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Tunisie : Le gouvernement vise la création de 1 200 entreprises communautaires

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, a annoncé lundi 7 septembre 2026 une nouvelle ambition pour le développement des sociétés communautaires en Tunisie. Selon le ministre, le pays s’oriente vers la création d’environ 1 200 sociétés communautaires, avec l’objectif de renforcer leur contribution à l’emploi et à l’activité économique dans les différentes régions.

Intervenant en marge d’une cérémonie consacrée à la remise de distinctions aux lauréats des différentes spécialités de la formation professionnelle, organisée à l’occasion de la « Journée du savoir », Riadh Chaoued a indiqué que son département travaille à renforcer l’accompagnement de ces structures et à leur fournir les facilités nécessaires.

Un outil présenté comme un levier contre le chômage

Le gouvernement entend ainsi faire des sociétés communautaires un instrument supplémentaire de création d’emplois, notamment dans les régions où l’investissement privé demeure limité.

Ces entreprises reposent sur une logique de participation collective et sont destinées à permettre à des habitants d’une même région ou d’un même territoire de mettre en commun des moyens afin de développer des activités économiques répondant aux besoins locaux.

Pour le ministère de l’Emploi, leur développement pourrait contribuer à transformer certaines ressources et compétences locales en activités génératrices de revenus, tout en favorisant une dynamique économique davantage ancrée dans les régions.

L’objectif annoncé de 1 200 structures constitue toutefois un changement d’échelle important. Sa concrétisation dépendra notamment de la capacité à assurer leur financement, leur accompagnement administratif et technique ainsi que leur pérennité économique.

Une plateforme numérique en préparation

Parallèlement à cet objectif, le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle travaille à faciliter les démarches liées à la création des sociétés communautaires.

Riadh Chaoued a annoncé la mise en place d’une plateforme numérique dédiée à ces entreprises. Selon le ministre, cette plateforme se trouve actuellement dans ses dernières phases de préparation et devrait prochainement être accessible aux personnes souhaitant créer une société communautaire.

Lire aussi : Tunisie : Une plateforme numérique pour accompagner les entreprises communautaires

L’objectif affiché est de permettre aux porteurs de projets d’effectuer leurs démarches dans de meilleures conditions et d’éviter les difficultés et les problèmes techniques qui peuvent ralentir la création de ces structures.

La numérisation des procédures doit ainsi accompagner le changement d’échelle envisagé par les autorités, en centralisant les informations et en facilitant l’accès aux différentes démarches pour les futurs promoteurs.

Le défi sera désormais de transformer les créations en emplois durables

Au-delà du nombre de sociétés annoncées, l’enjeu principal résidera dans leur capacité à devenir de véritables unités économiques capables de générer des emplois durables.

La réussite du dispositif dépendra notamment de la sélection des projets, de leur viabilité économique, de l’accès au financement et de l’accompagnement des promoteurs après la création de leur entreprise.

Le développement des sociétés communautaires intervient par ailleurs dans un contexte où la Tunisie cherche à renforcer l’emploi et à stimuler l’activité économique dans les régions. La formation professionnelle constitue à cet égard un autre levier important, notamment pour rapprocher les compétences disponibles des besoins des différents secteurs.

Avec l’objectif de 1 200 sociétés communautaires, le gouvernement entend donc accélérer un modèle économique présenté comme susceptible de conjuguer initiative locale, création d’activités et absorption d’une partie du chômage. La prochaine étape sera de mesurer concrètement combien de ces structures verront effectivement le jour et, surtout, combien parviendront à créer des emplois pérennes.

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Publicité avec un soldat israélien : Adidas fait marche arrière et s’excuse

La marque allemande Adidas a présenté lundi 7 septembre 2026 ses excuses après une vive polémique provoquée par une campagne publicitaire mettant en scène un ancien soldat israélien amputé d’une jambe. La campagne, destinée à promouvoir le service « Single Shoe », a suscité des appels au boycott sur les réseaux sociaux.

Le service « Single Shoe » permet aux personnes qui n’ont besoin que d’une seule chaussure, notamment certaines personnes amputées ou présentant une différence au niveau des membres inférieurs, d’acheter une chaussure à l’unité, à environ la moitié du prix d’une paire. Lancée initialement sur plusieurs marchés européens, l’initiative a également été déployée en Israël.

De nombreuses réactions

Pour sa campagne locale en Israël, Adidas avait notamment choisi Shalev Biton, un ancien militaire israélien qui a perdu sa jambe gauche après avoir été blessé alors qu’il servait dans l’armée israélienne en 2021. Sa présence dans la campagne a provoqué de nombreuses réactions, notamment en raison du contexte de la guerre à Gaza et du nombre important de personnes ayant subi des amputations dans le territoire palestinien.

Face à l’ampleur de la controverse, Adidas a reconnu que l’utilisation de cette image avait suscité « des inquiétudes et de vives réactions ». La marque a affirmé qu’il s’agissait d’une initiative locale et qu’elle n’avait jamais eu l’intention d’offenser qui que ce soit, avant de présenter ses excuses aux personnes concernées.

Lire aussi : Adidas rappelle des maillots de bain pour enfants « made in Tunisia »

La polémique avait rapidement dépassé les réseaux sociaux, avec des appels au boycott relayés par plusieurs personnalités publiques. Selon des médias, l’acteur espagnol Javier Bardem et plusieurs militants et personnalités engagées en faveur de la cause palestinienne ont notamment appelé à boycotter la marque.

Publication retirée

La publicité controversée a depuis été retirée des comptes concernés, selon L’Orient-Le Jour.

Cette affaire place ainsi Adidas face à un nouvel épisode de crise de communication, alors que la marque tente de défendre l’objectif inclusif de son programme « Single Shoe », tout en faisant face aux critiques portant sur le choix de son ambassadeur dans le cadre de sa campagne israélienne.

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La Tunisie perd Louey Ben Farhat, l’Allemagne récupère un jeune talent

Le jeune attaquant Louey Ben Farhat a décidé de poursuivre sa carrière internationale avec l’Allemagne, mettant ainsi fin à son aventure avec la sélection tunisienne, selon les informations de Sky Sport Deutschland publiées lundi 7 septembre 2026.

D’après le média allemand, le joueur de 20 ans a fait son choix en faveur de la Mannschaft. Les deux fédérations ont déjà été informées et la Fédération allemande de football (DFB) doit désormais introduire officiellement la demande de changement de fédération auprès des instances compétentes.

Deux apparitions avec la Tunisie

Né à Waiblingen, en Allemagne, et disposant des nationalités tunisienne et allemande, Louey Ben Farhat avait choisi de représenter la Tunisie au niveau international. Il avait notamment disputé deux rencontres avec les Aigles de Carthage.

Le joueur avait également été pressenti pour participer à la Coupe du monde 2026 avec la sélection tunisienne, mais il avait finalement renoncé à prendre part au tournoi aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Un choix qui avait alors suscité des réactions en Tunisie.

Lire aussi : Mondial : Qui est Louey Ben Farhat, le jeune talent qui a snobé la sélection nationale ?

Cette décision lui permet aujourd’hui de changer de fédération, puisqu’il n’avait disputé avec la Tunisie que des rencontres qui ne l’empêchent pas, selon les règles applicables, de changer de sélection nationale. Sky Sport souligne notamment qu’une participation à la Coupe du monde aurait rendu un tel changement impossible.

L’Allemagne avait déjà manifesté son intérêt

Le choix de Ben Farhat ne constitue pas une surprise totale. Dès juin, Sky Sport révélait que l’entraîneur de l’équipe d’Allemagne Espoirs, Antonio Di Salvo, suivait attentivement le jeune attaquant et travaillait à convaincre le joueur de rejoindre la sélection allemande.

Le joueur pourrait ainsi faire ses débuts avec l’Allemagne U21 lors de la prochaine période internationale. Selon la presse allemande, une première convocation avec les Espoirs est envisagée pour les prochaines échéances de qualification à l’Euro U21.

Un talent très convoité en Allemagne

Formé notamment au Karlsruher SC, Ben Farhat s’est imposé comme l’un des jeunes talents offensifs suivis de près en Allemagne. Il a récemment rejoint le SC Freiburg pour un transfert dont le montant peut atteindre 10 millions d’euros, avant d’être immédiatement prêté à son ancien club, le Karlsruher SC, pour la saison 2026-2027.

Pour la Tunisie, ce choix constitue donc une nouvelle déception, d’autant que Ben Farhat avait déjà porté le maillot des Aigles de Carthage au niveau senior. Pour l’Allemagne, il s’agit en revanche de l’arrivée d’un jeune joueur offensif considéré comme l’un des talents prometteurs du football allemand.

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Ooredoo Tunisie célèbre l’inauguration du projet « Water for All » à Kairouan

Dans le cadre de son programme de responsabilité sociétale « Tounes T3ich », Ooredoo Tunisie, en partenariat avec l’Association Carthage Horizon, a célébré l’inauguration de son projet « Water for All » à Kairouan, marquant une nouvelle étape concrète dans son engagement en faveur des communautés locales et d’un impact social durable à travers la Tunisie.

Développé en réponse à un besoin réel identifié au sein de la communauté locale, ce projet permet à 250 familles de bénéficier d’un accès amélioré et durable à l’eau, à travers une solution concrète contribuant directement à l’amélioration de leurs conditions de vie quotidiennes.

Le projet a notamment porté sur la réhabilitation et l’amélioration des infrastructures hydrauliques au niveau de la station Hendi El Zitouna – Station de pompage n°2, afin de faciliter l’accès à l’eau pour les habitants de la zone et d’apporter une solution durable adaptée aux besoins locaux.

La cérémonie d’inauguration a réuni des représentants d’Ooredoo Tunisie et de l’Association Carthage Horizon, ainsi que des acteurs locaux et des habitants de la région, afin de célébrer l’aboutissement de ce projet et les efforts collectifs ayant permis sa concrétisation.

À cette occasion, Eyas Assaf, Directeur Général d’Ooredoo Tunisie a déclaré :

« À travers Tounes T3ich, nous nous engageons à soutenir des initiatives qui répondent à des besoins réels et qui génèrent un impact positif et durable au profit des communautés locales à travers la Tunisie. L’accès à l’eau est un besoin essentiel, et nous sommes particulièrement fiers que le projet “Water for All” contribue aujourd’hui à améliorer concrètement le quotidien de 250 familles à Kairouan. Cette réalisation illustre toute la valeur de notre collaboration avec l’Association Carthage Horizon et les acteurs locaux pour transformer nos engagements en résultats concrets au bénéfice de la communauté. »

A l’écoute des besoins des communautés locales

Le projet « Water for All » reflète pleinement l’approche portée par Tounes T3ich : être à l’écoute des besoins des communautés locales, travailler aux côtés de partenaires engagés et mettre en œuvre des projets concrets capables de générer un impact positif et durable sur le terrain.

À travers Tounes T3ich, Ooredoo Tunisie poursuit le développement et le soutien d’initiatives autour de ses principaux axes de responsabilité sociétale, notamment la santé, l’éducation, l’environnement et le bien-être social, avec des projets conçus pour répondre aux besoins spécifiques des différentes communautés à travers le pays.

La réussite du projet « Water for All » à Kairouan vient ainsi renforcer l’engagement d’Ooredoo Tunisie en faveur d’actions responsables et durables, tout en soulignant l’importance de la collaboration avec la société civile et les acteurs locaux pour créer un impact positif, concret et durable au profit des communautés à travers la Tunisie.

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Rentrée scolaire : La Fédération de l’enseignement secondaire appelle au boycott de « Vie scolaire »

La Fédération générale de l’enseignement secondaire appelle les enseignants à boycotter la nouvelle plateforme « Vie scolaire » jusqu’à la correction des dysfonctionnements qu’elle affirme avoir constatés. Dans un communiqué publié lundi 7 septembre, la fédération syndicale dénonce notamment des problèmes liés aux inscriptions, aux mutations, à l’affectation automatique des élèves et à la répartition pédagogique. À quelques jours de la rentrée, le ministère de l’Éducation n’a pas encore publié de réponse détaillée à ces griefs.

Une plateforme encore jugée « en phase d’expérimentation »

La Fédération générale de l’enseignement secondaire estime que la plateforme n’a pas atteint un niveau de préparation suffisant pour être imposée aux établissements à l’approche de la rentrée.

Dans son communiqué, elle affirme que le nouveau système présente encore des insuffisances dans plusieurs opérations administratives et pédagogiques. La fédération précise toutefois qu’elle ne s’oppose pas au principe de la numérisation de l’administration scolaire, mais conteste les conditions dans lesquelles cette nouvelle plateforme est déployée.

La plateforme « Vie scolaire » constitue pourtant l’un des principaux nouveaux outils numériques du ministère pour la rentrée 2026-2027. Le ministère l’a officiellement présentée en août comme un portail destiné à regrouper plusieurs services liés à la vie scolaire.

Le syndicat cite plusieurs opérations qui seraient affectées par des difficultés : inscription des élèves, mutations, affectation automatique et distribution pédagogique, ainsi que la gestion des emplois du temps. Ces problèmes, selon la fédération, pourraient compliquer le travail des personnels administratifs et des enseignants à l’approche de la rentrée.

Il convient toutefois de noter qu’à ce stade, aucune communication publique du ministère ne confirme l’ampleur ou l’étendue de ces difficultés. Le ministère continue pour sa part de présenter la plateforme comme un outil central de la numérisation des services scolaires.

Un appel au boycott avant la rentrée

Face à cette situation, la Fédération générale de l’enseignement secondaire demande à ses adhérents et aux personnels concernés de ne pas utiliser la plateforme jusqu’à la résolution des problèmes qu’elle dénonce et à la réunion des conditions qu’elle considère nécessaires à son fonctionnement.

La fédération estime que les établissements ne doivent pas supporter les conséquences de difficultés techniques liées à un système dont ils ne maîtrisent pas la conception. Elle met également en avant les difficultés déjà rencontrées par les établissements en matière de ressources humaines, d’équipements et d’infrastructures.

La question est désormais de savoir si cet appel aura des conséquences concrètes sur la préparation de la rentrée, prévue les 14 et 15 septembre 2026 selon les catégories d’élèves.

L’enjeu concerne notamment les opérations administratives qui doivent être finalisées avant l’arrivée des élèves : affectations, répartition des classes, emplois du temps et autres données nécessaires au fonctionnement des établissements.

Pour l’heure, aucun blocage généralisé n’est établi. Le risque évoqué par le syndicat reste donc à mesurer au niveau des établissements et des différentes opérations concernées.

1,89 million d’élèves inscrits

Cette contestation intervient alors que l’utilisation de « Vie scolaire » s’est progressivement généralisée au cours des dernières semaines. Webdo avait déjà consacré plusieurs articles à la plateforme, notamment à l’inscription en ligne et à l’espace destiné aux enseignants.

En attendant, à une semaine de la rentrée scolaire, 1,89 million d’élèves, soit 90% des élèves concernés, sont désormais inscrits sur la plateforme « Vie scolaire ». En trois jours, près de 199.000 nouvelles inscriptions ont ainsi été enregistrées, alors que la rentrée scolaire est fixée au 15 septembre 2026.

La procédure commence par la création d’un compte sur la plateforme, puis par l’identification de l’élève concerné. Le paiement des frais peut ensuite être effectué à distance à travers plusieurs moyens électroniques.

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Tunisie : Des importations d’œufs à couver envisagées face aux pertes avicoles

Le ministère de l’Agriculture envisage d’importer des lots d’œufs à couver afin d’ajuster la production avicole prévue pour novembre et décembre, après les pertes enregistrées durant les vagues de chaleur et les coupures d’électricité de juillet et août. Le recensement des pertes mené par le GIPAC arrive à son terme ce lundi 7 septembre, alors que certaines petites et moyennes exploitations de Nabeul et Zaghouan auraient enregistré des mortalités pouvant atteindre 100 % de leur cheptel.

Une importation pour préparer les mois de novembre et décembre

L’importation envisagée concerne des œufs à couver, et non de la viande de volaille. Cette distinction est importante : ces œufs doivent permettre de reconstituer progressivement les capacités de production affectées par les pertes de cet été.

Salwa Dhaouadi, sous-directrice de la production de viande à la Direction générale de la production agricole, avait indiqué le 4 septembre à la télévision nationale que le ministère envisageait, dans un premier temps, cette mesure afin d’assurer l’ajustement de la production pour les mois de novembre et décembre.

Il s’agit donc, à ce stade, d’une option envisagée par le ministère, et non de l’annonce d’une opération d’importation déjà réalisée.

Les pertes encore en cours de consolidation

Le GIPAC doit achever ce lundi le recensement des pertes enregistrées par les éleveurs à la suite des fortes chaleurs et des interruptions répétées de l’alimentation électrique.

Les données demandées portent notamment sur la mortalité, la baisse de production, les retards de croissance et, pour les élevages de reproducteurs, les éventuelles conséquences sur la fertilité. Elles doivent permettre au ministère de disposer d’une évaluation plus complète des différents maillons de la filière.

Les petits et moyens élevages semblent avoir été particulièrement exposés, notamment lorsqu’ils ne disposaient pas de groupes électrogènes permettant de maintenir la ventilation et le refroidissement pendant les coupures.

Dans certaines exploitations de Nabeul et de Zaghouan, la mortalité aurait atteint 100% du cheptel, selon les informations rapportées par la télévision nationale. Il s’agit toutefois de cas particuliers rapportés, et non d’un taux national consolidé.

Une pression attendue en septembre

Les conséquences des pertes se font déjà sentir sur l’approvisionnement en viandes blanches.

Selon Ibrahim Nefzaoui, président de la Chambre nationale des commerçants de volailles et de viandes blanches, la production pourrait atteindre seulement 11.000 tonnes en septembre, contre 16.000 tonnes initialement prévues avant les épisodes de forte chaleur. Des perturbations de l’approvisionnement et une hausse des prix sont également signalées sur les marchés.

Le ministère table toutefois sur un retour progressif à un approvisionnement normal en octobre, selon Salwa Dhaouadi.

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Formation professionnelle : 6000 bacheliers attendus et 12 laboratoires d’IA annoncés

Sur les 26.000 places ouvertes cette année dans les centres de formation professionnelle, 6000 sont sollicitées par des titulaires du baccalauréat, selon le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Riadh Chaoued. Pour accompagner cette évolution, le ministère annonce également 17.000 lits, six nouvelles spécialités et la création de 12 laboratoires dédiés à l’intelligence artificielle. Le dispositif doit ainsi faire évoluer l’offre de formation et mieux l’adapter aux besoins du marché du travail.

6000 bacheliers choisissent la formation professionnelle

Sur les 26.000 places proposées cette année dans les établissements de formation professionnelle, 6000 ont été demandées par des bacheliers, a déclaré le ministre aujourd’hui en marge de la « Journée de la Science ». La formation professionnelle tendrait ainsi à être davantage considérée comme une voie de formation à part entière, et non uniquement comme une solution alternative après le baccalauréat.

Cette évolution intervient alors que les capacités d’accueil du secteur sont également renforcées pour cette rentrée. Le dispositif prévoit en effet l’aménagement de 17.000 lits dans les foyers rattachés aux différents centres de formation.

Cette capacité d’hébergement vise notamment à accompagner les apprenants qui suivent leur formation loin de leur lieu de résidence.

L’objectif annoncé est de faciliter l’accès aux centres et d’améliorer les conditions d’accueil des nouveaux inscrits, alors que le nombre de bacheliers orientés vers la formation professionnelle progresse.

Six nouvelles spécialités

Le ministère annonce également l’introduction de six nouvelles spécialités pour cette année.

Parmi les nouvelles formations citées figure notamment la spécialité d’accompagnant de vie. Des options supplémentaires doivent par ailleurs être intégrées dans 21 centres de formation professionnelle.

Cette évolution de la carte de formation doit permettre d’élargir les choix proposés aux apprenants et de rapprocher davantage les formations des besoins du marché de l’emploi.

12 laboratoires consacrés à l’intelligence artificielle

L’autre nouveauté annoncée concerne l’introduction de l’intelligence artificielle dans le dispositif de formation professionnelle.

Le ministère prévoit ainsi l’installation de 12 laboratoires dédiés à l’IA dans les établissements de formation. Cette initiative doit contribuer à adapter les programmes aux évolutions technologiques et aux nouvelles compétences recherchées sur le marché du travail.

Le ministère n’a toutefois pas encore détaillé la localisation de chacun des 12 laboratoires, leur calendrier précis de mise en service ni les équipements qui y seront installés.

Une carte de formation appelée à évoluer

Avec 6000 bacheliers concernés, 17.000 lits supplémentaires ou aménagés, six nouvelles spécialités et 12 laboratoires d’IA, le secteur engage cette année plusieurs changements simultanés.

Le principal enjeu sera désormais de transformer ces annonces en parcours de formation correspondant effectivement aux besoins des entreprises et aux perspectives d’emploi des diplômés.

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UGTT – SNJT : Les enjeux sociaux au cœur d’une rencontre

Le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Zied Dabbar, a reçu lundi 7 septembre le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Slaheddine Selmi. Les discussions ont porté sur l’état des libertés, la situation économique et sociale ainsi que sur le rôle de la société civile, dans un contexte marqué notamment par l’arrestation du journaliste Mohamed Yousfi, a rapporté l’agence TAP. Les deux parties ont également souligné l’importance de renforcer leur coordination et leur action commune.

Selon les communiqués du SNJT et de l’UGTT, relayész par l’agence TAP, la rencontre a notamment permis d’évoquer l’état des libertés publiques et de la presse ainsi que les poursuites visant des journalistes dans l’exercice de leur métier.

L’UGTT a exprimé sa solidarité avec le SNJT et avec les journalistes faisant l’objet d’arrestations ou de poursuites judiciaires. L’arrestation récente de Mohamed Yousfi, dont la garde à vue a été prolongée lundi de 48 heures, a notamment été évoquée.

Cette dimension intervient alors que le dossier de Mohamed Yousfi suscite depuis plusieurs jours des réactions du SNJT et d’autres organisations professionnelles.

Les difficultés économiques et sociales également évoquées

Les discussions n’ont toutefois pas porté uniquement sur la liberté de la presse.

Le SNJT indique que Zied Dabbar et Slaheddine Selmi ont également abordé la situation économique et sociale du pays, ainsi que les responsabilités des différentes composantes de la société civile face aux crises actuelles.

Les deux organisations ont insisté sur la nécessité de renforcer leur action commune et leur coordination. Le communiqué évoque une présence accrue des composantes sociales et davantage d’initiatives pour faire face aux difficultés du pays.

Une rencontre qui s’inscrit dans une dynamique récente

Cette réunion intervient quelques jours après l’annonce, le 3 septembre, par l’UGTT, l’Ordre national des avocats et la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) de la création d’un cadre permanent de coordination commun. Les trois organisations avaient alors appelé à un dialogue sociétal et indiqué que leur initiative pouvait être ouverte à d’autres composantes partageant leurs objectifs.

La rencontre entre l’UGTT et le SNJT s’inscrit donc dans un contexte plus large de concertations entre organisations de la société civile.

Mais aucune annonce ne fait état, à ce stade, d’une intégration du SNJT dans le cadre UGTT–avocats–LTDH. Le communiqué parle de renforcer l’action commune et la coordination entre les composantes de la société civile, sans annoncer la création d’une nouvelle structure formelle.

La réunion s’est tenue au siège du SNJT, en présence de Jihene Laouati, membre du bureau exécutif du syndicat, et de Slim Bouzidi, secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé des jeunes travailleurs et des associations.

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Rentrée scolaire : 1,89 million d’élèves inscrits, 15% n’ont pas encore payé

À une semaine de la rentrée scolaire, 1,89 million d’élèves, soit 90 % des élèves concernés, sont désormais inscrits sur la plateforme « Vie scolaire ». Parmi eux, 1,781 million ont déjà réglé les frais d’inscription, soit 85% du total. En trois jours, près de 199.000 nouvelles inscriptions ont ainsi été enregistrées, alors que la rentrée scolaire est fixée au 15 septembre 2026.

Près de 200.000 inscriptions en trois jours

Le dernier point communiqué par le ministère de l’Éducation, arrêté au dimanche 6 septembre, fait état de 1,89 million d’élèves enregistrés sur la plateforme « Vie scolaire », contre 1,691 million au 3 septembre.

La progression atteint ainsi près de 199.000 inscriptions supplémentaires en trois jours, portant le taux d’enregistrement à 90% des élèves concernés. Il reste donc environ 10% des élèves qui n’ont pas encore finalisé leur inscription sur la plateforme.

Le dispositif concerne l’ensemble des niveaux de l’enseignement public et s’inscrit dans la généralisation de l’inscription scolaire à distance pour l’année 2026-2027.

15% n’ont pas encore finalisé le paiement

L’écart reste toutefois plus important concernant le règlement des frais d’inscription.

Au 6 septembre, 1,781 million d’élèves, soit 85%, avaient finalisé le paiement. Cela signifie qu’environ 15% des élèves concernés n’ont pas encore achevé cette étape.

Là encore, la situation a nettement évolué depuis le précédent bilan : au 3 septembre, 1,587 million d’élèves avaient payé, soit 76%. Le nombre de paiements finalisés a donc augmenté d’environ 194.000 en trois jours.

Comment finaliser l’inscription ?

L’inscription scolaire 2026-2027 s’effectue exclusivement à travers la plateforme « Vie scolaire », lancée par le ministère de l’Éducation pour centraliser les services destinés aux élèves et aux parents.

La procédure commence par la création d’un compte sur la plateforme, puis par l’identification de l’élève concerné. Le paiement des frais peut ensuite être effectué à distance à travers plusieurs moyens électroniques.

La Poste tunisienne a notamment indiqué que les parents peuvent utiliser le portefeuille électronique Wallet e-Dinar, l’application D17, les cartes de paiement électronique ou encore le code *181# avec les moyens de paiement compatibles. Aucun frais supplémentaire n’est appliqué au paiement des frais d’inscription par ces moyens.

Que faire en cas de blocage ?

À l’approche de la rentrée, les parents qui n’ont pas encore finalisé l’une des étapes sont donc invités à vérifier leur situation sur la plateforme et à s’assurer que le paiement a bien été enregistré.

En cas de difficulté technique ou de problème lié au dossier de l’élève, il est recommandé de conserver les justificatifs disponibles et de se rapprocher des structures éducatives compétentes afin de régulariser la situation avant la rentrée.

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Mohamed Yousfi : Sa garde à vue prolongée de 48 heures

La garde à vue du journaliste Mohamed Yousfi a été prolongée de 48 heures supplémentaires, lundi 7 septembre 2026, dans le cadre de l’enquête menée par le Pôle judiciaire économique et financier. Cette décision intervient après son placement initial en garde à vue dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 septembre. Le SNJT renouvelle de son côté sa demande de libération, en mettant notamment en avant l’état de santé du journaliste après une intervention chirurgicale urgente.

Une nouvelle prolongation de 48 heures

Mohamed Yousfi reste à la disposition des enquêteurs pour une nouvelle période de 48 heures. La décision intervient alors que l’information judiciaire ouverte à son encontre se poursuit au niveau du Pôle judiciaire économique et financier.

Selon une source judiciaire citée par l’agence TAP, l’enquête porte notamment sur des soupçons d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent. Le dossier concerne également d’autres faits présumés, dont la constitution d’une entente visant à porter atteinte aux personnes et aux biens ainsi que l’obtention d’avantages provenant de flux financiers illicites par l’intermédiaire d’une association.

Ces éléments correspondent à des soupçons faisant l’objet de l’enquête et ne constituent pas, à ce stade, des faits judiciairement établis. Mohamed Yousfi bénéficie de la présomption d’innocence.

Une enquête toujours en cours

Le placement en garde à vue intervient dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par le juge d’instruction à l’Unité nationale spécialisée dans les recherches en infractions financières complexes de la Garde nationale.

Le journaliste avait été auditionné dans le cadre de cette procédure avant que son placement en garde à vue ne soit décidé afin de poursuivre les investigations et l’exécution de la commission rogatoire.

La nouvelle période de 48 heures doit permettre aux enquêteurs de poursuivre leurs investigations. À son terme, la justice devra déterminer la suite à donner à la procédure, selon les éléments recueillis au cours de l’enquête.

Le SNJT demande sa libération

De son côté, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a exprimé sa profonde inquiétude après la prolongation de la garde à vue.

Le syndicat renouvelle sa demande de libération du journaliste et estime que son état de santé justifie qu’il puisse poursuivre ses soins et sa convalescence dans des conditions adaptées. Le SNJT rappelle que Mohamed Yousfi a été victime d’un problème de santé dans la nuit du 4 au 5 septembre et qu’il a été transféré dans un hôpital de la capitale, où il aurait subi une intervention chirurgicale en urgence.

Le syndicat considère également que les autorités doivent garantir son intégrité physique, son accès aux soins ainsi que ses droits de défense.

Le dossier oppose ainsi, à ce stade, deux lectures distinctes qu’il convient de ne pas confondre.

Sur le plan judiciaire, la procédure porte sur les infractions mentionnées par la source judiciaire et les investigations se poursuivent.

De son côté, le SNJT estime que les poursuites sont liées à l’activité journalistique de Mohamed Yousfi et à ses prises de position.

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Rentrée 2026-2027 : Comment vérifier qu’une crèche ou une garderie est légale ?

À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées appelle les parents à vérifier la situation légale des établissements privés de l’enfance avant d’y inscrire leurs enfants. Les crèches, jardins d’enfants et garderies scolaires doivent notamment figurer sur les listes officielles du ministère. Les parents peuvent également se rapprocher des délégations régionales ou signaler les établissements opérant en dehors du cadre légal au numéro vert 1809.

Vérifier l’établissement avant l’inscription

Le ministère invite les parents à ne pas se limiter aux informations communiquées directement par les établissements au moment de l’inscription.

Avant de confier leur enfant à une crèche, un jardin d’enfants ou une garderie scolaire, les parents sont appelés à vérifier que la structure remplit les conditions légales requises et qu’elle figure sur le site officiel du ministère.

Cette vérification constitue la première étape recommandée par le ministère dans le cadre des préparatifs de la rentrée 2026-2027.

Les délégations régionales peuvent renseigner les parents

En cas de doute sur le statut d’un établissement, les parents peuvent également contacter directement la délégation régionale compétente. Cette démarche permet de vérifier la situation administrative de la structure avant de procéder à l’inscription de l’enfant.

Le ministère insiste ainsi sur le rôle des parents comme partenaires dans le contrôle des structures accueillant des enfants et dans la prévention des risques liés aux espaces fonctionnant sans autorisation.

Le ministère met en garde contre les espaces anarchiques

Dans son communiqué, le ministère appelle également les parents à contribuer à la lutte contre la prolifération des espaces anarchiques accueillant des enfants en dehors de tout cadre légal.

L’objectif est notamment de réduire les risques auxquels peuvent être exposés les enfants dans des structures qui ne répondent pas aux exigences réglementaires en matière d’accueil et d’encadrement.

Le ministère rappelle ainsi que le choix d’une structure d’accueil ne doit pas uniquement reposer sur sa proximité, ses tarifs ou les services proposés, mais également sur son statut légal.

Comment signaler un établissement non conforme ?

Lorsqu’un parent constate ou soupçonne qu’un espace accueille des enfants sans respecter le cadre légal, il peut effectuer un signalement auprès des autorités compétentes.

Deux possibilités sont notamment indiquées par le ministère : appeler le numéro vert 1809 ; contacter la délégation régionale territorialement compétente.

Ces signalements permettent aux services concernés de vérifier la situation des établissements concernés et, le cas échéant, de prendre les mesures prévues par la réglementation.

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Tunisie – Météo : Un épisode pluvieux attendu dans plusieurs régions cette semaine

Une évolution pluvieuse est attendue en Tunisie à partir de mardi 8 septembre 2026, avec une extension progressive des précipitations au cours de la semaine. D’après les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), les premières pluies concerneront notamment le Nord et les régions orientales avant de gagner la plupart des régions du pays mercredi et jeudi. Les épisodes pourraient être localement abondants dans l’extrême Nord, avec un risque de grêle dans certaines zones.

Les premières pluies attendues mardi

Le changement de temps devrait commencer mardi 8 septembre. Les premières précipitations sont annoncées dans plusieurs régions du Nord et de l’Est tunisien.

À ce stade, il est encore difficile de déterminer précisément les quantités qui seront enregistrées dans chaque région. L’INM décrit toutefois un épisode appelé à prendre de l’ampleur au cours des jours suivants.

Cette première phase pourrait donc donner lieu à des pluies localisées, avant une extension progressive de la zone concernée.

Une extension à la plupart des régions mercredi et jeudi

La situation devrait devenir plus humide mercredi 9 et jeudi 10 septembre.

Selon l’ingénieur de l’INM Serhane Rahali, les précipitations devraient alors concerner la plupart des régions du pays, notamment le Nord et le Centre, ainsi que certaines zones du Sud.

Le caractère généralisé de l’épisode constitue le principal changement par rapport au début de semaine. Les pluies ne devraient donc plus être limitées aux régions septentrionales et orientales.

Des cumuls potentiellement importants dans l’extrême Nord

L’INM prévoit par ailleurs des pluies parfois abondantes dans les régions de l’extrême Nord.

Cette zone apparaît ainsi comme la principale région à surveiller au cours de l’épisode. Des phénomènes orageux pourraient également accompagner certaines précipitations, avec un risque local de chutes de grêle.

Les modèles météorologiques peuvent encore évoluer et les prochaines mises à jour de l’INM permettront de mieux déterminer les zones où les quantités seront les plus importantes.

L’intérêt de cet épisode réside donc moins, pour l’instant, dans un chiffre national de précipitations que dans son extension progressive à une grande partie du territoire.

Cette évolution intervient alors que les prévisions saisonnières de l’INM privilégient, pour la période août-septembre-octobre 2026, un scénario de légère hausse des précipitations par rapport aux normales, tout en soulignant la forte variabilité régionale et temporelle des pluies automnales.

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Tunis : Un incendie se déclare au pied d’un immeuble à Lafayette

Un incendie s’est déclaré, ce lundi 7 septembre 2026 dans la matinée, dans un immeuble situé à Lafayette, au centre de Tunis. Les unités de la Protection civile ont été mobilisées pour maîtriser les flammes.

Selon les premières informations recueillies par Webdo auprès d’un témoin présent sur les lieux, le sinistre a touché un immeuble de trois étages. Les opérations de secours étaient toujours en cours dans la matinée.

Des images diffusées peu après par Mosaïque FM confirment l’incendie et montrent un important dégagement de fumée, des flammes ainsi qu’un camion de la Protection civile déployé devant le bâtiment.

Selon Mosaïque FM, le feu a touché des câbles électriques au niveau de l’immeuble. L’origine exacte du sinistre reste toutefois à déterminer.

Les opérations de secours se poursuivent sur place, alors que les circonstances exactes de l’incendie restent à préciser.

Plusieurs incendies dans des espaces commerciaux cet été

Ce nouvel incendie intervient après plusieurs sinistres ayant touché des espaces commerciaux ou des zones fortement urbanisées au cours de l’été.

Le 28 juin dernier, un important incendie s’était notamment déclaré au marché Sidi Abdessalem, à Tunis. Plusieurs équipes de la Protection civile avaient été mobilisées pour circonscrire les flammes et empêcher leur propagation.

Plus récemment, dimanche 6 septembre, un important incendie s’est déclaré à Sakiet Ezzit, dans le gouvernorat de Sfax. Six camions de la Protection civile avaient été mobilisés et les opérations de refroidissement se poursuivaient encore ce lundi matin.

Concernant l’incendie de Lafayette, les circonstances précises du sinistre et l’étendue des dégâts restent à déterminer.

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STEG : Mobilisation nationale d’une heure après la mort d’un agent à Mateur

Les agents de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) sont appelés à observer, ce lundi 7 septembre 2026, une heure de protestation à travers le pays, après la mort d’un de leurs collègues dans un accident du travail survenu à Mateur. Le mouvement, prévu de 9h à 10h dans l’ensemble des unités et directions de la STEG, a été appelé par la Fédération générale de l’électricité et du gaz, relevant de l’UGTT.

Adel Amraoui, chef d’équipe des travaux à l’agence de services de la STEG à Mateur, est décédé samedi 5 septembre dans un accident du travail, alors qu’il exerçait ses fonctions. Dans un communiqué, la STEG a annoncé son décès, le qualifiant de « martyr du devoir », et présenté ses condoléances à sa famille, à ses proches et à ses collègues.

Selon la Fédération générale de l’électricité et du gaz, qui cite des informations remontées par les structures syndicales locales, l’agent aurait été victime d’une électrocution. La STEG n’a pas, dans son communiqué, précisé la nature ni les circonstances exactes de l’accident.

La Fédération met en cause les conditions de travail

Dans son communiqué publié dimanche, la Fédération interpelle directement la direction de la STEG et les autorités de tutelle. Elle demande à la direction générale de garantir les moyens nécessaires à la sécurité des équipes et un environnement de travail permettant aux agents d’exercer leurs missions dans de meilleures conditions.

Elle dénonce un manque de moyens et d’équipements, ainsi que des pressions auxquelles seraient soumis les agents, une situation qu’elle juge porteuse de risques accrus lors des interventions sur le réseau.

Une mobilisation sur fond de tensions électriques

Le mouvement intervient dans un contexte sensible pour l’entreprise publique, après un été marqué par une forte pression sur le réseau et des coupures d’électricité dans plusieurs régions. La Fédération évoque une « crise sans précédent » de l’approvisionnement électrique, qu’elle attribue aux politiques suivies à l’égard de la STEG depuis plus d’une décennie.

Au-delà de la mobilisation de ce lundi, la mort d’Adel Amraoui relance la question des conditions de sécurité des agents chargés d’intervenir sur le réseau électrique. Les circonstances exactes de l’accident restent à établir.

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5G en Tunisie : Le FWA approche les 370.000 abonnements

Le marché tunisien de la data poursuit sa transformation depuis le lancement de la 5G. Selon le rapport de juillet 2026 de l’Instance nationale des télécommunications (INT), les abonnements FWA (Fixed Wireless Access ou accès fixe sans fil) ont atteint 369.984, contre 91.414 un an auparavant. « Parallèlement, les activations d’offres data mobile de 25 Go et plus ne représentent qu’environ 6% du total, mais génèrent 52,5% des revenus issus des activations data mobile.

Le FWA change d’échelle

La progression du fixe sans fil est spectaculaire. « Le nombre d’abonnements FWA est passé de 91.414 en juillet 2025 à 369.984 en juillet 2026, soit 278.570 abonnements supplémentaires en un an. Le parc a ainsi été multiplié par quatre en douze mois (+305%).

« Depuis le lancement de la 5G, le parc est passé de seulement 9.425 abonnements en février 2025 à près de 370.000 en juillet 2026, soit une multiplication par près de 40 en dix-sept mois. La hausse reste importante, même si son rythme mensuel ralentit : elle atteint 6% en juillet.

Il s’agit toutefois d’un nombre d’abonnements, et non de personnes. Une connexion FWA peut notamment être utilisée par plusieurs membres d’un même foyer ou par plusieurs personnes dans une entreprise.

363 Go consommés en moyenne

L’essor du parc FWA s’accompagne d’une consommation importante. La consommation mensuelle moyenne atteint 363 Go par abonnement en juillet 2026, contre 360 Go un an auparavant.

La forte progression de la consommation totale s’explique donc principalement par l’élargissement du parc, et non par une explosion de la consommation individuelle moyenne.

Les gros forfaits concentrent la valeur

Le marché mobile présente une autre évolution significative. Le nombre d’activations data est passé de 38,3 millions en juillet 2024 à 31,7 millions en juillet 2026, soit une baisse de 17% en deux ans.

Mais la structure des offres évolue. Les forfaits de 25 Go et plus représentent environ 1,9 million d’activations, sur un total de 31,7 millions, soit près de 6%. Ils génèrent pourtant 57,7 millions de dinars, sur 109,9 millions de dinars de revenus des activations data mobile.

Autrement dit, les petits forfaits dominent largement en volume, tandis que les gros forfaits concentrent la valeur.

Une hausse des revenus à ne pas attribuer uniquement à la 5G

Le chiffre d’affaires des trois opérateurs (Tunisie Telecom, Ooredoo Tunisie et Orange Tunisie), incluant leur activité de fournisseur de services internet, atteint 341,3 millions de dinars en juillet 2026, contre 321,1 millions un an auparavant.

L’INT précise que ces chiffres d’affaires restent provisoires jusqu’à leur validation par les rapports des commissaires aux comptes.

Cette progression ne peut toutefois pas être présentée comme un effet exclusif de la 5G. Les données de l’INT couvrent plusieurs activités et plusieurs types d’offres. De plus, les revenus des activations data mobile n’augmentent que légèrement, à 109,9 millions de dinars, contre 108,6 millions en juillet 2025.

Les chiffres de juillet traduisent donc surtout une double évolution : le FWA s’installe rapidement comme mode d’accès à internet, tandis que les usages mobiles à gros volume concentrent une part croissante de la valeur économique.

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Vols directs Téhéran–Tunis : Une liaison hebdomadaire annoncée le samedi

Les vols directs entre l’Iran et la Tunisie ont repris au départ de l’aéroport international Imam-Khomeini de Téhéran, selon les autorités aéroportuaires iraniennes. Le PDG de la Cité aéroportuaire Imam-Khomeini, Ramin Kashef-Azar, a indiqué que la liaison Téhéran–Tunis est désormais programmée une fois par semaine, chaque samedi, après avoir auparavant été opérée le vendredi. Cette reprise concrétise, côté iranien, un projet de liaison directe régulièrement évoqué dans le cadre du rapprochement tuniso-iranien, mais plusieurs modalités opérationnelles restent encore à préciser côté tunisien.

Une reprise désormais annoncée comme effective

L’information a été annoncée le 5 septembre 2026 par Tehran Times, citant directement Ramin Kashef-Azar, PDG de la Cité aéroportuaire internationale Imam-Khomeini.

Selon ce responsable, la liaison Téhéran–Tunis a repris et figure désormais dans le réseau de l’aéroport avec une fréquence d’un vol par semaine. Le jour retenu est le samedi, alors que la liaison était auparavant programmée le vendredi.

Cette annonce marque donc un changement important par rapport aux discussions qui avaient entouré cette liaison au cours des dernières années : il ne s’agit plus seulement, dans la communication iranienne, d’un projet à l’étude mais d’une reprise présentée comme opérationnelle.

Une liaison annoncée côté iranien, mais encore des zones à éclaircir

La prudence reste toutefois de mise sur les détails pratiques. Les sources disponibles ne précisent pas, à ce stade, la compagnie aérienne qui exploite la liaison, les horaires des vols, les conditions commerciales ni la durée programmée du service.

Surtout, la confirmation disponible émane de la partie iranienne. Des bases de programmation aérienne consultées début septembre continuaient encore à ne pas afficher de liaison directe entre Téhéran et Tunis, ce qui montre que la reprise annoncée n’était pas encore totalement répercutée dans tous les systèmes de programmation.

Un projet déjà évoqué lors du rapprochement tuniso-iranien

Cette reprise intervient dans un contexte de rapprochement progressif entre Tunis et Téhéran.

En février 2025, Webdo avait rapporté que des discussions étaient en cours pour l’établissement de vols directs et réguliers entre les deux pays. Cette perspective était alors présentée comme un moyen de faciliter les échanges commerciaux et les déplacements entre les deux capitales.

Quelques jours plus tôt, Webdo avait également rapporté les discussions entre la Chambre de commerce iranienne et l’ambassadeur de Tunisie à Téhéran autour de la relance du Conseil d’affaires conjoint. L’établissement de vols directs entre Téhéran et Tunis figurait alors parmi les pistes évoquées pour faciliter les relations économiques bilatérales.

La nouvelle annonce donne donc une dimension plus concrète à un dossier qui, jusqu’ici, relevait principalement des discussions diplomatiques et économiques.

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Entreprises en Tunisie : 836.808 unités, mais près de neuf sur dix sans salarié

L’Institut national de la statistique (INS) a publié le 5 septembre son nouveau rapport consacré aux statistiques issues du Répertoire national des entreprises (RNE), portant sur les données de 2024. Le document recense 836.808 entreprises privées, contre 824.593 en 2023, soit 12.215 unités supplémentaires. Mais derrière cette progression du nombre d’entreprises, le rapport révèle un tissu économique particulièrement atomisé : 729.240 entreprises, soit environ 87% du total, n’emploient aucun salarié.

Un stock d’entreprises en hausse, malgré moins de nouvelles entrées

Le nombre total d’entreprises privées recensées par le RNE atteint ainsi son niveau le plus élevé de la série présentée par l’INS, qui remonte à 2005. Après 824.593 entreprises en 2023, le stock passe à 836.808 en 2024, soit une progression de 1,48%. Cette progression mérite toutefois d’être nuancée par l’évolution de la démographie des entreprises.

En 2024, le RNE a enregistré 27.143 entrées, contre 33.657 en 2023, soit une baisse de 6514 entrées, équivalente à environ 19,4%. Le nombre d’entrées est donc nettement inférieur à celui observé en 2023 et se situe également très loin des niveaux de 2021 et 2022, qui dépassaient respectivement 56.000 nouvelles entreprises.

Dans le même temps, les sorties ont fortement diminué : 14.928 entreprises sont sorties du répertoire en 2024, contre 34.751 en 2023.

La différence entre les deux flux explique exactement l’augmentation du stock : 27.143 entrées moins 14.928 sorties, donc 12.215 entreprises supplémentaires, soit le passage de 824.593 à 836.808 unités.

Autrement dit, la hausse du nombre d’entreprises en 2024 ne provient pas d’une accélération des créations. Elle résulte du fait que les sorties ont reculé beaucoup plus fortement que les entrées.

Près de 9 entreprises sur 10 sans salarié

C’est probablement l’un des enseignements les plus significatifs du rapport.

Sur les 836.808 entreprises privées recensées en 2024, 729.240 n’ont aucun salarié. À l’inverse, 64.147 entreprises comptent entre un et deux salariés, 21.896 entre trois et cinq salariés et 8129 entre six et neuf salariés. Seules 1877 entreprises comptent au moins 100 salariés. La proportion d’entreprises sans salarié atteint ainsi 87,1% du total.

Cette caractéristique s’explique en partie par la structure même du RNE : celui-ci ne recense pas uniquement les sociétés employeuses, mais également des personnes physiques exerçant une activité indépendante. L’INS précise que le répertoire est constitué notamment à partir des fichiers de la DGI et de la CNSS et qu’il comprend notamment les indépendants et les employeurs.

La forme juridique confirme cette forte atomisation. Les personnes physiques représentent 628.323 unités, devant les SARL avec 149.072, les SUARL avec 46.891 et les sociétés anonymes avec 6417.

Une hausse du nombre d’entreprises qui ne se traduit pas par davantage d’emplois

Le contraste apparaît encore plus nettement lorsqu’on regarde l’emploi salarié formel. Le secteur privé compte 1.164.914 emplois salariés formels en 2024, contre 1.165.571 en 2023. La variation est donc extrêmement faible : 657 emplois de moins, soit environ -0,06%.

Le décalage entre les deux indicateurs est révélateur : le nombre d’entreprises augmente de 12.215 unités, alors que l’emploi salarié formel reste pratiquement stable.

La structure de l’emploi est elle-même très concentrée. Les entreprises employant 200 salariés ou plus regroupent à elles seules 522.193 emplois formels, soit près de la moitié du total. Les entreprises de 100 à 199 salariés en concentrent encore 135.064.

Cette concentration contraste avec le très grand nombre de petites unités sans salariés ou employant seulement quelques personnes.

Tunis, Sfax et Sousse concentrent une large partie du tissu entrepreneurial

La répartition géographique confirme également les fortes disparités territoriales. Le gouvernorat de Tunis arrive largement en tête avec 150.351 entreprises, devant Sfax avec 82.893, Sousse avec 64.476, Ariana avec 61.522 et Nabeul avec 61.518. À eux cinq, ces gouvernorats regroupent près de 421.000 entreprises, soit environ la moitié du total national.

À l’autre extrémité, plusieurs gouvernorats de l’Ouest et du Sud affichent des volumes beaucoup plus faibles : Gafsa compte 13.968 entreprises, Tozeur 6253 et Kébili 8953.

Le rapport met ainsi en évidence une concentration persistante de l’activité entrepreneuriale dans le Grand Tunis et les principaux pôles économiques du littoral.

Le commerce et les services restent au cœur du tissu entrepreneurial

La photographie fournie par le RNE montre par ailleurs le poids des activités commerciales et de services dans l’économie privée.

Le commerce de détail, le commerce de gros ainsi que les activités liées à la réparation automobile représentent à eux seuls une part importante des entreprises recensées. Le rapport fournit également une ventilation détaillée par activité, gouvernorat, forme juridique, nationalité et tranche de salariés.

Du côté de l’emploi formel, l’industrie textile et de l’habillement constitue l’un des principaux pourvoyeurs avec 164.941 emplois salariés, devant notamment les industries alimentaires et des boissons avec 73.692 emplois.

Des créations à surveiller plutôt qu’un simple effet de hausse du stock

Les chiffres du RNE invitent donc à ne pas interpréter automatiquement la progression du nombre d’entreprises comme le signe d’une accélération de la création d’activité.

En 2024, le stock progresse, mais les entrées diminuent de 19,4%. La hausse du nombre total d’entreprises est rendue possible par un recul beaucoup plus marqué des sorties, qui passent de 34.751 à 14.928.

Il faut également éviter de comparer mécaniquement 2024 à certaines années atypiques. L’INS rappelle notamment qu’en 2018, la Direction générale des impôts avait procédé à une radiation administrative des entreprises n’ayant pas fait référence à une activité économique au cours des quatre années précédentes, ce qui avait provoqué une forte hausse des sorties cette année-là.

Le RNE constitue par ailleurs un répertoire administratif dont la situation au 31 décembre de l’année n est arrêtée à la fin du premier semestre de l’année n+1. Cette précision méthodologique est importante pour interpréter correctement les données de démographie des entreprises.

Le rapport de l’INS dessine ainsi un tissu entrepreneurial plus nombreux, mais toujours largement composé de très petites unités, tandis que la création d’entreprises ralentit et que l’emploi salarié formel demeure pratiquement stable.

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Rue Sadikia : Long sillage de nostalgies et cadastre des émotions

À la confluence de l’avenue Bourguiba, la rue de Rome et l’avenue de France, la rue Sadikia a un long sillage de nostalgies. Artère commerçante, au cœur de la ville, la rue Sadikia porte désormais le nom de Gamal Abdenasser. Elle a ainsi rebaptisée à la mort de ce dernier.

Modigliani, Davin, Pace et consorts

Cette rue concentre plusieurs immeubles qui témoignent de diverses époques et pour certains, remontent au dix-neuvième siècle. Avec la Nationale, cette rue abrite aussi l’un des fleurons architecturaux de Tunis.

Dans cette rue qui commence avec l’ambassade de France et se termine avec l’ancienne chancellerie italienne, les édifices de représentation ne manquaient pas.

Côté commerces, la chocolaterie Modigliani, les tissus Baranès, la maison Davin, le salon Pace ou encore le Monoprix, tenaient le haut du pavé.

Chacun a ses propres souvenirs avec cette rue de toutes les convergences dont le square Mongi Bali est à l’autre bout. Ce square qui fait face à la grande gare de Tunis, portait auparavant le nom de Philippe Thomas, le découvreur des phosphates dans le sud tunisien.

Tailleurs, libraires, coiffeurs et bistrots

Les souvenirs de la rue Sadiki sont innombrables et incluent toutes les rues adjacentes qui portent les noms de pays européens.

Qui a vécu dans cette rue ? Qui se souvient des tailleurs, libraires, coiffeurs et autres commerçants de la rue Sadikia ?
Aujourd’hui, cette artère a beaucoup changé et a été en partie investie par le commerce informel.

Il n’en reste pas moins qu’elle demeure un repère dans nos mémoires et une des madeleines de Tunis.

Souvenirs polyphoniques d’une rue de Tunis

Sur cette branche se sont posées plusieurs impressions et nostalgies. Certains parce qu’ils y ont habité, se sont remémoré les fastes du Palazzo Maurizio Attias dont la date de fondation figure en chiffres romains en haut de l’édifice.

D’autres, se sont souvenu du magasin Vogue, des chaussures Willy, de la mercerie Francine ou du Comptoir des élégantes.

Les souvenirs épars ont jailli ici et là : le bar à Zézé dont on dit que le gérant était originaire de Tabarka, la pâtisserie Candy, les coiffeurs Eugène et Pino, la grande succursale de la Poste où tout Tunis venait pour téléphoner, le bijoutier Ayari, le photographe Bua, le tailleur Elie Sebag, les meubles Louis Labbé, le cabinet du docteur Hamadi Ben Salem et d’autres lieux de mémoire comme le magasin Orosdi Back qui fut l’une des grandes enseignes de la ville.

Cet inventaire à plusieurs mains, ce reflet de nombreuses mémoires prenait d’autres couleurs lorsque la petite-fille du coiffeur Pace surgit dans la conversation ou bien lorsque le lointain descendant d’un négociant en pièces agricoles invoque le souvenir de ses aïeux.

Dépoussiérer les lieux de mémoire vive

Avec toutes ces voix, souvent venues de nulle part, toute une rue revit et renaît à ses traces. Tant de lieux de mémoire ont ainsi besoin d’être dépoussiérés, allégés des strates amnésiques qui les recouvrent, restitués à ceux qui ont cessé d’y vivre.

Chaque ruelle recèle des trésors de réminiscences. Il suffit de suggérer leur existence, les recenser, les partager pour qu’elles reprennent goût à la lumière. La rue Sadikia n’est qu’un exemple de ce cadastre des émotions qui recouvre virtuellement les pavés de Tunis.

Piéton dans la ville, je suis sensible à ces vestiges parfois invisibles, à ces brindilles de vie oubliées par le temps et dont les passagers contemporains ignorent la complexité et la charge magique. Un peu comme Joyce à Dublin ou Pessoa à Lisbonne, je rêve de récolter des images, des objets, des débris, des documents, des fragments de choses, des instants fragiles.

Pour ensuite les disperser à la manière des cailloux du Petit Poucet. Pour ensuite arpenter la ville à leur recherche. Pour enfin les retrouver dans les méandres vifs de ma ville siamoise, mon millefeuille urbain, mon énigmatique forêt de symboles.

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Inflation : La hausse des prix s’accélère à 5,4% en août

L’inflation est repartie à la hausse en Tunisie en août 2026, atteignant 5,4% sur un an, contre 5,1% en juillet, selon les dernières données de l’Institut national de la statistique (INS). Cette remontée est notamment portée par une nouvelle accélération des prix alimentaires, qui progressent de 7,8% sur un an.

Les prix alimentaires sous pression

La hausse des prix des produits alimentaires constitue le principal point de pression sur le budget des ménages. Sur un an, plusieurs produits enregistrent des augmentations particulièrement importantes : +16,5% pour la volaille, +14,7% pour la viande ovine et +14,4% pour les fruits.

La situation est encore plus marquée lorsqu’on observe l’évolution mensuelle. Entre juillet et août, le prix des œufs a bondi de 12,9%, tandis que celui de la volaille a augmenté de 11,4%.

Une inflation qui repart après plusieurs mois de modération

Le passage de 5,1% à 5,4% en l’espace d’un mois traduit une réaccélération de l’inflation, alors que la hausse des prix s’était progressivement modérée au cours des mois précédents.

Au-delà du taux global, la structure de cette progression mérite une attention particulière : ce sont les produits alimentaires et notamment plusieurs produits de consommation courante qui concentrent une partie importante des tensions.

Cette évolution risque ainsi de se traduire directement sur le pouvoir d’achat des ménages, particulièrement pour les catégories qui consacrent une part importante de leur budget à l’alimentation.

Le signal à surveiller pour les prochains mois

Avec une inflation désormais à 5,4%, l’évolution des prix alimentaires sera l’un des principaux indicateurs à surveiller dans les prochains mois. La forte progression mensuelle de certains produits montre en effet que les tensions ne se limitent pas à une évolution statistique du taux annuel, mais se manifestent directement dans les prix payés par les consommateurs.

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Médenine : Les pacemakers, nouvelle étape dans le rapprochement des soins spécialisés dans le Sud-Est

Le CHU Habib Bourguiba de Médenine a réalisé, dimanche 6 septembre 2026, ses premières implantations de stimulateurs cardiaques. Au-delà de la première médicale, le démarrage de cette activité marque une nouvelle étape dans le rapprochement des soins spécialisés des patients de Médenine et, plus largement, du Sud-Est.

Quatre patients ont bénéficié de ces premières interventions, réalisées avec succès par deux médecins universitaires du service de cardiologie de Médenine, sous la supervision du Pr Abdeldayem Hagui, spécialiste de l’Hôpital militaire de Tunis.

Les deux praticiennes avaient auparavant suivi une formation spécialisée à l’Hôpital militaire de Tunis et au CHU Sahloul de Sousse, selon le ministère de la Santé.

Des déplacements vers d’autres gouvernorats désormais évitables

L’enjeu dépasse le cadre du CHU de Médenine. Le ministère de la Santé souligne que le lancement de cette activité doit permettre aux patients de Médenine et des régions voisines de bénéficier d’une prise en charge plus proche de leur lieu de résidence.

Jusqu’ici, les patients nécessitant ce type d’intervention devaient être orientés vers d’autres établissements disposant des compétences et des équipements nécessaires.

Le ministère met ainsi en avant un double impact : réduire les déplacements vers d’autres gouvernorats et contribuer à alléger la pression exercée sur les établissements hospitaliers accueillant jusqu’ici ces patients.

Selon le directeur régional de la Santé de Médenine, Taïeb Challouf, cette nouvelle activité concerne non seulement le gouvernorat mais également les gouvernorats voisins et, plus largement, le Sud-Est.

Des compétences spécialisées transférées vers Médenine

Cette première illustre également un autre aspect de la décentralisation sanitaire : le transfert de compétences vers les équipes médicales régionales.

Les deux médecins ayant participé aux implantations ont été spécifiquement formées à Tunis et à Sousse. Le Pr Abdeldayem Hagui a présenté ces premières opérations comme le point de départ d’une activité appelée à se poursuivre au profit des habitants du Sud.

Le développement d’une capacité locale pourrait ainsi permettre au CHU de prendre progressivement en charge sur place des patients qui devaient auparavant parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour accéder à certaines interventions spécialisées.

Plusieurs avancées médicales en quelques mois

L’implantation des premiers pacemakers intervient dans une séquence de renforcement de l’offre de soins au CHU Habib Bourguiba.

En février dernier, deux nouveaux services universitaires de chirurgie générale et digestive et de chirurgie rénale et urologique avaient été inaugurés. Leur aménagement et leur équipement avaient représenté un investissement d’environ 1,4 million de dinars. Des travaux concernant le bloc opératoire central et le service de réanimation étaient parallèlement en cours.

Autre avancée, le 11 juin, l’établissement avait réalisé sa première thrombolyse cérébrale à travers la plateforme numérique « Najda-AVC », en coordination avec une équipe spécialisée de Djerba. Cette prise en charge avait permis d’intervenir rapidement sur un patient victime d’un accident vasculaire cérébral.

Deux semaines plus tard, le service des urgences annonçait déjà une troisième prise en charge réussie d’un AVC aigu à travers le même dispositif.

Les premières implantations de pacemakers viennent donc prolonger cette évolution. Leur portée se mesurera désormais à la capacité du CHU Habib Bourguiba à pérenniser cette nouvelle activité et à réduire durablement les déplacements des patients du Sud-Est vers les grands centres hospitaliers du pays.

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