Lese-Ansicht

Carnets Scandinaves (2) : Dans la lumière énigmatique des rues d’Oslo

Comment l’expliquer : je suis venu jusqu’ici pour simplement errer toute la nuit dans la ville et de mes yeux, observer les heures claires durant lesquelles la lumière de minuit baigne Oslo.

Minuit tapantes. Je ne me transforme pas en citrouille – sait-on jamais dans ces pays où les elfes sont légion ?

Le carillon me surprend entre Prinsens Gate et Kirke Gate. Le ciel est toujours clair têtu et une lumière très doucement bleutée imprègne l’atmosphère. Je m’en régale car autrement, s’il pleuvait, ce rendez-vous avec Oslo n’aurait pas été le même.

J’ai une pensée pour Paul Klee que la lumière tunisienne avait bouleversé et je comprends mieux son exclamation puisque je ressens une intuition similaire.

Cette lumière scandinave me fascine d’autant plus qu’elle donne toute sa charge symbolique au solstice d’été. On dirait presque qu’Apollon, le temps d’une saison, devient la divinité tutélaire d’un monde nordique dont le Walhalla regorge de héros, de druides et de dieux qui peuplent les forêts et leurs entrailles célestes.

La nuit n’est pas noire et cet entre-deux se prolonge en même temps que mes noces à Oslo. Dire que je suis venu jusqu’à ce lointain septentrion pour ces quelques instants d’énigmatique lumière.

Je reviens jusqu’à Bjorvika. Les mouettes continuent à s’ébrouer dans une semi-pénombre où il ne fait pas tout à fait nuit. Alors que les éboueurs commencent leur ronde et que les fêtards continuent à s’égayer dans les rues, je suis assis à l’ombre de la statue de Kirsten Flagstad et j’observe les couleurs changeantes de la mer.

Tout à coup, il fait plus frais. Au point où je frissonne un peu. Les mouettes continuent leurs ricanements. Je marche pour me réchauffer. Les rues sont vides et seules quelques lumières clignotent dans la solitude des enseignes. Je ne suis toujours pas rassasié et, maintenant, en attendant d’embrasser Rimbaud et l’aube d’été, j’arpente les rues d’Oslo, nimbées de mystère et peuplées de bâtisses aux ombres massives.

Vais-je marcher toute la nuit comme m’y invite le froid qui se répand ? Peut-être trouver un abri de fortune en attendant de voir la pleine lumière renaître ?

Aucune envie de dormir. Assailli par une boulimie d’écrire, je me contente, en attendant de rédiger, de quelques notes orales enregistrées sur mon smartphone. En fait, je remplis mon contrat avec Oslo, un accord simple qui consiste à errer vingt-quatre heures dans la ville avant de reprendre le train pour Malmö.

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Philofest An 5 : Comment repenser la liberté ?

Le Nabeul Book Club organise la cinquième édition du Philofest du 21 au 23 août avec la participation de nombreux invités.

Le thème choisi pour cette édition est celui de la liberté face à nos choix, nos limites et notre époque.

Le Philofest se définit comme un espace de pensée critique, de création artistique et de réflexion collective.

Après avoir exploré lors des éditions antérieures, les thèmes de la démocratie, du corps, du bonheur et de l’amour, Philofest ouvre un nouveau cycle de réflexion autour de trois grandes questions :

  • L’art est-il un espace de liberté radicale ?
  • Sommes-nous libres par nature ou apprenons-nous à le devenir ?
  • Quelle place reste-t-il pour notre liberté dans un monde façonné par les contraintes sociales, économiques et culturelles ?

Pendant trois jours, philosophes, artistes, écrivain·es et citoyen·nes croiseront leurs regards pour questionner nos certitudes, confronter les idées et construire une réflexion commune.

Organisé par le Nabeul Book Club, fort de plus de dix ans d’engagement culturel, le Philofest est devenu un espace où la philosophie quitte les livres pour rencontrer l’art, la société et les préoccupations de notre époque.

À suivre du 21 au 23 août à l’espace Jeelen à Nabeul.

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Mouled : La grande Kharja de la médina de Tunis à partir de 9h30

A l’occasion des festivités du Mouled, la médina de Tunis sera sillonnée par une importante procession (kharja) qui prendra son départ mardi 25 août à 9h30 de la zaouia de Sidi Mahrez.

La procession se déroulera en direction de la rue du Pacha pour aboutir à la zaouia de Sidi Ben Arous. Plusieurs ensembles de musique spirituelle participeront à cette kharja de la Mouloudia.

Notons que cet événement est organisé sous l’égide du ministère des Affaires culturelles et de la Ville de Tunis avec l’appui de l’Office national du Tourisme tunisien.

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