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Tunisie : 309 projets solaires totalisant 455 MW retenus

Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie a annoncé l’acceptation de 309 projets photovoltaïques, représentant une puissance totale projetée de 455 MW. Retenus dans le cadre de la sixième ronde du régime des autorisations, ces projets seront répartis dans plusieurs régions du pays.

187 projets de 1 MW

Selon les résultats publiés par le ministère, les projets retenus se répartissent entre 187 installations d’une puissance de 1 MW chacune, 119 projets de 2 MW et trois projets de 10 MW.

Au total, leur puissance cumulée atteint ainsi 455 MW.

L’essentiel de cette nouvelle vague repose donc sur des installations de petite et moyenne capacité plutôt que sur quelques grandes centrales photovoltaïques.

Où seront installés les projets ?

La liste officielle publiée par le ministère permet également de connaître les sites prévus pour les différentes installations.

Les projets sont répartis dans plusieurs gouvernorats, notamment à Gafsa, Sidi Bouzid, Tataouine, Médenine, Kébili, Kairouan, Sfax, Kasserine, Sousse, Le Kef et Nabeul.

Parmi les localités mentionnées figurent notamment Sidi Aïch, Métlaoui et El Guettar à Gafsa, Sidi Ali Ben Aoun à Sidi Bouzid, Tataouine-Nord, Médenine-Sud, Ben Guerdane et Zarzis, ainsi que Douz et Kébili-Sud.

La liste fait également apparaître des projets à Enfidha, Sbikha, Agareb, Skhira, Majel Bel Abbès, Tajerouine ou encore Soliman.

Cette répartition montre que les 455 MW projetés ne correspondent pas à une seule grande opération, mais à plusieurs centaines de projets répartis sur différentes régions.

455 MW projetés, pas encore installés

Les 455 MW annoncés ne constituent toutefois pas une nouvelle capacité déjà entrée en service.

Il s’agit de projets dont les demandes ont été acceptées dans le cadre du régime des autorisations. Leur contribution effective à la production électrique dépendra encore de leur réalisation, de leur raccordement au réseau et de leur mise en exploitation.

Cette distinction est importante alors que la Tunisie cherche à accélérer le développement du photovoltaïque et à augmenter progressivement la part des énergies renouvelables dans sa production électrique.

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« Correct the Map » : L’Afrique veut redessiner la carte du monde, la France rejoint l’initiative

La carte du monde telle que nous la connaissons pourrait progressivement changer. Soutenue par les 55 États membres de l’Union africaine, l’initiative « Correct the Map » veut remettre en question l’utilisation systématique de la projection de Mercator, qui déforme fortement les superficies réelles des continents, notamment celle de l’Afrique.

Le projet de résolution A/80/L.104, porté par le Togo au nom du Groupe africain, a été soumis ce vendredi 4 septembre à l’Assemblée générale des Nations unies. Il vise à « rééquilibrer la représentation cartographique mondiale » et à promouvoir une représentation plus équitable des différentes régions du monde, particulièrement de l’Afrique.

Pourquoi Mercator déforme-t-elle l’Afrique ?

Conçue au XVIe siècle par le cartographe Gerardus Mercator, cette projection répondait avant tout aux besoins de la navigation maritime. Elle permet notamment de conserver les angles et de représenter une route à cap constant par une ligne droite.

Mais cette propriété entraîne une importante déformation des superficies : plus les territoires sont éloignés de l’équateur, plus ils paraissent grands.

L’exemple le plus spectaculaire est celui du Groenland. Sur une carte de Mercator, il semble presque aussi vaste que l’Afrique alors que le continent africain est, en réalité, environ 14 fois plus grand.

C’est précisément cette perception que l’initiative africaine souhaite corriger. Ses promoteurs estiment que la représentation répétée d’une Afrique visuellement réduite peut influencer la manière dont sa place dans le monde est perçue.

Les 55 pays de l’Union africaine derrière l’initiative

L’initiative bénéficie du soutien des 55 États membres de l’Union africaine. Le Togo a été mandaté en avril 2025 pour la porter devant les Nations unies.

« Correct the Map » ne demande toutefois pas la disparition pure et simple de Mercator, qui conserve son utilité pour certains usages, notamment la navigation. L’objectif est plutôt de favoriser des projections respectant davantage les superficies lorsqu’il s’agit de représenter le monde dans son ensemble.

La démarche pourrait notamment concerner à terme les cartes utilisées par les institutions internationales, les médias, les plateformes numériques, les publications et les systèmes éducatifs.

La France passe à Eckert IV

Le mouvement africain vient d’obtenir un soutien particulièrement symbolique en Europe. La France a annoncé ce vendredi l’abandon de Mercator pour ses cartes du monde au profit de la projection Eckert IV.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a expliqué que les déformations cartographiques finissent par influencer les perceptions et qu’il était désormais temps de les corriger.

Eckert IV restitue beaucoup plus fidèlement les superficies relatives. Conséquence immédiatement visible : l’Afrique apparaît beaucoup plus grande relativement à l’Europe, à l’Amérique du Nord ou à la Russie.

Il faut toutefois distinguer le choix français de celui défendu par la campagne africaine : Paris privilégie Eckert IV, tandis que « Correct the Map » promeut notamment la projection Equal Earth. Les deux répondent cependant à la même volonté de mieux respecter les superficies réelles.

Une carte du monde aussi politique

Derrière une question apparemment technique se trouve donc un débat sur la représentation du monde. Les promoteurs de « Correct the Map » considèrent que les cartes peuvent contribuer à façonner les perceptions collectives du poids des continents.

Si la démarche se traduit progressivement dans les usages institutionnels et éducatifs, la carte du monde familière à plusieurs générations pourrait donc sensiblement changer d’apparence.

L’Assemblée générale des Nations unies avait inscrit l’examen de « Correct the Map » à sa 114e séance plénière de ce vendredi 4 septembre.

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Ghazi Mrabet : Cinq jours de garde à vue, une source judiciaire précise les circonstances

Les informations relayées dans la matinée concernant les circonstances de l’arrestation de l’avocat Ghazi Mrabet ont été confirmées, ce vendredi 4 septembre 2026, par une source judiciaire citée par Mosaïque FM. Celle-ci précise notamment les motifs de la garde à vue et les circonstances de l’interpellation.

Le parquet près le Tribunal de première instance de Tunis a autorisé la sous-direction de lutte contre les stupéfiants, relevant de la police judiciaire, à placer en garde à vue Ghazi Mrabet ainsi qu’un homme faisant l’objet d’un avis de recherche et condamné à 40 ans de prison pour trafic de stupéfiants.

Une importante saisie lors de la perquisition

Selon la même source judiciaire, les interpellations sont intervenues à la suite de la perquisition du domicile de l’homme recherché.

Les forces de sécurité y ont saisi plus de 8 kg de cocaïne, 4 kg de cannabis ainsi qu’une somme de 394.000 dinars.

La source judiciaire citée indique que Ghazi Mrabet se trouvait en compagnie de cet homme au moment de l’intervention. Elle affirme également que l’avocat aurait tenté d’entraver l’intervention des unités de sécurité afin de permettre à l’homme recherché de prendre la fuite.

Les deux hommes ont finalement été interpellés. Les investigations se poursuivent afin de déterminer les circonstances exactes de l’affaire et les éventuelles responsabilités.

Des avocats rappellent les prérogatives de la profession

Parallèlement, plusieurs avocats ont réagi sur les réseaux sociaux en rappelant les dispositions de l’article 2 du décret-loi n°2011-79 du 20 août 2011 organisant la profession d’avocat.

Ce texte prévoit notamment que l’avocat peut se déplacer hors de son cabinet lorsque l’accomplissement de ses missions professionnelles l’exige.

Les avocats ayant relayé cette disposition soulignent ainsi que la présence d’un avocat au domicile d’un client peut s’inscrire dans l’exercice de sa mission professionnelle.

Ce rappel intervient alors que la source judiciaire citée affirme que Ghazi Mrabet aurait tenté d’entraver l’intervention des forces de sécurité. Cette allégation, distincte de sa seule présence auprès de son client, devra être établie dans le cadre de l’enquête.

Les investigations étant toujours en cours, les éléments rapportés à ce stade ne préjugent pas de la responsabilité pénale des personnes concernées.

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Affaire du complot : L’UE réagit à la décision de la Cour de cassation

L’Union européenne a réagi, ce vendredi 4 septembre 2026, à la décision rendue la veille par la Cour de cassation dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État ». Tout en réaffirmant son engagement en faveur de son partenariat avec la Tunisie, l’UE fait part de préoccupations concernant certains aspects de la procédure.

L’UE évoque les garanties d’un procès équitable

Dans une déclaration publiée par le Service européen pour l’action extérieure (SEAE), l’Union européenne indique avoir pris acte « avec préoccupation » des verdicts confirmés le 3 septembre par la Cour de cassation.

L’UE estime que certaines interrogations subsistent concernant le plein respect des garanties liées à un procès équitable. Elle rappelle, à cette occasion, l’importance qu’elle accorde au respect des droits de l’Homme, notamment à la liberté d’expression et au droit à un procès équitable, des questions qu’elle indique aborder régulièrement dans ses échanges avec les autorités tunisiennes.

La déclaration européenne intervient au lendemain de la décision de la Cour de cassation concernant les 46 pourvois introduits dans cette affaire. Selon la TAP, 44 ont été rejetés sur le fond et deux sur la forme.

Lire aussi: Affaire du complot 1 : Les condamnations deviennent définitives après le rejet des 46 pourvois

La question des contacts diplomatiques

Le communiqué européen revient également sur la question des contacts diplomatiques. « L’Union européenne déplore que des contacts avec des diplomates accrédités en Tunisie, y compris européens, aient été utilisés comme motif d’inculpation ou élément à charge. »

Bruxelles appelle également à préserver les conditions permettant au pluralisme et aux voix indépendantes de contribuer au développement du pays.

Le partenariat avec la Tunisie réaffirmé

Parallèlement à ces observations, l’Union européenne réaffirme son engagement en faveur de son partenariat avec la Tunisie et son soutien au peuple tunisien.

La déclaration du SEAE s’inscrit ainsi dans le suivi européen de cette affaire judiciaire, tout en réaffirmant la volonté de l’Union de poursuivre son partenariat avec la Tunisie.

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Dakar 2026 : La Tunisie engage 42 athlètes dans 16 disciplines

La Tunisie sera représentée par 42 athlètes, dont 25 garçons et 17 filles, aux Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026, a annoncé le Comité national olympique tunisien (CNOT). La délégation tunisienne sera engagée dans 16 disciplines lors de cette compétition prévue du 31 octobre au 13 novembre au Sénégal, avec notamment une forte représentation en handball de plage.

Une délégation portée à 42 athlètes

Le contingent annoncé par le CNOT est supérieur à celui évoqué lors d’un précédent point d’étape en juin 2026. À cette période, la participation tunisienne aux Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar devait comprendre 38 athlètes. L’effectif annoncé début septembre atteint désormais 42 sportifs, soit quatre athlètes supplémentaires.

Cette délégation comprend 25 garçons et 17 filles et représentera la Tunisie dans 16 disciplines.

Parmi les disciplines représentées, le handball de plage constitue le contingent tunisien le plus important avec dix joueurs.

La participation tunisienne à Dakar 2026 réunira ainsi des jeunes athlètes issus de plusieurs disciplines, dans le cadre de l’un des principaux rendez-vous sportifs internationaux de l’année pour les catégories de jeunes.

Dakar 2026, un rendez-vous historique pour l’Afrique

Les Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar se dérouleront du 31 octobre au 13 novembre 2026.

L’événement revêt une dimension historique puisqu’il s’agit du premier événement olympique organisé sur le continent africain. Les compétitions se dérouleront notamment dans les zones de Dakar, Diamniadio et Saly.

Avec une délégation désormais portée à 42 athlètes, la Tunisie affine ainsi sa représentation pour ce rendez-vous consacré à la jeune génération sportive.

Les prochains mois permettront de connaître les ambitions sportives de la délégation tunisienne et les objectifs fixés aux athlètes engagés dans les différentes disciplines.

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POESAM 2026 : Orange Tunisie dévoile les lauréats nationaux

Orange Tunisie a dévoilé, jeudi 3 septembre à Tunis, les lauréats nationaux de la 16e édition du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM). Le projet CHITELIX d’Anis Ben Ghalia a remporté le premier prix, tandis qu’Amal Chebbi, avec PigmentOCO, a décroché le deuxième prix ainsi que le Prix Féminin National by PNUD Tunisie. Nejah Cherif complète le podium avec son projet HandiSuccess International.

156 projets en compétition

Cette 16e édition du POESAM a enregistré 156 candidatures en Tunisie, selon Orange Tunisie.

Les projets présentés couvrent plusieurs secteurs, dont la santé, l’éducation, l’agriculture, l’énergie et l’environnement, avec une utilisation des technologies pour répondre à des problématiques économiques, sociales ou environnementales.

À l’issue du processus de sélection, six finalistes ont été retenus pour présenter leurs projets devant un jury composé de représentants des écosystèmes entrepreneurial, technologique et de l’investissement.

CHITELIX remporte le premier prix

Le premier prix a été attribué à Anis Ben Ghalia pour son projet CHITELIX, spécialisé dans la valorisation des déchets de crabe bleu pour la production de chitosane et de biomatériaux durables.

Le deuxième prix est revenu à Amal Chebbi pour PigmentOCO, un projet développé dans le domaine des technologies textiles durables.

PigmentOCO vise notamment à réduire la consommation d’eau, d’énergie et de produits chimiques dans le secteur textile.

Le troisième prix a été remporté par Nejah Cherif avec HandiSuccess International, une plateforme numérique consacrée à l’inclusion professionnelle des personnes en situation de handicap.

Un Prix Féminin pour Amal Chebbi

Cette édition marque également la deuxième année consécutive de l’attribution du Prix Féminin National by PNUD Tunisie, soutenu par le Programme des Nations unies pour le développement avec un financement du Canada.

Ce prix, destiné à soutenir un projet entrepreneurial porté par une femme, a été attribué à Amal Chebbi pour son projet PigmentOCO.

Les trois projets féminins finalistes étaient également représentés par Taycir Chouk, fondatrice de l’application Readdly destinée notamment à proposer des parcours personnalisés aux enfants dyslexiques grâce à l’intelligence artificielle, et Raoua Kekli, porteuse du projet Tri-up empowerment hub consacré à l’inclusion professionnelle des personnes porteuses de trisomie 21.

Jusqu’à 15.000 dinars pour les lauréats

Les trois premiers prix nationaux sont dotés respectivement de 15.000 dinars, 10.000 dinars et 5.000 dinars.

En remportant également le Prix Féminin National, Amal Chebbi bénéficiera d’une dotation supplémentaire équivalente à 10.000 dinars en équipements.

Les trois lauréats tunisiens participeront désormais à la finale internationale du POESAM aux côtés des représentants des autres pays d’Afrique et du Moyen-Orient où le Groupe Orange est présent.

Les prix internationaux sont dotés de 25.000 euros pour le premier prix, 15.000 euros pour le deuxième et 10.000 euros pour le troisième.

Les projets tunisiens portés par des femmes pourront également concourir pour le Prix Féminin International, doté de 20.000 euros.

Au-delà des récompenses financières, les porteurs de projets pourront bénéficier d’opportunités d’accompagnement, de coaching et de mise en réseau pour poursuivre le développement de leurs initiatives.

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Ooredoo Tunisie renouvelle son partenariat historique avec le Club Africain

Ooredoo Tunisie a annoncé, ce jeudi 4 septembre, le renouvellement de son partenariat avec le Club Africain. Cette collaboration, qui remonte à 2008 selon les deux partenaires, se poursuit avec l’objectif de soutenir le club dans ses différentes activités sportives et de développer de nouvelles initiatives destinées notamment aux supporters et à la jeunesse.

Une collaboration qui se poursuit

Le renouvellement de cet accord confirme la poursuite de la relation entre Ooredoo Tunisie et le Club Africain.

Les deux partenaires présentent cette collaboration comme l’une des relations de sponsoring sportif les plus durables en Tunisie. Au fil des années, Ooredoo a accompagné le club dans ses différentes activités et dans le développement de plusieurs de ses équipes.

Le partenariat doit également continuer à soutenir les ambitions sportives du Club Africain, sur le plan national comme continental.

Ooredoo mise sur le sport et la jeunesse

À l’occasion de ce renouvellement, le directeur général d’Ooredoo Tunisie, Eyas Assaf, a souligné l’importance de la continuité de cette collaboration.

« Nous sommes heureux de poursuivre notre partenariat avec le Club Africain, qui remonte à 2008 et compte parmi les partenariats importants d’Ooredoo en Tunisie. Au fil des années, cette relation a démontré que les partenariats réussis reposent sur la confiance, la continuité et une vision partagée. Aujourd’hui, nous renouvelons notre engagement à soutenir le Club Africain et à l’accompagner dans son parcours, à la hauteur de son histoire et de la place particulière qu’il occupe auprès de ses supporters et dans le sport tunisien.

Chez Ooredoo, nous sommes convaincus que le sport ne se résume pas à la compétition. Il constitue un espace où s’expriment l’ambition, la persévérance et l’esprit d’équipe, tout en représentant un vecteur important d’émancipation pour les jeunes. Nous continuerons ainsi à investir dans des initiatives et des partenariats qui contribuent au développement du sport tunisien et créent un impact positif et durable. », a-t-il notamment déclaré.

L’opérateur affirme vouloir poursuivre son engagement en faveur du sport tunisien et soutenir des initiatives contribuant à l’accompagnement des jeunes.

Pour Ooredoo, le sport constitue également un espace permettant de promouvoir des valeurs telles que l’ambition, la persévérance et l’esprit d’équipe.

Le Club Africain salue la continuité du partenariat

De son côté, le président du Club Africain, Mohsen Trabelsi, a salué la poursuite de cette collaboration historique. Selon lui, le renouvellement du partenariat doit permettre au club de poursuivre son développement et de renforcer ses capacités pour répondre à ses ambitions sportives. Le président du Club Africain a également mis en avant la vision commune développée par les deux partenaires au fil des années.

« Poursuivre notre aventure avec Ooredoo est une démarche naturelle pour nous. Notre partenariat, qui remonte à 2008, repose sur des objectifs communs et une vision partagée. Nous apprécions pleinement le soutien continu d’Ooredoo et sommes impatients de poursuivre notre collaboration afin d’accompagner le club et de renforcer sa position dans le sport tunisien et continental. », a-t-il déclaré de son côté.

Lefri9i Mobile parmi les initiatives développées

La collaboration entre Ooredoo et le Club Africain ne se limite pas au sponsoring sportif traditionnel.

L’opérateur a notamment développé des services et initiatives numériques destinés aux supporters du club, dont « Lefri9i Mobile ».

Cette offre s’inscrit dans une stratégie visant à utiliser les outils numériques pour renforcer le lien entre les supporters et leur club.

Les deux partenaires indiquent vouloir explorer de nouvelles opportunités de collaboration et lancer de nouvelles initiatives dans le cadre de la poursuite de leur partenariat.

Ce renouvellement intervient dans la continuité d’une relation déjà ancienne entre l’opérateur et le Club Africain, alors que les deux parties affichent leur volonté de maintenir cette coopération autour du développement du sport tunisien et de l’accompagnement des nouvelles générations d’athlètes.

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Aviculture en Tunisie : jusqu’à 25% de pertes et un retour progressif attendu en octobre

La filière avicole tunisienne traverse une période difficile après les fortes chaleurs de l’été 2026 et les perturbations ayant affecté plusieurs élevages. Selon Fathi Gharib, président de la Chambre nationale des abattoirs et des transformateurs de la volaille, la mortalité pourrait avoir atteint ou dépassé 20 à 25% dans certains élevages au cours des dernières semaines. Alors que le ministère de l’Agriculture poursuit son évaluation des pertes, les professionnels prévoient un rééquilibrage progressif de la production à partir du mois d’octobre.

La canicule a lourdement affecté les élevages

Les températures exceptionnellement élevées enregistrées durant l’été ont mis sous pression la filière avicole tunisienne.

La chaleur représente un risque majeur pour les élevages de volailles, particulièrement lorsque les températures augmentent fortement pendant plusieurs jours. Les bâtiments modernes dépendent notamment de systèmes de ventilation et de refroidissement destinés à maintenir des conditions adaptées à l’élevage.

Les perturbations de l’approvisionnement en eau et en électricité enregistrées durant la période de forte chaleur ont également compliqué la situation de plusieurs exploitations.

Ces difficultés ont entraîné des pertes importantes et contribué à réduire les quantités disponibles, alors que la filière cherchait à maintenir sa production dans un contexte de forte demande.

Jusqu’à 25% de mortalité selon les professionnels

Une première estimation chiffrée de l’ampleur des pertes a été avancée par Fathi Gharib, président de la Chambre nationale des abattoirs et des transformateurs de la volaille. Selon lui, le taux de mortalité dans les élevages pourrait avoir atteint ou dépassé 20 à 25% au cours des dernières semaines, a-t-il indiqué aujourd’hui sur les ondes de Mosaique FM..

Cette estimation doit toutefois être strictement attribuée au responsable professionnel. Elle ne constitue pas, à ce stade, un bilan national consolidé publié par le ministère de l’Agriculture. L’ampleur exacte des pertes à l’échelle nationale reste donc à établir, alors que les autorités poursuivent l’évaluation des conséquences de la vague de chaleur sur les différents élevages.

Un ajustement de la production en cours

Face aux pertes enregistrées durant l’été, les acteurs de la filière travaillent sur un ajustement progressif de la production. L’objectif est de reconstituer les capacités d’élevage et d’augmenter progressivement les quantités disponibles sur le marché.

Selon les informations rapportées par les professionnels, plusieurs opérations d’incubation et de mise en élevage ont été engagées afin de compenser les pertes subies au cours des dernières semaines. Cette phase nécessite toutefois du temps avant que les nouvelles productions puissent effectivement arriver sur le marché.

Un retour progressif attendu à partir d’octobre

Fathi Gharib prévoit une amélioration progressive de la situation à partir du mois d’octobre. Il ne s’agit cependant pas d’une date annonçant un retour immédiat à la normale. Le responsable de la Chambre évoque plutôt un rééquilibrage progressif de la production et de l’offre au cours des prochaines semaines.

Le calendrier exact de cette amélioration dépendra notamment de l’évolution des températures, de la capacité des éleveurs à reconstituer leurs cheptels et de la disponibilité effective des nouvelles productions.

La situation pourrait donc évoluer progressivement plutôt que connaître un retour brutal à l’équilibre dès le début du mois d’octobre.

Les prix restent une autre équation

L’amélioration attendue de la production ne signifie pas automatiquement un retour immédiat des prix de la volaille à leur niveau antérieur. L’évolution des prix dépendra des quantités effectivement disponibles, des coûts de production supportés par les éleveurs ainsi que de la vitesse de reconstitution de l’offre.

Les pertes enregistrées durant l’été ont en effet affecté les capacités de production de plusieurs exploitations, dans un contexte déjà marqué par des coûts importants pour les professionnels.

La perspective annoncée pour octobre doit donc être comprise comme un signe de reprise progressive de la production, sans garantie immédiate concernant l’évolution des prix pour les consommateurs.

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Tataouine : 23 cas d’intoxication alimentaire, un restaurant fermé

Vingt-trois personnes ont été prises en charge à Tataouine après avoir présenté des symptômes compatibles avec une intoxication alimentaire à la suite d’un repas consommé dans un restaurant de la région. Quatre patients restent sous surveillance médicale, tandis que les autres ont quitté l’hôpital régional après amélioration de leur état de santé. Le restaurant concerné a été fermé dans l’attente des résultats des analyses permettant de déterminer l’origine exacte de l’incident.

23 personnes prises en charge

Le nombre de cas a été confirmé vendredi 4 septembre 2026 par Ibrahim Gharghar, coordinateur régional de l’Instance nationale de sécurité sanitaire des produits alimentaires à Tataouine, lors d’une intervention sur les ondes de Jawhara FM.

Selon le responsable, les personnes concernées ont présenté plusieurs symptômes, notamment de la fièvre, des diarrhées, des vomissements et une fatigue générale.

Quatre personnes demeurent sous surveillance médicale. Leur état ne présente pas de caractère inquiétant, tandis que les autres patients ont pu quitter l’hôpital régional de Tataouine après avoir reçu les soins nécessaires. Aucun cas grave n’a été signalé parmi les personnes prises en charge.

Une enquête sanitaire au restaurant

À la suite de l’apparition des symptômes, une équipe spécialisée de l’Instance nationale de sécurité sanitaire des produits alimentaires s’est rendue dans l’établissement où le repas avait été consommé. Le repas en question comprenait notamment du poulet, une salade verte, une salade grillée et du tajine.

Les premiers éléments communiqués par le responsable sanitaire indiquent que la nourriture serait restée pendant une période relativement longue entre sa préparation et sa consommation, alors que les températures étaient élevées. De telles conditions peuvent favoriser la prolifération de germes responsables d’intoxications alimentaires. Cette hypothèse ne permet toutefois pas, à ce stade, d’établir la cause de l’intoxication.

Le repas suspect n’était plus disponible

Une difficulté supplémentaire s’est présentée lors du contrôle sanitaire : le repas consommé par les personnes concernées n’était plus disponible dans le restaurant lorsque les agents sont intervenus.

Selon Ibrahim Gharghar, les premiers symptômes sont apparus le lendemain matin de la consommation du repas. Les autorités sanitaires n’ont donc pas pu prélever la nourriture elle-même afin de procéder aux analyses nécessaires.

Des prélèvements ont néanmoins été effectués dans le cadre de l’enquête sanitaire et doivent être soumis aux analyses de laboratoire.

Compte tenu de la situation, les autorités sanitaires ont décidé de fermer le restaurant dans l’attente de la poursuite des investigations et de l’obtention des résultats définitifs des analyses.

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« Khadamet » : Infractions, CNAM, contrôle technique… ce que l’application permet de suivre

L’application nationale « Khadamet » permet désormais aux citoyens de suivre à distance plusieurs démarches et dossiers administratifs, notamment dans les domaines social et routier. Des précisions apportées vendredi 4 septembre 2026 par Ahmed Megdich, responsable à la Direction générale des technologies de l’information au ministère des Technologies de la Communication, détaillent plusieurs fonctionnalités de l’application, dont le suivi des dossiers de remboursement, des maladies chroniques, des infractions routières et des échéances administratives.

Des services administratifs regroupés sur une même application

« Khadamet » vise à faciliter l’accès aux services administratifs numériques en permettant aux citoyens de consulter et de suivre différents dossiers depuis leur téléphone.

Le responsable du ministère des Technologies de la Communication a expliqué, lors de son intervention sur Mosaique FM, que l’application fonctionne selon une logique de services intégrés, avec plusieurs administrations et structures publiques associées.

L’objectif est notamment de limiter les déplacements des citoyens et de leur permettre de connaître à distance l’état d’avancement de leurs demandes.

Suivre ses dossiers sociaux

Les services sociaux constituent l’un des volets de l’application, développé en collaboration avec le ministère des Affaires sociales et les structures qui en relèvent.

Parmi les fonctionnalités évoquées figure notamment le suivi des demandes de remboursement des frais. Les utilisateurs peuvent également suivre des dossiers liés aux maladies chroniques et aux médicaments spécifiques.

Cette intégration doit permettre aux bénéficiaires de disposer d’informations sur l’état de leurs dossiers sans avoir à se déplacer systématiquement auprès des services concernés.

Le ministère entend ainsi progressivement regrouper dans un même environnement numérique des prestations qui relevaient auparavant de différentes plateformes ou procédures administratives.

Les infractions routières accessibles à distance

Le volet consacré aux services routiers constitue un autre axe présenté par le ministère.

L’application permet au citoyen de consulter ses infractions routières et de suivre la situation de ses dossiers liés à la circulation. Elle facilite également l’accès aux services électroniques concernés.

Autre fonctionnalité annoncée : un système de rappel préventif destiné à informer l’utilisateur de l’approche de certaines échéances administratives.

L’application peut notamment rappeler la proximité de la date du contrôle technique du véhicule ou l’expiration de la validité du permis de conduire.

Une logique de rappels plutôt que de simple consultation

Au-delà de la consultation des données, l’un des intérêts mis en avant réside donc dans la possibilité de recevoir des rappels avant certaines échéances.

Cette approche vise à éviter que l’usager découvre tardivement l’expiration d’un document ou l’arrivée d’une obligation administrative.

Les fonctionnalités disponibles sont appelées à évoluer avec l’intégration progressive de nouveaux services et de nouvelles administrations.

Le lancement initial de « Khadamet » avait déjà été annoncé par le ministère des Technologies de la Communication. Les précisions apportées le 4 septembre permettent surtout de mieux cerner les services effectivement proposés aux citoyens et les fonctionnalités de suivi intégrées à l’application.

À terme, l’enjeu sera de mesurer l’étendue réelle des services accessibles depuis « Khadamet », ainsi que le nombre d’administrations et de prestations effectivement intégrés à la plateforme.

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Textile : 9 milliards de dinars d’exportations et 146.000 emplois en 2025

Le secteur tunisien du textile et de l’habillement a généré 9,069 milliards de dinars d’exportations en 2025 et emploie environ 146.000 personnes à travers plus de 1400 entreprises industrielles. Lors d’une conférence internationale organisée à Tunis, les responsables du secteur ont rappelé son poids dans l’économie nationale et souligné la nécessité de renforcer sa compétitivité face aux profondes mutations des marchés internationaux. Textile technique, technologies propres et digitalisation figurent parmi les principales pistes envisagées pour développer davantage la valeur ajoutée du secteur.

Le textile, deuxième industrie manufacturière exportatrice

Le secteur du textile et de l’habillement occupe une place importante dans l’économie tunisienne et dans les échanges commerciaux du pays.

Intervenant lors de l’ouverture d’une conférence internationale intitulée « Construire une chaîne de valeur textile plus résiliente, compétitive et durable dans l’espace euro-méditerranéen », le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a mis en avant la contribution du secteur aux équilibres économiques et sociaux.

Le textile et l’habillement occupent ainsi la deuxième place parmi les industries manufacturières exportatrices tunisiennes, derrière les industries mécaniques et électriques. Le secteur représente environ 16% du total des exportations des industries manufacturières.

Les exportations tunisiennes du textile et de l’habillement ont atteint 9,069 milliards de dinars à la fin de l’année 2025, avec un taux de couverture de 127%, selon les données rappelées par le ministère de l’Industrie.

Plus de 1400 entreprises et 146.000 emplois

Au-delà de son poids dans les exportations, le textile demeure également un important pourvoyeur d’emplois en Tunisie.

Le secteur compte aujourd’hui plus de 1400 entreprises industrielles et génère environ 146.000 emplois, selon les chiffres présentés lors de la conférence.

Salah Zouari a souligné la capacité de résilience du secteur face aux transformations profondes intervenues ces dernières années sur les marchés internationaux, marqués notamment par une concurrence accrue et de nouvelles exigences en matière de compétitivité, de qualité et de durabilité.

La Tunisie dispose, selon le ministre, d’une base industrielle développée ainsi que de compétences humaines qualifiées et expérimentées dans les métiers du textile et de l’habillement.

Miser sur les activités à plus forte valeur ajoutée

Les perspectives de développement du secteur passent désormais par une montée en gamme et l’investissement dans de nouveaux segments.

Le textile technique, les technologies propres et la digitalisation figurent parmi les domaines considérés comme prometteurs pour renforcer la valeur ajoutée de la production tunisienne.

Ces orientations doivent également permettre aux entreprises d’améliorer leur productivité, de moderniser leurs équipements et de mieux répondre aux nouvelles exigences des marchés internationaux, en particulier européens.

La Tunisie entend ainsi consolider sa capacité à répondre aux besoins du marché européen tout en renforçant progressivement son positionnement sur de nouveaux marchés.

Une chaîne de valeur euro-méditerranéenne à renforcer

La conférence internationale organisée à Tunis s’inscrit dans cette réflexion autour de la construction d’une chaîne de valeur textile euro-méditerranéenne plus résiliente, compétitive et durable.

Les services du ministère poursuivent, dans le cadre de la stratégie nationale de l’industrie et de l’innovation, la mise à disposition de plusieurs mécanismes d’accompagnement destinés aux entreprises du secteur.

Ces dispositifs comprennent notamment le programme de mise à niveau industrielle, les investissements technologiques prioritaires et les programmes de restructuration financière. Ils visent à soutenir la modernisation des équipements, l’amélioration de la productivité et le renforcement de la compétitivité des entreprises tunisiennes dans un environnement international en mutation.

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Hôpital Habib Thameur : 4,3 MD d’équipements médicaux déjà mis en service

L’hôpital Habib-Thameur de Tunis a acquis, installé et mis en service, depuis le début de l’année 2026, des équipements médicaux d’une valeur totale de 4,331 millions de dinars. Ce bilan a été présenté lors d’une réunion tenue le 3 septembre, consacrée au suivi des projets et investissements de l’établissement.

Des équipements déjà opérationnels

Selon les données présentées lors de cette réunion, les équipements médicaux concernés ont été acquis, installés et effectivement mis en service dans plusieurs structures de l’hôpital.

Le montant de 4,331 millions de dinars correspond ainsi aux équipements déjà opérationnels en 2026 et ne doit pas être assimilé à l’ensemble des investissements ou projets programmés au sein de l’hôpital Habib-Thameur.

La liste détaillée des équipements acquis ainsi que les services bénéficiaires n’a toutefois pas été publiée dans le bilan communiqué.

Des projets à différents stades d’avancement

La réunion a également permis d’examiner d’autres projets selon leur niveau d’avancement.

Le bilan distingue notamment les projets déjà opérationnels, ceux dont les travaux ou réalisations sont achevés mais qui n’ont pas encore été activés, ainsi que les projets confrontés à des difficultés ou restant bloqués.

Les prochaines précisions attendues concernent notamment la nature des équipements médicaux mis en service, leur répartition entre les différents services de l’hôpital et les montants consacrés à chaque opération.

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Tunisie : L’avocat Ghazi Mrabet arrêté, les raisons encore inconnues

L’avocat Ghazi Mrabet aurait été arrêté dans la soirée du jeudi 3 septembre 2026, selon des informations rapportées par plusieurs médias, citant des sources proches et familiales. Toutefois, aucune précision officielle n’a encore été communiquée sur les motifs ou les circonstances de son arrestation.

L’annonce, faite jeudi soir, fait état de l’arrestation de l’avocat Ghazi Mrabet en citant des sources proches et familiales sans qu’aucun motif n’ait été précisé.

Les circonstances restent à préciser

Aucune confirmation détaillée des circonstances de l’interpellation ni des éventuelles poursuites engagées contre l’avocat n’était disponible au moment de la publication.

Les éventuelles précisions de l’Ordre national des avocats de Tunisie, des proches de Ghazi Mrabet ou d’une source judiciaire seront déterminantes pour établir les motifs exacts de son arrestation.

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UGTT, avocats et LTDH lancent un cadre de coordination commun

ARTICLE MIS A JOUR VENDREDI 4 SEPTEMBRE 2026 A 12h00

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT), l’Ordre national des avocats de Tunisie et la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) ont officiellement annoncé la création d’un cadre permanent de coordination commun. Dans une déclaration conjointe publiée le 3 septembre 2026, les trois organisations appellent à un « dialogue sociétal » et précisent que cette structure sera ouverte aux forces démocratiques partageant leurs objectifs.

Des concertations à une structure permanente

Cette annonce marque une nouvelle étape dans le rapprochement engagé depuis plusieurs mois entre les trois organisations nationales.

En novembre 2025, l’UGTT, l’Ordre des avocats et la LTDH avaient déjà engagé des concertations autour de la situation nationale et de la nécessité d’un dialogue. La déclaration du 3 septembre 2026 formalise désormais cette coopération à travers la mise en place d’un cadre commun permanent.

Les trois organisations entendent ainsi dépasser le stade des consultations ponctuelles pour installer un mécanisme de coordination appelé à travailler sur les grandes questions nationales.

Un appel à un « dialogue sociétal »

Dans leur déclaration conjointe, l’UGTT, le Barreau et la LTDH mettent en avant la nécessité d’un dialogue sociétal autour de la situation du pays.

Le nouveau cadre commun se veut également ouvert à d’autres composantes de la société et aux forces démocratiques qui partagent les objectifs définis par les trois organisations signataires.

Les prochaines étapes concrètes de cette initiative devraient permettre de préciser la composition élargie du cadre, son mode de fonctionnement ainsi que les thèmes qui seront retenus dans le cadre du dialogue envisagé.

Pas un nouveau Quartet

Cette initiative ne constitue toutefois pas, à ce stade, la reconstitution d’un nouveau Quartet du dialogue national.

L’UTICA, qui avait participé avec l’UGTT, l’Ordre national des avocats et la LTDH au Quartet récompensé par le prix Nobel de la paix en 2015, n’est pas signataire de la déclaration publiée le 3 septembre.

Le nouveau cadre repose donc, pour l’heure, sur une coordination entre trois organisations historiques de la société civile tunisienne.

Les partis politiques ne sont pas concernés « actuellement »

Othman Jellouli, secrétaire général adjoint de l’UGTT, a apporté vendredi 4 septembre une précision concernant l’ouverture du nouveau cadre de coordination créé par l’UGTT, l’Ordre national des avocats et la LTDH.

Dans une déclaration à Diwan FM, il a indiqué que les partis politiques ne sont « actuellement » pas concernés par ce cadre. Les discussions portent plutôt sur une éventuelle adhésion d’organisations de la société civile et d’acteurs professionnels.

Cette précision permet de mieux cerner la portée de la mention des « forces démocratiques » figurant dans la déclaration commune. À ce stade, l’élargissement envisagé concerne donc principalement le champ associatif et professionnel, et non les formations politiques.

Othman Jellouli a également précisé que les prochaines actions du cadre commun n’ont pas encore été arrêtées. Sa composition pourrait par ailleurs évoluer au gré des discussions.

Une initiative appelée à préciser ses contours

La création de ce cadre commun intervient dans un contexte marqué par des appels répétés au dialogue autour des enjeux politiques, sociaux et économiques du pays.

Reste désormais à connaître les modalités concrètes de cette coordination, les organisations ou forces qui pourraient y être associées et les suites qui seront données à l’appel lancé par les trois signataires.

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Comment l’Algérie veut se positionner sur deux secteurs hautement stratégiques pour la Tunisie

L’Algérie cherche à accélérer la diversification de son économie et à réduire progressivement sa dépendance aux hydrocarbures. Cette orientation l’amène à investir dans plusieurs secteurs non énergétiques, parmi lesquels figurent deux activités particulièrement stratégiques dans son voisinage immédiat : les phosphates et le tourisme.

Pour la Tunisie, cette évolution mérite d’être suivie de près. Non pas parce qu’Alger chercherait nécessairement à se substituer à elle, mais parce que ces deux secteurs constituent depuis longtemps des composantes importantes de l’économie tunisienne et que l’Algérie dispose de ressources et d’un marché intérieur susceptibles de lui permettre de changer rapidement d’échelle.

Le phosphate, un nouveau front de la concurrence maghrébine

Le mouvement est particulièrement visible dans le secteur minier. Le 13 août 2026, l’Algérie a annoncé une nouvelle étape dans la réalisation de son projet intégré de phosphate. Deux contrats d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction ont été signés par Sonatrach. Selon l’agence officielle Algérie Presse Service (APS), le complexe doit permettre à terme de produire environ 6 millions de tonnes par an de phosphate enrichi ainsi que 4 millions de tonnes d’engrais, notamment du DAP, du MAP et du NPK.

Le projet repose notamment sur le développement du gisement de Bled El Hadba, dans la wilaya de Tébessa, et doit intégrer différentes étapes de la chaîne de valeur, de l’extraction jusqu’à la transformation industrielle.

Le Premier ministre algérien avait par ailleurs indiqué en février 2026 que l’entrée en production du projet intégré de Bled El Hadba devait porter la production algérienne de phosphate à environ 10,5 millions de tonnes par an.

Lire aussi : Tourisme : Le réveil de l’Algérie face à l’attentisme tunisien

L’enjeu dépasse donc largement la simple extraction minière. L’objectif est de transformer davantage la ressource localement, notamment en engrais, afin de créer une activité industrielle à plus forte valeur ajoutée et de développer les exportations hors hydrocarbures.

Cette stratégie est particulièrement intéressante à observer depuis Tunis.

Un secteur que la Tunisie cherche elle aussi à relancer

Le phosphate reste un secteur stratégique pour la Tunisie, même si son poids et ses performances ont fortement diminué depuis le début des années 2010.

Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), les exportations tunisiennes de phosphates et dérivés ont progressé de 15 % en 2025, après une chute de 26,3 % en 2024. La reprise s’inscrit dans la volonté des autorités de repositionner le secteur minier comme un moteur de croissance et de recettes en devises.

La Tunisie ambitionne notamment de porter sa production de phosphate à 14 millions de tonnes à l’horizon 2030, contre environ 3,5 millions de tonnes au cours de la dernière décennie. La production avait atteint environ 8 millions de tonnes en 2010.

Il existe donc une situation assez particulière : alors que Tunis tente de retrouver les niveaux de production perdus après 2011, Alger accélère parallèlement le développement d’un secteur minier intégré.

La comparaison ne signifie pas que les deux pays disposent des mêmes capacités ou des mêmes objectifs. Elle montre plutôt que le phosphate pourrait redevenir un terrain important de compétition industrielle en Afrique du Nord.

Et la concurrence ne se joue plus uniquement sur le volume extrait. Elle porte aussi sur la transformation, les engrais, la logistique, les infrastructures et la capacité à conquérir les marchés internationaux.

Le tourisme : l’autre secteur où Alger veut changer d’échelle

L’autre évolution est encore plus directement perceptible pour la Tunisie : l’Algérie veut développer son industrie touristique. Le pays dispose depuis 2008 d’un Schéma directeur d’aménagement touristique à l’horizon 2030, qui identifie le tourisme comme un secteur susceptible de contribuer à la croissance, à la création d’emplois et à la production de richesses. L’Agence algérienne de promotion de l’investissement présente toujours ce cadre comme la référence stratégique du développement touristique du pays.

Cette orientation est désormais accompagnée de nouveaux objectifs d’investissement. Le plan d’action présenté pour le développement du tourisme à l’horizon 2030 prévoit notamment de favoriser les flux touristiques, particulièrement vers le Sud algérien, de créer des emplois et de développer l’artisanat et les activités commerciales liées au tourisme.

L’Algérie vise ainsi environ 12 millions de touristes à l’horizon 2030. Le changement d’échelle est important car l’Algérie part d’un marché touristique international nettement moins développé que celui de la Tunisie. Son potentiel est cependant considérable : vaste territoire, littoral méditerranéen, Sahara, patrimoine historique et culturel et proximité avec plusieurs marchés émetteurs.

L’objectif est donc de transformer progressivement ce potentiel en véritable industrie touristique.

Pourquoi cela concerne directement la Tunisie

Pour la Tunisie, le sujet est sensible car le tourisme constitue déjà l’un des principaux piliers de l’économie nationale. Le pays dispose d’une industrie touristique structurée, d’un important parc hôtelier, d’une longue expérience internationale et d’une forte présence sur les marchés européens. Mais son avantage n’est pas garanti à long terme.

L’apparition d’un concurrent algérien capable d’investir massivement dans les infrastructures touristiques ne signifie pas que les touristes européens ou maghrébins vont mécaniquement abandonner la Tunisie.

Elle signifie plutôt que le marché touristique régional pourrait devenir davantage concurrentiel.

Cette question est d’autant plus importante que l’Algérie représente également l’un des principaux marchés émetteurs de touristes pour la Tunisie. Les visiteurs algériens jouent un rôle particulièrement important dans l’activité touristique tunisienne, notamment dans les régions frontalières et les destinations balnéaires.

Autrement dit, l’Algérie est simultanément un marché essentiel pour le tourisme tunisien et un pays qui cherche à développer sa propre offre touristique.

C’est cette double réalité qui mérite d’être prise en compte.

Une séquence médiatique qui interpelle

Cette évolution économique intervient parallèlement à une autre séquence : durant l’été 2026, plusieurs médias algériens en ligne ont publié des contenus très critiques à l’égard du tourisme tunisien.

Une analyse publiée en août par Webdo avait notamment relevé la multiplication de contenus critiques dans certains médias algériens, tout en soulignant que le phénomène n’était pas homogène. Le même article rappelait d’ailleurs que certains médias algériens publiaient simultanément des contenus favorables à la Tunisie, notamment sur l’importance des touristes algériens pour l’économie tunisienne.

Lire aussi : Tourisme tunisien : Que révèle la multiplication d’articles critiques dans la presse algérienne ?

En revanche, la concomitance mérite d’être observée : au moment où l’Algérie cherche à développer son propre produit touristique et à renforcer son attractivité, certains médias en ligne de ce pays ont multiplié les contenus mettant en avant les problèmes, les prix ou les insuffisances supposées du tourisme tunisien.

La Tunisie peut donc difficilement ignorer cette nouvelle configuration médiatique et concurrentielle.

Une compétition qui pourrait surtout se jouer sur la qualité

Pour Tunis, la réponse ne devrait pas nécessairement être défensive. Dans le phosphate, l’enjeu est de réussir la relance de la production, mais également de remonter dans la chaîne de valeur en développant davantage la transformation industrielle.

Dans le tourisme, le défi est différent : il s’agit moins de chercher à empêcher l’émergence d’une offre algérienne que de consolider les avantages de la destination tunisienne.

Cela passe par la diversification du produit touristique : tourisme culturel, saharien, médical, de bien-être, écologique, sportif ou encore tourisme d’affaires.

La Tunisie dispose également d’un avantage accumulé au fil de plusieurs décennies : une industrie touristique déjà structurée et une clientèle internationale diversifiée.

Alger diversifie, Tunis doit accélérer

L’évolution algérienne constitue finalement moins une menace immédiate qu’un signal stratégique. Pendant longtemps, la compétition économique maghrébine a été largement structurée autour de l’énergie, des hydrocarbures, de l’industrie et de quelques secteurs exportateurs. L’Algérie tente aujourd’hui de construire de nouveaux relais de croissance.

Le phosphate et le tourisme occupent une place particulière dans cette stratégie parce qu’ils correspondent à deux ressources très différentes : une ressource minière abondante d’un côté, un potentiel territorial et culturel de l’autre.

Pour la Tunisie, qui cherche elle-même à renforcer ses recettes en devises et à relancer son secteur des phosphates tout en consolidant son industrie touristique, cette évolution constitue un nouveau paramètre régional.

Il ne s’agit donc pas de présenter l’Algérie comme un adversaire, mais de constater une réalité : le Maghreb devient progressivement plus compétitif, y compris dans des secteurs où la Tunisie disposait jusqu’ici d’un avantage historique.

La question pour Tunis sera désormais de savoir si ces avantages peuvent être transformés en avantages durables — par la qualité, l’investissement, l’innovation et la diversification — plutôt que de compter uniquement sur l’avance accumulée au cours des dernières décennies.

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Tourisme tunisien : Ces cinq filières alternatives pourraient générer 2,7 milliards de dinars d’ici 2030

Les secteurs du tourisme non traditionnel pourraient générer près de 2,72 milliards de dinars de recettes et contribuer à la création d’environ 21.500 nouveaux emplois en Tunisie à l’horizon 2030, selon une étude consacrée à « l’évaluation économique et aux perspectives du tourisme non traditionnel en Tunisie », réalisée par l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE).

Selon cette étude, ces filières pourraient représenter près de 30 % de l’ensemble des recettes touristiques tunisiennes à l’horizon 2030. La diversification de l’offre est ainsi présentée comme un levier permettant de faire du tourisme un moteur plus important du développement économique, social et régional.

L’étude estime que plusieurs segments restent encore insuffisamment exploités en Tunisie, alors qu’ils pourraient permettre de diversifier les sources de revenus du secteur, d’attirer une clientèle disposant d’un pouvoir de dépense plus élevé et surtout de réduire la forte saisonnalité qui caractérise le tourisme tunisien.

Cinq filières identifiées

L’étude identifie cinq principaux segments du tourisme non traditionnel : le tourisme destiné aux seniors, le tourisme de santé et de soins, les maisons d’hôtes et le tourisme rural, le tourisme haut de gamme ainsi que la location touristique via les plateformes numériques.

Le potentiel du tourisme de santé et de soins apparaît particulièrement important. Dans un scénario qualifié d’ambitieux, ses recettes pourraient passer d’environ 620 millions de dinars en 2025 à 1,31 milliard de dinars en 2030.

Cette progression serait notamment soutenue par les atouts dont dispose la Tunisie dans plusieurs spécialités, notamment les soins médicaux, la dentisterie, la chirurgie esthétique et la thalassothérapie.

Le tourisme des seniors constitue également un marché susceptible de contribuer à la réduction de la saisonnalité. Cette clientèle est en effet davantage susceptible de séjourner plus longtemps et de voyager en dehors des périodes de forte affluence.

Selon l’étude, ce marché représenterait entre 270 et 670 millions de dinars en Tunisie en 2025 et pourrait dépasser le milliard de dinars à l’horizon 2030, à condition notamment de mettre en place des politiques adaptées. Parmi les pistes avancées figurent la création d’un visa de long séjour et le développement de formules combinant hébergement, soins de santé légers et activités culturelles.

Le tourisme rural pour renforcer l’équilibre régional

Les maisons d’hôtes et le tourisme rural constituent un autre axe de diversification. L’étude estime que leurs recettes pourraient progresser de 230 millions de dinars en 2025 à environ 388 millions de dinars en 2030.

Ce développement pourrait également contribuer à une meilleure répartition géographique de l’activité touristique, en intégrant davantage les régions intérieures dans les circuits touristiques et en créant de nouvelles opportunités économiques et d’emploi en dehors des zones côtières.

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Par ailleurs, la location touristique via les plateformes numériques connaît une croissance rapide. Ce segment reste toutefois confronté à plusieurs défis liés notamment à la fiscalité, à l’urbanisme, à la sécurité et au respect des normes.

L’IACE préconise notamment la création d’un registre national, l’instauration d’une licence obligatoire et l’attribution d’un identifiant numérique unique à chaque logement proposé sur les plateformes. L’étude propose également un régime fiscal simplifié ainsi que des incitations destinées à favoriser l’intégration de cette activité dans l’économie formelle.

Un secteur touristique déjà en progression

Ces perspectives s’inscrivent dans un contexte de progression des recettes touristiques. Selon les données utilisées dans l’étude, le secteur a généré 7,5 milliards de dinars en 2024, tandis que les recettes attendues pour 2025 étaient estimées à 8,2 milliards de dinars, soit une hausse d’environ 9 %.

Entre janvier et juillet 2025, la Tunisie a enregistré 5,3 millions d’entrées de non-résidents et 12,36 millions de nuitées hôtelières. Le taux moyen d’occupation des établissements hôteliers s’est établi à 35,3 % sur cette période.

Pour l’IACE, l’enjeu n’est donc plus uniquement d’augmenter le nombre de visiteurs, mais de transformer la croissance du tourisme en une source de valeur ajoutée plus importante et mieux répartie dans le temps et dans l’espace.

Des réformes nécessaires

Pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030, l’étude préconise plusieurs réformes réglementaires et investissements ciblés. Elle recommande notamment la création de labels nationaux de qualité, le développement de l’accréditation internationale dans le domaine du tourisme de santé et la mise en place d’un fonds destiné au financement de la rénovation des maisons d’hôtes.

Des incitations fiscales pourraient également être accordées aux investissements dans le tourisme haut de gamme, tandis que l’activité de location touristique via les plateformes numériques devrait faire l’objet d’un cadre réglementaire spécifique.

L’objectif affiché est de faire émerger un modèle touristique moins dépendant du tourisme balnéaire traditionnel, capable d’attirer de nouvelles catégories de visiteurs, de prolonger la durée des séjours et de mieux valoriser les ressources et les territoires tunisiens.

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Aviculture : La Tunisie prépare un ajustement de la production après la vague de chaleur

La vague de chaleur exceptionnelle qui a marqué la Tunisie durant les mois de juillet et août continue de produire ses effets sur le secteur avicole. Face aux pertes enregistrées dans plusieurs élevages, le ministère de l’Agriculture annonce une évaluation des dégâts qui pourrait déboucher sur des mesures d’ajustement de la production.

La responsable à la Direction générale de la production agricole, Salwa Dhaouadi, a indiqué jeudi à la Radio nationale que le ministère allait procéder, en coordination avec les différents intervenants du secteur, à une évaluation précise des pertes enregistrées afin de déterminer les mesures nécessaires pour « ajuster la production ».

Une production affectée par les fortes chaleurs

Selon la responsable, la production avicole a été affectée par plusieurs facteurs liés aux conditions climatiques extrêmes. Les pertes ne se limitent pas à la mortalité des volailles : les retards de croissance et la baisse de productivité ont également pesé sur la production, notamment dans la filière du poulet de chair.

La situation a été aggravée par les perturbations dans l’approvisionnement en électricité et en eau enregistrées durant l’été. Dans plusieurs élevages, notamment les exploitations petites et moyennes, les coupures ont perturbé le fonctionnement des systèmes de ventilation et de refroidissement, indispensables au maintien de conditions adaptées pour les volailles.

Des professionnels du secteur font ainsi état de cas d’étouffement et de mortalité de volailles dans certaines exploitations.

Les perturbations ont également touché, dans une moindre mesure, certaines unités d’abattage, selon Salwa Dhaouadi.

Pas encore une crise, selon les professionnels

Ces difficultés interviennent alors que les professionnels évoquent une baisse de la production mensuelle de volailles. La Chambre nationale des commerçants de volailles et de viandes blanches, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), avait toutefois estimé mercredi que cette baisse ne constituait pas, à ce stade, une véritable crise d’approvisionnement.

Le ministère semble donc privilégier pour l’instant une approche fondée sur l’évaluation des pertes et l’ajustement de la production, plutôt que sur le constat d’une pénurie généralisée.

Vers un soutien aux investissements dans les énergies renouvelables

Au-delà de la réponse immédiate aux pertes, le ministère entend tirer les enseignements de cet épisode climatique. Salwa Dhaouadi a souligné la nécessité d’adapter les exploitations aux changements climatiques et de renforcer leur capacité à faire face aux interruptions imprévues de l’alimentation électrique.

Lire aussi : Poulet et œufs : Pourquoi les prix ont-ils augmenté après un été difficile ?

L’investissement dans les énergies renouvelables, et notamment leur généralisation dans les exploitations avicoles, figure parmi les pistes avancées. Les systèmes de ventilation et de refroidissement sont considérés comme des équipements essentiels au fonctionnement des élevages.

Pour accompagner ces investissements, le ministère envisage plusieurs mécanismes, notamment des lignes de financement, des avantages fiscaux ou encore une révision de certaines facilités accordées aux professionnels.

Un accompagnement technique et sanitaire, en coordination avec les vétérinaires, est également envisagé.

Un secteur particulièrement vulnérable aux aléas climatiques

La situation met en évidence la vulnérabilité du secteur avicole tunisien face à la combinaison de deux risques : l’augmentation des températures et la fragilité des réseaux d’approvisionnement en eau et en électricité.

Dans les élevages intensifs, la ventilation et le refroidissement ne constituent pas de simples équipements de confort, mais des éléments indispensables à la survie et à la croissance des volailles durant les épisodes de forte chaleur.

L’épisode de cet été pourrait ainsi accélérer la réflexion sur la modernisation des exploitations et leur autonomie énergétique, alors que les épisodes de chaleur extrême sont appelés à devenir un défi récurrent pour l’agriculture tunisienne.

Pour l’heure, l’enjeu est de déterminer l’ampleur exacte des pertes et leur impact sur les volumes disponibles dans les prochains mois. C’est sur la base de cette évaluation que le ministère de l’Agriculture devrait définir les mesures d’ajustement de la production et les mécanismes de soutien au secteur.

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