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Le délestage désormais réalité, les zones concernées selon la STEG

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé ce jeudi 16 juillet 2026 la possibilité de recourir à des coupures tournantes d’électricité dans plusieurs régions du pays, en raison de la forte pression exercée sur le réseau électrique national.

Dans plusieurs communiqués publiés successivement sur sa page Facebook officielle, l’entreprise publique a précisé les zones susceptibles d’être concernées par ces interruptions temporaires, qui pourraient intervenir entre 13h00 et 16h00, à des périodes intermittentes, avec un rétablissement du courant sans préavis.

Plusieurs gouvernorats cités

Dans un premier avis, la STEG a indiqué que les coupures pourraient toucher plusieurs secteurs du Grand Tunis et de ses environs, notamment Harairia, Bardo, Manouba, Ezzouhour, El Menzah V, El Menzah, Ariana, El Manar, Mohamedia, Fouchana, La Jedida, Sanhaja et Borj Cédria.

Par la suite, d’autres communiqués sont venus compléter cette liste en précisant les régions concernées dans plusieurs gouvernorats.

Dans le nord-est, les zones citées comprennent notamment Hammada Tazarka, Mida, Zariba, Mrazka et Somâa.

Dans le nord-ouest, la STEG a mentionné plusieurs secteurs parmi lesquels Ouchtata, Rouhia, Jdéliane, Oued Melliz, Bou Salem, Bou Arada, Amdoun, Touiref et El Majaz.

Quid de Sfax ?

À Sfax, les interruptions pourraient concerner Gremda, Menzel Chaker, Agareb, Tina, la route de Tunis et la route de Mahdia.

Dans le centre-ouest et le sud-ouest, les zones annoncées incluent notamment Regueb, Lajred, Souk Jedid, Chekhar, Nasrallah, Charaïa, Makarim, El Hammar et El Hichria.

La STEG explique que ces coupures préventives pourraient être nécessaires afin de « préserver la sécurité et la pérennité du système électrique », alors que la consommation atteint des niveaux élevés durant cette période de forte chaleur.

Cette mesure intervient dans un contexte de canicule qui touche plusieurs régions tunisiennes, avec une utilisation massive des climatiseurs et des équipements de refroidissement, provoquant une augmentation importante de la demande en électricité.

Lire aussi : Coupures d’électricité dans le Grand-Tunis : Le délestage a-t-il déjà commencé ?

La société rappelle que ces interruptions sont ponctuelles et dépendent de l’évolution de la charge sur le réseau. Elle appelle également les citoyens à rationaliser leur consommation durant les heures de forte demande, notamment en début d’après-midi.

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Le frère du terroriste de l’attentat de Nice expulsé vers la Tunisie

Le frère de l’auteur de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice a été expulsé de France et renvoyé en Tunisie, a annoncé la préfecture des Alpes-Maritimes. Cette mesure intervient dix ans après l’une des attaques terroristes les plus meurtrières de l’histoire récente de la France.

Selon les autorités françaises, l’homme a été interpellé le 9 juillet près de la promenade des Anglais, avant de faire l’objet d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il a ensuite embarqué depuis l’aéroport de Roissy à destination de la Tunisie, où résident toujours ses parents.

Accusé d’occuper illégalement un logement

Les autorités françaises indiquent qu’il était notamment accusé d’occuper illégalement un logement situé à environ 200 mètres de la promenade des Anglais. Au moment de son arrestation, le préfet des Alpes-Maritimes avait assuré que « toutes les mesures administratives et judiciaires nécessaires » seraient prises à son encontre.

Qui était l’auteur de l’attentat de Nice ?

L’attentat du 14 juillet 2016 avait été perpétré par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un ressortissant tunisien de 31 ans installé en France. Le soir de la fête nationale française, il avait lancé un camion de 19 tonnes sur la foule rassemblée sur la promenade des Anglais pour assister au feu d’artifice.

Lire aussi : Attentat de Nice : Mohamed Bouhlel décrit comme « fou » et « violent » par sa famille

L’attaque avait fait 86 morts, dont plusieurs enfants, et plus de 450 blessés. L’auteur avait été abattu par les forces de l’ordre après avoir parcouru près de deux kilomètres au volant du camion.

L’organisation État islamique avait revendiqué l’attentat quelques jours plus tard. Les investigations menées par la justice française ont toutefois établi que Mohamed Lahouaiej-Bouhlel s’était radicalisé rapidement dans les mois précédant l’attaque, tout en préparant minutieusement son passage à l’acte.

Aucune implication annoncée dans l’attentat

Les autorités françaises n’ont pas indiqué que le frère expulsé était impliqué dans l’attentat de 2016. Son éloignement du territoire repose sur une procédure administrative liée à sa situation en France, notamment l’exécution d’une OQTF, et non sur une implication annoncée dans les faits terroristes de Nice.

Cette expulsion intervient dans un contexte où les autorités françaises continuent d’afficher une politique de fermeté à l’égard des étrangers en situation irrégulière ou faisant l’objet de mesures d’éloignement, particulièrement lorsque leur présence suscite une forte sensibilité en raison de leur lien familial avec des auteurs d’actes terroristes.

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Batteries domestiques : La Tunisie accélère sa réflexion pour stocker l’électricité solaire et limiter les coupures

Alors que la Tunisie fait face à une forte pression sur son réseau électrique, marquée ces derniers jours par des délestages dans plusieurs régions, l’idée de permettre aux ménages de stocker l’électricité produite par leurs panneaux solaires prend de l’ampleur. Le Groupement professionnel des énergies renouvelables a salué les récentes déclarations du directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Nafaa Bakkari, concernant l’intégration de solutions de stockage électrique dans les habitations.

Cette prise de position intervient dans un contexte où la résilience du réseau électrique est devenue une priorité nationale, notamment durant les pics de consommation estivaux.

Réduire le déficit énergétique

Selon les déclarations de Bakkari, l’État et l’ANME travaillent dans le cadre d’une stratégie nationale visant à réduire le déficit énergétique en encourageant les énergies renouvelables, en particulier le photovoltaïque, ainsi que le stockage de l’électricité produite. Le responsable a notamment indiqué que les citoyens seraient encouragés à installer des batteries domestiques afin de disposer d’une réserve d’électricité en cas de coupure de courant.

Le Groupement professionnel des énergies renouvelables estime que cette orientation constitue une avancée stratégique susceptible d’ouvrir une nouvelle étape dans le développement de l’autoproduction d’électricité en Tunisie.

Lire aussi : Énergie : Sous pression, la Tunisie accélère enfin sa transition vers le solaire

L’organisation appelle ainsi l’ANME et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) à accélérer l’élaboration des cadres techniques et réglementaires nécessaires afin que ce système puisse entrer rapidement en vigueur. L’objectif est de permettre aux particuliers, mais aussi aux entreprises, de stocker l’énergie produite par leurs installations photovoltaïques pour l’utiliser lorsque la production solaire est insuffisante ou lors d’une interruption de l’alimentation électrique.

Améliorer la continuité de l’alimentation électrique

Selon le groupement, l’association entre panneaux solaires et batteries domestiques présente plusieurs avantages. Elle permettrait d’améliorer la continuité de l’alimentation électrique pour les consommateurs, de réduire la pression exercée sur le réseau national durant les heures de pointe et de renforcer la sécurité énergétique du pays.

L’organisation considère également que ce modèle contribuerait à accompagner la transition énergétique tunisienne en augmentant la part de l’électricité produite localement et consommée directement, sans solliciter en permanence le réseau national.

Des incitations financières réclamées

Pour favoriser une adoption rapide de ces équipements, le Groupement professionnel des énergies renouvelables appelle les autorités à mettre en place plusieurs mesures d’incitation.

Parmi les propositions figurent notamment une réduction, voire une exonération, des droits de douane appliqués aux batteries destinées au stockage de l’énergie solaire, ainsi qu’une révision de la fiscalité applicable aux panneaux photovoltaïques afin de diminuer le coût d’investissement pour les ménages et les entreprises.

Le groupement estime qu’une telle politique permettrait d’élargir considérablement le recours à l’autoproduction électrique en Tunisie.

Une orientation cohérente avec les objectifs de l’ANME

Cette évolution s’inscrit dans la stratégie plus large portée par l’ANME pour accélérer le développement des énergies renouvelables. Son directeur général a rappelé à plusieurs reprises que la Tunisie ambitionne d’augmenter fortement la part des énergies renouvelables dans la production nationale d’électricité afin de réduire sa dépendance énergétique et d’améliorer la sécurité d’approvisionnement.

Si le principe bénéficie désormais d’un soutien affiché de l’ANME et des professionnels du secteur, sa concrétisation dépendra désormais de l’adoption rapide des textes réglementaires et des mécanismes de soutien financier qui permettront aux ménages tunisiens de s’équiper en batteries de stockage à un coût accessible.

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Canicule en Tunisie : 210 incendies en 24 heures, l’alerte est maximale

La vague de chaleur qui frappe actuellement la Tunisie s’accompagne d’une hausse spectaculaire des départs de feu. En seulement vingt-quatre heures, les unités de la Protection civile sont intervenues pour éteindre 210 incendies, un chiffre qui illustre les risques croissants liés aux températures extrêmes et à la sécheresse qui touchent le pays.

Selon le porte-parole de la Protection civile, les agents ont réalisé au total 746 interventions au cours des dernières 24 heures. Outre les incendies, les équipes ont effectué 182 opérations de secours et de sauvetage sur les routes, 322 interventions de secours médical en dehors des accidents de la circulation, 13 interventions sur les plages ainsi que 19 autres opérations dans divers domaines.

Une intense vague de chaleur aggrave la situation

Cette multiplication des incendies intervient alors que la Tunisie connaît depuis le début de la semaine une intense vague de chaleur. Les prévisions météorologiques annoncent un pic vendredi 17 juillet, avec des températures dépassant les normales saisonnières de près de 13°C dans plusieurs régions. Une situation qui accroît fortement le risque d’incendies, notamment dans les forêts, les champs agricoles, les espaces naturels et les abords des routes.

Lire aussi : Tunisie – Vague de chaleur : Des incendies maîtrisés dans quatre gouvernorats

Face à cette situation, la Protection civile appelle les citoyens à adopter des comportements responsables. Elle insiste notamment sur la nécessité de s’assurer que les mégots de cigarettes sont totalement éteints avant d’être jetés et rappelle qu’il est strictement déconseillé de les abandonner dans la nature ou le long des routes. Les autorités invitent également toute personne apercevant un départ de fumée ou un incendie à le signaler immédiatement afin de permettre une intervention rapide.

La végétation devient particulièrement sèche et inflammable

Les spécialistes rappellent que, durant les épisodes de canicule, la végétation devient particulièrement sèche et inflammable. Dans ces conditions, une simple étincelle, un mégot mal éteint, un barbecue mal maîtrisé ou même certains travaux produisant des étincelles peuvent suffire à provoquer un incendie qui se propage rapidement sous l’effet de la chaleur et du vent.

Au-delà des dégâts matériels, ces incendies mobilisent d’importants moyens humains et logistiques, au moment où les services de secours doivent également faire face à une augmentation des interventions liées aux malaises, aux accidents de la route et aux activités estivales sur les plages.

À l’approche de la journée de vendredi, présentée comme la plus chaude de cet épisode caniculaire, les autorités appellent la population à redoubler de prudence. La prévention demeure le moyen le plus efficace pour éviter que la chaleur exceptionnelle de ces prochains jours ne se transforme en une série de catastrophes évitables.

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11 enfants meurent dans l’incendie d’un établissement à Alger, l’émotion gagne le pays

Un terrible incendie a endeuillé Alger ce jeudi. Onze enfants ont perdu la vie après le déclenchement d’un feu dans un établissement pour l’enfance assistée situé à Mohammadia, dans la wilaya d’Alger. Dix-neuf autres personnes ont été blessées, selon un bilan provisoire communiqué par la Protection civile.

Le sinistre s’est déclaré très tôt dans la matinée au sein de cette structure accueillant des enfants pris en charge par les services spécialisés. Les équipes de la Protection civile sont intervenues à 3h32 pour tenter de maîtriser les flammes et procéder aux opérations de secours.

19 blessés recensés

Parmi les 19 blessés recensés, dix personnes souffrent de brûlures de différents degrés, deux présentent des difficultés respiratoires et sept autres sont en état de choc. Les victimes les plus gravement atteintes ont été transférées vers des établissements hospitaliers après avoir reçu les premiers soins sur place.

Les secours ont également indiqué avoir mis en sécurité cinq personnes aux besoins spécifiques durant leur intervention. Le dispositif mobilisé comprenait plusieurs camions d’incendie, des ambulances ainsi qu’une équipe spécialisée d’intervention en milieu difficile.

Une enquête devra établir les circonstances

L’origine du feu n’a pas encore été déterminée. Une enquête devra établir les circonstances exactes de ce drame qui relance les interrogations sur les conditions de sécurité dans les établissements accueillant des enfants et des personnes vulnérables.

Ce nouveau drame provoque une vive émotion en Algérie, alors que les autorités devront désormais déterminer les causes de l’incendie et vérifier le respect des dispositifs de prévention et de sécurité au sein de la structure concernée.

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Pourquoi payer par carte bancaire peut être une mauvaise idée

Acheter un café, régler une course, payer ses courses au supermarché… De plus en plus de Tunisiens sortent désormais leur carte bancaire au lieu de compter leurs billets. Le geste est rapide, pratique et sécurisé. Mais derrière cette facilité se cache un phénomène étudié par les spécialistes du comportement : payer sans voir l’argent partir peut nous inciter à dépenser davantage.

Le problème n’est pas la carte bancaire en elle-même. C’est la manière dont notre cerveau réagit lorsqu’une dépense devient moins visible.

Quand l’argent devient virtuel, la dépense semble moins douloureuse

Avec des billets en main, la dépense est concrète. Un Tunisien qui sort un billet de 50 dinars voit immédiatement son portefeuille diminuer. Cette sensation crée un frein naturel.

Avec une carte bancaire, la transaction devient presque abstraite : quelques secondes sur un terminal de paiement, un reçu, puis on passe à autre chose. Le cerveau ressent moins fortement la « perte » associée à l’achat.

Les chercheurs en économie comportementale parlent de « douleur du paiement » : plus cette sensation est faible, plus la personne peut être disposée à acheter. Les paiements électroniques réduisent souvent cette perception du coût immédiat.

Le piège des petites dépenses quotidiennes

Le risque apparaît surtout avec les petits montants. Un achat de 5 dinars ou 10 dinars semble anodin lorsqu’il est payé par carte. Mais plusieurs petites transactions répétées peuvent rapidement représenter plusieurs centaines de dinars à la fin du mois.

Le consommateur peut avoir l’impression de ne pas avoir beaucoup dépensé parce qu’il n’a pas vu son argent disparaître physiquement.

C’est notamment ce qui explique pourquoi certains spécialistes conseillent de garder une vision régulière de ses dépenses : la carte facilite l’achat, mais elle peut aussi éloigner le consommateur de la réalité de son budget.

La Tunisie adopte progressivement le paiement électronique

Cette évolution est visible dans les chiffres. Selon les données de la Banque centrale de Tunisie, 163 millions d’opérations ont été réalisées par cartes bancaires en 2024, pour un montant global de près de 27,8 milliards de dinars. Le nombre d’opérations a progressé de 9,2 % par rapport à 2023.

Mais la Tunisie reste encore largement attachée au cash. Parmi ces opérations, les retraits d’argent représentaient environ 62 %, tandis que les paiements directs représentaient 38 %.

Le paiement mobile progresse également : les transactions via ce canal ont atteint environ 5,1 millions d’opérations en 2024.

Pourquoi les paiements sans contact renforcent encore ce phénomène ?

Le paiement sans contact ajoute une nouvelle dimension : il réduit encore davantage l’effort nécessaire pour acheter.

Il n’y a plus besoin de sortir un portefeuille, chercher de la monnaie ou réfléchir quelques secondes avant de payer. Cette réduction des « obstacles » peut favoriser les achats impulsifs, notamment dans les commerces où les décisions sont rapides.

Lire aussi : Paiements en Tunisie : Le mobile explose, le chèque s’effondre

Un consommateur qui hésiterait devant un billet de 20 dinars peut parfois valider plus facilement la même dépense avec une carte.

Faut-il revenir uniquement au cash ?

Faut-il pour autant revenir uniquement au paiement en espèces ? Pas nécessairement. La carte bancaire offre des avantages importants en matière de rapidité, de sécurité et de suivi des opérations. Mais son utilisation nécessite une nouvelle discipline financière.

Pour éviter les dépenses excessives, il est recommandé de consulter régulièrement ses relevés bancaires, de prendre conscience de l’accumulation des petites dépenses quotidiennes, de ne pas considérer la carte comme un argent virtuel sans limite et de fixer un cadre clair pour les achats non essentiels.

La révolution du paiement électronique ne change pas seulement la manière de payer. Elle change aussi notre relation psychologique avec l’argent. En Tunisie comme ailleurs, le défi sera de profiter de la simplicité du numérique sans perdre la conscience de ce que l’on dépense.

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Tunisie : Vendredi, une journée critique se profile avec des températures frôlant les 50°C !

La Tunisie suffoque depuis plusieurs jours. Depuis le week-end dernier, le mercure reste à des niveaux exceptionnellement élevés, transformant le quotidien des citoyens en véritable épreuve. Les nuits restent chaudes, la chaleur accumulée dans les habitations ne retombe plus suffisamment et la pression augmente sur les infrastructures publiques, notamment les réseaux d’électricité et d’eau.

Après plusieurs journées marquées par des perturbations météorologiques, vendredi 17 juillet s’annonce comme une journée particulièrement sensible. Les prévisions météorologiques annoncent une poursuite de la vague de chaleur, avec des températures maximales pouvant atteindre 44°C à Tunis selon certaines estimations, tandis que plusieurs régions pourraient enregistrer des valeurs encore plus élevées frôlant les 50°C.

Jusqu’à 48°C attendus dans certaines régions

Selon les prévisions disponibles, le Grand Tunis devrait connaître une journée très chaude vendredi, avec des maximales comprises entre 44°C et 46°C selon les modèles météorologiques, et des minimales qui resteraient élevées, autour de 25 à 30°C.

Les régions intérieures et du Sud devraient être les plus exposées, avec des températures susceptibles de dépasser largement les 48°C. Cette chaleur sera accompagnée d’un fort ensoleillement et d’un indice UV élevé, accentuant les risques liés à l’exposition prolongée.

Sur le littoral, notamment dans le Grand Tunis, les températures pourraient être légèrement moins extrêmes mais la sensation de chaleur restera importante en raison de l’humidité, rendant les conditions difficiles pour les habitants.

La pression monte sur le réseau électrique

Cette situation météorologique intervient alors que la consommation électrique atteint des niveaux élevés. L’utilisation massive des climatiseurs et des équipements de refroidissement exerce une forte pression sur le réseau national.

Les coupures observées ces derniers jours ont provoqué une montée de la colère chez de nombreux citoyens, particulièrement touchés par les interruptions de courant durant les heures les plus chaudes. Pour éviter un déséquilibre majeur du réseau, le recours au délestage reste une possibilité lorsque la demande dépasse les capacités disponibles.

Vendredi pourrait donc représenter un nouveau test pour le système électrique tunisien : une journée chaude, une consommation élevée et une forte sollicitation des infrastructures, des coupures beaucoup plus importantes sont à prévoir.

Eau : une inquiétude supplémentaire en pleine canicule

À la chaleur s’ajoutent les difficultés liées à l’approvisionnement en eau dans certaines zones. En période de canicule, la consommation augmente fortement, notamment pour les usages domestiques et l’irrigation, alors que les ressources hydriques restent sous pression.

Pour de nombreux Tunisiens, la combinaison des coupures d’électricité et des perturbations de l’eau accentue le sentiment d’une situation devenue difficilement supportable.

Une journée à surveiller pour les autorités et les citoyens

Vendredi s’annonce ainsi comme une journée sous haute surveillance. La vague de chaleur ne montre pas encore de signe clair de répit et les infrastructures devront absorber une demande exceptionnelle.

Au-delà des températures enregistrées, c’est surtout la durée de l’épisode qui inquiète : plusieurs jours consécutifs de forte chaleur augmentent la fatigue des réseaux et aggravent les difficultés quotidiennes.

La Tunisie fait face à un double défi : protéger les citoyens contre les effets de la chaleur extrême tout en maintenant la continuité des services essentiels dans un contexte de pression climatique croissante.

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Le prestige des Berges du Lac se heurte aux infractions sanitaires : La municipalité passe à l’action

La municipalité de Tunis poursuit ses opérations de contrôle sur le terrain pour lutter contre les infractions sanitaires et l’occupation illégale de l’espace public. Une campagne menée mercredi 15 juillet 2026 par la circonscription municipale de Bab Souika, en coordination avec la police municipale et en présence d’une inspectrice sanitaire de la direction de l’hygiène, a ciblé notamment les zones du Kram, du Lac et l’espace Carthage Land.

L’intervention, présentée par la municipalité comme une action visant à garantir « la sécurité sanitaire des citoyens et un environnement sain et sécurisé », a permis la saisie de plusieurs équipements installés sur les trottoirs et destinés à l’exploitation commerciale sans autorisation.

203 chaises et 38 tables ont été saisies

Au total, 203 chaises et 38 tables ont été saisies, ainsi qu’une charrette utilisée pour la vente de cacahuètes, une petite bouteille de gaz liquide et une machine de boxe électronique installée sur le trottoir sans autorisation.

Sur le volet sanitaire, les agents de contrôle ont également procédé à la saisie et à la destruction de plusieurs produits alimentaires. Parmi les produits retirés du circuit de consommation figurent un kilogramme d’escalope congelée, 12 sandwichs dont l’origine est inconnue, 9 litres d’arôme pour jus périmé, 5 litres de jus de citron arrivé à expiration, ainsi que 40 litres de glaces congelées dont la provenance n’a pas été identifiée.

œufs conservés dans des conditions jugées non conformes

Les contrôleurs ont également détruit 150 œufs conservés dans des conditions jugées non conformes et 5 kilogrammes de cacahuètes.

L’opération a donné lieu à 12 infractions sanitaires, 7 procès-verbaux administratifs et 7 convocations officielles afin de compléter les procédures réglementaires.

Cette campagne intervient dans un contexte estival marqué par une forte fréquentation des espaces publics et touristiques, période durant laquelle les autorités renforcent habituellement les contrôles sur les conditions de stockage, de préparation et de vente des produits alimentaires, ainsi que sur l’occupation des trottoirs par certaines activités commerciales.

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Yasmine Hammamet, plus belle plage du monde : Derrière le classement TUI, le défi de préserver le site

Révélée début juin par le groupe touristique international TUI, la distinction revient aujourd’hui au centre de l’actualité alors que la saison estivale bat son plein : la plage de Yasmine Hammamet a été classée première mondiale dans le « Beautiful Beach Index 2026 ». Une reconnaissance qui offre un nouveau coup de projecteur sur la destination tunisienne, mais qui relance aussi le débat sur la protection des espaces côtiers face à l’affluence touristique.

Selon le classement établi par TUI, Yasmine Hammamet a obtenu une note de 8,10 sur 10, se distinguant notamment par la qualité visuelle de son paysage côtier. L’étude s’est appuyée sur une analyse de plusieurs critères liés à l’apparence de la plage, notamment la couleur de l’eau, l’aspect du sable, l’harmonie du paysage et l’environnement visible autour du site.

Un choix basé sur l’esthétique du paysage

La plage de Yasmine Hammamet a été retenue pour plusieurs caractéristiques qui correspondent aux critères étudiés par TUI : des eaux aux teintes turquoise, un sable clair et une configuration littorale offrant une image attractive pour les visiteurs. Son environnement touristique, avec la marina et les infrastructures proches, contribue également à son rayonnement auprès des voyageurs internationaux.

Mais ce type de classement mesure avant tout l’attractivité visuelle d’un lieu. Il ne constitue pas une évaluation globale de tous les aspects d’une plage, comme la qualité écologique, la gestion des déchets, la préservation de la biodiversité ou encore l’expérience quotidienne des habitants et des vacanciers.

Des classements qui servent d’outil marketing

Pour les destinations touristiques, ces distinctions représentent un puissant outil de communication. Elles permettent d’améliorer la visibilité d’un territoire, de renforcer son image auprès des marchés internationaux et d’influencer les choix des voyageurs, particulièrement à l’heure où les touristes recherchent de plus en plus des destinations identifiées comme « incontournables ».

Pour la Tunisie, ce classement constitue un argument supplémentaire pour promouvoir son littoral et diversifier son attractivité au-delà des traditionnels critères de prix et d’ensoleillement. Il peut également contribuer à attirer de nouveaux visiteurs et à renforcer la compétitivité de la destination face aux autres pays méditerranéens.

Le défi : éviter que le succès ne fragilise le site

Mais la notoriété comporte aussi des risques. Une forte hausse de la fréquentation peut accentuer la pression sur les plages : accumulation des déchets, dégradation des dunes, artificialisation du littoral, consommation accrue des ressources ou multiplication des activités qui perturbent l’équilibre naturel.

Le défi pour Yasmine Hammamet est donc de transformer cette reconnaissance internationale en opportunité durable. Cela passe par une meilleure gestion des flux touristiques, le renforcement des opérations de nettoyage, la protection des espaces sensibles et la sensibilisation des visiteurs au respect du littoral.

Dans un contexte où les côtes tunisiennes subissent déjà les effets du changement climatique, notamment l’érosion marine et la montée du niveau de la mer, la valeur d’une plage ne se mesure plus uniquement à sa beauté, mais aussi à la capacité à préserver cette beauté dans le temps.

Le classement de TUI offre ainsi une vitrine mondiale à Yasmine Hammamet. Reste désormais le principal défi : faire en sorte que cette reconnaissance ne soit pas seulement un succès d’image, mais un levier pour une gestion durable du littoral tunisien.

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