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Canicule : Les premières pluies font leur retour dans plusieurs régions de Tunisie

Après plusieurs jours marqués par une chaleur intense, les premières pluies ont été enregistrées dans plusieurs gouvernorats du pays. Des averses ont également été observées dimanche après-midi dans une partie du Grand Tunis, confirmant l’évolution météorologique annoncée par l’Institut national de la météorologie (INM).

Les prévisions de l’INM se confirment

Les prévisions publiées dans la matinée par l’Institut national de la météorologie (INM) commencent à se concrétiser. Au cours des dernières 24 heures, plusieurs régions du nord et du centre ont enregistré des précipitations, selon les relevés officiels de l’Institut.

Le cumul le plus important a été relevé à Sakiet Sidi Youssef, dans le gouvernorat du Kef, avec 12 mm de pluie. D’autres précipitations ont également été enregistrées à Tajerouine (1 mm) et Le Kef (1 mm).

Dans le gouvernorat de Siliana, les stations de Siliana et Toughar ont reçu 3 mm chacune, tandis qu’Aïn Boussaâdia a enregistré 1 mm.

À Zaghouan, la station de Mograne a relevé 6 mm.

Dans l’après-midi, les cellules orageuses ont également atteint une partie du Grand Tunis. Des averses ont notamment été observées dans le quartier d’El Manar, où plusieurs habitants ont signalé le retour de la pluie après plusieurs jours de chaleur particulièrement éprouvants.

Un premier soulagement après la canicule

Ces précipitations interviennent après plusieurs jours de fortes chaleurs ayant entraîné une consommation record d’électricité et des coupures dans plusieurs régions du pays.

Si ces pluies apportent localement un rafraîchissement bienvenu, elles ne marquent pas nécessairement la fin de la canicule. Comme annoncé par l’INM, une baisse progressive des températures est toutefois attendue en début de semaine, avec un temps plus clément sur une partie du pays.

Les prochaines heures permettront de savoir si ces orages gagneront d’autres régions et si cette évolution météorologique s’installera durablement.

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Tension sur le marché : L’eau minérale rationnée ou en rupture de stock

Depuis hier, plusieurs grandes surfaces rationnent l’eau minérale en bouteilles. Par ailleurs, les épiceries de quartier n’ont plus d’eau disponible à la vente.

Nous avons pu vérifier ce matin que certaines enseignes qui la veille rationnaient, n’avaient plus de stock disponible. Par ailleurs, dans une autre grande surface, les quantités livrées ce dimanche ont été écoulées immédiatement.

Est-ce que nous sommes devant une séquence durable de tension sur le marché ou bien cette pénurie n’est-elle que provisoire et liée au week-end ? Une situation à suivre dès lundi.

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Électricité : Derrière les annonces marocaines, où en sont réellement les grands projets ?

Depuis plusieurs mois, les annonces autour des grands projets énergétiques marocains alimentent l’idée d’un royaume en passe de devenir un fournisseur majeur d’électricité verte pour l’Europe. Pendant ce temps, la Tunisie fait face à des délestages et à une consommation record. Cette comparaison, de plus en plus fréquente, mérite toutefois d’être nuancée : plusieurs projets marocains souvent présentés comme acquis restent encore à un stade de négociation ou d’études.

Sila Atlantik : spectaculaire… mais encore loin d’être lancé

Régulièrement cité comme le symbole de l’ambition énergétique marocaine, Sila Atlantik prévoit une liaison électrique sous-marine d’environ 4 800 kilomètres entre le Maroc et l’Allemagne. À terme, ce câble pourrait couvrir jusqu’à 5 % de la consommation annuelle d’électricité allemande, pour un investissement estimé à près de 30 milliards de dollars.

Mais son avenir est loin d’être définitivement assuré.

Selon Reuters, les discussions entre Rabat et Berlin sont actuellement ralenties par des désaccords sur les garanties gouvernementales et la gouvernance du projet. Le Maroc souhaite notamment un accord intergouvernemental de long terme ainsi qu’une interconnexion permettant des échanges d’électricité dans les deux sens.

Le projet est par ailleurs l’héritier de Xlinks, une initiative initialement destinée à relier le Maroc au Royaume-Uni. Londres avait finalement renoncé à soutenir ce projet en 2025, estimant que les conditions économiques ne justifiaient plus son engagement.

Autrement dit, Sila Atlantik n’est pas abandonné, mais son calendrier demeure incertain et plusieurs étapes restent à franchir avant un éventuel lancement.

Le projet avec la France, le plus avancé parmi les nouvelles annonces

La situation est différente concernant la future interconnexion entre le Maroc et la France.

À l’issue de la réunion de haut niveau franco-marocaine de juillet 2026, les deux pays ont officiellement lancé les premières démarches pour préparer cette liaison sous-marine, baptisée « Pont de la Méditerranée ».

Le projet entre désormais dans une phase d’études et de consultation des industriels. Il ne s’agit pas encore d’un chantier, mais il bénéficie d’un soutien politique clairement affiché des deux États.

Le Maroc dispose par ailleurs d’un atout important : deux interconnexions électriques sont déjà opérationnelles avec l’Espagne, les seules liaisons permanentes entre les réseaux électriques africain et européen. Un troisième câble est également à l’étude.

Une avance réelle… mais parfois amplifiée

Il serait inexact de réduire l’avance marocaine à une simple opération de communication.

Depuis plus d’une décennie, le royaume investit massivement dans le solaire, l’éolien et les infrastructures électriques. Le complexe Noor de Ouarzazate, les grands parcs éoliens et les investissements privés témoignent d’une stratégie engagée de longue date.

En revanche, plusieurs projets internationaux évoqués ces derniers mois — vers l’Allemagne, le Portugal ou certaines nouvelles capacités d’interconnexion — restent soumis à des études techniques, à des négociations financières ou à des décisions politiques encore attendues.

L’avance marocaine existe donc bel et bien. Mais elle apparaît parfois plus importante qu’elle ne l’est réellement lorsque des projets encore en discussion sont présentés comme des réalisations déjà acquises.

Où en est réellement la Tunisie ?

Face à ces annonces, la Tunisie apparaît souvent en retrait.

Elle dispose pourtant, elle aussi, d’un projet stratégique : ELMED, la liaison électrique sous-marine de 600 MW entre la Tunisie et la Sicile, développée conjointement par la STEG et l’opérateur italien Terna, avec le soutien de l’Union européenne et de la Banque mondiale. Sa mise en service reste visée à l’horizon 2028.

Comme la plupart des grands projets d’interconnexion en Méditerranée, ELMED demeure soumis à des contraintes industrielles, financières et réglementaires susceptibles d’influencer son calendrier.

Les récentes tensions sur le réseau tunisien ont toutefois rappelé qu’une interconnexion internationale peut renforcer la sécurité d’approvisionnement, mais qu’elle ne peut, à elle seule, compenser un déficit de capacités nationales de production.

Lire aussi: Elmed – Tunisie : Un coût de 582 millions d’euros pour le raccordement électrique avec l’Italie

Le véritable défi est ailleurs

Comparer uniquement les kilomètres de câbles ou le nombre de projets annoncés serait réducteur.

Une interconnexion ne produit pas un seul kilowattheure : elle permet simplement de transporter une électricité qui doit d’abord être générée.

Pour la Tunisie, le véritable enjeu dépasse donc largement ELMED. Il réside dans sa capacité à accélérer le développement du photovoltaïque et de l’éolien, à intégrer le stockage par batteries — que la STEG vient récemment d’encadrer dans un nouveau référentiel technique —, à moderniser son réseau de transport et à renforcer sa production nationale.

Au fond, la véritable compétition ne se joue peut-être pas entre les câbles marocains et le câble tunisien. Elle se jouera dans la capacité des deux pays à produire suffisamment d’électricité renouvelable pour répondre à leurs propres besoins, sécuriser leurs réseaux, puis, à terme, exporter leurs éventuels excédents vers l’Europe.

Le véritable fossé entre la Tunisie et le Maroc ne se mesurera donc pas seulement au nombre d’interconnexions sous-marines, mais à la vitesse avec laquelle chacun transformera ses ambitions énergétiques en capacités de production réellement opérationnelles.

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Festivals : Le ballet Flamenco de Andalucía en Tunisie

Le festival international de Carthage accueille le 30 juillet à 22h une représentation exceptionnelle du spectacle « Tierra Bendita » du Ballet Flamenco de Andalucía.

Cette soirée artistique est organisée par l’ambassade d’Espagne en Tunisie en collaboration avec le festival international de Carthage.

« Tierra Bendita » est la dernière création du Ballet Flamenco de Andalucía, l’une des compagnies de danse les plus prestigieuses d’Espagne et une référence internationale dans l’art du flamenco.

Cette création rend hommage à la richesse culturelle et artistique de l’Andalousie à travers un voyage au cœur de ses traditions, de ses paysages et de ses expressions musicales les plus emblématiques.

Porté par une mise en scène d’une grande force visuelle, un remarquable ensemble de danseurs et une proposition musicale raffinée, « Tierra Bendita » offre au public une expérience vibrante qui célèbre toute l’essence, l’émotion et la diversité du flamenco contemporain.

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Le CAB en deuil après la disparition de deux anciens présidents

Le Club athlétique bizertin (CAB) a annoncé, sur sa page officielle, le décès de deux anciens présidents de son comité directeur, Ali Belgaïed Hassine et Ezzedine Karoui, survenu le même jour, samedi 25 juillet 2026. Une double disparition qui plonge le club et ses supporters dans l’émotion.

Deux dirigeants qui se sont succédé à la tête du club

Ali Belgaïed Hassine avait pris les commandes du CAB à la fin de la saison 1999-2000, à la tête d’un comité provisoire chargé d’assurer la transition et d’organiser une assemblée générale élective.

À l’issue de cette assemblée, Ezzedine Karoui lui avait succédé à la présidence. Il a dirigé le Club athlétique bizertin de 2000 à 2002, poursuivant le travail engagé pour assurer la stabilité du club durant cette période.

Un double deuil pour la famille cabiste

La disparition de deux anciens présidents le même jour constitue un événement rare dans l’histoire du Club athlétique bizertin. Au-delà de leurs mandats respectifs, les deux hommes restent associés à une période charnière du CAB, marquée par une transition de gouvernance au tournant des années 2000.

Le club a présenté ses condoléances aux familles des deux défunts, priant pour que Dieu leur accorde Sa miséricorde. Depuis l’annonce de leur disparition, de nombreux messages de soutien et d’hommage affluent de la part d’anciens dirigeants, de supporters et de plusieurs acteurs du football tunisien.

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Houthis contre Aramco, Ukraine contre un navire iranien : Le conflit s’étend sur deux fronts maritimes

Alors que les frappes américaines contre l’Iran semblent marquer une pause — Washington n’a annoncé aucune nouvelle attaque depuis vendredi après treize nuits consécutives d’escalade — le conflit continue de s’étendre. En l’espace de quelques heures, deux espaces maritimes stratégiques ont été touchés : la mer Rouge, où les Houthis ont revendiqué des attaques contre des installations pétrolières saoudiennes, et la mer Caspienne, où l’Iran accuse l’Ukraine d’avoir visé un navire commercial iranien.

Cette extension géographique illustre une nouvelle phase d’un conflit qui dépasse désormais largement le cadre du Moyen-Orient et menace plusieurs routes essentielles du commerce mondial.

La mer Rouge sous pression, la Caspienne entre dans le conflit

En mer Rouge, les rebelles houthis, soutenus par Téhéran, affirment avoir lancé des missiles et des drones contre des installations du groupe pétrolier saoudien Aramco à Jizan et Yanbu.

Des images géolocalisées analysées par CNN montrent un important panache de fumée près de la raffinerie de Jizan. Les données satellitaires de la plateforme américaine NASA FIRMS font également apparaître plusieurs anomalies thermiques sur le site. Aramco n’a toutefois confirmé ni dégâts ni victimes.

Cette attaque intervient alors que Yanbu est devenue un axe stratégique pour les exportations pétrolières saoudiennes via la mer Rouge, permettant de contourner le détroit d’Ormuz, fortement perturbé depuis le début de la crise.

Cette nouvelle escalade survient après une semaine particulièrement agitée sur les marchés pétroliers. Jeudi, le Brent avait brièvement franchi la barre symbolique des 100 dollars le baril avant de clôturer à 100,69 dollars, puis de retomber à 96,78 dollars vendredi. Malgré ce repli, les cours restent sous tension, une situation suivie de près par les pays importateurs d’énergie comme la Tunisie.

Dans le même temps, Téhéran a convoqué le chargé d’affaires ukrainien après une attaque attribuée à Kiev contre un navire commercial iranien en mer Caspienne. Selon les autorités iraniennes, un marin a été tué et un autre blessé.

Ni l’identité du navire cité par l’Iran ni son éventuel lien avec les bâtiments que l’Ukraine affirme avoir ciblés n’ont toutefois pu être établis de manière indépendante.

Lire aussi: Tunisie : Une flambée des prix du pétrole impacterait le budget et les subventions

Pourquoi la mer Caspienne devient-elle stratégique ?

Longtemps restée à l’écart des combats, la mer Caspienne pourrait devenir un nouveau point de friction entre Moscou, Téhéran et Kiev.

Elle constitue un maillon essentiel du corridor international Nord-Sud, destiné à relier la Russie au golfe Persique via l’Iran. Cette voie est également considérée par plusieurs experts comme un axe logistique important pour les échanges de marchandises et, selon certaines analyses occidentales, pour le transport de matériels militaires entre les deux pays.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a d’ailleurs affirmé que les navires visés transportaient des cargaisons militaires liées à l’Iran. Il a également accusé Moscou de transmettre à Téhéran des renseignements satellitaires destinés à soutenir ses opérations au Moyen-Orient.

À ce stade, aucun élément indépendant ne permet toutefois d’établir un lien entre le navire iranien évoqué par Téhéran et les bâtiments que Kiev affirme avoir frappés.

Jusqu’à présent, la mer Caspienne était considérée comme un espace relativement sûr pour les échanges entre la Russie, l’Iran, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan et le Turkménistan. Son entrée dans le conflit constituerait un changement stratégique majeur.

Une menace croissante pour les routes énergétiques mondiales

L’élargissement du conflit à plusieurs espaces maritimes majeurs renforce les inquiétudes autour des principaux corridors énergétiques mondiaux.

Le détroit d’Ormuz concentre près d’un cinquième du commerce mondial de pétrole. La mer Rouge est une artère essentielle reliant l’Asie à l’Europe via le canal de Suez. La mer Caspienne, quant à elle, joue un rôle de plus en plus important dans les échanges entre la Russie, l’Iran et l’Asie centrale.

En quelques semaines, le conflit a cessé d’être cantonné au Moyen-Orient. Il affecte désormais plusieurs des principales routes énergétiques de la planète. Même si les États-Unis ont suspendu leurs frappes directes contre l’Iran ce week-end, les affrontements continuent de s’étendre par l’intermédiaire de leurs alliés régionaux et ouvrent de nouveaux fronts dont les conséquences pourraient rapidement dépasser le seul cadre militaire.

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Tunisie – Météo : Des orages annoncés et un début de semaine plus frais

Mise à jour — Les orages annoncés par l’Institut national de la météorologie ont commencé à toucher plusieurs régions, avec des précipitations relevées au Kef, à Siliana et à Zaghouan, ainsi que des averses observées dans une partie du Grand Tunis.

Lire aussi : Canicule : les premières pluies font leur retour dans plusieurs régions de Tunisie

Après plusieurs journées marquées par une chaleur intense, la météo s’annonce plus contrastée en Tunisie. Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), des cellules orageuses devraient se développer ce dimanche dans plusieurs régions, tandis qu’une baisse plus sensible des températures est attendue au début de la semaine.

Des orages localement forts à partir de l’après-midi

Pour ce dimanche 26 juillet, l’INM prévoit un ciel partiellement nuageux sur l’ensemble du pays, avec une évolution plus instable au fil des heures.

Des passages nuageux parfois abondants concerneront le nord-ouest et les régions du centre durant l’après-midi. Ils donneront naissance à des cellules orageuses accompagnées de pluies, avant de gagner progressivement les régions de l’est.

Le vent soufflera du secteur nord sur le nord du pays et du secteur sud sur le centre et le sud. Il sera relativement fort à fort sur les côtes, les reliefs ainsi que dans le sud, où des phénomènes locaux de sable sont également attendus. Ailleurs, il restera faible à modéré.

En mer, les conditions demeurent difficiles avec une mer agitée à très agitée sur les côtes est et agitée sur le nord.

Les températures enregistreront une baisse sur les régions septentrionales, tandis qu’elles seront en légère hausse sur le centre et le sud.

Une semaine qui débute sous des températures plus supportables

Cette évolution marque un changement par rapport aux épisodes de fortes chaleurs observés ces derniers jours.

Selon les dernières tendances publiées par l’INM, le début de la semaine sera caractérisé par une baisse plus marquée des températures, notamment sur le nord et les régions côtières. Cette accalmie devrait offrir des conditions plus agréables avant une possible nouvelle remontée du mercure en seconde partie de semaine, un scénario qui reste encore à confirmer par les prochains bulletins officiels.

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Tunisie : Le 25-Juillet, entre soutien au pouvoir et colère du quotidien

Le 69ᵉ anniversaire de la République a donné lieu, samedi 25 juillet 2026 à Tunis, à deux rassemblements aux messages opposés. Au-delà de cette confrontation politique, une évolution se dessine: les difficultés du quotidien — eau, électricité, pouvoir d’achat — occupent désormais une place centrale dans les revendications.

Deux rassemblements, deux visions du pays

Dans la matinée, des partisans du président Kaïs Saïed se sont retrouvés devant le Théâtre municipal de Tunis. Chants, slogans de soutien et appels à poursuivre le processus engagé depuis 2021 ont rythmé un rassemblement marqué par une ambiance davantage festive que revendicative.

En fin d’après-midi, le décor a changé. Selon l’Agence France-Presse (AFP), plus de 2 500 personnes ont défilé dans le centre de Tunis pour dénoncer la situation économique, les coupures d’eau et d’électricité, les poursuites visant plusieurs opposants ainsi que le recul des libertés publiques.

Deux rassemblements, deux lectures opposées du bilan des cinq dernières années.

Lire aussi: Coupures de plus de 24 heures : Kaïs Saïed convoque la STEG, la SONEDE et plusieurs ministres

Une contestation qui change de nature

Si les revendications liées aux libertés publiques restent présentes, les slogans entendus samedi montrent une évolution sensible.

« Ni eau, ni électricité, il n’y a que prison et hausse des prix », ont notamment scandé des manifestants.

Il y a encore quelques années, les critiques adressées au pouvoir portaient principalement sur les institutions, la Constitution ou l’organisation des pouvoirs. Désormais, les préoccupations liées au quotidien occupent une place tout aussi importante.

Les difficultés d’accès à l’eau, les délestages électriques, le coût de la vie ou encore la qualité des services publics deviennent des sujets de mobilisation politique à part entière.

Cette évolution traduit un déplacement du débat : les citoyens jugent désormais le pouvoir autant sur sa capacité à garantir les services essentiels que sur ses choix institutionnels.

L’effet des coupures et de la canicule

Ce changement intervient dans un contexte particulièrement tendu.

Depuis plusieurs semaines, la Tunisie fait face à une vague de chaleur exceptionnelle qui a entraîné une forte hausse de la consommation électrique. Pour préserver l’équilibre du réseau, la STEG a procédé à des coupures tournantes dans plusieurs régions du pays, tandis que des perturbations de l’approvisionnement en eau ont également été signalées.

Ces difficultés ont provoqué plusieurs mouvements de protestation locaux, des blocages de routes et de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, bien avant la manifestation du 25 juillet.

La crise des services publics est ainsi progressivement sortie du seul champ technique pour devenir un véritable sujet politique national, au même titre que les débats sur les institutions ou les libertés publiques.

Lire aussi: Stockage de l’électricité : La solution de la STEG coûte 20 mille dinars… qui peut se l’offrir ?

Un nouveau défi pour le pouvoir

À cinq ans du tournant du 25 juillet 2021, les deux rassemblements de samedi illustrent une réalité qui dépasse leur différence de participation.

Le débat tunisien ne se limite plus à l’opposition entre partisans et adversaires du président Kaïs Saïed. Il porte désormais aussi sur la capacité de l’État à répondre à des attentes très concrètes : assurer la continuité de l’alimentation en eau et en électricité, préserver le pouvoir d’achat, améliorer les services publics et faire face aux effets des épisodes climatiques extrêmes.

Autrement dit, si les clivages politiques demeurent, les difficultés du quotidien sont devenues l’un des principaux terrains sur lesquels sera désormais jugée l’action des pouvoirs publics.

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