’accompagnerait d’une compensation avec les créances fiscales détenues par l’État sur la caisse sociale.

Le projet prévoit également l’abandon des pénalités fiscales de la CNRPS. L’ensemble de ces dispositions vise à réorganiser les engagements financiers entre les organismes publics, la caisse sociale et l’État.

Un renforcement financier encadré

Le texte autoriserait par ailleurs le ministre des Finances à augmenter les fonds de dotation de l’OTD, de la SNCFT et de Transtu, ainsi que le capital de la SNCPA.

Ces opérations seraient plafonnées à hauteur des dettes reprises par l’État. Le dispositif établit ainsi un lien entre la prise en charge des engagements envers la CNRPS et le renforcement financier des organismes concernés.

Une mesure encore au stade du projet

Toutefois, le projet ne fournit pas de montant global permettant d’évaluer le coût de cette opération pour les finances publiques. Il ne permet donc pas, à ce stade, de mesurer précisément l’ampleur des dettes transférées ni l’incidence nette de la compensation envisagée.

Ces dispositions figurent dans le projet de loi de finances pour 2027 et restent soumises à la procédure d’adoption du budget.

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Snapshot : Les jerrycans de la Deuxième guerre mondiale

Dans plusieurs régions du sud tunisien, de Mareth à Ghomrassen en passant par Matmata, des jerrycans des différents corps d’armée – notamment américain et britannique – sont préservés comme des reliques.

De fait, ces bidons destinés à l’essence sont disséminés un peu partout, là où les combats avaient eu lieu entre forces de l’Axe et Alliés.

Toutefois, dans le sud tunisien, ils sont exposés comme des pièces de musée. Parfois intacts, souvent recouverts d’une couche de peinture, ces bidons restituent quelques éclats de la Campagne de Tunisie entre novembre 1942 et mai 1943.

Certains parmi nous se souviennent que ces jerrycans ont longtemps servi pour les corvées d’eau devant les fontaines publiques. À ce dernier titre, ils sont indissociables de notre mémoire urbaine quand l’eau courante n’était pas encore dans toutes nos maisons.

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Meurtre d’une tunisienne à Montréal : Un suspect de 33 ans arrêté

La police de Montréal a arrêté un homme de 33 ans soupçonné d’être impliqué dans le meurtre de la Tunisienne Leïla Ben Salem, tuée le 22 septembre dernier dans son appartement alors qu’elle participait à une visioconférence professionnelle. Le suspect doit comparaître devant la justice et faire face à une accusation de meurtre au premier degré.

Un mois après le meurtre de Leïla Ben Salem, l’enquête connaît une avancée majeure. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a annoncé, jeudi 15 octobre 2026, l’arrestation de Youcef Moussaoui, âgé de 33 ans, dans l’arrondissement de Ville-Marie, au centre-ville de Montréal. Selon le communiqué officiel de la police, l’homme faisait l’objet d’un mandat d’arrêt. Il devait comparaître vendredi 16 octobre devant le tribunal de Montréal pour être accusé de meurtre au premier degré, selon les médias canadiens.

Cette arrestation intervient après plusieurs semaines d’enquête sur la mort violente de la ressortissante tunisienne, âgée de 45 ans. La police a par ailleurs précisé que le meurtre n’était pas lié à un contexte de violence conjugale. À ce stade, les autorités n’ont pas rendu publics les éléments permettant d’établir le mobile du crime ni la nature des éventuels liens entre le suspect et la victime. Les preuves recueillies et les circonstances du meurtre doivent être exposées au cours de la procédure judiciaire.

Une Tunisienne tuée pendant une réunion professionnelle

Le drame s’est produit le mardi 22 septembre 2026, vers 15 h 25, dans un appartement situé sur le boulevard René-Lévesque, près de la rue Saint-Christophe, dans le secteur de Ville-Marie. Leïla Ben Salem participait alors à une réunion virtuelle liée à son travail à l’Agence du revenu du Canada lorsqu’un homme serait entré dans son logement et l’aurait violemment agressée à l’aide d’un objet contondant, selon les informations rapportées par les médias canadiens.

Alertés pour vérifier l’état de santé d’une personne, les policiers ont découvert la victime inanimée dans son appartement. Son décès a été constaté sur place. Le meurtre avait provoqué une vive émotion au Canada, notamment parmi ses collègues, ses proches et les organisations engagées contre les violences faites aux femmes. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, avait également présenté ses condoléances à la famille de la victime.

Mère d’un garçon de 12 ans, Leïla Ben Salem était employée de l’administration fiscale canadienne. Ses proches avaient exprimé leur incompréhension face à la violence du crime, tandis que son amie Marie Gagnon avait refusé de réduire le souvenir de la victime aux circonstances tragiques de sa mort.

Le corps rapatrié en Tunisie

Le corps de la défunte a été rapatrié en Tunisie le mercredi 30 septembre 2026, à bord d’un vol de Tunisair, après l’accomplissement des formalités administratives et légales et avec l’accord de sa famille. L’ambassade de Tunisie au Canada avait indiqué avoir entrepris des démarches auprès des autorités canadiennes afin d’obtenir des informations sur les circonstances du décès et de suivre l’évolution de l’enquête.

L’arrestation annoncée par la police de Montréal constitue ainsi une étape importante dans cette affaire. La détermination des responsabilités et l’établissement du mobile du crime restent toutefois du ressort de la justice.

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Kaïs Saïed inaugure un patrouilleur militaire fabriqué en Tunisie

Le président de la République, Kaïs Saïed, a inauguré jeudi 15 octobre 2026 un nouveau patrouilleur militaire, le Kairouan, fabriqué en Tunisie, à l’occasion de sa visite à la base navale principale de Bizerte, en marge de la commémoration du 63e anniversaire de la fête de l’Évacuation. Le chef de l’État a salué le travail des compétences tunisiennes ayant contribué à la réalisation de ce navire et présenté cette réalisation comme une étape vers la fabrication d’autres équipements.

Lors de la cérémonie, à laquelle ont notamment assisté le ministre de la Défense nationale et des membres du Conseil supérieur des armées, Kaïs Saïed a souligné que le patrouilleur avait été construit en Tunisie grâce aux compétences et au savoir-faire nationaux.

Un navire construit avec des compétences tunisiennes

Le président a également évoqué les obstacles rencontrés au cours du projet, affirmant que la volonté et les compétences tunisiennes avaient permis de les surmonter. Il a estimé que cette réalisation démontrait la capacité du pays à concevoir et à produire des équipements dans différents domaines.

Dans son intervention, le chef de l’État a salué les personnes ayant participé à la construction du navire et affirmé que cette réalisation devait être suivie par d’autres projets, notamment dans le secteur naval. Il a également insisté sur le lien entre la production nationale, la maîtrise des capacités techniques et la préservation de la souveraineté du pays.

D’autres réalisations annoncées dans le secteur naval

Kaïs Saïed a présenté l’inauguration de ce patrouilleur, d’une longueur de 52 mètres, comme un point de départ pour de nouvelles réalisations industrielles. Il a notamment mis en avant le potentiel des jeunes, des scientifiques et des forces armées tunisiennes pour développer des équipements répondant aux besoins du pays.

La construction locale de navires militaires s’inscrit dans un effort plus large de développement des capacités industrielles de la défense tunisienne. En 2015, le patrouilleur Istiklal 201 était déjà entré en service. Cette expérience avait ensuite permis la réalisation de plusieurs unités navales destinées à la Marine nationale, selon l’agence Tunis Afrique Presse.

Lire aussi : Fête de l’Évacuation : Kaïs Saïed préside la cérémonie du 63e anniversaire à Bizerte

La cérémonie de Bizerte s’inscrit ainsi dans la continuité de cette démarche. Le président a annoncé que d’autres réalisations devraient suivre.

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Tunisie : Les crevettes débarquent en force sur les marchés et les prix chutent !

Longtemps associées aux repas festifs et aux tables relativement coûteuses, les crevettes pourraient bien devenir plus accessibles aux ménages tunisiens. Sur certains étals, les prix descendent jusqu’à 7 dinars le kilogramme, avec des calibres jugés intéressants, tandis que l’abondance de l’offre attire l’attention des consommateurs. Une évolution qui remet ce produit de la mer à la portée de budgets plus modestes, à l’approche de la saison de pêche automnale.

La présence de quantités importantes de crevettes sur les étals et les prix particulièrement accessibles rapportés sur certains marchés contrastent avec l’image d’un produit souvent considéré comme relativement cher. À 7 dinars le kilogramme, les crevettes, ou chevrettes plus communément en Tunisie, deviennent une option plus abordable pour les familles qui souhaitent diversifier leurs repas sans alourdir leur budget alimentaire.

Une offre abondante qui change la donne

Les relevés de prix réalisés ces derniers mois illustrent l’écart entre les tarifs observés selon les périodes et les lieux de vente. À Sfax, les crevettes étaient proposées à 20 dinars le kilogramme le 26 août 2026, puis à 12 dinars le 15 septembre et à 14 dinars le 7 octobre, selon plusieurs reportages. Le tarif de 7 dinars rapporté sur certains étals représente donc un niveau particulièrement bas par rapport à ces relevés, même si les produits et les conditions de vente doivent être comparables pour mesurer précisément cette différence.

Cette accessibilité peut modifier les habitudes de consommation. Un produit qui figurait davantage parmi les achats occasionnels peut plus facilement intégrer les repas ordinaires, notamment lorsque les prix permettent d’en acheter des quantités suffisantes pour plusieurs personnes. Pour les consommateurs, l’intérêt est double : profiter d’un produit apprécié et diversifier leur alimentation sans nécessairement réserver cet achat aux grandes occasions.

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Le calendrier de la pêche constitue un élément important pour comprendre l’évolution de l’offre. La pêche de la crevette dans le golfe de Gabès, principal bassin crevettier du pays, est notamment autorisée du 15 mai à la fin juin, puis du 16 octobre au 30 novembre. Le retour de cette seconde période autorisée peut contribuer à l’approvisionnement des marchés et à une disponibilité accrue du produit.

Toutefois, l’abondance observée sur les étals ne suffit pas, à elle seule, à établir que la saison de pêche explique intégralement la baisse des prix. Les volumes débarqués, la demande, les circuits de distribution et les différences de calibre peuvent également peser sur les tarifs pratiqués.

La saison de pêche favorise-t-elle cette baisse des prix ?

Si les prix proches de 7 dinars le kilogramme se maintiennent et concernent des crevettes de calibre intéressant, ils pourraient représenter une véritable occasion pour les consommateurs. Cette évolution rappelle surtout que le prix des produits de la mer peut varier sensiblement en fonction de la disponibilité et des conditions du marché.

Pour les ménages, le constat est simple : lorsque l’offre augmente et que les prix diminuent, un produit habituellement perçu comme relativement coûteux devient plus accessible. Reste à savoir si ces tarifs particulièrement bas se généraliseront à davantage de marchés ou s’ils resteront limités à certains étals.

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