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Barrage de Douimis : 45 millions de m³ d’eau supplémentaires pour la Tunisie

Le projet du barrage de Douimis, dans le gouvernorat de Bizerte, devrait être fonctionnel avant la fin de l’année 2026, selon le directeur général chargé de la gestion des barrages et des grands travaux hydrauliques au ministère de l’Agriculture, Kamel Moueddeb.

Cette annonce intervient à l’issue d’une réunion de travail et d’une visite de terrain effectuée mardi au chantier du barrage, en présence du gouverneur de Bizerte, Salem Ben Yacoub, ainsi que de représentants des services centraux, régionaux et locaux concernés et des entreprises chargées des travaux.

Les difficultés foncières, logistiques et administratives qui retardaient certains volets du projet ont été en partie résolues, permettant, selon les autorités, d’accélérer les travaux restants. Les interventions portent notamment sur l’installation des équipements hydromécaniques, ainsi que sur le renforcement et la protection du corps et de l’évacuateur du barrage.

45 millions de m³ pour renforcer la sécurité hydrique

Le barrage de Douimis aura une capacité de stockage d’environ 45 millions de mètres cubes d’eau. Une partie de cette ressource sera transférée vers le barrage de Sejnane à travers le système de transfert des eaux du Nord.

L’objectif est de renforcer l’approvisionnement en eau potable et en eau d’irrigation dans plusieurs régions du pays, notamment Bizerte, le Grand Tunis, le Cap Bon, le Sahel et Sfax.

Le responsable du ministère de l’Agriculture a également souligné une particularité technique du barrage : l’écoulement de ses eaux pourra s’effectuer de manière gravitaire, sans recours à l’énergie électrique. Cette configuration devrait permettre de réduire la pression exercée sur certains équipements hydromécaniques, de limiter la consommation énergétique et d’améliorer la mobilisation des ressources disponibles, notamment au niveau du barrage de Barak.

Un projet au cœur de la stratégie de mobilisation de l’eau

Pour les autorités régionales, la mise en service du barrage constitue un enjeu important dans un contexte marqué par la pression croissante sur les ressources hydriques et les besoins d’approvisionnement en eau potable.

Le gouverneur de Bizerte a assuré que les mesures nécessaires avaient été prises afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais annoncés. L’objectif est de commencer son exploitation à pleine capacité avant la fin de 2026.

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Au-delà du stockage de l’eau, le projet comporte également une dimension de développement local. Une zone irriguée doit notamment être aménagée au profit des habitants, entre la délégation de Sidi Amer et les limites de la délégation de Louata. Plusieurs pistes rurales sont également prévues afin de désenclaver les zones environnantes et de faciliter leur développement économique et social.

Le dernier barrage de la décennie

Financé à 100 % sur fonds nationaux, le barrage de Douimis s’étend sur une superficie d’environ 300 hectares. Il constitue le sixième et dernier barrage réalisé dans le cadre du plan décennal de mobilisation des ressources hydriques et du système de transfert des eaux du Nord dans la région.

Sa mise en service devrait ainsi ajouter une nouvelle capacité de stockage au dispositif hydraulique national et contribuer à sécuriser davantage l’alimentation en eau de plusieurs régions, alors que la Tunisie fait face à une pression durable sur ses ressources en eau.

La réalisation de Douimis s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large visant à mobiliser davantage les ressources disponibles, optimiser leur transfert entre les régions et renforcer la résilience du système national d’approvisionnement en eau.

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L’Institut Salah Azaïez lance des consultations pour aider à arrêter de fumer

À partir du mardi 25 août 2026, l’Institut Salah Azaïez de Tunis mettra en place des consultations dédiées à l’aide au sevrage tabagique. Destinées aussi bien aux patients qu’aux agents de l’établissement, ces consultations visent à offrir un accompagnement médical aux personnes souhaitant mettre fin à leur consommation de tabac.

Les prises de rendez-vous débuteront dès aujourd’hui. Les consultations seront assurées chaque mardi au service de médecine préventive et communautaire par une équipe médicale spécialisée, a indiqué l’Institut dans une publication sur sa page Facebook.

L’initiative prend une dimension particulière au sein de cet établissement, qui constitue un centre national de référence dans la surveillance, le diagnostic et le traitement des cancers. L’Institut Salah Azaïez compte notamment 187 lits et assure plusieurs dizaines de milliers de consultations chaque année.

Plus de 13 000 décès par an liés au tabac

Le lancement de ces consultations intervient alors que le tabagisme continue de représenter un lourd problème de santé publique en Tunisie.

Selon les données issues du modèle d’investissement consacré à la lutte antitabac en Tunisie, élaboré avec le ministère de la Santé, l’OMS et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le tabac est associé à plus de 13 200 décès chaque année dans le pays. Ce chiffre représente environ 20 % de l’ensemble des décès. Près de la moitié de ces décès sont prématurés, survenant avant l’âge de 70 ans.

Le tabagisme passif constitue également une part importante de cette mortalité : selon cette même étude, 18 % des vies perdues en lien avec le tabac sont associées à l’exposition à la fumée secondaire.

La prévalence reste particulièrement élevée chez les hommes. Les données citées récemment par l’Alliance tunisienne de lutte contre le tabagisme font état d’environ 48 % d’hommes fumeurs en Tunisie.

Une facture économique de 2 milliards de dinars

Au-delà de la mortalité, le tabagisme représente également un coût considérable pour l’économie tunisienne et le système de santé.

L’étude nationale sur l’investissement dans la lutte antitabac estimait à environ 2 milliards de dinars les pertes économiques liées au tabagisme en 2019, soit l’équivalent de 1,8 % du PIB. La majeure partie de cette facture provenait des pertes de productivité, tandis qu’une partie était directement liée aux dépenses de santé.

Selon les chiffres avancés en 2025 par le président de l’Alliance tunisienne de lutte contre le tabagisme, Hatem Bouzayene, le traitement d’un patient atteint d’un cancer du poumon peut représenter une charge annuelle de plusieurs centaines de milliers de dinars. Ces estimations illustrent le poids financier des pathologies associées au tabac, même si leur coût varie fortement selon le type de cancer, le stade de la maladie et les traitements utilisés.

Le tabagisme ne concerne plus uniquement la cigarette classique

L’enjeu est d’autant plus important que la consommation de nicotine évolue, notamment chez les jeunes, avec la progression des cigarettes électroniques et des produits du tabac chauffé.

Les données de l’enquête mondiale sur le tabagisme chez les jeunes (GYTS) 2024 en Tunisie, publiée par l’OMS, permettent désormais de suivre plus précisément les comportements tabagiques des adolescents.

Lire aussi : Tunisie : Interdiction de fumer dans tous les établissements scolaires

L’OMS rappelle par ailleurs que toutes les formes de consommation de tabac sont nocives et qu’il n’existe pas de niveau d’exposition considéré comme sans danger. La nicotine demeure fortement addictive, ce qui explique notamment les difficultés rencontrées par de nombreux fumeurs lorsqu’ils tentent d’arrêter.

Le sevrage, un enjeu de prévention autant que de traitement

Avec l’ouverture de ces consultations, l’Institut Salah Azaïez met donc l’accent sur un autre volet de la lutte contre le cancer : prévenir la maladie en accompagnant les personnes dépendantes avant l’apparition de complications.

L’objectif n’est plus seulement de traiter les conséquences du tabagisme, mais également d’intervenir en amont à travers l’accompagnement médical au sevrage. Une approche qui s’inscrit dans les recommandations internationales de lutte contre le tabac, alors que l’OMS souligne que la réduction de la consommation et l’arrêt du tabac constituent des leviers majeurs de prévention des maladies cardiovasculaires, respiratoires et cancéreuses.

À l’échelle tunisienne, le renforcement de ce type de consultations pourrait ainsi contribuer à réduire à la fois la mortalité évitable, la pression exercée sur les services hospitaliers et le coût économique du tabagisme. Selon le modèle d’investissement du PNUD, la mise en œuvre de mesures efficaces de lutte antitabac pourrait permettre d’éviter plusieurs milliards de dinars de pertes économiques et de sauver des dizaines de milliers de vies sur une période de 15 ans.

L’ouverture de ces consultations à l’Institut Salah Azaïez constitue ainsi un signal supplémentaire : face au poids du tabagisme en Tunisie, le sevrage ne relève pas uniquement d’une décision individuelle, mais devient également un enjeu de santé publique et de prévention du cancer.

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Tunisie : Bientôt la fin de la « course » aux bouteilles ?

Le marché de l’eau minérale devrait connaître une amélioration de l’approvisionnement dans les prochains jours. La vice-présidente de l’Organisation de défense du consommateur, Thouraya Tabassi, a affirmé mardi 18 août 2026 que la production des eaux minérales avait retrouvé son rythme normal, après les perturbations et les pénuries enregistrées récemment.

Intervenant sur Radio Jeunes, elle a indiqué que les producteurs avaient confirmé à l’organisation le retour à un rythme normal de production. Cette évolution devrait progressivement se traduire par une amélioration de l’approvisionnement dans les points de vente au cours des prochains jours.

Appel à éviter la « course » aux bouteilles

Face aux tensions observées ces dernières semaines, Thouraya Tabassi a appelé les consommateurs à adopter un comportement responsable et à éviter la constitution de stocks.

Elle a notamment recommandé aux citoyens d’acheter uniquement les quantités correspondant à leurs besoins, estimant que la ruée vers les bouteilles peut contribuer à accentuer temporairement les tensions sur le marché.

La responsable de l’Organisation de défense du consommateur a également appelé les citoyens à signaler les éventuels dépassements, notamment les pratiques consistant à stocker ou dissimuler des quantités importantes d’eau minérale.

Une crise liée à des perturbations d’approvisionnement

Cette annonce intervient après une période de tension sur le marché tunisien de l’eau conditionnée. Plusieurs régions avaient connu des difficultés d’approvisionnement, avec une disponibilité réduite de certaines marques dans les commerces et les grandes surfaces.

Cette situation avait suscité des inquiétudes, particulièrement dans un contexte estival marqué par les fortes températures et une consommation accrue d’eau.

Les difficultés ne résultaient toutefois pas uniquement d’une hausse de la demande. Le secteur avait également été confronté à des perturbations liées à la disponibilité des emballages en plastique, notamment après les tensions enregistrées sur le marché de la résine PET, matière première utilisée pour fabriquer les bouteilles.

Lire aussi : Eau minérale : La pénurie révèle un marché où les intermédiaires se multiplient

Le retour annoncé à un rythme normal de production devrait donc permettre une amélioration progressive de la situation. L’Organisation de défense du consommateur appelle néanmoins à maintenir la vigilance afin d’éviter les comportements de stockage et les pratiques susceptibles d’aggraver les tensions.

Si la reprise de la production se confirme, les consommateurs devraient ainsi commencer à constater une amélioration de la disponibilité de l’eau minérale dans les points de vente au cours des prochains jours.

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TGV tunisien : La SNCFT lance les premières études

La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) vient de franchir une nouvelle étape dans le projet stratégique de création d’une ligne ferroviaire à haute performance reliant le Nord au Sud de la Tunisie. La compagnie a lancé un appel à candidatures destiné à constituer une liste restreinte de bureaux d’études, tunisiens et internationaux, spécialisés dans le transport ferroviaire.

Cette première phase porte sur la réalisation de « l’étude de faisabilité et des études d’ingénierie préliminaires » du projet.

Les bureaux d’études ou groupements candidats devront notamment justifier d’une expérience dans la réalisation d’études similaires en termes de complexité et de spécificités. Les candidats seront sélectionnés sur la base des conditions, de la méthodologie et des critères définis dans le cahier des références relatif à la présélection.

Les dossiers devront être déposés auprès du bureau d’ordre central de la SNCFT, à la gare de Tunis, place Barcelone. La date limite de participation est fixée au 24 septembre 2026 à 11 heures. Toute offre reçue après ce délai sera écartée.

L’ouverture publique des offres aura lieu le même jour à 11h15, en présence des représentants des soumissionnaires souhaitant y assister, munis d’une procuration écrite.

De Bizerte à Ben Guerdane

Le lancement de cette étude intervient dans le cadre des grands projets stratégiques programmés pour la période 2026-2030. Lors d’un conseil ministériel tenu le 25 février 2026, le gouvernement avait notamment examiné l’état d’avancement du projet de train à grande vitesse (TGV) ainsi que la définition du corridor de la future ligne ferroviaire à haute performance reliant le Nord et le Sud du pays.

Le projet est présenté par les autorités comme une infrastructure stratégique destinée à renforcer la cohésion territoriale, désenclaver plusieurs régions et améliorer la connexion entre les différentes zones du pays.

Lire aussi : Le TGV Nord-Sud en phase d’études : Le tracé final encore ouvert

Le tracé envisagé doit relier le Nord au Sud, de Bizerte à Ben Guerdane, tout en desservant les principaux pôles urbains, les équipements publics, les ports, les zones logistiques et les principaux centres de fret.

Une connexion avec l’Algérie et la Libye

Au-delà de la liaison nationale, le projet doit également renforcer les connexions ferroviaires de la Tunisie avec ses voisins. Au Nord-Ouest, le réseau doit permettre à terme une connexion avec le réseau ferroviaire algérien à Annaba, à travers le corridor Tabarka-Nefza-Mateur-Jdeida.

Au Sud, le projet prévoit la poursuite de l’infrastructure vers Ras Jedir, via Mareth et Médenine, ainsi qu’une connexion avec le port de Zarzis.

L’objectif est ainsi de créer un axe ferroviaire structurant capable de soutenir le développement économique et social, de faciliter la circulation des personnes et des marchandises et de contribuer à la création d’emplois.

À plus long terme, cette infrastructure pourrait également constituer une base pour connecter la Tunisie à des réseaux ferroviaires régionaux plus larges et renforcer son intégration dans les espaces maghrébin et africain.

La constitution de la liste restreinte de bureaux d’études constitue donc une étape préparatoire importante : elle doit permettre de définir la faisabilité, les caractéristiques techniques et les conditions de réalisation d’un projet ferroviaire appelé à jouer un rôle majeur dans la future architecture des transports en Tunisie.

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Ligue 1 : A quatre jours de la reprise le dossier explosif de la JS Kairouanaise arrive sur la table de la FTF

A quelques jours du coup d’envoi de la saison 2026-2027, le dossier de la Jeunesse Sportive Kairouanaise pourrait s’inviter au cœur des préoccupations de la Fédération tunisienne de football. Selon certaines informations, le bureau fédéral, réuni ce mardi, devait notamment examiner la position de la FTF face au recours introduit par le club kairouanais devant le Tribunal arbitral du sport.

Un recours qui remet en cause le classement final

Reléguée à l’issue de la saison dernière, la JS Kairouanaise conteste le classement final et estime que certaines décisions auraient dû entraîner des sanctions susceptibles d’en modifier l’issue.

Au centre de son argumentation figure notamment le cas du Club Athlétique Bizertin. La JSK considère que le CAB aurait dû faire l’objet d’un retrait de points. Une telle sanction, si elle avait été prononcée, aurait pu modifier la hiérarchie finale et peser directement sur la lutte pour le maintien.

Il s’agit toutefois de la position défendue par le club kairouanais dans le cadre de son recours. A ce stade, elle ne constitue pas une décision actée par les instances compétentes.

Le TAS saisi, une procédure à accélérer ?

Le Tribunal arbitral du sport aurait demandé à la Fédération tunisienne de football de se prononcer sur une éventuelle accélération de l’examen de la requête déposée par la JS Kairouanaise.

Ce point constitue l’un des éléments les plus sensibles du dossier. La position que pourrait adopter la Fédération revêt néanmoins une importance particulière, alors que le championnat de Ligue 1 doit débuter les 22 et 23 août prochains.

Un calendrier potentiellement fragilisé

Le recours intervient à un moment où les clubs finalisent leur préparation et où les instances s’apprêtent à lancer officiellement la nouvelle saison. Une décision ou une évolution majeure dans le dossier de la JS Kairouanaise pourrait donc avoir des conséquences qui dépassent le seul avenir du club.

La question est désormais de savoir si la procédure pourra être traitée rapidement ou si le championnat débutera alors que le litige reste pendant devant le TAS.

Pour la FTF, le défi est délicat : garantir le déroulement normal de la compétition tout en répondant aux exigences d’une procédure contentieuse dont l’issue pourrait, selon la nature des décisions prises, avoir des répercussions sur la saison déjà écoulée.

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Transferts des Tunisiens à l’étranger : Une manne financière encore peu orientée vers l’investissement

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger constituent l’une des principales sources de devises du pays. En hausse régulière, ces flux soutiennent les revenus des familles et contribuent aux équilibres extérieurs. Mais derrière ces milliards de dinars se pose une question stratégique : comment transformer une partie de cette épargne en investissement productif ?

Des milliards de dinars injectés dans l’économie

Les transferts des Tunisiens à l’étranger ont atteint 8,7616 milliards de dinars en 2025, contre 8,2626 milliards en 2024, soit une progression proche de 6%. La tendance s’est poursuivie en 2026 : ils ont atteint 4,7452 milliards de dinars au 10 juillet, contre 4,5151 milliards à la même période de 2025, soit une hausse de 230,1 millions de dinars.

Le poids de ces flux est loin d’être négligeable. Selon la Banque mondiale, les transferts personnels reçus par la Tunisie représentaient 6,3% du PIB en 2024. Ils constituent ainsi, avec les recettes touristiques, une source essentielle de devises pour le pays.

Une épargne qui reste largement tournée vers la consommation

Ces transferts jouent avant tout un rôle social. Ils permettent aux familles de financer leurs dépenses courantes, le logement, les études ou encore les soins. Une fonction indispensable, mais qui limite mécaniquement leur impact sur la croissance lorsqu’ils sont principalement consacrés à la consommation.

Le véritable enjeu consiste donc à orienter une partie de cette épargne vers l’investissement : PME, activités industrielles et de services, start-up ou projets régionaux créateurs d’emplois.

Le gouverneur de la Banque centrale, Fethi Zouhair Nouri, soulignait déjà en mai 2025 la nécessité d’intégrer davantage ces ressources à l’économie nationale sous forme de projets d’investissement. Il estimait alors à environ 120 dollars par mois le transfert moyen d’un Tunisien résidant à l’étranger, contre 200 dollars au niveau mondial.

Le Maroc et l’Égypte montrent l’ampleur du potentiel

Les chiffres régionaux donnent une idée de l’importance de cette manne. En Égypte, les transferts ont atteint 43,1 milliards de dollars entre juillet 2025 et mai 2026, en hausse de 31,2% sur un an.

Au Maroc, ils se sont élevés à 61,48 milliards de dirhams au premier semestre 2026, contre 55,95 milliards un an auparavant. Sur l’ensemble de 2025, ils avaient atteint 122,02 milliards de dirhams.

À l’échelle mondiale, la Banque mondiale estime à 685 milliards de dollars les transferts reçus par les pays à revenu faible et intermédiaire en 2024.

Transformer une manne en levier de croissance

Pour la Tunisie, le défi n’est donc plus de démontrer l’importance de sa diaspora. Il consiste à créer les conditions permettant de convertir une partie de ses ressources financières en capital productif.

Procédures simplifiées, projets clairement identifiés, mécanismes de financement adaptés et climat de confiance sont autant de conditions nécessaires.

Car les Tunisiens de l’étranger apportent bien plus que des devises : ils disposent aussi de compétences, d’expériences et de réseaux internationaux. Mieux connecter ces ressources à l’économie nationale permettrait de faire des transferts non plus seulement un soutien aux équilibres extérieurs, mais un véritable moteur d’investissement et de création d’emplois.

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Douane tunisienne : Un nouveau système numérique pour gérer l’origine des marchandises

La Tunisie poursuit la digitalisation de ses procédures douanières avec le lancement des travaux techniques d’un système électronique intégré consacré aux règles d’origine. Mené dans le cadre de la coopération tuniso-sud-coréenne et financé par la Corée du Sud, le projet doit permettre à terme de mieux déterminer l’origine des marchandises et d’appliquer plus précisément les avantages douaniers prévus par les accords commerciaux.

Un outil pour déterminer l’origine des produits

Derrière l’appellation technique de « système électronique intégré d’origine » se trouve un dispositif destiné à simplifier la gestion d’une question essentielle dans le commerce international : déterminer l’origine réelle d’une marchandise.

Dans le cadre d’un accord de libre-échange, l’origine d’un produit ne correspond pas nécessairement au pays depuis lequel il est expédié. Elle dépend de règles précises liées notamment à la composition du produit, à la provenance des matières utilisées, à leur valeur ou encore au degré de transformation réalisé.

Cette détermination est importante puisque les marchandises répondant aux critères prévus peuvent bénéficier de droits de douane préférentiels, voire d’exonérations selon l’accord concerné.

Vers une gestion numérique des règles d’origine

Le futur système doit permettre aux opérateurs économiques et à la Douane tunisienne de gérer électroniquement les informations relatives à l’origine des marchandises, rapporte l’Agence TAP.

Pour les entreprises, l’objectif est de faciliter les démarches liées au commerce extérieur et la justification de l’origine de leurs produits. Pour la Douane, il s’agit notamment de disposer d’un outil permettant de vérifier plus efficacement si une marchandise remplit les conditions nécessaires pour bénéficier d’un régime préférentiel.

La digitalisation doit également contribuer à une meilleure traçabilité, à davantage de transparence et à une réduction des traitements administratifs et des risques d’erreur.

Une coopération tuniso-sud-coréenne

Le projet s’inscrit dans le cadre de la coopération technique entre la Douane tunisienne et son homologue sud-coréenne. Son financement est assuré par la Corée du Sud.

Une première rencontre avait eu lieu en avril 2026 pour établir un diagnostic et identifier les besoins techniques nécessaires à la préparation du système.

Les travaux actuellement engagés constituent une nouvelle étape. Ils se poursuivront jusqu’au 18 septembre 2026, avec pour objectif de finaliser la préparation des aspects techniques nécessaires à la mise en place du dispositif.

Une précision est toutefois essentielle : le système n’est pas encore opérationnel. Les travaux lancés concernent sa préparation technique et sa future mise en place.

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Sections préparatoires : Les inscriptions en ligne ouvertes pour les enfants nés en 2021

Les inscriptions à distance aux sections préparatoires pour l’année scolaire 2026-2027 ont débuté ce mardi 18 août 2026 à midi. Cette opération concerne les enfants nés en 2021 et s’adresse aux familles souhaitant inscrire leurs enfants dans les écoles primaires publiques ou privées, les jardins d’enfants ainsi que les kouttabs. Les parents disposent jusqu’au vendredi 28 août pour effectuer les démarches en ligne sur la plateforme officielle du ministère de l’Éducation.

Une procédure entièrement à distance

Selon un communiqué conjoint des ministères de l’Éducation, de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, et des Affaires religieuses, les inscriptions sont ouvertes depuis ce mardi à 12 heures.

Les parents ou tuteurs concernés doivent effectuer l’inscription à travers la plateforme viescolaire.education.tn, dédiée aux services de la vie scolaire du ministère de l’Éducation.

L’opération se poursuivra jusqu’au 28 août 2026, date limite fixée pour l’enregistrement des enfants concernés.

Plusieurs structures d’accueil concernées

Le dispositif ne se limite pas aux seules écoles primaires. Les enfants nés en 2021 peuvent être inscrits dans les écoles primaires publiques et privées, mais également dans les jardins d’enfants et les kouttabs proposant des sections préparatoires.

Cette organisation vise à faciliter l’accès des enfants à cette étape préscolaire et à permettre aux familles d’accomplir les formalités sans avoir à se déplacer auprès des établissements.

Une étape avant l’entrée à l’école

Les sections préparatoires constituent une étape importante dans le parcours éducatif de l’enfant. Elles permettent notamment de préparer progressivement les enfants à leur future intégration dans l’enseignement primaire, à travers des activités éducatives adaptées à leur âge.

Avec l’ouverture anticipée des inscriptions en ligne, les autorités misent également sur la simplification des démarches administratives et sur une meilleure organisation des affectations pour la prochaine année scolaire.

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Gafsa : Un agent de sécurité meurt lors d’une opération contre le trafic de drogue

Un agent de la brigade de lutte contre les stupéfiants de Kasserine a trouvé la mort lundi 17 août à Gafsa, lors d’une opération visant un appartement soupçonné d’être utilisé pour le trafic de drogue. Ramzi Mhamdi a été grièvement blessé après une chute du toit d’un immeuble au cours de l’intervention. Malgré son transfert en urgence à l’hôpital régional de Gafsa, il a succombé à ses blessures.

Une opération dans le centre-ville de Gafsa

L’intervention s’est déroulée dans l’un des quartiers du centre-ville de Gafsa, dans le cadre d’une opération sécuritaire destinée à démanteler une activité présumée de trafic de stupéfiants.

Selon des sources sécuritaires, les forces de l’ordre ont procédé à la perquisition d’un appartement qui aurait été utilisé par des individus impliqués dans ce trafic. Deux suspects ont été arrêtés au cours de l’opération, rapporte Mosaique fm.

Une lutte antidrogue qui se veut plus offensive

Cette intervention s’inscrit dans un contexte de renforcement affiché de la lutte contre le trafic de stupéfiants en Tunisie. Les autorités multiplient les opérations ciblées contre les réseaux de trafic et cherchent également à adapter l’arsenal juridique face à l’évolution du phénomène.

En juin 2026, des représentants du ministère de l’Intérieur auditionnés par l’Assemblée des représentants du peuple avaient notamment souligné la progression du trafic et de la consommation de drogues, dans le cadre de l’examen d’une réforme de la loi n°92-52 relative aux stupéfiants.

Les chiffres des saisies témoignent par ailleurs de l’ampleur de la mobilisation. Au cours du premier semestre 2026, les services de la Douane ont saisi plus de 214 kilogrammes de stupéfiants, dont 78,4 kilogrammes de cocaïne et 134,5 kilogrammes de cannabis, ainsi que près de 180 000 comprimés stupéfiants.

Une chute après l’attaque d’un chien

Lors de l’intervention, Ramzi Mhamdi aurait été surpris et attaqué par un chien particulièrement agressif, que les suspects auraient utilisé pour tenter d’entraver l’intervention des forces de sécurité.

Au cours de l’intervention, l’agent a chuté du toit de l’immeuble, subissant de graves blessures, notamment à la tête. Rapidement pris en charge par ses collègues, il a été transporté vers l’hôpital régional de Gafsa dans un état critique.

Malgré les soins prodigués par les équipes médicales, Ramzi Mhamdi n’a pas survécu à ses blessures.

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Eau minérale : La pénurie révèle un marché où les intermédiaires se multiplient

La pénurie d’eau conditionnée pourrait commencer à se résorber dans une dizaine de jours, selon Nabil Ayadi, président de la Chambre nationale des commerçants de produits alimentaires en gros. Mais derrière cette promesse de retour à la normale se dessine une autre réalité, moins visible pour le consommateur : le circuit de distribution de l’eau en bouteille a changé. À côté du producteur, du grossiste et du détaillant, de grands dépôts spécialisés dans la vente en gros se sont imposés comme de nouveaux intermédiaires.

De l’usine au consommateur, un maillon supplémentaire

Le marché de l’eau conditionnée fonctionnait traditionnellement selon une chaîne relativement lisible : producteur, grossiste, détaillant. Un modèle classique dans lequel chaque acteur occupait une fonction clairement identifiée dans l’acheminement du produit jusqu’au consommateur.

Selon Nabil Ayadi, cette organisation a toutefois évolué avec l’apparition de grands dépôts spécialisés dans la vente en gros d’eau, a-t-il souligné hier dans une intervention sur les ondes de Mosaique fm.

Ce changement peut sembler technique. Il ne l’est pas nécessairement. Dans un marché soumis à une forte demande, la manière dont les volumes circulent entre les différents intermédiaires devient aussi importante que la quantité produite.

L’eau peut donc être disponible quelque part dans la chaîne sans pour autant se retrouver au bon moment dans les commerces où les consommateurs la recherchent.

Une pénurie qui ne se mesure pas seulement à la production

C’est là que se situe l’un des enseignements de la crise actuelle. Une rupture constatée chez le détaillant ne signifie pas automatiquement que les usines ne produisent pas suffisamment.

Entre la production et la vente finale interviennent désormais plusieurs niveaux de distribution, dont les pratiques commerciales peuvent influencer la circulation des stocks.

Il serait toutefois excessif d’en conclure que les grands dépôts sont responsables de la pénurie. Les informations disponibles ne permettent pas de l’établir. Leur apparition constitue plutôt un nouvel élément à prendre en compte pour comprendre le fonctionnement du marché.

La question devient alors celle de la fluidité du circuit : combien de temps faut-il à une bouteille pour passer de l’usine au commerce ? Combien d’intermédiaires interviennent ? Et surtout, comment les volumes disponibles sont-ils répartis lorsque la demande dépasse les capacités habituelles d’approvisionnement ?

Dix jours pour vérifier si le marché peut respirer

Dans ce contexte, l’échéance annoncée par Nabil Ayadi mérite d’être suivie de près. Le responsable professionnel estime que l’approvisionnement pourrait retrouver son rythme normal dans environ dix jours.

Cette prévision constituera un premier test grandeur nature. Si les rayons se remplissent progressivement, la tension actuelle pourrait n’être qu’un épisode lié à une conjoncture exceptionnelle et à des difficultés temporaires d’approvisionnement.

Si, au contraire, les ruptures persistent malgré une amélioration de l’offre, l’organisation du circuit de distribution devra être examinée de plus près.

Le vrai sujet : qui contrôle la circulation de l’eau ?

La crise actuelle pose ainsi une question qui dépasse la simple disponibilité du produit. Dans un marché où les intermédiaires se multiplient, la disponibilité physique de l’eau ne garantit pas nécessairement sa disponibilité commerciale.

Pour le consommateur, cette distinction est invisible : une bouteille absente du rayon reste une bouteille introuvable, qu’elle manque à l’usine, au grossiste ou au détaillant.

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Fergie Chambers : Interpol met en lumière les accusations américaines

L’affaire Fergie Chambers franchit une nouvelle étape avec la révélation du contenu de la notice rouge d’Interpol le concernant. Arrêté le 10 juillet à Ibiza à la demande des autorités américaines, l’héritier et mécène du Club Africain est toujours détenu en Espagne, dans l’attente de la suite de la procédure d’extradition. Selon le quotidien espagnol El País, qui affirme avoir consulté la notice, le document permet surtout de préciser les faits que Washington lui reproche.

Trois chefs d’accusation au cœur du dossier

D’après El País, la notice rouge mentionne trois chefs d’accusation : blanchiment d’argent, émeute et complot en vue de provoquer une émeute. Le journal précise que ce dernier chef ne correspond pas exactement à une infraction autonome dans le droit espagnol.

Ces accusations s’inscrivent dans une procédure américaine dont l’acte d’accusation demeure sous scellés. Selon les éléments rapportés par plusieurs médias, Chambers risque jusqu’à 30 ans de prison s’il était reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés aux États-Unis.

Il convient toutefois de rappeler que Chambers n’est pas condamné. Les faits évoqués correspondent aux accusations formulées par les autorités américaines et doivent être distingués d’une culpabilité judiciairement établie.

Les 7,5 millions de dollars transférés en Tunisie

L’un des éléments les plus sensibles du dossier concerne la Tunisie. La notice évoquée par El País fait état d’un transfert de 7,5 millions de dollars vers la Tunisie, considéré comme suspect par les autorités américaines dans le cadre de l’accusation de blanchiment.

Ce montant donne une nouvelle dimension aux interrogations entourant les activités financières de Chambers en Tunisie, où il résidait et où il s’était notamment impliqué dans le Club Africain.

Mais l’interprétation de ces transferts est précisément au cœur du désaccord entre l’accusation et la défense.

Interrogée par El País, l’épouse de Chambers, Stella Schnabel, affirme que les fonds transférés en Tunisie n’étaient pas destinés à un investissement, mais notamment au règlement de dettes et au paiement des salaires des joueurs du Club Africain.

Cette version rejoint le rôle financier joué par Chambers auprès du club tunisien, qu’il a soutenu durant la période de crise financière et administrative traversée par le CA. Son implication avait notamment contribué à faire de l’investisseur américain une figure centrale de l’environnement du club.

Pour autant, il serait prématuré d’établir un lien direct entre les sommes transférées et une quelconque infraction : ce que les autorités américaines considèrent comme suspect relève encore de l’accusation, et non d’une décision de justice définitive.

Gaza, le Hamas et la défense de Chambers

La notice évoquerait également un soutien financier à des organisations présentes à Gaza et susceptibles, selon les autorités américaines, d’avoir des liens avec le Hamas. Cette dimension explique en partie pourquoi le dossier dépasse largement la seule question du blanchiment d’argent.

La défense de Chambers conteste les accusations et soutient que les poursuites constituent une forme de persécution politique liée à son engagement en faveur de la cause palestinienne. Ses avocats, dirigés par l’ancien juge espagnol Baltasar Garzón, défendent cette ligne devant les juridictions espagnoles.

Selon eux, l’homme d’affaires aurait consacré environ un million de dollars à des projets et causes humanitaires à Gaza dont 550.000 dollars au Middle East Children’s Alliance, 370.000 dollars au Sameer Project, 300.000 dollars au People’s Health Movement, 200.000 dollars au fonds pour les enfants de Ghasan Abu Sittah et 100.000 dollars au Zaynab Project.

L’Espagne doit désormais poursuivre l’examen de la demande américaine d’extradition. La justice espagnole devra d’abord se prononcer dans le cadre de la procédure, avant qu’une éventuelle décision finale ne revienne au gouvernement espagnol.

La révélation de la notice rouge apporte donc des éléments nouveaux sur le dossier. Mais elle ne tranche pas la question essentielle : les faits reprochés à Fergie Chambers relèvent-ils d’activités criminelles, comme l’affirment les autorités américaines, ou d’activités philanthropiques et politiques, comme le soutient sa défense ? La procédure d’extradition devra précisément permettre de clarifier cette confrontation.

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Météo : Légère baisse des températures, jusqu’à 43°C dans plusieurs régions

La Tunisie connaîtra ce mardi 18 août 2026 une légère baisse des températures dans le Nord, tandis que le mercure restera stable dans les autres régions. Le ciel sera généralement peu nuageux, avec un renforcement des nuages dans le Sud-Est au cours de l’après-midi. Les maximales atteindront 32 à 37°C dans le Nord, les régions côtières et les hauteurs, contre 38 à 43°C ailleurs, avec des épisodes de sirocco.

Un mercure encore élevé dans plusieurs régions

Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), les températures seront en léger recul dans le Nord, mais cette amélioration restera limitée. Dans le reste du pays, les températures conserveront des niveaux élevés.

Les maximales varieront ainsi entre 32 et 37°C dans le Nord, sur les zones côtières et les hauteurs. Elles grimperont entre 38 et 43°C dans les autres régions, avec l’apparition de vents de sirocco.

Des nuages plus nombreux dans le Sud-Est

Le ciel sera globalement peu nuageux durant la journée. Une évolution est toutefois attendue dans le Sud-Est, où les nuages deviendront progressivement plus denses au cours de l’après-midi.

Du côté des vents, ils souffleront du secteur nord, relativement forts à localement forts près des côtes nord ainsi que sur les hauteurs. Ils seront en revanche faibles à modérés dans le reste des régions.

Une mer agitée au Nord

La situation maritime restera également agitée. La mer sera agitée à localement très agitée au Nord, tandis qu’elle sera peu agitée à agitée sur les autres côtes.

Les conditions en mer appellent donc à la vigilance, notamment dans les zones septentrionales exposées aux vents les plus forts.

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Tunisair : La ponctualité progresse, mais la facture s’envole

Tunisair a enregistré une nette amélioration de sa ponctualité au deuxième trimestre 2026, passée de 39% à 54% en un an. Mais derrière ce redressement opérationnel, les indicateurs financiers se dégradent sous l’effet d’une envolée des dépenses de carburant, d’entretien et des charges financières, tandis que l’endettement atteint 728 millions de dinars. Les chiffres monétaires publiés par la compagnie restent toutefois provisoires.

La ponctualité gagne 15 points

C’est l’un des principaux signaux positifs du trimestre. Le taux de ponctualité de la flotte, calculé sur les vols accusant un retard inférieur à quinze minutes, est passé de 39% au deuxième trimestre 2025 à 54% sur la même période de 2026.

L’utilisation de la flotte s’est également améliorée, atteignant 9,97 heures par jour et par avion, contre 8,70 heures un an auparavant. Dans le même temps, le nombre d’heures de vol effectuées par la flotte de Tunisair a progressé de 16%.

Des avions mieux utilisés, mais moins remplis

Cette amélioration opérationnelle ne s’est toutefois pas traduite par une progression du trafic passagers. Tunisair a transporté 656.248 passagers au deuxième trimestre, contre 660.802 un an plus tôt, soit un recul de 1%.

La compagnie explique notamment cette baisse par le déclenchement du conflit dans la région du Golfe. Le coefficient de remplissage a, lui, reculé de 75,2% à 71,6%, alors même que l’offre en sièges-kilomètres progressait de 2%.

Carburant : une facture presque doublée

C’est sur le front des charges que le contraste est le plus saisissant. Les dépenses de carburant ont atteint 164 millions de dinars, contre 85 millions un an auparavant, soit une hausse de 93%.

Tunisair attribue cette envolée à la flambée des cours du Brent et à l’élargissement du différentiel entre le pétrole brut et le kérosène aviation Jet A-1. Selon la compagnie, le prix moyen de la tonne de Jet A-1 a quasiment doublé entre avril et juin 2026.

Les charges d’entretien et de réparation ont également connu une progression spectaculaire, passant de 8 à 29 millions de dinars, soit une hausse de 263%. Les dépenses d’assistance au sol ont augmenté de 16%, tandis que les charges de personnel ont progressé de 13%.

Un endettement qui atteint 728 millions de dinars

La pression financière reste donc considérable. L’endettement de Tunisair s’établit à 728 millions de dinars à la fin du deuxième trimestre 2026, contre 594 millions un an auparavant, soit une hausse de 23%.

La compagnie explique cette progression par la mise en place de nouveaux crédits en 2025 et au début de 2026. Les charges financières ont, elles aussi, fortement augmenté, passant de 6 à 11 millions de dinars, soit +83% sur un an.

Tunisair affiche néanmoins une amélioration de sa liquidité, qui atteint 153 millions de dinars, contre 90 millions au deuxième trimestre 2025.

Les indicateurs du deuxième trimestre dessinent ainsi une situation contrastée. La compagnie nationale semble avoir amélioré certains de ses fondamentaux opérationnels, notamment la ponctualité et l’utilisation de ses avions. Mais cette amélioration intervient dans un environnement où la facture énergétique et les coûts d’entretien pèsent lourdement sur les finances de l’entreprise.

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10.000 dinars pour passer à l’électrique : 47 taxis seulement concernés

L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) ouvre un nouvel appel à candidatures pour l’acquisition de 47 taxis individuels électriques, avec une subvention de 10.000 dinars par véhicule. Les titulaires d’une licence peuvent désormais postuler dans tous les gouvernorats, jusqu’au 18 septembre 2026, alors que le précédent dispositif était réservé à trois zones seulement. Une ouverture nationale qui élargit le champ des bénéficiaires, sans pour autant multiplier les places disponibles.

De trois zones à l’ensemble des gouvernorats

C’est le principal changement de ce nouvel appel. Lors de la précédente opération, lancée au début de l’année, l’ANME avait limité le dispositif aux chauffeurs de taxi individuel exerçant dans les municipalités de Bizerte, Sfax et Djerba.

L’appel concernait alors 50 véhicules électriques. Cette fois, l’accès est élargi aux professionnels titulaires d’une licence dans l’ensemble des gouvernorats du pays, marquant ainsi une extension nationale du programme.

Cette ouverture ne signifie toutefois pas une généralisation massive de l’aide. Seuls 47 bénéficiaires pourront en profiter.

L’ancien appel de l’ANME portait bien sur une aide destinée à l’acquisition de 50 taxis électriques dans les trois zones pilotes.

Une subvention de 10.000 dinars par véhicule

Le dispositif prévoit une aide financière de 10.000 dinars pour l’achat d’un taxi électrique. L’objectif est d’encourager l’introduction progressive de véhicules moins énergivores et moins polluants dans le parc du transport individuel.

Mais le programme reste sélectif. Avec seulement 47 véhicules concernés, l’enveloppe directe consacrée aux subventions représente 470.000 dinars, si chaque bénéficiaire reçoit le montant maximal annoncé.

Le passage de 50 à 47 véhicules s’explique par l’intégration de trois taxis issus du précédent dispositif, selon les informations communiquées dans le nouvel appel.

Un programme national, mais 47 places seulement

L’élargissement territorial constitue donc une avancée importante : un chauffeur de taxi titulaire d’une licence, quel que soit son gouvernorat d’exercice, peut désormais prétendre à l’aide.

Mais cette nationalisation du dispositif renforce aussi la concurrence entre les candidats. Là où le précédent appel répartissait les opportunités entre trois zones ciblées, les 47 aides disponibles sont désormais ouvertes à l’ensemble du territoire.

Les professionnels intéressés ont jusqu’au 18 septembre 2026 pour déposer leur candidature.

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Kaïs Saïed propose une sensibilisation antidrogue en début de cours et des clubs culturels

À l’occasion de la Journée du savoir, célébrée lundi 17 août 2026 au palais de Carthage, Kaïs Saïed a développé une vision de l’école qui dépasse la réforme des programmes et des conditions matérielles d’apprentissage. Le président de la République a notamment proposé de sensibiliser régulièrement les élèves aux dangers des drogues et d’ouvrir davantage les établissements aux activités culturelles.

Quelques minutes consacrées aux dangers des drogues

Dans son discours prononcé lors de la cérémonie, Kaïs Saïed est revenu sur ce qu’il présente comme une « guerre contre les drogues ». Il a évoqué la possibilité de consacrer quelques minutes au début des cours pour informer les élèves des risques qui menacent la jeunesse.

Le chef de l’État a ainsi avancé une piste destinée à renforcer la prévention contre les drogues en milieu scolaire. Sans entrer dans les modalités de sa mise en œuvre, il a suggéré que ces moments de sensibilisation permettent d’informer les élèves sur les substances en circulation et leurs conséquences sanitaires et sociales.

Il a également appelé les médias nationaux à diffuser des contenus consacrés aux dangers des différentes drogues circulant dans la société tunisienne. Selon lui, ceux qui auraient cherché à « faire exploser l’État » auraient également voulu « faire exploser la société ».

Cinéma, théâtre et activités artistiques à l’école

Cette prévention s’inscrit dans une conception plus large de l’établissement scolaire. Kaïs Saïed estime que celui-ci ne doit pas se limiter à la transmission des cours et à l’acquisition des connaissances.

Il a plaidé pour la création de clubs culturels consacrés notamment au cinéma, au théâtre et aux différentes formes d’expression artistique. Ces activités devraient, selon lui, contribuer à l’acquisition des connaissances, à l’élévation du goût et à la consolidation de l’esprit national.

Le président a aussi évoqué les arts de la calligraphie et regretté que certains élèves et étudiants remplacent désormais des lettres arabes par des chiffres ou des symboles dans leurs échanges numériques.

Une réforme éloignée des calculs politiques

Kaïs Saïed a parallèlement rappelé le lancement des travaux du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, présenté comme une institution constitutionnelle appelée à préparer la réforme du secteur.

Cette réforme devra, selon lui, reposer sur des critères objectifs, répondre aux choix des Tunisiens et rester à l’écart des « tiraillements politiques ». Il a également critiqué certaines réformes antérieures qui n’auraient pas été « innocentes » et rejeté toute orientation éducative imposée depuis l’étranger.

« Notre enseignement, nous le choisissons comme le choisit le peuple tunisien », a-t-il affirmé, en défendant un système national, démocratique et accessible à tous sur un pied d’égalité.

Transport, santé et architecture scolaire

Le chef de l’État a enfin insisté sur les conditions concrètes de la réussite : transport, santé, accompagnement social, orientation, fournitures scolaires et entretien des établissements.

Il a aussi abordé l’architecture des écoles, en citant l’aération, l’éclairage et la nécessité de prévoir des espaces adaptés aux activités culturelles. La Présidence a, de son côté, indiqué que Kaïs Saïed avait demandé aux membres du Conseil supérieur de travailler intensivement à l’élaboration d’un enseignement « national et démocratique » issu de la volonté du peuple tunisien.

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