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Autisme : Les demandes d’intégration en jardins d’enfants ouvertes pour 2026-2027

Les familles concernées peuvent désormais déposer les demandes permettant aux enfants présentant un trouble du spectre de l’autisme (TSA), âgés de 3 à 6 ans, de bénéficier du programme national d’intégration dans les jardins d’enfants pour l’année 2026-2027. Le dispositif prévoit l’intervention de commissions régionales chargées d’examiner les dossiers déposés auprès des structures compétentes. Les demandes doivent notamment être accompagnées d’une préinscription dans un jardin d’enfants et d’un rapport médical détaillé.

Un dispositif désormais encadré par décret

L’ouverture des demandes intervient après la publication, en juillet 2026, de l’arrêté gouvernemental n°192, qui fixe les conditions et les procédures du programme national d’intégration des enfants présentant un TSA dans les jardins d’enfants.

Le texte concerne les enfants âgés de 3 à 6 ans inscrits dans des jardins d’enfants. Il prévoit également la création d’une commission régionale dans chaque gouvernorat pour examiner les demandes de prise en charge.

Le programme prévoit par ailleurs des aides mensuelles destinées aux jardins d’enfants participant au dispositif ainsi qu’aux spécialistes intervenant auprès des enfants. Le montant de ces aides doit toutefois être fixé ultérieurement par un texte conjoint.

Quelles démarches pour les familles ?

Les parents souhaitant bénéficier du programme doivent constituer un dossier auprès de la délégation régionale compétente.

Parmi les éléments demandés figurent notamment une préinscription de l’enfant dans un jardin d’enfants ainsi qu’un rapport médical détaillé permettant d’établir la situation de l’enfant et ses besoins.

Les familles sont invitées à vérifier auprès de leur délégation régionale la liste complète des pièces exigées et les modalités précises de dépôt, afin d’éviter qu’un dossier incomplet ne retarde son examen.

Une prise en charge qui associe jardins et spécialistes

Le programme ne repose pas uniquement sur l’accueil de l’enfant dans un jardin d’enfants. Le cadre réglementaire prévoit également l’intervention de spécialistes et un soutien financier aux structures participant au dispositif.

L’objectif est de permettre une intégration adaptée des enfants concernés dans les structures de petite enfance, tout en tenant compte de leurs besoins spécifiques.

Cette orientation s’inscrit dans une politique déjà engagée par les autorités. Le programme d’intégration des enfants présentant un TSA dans les structures de petite enfance avait commencé avant 2026 et avait déjà permis d’élargir progressivement le nombre de bénéficiaires.

Un autre dispositif concerne les enfants autistes âgés de 3 à 7 ans pris en charge par le complexe social et éducatif spécialisé relevant du ministère des Affaires sociales.

Pour l’année 2026-2027, les dossiers pour ce complexe sont acceptés jusqu’au 30 septembre 2026 et obéissent à des conditions et à des pièces spécifiques. Il s’agit donc d’un mécanisme distinct du programme d’intégration en jardins d’enfants prévu pour les 3-6 ans.

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SNTRI : 55 postes à pourvoir, les candidatures ouvertes jusqu’au 30 septembre

La Société nationale de transport interurbain (SNTRI) ouvre, à partir de ce samedi 5 septembre 2026, un concours externe pour le recrutement de 55 cadres, agents de maîtrise et agents d’exécution. La campagne concerne au total 7 postes de cadres, 7 postes de maîtrise et 41 postes d’exécution, avec des profils couvrant notamment l’informatique, la comptabilité, le droit, la maintenance et la conduite. Les candidats disposent jusqu’au 30 septembre 2026 pour déposer leur candidature en ligne.

55 postes répartis sur trois catégories

La répartition des recrutements constitue le principal élément de cette nouvelle campagne de la SNTRI.

L’entreprise publique prévoit 7 recrutements dans la catégorie des cadres, auxquels s’ajoutent 7 postes de maîtrise. La majorité des besoins concerne toutefois la catégorie de l’exécution, avec 41 postes à pourvoir.

Cette ventilation traduit des besoins couvrant plusieurs fonctions nécessaires au fonctionnement d’une entreprise de transport interurbain, aussi bien dans les services administratifs et techniques que dans l’exploitation.

Des profils techniques et administratifs recherchés

Parmi les profils concernés figurent notamment des compétences liées à l’informatique et à la cybersécurité, mais également à la comptabilité, à l’audit et au droit.

La campagne comprend aussi des besoins directement liés à l’activité de transport, notamment dans la maintenance des véhicules lourds et la conduite des autobus.

Les candidats doivent donc vérifier attentivement le profil, le niveau de formation et les conditions spécifiques correspondant à chaque poste avant de procéder à leur inscription.

Les candidatures jusqu’au 30 septembre

Les inscriptions sont ouvertes à partir du 5 septembre 2026 et se poursuivront jusqu’au 30 septembre.

La SNTRI met les informations relatives au recrutement à la disposition des candidats à travers sa rubrique consacrée aux offres d’emploi. Les démarches et les conditions détaillées doivent être consultées avant le dépôt du dossier.

La candidature peut également être suivie à travers le portail national des concours publics, qui centralise les concours de recrutement des organismes publics.

Pour les candidats intéressés, le respect de la date limite constitue donc le premier impératif : aucune candidature ne pourra être déposée au-delà de la période fixée par l’entreprise.

Cette campagne intervient dans un contexte où la SNTRI doit répondre à des besoins à la fois opérationnels et techniques. Les postes proposés ne se limitent pas à la conduite ou à la maintenance des autobus, mais concernent également des fonctions spécialisées indispensables à la gestion et à la modernisation de l’entreprise.

La présence de profils liés à l’informatique et à la cybersécurité illustre notamment l’élargissement des compétences recherchées au-delà des métiers traditionnels du transport.

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Coupes africaines : L’ES Zarzis lance la campagne tunisienne, le CA et le CSS entrent en scène

La campagne africaine des clubs tunisiens a démarré vendredi avec une victoire de l’Espérance de Zarzis face à Diambars FC (3-1), en premier tour aller de la Coupe de la Confédération. Ce samedi, le Club Africain et le Club Sportif Sfaxien entreront à leur tour en lice, respectivement en Ligue des champions face au Djoliba AC à Radès et en Coupe de la Confédération contre Shooting Stars au Nigeria. La Tunisie compte cette saison quatre représentants dans les compétitions interclubs de la CAF, mais l’Espérance de Tunis, engagée en Ligue des champions, est directement qualifiée pour le deuxième tour préliminaire.

Zarzis prend une première option

L’ES Zarzis a parfaitement lancé le contingent tunisien en s’imposant 3-1 face à Diambars FC, vendredi au stade Taïeb Mhiri de Sfax.

Menés après l’ouverture du score d’El Hajji Diallo à la 14e minute, les Zarzissiens ont rapidement réagi. Khalil Kassab a égalisé à la 35e minute avant de donner l’avantage aux siens sur penalty à la 56e. L’expulsion de Mohamed Diané côté sénégalais à la 67e minute a ensuite facilité la tâche de l’équipe tunisienne, qui a définitivement fait la différence grâce à Samba Diouf à la 70e minute.

Avec cette victoire par deux buts d’écart, l’ES Zarzis aborde le match retour avec une marge intéressante. Il lui faudra toutefois confirmer cet avantage lors du déplacement au Sénégal la semaine prochaine.

Le Club Africain retrouve la Ligue des champions

Après son titre de champion de Tunisie, le Club Africain retrouve la Ligue des champions africaine avec une affiche face au Djoliba AC du Mali.

Le match aller du premier tour préliminaire aura lieu ce samedi à 19h au stade Hamadi Agrebi de Radès. Le retour est prévu à Bamako. Pour les Clubistes, l’objectif sera de profiter de cette première manche à domicile pour prendre une avance avant un déplacement qui s’annonce particulièrement exigeant.

Le retour sur la scène continentale constitue un rendez-vous important pour le champion de Tunisie, qui devra rapidement retrouver les exigences du haut niveau africain.

Le CSS en déplacement au Nigeria

Le CS Sfaxien débutera, lui aussi, sa campagne africaine ce samedi, mais avec un déplacement à négocier au Nigeria.

Le club sfaxien affrontera Shooting Stars au stade Mko Abiola d’Abeokuta à partir de 16h. Cette rencontre constitue le premier acte du premier tour de la Coupe de la Confédération, avant le match retour au stade Taïeb Mhiri de Sfax.

Le CSS possède une solide expérience dans cette compétition, avec trois sacres remportés en 2007, 2008 et 2013. Cette expérience sera mise à l’épreuve face à une formation nigériane qui évoluera devant son public.

Le programme tunisien

Ligue des champions – premier tour aller

  • Samedi 5 septembre, 19h : Club Africain – Djoliba AC, stade Hamadi Agrebi de Radès

Coupe de la Confédération – premier tour aller

  • Vendredi 4 septembre : ES Zarzis – Diambars FC : 3-1
  • Samedi 5 septembre, 16h : Shooting Stars – CS Sfaxien, Nigeria

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Ligue 1 : Les cinq matches du week-end au programme de la 3ème journée

La 3e journée de Ligue 1 démarre ce week-end avec cinq rencontres au programme, réparties entre samedi 5 et dimanche 6 septembre. Le CA Bizertin et le Club Africain sont en tête après deux journées, tandis que plusieurs équipes chercheront à décrocher leur première victoire de la saison. Trois autres rencontres de cette journée ont été reportées aux 16 et 17 septembre en raison de la participation de clubs tunisiens aux compétitions africaines.

Le CAB veut préserver son sans-faute

Deux matches sont programmés samedi à partir de 16h30. Au stade du 15-Octobre de Bizerte, le CA Bizertin reçoit l’Olympique de Béja.

Le CAB a remporté ses deux premières rencontres et partage la tête du classement avec le Club Africain, avec six points. Après ses succès face à l’AS Marsa et au CS Hammam-Lif, le club nordiste tentera de poursuivre son sans-faute.

L’Olympique de Béja connaît en revanche un début de championnat difficile. Battus lors de leurs deux premières sorties, les Béjaois sont toujours à la recherche de leur premier point.

À Sfax, le PS Sakiet Eddaier accueille le CS Hammam-Lif. Le promu compte déjà quatre points après deux journées, grâce à une victoire contre la JS Omrane et un nul face à l’AS Marsa. Une nouvelle victoire permettrait au club de Sakiet Eddaier de confirmer son excellent départ parmi l’élite et de rester au contact des équipes de tête.

Le CS Hammam-Lif, qui compte un match en moins, s’est incliné lors de son unique sortie face au CA Bizertin. Il tentera de lancer sa saison à l’occasion de ce déplacement.

L’Espérance attend l’AS Marsa

Dimanche, trois rencontres sont au programme.

À Radès, l’Espérance Sportive de Tunis reçoit l’AS Marsa. Après deux journées, les deux formations affichent des situations différentes : l’Espérance cherchera à faire oublier son faux-pas face à la JSO, tandis que l’AS Marsa, promue cette saison, tentera de décrocher sa première victoire.

À Sousse, l’Étoile Sportive du Sahel sera opposée à la Jeunesse Sportive d’El Omrane. Les deux équipes chercheront à améliorer leur position. L’enjeu sera notamment de prendre de précieux points avant la suite de la compétition.

La cinquième rencontre du week-end opposera l’ES Métlaoui à l’ES Hammam-Sousse à Métlaoui.

Programme de la 3ème journée

Samedi 5 septembre (16h30)

  • CA Bizertin – Olympique de Béja
  • PS Sakiet Eddaier – CS Hammam-Lif

Dimanche 6 septembre (16h30)

  • ES Tunis – AS Marsa
  • ES Sahel – JS Omrane
  • ES Métlaoui – ES Hammam Sousse

Mercredi 16 septembre (16h00)

  • US Ben Guerdane – CS Sfaxien

Jeudi 17 septembre (16h00)

  • Stade Tunisien – Club Africain
  • ES Zarzis – US Monastirienne

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Phoenix Express 26 : 400 militaires de 13 pays réunis en Tunisie

La Tunisie accueillera du 6 au 18 septembre 2026 l’exercice naval multilatéral « Phoenix Express 26 », organisé en coopération avec le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM). Quelque 400 militaires et observateurs de 13 pays participeront à cette nouvelle séquence, avec la présence annoncée de cinq bâtiments militaires. L’exercice doit renforcer la coopération régionale et les capacités opérationnelles conjointes dans le domaine de la sécurité maritime.

13 pays mobilisés autour de la Tunisie

Outre la Tunisie, pays hôte, les participants viennent d’Algérie, de Libye, du Maroc, d’Égypte, de Turquie, de Malte, d’Italie, de France, d’Espagne, de Belgique, de Géorgie et des États-Unis.

Cette configuration réunit ainsi des forces navales du Maghreb, de la Méditerranée, d’Europe et des États-Unis. Cinq bâtiments militaires doivent également être accueillis en Tunisie pour prendre part aux différentes activités prévues dans le cadre de l’exercice.

La sécurité maritime au cœur des manœuvres

Selon le ministère de la Défense nationale, Phoenix Express 26 vise à renforcer la coopération régionale et à développer les capacités opérationnelles communes en matière de sécurité maritime.

Les équipages navals seront notamment entraînés à exploiter et intégrer les systèmes, équipements et moyens technologiques modernes dans les opérations maritimes. Une partie du programme porte également sur la lutte contre les activités illicites en mer et les différentes formes de criminalité organisée, notamment la contrebande et la traite des êtres humains.

Drones, renseignement et inspection des navires

Le programme comprend également des cours théoriques et des ateliers pratiques consacrés à plusieurs domaines liés aux opérations maritimes.

Les participants seront notamment formés à l’utilisation de véhicules de surface sans équipage, à la visite et à l’inspection des navires ainsi qu’au renseignement maritime. Le dispositif prévoit également des formations portant sur la lutte contre les armes biologiques et chimiques, le soutien sanitaire et les premiers secours, ainsi que sur les règles juridiques encadrant les activités maritimes.

Une nouvelle séquence après l’exercice de janvier

Cette annonce intervient quelques mois après la tenue en Tunisie, du 20 au 23 janvier 2026, de la 20e édition de Phoenix Express. Cette précédente édition avait réuni huit pays et avait notamment porté sur la connaissance du domaine maritime et les opérations de visite, d’arraisonnement, de fouille et de saisie. Webdo avait consacré un article à cette première séquence de 2026.

L’exercice annoncé pour septembre constitue donc une nouvelle étape de Phoenix Express 2026, avec une participation élargie à 13 pays, 400 militaires et observateurs et cinq bâtiments militaires. Cette configuration donne à cette nouvelle manœuvre une dimension plus large en matière de coopération et d’entraînement à la sécurité maritime en Méditerranée.

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Santé publique : 544 postes ouverts, dont 434 médecins spécialistes

Le ministère de la Santé ouvre 544 postes de recrutement dans le secteur public, selon des décisions publiées au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) du 4 septembre 2026. Le principal concours porte sur 434 médecins spécialistes, tandis que 52 postes sont réservés aux pharmaciens, 53 aux médecins-dentistes, deux aux médecins des hôpitaux et trois aux médecins principaux des hôpitaux. Pour les médecins spécialistes, le concours sur titres et travaux débutera le 16 novembre 2026, avec une clôture des candidatures fixée au 16 octobre.

434 médecins spécialistes à recruter

Les 434 postes destinés aux médecins spécialistes constituent le principal volet de cette opération de recrutement. 433 postes sont prévus pour le ministère de la Santé, dans différentes spécialités médicales.

Le 434e poste concerne un spécialiste en médecine préventive et médecine communautaire, qui sera affecté par voie de détachement auprès de l’Instance nationale d’évaluation et d’accréditation en santé.

Les candidats à ce concours sur titres et travaux devront donc prendre en compte l’échéance du 16 octobre 2026 pour le dépôt des candidatures. Le concours est prévu à partir du 16 novembre.

42 autres spécialistes par détachement

Un point mérite d’être distingué dans la lecture des chiffres publiés au JORT : 42 autres postes de médecins spécialistes sont prévus par détachement au profit des ministères des Finances, de l’Intérieur et de la Défense.

Le ministère des Finances bénéficiera de trois spécialistes, en médecine d’urgence, radiologie et imagerie médicale et pédiatrie. Le ministère de l’Intérieur compte 24 postes, notamment en biologie médicale, psychiatrie et médecine de famille.

Le ministère de la Défense bénéficiera, pour sa part, de 15 spécialistes dans plusieurs disciplines, dont l’anesthésie-réanimation, la chirurgie pédiatrique, l’urologie, l’imagerie médicale, la cardiologie, la pneumologie, la dermatologie et l’hématologie clinique.

Ces 42 postes sont distincts des 434 postes du concours principal. Ils ne doivent donc pas être ajoutés aux 544 postes correspondant aux différents concours annoncés pour le secteur de la santé publique.

52 pharmaciens et 53 médecins-dentistes

Le dispositif comprend également 52 postes de pharmaciens de la santé publique et 53 postes de médecins-dentistes de la santé publique. S’y ajoutent deux postes de médecins des hôpitaux et trois postes de médecins principaux des hôpitaux.

Le total de 544 postes se décompose ainsi : 434 médecins spécialistes, 52 pharmaciens, 53 médecins-dentistes, deux médecins des hôpitaux et trois médecins principaux des hôpitaux.

Pour les 434 médecins spécialistes, la date limite d’inscription est fixée au 16 octobre 2026, tandis que le concours sur titres et travaux débutera le 16 novembre.

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BFI Londres : Deux films tunisiens dans la sélection du 70e festival

Le cinéma tunisien sera représenté par deux films au 70e BFI London Film Festival, prévu du 7 au 18 octobre 2026 à Londres. À voix basse (In a Whisper) de Leyla Bouzid et The Bird’s Placebo de Rami Jarboui figurent dans la sélection officielle, hors compétition, de cette édition anniversaire qui réunit 251 œuvres provenant de 88 pays.

Leyla Bouzid à nouveau à l’international

Présenté dans la section « Love », À voix basse sera projeté en présence de sa réalisatrice. D’une durée de 113 minutes, ce troisième long-métrage de fiction de Leyla Bouzid est une coproduction entre la France et la Tunisie, portée par Unité et Cinétéléfilms.

Le film suit Lilia, incarnée par Eya Bouteraa, qui revient de Paris en Tunisie à la suite du décès de son oncle. Dans la maison familiale, où se côtoient plusieurs générations de femmes, son retour fait ressurgir des tensions, des souvenirs et des secrets longtemps tus. Hiam Abbass et Marion Barbeau complètent notamment la distribution. Le BFI décrit le film comme le récit du retour d’une jeune femme queer dans sa famille intergénérationnelle.

Cette sélection londonienne constitue une nouvelle étape dans le parcours international du film, après sa présentation en compétition officielle à la 76e Berlinale, en février 2026. In a Whisper avait alors effectué sa première mondiale à Berlin.

Rami Jarboui rejoint la sélection

La deuxième présence tunisienne vient du cinéma d’animation. Rami Jarboui participera au festival avec The Bird’s Placebo, un court-métrage de 20 minutes sélectionné dans la section « Life/Drawing ».

Mêlant rotoscopie et animation 3D, le film raconte l’histoire de Yahya, un jeune homme en situation de handicap vivant dans un quartier populaire défavorisé de la capitale et nourrissant le rêve de traverser la Méditerranée.

Après sa présentation aux Journées cinématographiques de Carthage en 2025, puis sa première mondiale au Festival de Sundance en janvier 2026, le film poursuit ainsi sa trajectoire internationale avec une sélection au BFI. Le programme londonien confirme sa présence dans la section consacrée à l’animation.

Une édition anniversaire sous le signe de la diversité

Pour sa 70e édition, le BFI London Film Festival propose une programmation particulièrement internationale, avec des œuvres venues de 88 pays. Le programme comprend notamment 33 premières mondiales, tandis que 109 œuvres sont réalisées par des cinéastes femmes, soit 43 % de la sélection.

La présence de deux réalisateurs tunisiens s’inscrit également dans une représentation plus large du cinéma de la région MENA au festival. La programmation 2026 comprend plusieurs œuvres venues d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, avec des films tunisiens présents à la fois dans les formats longs et courts.

À cette double présence s’ajoute All About The Money, documentaire de la réalisatrice irlandaise Sinéad O’Shea, coproduction internationale dont une partie du récit se déroule entre les États-Unis, l’Irlande et la Tunisie.

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Universités jordaniennes : 45 places ouvertes aux étudiants tunisiens

Le ministère de l’Enseignement supérieur ouvre, du 5 au 10 septembre 2026, les candidatures pour 45 places dans les universités publiques jordaniennes au profit d’étudiants tunisiens résidant en Jordanie ou dans les pays du Golfe. L’offre comprend 30 places en licence avec bourse et 15 places en troisième cycle sans bourse, avec une priorité accordée aux candidats résidant en Jordanie.

Qui peut candidater ?

Cette campagne s’adresse aux étudiants tunisiens résidant en Jordanie ou dans les pays du Golfe. Une priorité est accordée aux Tunisiens établis en Jordanie. Les candidats doivent répondre aux conditions fixées dans le cadre de l’accord de coopération universitaire entre la Tunisie et la Jordanie.

Le dispositif concerne deux niveaux d’études : les formations de premier cycle et les études de troisième cycle.

30 places avec bourse

Sur les 45 places proposées, 30 concernent des études de bachelor et sont assorties d’une bourse. Les 15 autres places sont destinées au troisième cycle, mais ne bénéficient pas d’une bourse.

Cette distinction est importante pour les candidats, notamment concernant les conditions financières liées à leur séjour et à leurs études en Jordanie.

Les personnes intéressées doivent déposer leur candidature dans la période allant du 5 au 10 septembre 2026.

Le ministère de l’Enseignement supérieur met à disposition les informations et le formulaire nécessaires à travers ses canaux officiels. Les candidats sont invités à vérifier attentivement les conditions d’éligibilité et les documents demandés avant de transmettre leur dossier.

Compte tenu de la durée limitée de la campagne, les candidats concernés disposent de quelques jours seulement pour effectuer les démarches.

Une admission qui relève des autorités jordaniennes

Le dépôt d’une candidature ne vaut pas admission définitive.

La sélection et la décision finale d’admission dans les universités publiques jordaniennes relèvent des autorités compétentes jordaniennes, conformément aux procédures applicables.

Les candidats doivent donc distinguer la candidature au titre de l’offre tunisienne de la décision finale d’affectation et d’admission dans l’établissement jordanien.

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Réorientation universitaire : Les résultats sont disponibles, attention au délai de confirmation

Les résultats de la session de réorientation universitaire des bacheliers 2026 sont disponibles depuis vendredi 4 septembre sur la plateforme officielle de l’orientation universitaire. Les candidats ayant obtenu une nouvelle affectation doivent désormais confirmer leur choix dans un délai précis, faute de quoi cette nouvelle affectation sera retenue.

Les résultats disponibles en ligne

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé vendredi la mise à disposition des résultats de la session de réorientation, exclusivement via le site officiel orientation.tn.

Les candidats concernés peuvent donc consulter leur nouvelle affectation directement sur la plateforme afin de déterminer la suite à donner à leur orientation.

Cette étape concerne les bacheliers ayant participé à la session de réorientation organisée en août. Les demandes avaient notamment été ouvertes pour certains candidats pour des motifs sociaux, sanitaires ou liés à des aptitudes particulières.

Deux affectations possibles

Pour les candidats auxquels une nouvelle affectation a été attribuée, le choix porte entre l’affectation initiale et la nouvelle affectation.

La période de confirmation s’étend du vendredi 4 septembre à 22h au dimanche 6 septembre à 22h.

Les candidats qui souhaitent conserver leur première affectation doivent donc effectuer la démarche prévue pendant cette période, au même titre que ceux qui souhaitent retenir leur nouvelle orientation.

L’absence de confirmation a une conséquence

Le point à surveiller est la conséquence d’une absence de réponse.

Sans confirmation dans le délai imparti, la nouvelle affectation sera retenue. Les candidats qui souhaitent conserver leur affectation initiale ne doivent donc pas considérer l’absence de démarche comme un maintien automatique de celle-ci.

Il est recommandé de ne pas attendre les dernières heures pour effectuer la procédure, notamment en cas de difficulté technique ou de forte affluence sur la plateforme.

Une échéance à ne pas manquer

Les résultats sont consultables sur orientation.tn, le site officiel de l’orientation universitaire.

La confirmation du choix s’effectue via confirm.orientation.tn.

Les candidats concernés ont intérêt à conserver une preuve de leur choix, par exemple une capture d’écran ou tout justificatif généré après la confirmation.

Cette étape constitue la dernière formalité pour les candidats ayant obtenu une nouvelle affectation dans le cadre de cette session.

Le délai étant fixé au dimanche 6 septembre à 22h, les candidats concernés doivent donc vérifier leur résultat, comparer leur nouvelle affectation avec celle obtenue initialement et effectuer leur choix dans les délais.

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Nostalgies : Un piéton dans sa ville décharnée

Mes déambulations en ville m’ont amené jusqu’au passage Bénévent, une longue allée qui relie la rue Amilcar et la rue Charles de Gaulle. Autant le dire sans tarder : ce passage fut longtemps un aimant pour les enfants de ma génération qui venaient y lécher les vitrines de Baby, le plus magnifique magasin de jouets de Tunis. L’enseigne est toujours là avec ses quatre lettres qui se détachent et invitent à découvrir les vitrines de toutes les tentations.

Baby est aux gamins ce qu’Au Bonheur des dames est aux midinettes. On y trouvait soldats de plomb et voitures en miniature, jeux de chevaux et figurines des Sept familles, panoplie de Zorro et étoiles de shérif, boules puantes et fluide glacial. Dire que je divague aujourd’hui encore à l’orée de ce repaire où je me souviens avoir joué à Robin des bois, au chevalier Bayard,aux Trois mousquetaires et
aux pirates de l’île au trésor !

Nous avons tous une histoire avec les jouets : ils disent un peu de ce que nous sommes et racontent les serpents qui nous hantent. Les vitrines rutilantes de l’enfance sont inoubliables, surtout lorsqu’un train électrique y repasse sans cesse sur des rails articulés, roulant vers des gares imaginaires. Je me demande encore si le jour où j’ai détruit la locomotive et les wagons du train qui avait accompagné mes tendres années, marquait un passage, un moment de bascule, une nouvelle porte qui s’ouvrait au sortir de l’enfance.

Paradoxalement, la manière de tunnel qui mène jusqu’à Baby est bouché. Le passage n’en est plus un depuis qu’il s’est transformé en impasse. Devrais-je y voir un quelconque symbole ou extrapoler en utilisant ce prétexte ? Peu importe au fond car les petits pas qui ont emprunté le passage amputé puis fait demi-tour, me semblent suffisants pour l’anamnése d’un piéton cueillant des souvenirs dans une ville décharnée.

Car il reste peu de vestiges de ces banlieues de l’enfance. Les immenses vitrines du magasin Narraci ont changé de visage, les libraires Bonici et Jeanne d’Arc ont disparu, la chocolaterie Castagna a comme fondu, le liftier nain du Magasin général n’est plus là, l’escalator du Monoprix est immobile, le parfumeur ne s’appelle plus Kolsi et la Pâtisserie viennoise n’est plus qu’une fragrance du passé. Qu’ajouter sinon que d’Amilcar à Charles de Gaulle, on ne passe plus !

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Cybersécurité : Les administrations tunisiennes face à de nouvelles obligations

La circulaire gouvernementale n°05 du 2 septembre 2026 impose de nouvelles obligations de cybersécurité aux administrations et entreprises publiques. Elle prévoit notamment l’authentification multifacteur (MFA), l’hébergement auprès d’opérateurs agréés, l’utilisation du protocole HTTPS, un audit annuel de sécurité et le signalement immédiat des incidents. Elle interdit également la transmission de documents administratifs via les applications de messagerie ou les réseaux sociaux et réserve les échanges officiels aux courriels institutionnels en « .tn ».

Le MFA devient obligatoire

L’une des principales mesures concerne l’authentification multifacteur, qui doit renforcer la protection des accès aux systèmes et services numériques publics.

Concrètement, l’identifiant et le mot de passe ne doivent plus constituer l’unique barrière d’accès. Les administrations devront donc disposer des outils permettant aux agents d’utiliser un second facteur d’authentification.

Cette obligation implique un effort technique, mais aussi organisationnel, notamment pour les structures qui ne disposent pas encore d’une infrastructure adaptée.

Fin du partage de documents par les messageries

La circulaire entend également mettre fin à une pratique devenue courante : l’échange de documents administratifs via les applications mobiles de messagerie et les réseaux sociaux.

Les documents officiels devront désormais transiter par les canaux institutionnels prévus à cet effet, notamment les adresses électroniques nationales en « .tn ».

La mesure concerne directement les habitudes de travail des agents publics, en particulier lorsqu’ils échangent rapidement des fichiers ou des documents depuis leur téléphone. Sa mise en œuvre nécessitera donc des consignes claires et des moyens permettant de disposer d’alternatives sécurisées.

Hébergement et protection contre les attaques

Les services numériques concernés devront être hébergés auprès d’opérateurs agréés et utiliser le protocole HTTPS afin de sécuriser les communications.

La circulaire prévoit également une protection contre les attaques par déni de service distribué (DDoS), qui peuvent rendre une plateforme publique indisponible en la saturant de requêtes malveillantes.

L’objectif est donc de protéger à la fois les données, les accès et la continuité des services publics numériques.

Un audit chaque année

Autre obligation : les organismes concernés devront réaliser un audit annuel de sécurité informatique.

Cette disposition doit permettre d’identifier régulièrement les vulnérabilités et de corriger les failles avant qu’elles ne soient exploitées. Elle pourrait toutefois représenter une charge supplémentaire pour les administrations qui ne disposent pas de compétences spécialisées en interne et devront recourir à des prestataires.

Le point décisif : l’application

Le texte fixe désormais un cadre plus strict, mais son efficacité dépendra de sa traduction sur le terrain.

Plusieurs questions restent à préciser : quel calendrier pour la mise en conformité ? Quels budgets seront consacrés au déploiement du MFA, aux audits et à la protection des infrastructures ? Quels organismes contrôleront l’application des nouvelles règles ? Et quelles mesures seront prises en cas de non-respect ?

Pour les agents publics comme pour les prestataires informatiques, la circulaire marque en tout cas un changement important : la cybersécurité devient une obligation de fonctionnement des services publics numériques, avec des règles précises concernant les accès, les échanges de documents, l’hébergement, la surveillance et la gestion des incidents.

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UGTT : L’instance régionale de Tunis appelle au dialogue

L’Instance administrative régionale de l’UGTT à Tunis s’est réunie, vendredi 4 septembre 2026, pour examiner la situation économique et sociale ainsi que plusieurs questions liées à l’activité syndicale.

Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion, la structure régionale évoque notamment l’évolution du pouvoir d’achat, les prix, l’approvisionnement de certains produits et le fonctionnement de plusieurs services publics.

L’instance régionale formule également plusieurs demandes concernant des syndicalistes licenciés ou faisant l’objet de procédures judiciaires.

Elle réaffirme par ailleurs son attachement au dialogue, à la négociation collective et au respect des droits syndicaux.

Une éventuelle mobilisation

La structure régionale indique qu’elle est disposée à participer aux actions qui pourraient être décidées par les instances nationales de l’UGTT.

Elle demande également à la direction nationale d’examiner la mise en œuvre de la décision de grève générale et indique être prête à organiser des actions au niveau régional, selon les décisions qui seront prises.

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Rentrée scolaire : 672 MD pour remettre les écoles à niveau

À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, le ministère de l’Éducation met en avant un effort d’investissement de plus de 672 millions de dinars consacré à la réhabilitation et à l’équipement des établissements scolaires. Selon le directeur général des constructions et de l’équipement au ministère, Anis Kouki, ce montant dépasse d’environ 40 millions de dinars celui mobilisé l’année précédente. L’essentiel de l’enveloppe est consacré à la maintenance, à la création de nouveaux espaces d’enseignement et au renforcement de la sécurité dans les écoles.

400 millions de dinars pour la maintenance

Le poste le plus important concerne la maintenance des établissements scolaires, avec plus de 400 millions de dinars mobilisés pour réaliser plus de 1200 interventions.

Ce volet doit permettre de traiter les besoins les plus urgents dans les établissements existants, alors que l’état des infrastructures constitue régulièrement l’un des principaux points de tension à l’approche de chaque rentrée.

L’enjeu n’est donc pas uniquement de construire de nouvelles écoles, mais aussi de remettre à niveau le parc existant : bâtiments, salles de classe et différents espaces nécessaires à l’accueil des élèves dans de meilleures conditions.

Près de 300 nouveaux espaces d’enseignement

Le programme comprend également la création de près de 300 nouveaux espaces d’enseignement, pour un investissement dépassant 150 millions de dinars a indiqué vendredi 4 septembre Anis Kouki sur les ondes de la Radio nationale.

Cette composante vise notamment à renforcer les capacités d’accueil des établissements confrontés à des besoins supplémentaires en salles de classe. Elle complète les annonces déjà faites autour de l’ouverture de nouveaux établissements scolaires pour cette rentrée.

Le bilan présenté par le ministère permet ainsi de mesurer l’effort réalisé non seulement à travers le nombre d’écoles nouvellement créées, mais aussi à travers l’extension et la réhabilitation des établissements déjà en service.

Des caméras dans 2000 écoles primaires

La sécurité constitue un autre axe du programme. Le ministère prévoit l’installation de caméras de vidéosurveillance dans 2000 écoles primaires.

Ce dispositif doit renforcer la sécurisation des établissements et de leurs abords. Mais au-delà de l’annonce, son efficacité dépendra surtout du rythme réel de déploiement, du nombre d’écoles effectivement équipées au moment de la rentrée et des modalités de fonctionnement et de suivi des installations.

Un investissement supérieur à celui de 2025

Avec plus de 672 millions de dinars, l’effort annoncé pour 2026-2027 représente environ 40 millions de dinars supplémentaires par rapport à l’année précédente.

Le chiffre donne une indication de l’ampleur des besoins accumulés dans le parc scolaire tunisien, mais aussi de la priorité accordée cette année aux opérations de remise à niveau.

Le véritable indicateur sera toutefois l’exécution sur le terrain : combien d’interventions ont été effectivement achevées, dans quelles régions, combien de nouveaux espaces sont opérationnels et combien d’écoles auront réellement bénéficié de la vidéosurveillance.

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Le journaliste Mohamed Yousfi en garde à vue : Les motifs de l’enquête précisés

Le journaliste Mohamed Yousfi, rédacteur en chef du média d’investigation Al-Katiba, a été placé en garde à vue sur décision du juge d’instruction du Pôle judiciaire économique et financier, quelques heures après son interpellation vendredi 4 septembre 2026. Une source judiciaire citée par la TAP a précisé les soupçons faisant l’objet de l’enquête, notamment l’enrichissement illicite et le blanchiment d’argent.

Une information judiciaire ouverte

Selon la TAP, le parquet du Pôle judiciaire économique et financier près le Tribunal de première instance de Tunis a ordonné l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre de Mohamed Yousfi ainsi que de toute personne que les investigations pourraient révéler.

La source judiciaire évoque notamment des soupçons de constitution d’une entente en vue de porter atteinte aux personnes et aux biens, d’enrichissement illicite et de blanchiment habituel d’argent dans le cadre d’une organisation ou d’une entente.

Elle fait également état de soupçons concernant l’exploitation de facilités liées à la fonction ainsi qu’à l’activité professionnelle et sociale, et de flux financiers présumés dont Mohamed Yousfi aurait bénéficié par l’intermédiaire d’une association.

Une commission rogatoire a été confiée à l’Unité nationale de recherche sur les crimes financiers complexes de la Garde nationale. Après son audition, le juge d’instruction a ordonné son placement en garde à vue et la poursuite des investigations.

À ce stade, il s’agit de soupçons faisant l’objet d’une enquête. Mohamed Yousfi bénéficie de la présomption d’innocence.

Le SNJT évoque son activité journalistique

Selon Reuters, qui cite le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Mohamed Yousfi a également été interrogé sur son travail journalistique et sur la ligne éditoriale d’Al-Katiba.

Le syndicat établit un lien entre son interpellation et son activité professionnelle et considère que l’affaire concerne plus largement le droit des journalistes à exercer leur métier et le droit à une presse libre et indépendante.

Reuters précise que les autorités tunisiennes n’avaient pas répondu dans l’immédiat à sa demande de commentaire concernant l’interpellation.

Interpellé avant une émission sur les politiques hydrauliques

Mohamed Yousfi avait été interpellé vendredi alors qu’il s’apprêtait à entrer dans les locaux d’Express FM pour participer à l’émission « Le Mag Express », animée par Walid Ben Rhouma. L’interpellation a notamment été confirmée par le président du SNJT, Zied Dabbar.

Son intervention devait être consacrée à un ouvrage publié par Al-Katiba sur les politiques hydrauliques en Tunisie et regroupant plusieurs enquêtes d’investigation consacrées à cette question, selon les informations publiées par Express FM et d’autres médias tunisiens.

Aucun élément rendu public ne permet, à ce stade, d’établir un lien entre le thème de l’émission à laquelle Mohamed Yousfi devait participer et les faits visés par l’enquête judiciaire.

La durée exacte de la garde à vue et son fondement juridique précis n’ont pas été indiqués dans les informations rendues publiques samedi matin.

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