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Investissements étrangers : Arabie saoudite, Émirats… Ce que cherche la Tunisie en se tournant vers le Golfe

La Tunisie cherche à renforcer ses relations économiques avec les pays du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, dans un contexte marqué par la volonté d’attirer davantage d’investissements étrangers. C’est l’une des orientations relevées dans le rapport 2026 du Bertelsmann Transformation Index (BTI), qui estime que la Tunisie a cherché à restaurer son image internationale et à attirer les investissements étrangers en se tournant vers ces deux partenaires.

Cette orientation est corroborée par plusieurs évolutions récentes des relations économiques entre Tunis et les capitales du Golfe. Avec l’Arabie saoudite, la 12e session de la Commission mixte tuniso-saoudienne, organisée à Riyad en décembre 2025, a donné lieu à la signature de cinq accords, mémorandums d’entente et programmes exécutifs. Les discussions ont notamment porté sur le commerce, l’investissement, les énergies renouvelables, l’industrie, les mines, le transport, la logistique, le tourisme et la transformation numérique.

L’Arabie saoudite, un partenaire économique à renforcer

Le rapprochement avec Riyad ne se limite pas aux déclarations politiques. Lors du forum d’affaires tuniso-saoudien organisé en marge de la commission mixte, plus de 300 représentants des secteurs public et privé des deux pays ont participé aux discussions consacrées au renforcement des partenariats d’investissement. Les autorités tunisiennes ont également souligné la présence croissante des investissements saoudiens dans des secteurs tels que le tourisme, l’industrie, l’agriculture, la santé et l’éducation.

Les cinq textes signés fin décembre 2025 concernaient notamment les douanes, les ressources minières, les services postaux et les médias. Le procès-verbal de la commission couvre par ailleurs une centaine de sujets de coopération dans quinze domaines, dont l’énergie, l’industrie, les mines, les transports et la logistique.

Les relations avec les Émirats arabes unis connaissent également une dynamique particulière. La Tunisia Investment Authority a reçu en avril 2025 une délégation de la Dubai Chamber of Commerce pour examiner des opportunités d’investissement dans les énergies renouvelables, les technologies, le tourisme et l’agroalimentaire. Les deux parties avaient alors convenu de renforcer leur coopération et d’explorer de nouveaux projets communs.

Lire aussi : La Tunisie peut-elle vraiment devenir un hub africain ? Les chiffres derrière une ambition

Selon le ministère émirati des Affaires étrangères, les échanges commerciaux non pétroliers entre les Émirats et la Tunisie ont atteint environ 414 millions de dollars en 2025, en hausse de 27,8 % sur un an. Les deux pays ont également officiellement lancé en 2025 des négociations en vue d’un accord de partenariat économique global, destiné notamment à élargir les échanges et les investissements.

Une diversification qui s’inscrit dans une stratégie plus large

Le rapprochement avec le Golfe intervient alors que la Tunisie cherche plus largement à accroître les flux d’investissements internationaux. Selon la Tunisia Investment Authority, les investissements déclarés ont atteint 8,36 milliards de dinars en 2025, en progression de 39,3 % par rapport à 2024. L’investissement national représente toutefois encore 65 % du total, tandis que les investissements à participation étrangère constituent une part plus limitée.

De son côté, la FIPA a évalué les investissements internationaux réalisés en Tunisie à environ 3,57 milliards de dinars en 2025, soit une progression de 30,3 % par rapport à 2024. Ces chiffres montrent une amélioration globale des flux d’investissement, mais ils ne permettent pas à eux seuls d’attribuer cette progression aux seuls partenaires du Golfe.

Le constat du BTI doit donc être compris comme une orientation de diversification des partenariats économiques plutôt que comme un abandon des partenaires européens traditionnels. Le rapprochement avec Riyad et Abou Dhabi constitue un axe supplémentaire dans la recherche de capitaux, de projets et de nouveaux débouchés, alors que la Tunisie tente d’améliorer son attractivité économique et de renforcer sa position dans les chaînes d’investissement régionales.

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Ligue des champions : Le Club Africain se qualifie au deuxième tour préliminaire

Le Club Africain a validé son billet pour le deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions de la CAF après son match nul (2-2) face au Djoliba AC, samedi 12 septembre 2026 à Bamako. Les Clubistes, vainqueurs 1-0 à l’aller à Radès, s’imposent ainsi 3-2 sur l’ensemble des deux rencontres.

Un nul suffisant à Bamako

Après avoir pris une courte option à l’aller grâce à une victoire 1-0 à Radès, le Club Africain devait préserver son avantage lors de son déplacement au Mali. Les Rouge et Blanc ont finalement obtenu le résultat nécessaire avec ce match nul 2-2.

Le succès obtenu à l’aller, grâce à un but de Sadok Kadida à la 71e minute, s’est donc révélé déterminant. Le Club Africain avait également réussi à conserver sa cage inviolée lors de la première manche.

Le Club Africain poursuit son parcours continental

Cette qualification permet au Club Africain de poursuivre son parcours dans la plus prestigieuse compétition interclubs africaine. Pour son retour en Ligue des champions, le club de Bab Jedid franchit ainsi le premier tour préliminaire.

Lire aussi : Coupes africaines : Le CA pour valider, le CSS pour renverser, l’ESZ pour confirmer

Au deuxième tour, le Club Africain doit affronter le TP Mazembe de la République démocratique du Congo. Les rencontres du deuxième tour sont programmées en octobre.

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Tunis-Carthage : Une agence libyenne se dit prête à financer le développement de l’aéroport

Une agence publique opérant dans l’Est libyen se dit prête à investir dans le développement de l’aéroport Tunis-Carthage, voire à étudier la construction d’une nouvelle plateforme. Une proposition remarquée alors que la Tunisie prépare elle-même un vaste programme d’extension de son principal aéroport, estimé à quelque 3 milliards de dinars.

Mahmoud Al-Farjani, directeur général de l’Agence nationale de développement en Libye, a exprimé cette disponibilité en marge du Sommet économique libyo-français pour l’investissement et le développement organisé à Syrte.

Selon ses déclarations rapportées par des médias libyens, notamment Al-Wasat et Al-Address, son organisme est disposé à étudier le financement du développement et de la maintenance de Tunis-Carthage. Al-Farjani a également évoqué la possibilité de construire un nouvel aéroport répondant aux normes internationales.

Son agence met en avant l’expérience acquise dans les infrastructures aéroportuaires en Libye, notamment à Syrte et Sebha ainsi que dans le projet du nouvel aéroport de Benghazi.

Pourquoi Tunis-Carthage ?

Al-Farjani justifie notamment cet intérêt par l’importance des déplacements entre les deux pays. Il avance le chiffre de plus de trois millions de Libyens se rendant en Tunisie pour le tourisme, les soins ou utilisant Tunis-Carthage comme point de transit.

Ce chiffre doit toutefois être distingué des statistiques tunisiennes sur les entrées de visiteurs. En 2025, environ 2,1 millions d’entrées libyennes ont été enregistrées. Au premier semestre 2026, elles étaient 988.755, en recul de 10,7% sur un an. Une partie importante des déplacements entre les deux pays s’effectue par voie terrestre, principalement via Ras Jedir et Dhehiba-Wazen.

À ce stade, aucune coopération antérieure entre l’Agence dirigée par Al-Farjani et les autorités tunisiennes n’a été rendue publique. L’organisme libyen mène toutefois une politique active de recherche de partenariats internationaux, avec notamment des démarches en France, au Royaume-Uni, au Qatar et en Turquie.

L’intérêt exprimé pour Tunis-Carthage apparaît ainsi comme une nouvelle étape dans cette stratégie d’ouverture internationale.

Un projet tunisien à 3 milliards de dinars

La proposition intervient surtout alors que Tunis-Carthage fonctionne déjà au-delà de sa capacité théorique.

L’aéroport accueille plus de 7,2 millions de passagers par an pour une capacité estimée à environ 5 millions et concentre près de 60% du trafic des aéroports tunisiens.

Les autorités tunisiennes préparent un programme d’environ 3 milliards de dinars comprenant notamment une nouvelle aérogare pouvant accueillir 11 millions de voyageurs, ainsi que la rénovation et l’extension des installations existantes. À terme, la capacité globale de Tunis-Carthage doit atteindre 18,5 millions de passagers par an.

Le ministère du Transport privilégie actuellement cette extension plutôt que la construction immédiate d’un nouvel aéroport, sans exclure cette dernière option à plus long terme.

Pour l’heure, aucune autorité tunisienne n’a annoncé de réaction à la proposition d’Al-Farjani ni fait état de discussions avec son agence.

L’offre libyenne reste donc au stade d’une disponibilité publiquement exprimée. Mais son calendrier la place directement face à un besoin tunisien concret : trouver les partenaires et les financements nécessaires à la transformation de Tunis-Carthage.

Belgacem Slimani

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Après Ormuz, Bab el-Mandeb menace à son tour les approvisionnements tunisiens

La prise de l’île stratégique de Périm par les Houthis fait apparaître un deuxième risque majeur sur les routes d’approvisionnement de la Tunisie. Après les perturbations du détroit d’Ormuz et leur impact sur le pétrole, c’est désormais l’axe reliant l’Asie à la Méditerranée via Bab el-Mandeb et Suez qui se retrouve sous pression.

Les Houthis se sont emparés vendredi 11 septembre de Périm, située au milieu du détroit de Bab el-Mandeb, ainsi que de Dhubab, sur la côte yéménite. Cette progression renforce leur capacité à menacer la navigation dans ce passage stratégique.

Aucune fermeture générale du détroit n’est toutefois confirmée à ce stade. Bab el-Mandeb reste ouvert, mais le risque maritime augmente. Le passage constitue l’une des principales portes d’entrée de la mer Rouge pour les navires venant d’Asie et poursuivant leur route vers le canal de Suez et la Méditerranée.

Pour la Tunisie, deux risques différents

Ormuz représente d’abord un risque énergétique. Bab el-Mandeb ajoute une dimension logistique : si la situation sécuritaire pousse davantage d’armateurs à éviter la mer Rouge, les navires reliant l’Asie à la Méditerranée doivent contourner l’Afrique par le cap de Bonne-Espérance.

Ce détour entraîne des délais supplémentaires ainsi qu’une augmentation potentielle des coûts de transport, de carburant et d’assurance. Pour la Tunisie, ces surcoûts peuvent affecter les marchandises, équipements et intrants importés d’Asie.

Les tensions se répercutent déjà sur le transport pétrolier. Les tarifs des très grands pétroliers entre le golfe d’Oman et la Chine ont atteint des niveaux records, avec un coût du fret équivalant à environ 11,50 dollars par baril.

La situation s’est également tendue avec l’arrêt de l’oléoduc saoudien Est-Ouest après une attaque de drone. Cette infrastructure permet notamment d’acheminer du pétrole vers la mer Rouge en contournant le détroit d’Ormuz.

Lire aussi: Pétrole : Pourquoi la Tunisie importe-t-elle et exporte-t-elle en même temps ?

Un Brent à plus de 104 dollars

Le Brent a clôturé vendredi à 104,61 dollars le baril, en hausse de plus de 8% sur la semaine. Un niveau très éloigné de l’hypothèse de 63,3 dollars retenue dans la loi de finances tunisienne pour 2026.

L’écart dépasse désormais 41 dollars par baril et pourrait peser lourdement sur la facture énergétique si ces cours se maintiennent.

La Tunisie dispose néanmoins d’un premier amortisseur. Début septembre, le PDG de la SNDP-Agil, Khaled Bettine, indiquait que les stocks de carburants couvraient environ 30 jours de consommation nationale.

Ces réserves permettent d’absorber une perturbation temporaire des approvisionnements, mais ne protègent pas contre une hausse durable des cours.

Selon une estimation de l’IACE, avec un Brent à 100 dollars en moyenne, les dépenses de compensation énergétique pourraient atteindre 10,85 milliards de dinars, contre 4,993 milliards initialement prévus.

Pour la Tunisie, le défi devient ainsi double : sécuriser les approvisionnements tout en absorbant une facture énergétique et logistique susceptible de s’alourdir si les tensions persistent simultanément autour d’Ormuz et de Bab el-Mandeb.

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Eau minérale : Le retour dans les rayons, mais les achats restent rationnés

Après plusieurs semaines de pénurie, l’eau minérale revient progressivement dans les rayons. Ce samedi matin, Webdo a constaté dans une grande surface du Grand Tunis la présence de packs d’eau, avec une limitation à deux packs de six bouteilles par client. Un retour qui suscite déjà un certain empressement chez des consommateurs encore marqués par les récentes ruptures de stock.

Certains clients achetaient les deux packs autorisés tandis que d’autres appelaient leurs proches pour les informer du retour de l’eau. Un comportement qui peut traduire la crainte de voir les quantités disponibles rapidement écoulées.

L’amélioration est également rapportée ce samedi par La Presse. Hédi Baccour, président de la Chambre nationale des grandes surfaces commerciales, indique que l’approvisionnement s’améliore depuis une dizaine de jours et que cette tendance devrait se poursuivre grâce à l’augmentation des quantités allouées aux grandes surfaces.

Le responsable reste néanmoins prudent : le retour au rythme habituel dépend encore de la reconstitution des stocks nationaux. Il rappelle que la crise a été aggravée par la forte consommation estivale, les températures élevées et les perturbations de production liées aux coupures d’électricité.

Plus de 9 millions de bouteilles pour le Grand Tunis

Pour faire face aux tensions, le ministère du Commerce avait déclenché un programme exceptionnel de distribution. Fin août, plus de 9 millions de bouteilles de 1,5 et 2 litres avaient été programmées pour approvisionner le Grand Tunis.

Le dispositif a ensuite été étendu à 12 gouvernorats confrontés à des difficultés d’approvisionnement afin de diriger davantage de quantités vers les zones sous tension.

Certaines grandes surfaces ont parallèlement instauré des quotas par client afin d’éviter les achats massifs et de répartir les quantités disponibles. La baisse des températures contribue désormais à réduire la pression sur le marché après une période estivale marquée par une forte hausse de la consommation.

Un stock régulateur presque triplé en 2027

La crise de cet été a surtout conduit les autorités à revoir leur stratégie pour éviter de nouvelles pénuries. Le ministère du Commerce prévoit de porter le stock régulateur d’eau embouteillée à près de 200 millions de litres en 2027, contre environ 70 millions de litres en 2026.

L’objectif est de constituer davantage de réserves durant l’hiver, lorsque la consommation est plus faible, et de renforcer les capacités de stockage des producteurs.

Les grandes surfaces sont également encouragées à constituer leurs propres stocks de sécurité, mobilisables lors des périodes de forte demande. Le mécanisme de distribution exceptionnelle doit, de son côté, permettre d’orienter rapidement des quantités supplémentaires vers les régions connaissant des tensions.

Cette stratégie doit permettre de mieux absorber les pics de consommation lors des vagues de chaleur, mais également les perturbations de production provoquées notamment par des incidents techniques ou des coupures d’électricité.

Le retour de l’eau dans les rayons constitue ainsi un premier signe de normalisation. Les quotas encore constatés montrent toutefois que celle-ci reste progressive, tandis que le prochain enjeu sera de disposer de réserves beaucoup plus importantes avant l’été 2027.

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  • Après la pénurie de l’été, la Tunisie veut tripler son stock d’eau minérale

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Huile d’olive : CNN pointe le paradoxe tunisien, géant mondial mais peu visible

La Tunisie compte parmi les géants mondiaux de l’huile d’olive, mais son origine reste souvent invisible sur les bouteilles vendues à l’étranger. C’est le paradoxe mis en lumière par CNN dans un reportage consacré à la filière tunisienne et à sa difficulté persistante à capter davantage de valeur ajoutée.

Le média américain souligne que l’essentiel de l’huile tunisienne continue d’être exporté en vrac, notamment vers l’Espagne, l’Italie et les États-Unis. Elle peut ensuite être conditionnée, assemblée ou commercialisée sous d’autres marques, faisant disparaître ou reléguant l’origine tunisienne aux yeux du consommateur.

Le constat est confirmé par les données tunisiennes. À fin juillet, 86% des volumes exportés étaient encore constitués d’huile en vrac. Sur 368.000 tonnes exportées, seulement 51.500 tonnes étaient conditionnées.

Lire aussi : Record des exportations d’huile d’olive : La Tunisie vend beaucoup, mais vend-elle assez cher ?

Le véritable enjeu : La valeur ajoutée

CNN insiste ainsi sur une faiblesse structurelle déjà relevée par Webdo : produire et exporter beaucoup ne signifie pas nécessairement capter toute la valeur générée par le produit.

Au cours des neuf premiers mois de la campagne 2025-2026, les exportations avaient rapporté 4,605 milliards de dinars, mais 81,4% de ces recettes provenaient encore de l’huile vendue en vrac.

L’économiste tunisien Fadhel Kaboub, interrogé par CNN, estime que l’enjeu réside notamment dans la maîtrise de la chaîne de valeur. Conditionnement, marques, marketing et distribution permettent de conserver une part plus importante de la valeur jusqu’au consommateur final.

CNN met notamment en avant KAÏA, marque fondée par Sarah Ben Romdane, comme exemple d’une stratégie différente : commercialiser directement une huile identifiée comme tunisienne et positionnée sur le haut de gamme.

Le conditionné gagne néanmoins du terrain

Les chiffres les plus récents montrent cependant une évolution. Le PDG de l’Office national de l’huile (ONH), Moez Ben Amor, a indiqué le 10 septembre que les exportations tunisiennes avaient désormais dépassé 380.000 tonnes en dix mois, générant environ 4,8 milliards de dinars.

Surtout, quelque 55.000 tonnes d’huile conditionnée ont déjà été exportées durant la campagne en cours, contre 42.000 tonnes sur l’ensemble de la précédente. L’ONH vise désormais 60.000 tonnes d’ici la fin de la campagne.

Les marques tunisiennes sont également présentes sur 82 marchés étrangers, dont sept nouveaux débouchés.

Lire aussi : Huile d’olive : La production tunisienne attendue en baisse de 40% en 2026-2027

La tendance est donc engagée, mais le paradoxe relevé par CNN demeure : la Tunisie possède un poids considérable dans la production et le commerce mondial de l’huile d’olive, alors qu’une grande partie de son produit continue de parvenir au consommateur sans véritable identité tunisienne.

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Journalistes détenus : Le SNJT rassemble les quatre dossiers dans une même mobilisation

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a organisé, vendredi 11 septembre 2026, une nouvelle mobilisation en solidarité avec les journalistes actuellement détenus. Une séquence qui réunit désormais dans une même mobilisation professionnelle les situations de Mourad Zeghidi, Borhen Bsaïes, Zied El Heni et Mohamed Yousfi.

Cette journée de solidarité s’est déroulée avec la participation de journalistes, de représentants de la profession et de membres des comités de défense. Le SNJT entend ainsi maintenir l’attention sur la situation des quatre journalistes et réaffirmer ses revendications concernant les conditions d’exercice de la profession et la liberté de la presse.

Le président du SNJT, Zied Dabbar, a notamment insisté sur la détention simultanée de quatre journalistes, appelant à leur libération et à la protection des garanties liées au travail journalistique.

Une mobilisation qui dépasse le cas Mohamed Yousfi

Cette nouvelle séquence intervient quelques jours après l’arrestation du journaliste Mohamed Yousfi, dont le dossier avait suscité une mobilisation en Tunisie et à l’étranger.

Plusieurs organisations professionnelles étrangères ont exprimé leur solidarité avec Yousfi. La Fédération internationale des journalistes (FIJ), des syndicats français ainsi que des organisations professionnelles espagnoles et égyptiennes ont notamment réagi à son arrestation.

L’affaire a également trouvé un écho dans la presse internationale. Reuters avait consacré, le 8 septembre, une dépêche aux protestations de journalistes tunisiens après l’arrestation de leur confrère.

La mobilisation du 11 septembre élargit désormais la séquence : le SNJT rassemble les situations des quatre journalistes détenus dans une même démarche de solidarité professionnelle, tout en maintenant que leurs dossiers judiciaires sont distincts.

Lire aussi: Mohamed Yousfi : La justice ordonne un mandat de dépôt

Des situations judiciaires distinctes

Concernant Mohamed Yousfi, un mandat de dépôt a été émis le 8 septembre dans une enquête portant notamment sur des soupçons d’enrichissement illicite, de blanchiment d’argent et de flux financiers présumés illicites via une association.

Selon Inkyfada, qui affirme avoir consulté des documents judiciaires du dossier, les investigations évoquent également des soupçons de financements provenant de parties étrangères. Ces accusations restent à établir judiciairement. Le SNJT soutient, de son côté, que Mohamed Yousfi a également été interrogé sur son activité professionnelle et sur la ligne éditoriale d’Al-Katiba.

Mourad Zeghidi, Borhen Bsaïes et Zied El Heni sont, pour leur part, détenus dans le cadre de procédures distinctes.

Vers une grève générale dans les médias

La mobilisation devrait désormais se poursuivre sur le terrain syndical. Zied Dabbar a annoncé que le SNJT était en concertation avec les structures et les professionnels du secteur afin de fixer la date d’une grève générale dans les médias.

Le principe de cette grève a déjà été approuvé lors d’une assemblée générale et d’une réunion élargie du bureau exécutif du syndicat. Le SNJT prévoit également d’autres actions, qui doivent être annoncées ultérieurement.

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Rentrée scolaire : Aides, repas, transport… un dispositif renforcé face aux difficultés

À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, la prise en charge des élèves issus des familles en difficulté revient au premier plan. Fournitures scolaires gratuites, alimentation, transport et aides financières : plusieurs dispositifs doivent accompagner la rentrée, certains nouveaux ou renforcés, d’autres reconduits après avoir déjà été appliqués les années précédentes.

Lors d’une réunion tenue le 10 septembre 2026 au palais de Carthage avec cinq ministres, le président Kaïs Saïed a notamment demandé une attention particulière aux élèves rencontrant des difficultés de déplacement, rappelant que l’éloignement des établissements et les risques liés aux trajets peuvent conduire certains d’entre eux à abandonner leur scolarité.

Dans son communiqué, la Présidence appelle également à assurer gratuitement les fournitures scolaires et la nourriture aux élèves concernés. Elle n’a toutefois pas précisé à ce stade les modalités d’application, le nombre de bénéficiaires ou le calendrier de mise en œuvre de cette orientation.

67 MD supplémentaires et des aides déjà programmées

Cette annonce intervient alors qu’un important dispositif social avait déjà été arrêté pour la rentrée 2026-2027.

Le gouvernement avait annoncé le 14 août une enveloppe supplémentaire de 67 millions de dinars consacrée à l’ensemble des interventions sociales accompagnant la rentrée scolaire, universitaire et de formation 2026-2027. Cette enveloppe ne doit pas être confondue avec la seule allocation de rentrée versée aux familles bénéficiaires du programme Amen Social. Pour celle-ci, environ 431.000 élèves sont concernés, pour un montant global de quelque 42 millions de dinars, à raison de 100 dinars par élève.

Lire aussi: Rentrée 2026-2027 : 67 MD et une course contre la montre

La restauration scolaire constitue un autre volet important. Selon l’Office des œuvres scolaires, environ 400.000 élèves doivent bénéficier de repas durant l’année scolaire : 300.000 dans le primaire et 100.000 dans les collèges et lycées. Entre 28.000 et 30.000 élèves devraient par ailleurs bénéficier de l’hébergement dans quelque 360 foyers scolaires.

Le transport scolaire, particulièrement dans les zones rurales, reste également au cœur du dispositif préparatoire associant les ministères de l’Éducation et du Transport.

La solidarité associative complète les aides publiques

Aux aides publiques s’ajoutent les initiatives associatives et internationales. Pour la rentrée 2026-2027, SOS Villages d’Enfants Tunisie cible 10.807 enfants et jeunes, avec des besoins évalués à 5,953 millions de dinars.

L’UNICEF contribue également au soutien des enfants vulnérables. En 2024, 580.000 enfants ont bénéficié d’une allocation exceptionnelle de rentrée de 100 dinars, tandis que plus de 430.000 enfants âgés de 6 à 18 ans, issus de ménages pauvres ou vulnérables, recevaient une allocation mensuelle de 30 dinars dans le cadre du programme Amen Social. Ces interventions viennent compléter les dispositifs publics destinés à réduire le poids de la rentrée sur les familles les plus fragiles.

Des aides reconduites d’une rentrée à l’autre

Le soutien aux familles défavorisées n’est cependant pas nouveau. Pour la rentrée 2024-2025, quelque 520.000 élèves issus de familles démunies ou à faibles revenus avaient bénéficié d’une allocation de 100 dinars chacun. Des aides en nature avaient également été programmées pour 100.000 élèves relevant du programme Amen Social.

En 2025-2026, le montant de l’aide avait été maintenu à 100 dinars par élève et 120 dinars par étudiant. Le versement de septembre 2025 avait concerné 435.376 élèves issus de quelque 238.133 familles, pour une enveloppe d’environ 43,5 millions de dinars.

Plus tôt encore, pour la rentrée 2023-2024, l’Union tunisienne de solidarité sociale avait annoncé des aides en nature pour 100.000 élèves, comprenant notamment cartables, cahiers, manuels, vêtements et chaussures de sport.

Lire aussi: Rentrée scolaire: 100 mille élèves bénéficieront d’aides sociales

La question n’est donc plus seulement celle de l’existence des aides, mais de leur couverture effective et de leur disponibilité dès la rentrée. Transport dans les zones éloignées, restauration, hébergement et fournitures restent des besoins récurrents. La nouvelle orientation présidentielle vise précisément les élèves pour lesquels ces difficultés peuvent aller jusqu’à provoquer l’abandon scolaire.

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Hôpitaux publics : Des pénuries de dispositifs médicaux sur fond d’impayés

Les difficultés financières des fournisseurs de dispositifs médicaux commencent à avoir des conséquences sur l’approvisionnement des structures sanitaires publiques. Après plusieurs mois d’alertes sur l’accumulation des créances impayées, la profession fait désormais état d’un manque de certains dispositifs et équipements médicaux.

Dans un communiqué publié vendredi 11 septembre, à la suite d’une assemblée générale tenue le 7 septembre, la Chambre syndicale nationale des entreprises de dispositifs et équipements médicaux, relevant de l’UTICA, indique que les difficultés financières rencontrées par les entreprises affectent leur capacité à financer les importations et à maintenir des stocks suffisants.

La Chambre signale ainsi « un manque de certains dispositifs et équipements médicaux », sans toutefois préciser les produits concernés ni les établissements touchés.

Une crise signalée depuis juillet

Cette situation intervient après plusieurs alertes lancées par la profession au cours de l’été.

Le 7 juillet, la Chambre syndicale avait indiqué que les créances impayées concernaient plus de 600 entreprises. Les sommes dues relevaient principalement du ministère de la Santé et, dans une moindre mesure, de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM).

Selon son président, Lotfi Ben Yedder, certaines entreprises avaient déjà suspendu, depuis janvier, l’approvisionnement de structures sanitaires afin de se concentrer sur le recouvrement de leurs créances.

La profession faisait également état d’une diminution des stocks de dispositifs médicaux et de pièces de rechange, ainsi que de difficultés croissantes pour financer les importations.

Le vice-président de la Chambre, Slim Ammar, avait alors fixé le 31 août comme échéance pour le règlement des créances, avertissant qu’en l’absence de solution, le secteur risquait d’entrer dans une situation de « force majeure ».

Des entreprises au bord de la faillite

Le 18 août, une nouvelle réunion organisée à l’UTICA, en présence de représentants de plus de 30 entreprises, avait confirmé l’aggravation des difficultés.

Selon la Chambre, plusieurs sociétés n’étaient plus en mesure de financer normalement leurs importations ou de renouveler leurs stocks. Certaines se trouvaient même, selon l’organisation professionnelle, au bord de la faillite.

Une réunion de suivi s’est tenue le 7 septembre autour des travaux d’une commission commune chargée notamment du recouvrement des créances et de la continuité de l’approvisionnement.

Deux jours plus tard, la Chambre a renouvelé son appel à une solution « pratique et urgente », notamment à travers l’accélération du paiement des sommes dues.

Le passage d’un risque de rupture d’approvisionnement, évoqué en juillet et août, au constat d’un manque de certains dispositifs constitue désormais un nouveau signal d’alerte pour le fonctionnement des structures sanitaires publiques.

La Chambre n’a toutefois communiqué ni le montant global des créances encore impayées, ni la liste des dispositifs actuellement concernés par ces difficultés d’approvisionnement.

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Météo : Pluies parfois abondantes ce samedi, les régions concernées

La Tunisie reste sous l’influence d’un temps instable ce samedi 12 septembre 2026. Des pluies temporairement orageuses et parfois abondantes sont attendues dans le Nord avant de gagner d’autres régions dans l’après-midi, tandis que les températures poursuivront leur baisse.

Selon les dernières prévisions météorologiques, le ciel sera parfois très nuageux avec des pluies temporairement orageuses et parfois abondantes sur le Nord. Ces précipitations devraient s’étendre dans l’après-midi au Centre-Ouest et, localement, au Sud.

Cette nouvelle séquence intervient après les importantes précipitations enregistrées ces derniers jours dans plusieurs gouvernorats et qui ont nécessité de nombreuses interventions de la Protection civile.

Les températures poursuivent leur baisse

La baisse des températures se poursuivra ce samedi. Les maximales seront comprises entre 23 et 28°C dans le Nord et sur les hauteurs, entre 30 et 35°C dans le Centre et le Sud-Est, et entre 36 et 41°C dans les autres régions.

Le vent soufflera du secteur nord sur le Nord et le Centre et du secteur est sur le Sud. Il sera relativement fort à localement fort près des côtes et dans le Sud, avec des tourbillons de sable locaux. Il restera faible à modéré ailleurs.

La mer sera agitée à localement très agitée.

Jusqu’à 75 mm lors des dernières pluies

L’épisode pluvieux qui a précédé ces nouvelles prévisions a déjà généré d’importants cumuls. Les relevés communiqués vendredi ont notamment atteint 75 mm à Bir Mcherga, 67 mm à Zaghouan, 65 mm à Ben Arous et 63 mm dans la zone Tunis-Manoubia.

Ces chiffres correspondent aux précipitations déjà enregistrées et non aux quantités prévues pour ce samedi. Les dernières prévisions font état de pluies parfois abondantes dans le Nord sans avancer de cumuls comparables pour la journée.

De nombreuses interventions de la Protection civile

Les intempéries ont également mobilisé les unités de la Protection civile dans 11 gouvernorats.

Selon le bilan communiqué après les dernières pluies, les secours ont effectué 21 opérations de pompage dans des habitations et des locaux et dégagé 135 véhicules bloqués par des accumulations d’eau. Ils ont également aidé 55 personnes à traverser des zones inondées.

La poursuite d’un temps orageux ce samedi appelle ainsi à la prudence, notamment sur les routes exposées aux accumulations d’eau et à proximité des zones basses et des oueds.

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