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Tunisie : Les livreurs menacent de faire grève les 28 et 29 octobre

Les agents de livraison à Tunis menacent de suspendre leur activité pendant deux jours, les 28 et 29 octobre 2026, pour faire entendre leurs revendications professionnelles. Dans une notification de grève, l’Union régionale du travail de Tunis dénonce des revendications restées sans réponse et ce qu’elle qualifie de refus de dialogue de la part de l’administration.

Ce mouvement annoncé intervient dans un contexte de tensions autour des conditions de travail dans le secteur de la livraison, devenu un maillon important de la distribution des marchandises, du commerce en ligne et des services. Si les revendications précises des agents concernés n’ont pas été détaillées dans l’annonce disponible, leur mobilisation remet sur la table la question des droits professionnels et des conditions d’exercice de ce métier.

Derrière la menace de grève, des difficultés qui traversent le secteur

La situation des agents de livraison ne peut être dissociée des mutations du secteur en Tunisie. Le développement du commerce électronique et des services de livraison rapide a renforcé le rôle de ces travailleurs, qui assurent le lien entre les commerçants, les entreprises et les clients. Pourtant, les conditions d’exercice du métier varient considérablement selon les entreprises, les contrats et les formes d’organisation du travail.

Les difficultés sont particulièrement visibles dans la livraison via les plateformes numériques. Les dépenses liées au carburant, à l’entretien des véhicules et à la connexion mobile, les risques d’accidents et l’irrégularité des revenus figurent parmi les problèmes soulevés par les livreurs. En juillet 2026, des livreurs d’applications avaient notamment réclamé une meilleure rémunération et des garanties minimales de revenus, illustrant les tensions autour de la rentabilité de leur activité.

Il convient toutefois de distinguer ces travailleurs indépendants des agents employés par des entreprises de livraison : leurs statuts et leurs revendications ne sont pas nécessairement identiques. Dans le cas du mouvement annoncé à Tunis, le contenu détaillé des demandes professionnelles reste à préciser.

Le statut des livreurs et leur protection sociale au cœur du débat

La question dépasse les seules revendications salariales. Elle concerne également la stabilité de l’emploi, la couverture sociale, l’assurance contre les accidents du travail et la clarification des responsabilités entre les travailleurs, les entreprises et les plateformes numériques.

Le débat a pris une nouvelle dimension en 2026. En juillet, l’UGTT avait demandé à être associée aux travaux de révision du Code du travail concernant notamment les travailleurs des plateformes numériques. En septembre, le ministère des Affaires sociales a annoncé le lancement d’une plateforme numérique destinée à renforcer le contrôle de l’Inspection du travail, y compris pour les travailleurs des plateformes de livraison.

Lire aussi : Tunisie : La révolte des livreurs

Ces initiatives témoignent de la nécessité de mieux encadrer une activité en pleine évolution. Mais l’amélioration des mécanismes de contrôle ne règle pas, à elle seule, les différends professionnels au sein des entreprises.

Le préavis annoncé pour les 28 et 29 octobre constituera donc un nouveau test pour le dialogue social dans le secteur. L’issue dépendra notamment de la nature exacte des revendications, de la réponse de l’administration et de l’ouverture éventuelle de négociations avant la date prévue. Si le mouvement est maintenu, ses répercussions dépendront du nombre d’agents concernés et des activités de livraison touchées.

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Après la France, la Belgique s’embrase : Les manifestations gagnent Bruxelles

La contestation sociale prend de l’ampleur en Europe. Après plusieurs jours de mobilisation des lycéens en France, la Belgique connaît à son tour une vague de protestations, sur fond de coupes budgétaires, de hausse du coût de la vie et de colère contre les réformes de l’enseignement. Vendredi 9 octobre 2026, Bruxelles est également le théâtre d’une manifestation nationale qui perturbe les transports et donne lieu à des affrontements avec la police.

Des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisées dans la capitale belge à l’appel des syndicats, pour dénoncer les mesures d’austérité envisagées par le gouvernement fédéral. Les organisateurs ont évoqué jusqu’à 50 000 participants, tandis que la police en a dénombré environ 30 000.

Des milliers de manifestants dans les rues de Bruxelles

La manifestation s’inscrit dans un mouvement de contestation plus large contre les restrictions budgétaires et la hausse du coût de la vie. Les transports publics, les écoles et le trafic aérien figurent parmi les secteurs affectés par la grève nationale.

Des affrontements ont également éclaté à proximité de la gare centrale de Bruxelles. Des individus masqués ont lancé des pierres et des pétards en direction des forces de l’ordre et incendié plusieurs objets, notamment des vélos et des trottinettes. La police a répondu par des gaz lacrymogènes, des canons à eau et des charges.

Les autorités ont toutefois précisé que les personnes impliquées dans ces violences n’étaient pas liées à la manifestation syndicale principale.

Après les lycéens français, la colère gagne aussi la Belgique francophone

Le plan contesté prévoit notamment une réduction des dépenses de 500 millions d’euros d’ici 2029. L’augmentation des frais d’inscription dans l’enseignement supérieur et la hausse du nombre d’heures de travail des enseignants figurent parmi les mesures qui suscitent l’opposition des élèves et des personnels éducatifs.

À Liège, plusieurs journées de manifestations ont été marquées par des dégradations et des interventions policières. Plus de 100 personnes avaient été interpellées lors des rassemblements des 6 et 7 octobre, selon les informations rapportées par Al Jazeera à partir de dépêches d’agences internationales.

La mobilisation belge ne se limite pas à la journée d’action syndicale. Depuis le 1er octobre, des lycéens de la Fédération Wallonie-Bruxelles protestent contre les réformes de l’enseignement et les économies prévues dans le secteur éducatif.

Lire aussi : Protestations dans les lycées : Trump accuse l’islam de vouloir « s’emparer » de la France

Si les images de ces mobilisations rappellent celles observées en France, les revendications belges possèdent leurs propres ressorts. Les lycéens dénoncent notamment les conséquences des restrictions budgétaires sur leur avenir et leurs conditions d’apprentissage.

Les deux mouvements illustrent ainsi les tensions que provoquent les politiques d’économies dans plusieurs pays européens, alors que les gouvernements cherchent à maîtriser leurs dépenses publiques. La proximité des mobilisations ne suffit cependant pas à établir qu’elles relèvent d’un mouvement européen coordonné.

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15 ans de prison pour l’homme d’affaires Hatem Chaâbouni dans une affaire de prêts bancaires

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière auprès du tribunal de première instance de Tunis a condamné l’homme d’affaires Hatem Chaâbouni à 15 ans de prison. Plusieurs cadres d’une banque publique ont également écopé de peines de 11 ans de prison, assorties de lourdes amendes financières pour l’ensemble des accusés.

Les faits de cette affaire portent sur des soupçons de corruption financière et de manquements à la réglementation bancaire. Selon les éléments rapportés, l’homme d’affaires aurait obtenu des crédits auprès d’une banque publique sans fournir les garanties légalement requises. Ces opérations auraient causé d’importants préjudices financiers à l’établissement bancaire concerné.

Des prêts bancaires sans garanties légales suffisantes

Les condamnations ont été prononcées tard dans la nuit, selon les informations communiquées au sujet de cette affaire. Les cadres bancaires poursuivis ont été condamnés à des peines de prison de 11 ans, tandis que Hatem Chaâbouni a écopé de la peine la plus lourde, soit 15 ans de prison.

Cette affaire avait déjà connu un épisode judiciaire marquant avec la libération de Hatem Chaâbouni contre le versement d’une garantie financière de 60 millions de dinars.

Cette mesure antérieure n’empêche pas le prononcé des nouvelles condamnations. Les informations disponibles ne précisent toutefois pas les modalités exactes de cette garantie, son éventuelle restitution ni les détails des voies de recours ouvertes aux condamnés.

Une précédente libération contre une garantie de 60 millions de dinars

L’affaire s’inscrit dans le cadre des poursuites relatives aux soupçons de corruption financière impliquant des opérateurs économiques et des responsables d’établissements publics. Les éléments communiqués ne permettent pas, à ce stade, de préciser si les jugements sont définitifs.

Lire aussi : Corruption à la CPG : Jusqu’à 12 ans de prison pour plus de 20 accusés

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Dette publique : La Tunisie a déjà payé plus de 10 milliards de dinars en six mois

La Tunisie a consacré 10,469 milliards de dinars au service de la dette publique au cours du premier semestre 2026, soit 45,4% des montants prévus pour l’ensemble de l’année. Selon les données du ministère des Finances, publiées dans le document sur l’exécution du budget de l’État à fin juin 2026, ces remboursements comprennent 6,737 milliards de dinars de principal et 3,733 milliards de dinars d’intérêts.

Sur le montant total remboursé, 4,151 milliards de dinars concernent le principal de la dette intérieure et 2,586 milliards celui de la dette extérieure. Les intérêts représentent, à eux seuls, près de 3,733 milliards de dinars, illustrant le poids du financement de la dette dans les dépenses publiques.

Des recettes fiscales en hausse, mais inférieures au rythme théorique

Les recettes totales encaissées par le budget de l’État ont atteint 24,195 milliards de dinars à fin juin 2026, soit un taux de réalisation de 46% des prévisions annuelles. Les recettes fiscales se sont établies à 23,188 milliards de dinars, en progression de 2,4% par rapport au premier semestre 2025, soit une augmentation de 551 millions de dinars.

Le taux de réalisation des recettes fiscales s’est élevé à 48,5% des prévisions annuelles, contre un taux théorique de 50% à mi-parcours de l’exercice. Les recettes fiscales représentent ainsi environ 96% des ressources propres de l’État.

Dans le détail, les impôts directs ont rapporté 9,836 milliards de dinars. Les impôts indirects ont atteint 13,352 milliards de dinars, contre 12,382 milliards un an auparavant, enregistrant une hausse de 7,8%. Ils représentent 57,6% de l’ensemble des recettes fiscales.

En revanche, les recettes non fiscales et les dons ont totalisé 1,007 milliard de dinars, soit seulement 21% des prévisions annuelles. Les revenus issus des participations ont contribué à hauteur de 43,7% aux recettes non fiscales.

Un excédent primaire en recul et des dépenses dominées par les salaires

Le document du ministère des Finances fait état d’un solde primaire positif de 2,873 milliards de dinars à fin juin 2026, hors dons et confiscations, contre 5,075 milliards de dinars durant la même période de 2025. Cet indicateur, qui correspond au solde budgétaire avant paiement des intérêts de la dette, a donc diminué de plus de 2,2 milliards de dinars en un an.

Par ailleurs, le déficit budgétaire hors dons et confiscations s’est établi à 859,6 millions de dinars. Ces deux indicateurs mesurent des éléments différents de l’exécution budgétaire et ne doivent pas être confondus.

Du côté des dépenses, les charges salariales ont absorbé la part la plus importante du budget à fin juin, avec 49% des dépenses totales. Les dépenses d’intervention arrivent en deuxième position, avec 26 %, suivies des charges de financement, correspondant aux intérêts de la dette, à hauteur de 15%.

Les dépenses d’investissement et les opérations financières représentent ensemble 7% des dépenses, tandis que les dépenses de gestion comptent pour les 3% restants.

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Fraude douanière : La Douane tunisienne déploie l’intelligence artificielle dès novembre

La douane tunisienne s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa transformation numérique. L’intégration de l’intelligence artificielle dans son système de gestion des risques et de ciblage des déclarations douanières devrait entrer en exploitation à la fin du mois de novembre 2026, avec pour objectif de mieux détecter les opérations suspectes et de renforcer la lutte contre la fraude.

L’annonce a été faite vendredi 9 octobre par le colonel Kais Ben Zayed, responsable du bureau de l’opérateur économique agréé à la Direction générale des douanes sur les ondes de la Radio nationale. Selon lui, ce dispositif doit permettre d’améliorer la sélection des déclarations présentant un risque élevé d’infraction, tout en facilitant les procédures pour les opérateurs économiques respectueux de la réglementation.

Plus d’un million de déclarations douanières à analyser

L’enjeu est de taille pour une administration qui doit traiter d’importants volumes de données. En 2025, la douane tunisienne a étudié plus de 1,5 million de déclarations douanières, a indiqué Ben Zayed. L’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique doivent permettre d’analyser ces volumes de données afin de mieux identifier les dossiers nécessitant des contrôles approfondis.

Le principe consiste à orienter les moyens de contrôle vers les opérations présentant les risques les plus élevés, plutôt que de mobiliser les mêmes ressources sur l’ensemble des déclarations. Une telle approche pourrait contribuer à améliorer l’efficacité des contrôles et à limiter les possibilités de fraude commerciale et douanière.

Lire aussi : La Douane tunisienne mise sur l’IA pour renforcer le contrôle et accélérer le dédouanement

Cette évolution s’inscrit dans la stratégie nationale de modernisation de l’administration douanière. Le responsable a souligné que le projet repose sur les compétences tunisiennes au sein de la douane, dans le cadre des efforts visant à intégrer de nouveaux outils technologiques aux méthodes de travail existantes.

La numérisation des services se poursuit

L’intégration de l’intelligence artificielle intervient alors que la Direction générale des douanes poursuit la dématérialisation de ses procédures. Selon Kais Ben Zayed, neuf à dix services ont déjà été numérisés, permettant aux citoyens et aux opérateurs économiques de bénéficier de démarches facilitées, notamment à distance.

Le recours à l’IA ne signifie toutefois pas que les décisions de contrôle seront entièrement automatisées. Ces technologies doivent rester des outils d’aide à la décision, tandis que l’intervention et l’expertise des agents demeurent essentielles pour apprécier les situations et décider des suites à donner aux dossiers.

La mise en exploitation annoncée pour fin novembre constituera ainsi une nouvelle étape dans la modernisation de la douane tunisienne. Son efficacité dépendra notamment de la capacité du système à repérer les risques pertinents, de la qualité des données exploitées et de son intégration dans le travail quotidien des agents.

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Port d’Enfidha : Le projet stratégique revient à l’ordre du jour, face au défi de Tanger Med

Le port en eaux profondes d’Enfidha revient dans le suivi des grands projets de l’État. Réunie jeudi 8 octobre 2026 au palais de la Kasbah, sous la présidence de la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri, la Commission des grands projets a examiné l’avancement de cette infrastructure et de sa zone de services logistiques. Alors que le gouvernement affiche sa volonté d’accélérer les investissements publics, une question demeure : où en est réellement ce projet, conçu pour renforcer la position de la Tunisie dans le commerce maritime méditerranéen ?

Selon les informations communiquées à l’issue de la réunion, le port d’Enfidha figure parmi les dossiers examinés, aux côtés de l’extension de l’aéroport Tunis-Carthage, de la centrale électrique de Borj El Amri et de plusieurs autres projets. Aucun nouveau calendrier de réalisation, accord de financement ou contrat de travaux relatif au port n’a toutefois été précisé dans les informations disponibles sur cette réunion.

Cette nouvelle étape de suivi intervient après un conseil ministériel restreint tenu le 25 février 2026, qui avait appelé à engager immédiatement les procédures nécessaires à la réalisation du port et à privilégier une mise en œuvre progressive, en commençant par des tranches fonctionnelles économiquement viables. Le projet est ainsi bien identifié parmi les priorités du développement national pour 2026-2030, mais les prochaines décisions devront permettre de mesurer le passage effectif à l’exécution.

Un port de nouvelle génération pour développer le commerce et la logistique

Porté par l’Office de la marine marchande et des ports (OMMP), le projet d’Enfidha ambitionne de créer un complexe portuaire et logistique d’environ 3.000 hectares. Selon les données techniques publiées par l’Office, 1.000 hectares seraient consacrés aux installations portuaires et 2.000 hectares à la zone économique et logistique. Le site bénéficie notamment d’un accès maritime en eaux profondes, avec des chenaux prévus à une profondeur pouvant atteindre 19 mètres, ainsi que d’une proximité avec les grands axes routiers et ferroviaires.

Le projet prévoit notamment un terminal à conteneurs conçu pour accueillir des navires de grande capacité et développer les activités de transbordement, qui consistent à transférer des marchandises d’un navire à un autre avant leur acheminement vers leur destination finale. Cette activité représente un enjeu majeur en Méditerranée, où les grands ports cherchent à capter les flux entre l’Asie, l’Europe, l’Afrique et les autres marchés internationaux.

L’objectif est également de mieux intégrer le transport maritime à l’économie tunisienne. Associée à des plateformes de stockage, à des activités industrielles et à des services de distribution, la zone logistique pourrait attirer des investisseurs, soutenir les exportateurs et créer des emplois directs et indirects. Elle pourrait aussi contribuer à réduire certaines contraintes logistiques supportées par les entreprises tunisiennes.

Mais le projet accuse un retard important par rapport aux prévisions initiales. Les études actualisées en 2017 envisageaient le démarrage des travaux de la première tranche en 2019 et une entrée en exploitation en 2022, suivie d’une deuxième partie en 2024. Ces échéances sont désormais dépassées. Le coût estimatif historique de 3,336 milliards de dinars, mentionné dans les documents de présentation du projet, devra également être actualisé pour tenir compte des conditions économiques et financières actuelles.

La question du financement et du partenariat avec le secteur privé reste donc déterminante. Le modèle envisagé reposait sur une répartition des investissements entre les infrastructures de base prises en charge par le secteur public et les équipements et aménagements relevant des opérateurs privés. Pour franchir une nouvelle étape, il faudra notamment préciser les modalités de financement, les opérateurs intéressés, les procédures de réalisation et le calendrier de mise en service.

Face à Tanger Med, le temps presse pour la Tunisie

L’intérêt stratégique du port d’Enfidha apparaît plus clairement lorsqu’on le replace dans la concurrence entre les grandes plateformes portuaires de la Méditerranée. Au Maroc, Tanger Med a traité plus de 11,1 millions de conteneurs en 2025, selon les chiffres publiés par son autorité portuaire. Cette performance illustre la capacité du complexe à attirer les grandes compagnies maritimes et à s’imposer dans les chaînes logistiques internationales.

La compétitivité de Tanger Med ne repose pas uniquement sur ses capacités portuaires. Elle s’appuie sur des connexions maritimes étendues, la présence d’opérateurs internationaux, des infrastructures logistiques intégrées et un environnement industriel développé. Pour Enfidha, l’enjeu ne sera donc pas simplement de construire un port suffisamment profond pour accueillir de grands navires, mais de proposer une offre globale capable d’attirer durablement les armateurs, les opérateurs de terminaux et les investisseurs.

La Tunisie dispose de plusieurs atouts potentiels, notamment sa position au centre de la Méditerranée, sa proximité avec les marchés européens et ses liens avec les marchés africains. Un port moderne, relié efficacement aux réseaux routiers et ferroviaires et accompagné d’une zone logistique performante, pourrait renforcer l’attractivité du pays et faciliter les échanges commerciaux.

Lire aussi : Port en eaux profondes d’Enfidha : Financement, calendrier et ambitions stratégiques dévoilés

Il serait néanmoins prématuré de présenter Enfidha comme un concurrent direct de Tanger Med avant sa mise en service. Le port marocain dispose déjà d’une avance considérable, d’un trafic établi et d’un réseau de connexions internationales. La future infrastructure tunisienne devra construire progressivement sa clientèle et démontrer sa capacité à offrir des coûts, des délais et des services compétitifs.

Le suivi du 8 octobre 2026 remet donc le projet au centre des priorités gouvernementales, sans annoncer pour autant une avancée opérationnelle décisive. Les prochains indicateurs à surveiller seront l’actualisation des études, la clarification du financement, l’engagement des procédures de marchés et la publication d’un calendrier crédible. Après des années de préparation, l’enjeu est désormais de transformer cette ambition portuaire en infrastructure effective, capable de soutenir les exportations tunisiennes et de renforcer la place du pays dans les échanges maritimes régionaux et internationaux.

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États-Unis : L’exécution du tueur de Fort Hood sera diffusée en direct

L’armée américaine prévoit de diffuser en direct l’exécution de Nidal Hasan, condamné à mort pour la tuerie de Fort Hood, qui avait fait 13 morts en 2009 au Texas. Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a annoncé que le public pourrait assister à cette mise à mort par peloton d’exécution, prévue le 3 décembre 2026. Cette décision marque une nouvelle étape dans la volonté affichée par l’administration Trump de durcir le discours sur la justice militaire et la sanction des attaques contre les forces armées.

Le responsable du Pentagone a confirmé jeudi 8 octobre que l’exécution serait diffusée en direct, sans toutefois préciser les modalités de cette retransmission. Dans une vidéo publiée sur X par des comptes officiels affiliés au ministère de la Défense, Pete Hegseth a affirmé que Nidal Hasan serait « fusillé par des soldats », ajoutant que le public pourrait assister à l’exécution.

« Les gens doivent comprendre que ce genre d’actes entraîne de graves conséquences », a déclaré le ministre lors d’un entretien avec l’influenceur d’extrême droite Jack Posobiec, enregistré à bord du porte-avions USS Abraham Lincoln. Interrogé sur une éventuelle dernière volonté du condamné, Pete Hegseth a répondu qu’il s’en fichait, renvoyant à la date prévue pour l’exécution.

Une tuerie qui avait traumatisé l’armée américaine

Le 5 novembre 2009, Nidal Hasan, psychiatre militaire américain d’origine palestinienne avait ouvert le feu dans un centre médical de la base de Fort Hood, au Texas. Le bilan s’était élevé à 13 morts, dont 12 militaires, et à plusieurs dizaines de blessés.

L’attaque avait été motivée, selon les éléments présentés au procès, par son opposition à la participation des soldats américains aux guerres en Afghanistan et en Irak. Les autorités l’avaient également associé à l’idéologie jihadiste d’Al-Qaïda. Blessé à la colonne vertébrale pendant la fusillade, Hasan est depuis paralysé et se déplace en fauteuil roulant.

Lire aussi : Exécution ratée aux États-Unis : Christa Pike reprend connaissance

En août 2013, il avait été reconnu coupable et condamné à mort par une cour martiale. Le Pentagone a indiqué en début de semaine que Donald Trump avait approuvé son exécution, prévue le 3 décembre. Si elle est menée comme annoncé, cette mise à mort constituera un événement exceptionnel dans l’histoire militaire américaine.

Un précédent inédit depuis des décennies

Le recours au peloton d’exécution et la volonté de rendre la mise à mort accessible au public distinguent cette affaire des pratiques contemporaines de la justice pénale américaine. Selon Pete Hegseth, il s’agirait de la première exécution militaire par peloton d’exécution depuis celle d’Eddie Slovik, fusillé en 1945 pendant la Seconde Guerre mondiale pour désertion.

La dernière exécution d’un militaire par les autorités américaines remonterait toutefois à 1961, avec la pendaison de John Bennett, condamné pour viol et tentative de meurtre. Le Death Penalty Information Center recense 135 soldats exécutés par l’armée américaine depuis 1916.

La décision soulève également la question de la place de la peine capitale dans les institutions militaires et de la mise en scène publique de la sanction. Selon Amnesty International, au moins 17 exécutions publiques auraient eu lieu dans le monde en 2025, dont six en Afghanistan et onze en Iran.

La retransmission annoncée par le Pentagone constituerait ainsi un cas particulièrement rare aux États-Unis, où les exécutions ne sont généralement pas diffusées publiquement. Les modalités précises de la diffusion et les conditions d’accès du public n’ont pas encore été détaillées.

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535 charrettes saisies : Coup de force nocturne dans les rues de Tunis

Une vaste opération contre les installations commerciales anarchiques a été menée dans la nuit du jeudi 8 octobre 2026 dans plusieurs quartiers du centre de Tunis. L’intervention, mobilisant plusieurs services municipaux et sécuritaires, a abouti à la saisie de 535 charrettes métalliques et en bois, ainsi qu’à l’évacuation de plusieurs chargements de marchandises et d’équipements occupant la voie publique.

L’opération a été organisée en coordination avec la brigade régionale de la police municipale, les agents chargés de l’hygiène et de la santé publique, les unités de la sûreté nationale relevant des secteurs de la Médina, de Sidi El Béchir et de Bab Bhar, ainsi qu’une équipe de la police technique.

Les interventions ont notamment ciblé El Kharba, la rue des Teinturiers, Bab El Jazira, Souk El Asr, le marché central, la rue d’Espagne et la rue du 18-Janvier, des secteurs de la capitale concernés par l’occupation de l’espace public.

Plusieurs camions de marchandises et d’équipements saisis

Outre les 535 charrettes saisies, les équipes ont récupéré le contenu de cinq grands camions de barrières en bois et en métal. Deux autres camions transportant des fournitures de bureau d’origine inconnue ont également été interceptés sur la voie publique, de même que trois camions chargés de vêtements de friperie.

L’ensemble des biens saisis a été transféré au dépôt municipal de saisie.

Cette opération d’envergure illustre la volonté des autorités de lutter contre les installations commerciales anarchiques et de libérer les espaces publics occupés par des équipements et des marchandises.

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Elle soulève également la question de la gestion durable du commerce informel dans les quartiers commerçants de Tunis, où les opérations de dégagement doivent composer avec les enjeux de circulation, d’hygiène et d’activité économique.

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Kaïs Saïed : « Aucune immunité ni exception » dans la révélation des vérités

Le président de la République, Kaïs Saïed, a évoqué plusieurs projets et propositions à caractère social, tout en appelant à accélérer leur concrétisation. Lors d’une rencontre tenue jeudi 8 octobre 2026 au palais de Carthage avec Brahim Bouderbala, président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), et Imed Derbali, président du Conseil national des régions et des districts, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de répondre aux revendications des citoyens au-delà de l’adoption de textes législatifs.

Selon un communiqué de la présidence de la République, les discussions ont notamment porté sur la situation sociale des citoyens et sur la complémentarité des rôles entre les différentes institutions de l’État, chacune dans le cadre des compétences définies par la Constitution. Kaïs Saïed a affirmé que le travail se poursuivait pour répondre aux attentes de la population, malgré les obstacles qu’il a qualifiés de naturels ou de délibérés.

Le président insiste sur des procédures rapides et la fin de l’impunité

Kaïs Saïed a appelé les responsables publics, quel que soit leur niveau de responsabilité, à prendre en compte les difficultés vécues par les citoyens et à agir pour en éliminer les causes. Il a également évoqué la nécessité de rompre avec les différentes formes d’injustice et d’iniquité, tout en réaffirmant son attachement à l’unité de l’État tunisien.

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Le chef de l’État a par ailleurs qualifié la reddition des comptes de revendication légitime, précisant qu’il ne s’agissait pas, selon ses propos, de chercher à se venger d’une quelconque partie. Il a affirmé que les difficultés seraient surmontées et que les réalisations devraient se traduire par des mesures concrètes, plutôt que par de simples communiqués ou déclarations.

« Les faits seraient pleinement révélés »

Enfin, Kaïs Saïed a assuré que les faits seraient pleinement révélés et qu’aucune immunité ni exception ne serait admise, selon les termes rapportés par la présidence. Le communiqué ne précise toutefois ni la nature exacte des projets sociaux évoqués lors de la rencontre, ni leur calendrier de mise en œuvre.

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Transport, repas, internats : Les priorités de Kaïs Saïed pour l’école tunisienne

Le président de la République, Kaïs Saïed, a réaffirmé sa volonté de mettre en place un système éducatif national fondé sur l’égalité des chances et l’accès de tous à l’enseignement. Lors d’une rencontre tenue jeudi 8 octobre 2026 au palais de Carthage avec la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, et le secrétaire général du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, Mohamed Ali Boughdiri, le chef de l’État a souligné le rôle stratégique de l’éducation, qu’il considère comme une composante de la sécurité nationale.

Selon la présidence de la République, Kaïs Saïed a rappelé que l’inscription du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement dans la Constitution répond à une conviction de fond : l’éducation et l’enseignement ne relèvent pas uniquement des politiques sectorielles, mais constituent un enjeu majeur pour l’avenir du pays. Le président a également évoqué les consultations nationales organisées avant l’adoption de la Constitution, estimant que la création de cette instance s’inscrit dans une démarche particulière.

Transport, repas, hébergement : les conditions matérielles au cœur des priorités

Au-delà des principes, le président de la République a insisté sur la nécessité de garantir à tous les élèves les mêmes possibilités d’accès à l’éducation. Il a notamment évoqué le transport scolaire, la restauration, l’hébergement dans les internats, ainsi que la fourniture des vêtements et des fournitures scolaires. Ces mesures devraient être mises en œuvre en coordination avec les différentes parties concernées afin d’améliorer les conditions de scolarisation et d’apprentissage.

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Kaïs Saïed a également appelé à la création de clubs culturels dans les établissements scolaires et à l’intégration, dès la première année de l’enseignement primaire, des principes de liberté, d’émancipation et de justice sociale. Il a, par ailleurs, évoqué les différentes tentatives de réforme du système éducatif tunisien au fil de l’histoire, estimant que certaines n’avaient pas constitué de véritables réformes.

Un système éducatif national, démocratique et accessible à tous

Le chef de l’État a défendu l’objectif d’un système éducatif national, démocratique et accessible à l’ensemble des citoyens, fondé sur l’égalité et l’équité des chances. Il a présenté cette orientation comme un moyen de transformer les principes constitutionnels en réalisations concrètes dans la vie quotidienne des élèves et de leurs familles.

En mettant l’accent sur les conditions sociales de la scolarisation, la culture et les valeurs à transmettre aux jeunes générations, Kaïs Saïed a ainsi placé plusieurs dimensions de la politique éducative au centre de son discours. Reste à traduire ces orientations en mesures opérationnelles, notamment en matière de financement, d’infrastructures scolaires et de soutien aux élèves issus des régions et des milieux les plus défavorisés.

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