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Une prison au bout du Sahara pour les barons de la drogue en Algérie

L’Algérie durcit sa réponse face au trafic de stupéfiants. Le Haut Conseil de sécurité, réuni mercredi 2 septembre sous la présidence du chef de l’État Abdelmadjid Tebboune, a décidé de transformer une caserne de l’Armée nationale populaire (ANP), située dans le désert de Tanezrouft, en prison de haute sécurité destinée aux « barons de la drogue et aux trafiquants ».

L’annonce intervient dans le cadre d’un renforcement du dispositif national de lutte contre le trafic de stupéfiants. Selon le communiqué de la présidence algérienne, le Haut Conseil de sécurité a également décidé de créer un organisme de sécurité spécialisé dans la lutte contre la drogue, sur le modèle de structures existant dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis.

Une prison au cœur du « pays de la soif »

Le choix du Tanezrouft donne à cette annonce une dimension particulière. Cette vaste région désertique se trouve dans l’extrême sud-ouest de l’Algérie, à proximité de la frontière malienne. Elle est considérée comme l’une des zones les plus isolées et les plus inhospitalières du Sahara.

Surnommé notamment le « pays de la soif », le Tanezrouft est caractérisé par son immensité, son aridité et des températures pouvant dépasser les 50 °C durant l’été. Le caractère particulièrement isolé de cette région constitue l’un des éléments mis en avant dans les commentaires consacrés à la future prison.

La décision algérienne ne porte toutefois pas, à ce stade, sur la construction d’un nouvel établissement pénitentiaire. Il s’agit de convertir une caserne militaire existante en prison de haute sécurité. La présidence n’a pas précisé la capacité de l’établissement, sa date de mise en service ni les catégories exactes de détenus qui y seront transférés.

Un durcissement du dispositif antidrogue

La création d’une structure spécialisée dans la lutte contre les stupéfiants constitue l’autre volet majeur de la décision du Haut Conseil de sécurité. L’Algérie entend ainsi renforcer la coordination et les capacités de ses services face aux réseaux de trafic de drogue et de psychotropes.

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La référence au modèle américain renvoie notamment à la Drug Enforcement Administration (DEA), agence fédérale spécialisée dans la lutte contre le trafic de stupéfiants.

Cette double décision — création d’un organisme spécialisé et transformation d’une caserne en établissement pénitentiaire de haute sécurité — traduit la volonté des autorités algériennes d’adopter une réponse plus ciblée contre les réseaux considérés comme les plus importants.

Le « bagne du désert », une appellation à manier avec prudence

Plusieurs médias ont déjà présenté le futur établissement comme un « Alcatraz algérien » ou un « bagne » destiné aux narcotrafiquants. Ces expressions renvoient au caractère extrêmement isolé du site, mais elles ne correspondent pas à la terminologie officielle employée par les autorités algériennes.

Le communiqué du Haut Conseil de sécurité parle d’une « prison de haute sécurité » destinée aux barons de la drogue et aux trafiquants. Il convient donc de distinguer les faits annoncés officiellement des qualificatifs utilisés dans les commentaires médiatiques.

La mesure s’inscrit ainsi dans un mouvement plus large de durcissement de la politique sécuritaire algérienne face au trafic de stupéfiants, avec une volonté affichée de cibler à la fois les réseaux criminels et leurs principaux responsables.

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Affaire du complot 1 : Les condamnations deviennent définitives après le rejet des 46 pourvois

La Cour de cassation de Tunis a statué, ce jeudi 3 septembre 2026, sur les 46 pourvois introduits dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État 1 ».

Selon une source judiciaire citée par l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), la juridiction a décidé de rejeter 44 pourvois sur le fond et deux pourvois sur la forme. Cette décision intervient après plusieurs années de procédure dans l’un des dossiers judiciaires les plus retentissants de ces dernières années en Tunisie.

La décision de la Cour de cassation intervient après le jugement rendu en appel le 28 novembre 2025 par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès de la Cour d’appel de Tunis. Cette dernière avait prononcé des peines allant de 5 à 45 ans de prison selon la situation judiciaire des accusés, avec également des décisions de non-lieu pour certains prévenus.

Une affaire ouverte en février 2023

L’affaire remonte à février 2023, avec le lancement d’une enquête ayant concerné plus de 40 personnes, parmi lesquelles des responsables politiques, des hommes d’affaires, des avocats, des militants et des personnalités médiatiques.

Les poursuites portent notamment sur des accusations de complot contre la sûreté intérieure et extérieure de l’État, de constitution d’une entente terroriste en lien avec des crimes terroristes et d’adhésion à celle-ci.

Le dossier comporte également des accusations relatives à des actes visant à modifier la forme de l’État ou à pousser la population à s’entre-tuer avec des armes, ainsi qu’à l’instigation au désordre, au meurtre et au pillage sur le territoire tunisien en lien avec des crimes terroristes. Des accusations concernant l’atteinte à la sécurité alimentaire et à l’environnement avaient également été évoquées par des sources judiciaires.

L’affaire a rapidement pris une dimension politique majeure, plusieurs figures de l’opposition au président Kaïs Saïed figurant parmi les personnes poursuivies.

Des condamnations allant jusqu’à 45 ans en appel

Après les condamnations prononcées en première instance, la chambre criminelle spécialisée de la Cour d’appel de Tunis a rendu, le 28 novembre 2025, ses décisions en appel.

Pour les accusés détenus, les peines prononcées allaient de 10 à 45 ans de prison. Pour les prévenus comparaissant en liberté, elles allaient de 5 à 35 ans. Plusieurs accusés ont également bénéficié d’un non-lieu.

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Parmi les personnalités condamnées figuraient notamment Ahmed Néjib Chebbi, Chayma Issa, Jaouhar Ben Mbarek, Ghazi Chaouachi, Ridha Belhaj, Issam Chebbi, Kamel Letaïef, Khayam Turki et Noureddine Bhiri. Certaines peines avaient été réduites en appel, tandis que d’autres avaient été alourdies.

Le cas de Kamel Letaïef illustre l’ampleur des peines prononcées dans ce dossier : sa condamnation avait été ramenée de 66 à 45 ans de prison en appel. Khayam Turki avait vu sa peine passer de 48 à 35 ans, tandis que Noureddine Bhiri avait vu la sienne réduite de 43 à 20 ans. Ahmed Néjib Chebbi avait, quant à lui, été condamné à 12 ans contre 18 ans en première instance.

Plusieurs accusés en fuite avaient par ailleurs été condamnés à 33 ans de prison avec exécution immédiate.

La dernière étape judiciaire

Avec le rejet des 46 pourvois, dont 44 sur le fond et deux sur la forme, la Cour de cassation vient de statuer sur les recours introduits contre les décisions rendues dans cette procédure.

Cette décision constitue une nouvelle étape majeure dans un dossier qui, depuis son ouverture en 2023, a suscité de nombreuses réactions en Tunisie et à l’étranger.

Le dossier a notamment fait l’objet de critiques de la part d’organisations de défense des droits humains concernant les conditions du procès et les garanties du procès équitable. Dans un document transmis aux Nations unies, des préoccupations ont notamment été exprimées concernant les procédures judiciaires et les droits de la défense dans cette affaire.

La décision rendue ce jeudi 3 septembre 2026 intervient ainsi plus de trois ans après le début des investigations et près de dix mois après le verdict de la Cour d’appel de Tunis.

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Après plusieurs mois de silence, Afek Tounes alerte sur « l’accumulation des crises »

Après plusieurs mois de silence politique, le parti Afek Tounes reprend la parole. Dans un communiqué publié ce jeudi 3 septembre 2026, sa direction exécutive dresse un constat particulièrement critique de la situation du pays, en mettant en avant les difficultés d’approvisionnement en eau et en électricité, les pénuries de certains produits de base, mais également les questions liées aux libertés publiques, à la justice et à la migration irrégulière.

Le retour du parti dans l’espace public intervient dans un contexte marqué, ces dernières semaines, par une succession de difficultés touchant directement la vie quotidienne des Tunisiens. Afek Tounes estime que ces problèmes ne peuvent plus être considérés comme de simples perturbations conjoncturelles.

Le parti considère notamment que les difficultés liées à l’eau, à l’électricité et à l’approvisionnement constituent le symptôme de « dysfonctionnements structurels » et critique les politiques publiques en matière d’anticipation, de planification et de continuité des services essentiels.

Eau et électricité : Afek Tounes redoute des crises plus graves

Dans son communiqué, Afek Tounes affirme que les perturbations actuelles pourraient annoncer des difficultés plus importantes au cours des prochaines années, notamment sous l’effet de la hausse de la consommation et du changement climatique.

Le parti appelle ainsi les autorités à engager dès maintenant les investissements nécessaires, à diversifier les sources de production, à renforcer les infrastructures et à agir sur la consommation.

Une position qui intervient alors que la Tunisie a connu cet été plusieurs épisodes de forte chaleur ayant accentué la pression sur les réseaux électriques et hydriques.

Au-delà de la gestion immédiate des crises, Afek Tounes remet en cause le modèle économique et administratif du pays. Le parti dénonce ce qu’il qualifie d’« économie de rente », le poids de la bureaucratie, de la fiscalité et des entreprises publiques, ainsi que ce qu’il considère comme une intervention excessive de l’État.

Il critique également les politiques qu’il juge improvisées et estime que le discours politique visant certains acteurs économiques aurait contribué à détériorer la confiance et le climat de l’investissement.

Santé, décès et transparence

Le communiqué aborde également les conséquences de la vague de chaleur sur la santé publique. Afek Tounes demande aux autorités de publier les données officielles concernant les décès et les situations sanitaires graves qui auraient été associés aux températures élevées.

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Le parti évoque également les informations circulant au sujet de décès dans les établissements pénitentiaires et réclame la publication des données officielles ainsi que des enquêtes sur chaque cas.

Sur le terrain judiciaire, Afek Tounes demande parallèlement une réduction de la surpopulation carcérale, une utilisation plus importante des alternatives à la détention préventive et une meilleure protection du droit à la vie et à l’intégrité physique.

Migration irrégulière : le parti rejette une réponse uniquement sécuritaire

Le parti revient également sur la tragédie liée à la migration irrégulière à Ben Guerdane, présentant ses condoléances aux familles des victimes.

Afek Tounes estime que la réponse à la migration irrégulière ne devrait pas se limiter à une approche sécuritaire. Le parti plaide pour une politique s’attaquant aux causes économiques et sociales du phénomène, notamment le chômage et le manque de perspectives pour les jeunes.

Il propose notamment de s’inspirer d’expériences internationales ayant permis de transformer certaines régions frontalières en pôles de développement, d’investissement et de création d’emplois.

Libertés publiques et justice au cœur du communiqué

Le volet politique du communiqué est particulièrement marqué. Afek Tounes renouvelle son appel à la libération des personnes qu’il considère comme privées de liberté en raison de l’exercice pacifique de leurs droits d’expression ou de leur activité politique et civile.

Le parti réclame également davantage d’indépendance pour les magistrats et souhaite que leur carrière et les procédures disciplinaires soient placées sous le contrôle de structures judiciaires indépendantes.

Il appelle en outre à l’achèvement de la mise en place de la Cour constitutionnelle et à la restauration, selon ses termes, du rôle du Conseil supérieur de la magistrature en tant qu’instance indépendante chargée des questions professionnelles des juges.

Afek Tounes demande par ailleurs l’abandon du « discours des théories du complot », de la criminalisation de l’opposition et de ce qu’il qualifie de division de la société.

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Poulet et œufs : Pourquoi les prix ont-ils augmenté après un été difficile ?

La filière avicole tunisienne devrait connaître une amélioration progressive de sa situation à partir du mois d’octobre. C’est ce qu’a affirmé Fathi Gharib, vice-président du Groupement interprofessionnel des viandes blanches, qui se veut rassurant quant à l’évolution de la production de poulet et d’œufs.

Intervenant jeudi dans l’émission « Agromag », Fathi Gharib a écarté le scénario d’une crise durable de la production de poulet, estimant que le secteur devrait progressivement retrouver son rythme habituel dès le début du mois prochain.

Une production de poulet portée par la hausse de la demande

Selon le responsable professionnel, la production mensuelle de poulet se situait depuis plusieurs années autour de 12 500 tonnes. Elle a toutefois augmenté pour atteindre actuellement près de 15 000 tonnes par mois.

Cette progression s’explique notamment par l’évolution de la demande, dans un contexte marqué par la hausse des prix des viandes rouges et du poisson, qui a poussé davantage de consommateurs vers les viandes blanches.

La production d’œufs atteint, quant à elle, environ 163 millions d’unités par mois. Pour Fathi Gharib, ces niveaux de production ne justifient pas de craintes particulières concernant l’approvisionnement du marché, malgré les perturbations enregistrées récemment.

La canicule a lourdement affecté les élevages

La principale difficulté rencontrée par la filière ces derniers mois reste liée aux conditions climatiques exceptionnelles de l’été.

La forte hausse des températures, combinée aux coupures d’électricité et aux perturbations de l’approvisionnement en eau, a fortement affecté les élevages de volailles.

Fathi Gharib souligne que les élevages tunisiens disposent désormais de systèmes de ventilation électriques modernes répondant à des standards internationaux. Mais l’intensité de la vague de chaleur a néanmoins provoqué des pertes importantes.

Selon ses déclarations, le taux de mortalité aurait dépassé 25 % de la production nationale durant cette période.

Face à cette situation, certains éleveurs ont également été contraints d’utiliser des œufs destinés normalement à l’incubation afin de soutenir la production et de compenser temporairement les déficits enregistrés.

Une reprise attendue à partir d’octobre

Le responsable professionnel estime que la filière devrait progressivement retrouver son rythme normal dès octobre, à mesure que les conditions climatiques deviennent plus favorables.

La baisse de la production a par ailleurs coïncidé avec un recul de la demande, ce qui a contribué à limiter les tensions sur le marché. Mais cette situation n’a pas empêché les éleveurs d’enregistrer d’importantes pertes, notamment en raison de l’augmentation des coûts de production.

Selon Fathi Gharib, le coût de production du poulet atteint au minimum 4 400 millimes.

Lire ausssi : Poulet : Le prix plafond passe à 8,950 DT le kilo

Dans ce contexte, le prix du poulet prêt à cuire est passé de 8 500 à 8 950 millimes. Un niveau que le responsable professionnel juge « très acceptable » au regard des coûts supportés par les éleveurs.

Les professionnels réclament une révision des coûts

Pour sortir durablement des difficultés actuelles, Fathi Gharib appelle à l’organisation d’une réunion de travail entre les ministères de l’Agriculture et du Commerce.

L’objectif serait notamment de revoir la structure des coûts de production ainsi que les marges bénéficiaires, afin de garantir la continuité de l’activité des éleveurs tout en préservant le pouvoir d’achat des consommateurs.

Le vice-président du Groupement interprofessionnel des viandes blanches plaide également pour l’importation d’œufs à couver. Cette mesure pourrait, selon lui, contribuer à combler le déficit temporaire de production et à accélérer le rétablissement de l’équilibre de la filière.

Pourquoi le prix des œufs repart-il à la hausse ?

La récente remontée des prix des œufs, après une période d’abondance et de relative stabilité au mois de juillet, s’expliquerait principalement par les conséquences de la vague de chaleur sur la production.

Les températures élevées ont perturbé le rythme de production des poules pondeuses, contribuant ainsi aux tensions observées sur le marché.

Malgré ces difficultés, Fathi Gharib se veut rassurant : les volumes de production d’œufs restent, selon lui, suffisants et la filière avicole devrait progressivement retrouver son équilibre dans les prochaines semaines.

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Djerba : L’unité de biométhanisation entrera en phase pilote début octobre

L’unité pilote de valorisation des déchets organiques par traitement biologique à Djerba doit entrer dans sa phase expérimentale dès le début du mois d’octobre 2026. Cette nouvelle échéance a été fixée à l’issue d’une réunion entre le gouverneur de Médenine et le directeur général de l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGED), après l’avancement de l’installation des équipements. Le projet ambitionne de traiter quelque 6.000 tonnes de déchets organiques par an et de les transformer notamment en énergie électrique.

Une phase expérimentale prévue après l’installation des équipements

Le gouverneur de Médenine, Walid Taboubi, et le directeur général de l’ANGED, Badr Eddine Lasmar, se sont accordés sur le lancement de la phase expérimentale d’exploitation de l’unité au début du mois d’octobre prochain.

Cette étape doit intervenir après l’achèvement de l’installation des équipements de cette unité pilote implantée à Djerba et dédiée à la valorisation des déchets par traitement biologique.

L’annonce marque ainsi une nouvelle avancée opérationnelle pour un projet dont les travaux avaient été officiellement lancés en janvier 2026.

6.000 tonnes de déchets organiques valorisées chaque année

Réalisé avec des compétences tunisiennes dans le cadre d’un partenariat entre l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) et l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGED), avec la coopération du Programme des Nations unies pour le développement, le projet présente plusieurs objectifs environnementaux et énergétiques.

L’unité doit permettre de traiter environ 6.000 tonnes de déchets organiques par an et de produire près de 1.600 MWh d’électricité renouvelable.

Le projet devrait également éviter l’émission d’environ 5.600 tonnes d’équivalent CO₂ par an et générer près de 3.900 tonnes de digestat organique destiné notamment à contribuer à l’amélioration de la fertilité des sols agricoles.

De l’annonce du projet à l’exploitation expérimentale

Lancée comme projet pilote destiné à développer la filière du biogaz en Tunisie, l’unité de Djerba franchit désormais une nouvelle étape avec la fixation d’une échéance précise pour le démarrage de son exploitation expérimentale.

Au-delà de la production énergétique, le projet s’inscrit dans une stratégie de développement de l’économie circulaire à travers la valorisation des déchets organiques et la réduction de leur impact environnemental.

Le démarrage effectif de la phase pilote en octobre permettra surtout de mesurer les premiers résultats concrets de l’installation, notamment les volumes de déchets effectivement collectés et traités ainsi que la production réelle d’électricité.

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Diplômés chômeurs : Neuf mois après la loi, l’Union réclame toujours son application

L’Union des diplômés du supérieur au chômage a réitéré, mercredi, sa demande en faveur de l’application effective de la loi n°18 de 2025 sur le recrutement exceptionnel des diplômés de l’enseignement supérieur en chômage de longue durée. Près de neuf mois après la publication du texte, l’organisation affirme que la plateforme numérique prévue par la loi n’est toujours pas opérationnelle et réclame la publication des textes réglementaires nécessaires à son application.

Une loi adoptée, mais toujours en attente d’application

La loi n°2025-18 du 22 décembre 2025 prévoit des dispositions exceptionnelles pour le recrutement des diplômés de l’enseignement supérieur confrontés au chômage de longue durée dans la fonction publique et le secteur public.

Le texte prévoit notamment la mise en place d’une plateforme numérique placée sous la tutelle du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Cette plateforme doit permettre l’inscription des candidats, l’identification des bénéficiaires et l’établissement des priorités de recrutement.

Mais, selon l’Union des diplômés du supérieur au chômage, cette plateforme n’est toujours pas entrée en service.

La plateforme toujours attendue

Lors d’une conférence de presse organisée à Tunis, la représentante de l’Union, Soukaina Chemkhi, a dénoncé l’absence d’avancée concrète dans la mise en œuvre du dispositif. Selon elle, les diplômés concernés ont multiplié les mouvements de protestation, les négociations et les conférences de presse depuis l’adoption de la loi.

L’Union réclame désormais une accélération de la publication des textes réglementaires ainsi que la mise en fonctionnement de la plateforme destinée à organiser les inscriptions et l’identification des bénéficiaires.

Quels sont les critères prévus

Le dispositif exceptionnel doit établir des priorités entre les candidats sur la base de plusieurs critères. La loi prévoit notamment la prise en compte de l’ancienneté de l’obtention du diplôme, de l’âge et de la situation sociale des candidats.

Une priorité particulière est accordée aux personnes âgées de plus de 40 ans ainsi qu’aux diplômés dont la période de chômage est particulièrement longue. Le recrutement doit par ailleurs être organisé progressivement, selon les modalités prévues par les textes d’application du dispositif.

Les diplômés dénoncent « l’atermoiement »

Pour Wajdi Houimeli, représentant de l’Union, les autorités doivent mettre fin à ce qu’il qualifie d’« atermoiement » dans l’application de la loi, rapporte l’agence TAP. L’organisation dénonce également une situation d’exclusion et de marginalisation touchant des milliers de diplômés de l’enseignement supérieur confrontés au chômage de longue durée.

Les représentants de l’Union soulignent notamment les difficultés sociales rencontrées par les personnes concernées, dont certaines attendent depuis plusieurs années une intégration professionnelle.

La question de l’application de la loi n°18 avait déjà donné lieu à plusieurs mouvements de protestation au cours des derniers mois, réclamant l’application effective du texte, la publication des textes réglementaires et le lancement de la plateforme numérique.

L’enjeu pour les diplômés concernés est désormais d’obtenir un calendrier précis concernant l’ouverture de la plateforme, l’identification des bénéficiaires et le lancement effectif des opérations de recrutement.

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Grand Tunis : La SONEDE annonce un retour progressif de l’eau

La situation devrait progressivement revenir à la normale dans les zones touchées par les perturbations de l’approvisionnement en eau potable dans le Grand Tunis. Selon le directeur régional de la SONEDE, la réparation de la panne est désormais achevée et les réservoirs ont atteint un taux de remplissage compris entre 30 et 50%. L’alimentation en eau a déjà repris dans la majorité des zones basses et devrait être progressivement rétablie dans les autres secteurs au cours des prochaines heures.

La réparation achevée

Après les importantes perturbations enregistrées depuis mercredi dans plusieurs zones du Grand Tunis, la SONEDE annonce une avancée dans le rétablissement de la distribution.

Le directeur régional de la société a indiqué aujourd’hui sur les ondes de la Radio nationale, que les travaux de réparation liés à la panne sont terminés. Les équipes poursuivent désormais les opérations nécessaires pour rétablir progressivement l’alimentation dans l’ensemble des zones concernées.

La perturbation avait notamment touché plusieurs secteurs du Grand Tunis, ainsi que des zones des gouvernorats de Zaghouan et de Nabeul, à la suite d’une panne technique affectant une conduite d’adduction desservant le sud du Grand Tunis.

Les zones basses déjà réalimentées

Le retour de l’eau a déjà commencé dans la majorité des zones situées à faible altitude, selon les précisions communiquées. Les réservoirs affichent actuellement des niveaux de remplissage compris entre 30 et 50%, ce qui permet une reprise progressive de la distribution.

La situation devrait continuer à s’améliorer au cours des prochaines heures à mesure que les réseaux retrouvent progressivement leur niveau de fonctionnement normal.

Les zones élevées pourraient attendre davantage

La SONEDE appelle toutefois à la prudence concernant l’heure exacte du retour complet de l’eau.

La remise sous pression du réseau s’effectue progressivement et certaines zones, notamment celles situées en altitude, peuvent nécessiter davantage de temps avant un rétablissement complet de l’alimentation.

Les habitants des secteurs encore concernés devront donc attendre la stabilisation progressive de la pression dans le réseau.

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Rentrée scolaire : Les fournitures coûtent jusqu’à 8% plus cher cette année

À quelques jours de la rentrée scolaire, le coût des fournitures scolaires a augmenté de 7 à 8% par rapport à 2025, selon le président de l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC), Lotfi Riahi. Le responsable estime toutefois qu’une harmonisation des listes de fournitures scolaires pourrait permettre aux familles de réduire leurs dépenses de 30 à 35%, une estimation qui reste une proposition de l’organisation et non une mesure officiellement adoptée.

Une hausse de 7 à 8% selon l’OTIC

La rentrée scolaire représente une dépense importante pour de nombreuses familles tunisiennes, entre les cahiers, les fournitures, les cartables et les autres équipements nécessaires aux élèves.

Selon Lotfi Riahi, les prix des fournitures scolaires ont enregistré cette année une hausse comprise entre 7 et 8% par rapport à la rentrée précédente, a-t-il indiqué, ce jeudi 3 septembre sur les ondes de la Radio nationale.

Cette estimation intervient alors que les familles commencent leurs achats pour la rentrée 2026-2027 et cherchent à limiter une facture qui peut varier fortement selon le niveau scolaire et les listes demandées.

Le chiffre avancé par l’OTIC doit toutefois être présenté comme une évaluation de l’organisation de défense des consommateurs, et non comme un indice officiel de l’évolution des prix de l’ensemble des fournitures scolaires.

L’OTIC revient sur l’idée d’une liste unifiée

Pour réduire les dépenses, l’organisation défend depuis plusieurs années l’idée d’une harmonisation des listes de fournitures scolaires à l’échelle nationale.

L’objectif est d’éviter les écarts entre établissements et les demandes de produits supplémentaires qui peuvent alourdir inutilement le budget des parents.

En juillet dernier, Lotfi Riahi avait déjà appelé à l’adoption d’une liste unifiée et à une meilleure rationalisation des achats, notamment pour éviter les fournitures non prévues par les listes officielles.

Une économie potentielle estimée entre 30 et 35%

Selon Lotfi Riahi, une généralisation de cette harmonisation pourrait permettre aux familles de réduire le coût de leurs achats de 30 à 35%.

Cette estimation repose notamment sur une limitation des fournitures considérées comme non indispensables et sur une meilleure standardisation des besoins selon les niveaux scolaires. Mais il ne s’agit pas, à ce stade, d’une économie garantie pour les familles.

Aucune décision officielle n’a encore instauré un mécanisme national permettant d’assurer automatiquement une baisse de 30 à 35% de la facture de la rentrée. L’OTIC présente cette réduction comme un potentiel lié à l’adoption d’une liste plus rationnelle et harmonisée.

Acheter utile plutôt qu’acheter davantage

La question des listes scolaires dépasse celle de la simple évolution des prix. Pour les familles, le montant final dépend également du nombre de produits demandés, de leur qualité, de leur origine et du lieu d’achat.

L’OTIC recommande ainsi de privilégier les achats réellement nécessaires et d’attendre, lorsque cela est possible, les listes officielles afin d’éviter l’acquisition de fournitures qui pourraient finalement ne pas être demandées.

L’organisation avait également insisté sur l’importance de privilégier les produits tunisiens, dans une démarche visant à soutenir la production locale tout en limitant certaines dépenses liées aux produits importés.

Une facture qui reste sous pression

Même limitée à 7 ou 8%, une hausse des prix peut peser sensiblement sur le budget des ménages lorsqu’elle s’ajoute à l’ensemble des dépenses de rentrée.

Car au-delà des fournitures scolaires, les familles doivent également prévoir l’achat de vêtements, de tabliers, de cartables et, selon les situations, d’autres équipements.

Le principal enjeu des prochains jours sera donc de concilier les besoins réels des élèves avec la nécessité de maîtriser les dépenses.

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Coupes africaines : Quatre clubs tunisiens en lice, trois déjà au défi du premier tour

La Tunisie sera représentée par quatre clubs dans les compétitions interclubs africaines 2026-2027, avec l’Espérance de Tunis et le Club Africain en Ligue des champions, ainsi que le CS Sfaxien et l’ES Zarzis en Coupe de la Confédération. Mais seuls trois d’entre eux entreront en lice dès ce week-end, l’Espérance étant exemptée du premier tour préliminaire et directement qualifiée pour le deuxième. Le Club Africain, le CS Sfaxien et l’ES Zarzis devront, eux, franchir une première étape face respectivement au Djoliba AC, à Shooting Stars et à Diambars.

Le Club Africain retrouve la Ligue des champions

Après son titre de champion de Tunisie, le Club Africain retrouve la Ligue des champions africaine et devra, contrairement à l’Espérance, passer par le premier tour préliminaire.

Les Rouge et Blanc affronteront le Djoliba AC du Mali, avec un match aller prévu au stade de Radès et le retour à Bamako. Le premier rendez-vous est fixé au samedi 5 septembre à 19h00.

Le retour sur la scène continentale intervient après plusieurs saisons de transition. Le Club Africain possède toutefois une histoire particulière dans cette compétition puisqu’il avait remporté en 1991 la Coupe des clubs champions africains, devenant le premier club tunisien à inscrire son nom au palmarès de cette ancienne formule.

Face au Djoliba, l’enjeu sera double : réussir l’entrée en matière continentale et prendre un avantage suffisamment important avant un déplacement à Bamako.

L’Espérance, directement au deuxième tour

Habituée des rendez-vous continentaux, l’Espérance de Tunis abordera cette campagne avec un avantage important : elle est exemptée du premier tour préliminaire de la Ligue des champions et fera directement son entrée au deuxième tour.

Le club de Bab Souika a procédé à plusieurs changements dans son effectif et sur son banc, avec notamment le retour du technicien roumain Laurentiu Reghecampf.

L’objectif sera évidemment d’aller le plus loin possible, avec en ligne de mire une cinquième Ligue des champions africaine.

Le CS Sfaxien veut retrouver son terrain de prédilection

En Coupe de la Confédération, le CS Sfaxien dispose d’une expérience particulière. Le club possède trois titres dans cette compétition, remportés en 2007, 2008 et 2013, auxquels s’ajoute son sacre de 1998 sous l’ancienne formule de la Coupe de la CAF.

Le CSS commencera sa campagne au premier tour préliminaire face aux Nigérians de Shooting Stars. Le match aller se jouera au Nigeria le samedi 5 septembre à 16h00, avant le retour au stade Taïeb Mhiri de Sfax.

Face à Shooting Stars, le déplacement au Nigeria constituera le premier test d’une nouvelle configuration de l’équipe sous la houlette du revenant Nabil Kouki.

Zarzis, le pari de l’outsider

L’ES Zarzis constitue la principale nouveauté du contingent tunisien. Le club du Sud retrouve la scène africaine après une première expérience en Coupe de la CAF en 2006, à la suite de sa victoire en Coupe de Tunisie en 2005.

Pour cette nouvelle aventure, l’ESZ évoluera en Coupe de la Confédération et sera opposée aux Sénégalais de Diambars, une affiche entre deux formations qui disposent d’une expérience continentale limitée.

Le match aller aura lieu au stade Taïeb Mhiri de Sfax, le vendredi 4 septembre à 15h30, tandis que le retour se déroulera au Sénégal.

Pour l’ES Zarzis, la priorité sera de profiter du match à domicile pour prendre une option avant un déplacement qui s’annonce plus délicat au Sénégal.

Le programme

Ligue des champions de la CAF

  • Samedi 5 septembre, 19h00 : Club Africain – Djoliba AC, stade de Radès
  • Espérance de Tunis : exemptée du premier tour, entrée en lice au deuxième tour

Coupe de la Confédération

  • Vendredi 4 septembre, 15h30 : ES Zarzis – Diambars, stade Taïeb Mhiri
  • Samedi 5 septembre, 16h00 : Shooting Stars – CS Sfaxien, Nigeria

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Sucre : Une étude stratégique pour sécuriser un marché de 360.000 tonnes par an

La Tunisie lance une nouvelle réflexion sur sa filière sucrière avec le démarrage, le 1er septembre, d’une étude stratégique globale destinée à proposer des solutions pour restructurer le secteur, sécuriser l’approvisionnement et renforcer le stock stratégique. Réalisée par l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ), avec l’Office du commerce de la Tunisie (OCT) et les ministères du Commerce et de l’Industrie, cette étude intervient dans une filière où les besoins nationaux atteignent environ 360.000 tonnes de sucre blanc par an.

L’enjeu dépasse donc la seule constitution de réserves : il s’agit de revoir l’ensemble de la chaîne, de la production locale et du raffinage aux importations, au stockage et à la distribution, dans un marché fortement dépendant de l’extérieur.

360.000 tonnes à fournir chaque année

Le principal chiffre permet de mesurer immédiatement l’enjeu : les besoins tunisiens en sucre blanc sont estimés à environ 1000 tonnes par jour, soit 360.000 tonnes par an. Selon les données de l’ONAGRI, 54% de cette consommation est destinée directement aux ménages, tandis que 46% est absorbée par la transformation industrielle.

Autrement dit, près de 195.000 tonnes correspondent à la consommation directe des familles et environ 165.000 tonnes sont utilisées par les industries agroalimentaires et autres activités de transformation.

Cette structure est importante pour comprendre pourquoi une perturbation de l’approvisionnement peut rapidement se répercuter sur deux fronts : la disponibilité du sucre dans les circuits de distribution et les coûts des industries qui l’utilisent comme matière première.

Une production locale encore limitée

Face à ces besoins, la production tunisienne reste insuffisante pour assurer l’autosuffisance.

La relance de la culture de la betterave sucrière constitue l’un des principaux leviers envisagés ces dernières années. Pour la campagne 2025-2026, un programme portant sur environ 3000 hectares devait permettre de produire près de 30.000 tonnes de sucre, soit à peine plus de 8% des besoins annuels estimés à 360.000 tonnes.

La comparaison donne la mesure du chemin à parcourir : même avec 30.000 tonnes de sucre produites localement, il resterait plus de 330.000 tonnes à couvrir par d’autres sources pour satisfaire les besoins annuels.

La production agricole de betterave et la production de sucre blanc ne doivent toutefois pas être confondues : la première correspond au volume de betteraves récoltées, tandis que la seconde est le sucre obtenu après transformation industrielle.

Béja, une pièce centrale du dispositif

L’autre levier est industriel. La Société tunisienne du sucre (STS) de Béja constitue l’une des infrastructures stratégiques du pays pour le raffinage.

Après plusieurs mois d’arrêt, la raffinerie a bénéficié d’un programme d’investissement d’environ 16 millions de dinars, destiné à remettre à niveau les équipements et à permettre la reprise de l’activité. Le programme de restructuration doit également intégrer les questions environnementales et la pérennité de l’installation.

En avril 2024, la STS fonctionnait à un rythme de 500 tonnes de sucre par jour, soit environ la moitié des besoins quotidiens du marché tunisien. Une modernisation devait permettre de porter ce rythme à plus de 700 tonnes par jour.

Le problème n’est donc pas uniquement celui de la quantité de sucre disponible dans le pays : il concerne également la capacité à transformer, stocker et distribuer régulièrement le produit.

Pourquoi les importations restent déterminantes

Avec une consommation annuelle de l’ordre de 360.000 tonnes et une production locale encore limitée, les importations continuent de jouer un rôle central dans l’équilibre du marché.

Le modèle tunisien repose notamment sur l’importation de sucre brut destiné au raffinage, mais également sur l’importation de sucre déjà raffiné. Les données de l’ONAGRI faisaient ainsi état, pour 2018, de 254.000 tonnes de sucre brut de canne importées par l’OCT pour les raffineries et de 165.000 tonnes de sucre blanc raffiné destiné aux industriels et aux ménages. Ces chiffres sont anciens et ne constituent pas un bilan des importations de 2026, mais ils illustrent la structure historiquement très dépendante du marché tunisien.

C’est précisément cette vulnérabilité que l’étude doit désormais examiner, alors que le coût des matières premières et les cours internationaux peuvent peser directement sur la facture d’approvisionnement.

Le stock stratégique au cœur de la réflexion

L’un des objectifs annoncés est de renforcer la sécurité du stock stratégique. Il s’agit d’un enjeu particulièrement sensible pour un produit de consommation courante dont le marché doit être alimenté de manière continue.

Mais constituer un stock ne règle pas, à lui seul, les problèmes structurels. Encore faut-il déterminer quelle quantité conserver, à quel moment acheter, où stocker le sucre, comment organiser le raffinage et comment assurer une distribution régulière.

L’étude pourrait ainsi déboucher sur une meilleure programmation des achats et du raffinage, ainsi que sur une articulation plus étroite entre production locale, importation, stockage et distribution.

Ces pistes ne constituent toutefois pas encore des décisions arrêtées. Les travaux lancés par l’ITCEQ doivent justement permettre de déterminer les solutions opérationnelles et leur faisabilité.

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Huile d’olive : La production tunisienne attendue en baisse de 40% en 2026-2027

La production tunisienne d’huile d’olive devrait connaître une forte baisse au cours de la campagne 2026-2027, selon la Chambre nationale des producteurs d’olives. Sa présidente, Najah Saïdi Hamed, estime la prochaine récolte à environ 300.000 tonnes, contre 500.000 tonnes lors de la campagne 2025-2026. Malgré ce recul des volumes, elle estime que les recettes de la filière pourraient rester à un niveau élevé grâce à des prix internationaux plus favorables.

200.000 tonnes de moins attendues

L’estimation avancée par la Chambre nationale des producteurs d’olives fait ressortir une diminution de 200.000 tonnes par rapport à la campagne précédente. En termes relatifs, cela représente une baisse d’environ 40%, avec une production qui passerait de 500.000 à 300.000 tonnes.

Il s’agit à ce stade d’une estimation du secteur, et non d’un chiffre définitif de production. La récolte de la nouvelle campagne devra encore permettre d’affiner ces prévisions.

La comparaison intervient après une campagne 2025-2026 particulièrement abondante. Les estimations de la filière avaient alors tablé sur une production pouvant atteindre 500.000 tonnes, portée notamment par des conditions pluviométriques favorables.

Le retour de l’alternance biennale

Pour expliquer ce recul, Najah Saïdi Hamed met notamment en avant le phénomène d’alternance biennale de l’olivier. Elle a expliqué, aujourd’hui sur les ondes de la radio Mosaique FM que ce phénomène se traduit généralement par une année de forte production suivie d’une année moins productive. Après l’abondante récolte de 2025-2026, la campagne 2026-2027 devrait ainsi connaître un repli.

Cette explication est importante : la baisse annoncée ne doit donc pas être présentée comme résultant exclusivement de la sécheresse ou des conditions climatiques de cette année, puisque la responsable professionnelle citée met d’abord en avant le cycle naturel de production.

Moins d’huile, mais pas forcément moins de recettes

Le recul des volumes ne signifie pas nécessairement une baisse proportionnelle des revenus de la filière.

Selon la présidente de la Chambre nationale des producteurs d’olives, les prix internationaux plus élevés pourraient permettre de compenser en partie la diminution de la production. La campagne 2026-2027 pourrait ainsi générer des recettes comparables à celles de la saison précédente malgré les 200.000 tonnes de production en moins.

Cette perspective reste toutefois une projection professionnelle : l’évolution réelle des recettes dépendra à la fois des volumes effectivement produits, des prix internationaux et du rythme des exportations.

Une filière qui sort d’une campagne exceptionnelle

La nouvelle estimation intervient alors que la Tunisie vient de connaître une campagne 2025-2026 particulièrement dynamique sur le front des exportations.

Au cours des neuf premiers mois de cette campagne, les exportations tunisiennes d’huile d’olive avaient atteint 368.000 tonnes, contre 236.900 tonnes durant la même période de la saison précédente, soit une progression de 55,3%. Les recettes ont atteint 4,605 milliards de dinars au cours des neuf premiers mois de la campagne 2025-2026, jusqu’à fin juillet 2026, le bilan annuel de la campagne n’étant pas encore disponible.

Cette abondance avait permis à la Tunisie d’accroître fortement ses volumes disponibles à l’exportation. Elle avait également relancé le débat sur la valorisation de l’huile tunisienne, notamment à travers l’augmentation des exportations conditionnées plutôt que des ventes en vrac.

Le défi reste celui de la valeur ajoutée

La baisse annoncée pour 2026-2027 pourrait donc ramener la filière vers des volumes plus proches de son niveau habituel après une campagne exceptionnelle.

Elle pose également la question de la capacité de la Tunisie à tirer davantage de valeur de chaque tonne exportée.

La progression récente des exportations conditionnées constitue un élément positif. Mais une part importante des volumes tunisiens continue d’être commercialisée en vrac, ce qui limite la valeur ajoutée captée localement.

Dans ce contexte, une campagne moins abondante pourrait paradoxalement renforcer l’intérêt économique d’une stratégie fondée sur la qualité, le conditionnement, la marque tunisienne et les marchés à forte valeur ajoutée.

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Tarente 2026 : 26 médailles pour la Tunisie, mais quatre sportifs signalés absents

La Tunisie a bouclé sa participation aux Jeux méditerranéens de Tarente-2026 avec 26 médailles, dont 3 en or, 10 en argent et 13 en bronze, terminant à la 13e place du classement général. Derrière ce bilan sportif, marqué par trois titres et plusieurs performances individuelles et collectives, la délégation tunisienne a également été confrontée à quatre cas successifs d’athlètes signalés absents ou disparus au cours des Jeux.

Trois titres et une moisson répartie sur plusieurs disciplines

La Tunisie a décroché trois médailles d’or à Tarente.

Le premier titre est venu de Firas Kattoussi, vainqueur en taekwondo dans la catégorie des moins de 80 kg. Le champion olympique s’est imposé en finale face au Marocain Haitam Zarhouti (2-1), offrant à la Tunisie son premier sacre de ces Jeux.

Achraf Zouaoui a ensuite remporté l’or dans l’épreuve du tir de précision en boules lyonnaises, tandis que Marwa Bouzayani s’est imposée sur le 3000 mètres steeple.

Le reste du bilan s’est construit avec dix médailles d’argent et treize de bronze, dans des disciplines aussi diverses que le taekwondo, la natation, l’escrime, la lutte, la boxe, le judo, l’haltérophilie, l’athlétisme, l’aviron, le football et le handball.

L’haltérophilie particulièrement productive

L’haltérophilie a constitué l’un des principaux pourvoyeurs de médailles tunisiennes.

Karem Ben Hnia a réalisé un doublé avec l’argent à l’arraché et le bronze à l’épaulé-jeté dans la catégorie des moins de 75 kg. Eya Aouadi a ajouté un bronze chez les moins de 61 kg, avant qu’Aymen Bacha ne décroche l’argent à l’arraché chez les moins de 110 kg. Ce dernier podium a constitué la 26e médaille tunisienne recensée par la délégation.

La Tunisie a également signé plusieurs performances collectives. La sélection U21 de football a décroché l’argent après sa défaite en finale face à l’Algérie, tandis que les handballeuses tunisiennes ont également terminé deuxièmes.

En aviron, Mohamed Krimi et Khadija Krimi ont remporté le bronze dans le deux de couple mixte poids léger. Khadija Krimi a ensuite ajouté une deuxième médaille de bronze avec Salma Dhaouadi dans l’épreuve féminine.

Quatre « départs » volontaires

Lors de ces Jeux de Tarente, la délégation tunisienne a également été confrontée à quatre cas successifs d’athlètes signalés absents ou disparus. Le premier cas avait concerné la lutteuse Chahd Jeljeli, dont l’absence avait été constatée après son combat pour la médaille de bronze dans la catégorie des moins de 57 kg.

Quelques jours plus tard, Jeljeli a affirmé avoir volontairement décidé de « migrer », en expliquant notamment son choix par des difficultés liées à sa préparation, à sa rémunération et à son accompagnement en tant qu’athlète.

Le deuxième cas concerne Mohamed Amine Saïdi, joueur de raffa âgé de 22 ans. Son absence a été constatée lors du passage de la délégation tunisienne par l’aéroport de Rome, après son séjour à Tarente. La Fédération tunisienne de boules et pétanque avait saisi le ministère de la Jeunesse et des Sports et annoncé la préparation d’un rapport destiné à retracer les circonstances de cette absence.

Un troisième cas a ensuite été signalé avec Mohamed Amine Bouhijba. L’haltérophile ne s’est pas présenté à l’embarquement du vol reliant Rome à Brindisi, alors que le reste de la délégation devait poursuivre son déplacement vers Tarente. Son absence n’a été constatée qu’au moment de l’embarquement.

Le quatrième cas signalé a concerné le gymnaste Ahmed Labidi, âgé de 24 ans. Le sportif avait obtenu l’autorisation de son entraîneur de quitter temporairement le village méditerranéen afin d’effectuer une course et notamment d’acheter des chaussures de sport. Il n’est toutefois pas revenu et son absence a été constatée alors qu’il devait participer aux compétitions de gymnastique.

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Algérie : Avec ses Sukhoï au Niger, Alger change-t-elle de doctrine militaire ?

Quatre chasseurs algériens Sukhoï Su-30 sur le tarmac de Niamey. L’image aurait été difficilement imaginable il y a encore quelques années, tant l’Algérie a longtemps érigé la non-intervention militaire à l’étranger en principe de sa politique de défense. Le déploiement décidé le 30 août au Niger pourrait ainsi constituer une étape importante dans l’évolution de la doctrine militaire algérienne.

Le ministère algérien de la Défense (MDN) a confirmé l’envoi de deux patrouilles, soit quatre Su-30, accompagnées d’un avion ravitailleur. La décision, prise sur instructions du président Abdelmadjid Tebboune et à la demande des autorités nigériennes, est officiellement présentée comme une « mission de soutien » à l’armée du Niger après la mutinerie qui a secoué Niamey. Les autorités nigériennes ont également confirmé l’arrivée des appareils.

Ce soutien n’est pas totalement isolé. Le 9 août, l’Algérie avait déjà offert à l’armée nigérienne quatre hélicoptères — deux Mi-24V et deux Mi-171 — ainsi que des munitions, des pièces de rechange et du matériel de soutien.

Mais avec l’envoi de chasseurs et de militaires algériens sur le territoire nigérien, Alger franchit un seuil différent.

Une doctrine longtemps restrictive

Depuis l’indépendance, l’Algérie s’est traditionnellement montrée extrêmement réticente à engager son armée hors de ses frontières. Cette position, étroitement liée à sa diplomatie fondée sur la souveraineté des États et la non-ingérence, a longtemps distingué Alger de plusieurs autres puissances régionales.

La révision constitutionnelle de 2020 a toutefois ouvert une possibilité qui n’existait pas dans les mêmes termes auparavant.

L’article 91 de la Constitution permet au président de la République de décider de l’envoi d’unités de l’Armée nationale populaire à l’étranger, mais après approbation à la majorité des deux tiers de chacune des deux chambres du Parlement.

C’est précisément ce cadre qui rend l’opération nigérienne particulièrement intéressante. Le déploiement a été annoncé par le ministère de la Défense, mais aucune approbation préalable des deux chambres n’a été rendue publique.

Le Monde relève ainsi que la séquence ouvre en Algérie un débat sur l’application de cette disposition constitutionnelle et sur la qualification exacte de la mission.

Il serait néanmoins prématuré de parler d’une intervention militaire algérienne au Niger. Aucune participation des Su-30 à des frappes ou à des opérations de combat n’a été annoncée. Alger parle explicitement d’une mission de soutien.

Le Niger devient stratégique pour Alger

L’évolution ne peut pas être dissociée de la détérioration de l’environnement sécuritaire au Sahel.

La mutinerie de Niamey a montré la fragilité persistante du régime d’Abdourahamane Tiani. Selon Reuters et Associated Press, les forces russes de l’Africa Corps ont directement participé aux opérations ayant permis aux loyalistes de reprendre le contrôle de la base militaire de l’aéroport.

Pour Alger, une nouvelle déstabilisation du Niger constituerait un risque majeur. Les deux pays partagent près de 1 000 kilomètres de frontière, tandis que le Niger occupe une place importante dans les équilibres sécuritaires du Sahara et dans plusieurs projets économiques régionaux.

Le rapprochement militaire engagé cet été montre donc qu’Alger ne se contente plus nécessairement d’observer les crises sahéliennes depuis son territoire.

La question est désormais de savoir si Niamey constitue une réponse exceptionnelle à une situation jugée urgente ou le premier exemple spectaculaire d’une doctrine militaire algérienne devenue plus interventionniste depuis la réforme constitutionnelle de 2020.

Pour les autres pays du Maghreb, dont la Tunisie, la distinction est loin d’être théorique. Si l’Algérie accepte désormais plus facilement de projeter directement ses forces pour défendre ses intérêts sécuritaires dans son voisinage, c’est une évolution importante de l’équilibre stratégique régional.

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« Le 13e Round » de Mohamed Ali Nahdi décroche deux prix au Maroc

Le cinéma tunisien s’est une nouvelle fois distingué au Maroc. Le film « Le 13e Round », réalisé par Mohamed Ali Nahdi, a remporté deux récompenses lors de la 11e édition du Festival du cinéma de Saïdia, organisée du 26 au 30 août 2026. Le long métrage a obtenu le Prix spécial du jury, tandis qu’Afef Ben Mahmoud a reçu le Prix de la meilleure interprétation féminine, ex æquo avec l’actrice marocaine Fatima Zahra Baldi.

Deux nouvelles récompenses pour le cinéma tunisien

« Le 13e Round » poursuit son parcours dans les festivals internationaux avec une double distinction obtenue au Festival du cinéma de Saïdia, au Maroc.

Le film de Mohamed Ali Nahdi a décroché le Prix spécial du jury. De son côté, l’actrice tunisienne Afef Ben Mahmoud a été récompensée pour sa prestation en remportant le Prix de la meilleure interprétation féminine.

Cette distinction a été attribuée ex æquo avec l’actrice marocaine Fatima Zahra Baldi, récompensée pour son rôle dans le film « Amour à Dakhla » de Khaled Ibrahimi.

L’histoire d’un ancien champion de boxe

« Le 13e Round » raconte l’histoire de Kamel, un ancien champion de boxe qui a choisi de s’éloigner du monde de la célébrité pour mener une vie paisible avec son épouse Soumaya et leur fils Sabri.

Mais l’équilibre de la famille est bouleversé lorsque leur enfant tombe gravement malade.

Le film met ainsi en scène le combat intime d’un homme confronté à la peur, à la douleur et à l’épreuve de la maladie, bien loin des combats qu’il menait autrefois sur un ring.

Un parcours international déjà récompensé

Ces deux nouveaux prix viennent enrichir le parcours international du long métrage, déjà distingué dans plusieurs rendez-vous cinématographiques.

L’acteur Helmi Dridi avait notamment reçu des prix de la meilleure interprétation masculine dans des festivals à Annaba et à Dakhla.

Afef Ben Mahmoud avait également été distinguée au Festival international du film du Caire, tandis que le jeune acteur Hedi Ben Jebouria avait remporté une récompense au Festival du film arabe de Rotterdam.

Pour « Le 13e Round », cette double consécration à Saïdia confirme ainsi un parcours international qui se poursuit pour le film tunisien.

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Mostra de Venise : le cinéma tunisien présent avec « The H@llow Man » de Kamel Laaridhi

Le cinéma tunisien sera présent à la 83e Mostra de Venise avec « The H@llow Man », premier long métrage du réalisateur Kamel Laaridhi, sélectionné en compétition à la Semaine internationale de la critique. Le film propose une plongée dans une Tunisie dystopique de 2059, où une technologie contrôle la mémoire et supprime les émotions. Cette présence intervient alors que la cinéaste tunisienne Kaouther Ben Hania siège parallèlement au sein du jury de la compétition officielle du prestigieux festival.

Une Tunisie dystopique en 2059

Réalisé par Kamel Laaridhi, « The H@llow Man » se déroule dans une Tunisie futuriste, en 2059.

Dans cet univers, un biochip régule la mémoire et supprime les émotions. Taha, le personnage principal, vit dans cette société où l’hypnothérapie est interdite, mais consulte secrètement un hypnothérapeute.

Le protagoniste est présenté comme un « forgeron des émotions », utilisant la poésie pour créer chez les autres des sentiments qu’ils ne sont plus capables de ressentir.

Un premier long métrage en compétition

D’une durée de 79 minutes, le film figure parmi les œuvres sélectionnées en compétition à la 41e Semaine internationale de la critique de Venise.

Kamel Laaridhi signe ainsi son premier long métrage dans cette section indépendante et parallèle de la Mostra, consacrée notamment à la découverte de nouvelles voix du cinéma international.

Le casting réunit notamment Mohammed Hassine Grayaa, Nesrine Bani, Riadh Hamdi, Kamel Dridi et Sadok Aidani.

Plusieurs projections prévues à Venise

La première projection du film est programmée le 8 septembre, à destination de la presse et des professionnels.

Deux autres séances sont prévues pour le public et les accrédités : le 9 septembre à 14 heures à la Sala Perla et le 10 septembre à 19h30 à la Sala Corinto.

Kaouther Ben Hania également présente à la Mostra

La Tunisie sera également représentée à un autre niveau du festival.

La réalisatrice et scénariste tunisienne Kaouther Ben Hania fait partie du jury international de la compétition officielle de la 83e Mostra de Venise, présidé par l’Américaine Maggie Gyllenhaal.

La présence simultanée d’un film tunisien dans la compétition de la Semaine de la critique et d’une réalisatrice tunisienne au sein du jury de la compétition officielle donne ainsi une visibilité particulière au cinéma tunisien lors de cette édition 2026.

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CNAM : Le 30 septembre, dernier délai pour changer de filière de soins

La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) a fixé au 30 septembre 2026 le dernier délai pour déposer une demande de changement de filière de soins. Les assurés souhaitant changer de médecin de famille disposent, quant à eux, d’un délai supplémentaire jusqu’au 30 novembre 2026. Ces deux démarches peuvent être effectuées à distance via la plateforme virtuelle e-CNAM.

Un mois pour changer de filière de soins

La CNAM a rappelé que les demandes de changement de filière de soins doivent être déposées au plus tard le 30 septembre 2026.

Cette échéance concerne les assurés sociaux souhaitant modifier leur filière de prise en charge dans le cadre des procédures prévues par la Caisse nationale d’assurance maladie.

Jusqu’au 30 novembre pour changer de médecin de famille

La CNAM a également fixé au 30 novembre 2026 la date limite pour le dépôt des demandes de changement de médecin de famille.

Les assurés concernés disposent ainsi d’un délai supplémentaire pour effectuer cette démarche.

Des démarches possibles à distance

Les demandes de changement de filière de soins ou de médecin de famille peuvent être déposées à distance via le centre virtuel e-CNAM, sans nécessairement se déplacer auprès des services de la Caisse.

La plateforme permet notamment aux assurés d’accéder à plusieurs services numériques, dont les changements de filière de soins et de médecin de famille dans les délais réglementaires.

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Prisons : L’OCTT appelle à des mesures urgentes face aux conditions de détention

L’Organisation contre la torture en Tunisie (OCTT) a appelé à prendre une série de mesures urgentes pour améliorer les conditions de détention, notamment face à la surpopulation carcérale et aux épisodes de fortes chaleurs. Dans une déclaration publiée mercredi 2 septembre 2026, elle fait également état de récents signalements de décès de détenus, rapportés par des familles ou des avocats.

L’organisation indique que ces cas ont été signalés en prison ou dans des services d’urgence et les replace dans un contexte estival marqué par la canicule, le surpeuplement des cellules et un accès aux soins qu’elle juge limité. La déclaration ne fournit toutefois pas de bilan chiffré de ces décès ni d’éléments permettant d’en déterminer les circonstances ou les causes.

Réduire « immédiatement » la surpopulation

Parmi les mesures réclamées, l’OCTT appelle à agir immédiatement pour désengorger les établissements pénitentiaires.

Elle propose la libération des personnes détenues pour des délits mineurs, qu’elles soient en détention provisoire ou déjà condamnées, ainsi que celle des détenus âgés et des personnes souffrant de maladies chroniques.

L’organisation demande également la libération des « prisonniers d’opinion » et des personnes condamnées en vertu du décret-loi n°54 et du Code des télécommunications.

Elle plaide parallèlement pour une limitation du recours à l’emprisonnement et un développement des peines alternatives, notamment le travail d’intérêt général, les amendes et le bracelet électronique.

L’OCTT rappelle à ce titre sa position selon laquelle la détention doit rester l’exception et la liberté la règle, tout en insistant sur le respect de la présomption d’innocence.

Adapter les prisons aux fortes chaleurs

L’organisation demande également des mesures « urgentes et appropriées » pour faire face aux conséquences du changement climatique dans les établissements pénitentiaires.

Elle préconise notamment de réexaminer l’état des infrastructures et d’assurer leur entretien et leur maintenance afin de mieux faire face aux épisodes de chaleur extrême, comme l’a également relevé la TAP dans sa reprise de la déclaration.

L’OCTT insiste par ailleurs sur le droit des détenus aux soins de santé, estimant que la privation de liberté ne doit pas entraîner la privation de leurs autres droits.

Enfin, elle réclame que les organisations de défense des droits humains puissent accéder aux informations concernant les détenus et visiter les établissements pénitentiaires afin d’y exercer un contrôle indépendant. L’organisation considère ce droit de regard comme l’une des garanties fondamentales de prévention des violations.

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Huile d’olive tunisienne au Royaume-Uni : Des licences en hausse de 225%, mais 68% du quota reste inutilisé

Les licences britanniques délivrées pour l’huile d’olive tunisienne ont plus que triplé en un an. Entre janvier et septembre 2026, elles ont porté sur près de 2446 tonnes, contre 753 tonnes durant la même période de 2025, alors que plus des deux tiers du contingent annuel accordé à la Tunisie restent encore inutilisés.

Selon les données officielles britanniques de suivi des contingents tarifaires, 2445,9 tonnes d’huile d’olive tunisienne ont fait l’objet de licences depuis le début de l’année 2026.

À la même période de 2025, ce volume s’élevait à 752,8 tonnes. La progression atteint ainsi environ 225% en un an.

5277 tonnes encore disponibles

Cette forte accélération ne signifie toutefois pas que le contingent accordé à la Tunisie est proche d’être épuisé.

Le Royaume-Uni prévoit pour 2026 un contingent tarifaire annuel de 7723 tonnes pour l’huile d’olive tunisienne concernée par le dispositif. Après l’allocation de septembre, 5277,1 tonnes restent disponibles.

À ce stade, seulement 31,7% du contingent annuel a donc fait l’objet de licences, tandis que 68,3% reste inutilisé.

La comparaison avec 2025 montre néanmoins une évolution importante. Sur l’ensemble de l’année dernière, les licences délivrées avaient porté sur environ 1573 tonnes. En neuf mois seulement, le volume enregistré en 2026 dépasse donc déjà de plus de 870 tonnes celui de toute l’année 2025.

Une nouvelle fenêtre ouverte en septembre

La Rural Payments Agency britannique a publié le 26 août un nouvel avis aux importateurs concernant le contingent n°05.4032 réservé à l’huile d’olive tunisienne.

Les demandes peuvent être déposées jusqu’au 7 septembre 2026 à 17 heures. Le dispositif permet l’importation à droit nul des catégories d’huile d’olive couvertes par les codes douaniers prévus par les autorités britanniques.

L’enjeu est d’autant plus important que la Tunisie connaît une campagne d’exportation exceptionnelle. À fin juillet, ses exportations d’huile d’olive avaient atteint 368.000 tonnes, en hausse de 55,3% sur un an, selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).

Le marché britannique présente ainsi une situation contrastée : l’utilisation du contingent préférentiel accélère fortement en 2026, mais une large majorité du volume accessible à droit nul reste encore disponible.

Une précision est toutefois essentielle : les données britanniques correspondent aux quantités couvertes par des licences délivrées et non nécessairement aux volumes effectivement importés au Royaume-Uni.

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Énergie : La Tunisie au cœur du nouvel axe nord-africain de l’Allemagne

La tournée du ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul en Tunisie puis en Algérie met en lumière les ambitions énergétiques de Berlin en Afrique du Nord. Alors que l’Allemagne cherche notamment à diversifier ses approvisionnements en gaz auprès de l’Algérie, la Tunisie apparaît comme un autre maillon stratégique des futures connexions énergétiques avec l’Europe.

Le déplacement de Wadephul à Alger, effectué après son passage à Tunis, a surtout mis en évidence la volonté allemande de sécuriser de nouvelles sources de gaz.

Selon EnergyNews, le ministre allemand a présenté l’Algérie comme un « partenaire fiable » et exprimé l’espoir que ce pays puisse couvrir une partie des besoins gaziers de l’Allemagne.

Cette perspective s’appuie notamment sur l’accord conclu entre Sonatrach et le groupe énergétique allemand VNG. Celui-ci prévoit une extension des livraisons de gaz algérien vers l’Allemagne à partir du 1er janvier 2027.

Mais dans cette stratégie régionale, la Tunisie occupe une position qui dépasse largement la question du gaz.

La Tunisie reliée au réseau énergétique européen

Avant la visite de Wadephul à Tunis, le ministère allemand des Affaires étrangères avait explicitement indiqué que les discussions porteraient notamment sur le « raccordement de la Tunisie au réseau énergétique européen » ainsi que sur le développement des énergies renouvelables.

Cette orientation éclaire sous un autre angle les accords de coopération annoncés lors de la visite et déjà évoqués par Webdo. Plus de 100 millions d’euros d’accords et de projets ont notamment été annoncés, avec la transition énergétique et environnementale parmi les domaines concernés.

La Tunisie ne doit donc pas être présentée comme un nouveau fournisseur de gaz de l’Allemagne. Son importance réside notamment dans sa position géographique, son potentiel de production d’énergies renouvelables et les infrastructures destinées à renforcer ses connexions avec le marché énergétique européen.

De l’électricité à l’hydrogène

L’un des projets structurants est ELMED, l’interconnexion électrique sous-marine entre la Tunisie et l’Italie. Cette liaison entre le Cap Bon et la Sicile doit permettre des échanges d’électricité dans les deux sens entre les deux rives de la Méditerranée.

Mais l’enjeu à plus long terme concerne surtout l’hydrogène. Le SoutH2 Corridor est destiné à établir une voie d’acheminement de l’hydrogène vers l’Europe centrale. Dans la nomenclature européenne des infrastructures prioritaires, son axe principal est présenté comme reliant la Tunisie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne.

Cette infrastructure s’inscrit parallèlement dans une coopération politique plus large associant cinq pays. L’Algérie, la Tunisie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne ont signé en janvier 2025 une déclaration commune en faveur du développement de ce corridor.

L’Algérie comme la Tunisie ambitionnent ainsi de développer leur production d’hydrogène renouvelable destiné notamment au marché européen.

Côté tunisien, cette architecture comprend également un futur hydrogénoduc entre la Tunisie et l’Italie. Le projet, développé sous l’appellation North Africa Hydrogen Backbone (NAHB), figure dans la liste européenne des projets d’intérêt mutuel sous la dénomination « North Africa Hydrogen Corridor ». Répertorié sous le numéro 10.12, il est explicitement intégré au SoutH2 Corridor.

Une architecture énergétique commence ainsi à se dessiner autour de la Méditerranée centrale : l’Algérie conserve un rôle majeur comme fournisseur de gaz tout en développant son potentiel dans l’hydrogène ; la Tunisie ambitionne elle aussi de produire de l’hydrogène renouvelable tout en renforçant sa fonction de connexion énergétique avec l’Europe.

Les rôles des deux pays ne sont donc pas strictement séparés. Ils sont différents mais de plus en plus imbriqués dans une stratégie reliant les ressources énergétiques d’Afrique du Nord aux marchés européens.

La tournée de Johann Wadephul ne signifie donc pas que Berlin cherche du gaz tunisien. Elle confirme en revanche l’intérêt de l’Allemagne pour une architecture énergétique nord-africaine dans laquelle la Tunisie et l’Algérie occupent toutes deux une place stratégique.

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El Niño : L’ONU lance l’alerte, pourquoi la Tunisie est-elle concernée ?

La planète entre dans une nouvelle zone de turbulences climatiques. L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a confirmé ce jeudi 3 septembre 2026 que le phénomène El Niño est désormais « solidement établi » et qu’il devrait encore se renforcer au cours des prochains mois, jusqu’à atteindre une intensité « très forte ». L’organisation estime à près de 100 % la probabilité que l’épisode se poursuive jusqu’en février 2027.

Cette évolution fait craindre une accentuation des anomalies de température et de précipitations à travers plusieurs régions du monde, avec un risque accru de vagues de chaleur, de sécheresses et de précipitations extrêmes.

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a lui aussi lancé une mise en garde particulièrement forte. Selon le message publié par l’OMM, il estime que la planète entre dans des « eaux inexplorées », alors que les températures des océans continuent de progresser. Il avertit que le risque d’événements météorologiques extrêmes augmente à mesure que le phénomène se renforce.

Un El Niño qui pourrait devenir exceptionnel

El Niño correspond à un réchauffement anormal des eaux de surface du Pacifique équatorial central et oriental. Ce phénomène naturel modifie la circulation atmosphérique et peut perturber les régimes de températures et de précipitations à plusieurs milliers de kilomètres du Pacifique.

Selon les dernières données de l’OMM, le réchauffement s’est considérablement accentué en 2026. L’indice Niño 3.4, utilisé pour mesurer les anomalies de température de surface dans le Pacifique équatorial, affichait une anomalie moyenne de +1,5 °C entre mai et juillet, puis +2 °C en juillet. Entre la fin juillet et la mi-août, les valeurs hebdomadaires ont atteint environ +2,2 à +2,6 °C. Sous la surface, certaines zones de l’océan affichaient même des températures supérieures de plus de 8 °C à la moyenne.

L’OMM prévoit que le phénomène continue de se renforcer avant d’atteindre son maximum vers la fin de 2026. Ses effets climatiques pourraient toutefois se prolonger durant une partie de 2027.

Et la Tunisie dans tout cela ?

La Tunisie n’est pas située dans la zone directement touchée par El Niño, mais elle n’est pas pour autant à l’écart de ses conséquences climatiques potentielles.

L’OMM insiste sur un point essentiel : un El Niño très intense ne produit pas automatiquement les mêmes conséquences partout. Ses effets dépendent de la région, de la saison et de l’interaction avec d’autres phénomènes océaniques et atmosphériques. Pour la Méditerranée et l’Afrique du Nord, il est donc trop tôt pour transformer l’alerte mondiale en prévision directe de sécheresse ou de pluies extrêmes pour la Tunisie.

Mais la situation mérite une attention particulière dans un pays déjà confronté à une forte vulnérabilité hydrique.

La Tunisie appartient à une région méditerranéenne particulièrement exposée au changement climatique. Les travaux scientifiques consacrés au climat tunisien mettent notamment en évidence une forte variabilité des précipitations et l’importance des téléconnexions climatiques dans l’évolution de la pluviométrie.

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Le problème est donc celui de la superposition des risques : à un contexte méditerranéen déjà marqué par la hausse des températures et le stress hydrique pourrait s’ajouter une nouvelle perturbation du système climatique mondial.

Eau : un risque particulièrement sensible

C’est probablement sur le front de l’eau que la question est la plus stratégique pour la Tunisie. Le pays connaît depuis plusieurs années une pression croissante sur ses ressources hydriques. La Banque mondiale souligne déjà que le changement climatique et la répétition des événements climatiques contribuent à rendre plus sèches les zones agricoles tunisiennes et aggravent les difficultés liées à la disponibilité de l’eau.

Dans ce contexte, toute modification durable des régimes de précipitations pourrait avoir des conséquences importantes sur les barrages, les nappes phréatiques, l’agriculture et l’alimentation en eau potable.

Il faut cependant éviter un raccourci : El Niño ne signifie pas nécessairement que la Tunisie connaîtra une nouvelle sécheresse. Le signal climatique pour l’Afrique du Nord et la Méditerranée est beaucoup plus complexe. L’Atlantique, la Méditerranée et l’océan Indien jouent également un rôle dans la circulation atmosphérique régionale.

C’est précisément pourquoi l’OMM accompagne son bulletin El Niño d’un système de prévisions climatiques saisonnières permettant d’affiner les conséquences régionales.

Des températures encore plus préoccupantes ?

Un autre élément du bulletin de l’OMM mérite l’attention de la Tunisie. Pour la période septembre-novembre 2026, les modèles de l’organisation indiquent une probabilité accrue de températures supérieures aux normales sur presque toutes les zones terrestres.

Pour un pays qui vient de traverser un été marqué par de fortes chaleurs et une pression importante sur les ressources en eau et en électricité, cette perspective constitue un signal à surveiller.

Une nouvelle séquence de chaleur aurait des effets en cascade : augmentation de la demande électrique pour la climatisation, accroissement de l’évaporation des retenues d’eau, pression supplémentaire sur les réseaux d’eau potable, stress pour les cultures et aggravation potentielle du risque d’incendies.

La Méditerranée est déjà considérée comme l’une des régions du monde les plus exposées aux effets du changement climatique. Une analyse publiée par Le Monde avait notamment souligné l’ampleur des sécheresses et du stress hydrique touchant l’ensemble du bassin méditerranéen, y compris la Tunisie, tout en rappelant que la tendance de fond est liée au réchauffement climatique et pas à un seul phénomène météorologique.

2027 pourrait ainsi devenir une année à surveiller

L’alerte de l’OMM ne signifie donc pas que la Tunisie doit s’attendre mécaniquement à un scénario précis. Elle signifie plutôt que le système climatique mondial entre dans une période où plusieurs facteurs peuvent se combiner.

El Niño devrait atteindre une intensité très forte à la fin de 2026 et persister au moins jusqu’en février 2027. Parallèlement, l’OMM prévoit également une phase positive du dipôle de l’océan Indien, tandis que les eaux de l’Atlantique tropical devraient rester plus chaudes que la normale. Ces différents facteurs peuvent renforcer, réduire ou modifier les effets habituels d’El Niño selon les régions.

Pour la Tunisie, la question n’est donc pas de savoir si « El Niño provoquera une catastrophe », mais plutôt si le pays est suffisamment préparé à une éventuelle succession de phénomènes extrêmes.

Après plusieurs épisodes de stress hydrique, des températures exceptionnellement élevées et des tensions sur les réseaux d’eau et d’électricité, la nouvelle alerte internationale pose une question de plus en plus difficile à éviter : la Tunisie doit-elle désormais considérer les phénomènes climatiques extrêmes comme un risque structurel, et non plus comme des épisodes exceptionnels ?

L’alerte de l’OMM donne une raison supplémentaire de renforcer la surveillance météorologique, les prévisions saisonnières et surtout les politiques d’adaptation, notamment dans les secteurs de l’eau, de l’agriculture et de l’énergie.

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