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Justice : 127 magistrats promus, 57 nominations dans la justice militaire

Le Journal officiel de la République tunisienne a publié deux décrets portant sur de nouveaux mouvements au sein de la magistrature judiciaire et militaire. Au total, 127 magistrats de l’ordre judiciaire sont promus, tandis que 57 nominations ou affectations concernent la justice militaire, avec une entrée en vigueur fixée au 16 septembre 2026.

127 promotions dans l’ordre judiciaire

Le décret n° 2026-209, daté du 21 août et publié au JORT n°85 du 26 août, prévoit la promotion de 127 magistrats de l’ordre judiciaire. 54 magistrats passent du deuxième au troisième grade ; 73 magistrats passent du premier au deuxième grade.

Ces promotions entreront en vigueur à compter du 16 septembre 2026.

Il s’agit donc d’un mouvement de carrière concernant exclusivement la magistrature judiciaire, à distinguer des nouvelles affectations opérées dans la justice militaire.

57 mouvements dans la justice militaire

Le décret n° 2026-210, également daté du 21 août, concerne pour sa part 57 magistrats et officiers de la justice militaire.

Le mouvement comprend 13 magistrats de troisième grade, nommés à différents postes judiciaires, notamment celui d’assistant premier du procureur général de l’État, directeur de la justice militaire, de procureur général près la Cour d’appel militaire et de procureur de la République près le tribunal militaire permanent de Tunis.

Il prévoit également la nomination ou l’affectation de 13 magistrats de deuxième grade à différents postes au sein des juridictions militaires.

Enfin, 31 officiers, titulaires des grades de capitaine ou de premier lieutenant juge, sont nommés assistants du procureur de la République auprès des tribunaux militaires permanents de Tunis, du Kef et de Sfax.

Les deux textes ont été pris le 21 août 2026 et publiés au Journal officiel le 26 août. Leur entrée en vigueur est fixée au 16 septembre prochain. Les noms et les postes concernés figurent dans les textes publiés au JORT.

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PME tunisiennes financées par la BEI : Une prime pouvant atteindre 50.000 euros ouverte aux candidatures

La Délégation de l’Union européenne en Tunisie a ouvert les candidatures à la prime d’investissement Rawafed+, destinée aux PME tunisiennes ayant bénéficié d’un financement dans le cadre de la ligne de crédit de la Banque européenne d’investissement (BEI). Cette subvention directe et non remboursable peut atteindre 50.000 euros, tandis que la première session d’examen des dossiers est prévue le 7 septembre 2026.

Une prime pouvant atteindre 50.000 euros

La prime Rawafed+ correspond à 10% du montant du crédit obtenu sur la ligne BEI, avec un minimum de 1000 euros et un plafond de 50.000 euros par entreprise. Chaque PME ne peut bénéficier que d’une seule prime.

Il s’agit d’une subvention directe non remboursable, conçue comme un financement complémentaire au crédit bancaire obtenu dans le cadre de la ligne BEI.

Toutes les PME ne sont pas éligibles

Le dispositif ne constitue donc pas une aide générale ouverte à toutes les PME tunisiennes. La prime est exclusivement réservée aux PME ayant obtenu un crédit d’investissement sur la ligne BEI et répondant à au moins l’un des critères d’inclusion sociale prévus par le dispositif.

Sont notamment ciblés les projets implantés dans des gouvernorats prioritaires, les initiatives favorisant l’emploi des femmes et des jeunes ainsi que les investissements présentant un impact environnemental ou contribuant à la résilience de l’entreprise.

Le site officiel de Rawafed+ identifie notamment 12 gouvernorats prioritaires : Béja, Le Kef, Gafsa, Jendouba, Kairouan, Kasserine, Kébili, Mahdia, Sidi Bouzid, Siliana, Tataouine et Zaghouan.

Les candidatures sont désormais ouvertes

Les entreprises éligibles doivent déposer leur demande exclusivement en ligne via la plateforme POPS.

La première session d’examen des candidatures est programmée pour le 7 septembre 2026. Le dispositif fonctionne ensuite sous forme de guichet : les dossiers peuvent être examinés dès qu’un nombre suffisant de candidatures complètes est atteint ou, à défaut, selon des sessions organisées périodiquement.

Chaque entreprise dispose par ailleurs de quatre mois à compter de la notification de son financement BEI pour présenter sa demande de prime.

L’appel restera ouvert jusqu’à l’épuisement des fonds disponibles et au plus tard jusqu’en décembre 2027.

Quels investissements peuvent être soutenus ?

La prime ne sert pas simplement à réduire le coût du crédit. Les actions financées doivent être directement liées au projet bénéficiant du financement BEI.

Le dispositif prévoit notamment des interventions dans les domaines de la technologie et des systèmes d’information, la formation et le développement des compétences, la stratégie et le développement externe, les achats liés à la production, l’acquisition d’équipements ainsi que la certification et la conformité.

Chaque PME peut proposer jusqu’à trois activités parmi les options prévues par le règlement.

Les actions doivent être engagées après l’attribution de la prime et après l’octroi du crédit BEI.

Une ligne BEI de 170 millions d’euros

Rawafed+ complète la ligne de crédit « Tunisie – Relance économique » de 170 millions d’euros, mise en place par la BEI pour faciliter l’accès des PME tunisiennes au financement.

Le projet Rawafed+ est financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France. Il vise plus largement à améliorer l’accès des TPME au financement, à favoriser les investissements verts et à impact social et à soutenir la création et le maintien d’emplois durables.

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Eau minérale : Plus de 470.000 litres saisis en août, les contrôles s’intensifient

La lutte contre les pratiques spéculatives dans le secteur de l’eau minérale s’intensifie en Tunisie. Plus de 550 infractions ont été relevées et plus de 470.000 litres d’eau minérale saisis depuis le début du mois d’août, selon le directeur des recherches économiques au ministère du Commerce, Samir Khalfaoui. Les quantités saisies ont été réinjectées dans les circuits légaux et distribuées aux consommateurs, tandis que les unités de production fonctionnent désormais à un rythme normal, selon le responsable.

Les saisies ont plus que doublé

Le nouveau bilan marque une progression spectaculaire par rapport aux chiffres communiqués le 20 août.

Entre le 1er et le 18 août, les services du contrôle économique avaient annoncé 186.543 litres d’eau minérale saisis et 291 infractions dans ce secteur.

Au 27 août, le volume saisi dépasse désormais 470.000 litres, tandis que le nombre d’infractions dépasse 550. Le volume saisi a donc augmenté d’au moins 283.457 litres en quelques jours et représente désormais plus de 2,5 fois le précédent bilan.

Cette accélération intervient alors que la pénurie d’eau minérale a provoqué d’importantes tensions sur le marché durant le mois d’août.

Les eaux saisies remises dans les circuits légaux

Selon Samir Khalfaoui, les quantités saisies n’ont pas été simplement retirées du marché. Elles ont été orientées vers les circuits légaux et distribuées au profit des consommateurs.

Le responsable du ministère du Commerce indique également que les services régionaux et les équipes centrales de contrôle ont supervisé des opérations de distribution dans le cadre de ce dispositif.

L’objectif est donc double : sanctionner les pratiques considérées comme illégales tout en réinjectant rapidement les produits récupérés dans le circuit de distribution.

Des infractions liées surtout aux prix et à « l’accaparement »

Les plus de 550 infractions annoncées jeudi concernent principalement des hausses de prix et des pratiques monopolistiques, selon le directeur des recherches économiques.

Ce chiffre doit être distingué du bilan global du contrôle économique. Entre le 1er et le 18 août, le ministère du Commerce avait recensé 3826 infractions économiques tous secteurs confondus, dont 291 dans le seul secteur de l’eau minérale.

Le secteur de l’eau minérale fait donc l’objet d’un suivi spécifique, notamment depuis l’entrée en vigueur, le 19 août, de la décision fixant les marges bénéficiaires maximales et les prix de vente au public de l’eau minérale conditionnée.

Les unités de production tournent désormais normalement

Au-delà des opérations de contrôle, Samir Khalfaoui apporte également un élément important sur l’évolution de la pénurie.

Selon lui, les unités de production d’eau conditionnée fonctionnent actuellement à un rythme normal et sont en mesure de répondre aux besoins de la consommation.

Le responsable reconnaît toutefois que la consommation a fortement augmenté (+30%), contribuant à l’épuisement des stocks. Il cite également plusieurs facteurs ayant affecté le rythme de production au cours de la période précédente, notamment les fortes températures et les coupures répétées d’électricité.

Il estime ainsi que l’approvisionnement en eau conditionnée retrouvera son rythme normal une fois cette période exceptionnelle passée.

Une pénurie qui révèle plusieurs fragilités

Le nouveau bilan donne donc une image plus nuancée de la situation.

D’un côté, la production a repris un rythme jugé normal et les quantités saisies sont réinjectées dans les circuits de distribution. De l’autre, l’ampleur des saisies et le nombre d’infractions relevées montrent que les tensions sur le marché ne résultaient pas uniquement d’un problème de production.

Les contrôles ciblent précisément les hausses de prix et les pratiques monopolistiques, alors que la demande a fortement progressé avec les températures exceptionnellement élevées.

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STEG : De nouvelles coupures d’électricité ce jeudi, voici les zones concernées

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) annonce de nouvelles coupures tournantes d’électricité ce jeudi 27 août, dans plusieurs régions du pays. Elles pourraient intervenir entre 9h30 et 18h, de manière intermittente et selon l’état du réseau et l’équilibre entre la production et la consommation. Dans le Grand Tunis, une même période de coupure ne devrait pas dépasser deux heures, tandis que la liste des zones concernées reste susceptible d’évoluer.

Un nouveau recours aux coupures tournantes

La STEG explique que ces interruptions éventuelles visent à préserver la sécurité et la continuité du système électrique, en maintenant l’équilibre entre la production disponible et la consommation. Il s’agit donc de coupures susceptibles d’être déclenchées en fonction de la situation du réseau. Elles peuvent également être levées sans préavis.

Le dispositif intervient après plusieurs épisodes similaires enregistrés ces derniers jours. Mercredi 26 août, la STEG avait déjà annoncé des coupures tournantes entre 11h30 et 18h dans plusieurs régions, puis d’autres interruptions possibles entre 21h et minuit.

Le Grand Tunis largement concerné

Dans le Grand Tunis, les zones susceptibles d’être touchées sont notamment : Mornag, Borj Cédria, Radès, La Goulette, Ben Arous, Mégrine, Cité Ghazala, Mhamdia, Le Kram, El Medina El Jadida, Jardins d’El Menzah, Borj Touil, Sanhaja, Jadaida, Manouba, Aïn Zaghouan, Ennasr et La Soukra.

La STEG précise que les coupures seront intermittentes et qu’une période ne devrait pas dépasser deux heures dans cette région.

De nombreuses zones également dans les autres régions

Les avis publiés par la STEG couvrent une partie importante du territoire.

Dans le Cap Bon, sont notamment concernés Hammam Ghazez, Hammamet, Menzel Bouzelfa, Menzel Temime, Soliman, Takelsa, Béni Khalled, Béni Khiar, Somâa, Nabeul, Korba, Dar Chaâbane, Tazarka, Maâmoura et Kélibia.

À Zaghouan, la liste comprend notamment Zaghouan Nord, El Fahs, Bouachir, Zriba, Jebel Oust, Bir Mcherga et Ennadhour.

À Bizerte, les zones citées comprennent notamment Ghar El Melh, Utique, Sejnane, Mateur, Metline, Menzel Jemil, Menzel Bourguiba, Ghazala, Tinja, Jarzouna et Menzel Abderrahmane.

Le Nord-Ouest, le Centre, Sfax, le Sud et le Sud-Ouest sont également concernés par les avis de la STEG.

Dans le Sud, les zones citées couvrent notamment Gabès, Djerba, Kébili, Tataouine, Zarzis-Ben Guerdane et Médenine. Dans le Sud-Ouest, la liste comprend notamment Souk Jedid, Majel Bel Abbès, Foussana, Nefta, Degueche, Hazoua, Ouled Haffouz, Mezzouna et plusieurs autres localités.

Une liste qui peut encore changer

La STEG insiste sur un point important : la liste des zones n’est pas définitive.

D’autres secteurs peuvent être concernés au cours de la journée en fonction de l’évolution de la situation du réseau et des impératifs liés à l’équilibre entre production et consommation.

Le rétablissement du courant peut également intervenir sans préavis. Les habitants et les professionnels des zones concernées sont donc invités à prendre leurs précautions pendant la plage comprise entre 9h30 et 18h.

Pour signaler une urgence ou obtenir des informations, la STEG met à disposition de ses clients le 71 239 222. Le numéro vert d’urgence indiqué sur son site officiel est le 801 00 444.

Des coupures qui interviennent après plusieurs jours de tension

La répétition de ces annonces intervient dans un contexte de forte tension sur le système électrique tunisien, après les pics de consommation enregistrés pendant les épisodes de chaleur.

La question des coupures d’électricité a d’ailleurs été abordée mercredi par le président de la République, Kaïs Saïed, lors d’une réunion consacrée notamment à la situation de la STEG et de la SONEDE.

La présidence affirme que les enquêtes menées sur plusieurs coupures récentes d’eau et d’électricité ont conclu, dans certains cas, à des « actes de sabotage délibérément planifiés », et non à de simples pannes ordinaires. Cette accusation concerne des incidents faisant l’objet d’enquêtes et ne constitue pas, à ce stade, une explication officielle des coupures tournantes annoncées par la STEG pour ce jeudi.

Pour les usagers, le message de la journée reste néanmoins très concret : des coupures sont possibles entre 9h30 et 18h dans de nombreuses zones du pays, sans que chaque secteur soit nécessairement privé d’électricité pendant toute cette plage horaire.

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Algérie : Au moins 12 morts dans les incendies qui ravagent le nord du pays

Au moins 12 personnes ont péri dans les incendies de forêt qui ravagent depuis mercredi plusieurs régions du nord de l’Algérie, notamment les wilayas de Jijel, Béjaïa et Tizi Ouzou. Le bilan, communiqué par le ministre de l’Intérieur Saïd Sayoud, fait état de cinq morts à Jijel, quatre à Béjaïa et trois à Tizi Ouzou, tandis que des dizaines de personnes ont été blessées et que plusieurs familles ont dû être évacuées. Les opérations de lutte contre les incendies se poursuivent dans plusieurs wilayas du pays.

Douze morts dans trois wilayas

Le ministre algérien de l’Intérieur, Saïd Sayoud, a annoncé mercredi soir un bilan de 12 décès liés aux incendies.

Selon les données rapportées par Reuters et les médias algériens, cinq personnes sont mortes dans la wilaya de Jijel, quatre à Béjaïa et trois à Tizi Ouzou.

À Béjaïa, la situation est particulièrement préoccupante. Le ministre a fait état de 54 personnes souffrant de brûlures, dont six dans un état grave, prises en charge à l’hôpital de Souk El Tenine.

À Tizi Ouzou, trois femmes d’une même famille auraient péri à Boghni, victimes de l’inhalation de fumées, selon des médias locaux.

Des habitants évacués face à la progression des flammes

Les incendies ont également contraint plusieurs familles à quitter leurs logements dans les régions de Béjaïa et de Jijel.

Des images diffusées par des médias locaux montrent des habitants fuyant des zones menacées par les flammes et la fumée. À Jijel, plusieurs secteurs ont été touchés, notamment Ouled Yahia Khedrouche, Texenna, Ziama Mansouriah, Sidi Maarouf, Bordj Tahar et Chekfa.

La progression des feux a également entraîné la fermeture de plusieurs axes routiers dans l’est du pays. La Gendarmerie nationale a notamment signalé des coupures de routes à proximité de Béjaïa, Jijel et Sétif et appelé les automobilistes à éviter les secteurs concernés.

69 incendies encore actifs

L’ampleur du dispositif de secours reste considérable. Selon un bilan de la Protection civile établi mercredi à 20h, 159 incendies de couvert végétal avaient été recensés à travers plusieurs wilayas. Parmi eux, 90 avaient été éteints tandis que 69 étaient encore en cours.

Béjaïa comptait alors le plus grand nombre de foyers encore actifs, avec 18 incendies, devant Skikda avec 13, Tizi Ouzou avec 12 et Jijel avec sept. Des foyers étaient également signalés dans plusieurs autres wilayas, dont El Tarf, Mila, Annaba, Guelma, Constantine, Sétif et Boumerdès.

La Protection civile a déployé d’importants moyens pour contenir les flammes, alors que les vents violents compliquent les opérations d’extinction.

Les interventions se poursuivent dans plusieurs wilayas, alors que les autorités doivent également assurer la sécurité des populations menacées et l’évacuation des secteurs les plus exposés.

Ces incendies interviennent dans un contexte de fortes chaleurs et de sécheresse qui favorisent la propagation des feux dans le nord de l’Algérie. Le pays avait déjà connu plusieurs épisodes meurtriers au cours des dernières années, notamment à Béjaïa en 2023.

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Tunisie – Météo : Jusqu’à 48°C jeudi, puis une baisse marquée des températures

La Tunisie connaît ce jeudi 27 août le pic d’un nouvel épisode de chaleur intense, avec des températures maximales comprises entre 44°C et 48°C dans plusieurs régions. L’Institut national de la météorologie (INM) prévoit toutefois une amélioration progressive à partir de vendredi, puis une baisse plus marquée durant le week-end. Cette évolution devrait mettre fin à l’épisode caniculaire actuel, même si les températures resteront globalement élevées et que les prévisions saisonnières annoncent un trimestre août-octobre plus chaud que la normale.

Jusqu’à 48°C ce jeudi

Le ciel sera clair à partiellement nuageux dans l’après-midi, avec un vent de secteur sud faible à modéré et une mer agitée au Nord, peu agitée sur le reste des côtes.

La principale caractéristique de la journée reste la chaleur. Les températures maximales varieront entre 44°C et 48°C, tandis qu’elles atteindront environ 41°C dans le Centre-Ouest et à proximité des côtes Est du Nord et du Centre, avec la présence du sirocco.

Ces valeurs correspondent à un écart particulièrement important par rapport aux normales saisonnières. Dans son bulletin de suivi, l’INM avait annoncé pour mercredi et jeudi des températures généralement comprises entre 42°C et 48°C, soit 8 à 12 degrés au-dessus des normales, sous l’effet notamment du sirocco.

L’épisode est suffisamment marqué pour avoir conduit l’INM à placer la quasi-totalité du pays en vigilance orange ces derniers jours. La température maximale officielle relevée récemment par le réseau national a atteint 47,9°C à Zaghouan, et non 50°C comme certaines informations relayées sur les réseaux sociaux ont pu le laisser entendre.

Vendredi : le début du reflux

Le changement de situation devrait commencer dès vendredi 28 août.

L’INM prévoit une baisse relative des températures, plus sensible dans les régions du Nord et sur les zones côtières. La chaleur restera néanmoins importante dans plusieurs régions intérieures et du Sud.

Cette première baisse constituera surtout une transition après les valeurs extrêmes enregistrées mercredi et jeudi. Il ne s’agira donc pas encore d’un retour généralisé à des températures de fin août plus classiques.

Samedi : la baisse devient nettement plus sensible

C’est surtout samedi 29 août que le changement devrait devenir perceptible à l’échelle nationale.

L’ingénieur principal de l’INM Bilal Yahyaoui a annoncé mercredi à la Radio nationale une baisse marquée des températures à partir de samedi. Cette évolution devrait apporter un soulagement après plusieurs journées de chaleur exceptionnelle.

Les prévisions disponibles pour Tunis illustrent l’ampleur du changement : après des maximales encore très élevées jeudi et vendredi, elles pourraient descendre autour de 30 à 34°C vendredi, puis continuer à baisser durant le week-end selon les modèles disponibles.

La baisse sera toutefois inégale selon les régions. Le Nord et les côtes devraient bénéficier plus rapidement du rafraîchissement, tandis que les régions intérieures et surtout le Sud resteront plus chaudes.

Dimanche et début de semaine : sortie de la canicule

La tendance devrait rester orientée à la baisse dimanche 30 août et lundi 31 août.

Pour le Grand Tunis, les prévisions disponibles placent les maximales autour de la trentaine durant cette période, très loin des 44 à 48°C attendus ce jeudi. Cette évolution permet de considérer que le pic de l’épisode caniculaire sera derrière nous à partir du week-end.

Il faut cependant distinguer la fin de la canicule actuelle d’un retour durable à la normale climatique.

Les prévisions saisonnières de l’INM pour août, septembre et octobre 2026 privilégient en effet un scénario de températures plus chaudes que les normales saisonnières. Autrement dit, une nette amélioration est attendue dans les prochains jours, mais elle ne signifie pas que toute nouvelle période de forte chaleur est exclue pour les prochaines semaines.

Quand les températures reviendront-elles à la normale ?

En revanche, il serait prématuré de parler d’un retour définitif aux normales saisonnières : l’INM prévoit un trimestre août-septembre-octobre plus chaud que la normale. Le scénario le plus probable est donc celui d’une forte baisse après le pic de jeudi, suivie de températures estivales encore élevées, avec la possibilité de nouvelles remontées ponctuelles.

La bonne nouvelle pour les prochains jours est néanmoins claire : les 44 à 48°C attendus ce jeudi devraient céder la place à des températures nettement moins extrêmes dès le week-end.

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Carburants : Agil rassure sur les stocks, malgré la grève annoncée des transporteurs

Alors que l’annonce d’une grève des transporteurs de carburants les 23 et 24 septembre a ravivé les craintes de pénurie et provoqué des files d’attente dans certaines stations, Agil se veut rassurante. Son PDG, Khaled Bettine, a affirmé mercredi soir qu’aucune pénurie n’était enregistrée et que les dépôts de l’entreprise à Radès et Skhira disposaient de quantités suffisantes de carburant. Il précise que les livraisons vers les stations-service se poursuivent normalement, tout en s’exprimant sur les stocks et les opérations d’Agil, et non sur ceux de l’ensemble des distributeurs.

Agil assure que ses stocks sont suffisants

Intervenant sur Mosaïque FM mercredi 26 août à 21h40, Khaled Bettine a démenti l’existence d’un problème d’approvisionnement ou d’une pénurie de carburants. Le PDG d’Agil affirme que les réserves de l’entreprise dans les dépôts de Radès et de Skhira sont suffisantes et que l’approvisionnement des stations se déroule à un rythme normal.

Cette mise au point intervient quelques heures après la décision de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques d’observer une grève de deux jours dans le secteur du transport des carburants, les 23 et 24 septembre 2026. Le préavis doit être émis ce jeudi 27 août, laissant encore près d’un mois aux négociations pour tenter d’éviter le mouvement.

La déclaration d’Agil constitue donc, à ce stade, un élément rassurant pour les automobilistes : aucune pénurie n’est signalée dans les stocks de l’entreprise et les opérations de livraison se poursuivent normalement.

Mais cette assurance doit être correctement circonscrite. Les propos de Khaled Bettine portent sur Agil et ses propres dépôts. Ils ne permettent pas, à eux seuls, de conclure à une disponibilité identique des stocks chez l’ensemble des sociétés de distribution présentes sur le marché tunisien.

Une nouvelle grève après les perturbations du 20 août

L’inquiétude actuelle intervient dans un contexte encore marqué par les perturbations enregistrées le 20 août. Une grève surprise des chauffeurs de camions de transport de carburants avait alors paralysé la sortie des camions depuis la zone pétrolière de Radès et touché également la zone de Skhira. Le mouvement avait été levé après un accord et Agil avait annoncé la reprise de l’approvisionnement à son rythme normal.

Le lendemain, malgré cette reprise annoncée, plusieurs stations avaient encore connu une forte affluence et de longues files d’attente, certaines attendant l’arrivée des camions-citernes pour reprendre normalement leur activité.

C’est ce précédent qui explique en partie la réaction immédiate des automobilistes à l’annonce d’une nouvelle grève en septembre. À ce stade, toutefois, le mouvement n’est pas prévu pour les prochains jours et les négociations restent ouvertes.

Deux jours de grève prévus en septembre

La décision annoncée mercredi concerne les 23 et 24 septembre. Le secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques, Selim Sehimi, a indiqué que le préavis devait être publié jeudi, tout en laissant entendre que des discussions pourraient encore permettre d’éviter la grève.

Les revendications des chauffeurs portent notamment sur l’application d’accords antérieurs, les conditions de travail et certaines questions liées à la couverture sociale et aux augmentations salariales.

Pour l’heure, le message d’Agil est donc clair : pas de pénurie dans ses dépôts de Radès et Skhira et poursuite normale des livraisons. La véritable question se posera surtout à l’approche des 23 et 24 septembre si aucun accord n’est trouvé entre-temps.

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SNCFT : Cinq trains annulés en deux jours faute de locomotives

La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) annule quatre dessertes ce jeudi 27 août 2026, après avoir déjà supprimé un train mercredi soir. En cause : un manque de locomotives qui perturbe plusieurs liaisons entre Tunis et les régions. La compagnie indique que ces suppressions se poursuivront jusqu’au retour à la normale de la circulation des trains concernés.

Quatre départs supprimés ce jeudi

Les voyageurs sont directement concernés par quatre annulations programmées ce jeudi. Il s’agit du train Le Kef–Tunis, prévu à 5h, du Sfax–Tunis, prévu à 5h15, du Métlaoui–Tunis, prévu à 7h20, et du Gabès–Tunis, prévu à 10h50.

Ces suppressions interviennent après celle du train Tunis–Gabès, dont le départ était prévu mercredi 26 août à 21h15. Au total, cinq voyages sont donc supprimés en l’espace de deux jours, exclusivement en raison du déficit de locomotives, selon un communiqué de la SNCFT.

Un problème qui dépasse la simple perturbation

La SNCFT présente ces annulations comme une conséquence du manque enregistré au niveau des locomotives et précise qu’elles seront maintenues dans l’attente du rétablissement du trafic normal. Aucun calendrier précis de reprise n’a été communiqué.

L’épisode remet surtout en lumière la fragilité du matériel moteur disponible. Il ne s’agit pas seulement d’un retard ponctuel : lorsque l’indisponibilité de locomotives conduit à supprimer plusieurs dessertes nationales sur deux journées consécutives, la capacité du parc à absorber les besoins du réseau devient directement une question de continuité du service.

Cette vulnérabilité n’est d’ailleurs pas nouvelle dans la documentation de la SNCFT. Un rapport de la compagnie évoquait déjà l’insuffisance du matériel et son taux élevé d’immobilisation parmi les facteurs expliquant la réduction de l’offre. Son rapport d’activité 2019 soulignait également la vétusté du matériel comme facteur de dégradation de la qualité du service.

La SNCFT n’a pas annoncé de date de retour à la normale pour les quatre dessertes supprimées ce jeudi. Les voyageurs concernés doivent donc vérifier l’état de leur liaison avant de se rendre en gare.

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