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Ligue 1 | 4ème J. : l’Espérance prend les commandes

L’Espérance de Tunis a profité de la quatrième journée de Ligue 1 pour s’installer seule en tête du classement. Vainqueurs du CS Hammam-Lif (1-0), les Sang et Or comptent désormais 9 points, devant le PS Sakiet Eddaïer, qui a concédé le nul à Béja (1-1). La quatrième journée reste toutefois incomplète, puisque les matches Club Africain–Espérance de Zarzis et CS Sfaxien–CA Bizertin sont programmés le 20 septembre.

L’Espérance seule en tête

Le succès de l’Espérance à Hammam-Lif lui permet de prendre seule les commandes avec 9 points sur 12 possibles. Sa victoire 1-0, grâce à un but de Marouane Sahraoui a été salutaire pour les Sang et or en net regain de confiance.

Le PS Sakiet Eddaïer reste deuxième avec 8 points après son nul à Béja. Derrière, plusieurs formations se tiennent en quelques points. Le CA Bizertin, qui n’a pas encore disputé son match de cette journée, reste à 7 points, tout comme la JS Omrane et le Stade Tunisien.

La JS Omrane confirme, le Stade Tunisien remonte

La JS Omrane a poursuivi son bon début de saison en dominant l’ES Métlaoui (1-0). Cette victoire lui permet de porter son total à 7 points.

Le Stade Tunisien a également réalisé une bonne opération en s’imposant à Hammam-Sousse (3-1). Avec cette victoire, les Stadistes atteignent eux aussi 7 points et remontent dans la première partie du classement.

À La Marsa, l’AS Marsa a signé l’une des performances de cette journée en battant l’Étoile du Sahel (1-0).

Résultats

  • AS Marsa – Etoile du Sahel 1-0
  • ES Hammam Sousse – Stade Tunisien 1-3
  • US Monastirienne – US Ben Guerdane 3-3
  • JS Omrane – ES Métlaoui 1-0
  • CS Hammam-Lif – Espérance de Tunis 0-1
  • Olympique de Béja – PS Sakiet Eddaier 1-1

Dimanche 20 septembre (16h00)

  • Club Africain – Espérance de Zarzis
  • Club Sportif Sfaxien – Club Athlétique Bizertin

Classement

  1. Espérance de Tunis 9 pts
  2. PS Sakiet Eddaier 8 pts
  3. CA Bizertin 7 pts (-1)
  4. JS Omrane 7 pts
  5. Club Africain 6 pts (-2)
  6. US Monastirienne 5 pts (-1)
  7. Club Sportif Sfaxien 4 pts (-2)
  8. US Ben Guerdane 4 pts (-2)
  9. Stade Tunisien 4 pts (-1)
  10. AS Marsa 4 pts
  11. Etoile du Sahel 4 pts
  12. Espérance de Zarzis 3 pts (-2)
  13. ES Métlaoui 3 pts
  14. Olympique de Béja 2 pts
  15. ES Hammam Sousse 1pt
  16. CS Hammam-Lif 0 pt (-1)

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Commerce extérieur : Le déficit atteint 17,85 milliards de dinars en huit mois

Le commerce extérieur tunisien poursuit sa progression en valeur, mais l’écart entre exportations et importations continue de se creuser. Sur les huit premiers mois de 2026, les exportations ont augmenté de 8%, à 44,672 milliards de dinars, tandis que les importations ont progressé de 11,6%, à 62,525 milliards. Résultat : le déficit commercial atteint 17,854 milliards de dinars, contre 14,639 milliards un an auparavant.

Les importations creusent l’écart

Les données publiées le 12 septembre par l’Institut national de la statistique (INS) montrent une aggravation de 3,215 milliards de dinars du déficit sur un an. Le taux de couverture des importations par les exportations recule parallèlement de 73,9% à 71,4%.

Cette évolution traduit surtout une différence de rythme. Les exportations gagnent près de 3,3 milliards de dinars sur un an, mais les importations augmentent de plus de 6,5 milliards. La progression des achats extérieurs concerne l’ensemble des grands groupes de produits : les produits énergétiques augmentent de 28,5%, les produits alimentaires de 17,1%, les biens de consommation de 8,2%, les matières premières et demi-produits de 7,9% et les biens d’équipement de 6,2%.

L’énergie pèse la moitié du déficit

La facture énergétique reste le principal point de pression. Le déficit du groupe des produits énergétiques atteint 8,930 milliards de dinars, soit pratiquement la moitié du déficit commercial total. Il était de 7,148 milliards sur les huit premiers mois de 2025.

Les autres principaux déficits concernent les matières premières et demi-produits, à 4,544 milliards de dinars, les biens d’équipement, à 3,126 milliards, et les biens de consommation, à 2,237 milliards. Hors énergie, le déficit s’établit à 8,924 milliards de dinars.

L’huile d’olive soutient les exportations

Du côté des ventes extérieures, plusieurs secteurs affichent une progression. Les industries mécaniques et électriques augmentent de 8,5%, tandis que les industries agroalimentaires progressent de 20,8%.

L’huile d’olive constitue l’un des principaux moteurs de cette amélioration : les exportations de ce produit atteignent 3,770 milliards de dinars, contre 2,702 milliards un an plus tôt. Les ventes de produits énergétiques progressent également de 44,3%, notamment grâce aux produits raffinés.

À l’inverse, les exportations des secteurs des mines, phosphates et dérivés reculent de 12%, tandis que le textile, l’habillement et le cuir enregistrent une baisse de 4,8%.

Des écarts également visibles sur les marchés voisins

L’Union européenne reste de loin le principal débouché des exportations tunisiennes, avec 70,2% du total. Les ventes progressent notamment vers la France (+3,4%), l’Italie (+5,2%) et l’Allemagne (+2,1%).

La situation est plus contrastée avec plusieurs partenaires arabes. Les exportations augmentent fortement vers l’Égypte (+76,6%) et l’Arabie saoudite (+50,4%), mais reculent vers le Maroc (-25,1%), l’Algérie (-13,1%) et la Libye (-1,1%).

À huit mois, le commerce extérieur tunisien affiche donc une double réalité : une capacité d’exportation qui continue de progresser, mais qui reste insuffisante pour compenser l’accélération des importations, avec une facture énergétique qui absorbe à elle seule la moitié du déficit.

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Foyers universitaires : Jusqu’à 10.000 étudiants pourraient rester sans logement

À quelques jours de la rentrée universitaire, la question du logement revient au premier plan. Le secrétaire général de l’Union générale des étudiants de Tunisie (UGET), Mohamed Ouled Mohamed, estime qu’environ 10.000 étudiants pourraient ne pas obtenir de place dans les foyers universitaires durant l’année 2026-2027, en raison d’une capacité jugée insuffisante face aux demandes.

Cette estimation syndicale intervient alors que les inscriptions et l’attribution des logements pour la nouvelle année universitaire sont déjà engagées. Elle remet surtout en lumière l’écart entre les besoins exprimés par les étudiants et les capacités effectivement disponibles.

Une capacité qui reste sous pression

Dans une intervention sur les ondes de Diwan FM, samedi 12 septembre, le secrétaire général de l’UGET, a estimé que le nombre de lits disponibles auprès des offices des œuvres universitaires ne permettrait pas de couvrir l’ensemble des demandes. À cette insuffisance quantitative s’ajoutent, selon lui, des difficultés liées à l’état des infrastructures et au surpeuplement de certains foyers.

Le dispositif repose par ailleurs sur des critères d’attribution qui peuvent limiter l’accès au logement. Le portail national des services administratifs précise notamment que l’étudiant doit, en principe, avoir son établissement situé à au moins 30 kilomètres de son domicile, tandis que les attributions exceptionnelles restent limitées aux places disponibles et soumises à des critères spécifiques.

La situation peut donc être particulièrement sensible pour les étudiants issus de régions éloignées ou confrontés à des difficultés sociales.

Les régions au cœur de la problématique

La question de la répartition géographique des foyers apparaît également dans la déclaration de l’UGET. Mohamed Ouled Mohamed appelle à abandonner une implantation jugée trop éloignée des établissements universitaires et propose la création de nouvelles cités universitaires, notamment dans des zones où la pression sur le logement est importante.

Pour les nouveaux bacheliers affectés dans les établissements du Nord, par exemple, les démarches de demande de logement ont été ouvertes à partir du 20 août dans les gouvernorats de Tunis, Ariana, Ben Arous, Manouba, Le Kef, Jendouba, Béja, Bizerte, Siliana, Zaghouan et Nabeul.

L’UGET insiste également sur la situation des étudiants ayant des besoins spécifiques, pour lesquels elle réclame une priorité dans l’accès aux services universitaires. Elle alerte enfin sur la hausse des loyers des logements privés, qui constitue une solution de substitution de plus en plus coûteuse pour les étudiants exclus des foyers.

Une estimation qui attend encore sa confrontation officielle

Le chiffre de 10.000 étudiants doit toutefois être présenté comme une estimation syndicale, et non comme un déficit officiellement établi. Le ministère de l’Enseignement supérieur n’a pas, dans les éléments actuellement disponibles, confirmé ce volume ni publié un rapprochement national entre le nombre de demandes et le nombre de lits effectivement disponibles.

C’est précisément cette confrontation entre demandes enregistrées, capacité réelle des offices, nouvelles places annoncées et répartition régionale qui permettra de mesurer l’ampleur du déficit pour 2026-2027.

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IA et Big Data : 13 étudiants de l’ENSIT vont se former un an en Chine

Treize étudiants de l’École nationale supérieure d’ingénieurs de Tunis (ENSIT) ont été sélectionnés pour suivre pendant une année un programme international en Chine. Au-delà de la mobilité académique, le dispositif associe formation technologique, projets industriels et stages, avec un accent marqué sur l’intelligence artificielle et les technologies numériques.

Une formation tournée vers les technologies de pointe

Le programme, organisé dans le cadre de la coopération entre l’ENSIT et le Changzhou Vocational Institute of Mechatronic Technology (CZIMT), doit permettre aux 13 étudiants de développer leurs compétences dans plusieurs domaines stratégiques, rapporte l’agence TAP.

Le cursus comprend notamment l’intelligence artificielle, le machine learning, la vision par ordinateur, le Big Data industriel, le développement Python et les applications de l’intelligence artificielle générative. Une formation linguistique et culturelle chinoise est également prévue durant le séjour.

Le choix de ces disciplines donne au programme une dimension particulièrement liée aux besoins de l’industrie technologique. Il ne s’agit donc pas uniquement d’une mobilité universitaire : les étudiants doivent également être confrontés à des problématiques et à des environnements industriels.

Des projets et des stages au programme

L’un des intérêts du dispositif réside précisément dans cette articulation entre enseignement et pratique. Selon les informations communiquées par l’ENSIT, les étudiants participeront à des projets industriels et bénéficieront de stages au sein d’un grand groupe spécialisé dans les véhicules électriques et les nouvelles technologies.

Cette immersion doit permettre de compléter les enseignements théoriques par une expérience directement liée aux applications industrielles de l’intelligence artificielle, du traitement des données et des technologies numériques.

Un partenariat appelé à s’élargir

La sélection des 13 étudiants s’inscrit dans un partenariat plus large entre l’ENSIT et le CZIMT. Celui-ci prévoit également la mobilité des enseignants, des projets de recherche scientifique conjoints, le développement de laboratoires et la supervision commune de projets.

À terme, les deux établissements envisagent aussi la possibilité de développer des formations en double diplôme et des certifications internationales, ainsi que des mécanismes de transfert d’expertise et de technologies.

Pour l’ENSIT, cette première expérience combine donc deux enjeux : offrir aux étudiants une exposition internationale dans des secteurs technologiques en forte évolution et rapprocher davantage leur formation des réalités industrielles.

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Mohamed Garfi, une figure de la musique tunisienne s’éteint à 78 ans

Le compositeur, auteur musical et chef d’orchestre tunisien Mohamed Garfi est décédé dimanche 13 septembre 2026 à l’âge de 78 ans, a annoncé le ministère des Affaires culturelles. Avec une carrière entamée en 1969, il aura traversé plusieurs décennies de la création musicale tunisienne, entre orchestre, spectacle, théâtre et recherche musicologique.

Une carrière commencée avec l’Orchestre symphonique tunisien

Né à Tunis en 1948, Mohamed Garfi avait débuté sa carrière musicale en 1969 comme altiste au sein de l’Orchestre symphonique tunisien. Il avait ensuite fondé le Groupe 71, avant de prendre la direction de la Troupe de la ville de Tunis pour la musique.

Son parcours s’est rapidement inscrit dans une volonté d’explorer de nouvelles formes musicales. Il a travaillé avec plusieurs créateurs tunisiens, notamment dans des projets mêlant musique, théâtre et spectacle, et a également collaboré avec des artistes arabes tels que les frères Rahbani, Marcel Khalifa, Julia Boutros ou Ali El Hagar.

De la composition au spectacle vivant

Compositeur et chef d’orchestre, Mohamed Garfi a participé à de nombreuses œuvres destinées au théâtre, au cinéma et à la télévision. Il a également mis en musique des textes de plusieurs grands poètes, parmi lesquels Mahmoud Darwich, Abou el Kacem Chebbi, Ahmed Fouad Negm et Mansour Rahbani.

Après son départ de la Troupe de la ville de Tunis, il avait notamment poursuivi son activité avec des spectacles comme « Zakharef Arabia », présentés dans plusieurs festivals.

Son dernier spectacle, « Min Qaâ El Khabia », avait ouvert le Festival international de Carthage le 19 juillet 2025, donnant à son parcours une ultime présence sur l’une des grandes scènes culturelles du pays.

Un travail qui dépassait la scène

L’œuvre de Mohamed Garfi ne se limitait pas à la composition et à la direction musicale. Il avait également consacré une partie de son parcours à la recherche et à l’écriture sur la musique.

Parmi ses publications figurent notamment Les formes instrumentales dans la musique classique en Tunisie, paru en 1996, Pages de la musique mondiale en 1997 et Le théâtre musical arabe en 2009. Il avait aussi publié une traduction consacrée à la musique arabe.

Avec sa disparition, la scène culturelle tunisienne perd ainsi un musicien dont le parcours aura relié création musicale, spectacle vivant et réflexion sur le patrimoine musical pendant plus d’un demi-siècle.

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Vidéo – Frayeur à bord d’un vol Istanbul-Tunis dérouté vers Enfidha

Le vol TK663 de Turkish Airlines reliant Istanbul à Tunis a connu des moments de fortes perturbations à l’approche de Tunis-Carthage, jeudi 10 septembre 2026, avant d’être dérouté vers l’aéroport d’Enfidha-Hammamet. Des images tournées à bord montrent l’inquiétude des passagers alors que de violents orages touchaient le Grand Tunis.

L’Airbus A321 de Turkish Airlines, immatriculé TC-JTN, avait décollé d’Istanbul à destination de Tunis-Carthage, où son arrivée était programmée aux alentours de 16h15.

Mais l’approche de la capitale tunisienne s’est déroulée dans des conditions météorologiques difficiles. Une vidéo filmée à bord montre de fortes perturbations ressenties dans la cabine et la réaction de passagers visiblement inquiets.

Olga, une passagère russe qui a témoigné après le vol, raconte avoir vécu des moments particulièrement éprouvants. Selon son récit relayé sur les réseaux sociaux, l’équipage aurait tenté à trois reprises d’atterrir à Tunis-Carthage avant de renoncer et de se diriger vers un autre aéroport.

Ce nombre de tentatives n’a toutefois pas été confirmé officiellement par Turkish Airlines ou les autorités aéroportuaires tunisiennes.

Déroutement confirmé vers Enfidha

Les données de suivi du vol permettent en revanche d’établir que le TK663 a bien été dérouté vers Enfidha-Hammamet. L’appareil s’y est posé aux alentours de 16h50-16h55.

L’incident est survenu en pleine dégradation météorologique sur le nord de la Tunisie. L’Institut national de la météorologie avait annoncé des pluies temporairement orageuses, parfois intenses, ainsi que de fortes rafales de vent. Le Grand Tunis figurait parmi les régions particulièrement concernées.

Plusieurs heures avant de rejoindre Tunis

Le déroutement a considérablement prolongé le voyage. Après plusieurs heures passées à Enfidha, l’Airbus a finalement pu reprendre sa route vers Tunis.

Les données de vol indiquent un décollage d’Enfidha à 22h09 et un atterrissage à Tunis-Carthage à 22h32. L’appareil a donc rejoint sa destination finale plus de six heures après l’heure d’arrivée initialement programmée.

À ce stade, aucune communication détaillée de Turkish Airlines ou des autorités aéroportuaires tunisiennes n’a été retrouvée précisant officiellement les circonstances exactes du déroutement. La concomitance avec les violents orages sur le Grand Tunis est établie, mais la cause précise de la décision de déroutement n’a pas été officiellement annoncée.

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Tebourba : Une ancienne église va renaître en galerie d’art

Fermée depuis 2019, l’ancienne église Sainte-Félicité-et-Sainte-Perpétue de Tebourba s’apprête à retrouver une nouvelle fonction culturelle. Le bâtiment doit être reconverti en galerie d’art d’ici l’année prochaine, dans le cadre d’un projet présenté comme une première dans le gouvernorat de Manouba.

L’annonce a été faite par Najoua Gharbi, déléguée régionale aux Affaires culturelles, qui précise que les crédits nécessaires ont été mobilisés par le ministère des Affaires culturelles. Une étude technique doit prochainement être engagée par la Direction régionale de l’équipement afin de préparer la réutilisation du bâtiment, rapporte l’Agence TAP.

Un lieu fermé depuis 2019

Avant sa fermeture, l’édifice avait accueilli pendant plus de 30 ans la bibliothèque publique de Tebourba. Sa nouvelle vocation doit répondre notamment à l’absence de galeries d’art dans la région.

Le bâtiment présente plusieurs caractéristiques jugées favorables à cette reconversion : un espace suffisamment vaste, une architecture ancienne et une lumière naturelle filtrée par ses vitraux. La future galerie devrait notamment pouvoir accueillir des expositions de peinture, des créations contemporaines, des arts visuels et des activités liées aux métiers du patrimoine.

Situé au cœur de la ville, l’espace doit également jouer un rôle de proximité. Sa localisation, à quelques pas du lycée Hannibal et de plusieurs établissements scolaires, doit permettre d’en faire un lieu accessible aux jeunes et de favoriser les échanges autour de l’art et de la création.

Des travaux préparatoires avant l’ouverture

La transformation ne commencera pas directement par les expositions. La première étape consiste à réaliser une étude technique portant notamment sur le raccordement du bâtiment aux réseaux d’eau et d’électricité et sur les aménagements nécessaires à sa nouvelle utilisation.

Ces interventions seront réalisées sous la supervision de l’Institut national du patrimoine (INP), compte tenu des caractéristiques patrimoniales du bâtiment.

La reconversion de l’édifice s’inscrit parallèlement dans un programme culturel plus large. Elle doit notamment précéder la concrétisation du futur complexe culturel de Manouba-Ville, dont le projet prévoit d’abord la construction du siège de la Délégation régionale des Affaires culturelles.

Une histoire qui remonte à 1903

La nouvelle vocation du bâtiment intervient alors qu’un travail est actuellement consacré à l’un de ses éléments les plus remarquables : ses vitraux.

Du 10 au 19 septembre 2026, une équipe de chercheurs du Centre suisse de recherche sur le vitrail et les arts du verre mène une étude spécialisée sur ces éléments.

L’histoire de l’édifice remonte à 1903. Détruit à la fin de 1942 pendant la Seconde Guerre mondiale, il a ensuite été reconstruit en 1947. Il avait ainsi déjà connu plusieurs vies avant de devenir une bibliothèque publique, puis de fermer ses portes en 2019.

Sa prochaine transformation pourrait donc prolonger cette histoire : préserver un bâtiment marqué par plus d’un siècle d’histoire tout en lui donnant une fonction artistique adaptée aux besoins culturels actuels de Tebourba.

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Transport scolaire : 727 nouveaux bus attendus d’ici fin 2026

Le parc dédié au transport scolaire et universitaire devrait se renforcer de 727 nouveaux bus d’ici fin 2026, soit une progression annoncée d’environ 13%. L’objectif est d’augmenter la capacité de transport dans les différentes régions du pays et de répondre à la hausse attendue de la demande au cours de l’année scolaire et universitaire 2026-2027.

L’annonce a été faite vendredi 11 septembre par le ministre des Transports, Rachid Amri, lors d’une rencontre avec les directeurs régionaux consacrée aux préparatifs de la rentrée.

Plus de bus, mais aussi un parc plus jeune

Les 727 véhicules attendus viennent renforcer une flotte qui avait déjà bénéficié de 1077 acquisitions en 2025 et 2026, dont 315 auprès du marché local et 762 sur le marché international.

Le ministère prévoit également un rajeunissement progressif du parc. Son âge moyen devrait passer de 14 à 12,5 ans, grâce notamment à l’intégration des nouveaux véhicules.

Cette évolution doit permettre d’améliorer la capacité opérationnelle des entreprises nationales et régionales de transport, mais aussi de mieux absorber les besoins dans les zones où la pression sur le transport scolaire et universitaire est la plus forte.

Une demande attendue en hausse

Le renforcement de la flotte intervient alors que le nombre d’abonnés scolaires et universitaires devrait augmenter d’environ 4% par rapport à la saison précédente.

Le réseau doit également s’élargir. Le nombre de lignes consacrées au transport scolaire et universitaire passerait de 2134 à environ 2179, soit 45 lignes supplémentaires. Toutes activités confondues, le nombre de lignes des entreprises nationales et régionales progresserait de 3171 à 3234.

Le transport scolaire et universitaire représente à lui seul près de 52% de l’ensemble du transport de voyageurs assuré par ces entreprises, ce qui donne une mesure de son poids dans l’activité du secteur.

La répartition des bus, principal enjeu

Pour le ministre des Transports, l’enjeu sera désormais d’assurer un équilibre entre l’offre et la demande lors de la répartition des nouveaux véhicules. Les besoins des élèves et des étudiants devront être pris en compte selon les spécificités de chaque région.

Rachid Amri a également appelé les directions régionales à renforcer leur coordination avec les différents intervenants et à intensifier leur présence sur le terrain afin d’identifier des solutions aux difficultés rencontrées.

Le renforcement du parc ne constitue donc qu’une partie de la réponse. La répartition des véhicules et leur affectation aux lignes les plus sollicitées seront déterminantes pour mesurer l’impact réel des nouvelles acquisitions sur les déplacements quotidiens.

Le ferroviaire également au programme

La réunion a aussi porté sur le transport ferroviaire. Deux opérations sont notamment évoquées : l’acquisition de 18 nouveaux trains pour la ligne Tunis-La Goulette-La Marsa (TGM) et le renouvellement du parc du métro léger avec 30 nouvelles voitures, dont le plan de financement est en phase finale.

À l’approche de la rentrée, le ministère mise ainsi à la fois sur l’augmentation du nombre de véhicules, l’élargissement du réseau et le renouvellement progressif des équipements pour améliorer la capacité du transport public.

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Bizerte : Une première reconstruction cranio-faciale réalisée à l’hôpital Habib Bougatfa

Une équipe médicale réunissant l’hôpital universitaire Habib Bougatfa de Bizerte et l’hôpital régional de Menzel Bourguiba a réalisé une intervention présentée comme une première reconstruction de la fosse crânienne antérieure avec réparation des os du visage dans la région de Bizerte. L’opération, pratiquée sur un accidenté de la route souffrant de multiples fractures, a duré plus de six heures.

Une intervention mobilisant plusieurs spécialités

La prise en charge a nécessité la coordination de plusieurs équipes médicales, notamment en neurochirurgie, anesthésie-réanimation et chirurgie maxillo-faciale.

Cette complémentarité était nécessaire compte tenu de la complexité des lésions présentées par le patient, victime d’un accident de la circulation. L’intervention a porté à la fois sur la reconstruction de la fosse crânienne antérieure et sur la réparation des structures osseuses du visage.

Selon les informations rapportées par le ministère de la Santé, l’opération s’est déroulée à l’hôpital universitaire Habib-Bougatfa et a mobilisé les compétences des deux établissements hospitaliers de la région.

Plus de six heures au bloc opératoire

La durée de l’intervention, supérieure à six heures, illustre la complexité de cette prise en charge. Elle a nécessité une organisation coordonnée des différentes équipes impliquées, depuis la préparation du patient jusqu’à sa prise en charge anesthésique et chirurgicale.

Au-delà de la réussite technique annoncée, cette intervention constitue surtout un indicateur du développement des capacités de chirurgie spécialisée dans les établissements hospitaliers régionaux.

Le recours à une coopération entre Habib-Bougatfa et l’hôpital régional de Menzel Bourguiba permet notamment de réunir sur une même prise en charge des compétences relevant de plusieurs disciplines.

Une nouvelle capacité à confirmer dans la durée

Cette intervention ouvre également une question plus large sur la capacité de la région à assurer ce type de chirurgie complexe de manière régulière.

La réalisation de cette première reconstruction cranio-faciale pourrait contribuer à renforcer la prise en charge locale de patients présentant des traumatismes lourds et à limiter, lorsque les conditions médicales le permettent, leur orientation vers les grands centres hospitaliers du pays.

L’état postopératoire du patient n’a toutefois pas été détaillé dans les informations disponibles. Ce suivi sera un élément important pour apprécier pleinement les résultats de l’intervention.

Reste également à savoir si cette expérience pourra être reproduite et si une organisation pérenne permettra désormais à l’hôpital Habib-Bougatfa de prendre régulièrement en charge des interventions cranio-faciales de cette complexité.

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Flottille Soumoud : Quatre détenus en grève de la faim

La situation des quatre membres tunisiens de la flottille Soumoud détenus dans le cadre de l’affaire ouverte en mars évolue avec l’entrée en grève de la faim de l’ensemble des personnes encore incarcérées. Wael Naouar, Ghassen Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Chennoufi sont concernés, selon le Comité tunisien de la flottille.

Wael Naouar en grève depuis 28 jours

Dans un communiqué publié samedi 12 septembre, le Comité tunisien affirme que Wael Naouar observe une grève de la faim depuis 28 jours. Il aurait entamé ce mouvement le 16 août afin de protester contre son maintien en détention et de réclamer l’abandon des poursuites engagées contre lui et ses camarades.

Les trois autres détenus, Ghassen Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Chennoufi, auraient rejoint le mouvement depuis trois jours, portant ainsi à quatre le nombre de membres de la coordination tunisienne de la flottille actuellement en grève de la faim.

Le Comité alerte sur leur situation et appelle à une mobilisation en faveur de leur libération. Des organisations et structures de soutien ont également exprimé leurs inquiétudes concernant l’état de santé des détenus, particulièrement celui de Wael Naouar, dont la grève approche d’un mois.

Prolongation de leur détention

Cette mobilisation intervient au lendemain de la décision du juge d’instruction près le Pôle judiciaire économique et financier de prolonger de quatre mois les mandats de dépôt visant les quatre hommes. La décision du 11 septembre avait suscité des appels à leur libération et un rassemblement devant le tribunal.

Les quatre détenus font l’objet de poursuites dans une affaire ouverte en mars 2026. L’enquête judiciaire avait été déclenchée le 6 mars. Le parquet du Pôle judiciaire économique et financier avait alors autorisé la brigade nationale de recherche dans les crimes financiers complexes de la Garde nationale à ouvrir une enquête concernant des informations relatives à des « flux financiers suspects » perçus par l’instance dirigeante de la Flottille de la résilience en Tunisie.

Les investigations visent notamment à déterminer l’origine de ces fonds, la légalité de leur provenance et leur utilisation présumée à des fins suspectes ou pour des intérêts personnels, ce qui pourrait constituer, selon les éléments de l’enquête, des faits susceptibles de relever de l’escroquerie et du blanchiment d’argent.

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Plan agricole 2026-2030 : L’eau concentre 11,5 milliards de dinars d’investissements

Le nouveau plan quinquennal agricole 2026-2030 place la sécurité hydrique au cœur de l’effort d’investissement. 11,5 milliards de dinars, soit près de 82% des investissements programmés, doivent être consacrés au secteur de l’eau, selon Mehdi Khallas, directeur général du financement, de l’investissement et des structures professionnelles au ministère de l’Agriculture.

Ce poids confirme que la question hydrique constitue désormais le principal axe financier de la politique agricole tunisienne.

Barrages, dessalement et transferts au cœur du programme

Selon Mehdi Khallas, intervenant sur Express FM, vendredi 11 septembre, les investissements concernés doivent notamment couvrir l’achèvement des barrages déjà engagés et la réalisation de nouveaux ouvrages, ainsi que des projets de dessalement et de transfert d’eau. Le programme englobe également les périmètres irrigués et plusieurs infrastructures liées à l’approvisionnement en eau potable.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie déjà engagée sur la période 2026-2030. Plusieurs nouveaux barrages et ouvrages de mobilisation des ressources hydriques avaient notamment été programmés, parallèlement au développement du dessalement de l’eau de mer.

La ventilation précise des 11,5 milliards de dinars entre ces différentes composantes reste toutefois à publier. Il n’est donc pas encore possible d’établir la part destinée respectivement aux barrages, au dessalement, aux transferts ou aux périmètres irrigués.

Une enveloppe à ne pas confondre avec le budget courant

Le chiffre de 82% concerne les investissements du nouveau plan quinquennal. Il ne doit pas être assimilé à la structure du budget courant du ministère.

Pour celui-ci, les crédits d’engagement atteignent 2,064 milliards de dinars, dont 1,251 milliard pour le programme de l’eau, soit environ 61%. Cette enveloppe couvre notamment les barrages, les zones irriguées, l’entretien des infrastructures hydrauliques ainsi que des projets importants de la SONEDE.

Le programme de production agricole arrive derrière, avec 354 millions de dinars, suivi par le programme consacré aux forêts et à l’aménagement des terres agricoles, doté de 235 millions.

Plus de 90 grands projets suivis

L’effort annoncé s’accompagne d’un portefeuille important de projets. Le ministère suit actuellement plus de 90 grands projets inscrits sur la plateforme de suivi de la Présidence du gouvernement, dont 67 projets à financement important. Une large partie concerne le secteur de l’eau.

L’enjeu sera désormais de passer du volume financier à l’exécution concrète : quels ouvrages seront achevés en priorité, quels nouveaux barrages seront lancés, quelles capacités de dessalement seront ajoutées et quels périmètres irrigués bénéficieront de ces investissements ?

Les 11,5 milliards de dinars donnent ainsi la mesure de la priorité accordée à l’eau. Leur impact réel dépendra surtout du calendrier d’exécution et de la capacité à transformer cette enveloppe en nouvelles ressources mobilisables et en infrastructures opérationnelles.

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Khadamet : 50.000 utilisateurs en dix jours, un premier signal d’adoption

L’application publique Khadamet a franchi le cap des 50.000 utilisateurs durant ses dix premiers jours, selon Ahmed Megdich, responsable à la Direction générale des technologies de l’information, intervenant aujourd’hui sur les ondes de la Radio nationale. Un premier indicateur d’adoption qui intervient quelques jours après le lancement de l’application mobile sur Android, le 31 août 2026.

Un premier bilan chiffré après le lancement

Présentée comme une porte d’entrée unifiée vers les services administratifs numériques, Khadamet entend centraliser plusieurs démarches accessibles à partir de l’identité numérique E-Houwiya. L’application permet notamment de déposer et suivre des demandes, d’obtenir certains documents administratifs électroniques, d’effectuer des paiements et d’accéder progressivement à des services liés aux domaines social, fiscal ou routier.

Le cap annoncé des 50.000 utilisateurs constitue ainsi un premier signal sur l’intérêt suscité par la plateforme. Mais la portée exacte de ce chiffre mérite encore d’être précisée.

Un autre indicateur disponible permet d’éclairer le démarrage de Khadamet : la fiche officielle de l’application sur Google Play affiche actuellement 50 k+ téléchargements. La plateforme précise également que l’application est éditée par le ministère des Technologies de la Communication et qu’elle a été mise à jour le 3 septembre 2026.

Mesurer l’usage réel

Au-delà du nombre d’utilisateurs, la question porte désormais sur les démarches qui génèrent le plus d’activité sur Khadamet. Demandes de documents, paiements, services sociaux, services fiscaux ou encore prestations liées à la circulation routière : la répartition des usages donnera une indication plus précise de l’impact concret de la plateforme.

Autre attente : la date de disponibilité de la version iOS, alors que le lancement mobile s’est effectué initialement sur Android.

Avec 50.000 utilisateurs annoncés en dix jours, Khadamet dispose donc d’un premier indicateur encourageant. La prochaine étape sera de transformer ce volume d’adoption en usage régulier et mesurable des services publics numériques.

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