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Transferts des Tunisiens à l’étranger : Une manne financière encore peu orientée vers l’investissement

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger constituent l’une des principales sources de devises du pays. En hausse régulière, ces flux soutiennent les revenus des familles et contribuent aux équilibres extérieurs. Mais derrière ces milliards de dinars se pose une question stratégique : comment transformer une partie de cette épargne en investissement productif ?

Des milliards de dinars injectés dans l’économie

Les transferts des Tunisiens à l’étranger ont atteint 8,7616 milliards de dinars en 2025, contre 8,2626 milliards en 2024, soit une progression proche de 6%. La tendance s’est poursuivie en 2026 : ils ont atteint 4,7452 milliards de dinars au 10 juillet, contre 4,5151 milliards à la même période de 2025, soit une hausse de 230,1 millions de dinars.

Le poids de ces flux est loin d’être négligeable. Selon la Banque mondiale, les transferts personnels reçus par la Tunisie représentaient 6,3% du PIB en 2024. Ils constituent ainsi, avec les recettes touristiques, une source essentielle de devises pour le pays.

Une épargne qui reste largement tournée vers la consommation

Ces transferts jouent avant tout un rôle social. Ils permettent aux familles de financer leurs dépenses courantes, le logement, les études ou encore les soins. Une fonction indispensable, mais qui limite mécaniquement leur impact sur la croissance lorsqu’ils sont principalement consacrés à la consommation.

Le véritable enjeu consiste donc à orienter une partie de cette épargne vers l’investissement : PME, activités industrielles et de services, start-up ou projets régionaux créateurs d’emplois.

Le gouverneur de la Banque centrale, Fethi Zouhair Nouri, soulignait déjà en mai 2025 la nécessité d’intégrer davantage ces ressources à l’économie nationale sous forme de projets d’investissement. Il estimait alors à environ 120 dollars par mois le transfert moyen d’un Tunisien résidant à l’étranger, contre 200 dollars au niveau mondial.

Le Maroc et l’Égypte montrent l’ampleur du potentiel

Les chiffres régionaux donnent une idée de l’importance de cette manne. En Égypte, les transferts ont atteint 43,1 milliards de dollars entre juillet 2025 et mai 2026, en hausse de 31,2% sur un an.

Au Maroc, ils se sont élevés à 61,48 milliards de dirhams au premier semestre 2026, contre 55,95 milliards un an auparavant. Sur l’ensemble de 2025, ils avaient atteint 122,02 milliards de dirhams.

À l’échelle mondiale, la Banque mondiale estime à 685 milliards de dollars les transferts reçus par les pays à revenu faible et intermédiaire en 2024.

Transformer une manne en levier de croissance

Pour la Tunisie, le défi n’est donc plus de démontrer l’importance de sa diaspora. Il consiste à créer les conditions permettant de convertir une partie de ses ressources financières en capital productif.

Procédures simplifiées, projets clairement identifiés, mécanismes de financement adaptés et climat de confiance sont autant de conditions nécessaires.

Car les Tunisiens de l’étranger apportent bien plus que des devises : ils disposent aussi de compétences, d’expériences et de réseaux internationaux. Mieux connecter ces ressources à l’économie nationale permettrait de faire des transferts non plus seulement un soutien aux équilibres extérieurs, mais un véritable moteur d’investissement et de création d’emplois.

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Douane tunisienne : Un nouveau système numérique pour gérer l’origine des marchandises

La Tunisie poursuit la digitalisation de ses procédures douanières avec le lancement des travaux techniques d’un système électronique intégré consacré aux règles d’origine. Mené dans le cadre de la coopération tuniso-sud-coréenne et financé par la Corée du Sud, le projet doit permettre à terme de mieux déterminer l’origine des marchandises et d’appliquer plus précisément les avantages douaniers prévus par les accords commerciaux.

Un outil pour déterminer l’origine des produits

Derrière l’appellation technique de « système électronique intégré d’origine » se trouve un dispositif destiné à simplifier la gestion d’une question essentielle dans le commerce international : déterminer l’origine réelle d’une marchandise.

Dans le cadre d’un accord de libre-échange, l’origine d’un produit ne correspond pas nécessairement au pays depuis lequel il est expédié. Elle dépend de règles précises liées notamment à la composition du produit, à la provenance des matières utilisées, à leur valeur ou encore au degré de transformation réalisé.

Cette détermination est importante puisque les marchandises répondant aux critères prévus peuvent bénéficier de droits de douane préférentiels, voire d’exonérations selon l’accord concerné.

Vers une gestion numérique des règles d’origine

Le futur système doit permettre aux opérateurs économiques et à la Douane tunisienne de gérer électroniquement les informations relatives à l’origine des marchandises, rapporte l’Agence TAP.

Pour les entreprises, l’objectif est de faciliter les démarches liées au commerce extérieur et la justification de l’origine de leurs produits. Pour la Douane, il s’agit notamment de disposer d’un outil permettant de vérifier plus efficacement si une marchandise remplit les conditions nécessaires pour bénéficier d’un régime préférentiel.

La digitalisation doit également contribuer à une meilleure traçabilité, à davantage de transparence et à une réduction des traitements administratifs et des risques d’erreur.

Une coopération tuniso-sud-coréenne

Le projet s’inscrit dans le cadre de la coopération technique entre la Douane tunisienne et son homologue sud-coréenne. Son financement est assuré par la Corée du Sud.

Une première rencontre avait eu lieu en avril 2026 pour établir un diagnostic et identifier les besoins techniques nécessaires à la préparation du système.

Les travaux actuellement engagés constituent une nouvelle étape. Ils se poursuivront jusqu’au 18 septembre 2026, avec pour objectif de finaliser la préparation des aspects techniques nécessaires à la mise en place du dispositif.

Une précision est toutefois essentielle : le système n’est pas encore opérationnel. Les travaux lancés concernent sa préparation technique et sa future mise en place.

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Sections préparatoires : Les inscriptions en ligne ouvertes pour les enfants nés en 2021

Les inscriptions à distance aux sections préparatoires pour l’année scolaire 2026-2027 ont débuté ce mardi 18 août 2026 à midi. Cette opération concerne les enfants nés en 2021 et s’adresse aux familles souhaitant inscrire leurs enfants dans les écoles primaires publiques ou privées, les jardins d’enfants ainsi que les kouttabs. Les parents disposent jusqu’au vendredi 28 août pour effectuer les démarches en ligne sur la plateforme officielle du ministère de l’Éducation.

Une procédure entièrement à distance

Selon un communiqué conjoint des ministères de l’Éducation, de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, et des Affaires religieuses, les inscriptions sont ouvertes depuis ce mardi à 12 heures.

Les parents ou tuteurs concernés doivent effectuer l’inscription à travers la plateforme viescolaire.education.tn, dédiée aux services de la vie scolaire du ministère de l’Éducation.

L’opération se poursuivra jusqu’au 28 août 2026, date limite fixée pour l’enregistrement des enfants concernés.

Plusieurs structures d’accueil concernées

Le dispositif ne se limite pas aux seules écoles primaires. Les enfants nés en 2021 peuvent être inscrits dans les écoles primaires publiques et privées, mais également dans les jardins d’enfants et les kouttabs proposant des sections préparatoires.

Cette organisation vise à faciliter l’accès des enfants à cette étape préscolaire et à permettre aux familles d’accomplir les formalités sans avoir à se déplacer auprès des établissements.

Une étape avant l’entrée à l’école

Les sections préparatoires constituent une étape importante dans le parcours éducatif de l’enfant. Elles permettent notamment de préparer progressivement les enfants à leur future intégration dans l’enseignement primaire, à travers des activités éducatives adaptées à leur âge.

Avec l’ouverture anticipée des inscriptions en ligne, les autorités misent également sur la simplification des démarches administratives et sur une meilleure organisation des affectations pour la prochaine année scolaire.

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Gafsa : Un agent de sécurité meurt lors d’une opération contre le trafic de drogue

Un agent de la brigade de lutte contre les stupéfiants de Kasserine a trouvé la mort lundi 17 août à Gafsa, lors d’une opération visant un appartement soupçonné d’être utilisé pour le trafic de drogue. Ramzi Mhamdi a été grièvement blessé après une chute du toit d’un immeuble au cours de l’intervention. Malgré son transfert en urgence à l’hôpital régional de Gafsa, il a succombé à ses blessures.

Une opération dans le centre-ville de Gafsa

L’intervention s’est déroulée dans l’un des quartiers du centre-ville de Gafsa, dans le cadre d’une opération sécuritaire destinée à démanteler une activité présumée de trafic de stupéfiants.

Selon des sources sécuritaires, les forces de l’ordre ont procédé à la perquisition d’un appartement qui aurait été utilisé par des individus impliqués dans ce trafic. Deux suspects ont été arrêtés au cours de l’opération, rapporte Mosaique fm.

Une lutte antidrogue qui se veut plus offensive

Cette intervention s’inscrit dans un contexte de renforcement affiché de la lutte contre le trafic de stupéfiants en Tunisie. Les autorités multiplient les opérations ciblées contre les réseaux de trafic et cherchent également à adapter l’arsenal juridique face à l’évolution du phénomène.

En juin 2026, des représentants du ministère de l’Intérieur auditionnés par l’Assemblée des représentants du peuple avaient notamment souligné la progression du trafic et de la consommation de drogues, dans le cadre de l’examen d’une réforme de la loi n°92-52 relative aux stupéfiants.

Les chiffres des saisies témoignent par ailleurs de l’ampleur de la mobilisation. Au cours du premier semestre 2026, les services de la Douane ont saisi plus de 214 kilogrammes de stupéfiants, dont 78,4 kilogrammes de cocaïne et 134,5 kilogrammes de cannabis, ainsi que près de 180 000 comprimés stupéfiants.

Une chute après l’attaque d’un chien

Lors de l’intervention, Ramzi Mhamdi aurait été surpris et attaqué par un chien particulièrement agressif, que les suspects auraient utilisé pour tenter d’entraver l’intervention des forces de sécurité.

Au cours de l’intervention, l’agent a chuté du toit de l’immeuble, subissant de graves blessures, notamment à la tête. Rapidement pris en charge par ses collègues, il a été transporté vers l’hôpital régional de Gafsa dans un état critique.

Malgré les soins prodigués par les équipes médicales, Ramzi Mhamdi n’a pas survécu à ses blessures.

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Eau minérale : La pénurie révèle un marché où les intermédiaires se multiplient

La pénurie d’eau conditionnée pourrait commencer à se résorber dans une dizaine de jours, selon Nabil Ayadi, président de la Chambre nationale des commerçants de produits alimentaires en gros. Mais derrière cette promesse de retour à la normale se dessine une autre réalité, moins visible pour le consommateur : le circuit de distribution de l’eau en bouteille a changé. À côté du producteur, du grossiste et du détaillant, de grands dépôts spécialisés dans la vente en gros se sont imposés comme de nouveaux intermédiaires.

De l’usine au consommateur, un maillon supplémentaire

Le marché de l’eau conditionnée fonctionnait traditionnellement selon une chaîne relativement lisible : producteur, grossiste, détaillant. Un modèle classique dans lequel chaque acteur occupait une fonction clairement identifiée dans l’acheminement du produit jusqu’au consommateur.

Selon Nabil Ayadi, cette organisation a toutefois évolué avec l’apparition de grands dépôts spécialisés dans la vente en gros d’eau, a-t-il souligné hier dans une intervention sur les ondes de Mosaique fm.

Ce changement peut sembler technique. Il ne l’est pas nécessairement. Dans un marché soumis à une forte demande, la manière dont les volumes circulent entre les différents intermédiaires devient aussi importante que la quantité produite.

L’eau peut donc être disponible quelque part dans la chaîne sans pour autant se retrouver au bon moment dans les commerces où les consommateurs la recherchent.

Une pénurie qui ne se mesure pas seulement à la production

C’est là que se situe l’un des enseignements de la crise actuelle. Une rupture constatée chez le détaillant ne signifie pas automatiquement que les usines ne produisent pas suffisamment.

Entre la production et la vente finale interviennent désormais plusieurs niveaux de distribution, dont les pratiques commerciales peuvent influencer la circulation des stocks.

Il serait toutefois excessif d’en conclure que les grands dépôts sont responsables de la pénurie. Les informations disponibles ne permettent pas de l’établir. Leur apparition constitue plutôt un nouvel élément à prendre en compte pour comprendre le fonctionnement du marché.

La question devient alors celle de la fluidité du circuit : combien de temps faut-il à une bouteille pour passer de l’usine au commerce ? Combien d’intermédiaires interviennent ? Et surtout, comment les volumes disponibles sont-ils répartis lorsque la demande dépasse les capacités habituelles d’approvisionnement ?

Dix jours pour vérifier si le marché peut respirer

Dans ce contexte, l’échéance annoncée par Nabil Ayadi mérite d’être suivie de près. Le responsable professionnel estime que l’approvisionnement pourrait retrouver son rythme normal dans environ dix jours.

Cette prévision constituera un premier test grandeur nature. Si les rayons se remplissent progressivement, la tension actuelle pourrait n’être qu’un épisode lié à une conjoncture exceptionnelle et à des difficultés temporaires d’approvisionnement.

Si, au contraire, les ruptures persistent malgré une amélioration de l’offre, l’organisation du circuit de distribution devra être examinée de plus près.

Le vrai sujet : qui contrôle la circulation de l’eau ?

La crise actuelle pose ainsi une question qui dépasse la simple disponibilité du produit. Dans un marché où les intermédiaires se multiplient, la disponibilité physique de l’eau ne garantit pas nécessairement sa disponibilité commerciale.

Pour le consommateur, cette distinction est invisible : une bouteille absente du rayon reste une bouteille introuvable, qu’elle manque à l’usine, au grossiste ou au détaillant.

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Fergie Chambers : Interpol met en lumière les accusations américaines

L’affaire Fergie Chambers franchit une nouvelle étape avec la révélation du contenu de la notice rouge d’Interpol le concernant. Arrêté le 10 juillet à Ibiza à la demande des autorités américaines, l’héritier et mécène du Club Africain est toujours détenu en Espagne, dans l’attente de la suite de la procédure d’extradition. Selon le quotidien espagnol El País, qui affirme avoir consulté la notice, le document permet surtout de préciser les faits que Washington lui reproche.

Trois chefs d’accusation au cœur du dossier

D’après El País, la notice rouge mentionne trois chefs d’accusation : blanchiment d’argent, émeute et complot en vue de provoquer une émeute. Le journal précise que ce dernier chef ne correspond pas exactement à une infraction autonome dans le droit espagnol.

Ces accusations s’inscrivent dans une procédure américaine dont l’acte d’accusation demeure sous scellés. Selon les éléments rapportés par plusieurs médias, Chambers risque jusqu’à 30 ans de prison s’il était reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés aux États-Unis.

Il convient toutefois de rappeler que Chambers n’est pas condamné. Les faits évoqués correspondent aux accusations formulées par les autorités américaines et doivent être distingués d’une culpabilité judiciairement établie.

Les 7,5 millions de dollars transférés en Tunisie

L’un des éléments les plus sensibles du dossier concerne la Tunisie. La notice évoquée par El País fait état d’un transfert de 7,5 millions de dollars vers la Tunisie, considéré comme suspect par les autorités américaines dans le cadre de l’accusation de blanchiment.

Ce montant donne une nouvelle dimension aux interrogations entourant les activités financières de Chambers en Tunisie, où il résidait et où il s’était notamment impliqué dans le Club Africain.

Mais l’interprétation de ces transferts est précisément au cœur du désaccord entre l’accusation et la défense.

Interrogée par El País, l’épouse de Chambers, Stella Schnabel, affirme que les fonds transférés en Tunisie n’étaient pas destinés à un investissement, mais notamment au règlement de dettes et au paiement des salaires des joueurs du Club Africain.

Cette version rejoint le rôle financier joué par Chambers auprès du club tunisien, qu’il a soutenu durant la période de crise financière et administrative traversée par le CA. Son implication avait notamment contribué à faire de l’investisseur américain une figure centrale de l’environnement du club.

Pour autant, il serait prématuré d’établir un lien direct entre les sommes transférées et une quelconque infraction : ce que les autorités américaines considèrent comme suspect relève encore de l’accusation, et non d’une décision de justice définitive.

Gaza, le Hamas et la défense de Chambers

La notice évoquerait également un soutien financier à des organisations présentes à Gaza et susceptibles, selon les autorités américaines, d’avoir des liens avec le Hamas. Cette dimension explique en partie pourquoi le dossier dépasse largement la seule question du blanchiment d’argent.

La défense de Chambers conteste les accusations et soutient que les poursuites constituent une forme de persécution politique liée à son engagement en faveur de la cause palestinienne. Ses avocats, dirigés par l’ancien juge espagnol Baltasar Garzón, défendent cette ligne devant les juridictions espagnoles.

Selon eux, l’homme d’affaires aurait consacré environ un million de dollars à des projets et causes humanitaires à Gaza dont 550.000 dollars au Middle East Children’s Alliance, 370.000 dollars au Sameer Project, 300.000 dollars au People’s Health Movement, 200.000 dollars au fonds pour les enfants de Ghasan Abu Sittah et 100.000 dollars au Zaynab Project.

L’Espagne doit désormais poursuivre l’examen de la demande américaine d’extradition. La justice espagnole devra d’abord se prononcer dans le cadre de la procédure, avant qu’une éventuelle décision finale ne revienne au gouvernement espagnol.

La révélation de la notice rouge apporte donc des éléments nouveaux sur le dossier. Mais elle ne tranche pas la question essentielle : les faits reprochés à Fergie Chambers relèvent-ils d’activités criminelles, comme l’affirment les autorités américaines, ou d’activités philanthropiques et politiques, comme le soutient sa défense ? La procédure d’extradition devra précisément permettre de clarifier cette confrontation.

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Météo : Légère baisse des températures, jusqu’à 43°C dans plusieurs régions

La Tunisie connaîtra ce mardi 18 août 2026 une légère baisse des températures dans le Nord, tandis que le mercure restera stable dans les autres régions. Le ciel sera généralement peu nuageux, avec un renforcement des nuages dans le Sud-Est au cours de l’après-midi. Les maximales atteindront 32 à 37°C dans le Nord, les régions côtières et les hauteurs, contre 38 à 43°C ailleurs, avec des épisodes de sirocco.

Un mercure encore élevé dans plusieurs régions

Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), les températures seront en léger recul dans le Nord, mais cette amélioration restera limitée. Dans le reste du pays, les températures conserveront des niveaux élevés.

Les maximales varieront ainsi entre 32 et 37°C dans le Nord, sur les zones côtières et les hauteurs. Elles grimperont entre 38 et 43°C dans les autres régions, avec l’apparition de vents de sirocco.

Des nuages plus nombreux dans le Sud-Est

Le ciel sera globalement peu nuageux durant la journée. Une évolution est toutefois attendue dans le Sud-Est, où les nuages deviendront progressivement plus denses au cours de l’après-midi.

Du côté des vents, ils souffleront du secteur nord, relativement forts à localement forts près des côtes nord ainsi que sur les hauteurs. Ils seront en revanche faibles à modérés dans le reste des régions.

Une mer agitée au Nord

La situation maritime restera également agitée. La mer sera agitée à localement très agitée au Nord, tandis qu’elle sera peu agitée à agitée sur les autres côtes.

Les conditions en mer appellent donc à la vigilance, notamment dans les zones septentrionales exposées aux vents les plus forts.

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Tunisair : La ponctualité progresse, mais la facture s’envole

Tunisair a enregistré une nette amélioration de sa ponctualité au deuxième trimestre 2026, passée de 39% à 54% en un an. Mais derrière ce redressement opérationnel, les indicateurs financiers se dégradent sous l’effet d’une envolée des dépenses de carburant, d’entretien et des charges financières, tandis que l’endettement atteint 728 millions de dinars. Les chiffres monétaires publiés par la compagnie restent toutefois provisoires.

La ponctualité gagne 15 points

C’est l’un des principaux signaux positifs du trimestre. Le taux de ponctualité de la flotte, calculé sur les vols accusant un retard inférieur à quinze minutes, est passé de 39% au deuxième trimestre 2025 à 54% sur la même période de 2026.

L’utilisation de la flotte s’est également améliorée, atteignant 9,97 heures par jour et par avion, contre 8,70 heures un an auparavant. Dans le même temps, le nombre d’heures de vol effectuées par la flotte de Tunisair a progressé de 16%.

Des avions mieux utilisés, mais moins remplis

Cette amélioration opérationnelle ne s’est toutefois pas traduite par une progression du trafic passagers. Tunisair a transporté 656.248 passagers au deuxième trimestre, contre 660.802 un an plus tôt, soit un recul de 1%.

La compagnie explique notamment cette baisse par le déclenchement du conflit dans la région du Golfe. Le coefficient de remplissage a, lui, reculé de 75,2% à 71,6%, alors même que l’offre en sièges-kilomètres progressait de 2%.

Carburant : une facture presque doublée

C’est sur le front des charges que le contraste est le plus saisissant. Les dépenses de carburant ont atteint 164 millions de dinars, contre 85 millions un an auparavant, soit une hausse de 93%.

Tunisair attribue cette envolée à la flambée des cours du Brent et à l’élargissement du différentiel entre le pétrole brut et le kérosène aviation Jet A-1. Selon la compagnie, le prix moyen de la tonne de Jet A-1 a quasiment doublé entre avril et juin 2026.

Les charges d’entretien et de réparation ont également connu une progression spectaculaire, passant de 8 à 29 millions de dinars, soit une hausse de 263%. Les dépenses d’assistance au sol ont augmenté de 16%, tandis que les charges de personnel ont progressé de 13%.

Un endettement qui atteint 728 millions de dinars

La pression financière reste donc considérable. L’endettement de Tunisair s’établit à 728 millions de dinars à la fin du deuxième trimestre 2026, contre 594 millions un an auparavant, soit une hausse de 23%.

La compagnie explique cette progression par la mise en place de nouveaux crédits en 2025 et au début de 2026. Les charges financières ont, elles aussi, fortement augmenté, passant de 6 à 11 millions de dinars, soit +83% sur un an.

Tunisair affiche néanmoins une amélioration de sa liquidité, qui atteint 153 millions de dinars, contre 90 millions au deuxième trimestre 2025.

Les indicateurs du deuxième trimestre dessinent ainsi une situation contrastée. La compagnie nationale semble avoir amélioré certains de ses fondamentaux opérationnels, notamment la ponctualité et l’utilisation de ses avions. Mais cette amélioration intervient dans un environnement où la facture énergétique et les coûts d’entretien pèsent lourdement sur les finances de l’entreprise.

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10.000 dinars pour passer à l’électrique : 47 taxis seulement concernés

L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) ouvre un nouvel appel à candidatures pour l’acquisition de 47 taxis individuels électriques, avec une subvention de 10.000 dinars par véhicule. Les titulaires d’une licence peuvent désormais postuler dans tous les gouvernorats, jusqu’au 18 septembre 2026, alors que le précédent dispositif était réservé à trois zones seulement. Une ouverture nationale qui élargit le champ des bénéficiaires, sans pour autant multiplier les places disponibles.

De trois zones à l’ensemble des gouvernorats

C’est le principal changement de ce nouvel appel. Lors de la précédente opération, lancée au début de l’année, l’ANME avait limité le dispositif aux chauffeurs de taxi individuel exerçant dans les municipalités de Bizerte, Sfax et Djerba.

L’appel concernait alors 50 véhicules électriques. Cette fois, l’accès est élargi aux professionnels titulaires d’une licence dans l’ensemble des gouvernorats du pays, marquant ainsi une extension nationale du programme.

Cette ouverture ne signifie toutefois pas une généralisation massive de l’aide. Seuls 47 bénéficiaires pourront en profiter.

L’ancien appel de l’ANME portait bien sur une aide destinée à l’acquisition de 50 taxis électriques dans les trois zones pilotes.

Une subvention de 10.000 dinars par véhicule

Le dispositif prévoit une aide financière de 10.000 dinars pour l’achat d’un taxi électrique. L’objectif est d’encourager l’introduction progressive de véhicules moins énergivores et moins polluants dans le parc du transport individuel.

Mais le programme reste sélectif. Avec seulement 47 véhicules concernés, l’enveloppe directe consacrée aux subventions représente 470.000 dinars, si chaque bénéficiaire reçoit le montant maximal annoncé.

Le passage de 50 à 47 véhicules s’explique par l’intégration de trois taxis issus du précédent dispositif, selon les informations communiquées dans le nouvel appel.

Un programme national, mais 47 places seulement

L’élargissement territorial constitue donc une avancée importante : un chauffeur de taxi titulaire d’une licence, quel que soit son gouvernorat d’exercice, peut désormais prétendre à l’aide.

Mais cette nationalisation du dispositif renforce aussi la concurrence entre les candidats. Là où le précédent appel répartissait les opportunités entre trois zones ciblées, les 47 aides disponibles sont désormais ouvertes à l’ensemble du territoire.

Les professionnels intéressés ont jusqu’au 18 septembre 2026 pour déposer leur candidature.

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