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Pieralisi veut faire de la Tunisie son futur hub d’innovation pour l’Afrique

Déjà implanté en Tunisie depuis 2007, le groupe italien Pieralisi envisage une nouvelle étape de développement dans le pays avec un projet de centre d’excellence et d’innovation destiné aux marchés africains. Une évolution qui pourrait élargir son activité bien au-delà de l’huile d’olive.

De l’oléiculture à une plateforme régionale

L’idée a été présentée à Tunis par Aldino Zeppeli, CEO de Pieralisi, lors de rencontres avec l’ambassadeur d’Italie en Tunisie, Alessandro Prunas, et le directeur de l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ICE), Bernard Prevete.

Le groupe, qui dispose déjà d’une implantation tunisienne et d’une connaissance approfondie de l’écosystème oléicole local, souhaite progressivement renforcer ses activités, développer les compétences tunisiennes et favoriser le transfert de technologies et de savoir-faire. L’objectif envisagé est surtout de donner à la structure tunisienne une dimension régionale, en l’utilisant comme point d’appui pour accompagner l’expansion de Pieralisi sur d’autres marchés africains.

Cette orientation pourrait ainsi changer la fonction de la Tunisie dans la stratégie du groupe : il ne s’agirait plus seulement d’un marché pour ses équipements, mais d’une base permettant de rapprocher expertise industrielle italienne, compétences tunisiennes et besoins technologiques des marchés africains.

L’huile d’olive n’est plus le seul terrain

Le futur projet ne serait d’ailleurs pas limité au secteur oléicole. Les discussions ont porté sur les applications de la Separation Systems Division (SSD) de Pieralisi dans d’autres activités agroalimentaires et industrielles.

Parmi les pistes évoquées figure notamment le traitement des eaux usées et des boues produites par les activités industrielles et agroalimentaires. L’enjeu est donc de valoriser une expertise développée dans l’industrie de l’huile d’olive pour répondre à une gamme plus large de besoins technologiques.

C’est dans cette perspective que Pieralisi réfléchit à la création progressive d’un « Pieralisi Africa Excellence & Innovation Center » en Tunisie. Le centre pourrait réunir des activités d’innovation, de formation, de services industriels, de transfert de compétences et d’adaptation des technologies aux différents marchés africains.

Un projet encore à construire

Il ne s’agit toutefois pas encore d’un investissement définitivement acté. Le centre reste au stade de la réflexion et de la construction progressive du projet. Pieralisi cherche notamment à renforcer les liens avec les entreprises tunisiennes et l’écosystème industriel italien afin d’identifier les partenaires susceptibles d’accompagner les différentes étapes.

La formation occupe une place importante dans cette stratégie. Pour le groupe, développer les compétences techniques locales permettrait à la fois de renforcer son implantation et de disposer d’un vivier capable d’accompagner son expansion régionale.

Le projet s’inscrit par ailleurs dans la dynamique de coopération économique entre l’Italie et l’Afrique portée par le Plan Mattei, notamment autour de l’investissement, de la formation, du développement des compétences et du transfert technologique. L’ICE s’est dit disposé à faciliter les mises en relation avec les acteurs économiques tunisiens, tandis que l’ambassade d’Italie a évoqué la possibilité de mobiliser, selon la maturité des projets, les réseaux italiens dans l’industrie, la recherche, la formation et le financement.

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Affaire de Mellassine : Dix mandats de dépôt après le viol présumé d’une adolescente

Le juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Tunis 2 a émis dix mandats de dépôt dans l’affaire du viol présumé d’une adolescente à Mellassine. Les personnes concernées ont été réparties entre plusieurs établissements en fonction de leur situation.

Dix placements en détention

Selon les informations rapportées jeudi 8 octobre par la radio Mosaique fm, sept des suspects ont été transférés à la prison civile de Mornaguia. Deux mineurs ont, pour leur part, été placés dans un centre de rééducation pour mineurs délinquants.

La locataire de la maison où les faits présumés se seraient déroulés a également fait l’objet d’un mandat de dépôt et a été incarcérée à la prison de la Manouba.

Cette nouvelle étape judiciaire intervient après plusieurs vagues d’interpellations dans le cadre de l’enquête. Le nombre de personnes arrêtées avait atteint quatorze, tandis que le juge d’instruction avait déjà ordonné des mandats de dépôt à l’encontre de plusieurs personnes dans les premiers jours de l’affaire.

Le propriétaire de la maison remis en liberté

L’intermédiaire immobilier, communément appelé « samsar », qui avait facilité la location de la maison à deux des suspects, n’a pas été placé en détention. Il a été remis en liberté à l’issue de son audition.

Cette décision intervient alors que l’enquête cherche toujours à déterminer avec précision le rôle de chacune des personnes impliquées ou susceptibles d’avoir eu connaissance des faits.

Le propriétaire de la maison avait également été remis en liberté plus tôt dans la journée. Selon les éléments rapportés par les médias, il n’aurait pas eu connaissance de la situation des personnes ayant loué le logement.

Le volet judiciaire de l’affaire est appelé à se poursuivre dans les prochains jours. Les interrogatoires sont programmés du 12 au 21 octobre, après l’audition de la victime. Les investigations restent ainsi en cours afin d’établir les responsabilités individuelles et les circonstances exactes des faits.

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Haltérophilie : Khaoula Mejri décroche 15 médailles, dont 9 en or, en une journée

La Tunisienne Khaoula Mejri a réalisé une performance remarquable dès la première journée des Championnats d’Afrique et arabes d’haltérophilie à Mostaganem, en Algérie, avec un total de 15 médailles, dont neuf en or.

Neuf médailles d’or dans les épreuves arabes

Engagée dans la catégorie des moins de 49 kg, Khaoula Mejri a remporté neuf médailles d’or dans le cadre des Championnats arabes. Ces titres couvrent les trois épreuves de la discipline — arraché, épaulé-jeté et total — ainsi que les catégories cadette, junior et senior.

Une moisson particulièrement fournie pour l’haltérophile tunisienne, qui a ainsi dominé les différentes classifications de sa catégorie dans la compétition arabe.

Six médailles d’argent africaines

À cette récolte s’ajoutent six médailles d’argent décrochées dans le cadre des Championnats d’Afrique : trois chez les cadettes et trois chez les juniors.

Le bilan de Khaoula Mejri atteint ainsi 15 médailles en une seule journée, avec neuf titres arabes et six médailles d’argent africaines. Une performance qui constitue d’ores et déjà l’un des faits marquants de la participation tunisienne à Mostaganem.

Dix-huit Tunisiens engagés

La délégation tunisienne compte 18 athlètes dans ces Championnats d’Afrique et arabes, qui réunissent au total quelque 340 participants représentant 29 pays.

Après la performance de Khaoula Mejri, la compétition se poursuit pour les autres représentants tunisiens, notamment Idriss Ouerthi dans la catégorie des moins de 60 kg et Yasmine Radhouani chez les moins de 53 kg.

Les Championnats de Mostaganem se poursuivront jusqu’au 13 octobre, avec l’ambition pour la Tunisie d’enrichir encore son bilan.

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Recherche : Un Tunisien premier mondial, deux autres dans le Top 40 en géosciences

La recherche tunisienne s’illustre dans le classement international Top1000 Scholar 2026. Trois chercheurs tunisiens figurent parmi les 40 premiers au monde dans la catégorie consacrée aux études géologiques et géophysiques, selon le classement établi sur la période de référence 2021-2025. Le résultat est d’autant plus remarquable qu’un chercheur tunisien arrive en tête à l’échelle mondiale dans cette catégorie.

Le professeur Younes Hamed, de la Faculté des sciences de Gafsa, occupe en effet la première place en Tunisie et la première place mondiale. Le professeur Hakim Gabtni, du Centre de recherches et des technologies des eaux (CERTE), se classe deuxième en Tunisie et 38e au niveau mondial, tandis que le professeur Mohamed Soussi, de la Faculté des sciences de Tunis, arrive troisième en Tunisie et 39e mondial.

Trois chercheurs dans un classement mondial

Le résultat place ainsi trois chercheurs tunisiens dans le Top 40 d’une catégorie internationale qui recense 1000 chercheurs. Leur présence est notamment liée aux travaux en géologie et en géophysique et, plus particulièrement, aux recherches portant sur les ressources en eaux souterraines.

Cette dimension est loin d’être secondaire pour la Tunisie, confrontée à une pression croissante sur ses ressources hydriques. Elle donne également une résonance particulière à la présence d’un chercheur du CERTE parmi les premiers du classement.

Au-delà des positions individuelles, le résultat met donc en lumière des travaux menés dans plusieurs établissements tunisiens, de la Faculté des sciences de Gafsa au CERTE et à la Faculté des sciences de Tunis.

Un classement fondé sur l’influence scientifique

Le Top1000 Scholar 2026 est publié par Scholarly Index, une plateforme qui mesure l’influence de la recherche scientifique à partir de millions de profils de chercheurs. L’édition 2026 recense environ 2,31 millions de profils, répartis entre 20 grandes disciplines, 305 sous-domaines et 4 516 thématiques de recherche.

Le classement distingue notamment l’influence cumulée sur l’ensemble de la carrière de celle observée sur une période récente. Pour l’édition couvrant 2021-2025, l’objectif est ainsi d’identifier les chercheurs dont les travaux ont exercé une influence récente dans leur domaine.

Cette distinction est importante : le classement ne constitue pas une évaluation générale de la qualité de l’ensemble de la recherche tunisienne, mais mesure une influence scientifique selon la méthodologie propre à Scholarly Index.

Pour la Tunisie, le signal reste néanmoins notable : un chercheur classé premier mondial et deux autres présents dans le Top 40 dans une même catégorie scientifique offrent une visibilité internationale à des travaux qui touchent notamment à l’un des enjeux les plus stratégiques du pays, celui de la connaissance et de la gestion des ressources en eau souterraine.

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PLF 2027 : Les professionnels du solaire réclament zéro droit de douane sur les équipements

À quelques jours de l’examen du projet de loi de finances pour 2027, les professionnels des énergies renouvelables veulent peser sur les choix fiscaux du prochain budget. La Chambre syndicale du photovoltaïque de Tunisie (CSPV), relevant de l’UTICA, et le Groupement professionnel des énergies renouvelables de la CONECT demandent notamment la suppression des droits de douane sur les équipements solaires et l’application d’une TVA de 7%.

Dans une lettre ouverte adressée au président de l’Assemblée des représentants du peuple, les deux organisations réclament un « dialogue institutionnel urgent » entre le Parlement, le gouvernement et les professionnels. Leur objectif affiché : réduire le coût des installations photovoltaïques et du stockage afin d’accélérer l’autoproduction d’électricité.

Une demande fiscale au moment où le PLF arrive

La revendication intervient alors que le projet de loi de finances pour 2027 doit être transmis à l’ARP au plus tard le 15 octobre, conformément au calendrier constitutionnel. Les travaux préparatoires ont déjà commencé au Parlement.

Les professionnels demandent que les panneaux photovoltaïques, batteries, systèmes de stockage et principaux équipements nécessaires à la production d’électricité renouvelable soient exonérés de droits de douane. Ils souhaitent également ramener leur TVA à 7%.

Selon les organisations signataires, une telle baisse de la fiscalité permettrait de réduire le coût d’accès au solaire pour les ménages et les entreprises, tout en stimulant l’investissement dans le secteur. Elles y voient également un moyen de favoriser l’autoproduction et, à terme, de limiter la dépendance aux importations énergétiques.

Ces effets restent toutefois des objectifs avancés par les professionnels et ne constituent pas des résultats acquis.

Une urgence qui se mesure aussi dans les chiffres

Le timing de leur demande n’est pas anodin. L’indépendance énergétique de la Tunisie s’est encore dégradée en 2026 : elle s’établissait à 34% à fin juillet, contre 37% un an auparavant, selon les données du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie.

Dans le même temps, la puissance installée à partir de sources renouvelables atteignait 1163 MW à fin juillet. Le pays ambitionne toutefois d’accélérer fortement ce déploiement dans les prochaines années.

Le Plan solaire tunisien prévoit ainsi l’installation de 3815 MW supplémentaires de capacités renouvelables d’ici 2030, dont 1510 MW photovoltaïques, 1755 MW éoliens, 450 MW de solaire thermodynamique et 100 MW issus de la biomasse.

Le décalage entre ces ambitions et la réalité énergétique nourrit donc le débat sur le coût des équipements. Pour les professionnels, alléger la fiscalité constitue l’un des leviers permettant d’accélérer le passage à l’acte des ménages, des entreprises et des investisseurs.

Le PLF 2027 comme premier test

La demande adressée au Parlement place désormais la fiscalité du solaire parmi les sujets susceptibles d’être discutés lors de l’examen du PLF 2027.

Au-delà de la seule TVA, le débat porte ainsi sur le coût d’accès aux technologies nécessaires à la transition énergétique, alors que la Tunisie cherche simultanément à développer ses capacités renouvelables, renforcer la sécurité de son approvisionnement et réduire sa dépendance aux importations d’énergie.

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Tunisie – Météo : Jusqu’à 70 mm de pluie attendus vendredi dans plusieurs régions

La Tunisie s’apprête à connaître une dégradation notable des conditions météorologiques à partir de jeudi soir. Selon l’Institut national de la météorologie (INM), des pluies temporairement orageuses, parfois abondantes, concerneront d’abord les régions côtières du Nord avant de s’étendre progressivement à plusieurs régions du pays.

Un épisode pluvieux qui s’étend vendredi

Les premières précipitations sont attendues jeudi soir sur les côtes du Nord, avec des pluies parfois abondantes, notamment dans les régions de l’extrême Nord-Ouest.

Vendredi, les averses gagneront le reste des régions du Nord, puis le Centre et, localement, le Sud au cours de l’après-midi. Les précipitations pourront être temporairement fortes, particulièrement à Zaghouan, Siliana, Sidi Bouzid, Kairouan et dans la région du Sahel.

Les quantités de pluie seront généralement comprises entre 30 et 50 mm, avec des cumuls pouvant atteindre localement 70 mm.

Orages, grêle et baisse des températures

Cet épisode sera également marqué par des cellules orageuses, susceptibles de s’accompagner de chutes de grêle localisées et de vents forts.

Les températures devraient par ailleurs enregistrer une baisse sensible. Les maximales ne dépasseront pas 18°C sur les hauteurs, tandis qu’elles se situeront entre 20 et 24°C dans les régions du Nord et entre 26 et 30°C dans le reste du pays.

L’INM maintient par ailleurs une vigilance météorologique sur certaines régions, notamment face aux risques liés aux pluies et aux orages.

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Banque mondiale : La Tunisie veut accélérer ses projets alors qu’un nouveau partenariat se prépare

La relation entre la Tunisie et la Banque mondiale entre dans une nouvelle phase. La préparation du prochain Cadre de partenariat pays (CPP) s’accompagne désormais d’un objectif plus immédiat : accélérer la mise en œuvre des projets déjà financés, alors que le portefeuille de la Banque en Tunisie représente près de 13,9 milliards de dollars d’engagements cumulés.

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a abordé cette question mercredi 7 octobre avec Alex Kremer, nouveau directeur du bureau du Groupe de la Banque mondiale en Tunisie. La rencontre intervient quelques jours après la prise de fonctions du responsable, qui supervise désormais les activités de la BIRD, de la SFI et de la MIGA dans le pays.

Passer du financement à l’exécution

Le message tunisien est particulièrement clair : il ne s’agit plus seulement de diversifier les domaines de coopération, mais aussi d’améliorer la coordination avec la Banque afin de faire avancer plus rapidement les projets financés.

L’enjeu est significatif. Selon les données de la Banque mondiale, son portefeuille tunisien comptait 169 projets pour un montant total d’engagements de 13,919 milliards de dollars au 31 août 2026. Ce montant correspond aux engagements cumulés du portefeuille et non à de nouveaux financements annoncés lors de la rencontre.

La dynamique se poursuit d’ailleurs sur plusieurs secteurs stratégiques. En mars dernier, la Banque mondiale a approuvé deux projets consacrés à la sécurité hydrique et à l’agriculture irriguée, pour un engagement total de 332,5 millions de dollars.

Le plus important, doté de 208,5 millions de dollars, doit notamment renforcer les services d’eau potable, développer les compteurs intelligents et réhabiliter des réseaux de distribution. Un second projet de 124 millions de dollars vise l’irrigation et la modernisation des infrastructures agricoles.

Le prochain cadre se prépare déjà

Cette accélération intervient alors que le CPP 2023-2027 arrive progressivement à son terme. Le cadre actuel fixe notamment comme priorités la création d’emplois de qualité, le renforcement du capital humain, la résilience climatique et la transition écologique.

La prochaine étape consistera donc à définir les priorités du futur partenariat. Pour Alex Kremer, la Banque mondiale veut intensifier la coordination avec les autorités tunisiennes et poursuivre son soutien aux réformes ainsi qu’aux objectifs de développement économique et social.

Cette nouvelle séquence intervient dans un contexte où la Banque mondiale insiste de plus en plus sur la nécessité d’investissements structurants, notamment dans l’eau. Dans son dernier bulletin consacré à la Tunisie, publié en septembre, elle estime que le déficit hydrique pourrait réduire le PIB de 6,4% d’ici 2050 en l’absence d’adaptation suffisante.

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La Marsa, Gammarth, Hammam Chatt : Une méduse exotique observée en nombre

Une méduse exotique est actuellement observée en nombre sur plusieurs plages du golfe de Tunis. Des spécimens de Phyllorhiza punctata, reconnaissables à leur forme arrondie et translucide parsemée de points blancs, ont notamment été signalés à La Marsa, Gammarth et Hammam Chott, selon l’Association TunSea pour la Science Participative.

Originaire du Pacifique occidental, cette espèce introduite en Méditerranée peut atteindre environ 50 centimètres de diamètre. Son mode d’arrivée en Tunisie n’est pas établi avec certitude, même si le trafic maritime constitue l’une des voies possibles de transport des espèces marines introduites.

Une espèce déjà présente depuis 2012

La multiplication actuelle des observations ne correspond toutefois pas à l’arrivée d’une nouvelle espèce sur les côtes tunisiennes. Phyllorhiza punctata a été signalée pour la première fois dans les eaux tunisiennes en août 2012, dans la lagune de Bizerte.

Des individus juvéniles puis adultes y avaient été observés en 2012, avant de nouvelles observations en 2013. Une étude scientifique avait alors conclu à l’existence d’une population reproductrice dans la lagune. L’espèce a également été observée par la suite dans le golfe de Gabès, confirmant sa présence dans différentes parties des côtes tunisiennes.

La vague actuelle d’observations doit donc davantage être considérée comme une nouvelle phase d’abondance d’une espèce déjà présente que comme une nouvelle introduction en Tunisie.

Une méduse peu dangereuse, mais à surveiller

Sur le plan sanitaire, Phyllorhiza punctata n’est pas considérée comme particulièrement dangereuse pour l’homme. Sa piqûre est généralement légère. TunSea recommande néanmoins de ne pas toucher les méduses, notamment par précaution pour les enfants.

L’enjeu est davantage écologique. Cette espèce se nourrit notamment de zooplancton et peut donc, lorsqu’elle devient très abondante, exercer une pression supplémentaire sur certaines ressources alimentaires du milieu marin.

Des effets qui restent à évaluer

Dans d’autres régions, des proliférations de cette méduse ont été associées à des perturbations de certaines activités de pêche, notamment lorsque les méduses s’accumulent dans les filets. Son alimentation peut également inclure des œufs de poissons, des larves et différents organismes du zooplancton.

Mais aucune conclusion de ce type ne peut être automatiquement appliquée aux observations actuelles du golfe de Tunis. L’abondance constatée aujourd’hui doit justement être documentée afin de déterminer son ampleur et ses éventuelles conséquences sur le milieu.

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Arabie saoudite : Trois morts dans les attaques houthies contre deux aéroports, Riyad de nouveau visé

La confrontation entre les Houthis et l’Arabie saoudite franchit un nouveau seuil. Deux attaques revendiquées par les rebelles yéménites contre les aéroports d’Abha et de Riyad ont fait trois morts et 36 blessés, selon les autorités saoudiennes. Ce jeudi 8 octobre, les Houthis ont de nouveau affirmé avoir visé l’aéroport international King Khalid de Riyad avec un missile balistique.

Deux aéroports frappés, 39 victimes

Les deux attaques meurtrières ont visé mardi et mercredi les infrastructures aéroportuaires d’Abha, dans le sud du royaume, et de Riyad, la capitale.

À Abha, deux résidentes, de nationalités marocaine et algérienne, ont été tuées et 28 personnes blessées. À l’aéroport King Khalid, un ressortissant soudanais a perdu la vie et huit autres personnes ont été blessées, selon l’autorité générale saoudienne de l’aviation civile.

Les Houthis ont revendiqué les attaques, tandis que la coalition dirigée par Riyad n’a pas directement attribué les frappes aux rebelles dans son premier bilan. Elle a toutefois annoncé avoir intercepté un missile balistique au nord de Riyad et promis une riposte.

Une nouvelle frappe revendiquée jeudi

La séquence ne s’est pas arrêtée avec les attaques meurtrières. Dans la matinée de jeudi, les Houthis ont affirmé avoir lancé un missile balistique contre l’aéroport King Khalid et atteint leur cible.

Le mouvement a également renouvelé sa mise en garde aux compagnies aériennes internationales opérant dans l’espace aérien saoudien. Riyad n’avait pas confirmé cette nouvelle frappe au moment des dernières informations disponibles.

Le conflit s’étend autour de Bab el-Mandeb

Cette escalade aérienne intervient alors que les combats se sont intensifiés au Yémen. Les forces gouvernementales soutenues par Riyad ont lancé une contre-offensive pour reprendre des positions stratégiques autour du détroit de Bab el-Mandeb, passage essentiel pour le trafic maritime et les flux énergétiques.

Les Houthis ont également attaqué l’aéroport international d’Aden avec des missiles balistiques et des drones chargés d’explosifs. Un missile est tombé à proximité de la piste peu avant l’arrivée prévue d’un vol en provenance du Caire, selon les autorités yéménites.

La reprise des combats a par ailleurs provoqué le déplacement de plus de 200.000 personnes au Yémen depuis le début de cette nouvelle phase du conflit, selon l’Organisation internationale pour les migrations.

La multiplication des attaques contre les infrastructures aériennes montre ainsi que la nouvelle phase du conflit yéménite dépasse désormais largement les lignes de front. Des aéroports saoudiens et yéménites sont directement exposés, tandis que la bataille autour de Bab el-Mandeb ajoute une dimension stratégique à une escalade dont les conséquences dépassent les frontières du Yémen.

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SONEDE : Coupures d’eau dans six délégations à Sfax, Sidi Bouzid et Kairouan

Des perturbations dans l’approvisionnement en eau potable touchent depuis mercredi soir plusieurs zones de Sfax, Sidi Bouzid et Kairouan, à la suite d’une panne sur une conduite principale d’adduction d’eau, a annoncé la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE).

La coupure a débuté mercredi 7 octobre à partir de 20h, après une panne survenue au niveau de la région de Souda, à Sidi Bouzid, sur une conduite principale d’un diamètre de 1100 mm.

Six délégations concernées

À Sfax, les perturbations concernent les délégations de Bir Ali Ben Khalifa et Menzel Chaker. À Sidi Bouzid, elles touchent Ouled Haffouz, Essaida et Regueb, tandis qu’à Kairouan, la délégation de Chrarda est également concernée.

La SONEDE précise que ses équipes techniques sont mobilisées pour réparer la conduite défectueuse. Les interventions se poursuivent 24 heures sur 24 afin de rétablir l’alimentation dans les meilleurs délais.

Retour progressif annoncé jeudi soir

Selon la société, le retour à la normale devrait intervenir progressivement à partir de jeudi 8 octobre à 18h, une fois les travaux de réparation achevés.

La reprise de la distribution pourra ainsi s’effectuer progressivement dans les différentes zones concernées, en fonction de l’avancement des interventions sur la conduite principale.

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Tunisie – Météo : Orages, pluies et grêle attendus cet après-midi dans plusieurs régions

Le temps changera progressivement ce jeudi 8 octobre 2026. Alors que le ciel restera partiellement nuageux durant la matinée, les nuages se densifieront l’après-midi sur les hauteurs ouest du Nord, avec l’apparition de cellules orageuses accompagnées de pluies, selon l’Institut national de la météorologie (INM).

Les précipitations pourront ensuite concerner localement les régions Est, avec un risque de chutes de grêle par endroits.

Des rafales de plus de 70 km/h sous les orages

Le vent soufflera d’abord de secteur ouest, avant de basculer au nord sur le Nord et au sud sur le Centre et le Sud. Il restera faible à modéré dans l’ensemble, mais se renforcera durant la nuit, notamment près des côtes Est et lors de l’apparition des cellules orageuses. Des pointes dépassant temporairement 70 km/h sont ainsi attendues.

La mer sera peu agitée durant la matinée avant de devenir agitée à très agitée dans l’après-midi sur les côtes Est.

Jusqu’à 35°C dans plusieurs régions

Malgré cette dégradation attendue, les températures maximales resteront relativement élevées. Elles se situeront autour de 28°C dans les régions côtières du Nord et varieront entre 30 et 35°C dans les autres régions.

La situation évoluera donc au fil de la journée, avec un temps plus instable à partir de l’après-midi, particulièrement sur les hauteurs ouest du Nord avant une extension locale des précipitations vers l’Est.

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Des états financiers diffusés avant leur publication, le CMF saisit la justice

Le Conseil du marché financier (CMF) a saisi le ministère public après la diffusion sur les réseaux sociaux des états financiers d’Universal Auto Distributors Holding (UADH), société cotée en Bourse, avant leur publication officielle. Au-delà de cette affaire particulière, le régulateur rappelle les règles qui encadrent la circulation de l’information financière et l’exigence d’un accès équitable aux données susceptibles d’intéresser les investisseurs.

Des documents publiés avant le feu vert du régulateur

Dans un communiqué publié mercredi 7 octobre, le CMF indique avoir déposé une plainte auprès du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tunis. Les états financiers d’UADH avaient été publiés sur une page de réseau social baptisée « InfoBourse TN », alors que le processus de contrôle préalable du CMF n’était pas encore achevé et que les documents n’avaient pas encore été publiés dans le bulletin officiel du Conseil ni mis à la disposition du public par les voies réglementaires.

Le régulateur a ensuite demandé à UADH de s’expliquer sur les circonstances de cette diffusion anticipée. La société a indiqué avoir mis ses états financiers à la disposition de ses actionnaires, conformément aux dispositions légales, en préparation de son assemblée générale ordinaire.

UADH affirme toutefois ne pas connaître l’identité de la personne ayant procédé à la publication des documents sur les réseaux sociaux avant leur divulgation officielle. Le CMF ne désigne donc pas, à ce stade, l’auteur de cette diffusion.

Une possible infraction pénale

Pour le CMF, les faits pourraient constituer une infraction pénale au sens de l’article 81 de la loi n°94-117 du 14 novembre 1994 portant réorganisation du marché financier. Le dossier a ainsi été transmis au ministère public afin que les circonstances soient établies, que les éventuelles responsabilités soient déterminées et que les suites prévues par la législation soient données.

Le choix de la justice souligne la portée que le régulateur accorde à la diffusion prématurée d’informations financières concernant une société cotée. Il ne s’agit pas seulement d’une question de calendrier de publication : la circulation d’une information avant sa mise à disposition officielle peut créer une différence d’accès entre les investisseurs.

Le Conseil réaffirme ainsi la nécessité de préserver la confidentialité des données financières jusqu’à leur publication par les canaux officiels. L’objectif est de garantir la sincérité de l’information, l’égalité d’accès, la transparence et l’intégrité du marché.

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BCT : Le taux directeur reste à 7%, mais la facture énergétique réduit la marge de manœuvre

La Banque centrale de Tunisie (BCT) maintient son taux directeur à 7%. Mais derrière ce statu quo monétaire se dessine une équation de plus en plus délicate : l’inflation remonte, la facture énergétique s’alourdit, le déficit courant se creuse et les réserves en devises reculent. Réuni mercredi 7 octobre, le Conseil d’administration de la BCT a décidé de ne pas modifier son taux, tout en soulignant que les risques entourant l’évolution future de l’inflation restent orientés à la hausse.

L’inflation repart, portée par les produits frais

L’inflation a atteint 5,6% en septembre 2026, contre 5,4% en août. La principale accélération provient des produits alimentaires frais, dont les prix ont augmenté de 13% sur un an, contre 11,7% le mois précédent. En revanche, l’inflation sous-jacente, hors produits alimentaires frais et produits à prix encadrés, est restée à 5,1% pour le troisième mois consécutif.

Pour la BCT, cette remontée intervient dans un environnement où les pressions inflationnistes ne sont plus uniquement internes. La hausse des cours mondiaux de l’énergie constitue désormais un risque supplémentaire pour la trajectoire des prix.

La facture énergétique pèse sur les comptes extérieurs

C’est sur le front extérieur que la dégradation apparaît particulièrement nette. Les importations énergétiques ont atteint 11,3 milliards de dinars à fin août 2026, contre 8,8 milliards durant la même période de 2025, soit une hausse de près de 28%.

Cette progression a contribué à porter le déficit courant à 4,694 milliards de dinars, soit 2,5% du PIB, contre 2,724 milliards et 1,6% du PIB un an auparavant.

Dans le même temps, les avoirs nets en devises sont descendus à 23,7 milliards de dinars au 6 octobre, représentant 92 jours d’importation, contre 24,3 milliards et 104 jours un an auparavant. La BCT insiste ainsi sur la nécessité de préserver un niveau adéquat de réserves, notamment en maîtrisant le déficit énergétique.

Une marge de manœuvre qui se resserre

Le dilemme est d’autant plus sensible que la croissance ralentit. Au deuxième trimestre 2026, elle s’est établie à 2,3% sur un an, contre 2,6% au premier trimestre, notamment sous l’effet du recul de l’activité industrielle.

La BCT se retrouve donc face à plusieurs contraintes simultanées : contenir les pressions sur les prix, préserver les équilibres extérieurs et éviter de fragiliser davantage une croissance déjà moins dynamique. Dans ce contexte, le maintien du taux directeur à 7% traduit moins une absence de décision qu’une prudence face à des risques devenus plus difficiles à arbitrer.

L’institution prévient d’ailleurs qu’un maintien durable des prix mondiaux de l’énergie à des niveaux élevés pourrait « réduire considérablement la marge de manœuvre » de l’économie et accentuer ses vulnérabilités économiques et financières. Elle indique qu’elle continuera de suivre étroitement les prix, la demande, la liquidité bancaire et les équilibres extérieurs, tout en se tenant prête à intervenir si nécessaire.

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Tourisme : Jusqu’à 177 hôtels fermés en Tunisie, les fournisseurs italiens ciblent leur rénovation

La reprise du tourisme tunisien met en lumière un paradoxe moins visible que les records de fréquentation : alors que la demande progresse, une partie importante du parc hôtelier reste hors exploitation. Selon des données citées par l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ITA/ICE), entre 164 et 177 établissements hôteliers sont actuellement fermés en Tunisie, tandis que seulement 15 à 17 nouveaux hôtels, représentant plus de 4000 chambres, sont en construction.

Pour les entreprises italiennes, ce décalage constitue surtout un marché potentiel. L’ITA met ainsi en avant les besoins de rénovation, de modernisation et de remise à niveau des établissements existants, dans un secteur où les capacités nouvelles progressent moins rapidement que la demande touristique.

Un parc existant devenu un marché

La donnée la plus révélatrice n’est donc pas le nombre de touristes accueillis, mais l’écart entre les établissements fermés et les nouvelles constructions. La source italienne estime qu’entre 164 et 177 hôtels sont fermés, sans pour autant les présenter comme définitivement abandonnés. Dans le même temps, la Tunisie compterait seulement 15 à 17 projets hôteliers en construction, pour plus de 4000 chambres.

Cette situation ouvre un espace commercial pour les fournisseurs spécialisés dans la modernisation des infrastructures touristiques. Les besoins identifiés vont des technologies et systèmes numériques au mobilier, en passant par les équipements hôteliers, les piscines, le bien-être ou encore les solutions de gestion de l’eau.

Autrement dit, le potentiel ne réside pas uniquement dans la construction de nouveaux hôtels : le parc existant constitue lui-même un vaste marché de rénovation.

Quatre opérateurs tunisiens à Rimini

C’est dans cette logique que quatre opérateurs tunisiens participeront, du 14 au 16 octobre 2026, au salon InOut | The Hospitality Community à Rimini, dans le cadre d’une délégation organisée par l’ITA. L’événement est consacré précisément aux technologies, fournitures, services, équipements, mobilier et solutions de bien-être destinés au secteur de l’hospitalité.

Le salon se tiendra parallèlement au TTG Travel Experience, avec une approche orientée vers les professionnels de l’hôtellerie et les fournisseurs de la chaîne touristique.

Le tourisme progresse, mais l’offre doit suivre

Le contraste est d’autant plus intéressant que la Tunisie a enregistré plus de 11 millions de visiteurs en 2025, avec 29,1 millions de nuitées et 8,1 milliards de dinars de recettes touristiques. La dynamique s’est poursuivie en 2026 : fin août, environ 7,1 millions d’arrivées avaient été enregistrées et les recettes des huit premiers mois atteignaient 5,52 milliards de dinars.

Pour l’Italie, l’enjeu est donc clairement commercial : accompagner la modernisation du parc tunisien plutôt que miser uniquement sur la construction de nouvelles unités. La faiblesse d’une partie de l’offre hôtelière tunisienne devient ainsi une opportunité pour les fournisseurs italiens.

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