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Le frère du terroriste de l’attentat de Nice expulsé vers la Tunisie

Le frère de l’auteur de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice a été expulsé de France et renvoyé en Tunisie, a annoncé la préfecture des Alpes-Maritimes. Cette mesure intervient dix ans après l’une des attaques terroristes les plus meurtrières de l’histoire récente de la France.

Selon les autorités françaises, l’homme a été interpellé le 9 juillet près de la promenade des Anglais, avant de faire l’objet d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il a ensuite embarqué depuis l’aéroport de Roissy à destination de la Tunisie, où résident toujours ses parents.

Accusé d’occuper illégalement un logement

Les autorités françaises indiquent qu’il était notamment accusé d’occuper illégalement un logement situé à environ 200 mètres de la promenade des Anglais. Au moment de son arrestation, le préfet des Alpes-Maritimes avait assuré que « toutes les mesures administratives et judiciaires nécessaires » seraient prises à son encontre.

Qui était l’auteur de l’attentat de Nice ?

L’attentat du 14 juillet 2016 avait été perpétré par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un ressortissant tunisien de 31 ans installé en France. Le soir de la fête nationale française, il avait lancé un camion de 19 tonnes sur la foule rassemblée sur la promenade des Anglais pour assister au feu d’artifice.

Lire aussi : Attentat de Nice : Mohamed Bouhlel décrit comme « fou » et « violent » par sa famille

L’attaque avait fait 86 morts, dont plusieurs enfants, et plus de 450 blessés. L’auteur avait été abattu par les forces de l’ordre après avoir parcouru près de deux kilomètres au volant du camion.

L’organisation État islamique avait revendiqué l’attentat quelques jours plus tard. Les investigations menées par la justice française ont toutefois établi que Mohamed Lahouaiej-Bouhlel s’était radicalisé rapidement dans les mois précédant l’attaque, tout en préparant minutieusement son passage à l’acte.

Aucune implication annoncée dans l’attentat

Les autorités françaises n’ont pas indiqué que le frère expulsé était impliqué dans l’attentat de 2016. Son éloignement du territoire repose sur une procédure administrative liée à sa situation en France, notamment l’exécution d’une OQTF, et non sur une implication annoncée dans les faits terroristes de Nice.

Cette expulsion intervient dans un contexte où les autorités françaises continuent d’afficher une politique de fermeté à l’égard des étrangers en situation irrégulière ou faisant l’objet de mesures d’éloignement, particulièrement lorsque leur présence suscite une forte sensibilité en raison de leur lien familial avec des auteurs d’actes terroristes.

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Batteries domestiques : La Tunisie accélère sa réflexion pour stocker l’électricité solaire et limiter les coupures

Alors que la Tunisie fait face à une forte pression sur son réseau électrique, marquée ces derniers jours par des délestages dans plusieurs régions, l’idée de permettre aux ménages de stocker l’électricité produite par leurs panneaux solaires prend de l’ampleur. Le Groupement professionnel des énergies renouvelables a salué les récentes déclarations du directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Nafaa Bakkari, concernant l’intégration de solutions de stockage électrique dans les habitations.

Cette prise de position intervient dans un contexte où la résilience du réseau électrique est devenue une priorité nationale, notamment durant les pics de consommation estivaux.

Réduire le déficit énergétique

Selon les déclarations de Bakkari, l’État et l’ANME travaillent dans le cadre d’une stratégie nationale visant à réduire le déficit énergétique en encourageant les énergies renouvelables, en particulier le photovoltaïque, ainsi que le stockage de l’électricité produite. Le responsable a notamment indiqué que les citoyens seraient encouragés à installer des batteries domestiques afin de disposer d’une réserve d’électricité en cas de coupure de courant.

Le Groupement professionnel des énergies renouvelables estime que cette orientation constitue une avancée stratégique susceptible d’ouvrir une nouvelle étape dans le développement de l’autoproduction d’électricité en Tunisie.

Lire aussi : Énergie : Sous pression, la Tunisie accélère enfin sa transition vers le solaire

L’organisation appelle ainsi l’ANME et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) à accélérer l’élaboration des cadres techniques et réglementaires nécessaires afin que ce système puisse entrer rapidement en vigueur. L’objectif est de permettre aux particuliers, mais aussi aux entreprises, de stocker l’énergie produite par leurs installations photovoltaïques pour l’utiliser lorsque la production solaire est insuffisante ou lors d’une interruption de l’alimentation électrique.

Améliorer la continuité de l’alimentation électrique

Selon le groupement, l’association entre panneaux solaires et batteries domestiques présente plusieurs avantages. Elle permettrait d’améliorer la continuité de l’alimentation électrique pour les consommateurs, de réduire la pression exercée sur le réseau national durant les heures de pointe et de renforcer la sécurité énergétique du pays.

L’organisation considère également que ce modèle contribuerait à accompagner la transition énergétique tunisienne en augmentant la part de l’électricité produite localement et consommée directement, sans solliciter en permanence le réseau national.

Des incitations financières réclamées

Pour favoriser une adoption rapide de ces équipements, le Groupement professionnel des énergies renouvelables appelle les autorités à mettre en place plusieurs mesures d’incitation.

Parmi les propositions figurent notamment une réduction, voire une exonération, des droits de douane appliqués aux batteries destinées au stockage de l’énergie solaire, ainsi qu’une révision de la fiscalité applicable aux panneaux photovoltaïques afin de diminuer le coût d’investissement pour les ménages et les entreprises.

Le groupement estime qu’une telle politique permettrait d’élargir considérablement le recours à l’autoproduction électrique en Tunisie.

Une orientation cohérente avec les objectifs de l’ANME

Cette évolution s’inscrit dans la stratégie plus large portée par l’ANME pour accélérer le développement des énergies renouvelables. Son directeur général a rappelé à plusieurs reprises que la Tunisie ambitionne d’augmenter fortement la part des énergies renouvelables dans la production nationale d’électricité afin de réduire sa dépendance énergétique et d’améliorer la sécurité d’approvisionnement.

Si le principe bénéficie désormais d’un soutien affiché de l’ANME et des professionnels du secteur, sa concrétisation dépendra désormais de l’adoption rapide des textes réglementaires et des mécanismes de soutien financier qui permettront aux ménages tunisiens de s’équiper en batteries de stockage à un coût accessible.

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Canicule en Tunisie : 210 incendies en 24 heures, l’alerte est maximale

La vague de chaleur qui frappe actuellement la Tunisie s’accompagne d’une hausse spectaculaire des départs de feu. En seulement vingt-quatre heures, les unités de la Protection civile sont intervenues pour éteindre 210 incendies, un chiffre qui illustre les risques croissants liés aux températures extrêmes et à la sécheresse qui touchent le pays.

Selon le porte-parole de la Protection civile, les agents ont réalisé au total 746 interventions au cours des dernières 24 heures. Outre les incendies, les équipes ont effectué 182 opérations de secours et de sauvetage sur les routes, 322 interventions de secours médical en dehors des accidents de la circulation, 13 interventions sur les plages ainsi que 19 autres opérations dans divers domaines.

Une intense vague de chaleur aggrave la situation

Cette multiplication des incendies intervient alors que la Tunisie connaît depuis le début de la semaine une intense vague de chaleur. Les prévisions météorologiques annoncent un pic vendredi 17 juillet, avec des températures dépassant les normales saisonnières de près de 13°C dans plusieurs régions. Une situation qui accroît fortement le risque d’incendies, notamment dans les forêts, les champs agricoles, les espaces naturels et les abords des routes.

Lire aussi : Tunisie – Vague de chaleur : Des incendies maîtrisés dans quatre gouvernorats

Face à cette situation, la Protection civile appelle les citoyens à adopter des comportements responsables. Elle insiste notamment sur la nécessité de s’assurer que les mégots de cigarettes sont totalement éteints avant d’être jetés et rappelle qu’il est strictement déconseillé de les abandonner dans la nature ou le long des routes. Les autorités invitent également toute personne apercevant un départ de fumée ou un incendie à le signaler immédiatement afin de permettre une intervention rapide.

La végétation devient particulièrement sèche et inflammable

Les spécialistes rappellent que, durant les épisodes de canicule, la végétation devient particulièrement sèche et inflammable. Dans ces conditions, une simple étincelle, un mégot mal éteint, un barbecue mal maîtrisé ou même certains travaux produisant des étincelles peuvent suffire à provoquer un incendie qui se propage rapidement sous l’effet de la chaleur et du vent.

Au-delà des dégâts matériels, ces incendies mobilisent d’importants moyens humains et logistiques, au moment où les services de secours doivent également faire face à une augmentation des interventions liées aux malaises, aux accidents de la route et aux activités estivales sur les plages.

À l’approche de la journée de vendredi, présentée comme la plus chaude de cet épisode caniculaire, les autorités appellent la population à redoubler de prudence. La prévention demeure le moyen le plus efficace pour éviter que la chaleur exceptionnelle de ces prochains jours ne se transforme en une série de catastrophes évitables.

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Messi-Yamal : 19 ans après, le destin les réunit

Dix-neuf ans après une photo devenue mythique, Lionel Messi et Lamine Yamal vont se retrouver face à face sur la plus grande scène du football mondial. Dimanche 19 juillet, l’Argentine du légendaire numéro 10 affrontera l’Espagne portée par son jeune prodige en finale de la Coupe du monde 2026. Une affiche qui ressemble à un passage de témoin entre deux générations, avec une image du passé qui donne aujourd’hui une dimension presque irréelle à ce rendez-vous.

Une photo qui avait tout d’un symbole

L’histoire commence en 2007, au Camp Nou. Lionel Messi n’a alors que 20 ans. Il est encore au début d’une carrière qui va bientôt le conduire au sommet du football mondial, mais personne n’imagine encore l’ampleur du phénomène qu’il deviendra.

À l’occasion d’une opération organisée par l’UNICEF dans le quartier de Roca Fonda, à Mataró, une famille remporte une tombola permettant de poser avec un joueur du FC Barcelone. Le jeune Messi participe alors à une séance photo particulière : il se retrouve avec un bébé dans les bras, installé dans une petite baignoire. Ce nourrisson n’est autre que Lamine Yamal.

Le cliché, capturé par Joan Monfort, photographe indépendant de l’agence Associated Press, restera longtemps une simple photo familiale avant de devenir l’une des images les plus symboliques de l’histoire récente du football.

Messi, le futur génie, face à celui qui allait lui succéder

À cette époque, Messi n’est pas encore le joueur qui marquera plusieurs générations. Il n’a pas encore remporté ses Ballons d’Or, ses titres internationaux ou écrit les pages les plus prestigieuses de son immense carrière.

Dix-neuf ans plus tard, la situation a totalement changé. Messi est devenu une légende vivante et Lamine Yamal, devenu international espagnol, incarne la nouvelle génération appelée à prendre la relève.

Le hasard du calendrier offre désormais une scène exceptionnelle : les deux joueurs qui apparaissaient sur cette photo se retrouvent adversaires en finale de la Coupe du monde. L’un joue probablement son dernier grand rendez-vous mondial, l’autre dispute peut-être le premier d’une longue série.

Une histoire qui dépasse le football

Joan Monfort avait raconté que la séance n’avait pas été évidente à réaliser. Très réservé à l’époque, Messi ne savait pas vraiment comment porter le bébé qu’on lui avait confié. Le jeune Argentin était loin d’imaginer qu’il tenait dans ses bras celui qui deviendrait, près de vingt ans plus tard, l’un des grands espoirs du football mondial.

Cette image prend aujourd’hui une nouvelle dimension. Elle raconte une histoire de transmission, de générations et de destin sportif.

Voir Messi, symbole absolu du football des années 2000 et 2010, affronter Yamal, visage du football de demain, donne à cette finale une dimension particulière.

Le dernier chapitre de Messi face au premier de Yamal ?

La finale Argentine-Espagne sera donc plus qu’un simple duel pour le titre mondial. Elle opposera deux styles, deux époques et deux histoires personnelles liées par une photographie improbable.

Pour Messi, l’objectif sera d’offrir un nouveau sacre à l’Argentine et de prolonger encore un peu une légende déjà immense. Pour Yamal, il s’agira de confirmer qu’il appartient bien à cette génération appelée à écrire l’avenir.

En 2007, personne n’aurait pu imaginer qu’un bébé posé dans les bras d’un jeune joueur du Barça retrouverait un jour ce même homme en finale d’une Coupe du monde.

Dans le football, certaines histoires semblent avoir été écrites longtemps à l’avance.

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Coupures d’eau : Les pannes électriques et un réseau vieillissant expliquent les perturbations

Malgré l’amélioration récente des réserves des barrages, plusieurs régions tunisiennes continuent de subir des perturbations dans l’approvisionnement en eau potable. La SONEDE explique que ces coupures ne sont plus uniquement liées à la disponibilité de la ressource, mais aussi à des contraintes techniques, notamment les interruptions électriques, les ruptures de canalisations et la vétusté du réseau. En pleine période estivale, la société met en avant l’urgence de poursuivre les programmes de maintenance et de rénovation des infrastructures.

Les coupures électriques, principale cause des perturbations récentes

Intervenant aujourd’hui sur les ondes de Mosaique fm, le directeur régional de la SONEDE pour le Grand Tunis, Mounir Dridi, a expliqué que les coupures d’eau enregistrées actuellement relèvent de trois catégories.

Il a cité d’abord les coupures programmées, liées aux opérations de maintenance et annoncées à l’avance, puis les interruptions imprévues provoquées par des ruptures de canalisations nécessitant des interventions urgentes.

Lire aussi : La SONEDE instaure un rationnement nocturne de l’eau dans le Sahel

La troisième catégorie concerne les coupures provoquées par les interruptions d’électricité. Selon le responsable, ces dernières représentent la majorité des perturbations observées récemment, puisque l’arrêt du courant entraîne immédiatement celui des stations de pompage.

Même après le rétablissement de l’électricité, le retour à une distribution normale nécessite un certain délai, le temps que les équipements reprennent leur fonctionnement et que le réseau retrouve sa pression habituelle.

Ces explications font écho à plusieurs perturbations enregistrées ces derniers jours. Le 8 juillet, une panne électrique ayant affecté les installations de pompage a provoqué une interruption de la distribution d’eau dans plusieurs délégations du gouvernorat de Sousse. Le 14 juillet, la SONEDE a également annoncé une coupure touchant plusieurs secteurs de Ben Arous à la suite d’une rupture sur une conduite principale. Ces épisodes illustrent les deux principales causes des perturbations évoquées par le responsable de la SONEDE : les pannes électriques et les défaillances du réseau.

Un réseau sous pression avec 70 ruptures par jour

Au-delà des incidents ponctuels, la SONEDE fait face à une fragilité structurelle de son réseau de distribution. Une partie importante des canalisations est aujourd’hui vieillissante, certaines installations dépassant les 70 ans d’âge.

Cette situation favorise les ruptures et les pertes d’eau. Selon Mounir Dridi, les services de la société enregistrent en moyenne 70 ruptures de canalisations par jour et environ 200.000 fuites d’eau par an.

Lire aussi : 50% de l’eau de la SONEDE perdue, selon cet expert

Le rendement du réseau est actuellement estimé à 75%, ce qui signifie qu’environ un quart de l’eau distribuée est perdu en raison des fuites et des défaillances techniques.

Une consommation estivale qui accentue les difficultés

La période estivale constitue également un facteur aggravant. Le responsable régional de la SONEDE a indiqué que le réseau subit une forte pression lors des heures de pointe, notamment vers 13h et 19h, moments où la consommation peut augmenter de près de 150% par rapport aux périodes normales.

Cette hausse brutale de la demande peut provoquer des perturbations temporaires dans certaines zones, en particulier lorsque les infrastructures sont déjà fragilisées par des pannes ou des opérations de maintenance.

Face à ces contraintes, la SONEDE affirme poursuivre ses programmes de rénovation et de maintenance du réseau. Ces opérations concernent environ 2000 kilomètres de conduites par an, avec pour objectif de limiter les pertes, réduire les interventions d’urgence et améliorer la continuité de l’approvisionnement.

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Startups tunisiennes : Un nouveau terrain de coopération pour l’Italie

L’Italie ne limite plus sa coopération avec la Tunisie aux infrastructures et à l’énergie. Le 15 juillet, à l’occasion de la deuxième édition des « Innovation Talks » organisée à Tunis par l’Ambassade d’Italie et Terna Innovation Zone, Rome a affiché une nouvelle ambition : faire des startups tunisiennes un levier de coopération économique et technologique.

Des startups au cœur du rapprochement économique

L’événement a mis en lumière deux jeunes entreprises évoluant dans des secteurs jugés stratégiques : la startup italienne Koalisation, spécialisée dans la finance carbone en Afrique subsaharienne, et la Tunisienne ProVerdy, qui développe une plateforme IA de mesure et réduction d’empreinte carbone. Pour Mathieu Meneghini, cofondateur de Koalisation, la Tunisie représente « la porte d’entrée la plus proche de l’Afrique pour l’Italie ».

Lauréate du Startup of the Year Award 2026 lors du Tunisia Investment Forum, ProVerdy a également été retenue dans le programme d’accélération 2026 de Terna Innovation Zone Tunisia.

Selon l’ambassadeur Alessandro Prunas, la Tunisie compte plus de 1 400 startups actives — un chiffre cité sans méthodologie publiée, à considérer comme une estimation, mais qui traduit la perception, côté italien, d’un écosystème en pleine maturité, reposant sur un réseau d’universités, centres de recherche, technopôles, accélérateurs et institutions publiques.

Cette orientation vient compléter une relation déjà dense : l’Italie reste l’un des principaux partenaires commerciaux de la Tunisie, avec près de 7 milliards d’euros d’échanges bilatéraux par an et plus de 1 000 entreprises italiennes implantées sur le territoire.

Le Plan Mattei en toile de fond

Cet intérêt pour les startups s’inscrit dans le Plan Mattei, la stratégie italienne de renforcement économique en Afrique. En Tunisie, elle ne se limite plus aux infrastructures énergétiques et passe désormais par le soutien à l’innovation et à l’entrepreneuriat.

Créée en janvier 2025, Terna Innovation Zone Tunisia — premier hub africain de Terna, deuxième au monde après San Francisco — en constitue l’un des principaux relais, avec des programmes d’accélération et un accompagnement des startups tunisiennes. Elle complète l’interconnexion électrique ELMED, y ajoutant une dimension innovation et talents.

Des intentions aux réalisations

Aucune annonce d’investissement n’a été formulée lors de cette rencontre. Les « Innovation Talks » confirment néanmoins une évolution de la coopération tuniso-italienne, où l’innovation s’ajoute désormais à l’énergie et à l’industrie comme axe stratégique. Reste à transformer l’essai : entre les cadres institutionnels multipliés ces derniers mois — ELMED, Terna Innovation Zone, désormais les Innovation Talks — et l’absence, pour l’instant, de financements dédiés aux startups elles-mêmes, la prochaine édition sera à surveiller pour juger si Rome passe du symbole à l’investissement mesurable.

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La Norvège reverse les recettes de son match contre Israël à Gaza et porte son don à plus de 400.000 euros

La Fédération norvégienne de football (NFF) a confirmé avoir transformé les bénéfices de son match de qualification pour la Coupe du monde 2026 face à Israël en aide humanitaire destinée à Gaza. Prévue avant la rencontre disputée le 11 octobre 2025 à Oslo, cette initiative a finalement pris une ampleur plus importante puisque la fédération a triplé le montant initial du don. Au total, plus de 400.000 euros ont été réunis au profit des opérations de Médecins Sans Frontières (MSF) dans les zones affectées par le conflit.

Un bénéfice de 47.000 euros transformé en aide humanitaire

La rencontre entre la Norvège et Israël, remportée largement par les Scandinaves (5-0), devait initialement générer un don correspondant uniquement au bénéfice réalisé lors de l’événement. Après clôture des comptes, la Fédération norvégienne a évalué le bénéfice net du match à environ 522.000 couronnes norvégiennes, soit près de 47.000 euros.

Mais l’instance dirigeante du football norvégien a décidé d’aller au-delà de cet engagement initial en ajoutant un million de couronnes norvégiennes sur ses propres fonds. Le montant versé à Médecins Sans Frontières a ainsi atteint 1,5 million de couronnes, soit environ 135.000 euros.

Une contribution privée porte le montant total à plus de 400.000 euros

L’opération a également bénéficié d’un soutien extérieur. Un important acteur économique norvégien, dont l’identité n’a pas été dévoilée, a choisi d’apporter une contribution supplémentaire de trois millions de couronnes norvégiennes.

Grâce à ce financement complémentaire, près de 4,5 millions de couronnes norvégiennes, soit un peu plus de 400.000 euros, ont finalement été mobilisés pour soutenir les actions humanitaires menées par MSF à Gaza.

La position de la Fédération norvégienne

Le match entre la Norvège et Israël s’était déroulé dans un environnement particulièrement sensible en raison de la situation géopolitique. Des mesures de sécurité renforcées avaient été mises en place autour de la rencontre, avec notamment une réduction de la capacité d’accueil du stade d’Ullevaal.

Ces restrictions avaient eu un impact sur les recettes de billetterie et augmenté les coûts liés à l’organisation de l’événement. Malgré ces contraintes financières, la Fédération norvégienne a maintenu son engagement et choisi même d’amplifier son soutien humanitaire.

La présidente de la NFF, Lise Klaveness, avait expliqué que l’institution ne souhaitait pas rester passive face aux conséquences humanitaires du conflit.

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Omra 2026 : La nouvelle saison s’ouvre avec un objectif de 135.000 pèlerins tunisiens

La Tunisie a officiellement lancé, jeudi 16 juillet, la saison de la Omra 1448 de l’hégire (2026). Cette nouvelle campagne débute dans un contexte de forte demande, après une saison 2025 qui a vu près de 120.000 Tunisiens accomplir la Omra. Les professionnels du secteur tablent désormais sur 135.000 pèlerins pour la saison qui s’ouvre, tandis que le ministère des Affaires religieuses appelle au strict respect des nouvelles procédures d’organisation.

Un objectif de 135.000 pèlerins pour la nouvelle saison

Après les quelque 120.000 Tunisiens ayant effectué la Omra en 2025, les agences de voyages anticipent une nouvelle hausse de la demande. La Fédération tunisienne des agences de voyages et de tourisme (FTAV) estime que la saison 2026 pourrait concerner près de 135.000 pèlerins, confirmant l’engouement des Tunisiens pour ce voyage religieux.

Le ministère annonce l’ouverture officielle de la saison

Dans un communiqué publié jeudi, le ministère des Affaires religieuses a indiqué que l’ouverture de la saison intervient à la suite de l’annonce des autorités saoudiennes fixant le lancement officiel de la Omra 1448 de l’hégire et de la publication, le 13 juillet, des nouvelles directives encadrant son organisation.

Ces mesures portent notamment sur les modalités de voyage, d’hébergement et d’encadrement des pèlerins durant toute la saison.

Un contrat obligatoire pour protéger les pèlerins

Le ministère a rappelé aux agences de voyages agréées ainsi qu’aux candidats à la Omra qu’un contrat doit obligatoirement être conclu avant le départ.

Disponible sur le site du département, ce document précise les droits et obligations des deux parties, notamment les prestations prévues, les conditions de transport, d’hébergement et d’assistance, afin de garantir une meilleure protection des pèlerins.

Les agences invitées à appliquer les nouvelles règles

Le département des Affaires religieuses appelle enfin les agences agréées à se conformer aux nouvelles dispositions publiées par les autorités saoudiennes et tunisiennes.

Les futurs pèlerins sont également invités à consulter les directives officielles afin de prendre connaissance des procédures applicables à cette nouvelle saison.

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Argentine-Espagne : Une finale de rêve pour conclure le Mondial 2026

La Coupe du monde 2026 connaîtra son épilogue dimanche 19 juillet avec une affiche de prestige entre l’Argentine et l’Espagne au New York New Jersey Stadium. Tenante du titre, l’Albiceleste vise un quatrième sacre mondial, tandis que la Roja tentera de décrocher une deuxième étoile, seize ans après son triomphe en Afrique du Sud. Cette finale mettra un terme à une édition historique, la première disputée avec 48 sélections.

Le Mondial 2026 restera comme un tournant dans l’histoire de la compétition. Pour la première fois, 48 équipes ont participé au tournoi, qui a totalisé 103 rencontres, offrant un nombre record de matches et de nombreuses surprises tout au long de la compétition.

Après plusieurs semaines de compétition, les deux sélections les plus régulières se retrouvent pour le dernier rendez-vous, avec un titre mondial en jeu devant des millions de téléspectateurs à travers le monde.

L’Espagne retrouve les sommets

La Roja a décroché son billet pour la finale en dominant la France (2-0) lors des demi-finales. Cette qualification lui permet de retrouver le dernier acte de la Coupe du monde pour la deuxième fois de son histoire, seize ans après son unique couronne mondiale remportée en 2010.

Portée par une génération talentueuse, l’Espagne ambitionne désormais d’ajouter une deuxième étoile à son palmarès et de confirmer son retour parmi les grandes puissances du football mondial.

L’Argentine veut conserver sa couronne

Championne du monde en titre, l’Argentine s’est qualifiée après avoir éliminé l’Angleterre au terme d’une demi-finale spectaculaire remportée 2-1. Menée jusqu’aux dernières minutes, l’Albiceleste a renversé la situation grâce à Enzo Fernandez puis à Lautaro Martinez dans le temps additionnel.

Emmenée par Lionel Messi, la sélection argentine tentera de conserver son trophée et d’offrir à son capitaine un nouveau titre mondial, qui pourrait constituer le dernier grand rendez-vous de son exceptionnelle carrière internationale.

À quelle heure et sur quelles chaînes suivre la finale ?

Le coup d’envoi de la finale sera donné dimanche à 20h00, heure tunisienne.

Dans le monde arabe, la rencontre sera diffusée en direct sur les chaînes beIN Sports MAX 1, MAX 2, MAX 3 et MAX 4, qui détiennent les droits exclusifs de la Coupe du monde. Les abonnés pourront également suivre le match via les plateformes de streaming beIN Connect et TOD.

À l’international, plusieurs diffuseurs assureront également la retransmission de cette finale, notamment America TV au Pérou, Antena 1 en Roumanie et Arena Premium 1 en Serbie.

Une récompense financière record

Au-delà du prestige sportif, cette finale représente également un enjeu financier considérable. La FIFA versera une prime de 50 millions de dollars au futur champion du monde, tandis que le finaliste recevra 33 millions de dollars.

Le vainqueur du match pour la troisième place empochera 29 millions de dollars, contre 27 millions pour le quatrième. Les équipes éliminées en quarts de finale percevront 19 millions de dollars, celles sorties en huitièmes 15 millions, les sélections éliminées en seizièmes 11 millions, tandis que les équipes ayant quitté la compétition dès la phase de groupes toucheront 9 millions de dollars.

À ces montants s’ajoute une prime fixe de 2,5 millions de dollars, attribuée à chacune des 48 nations qualifiées pour cette édition.

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Sabri Lamouchi brise le silence sur son éviction du Mondial : « C’était violent »

Un mois après son départ retentissant de la sélection tunisienne en pleine Coupe du monde 2026, Sabri Lamouchi est revenu pour la première fois sur les circonstances de son éviction. Invité de l’émission Kampo, l’ancien sélectionneur des Aigles de Carthage a évoqué un épisode « violent » survenu au lendemain de la lourde défaite face à la Suède (1-5), qui avait précipité son remplacement par Hervé Renard.

« Le début de la fin »

Sabri Lamouchi a raconté avoir découvert la situation dans des conditions particulièrement troublantes. Au réveil, le technicien franco-tunisien affirme avoir trouvé des dizaines d’appels manqués de ses proches après la publication, puis la suppression, d’un communiqué annonçant son départ sur les réseaux sociaux de la Fédération tunisienne de football.

« Je me suis couché tard, je me réveille très tôt et je vois 27 appels en absence de ma femme, de mes enfants et d’amis. Le staff vient taper à ma chambre et c’est le début de la fin », a-t-il confié.

Malgré les rumeurs grandissantes, Lamouchi a dirigé l’entraînement prévu ce matin-là. Il affirme que plusieurs joueurs lui ont alors exprimé leur soutien, certains lui assurant qu’ils souhaitaient terminer l’aventure avec lui.

Une décision inattendue

Selon l’ancien international français, rien ne laissait présager un limogeage aussi rapide. Il assure avoir reçu des messages de confiance de la part des responsables de la sélection seulement quelques jours auparavant.

« La veille du match contre la Suède, on est venus nous dire qu’on était ravis du travail accompli et que nous étions là pour préparer la CAN », a-t-il expliqué.

Lamouchi révèle également que, même après la défaite inaugurale, des dirigeants lui avaient réaffirmé leur soutien. Quelques heures plus tard pourtant, le président de la Fédération, Moez Nasri, accompagné du vice-président Hussein Jenayah, lui annonçait officiellement la fin de sa mission.

« Ni revanche, ni colère »

Malgré la brutalité de la situation, le technicien de 54 ans assure ne nourrir aucun ressentiment envers ses anciens dirigeants.

« Il n’y a ni revanche, ni colère, ni règlement de compte. J’ai essayé, j’y ai cru et ça n’a pas marché », a-t-il déclaré, évoquant avant tout « un mauvais timing ».

Son départ reste l’un des épisodes les plus marquants du parcours tunisien au Mondial 2026. Reprise en urgence par Hervé Renard après la débâcle contre la Suède, la Tunisie n’a finalement pas réussi à redresser la barre et a quitté la compétition dès le premier tour.

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11 enfants meurent dans l’incendie d’un établissement à Alger, l’émotion gagne le pays

Un terrible incendie a endeuillé Alger ce jeudi. Onze enfants ont perdu la vie après le déclenchement d’un feu dans un établissement pour l’enfance assistée situé à Mohammadia, dans la wilaya d’Alger. Dix-neuf autres personnes ont été blessées, selon un bilan provisoire communiqué par la Protection civile.

Le sinistre s’est déclaré très tôt dans la matinée au sein de cette structure accueillant des enfants pris en charge par les services spécialisés. Les équipes de la Protection civile sont intervenues à 3h32 pour tenter de maîtriser les flammes et procéder aux opérations de secours.

19 blessés recensés

Parmi les 19 blessés recensés, dix personnes souffrent de brûlures de différents degrés, deux présentent des difficultés respiratoires et sept autres sont en état de choc. Les victimes les plus gravement atteintes ont été transférées vers des établissements hospitaliers après avoir reçu les premiers soins sur place.

Les secours ont également indiqué avoir mis en sécurité cinq personnes aux besoins spécifiques durant leur intervention. Le dispositif mobilisé comprenait plusieurs camions d’incendie, des ambulances ainsi qu’une équipe spécialisée d’intervention en milieu difficile.

Une enquête devra établir les circonstances

L’origine du feu n’a pas encore été déterminée. Une enquête devra établir les circonstances exactes de ce drame qui relance les interrogations sur les conditions de sécurité dans les établissements accueillant des enfants et des personnes vulnérables.

Ce nouveau drame provoque une vive émotion en Algérie, alors que les autorités devront désormais déterminer les causes de l’incendie et vérifier le respect des dispositifs de prévention et de sécurité au sein de la structure concernée.

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Mondial 2026 : L’Argentine renverse l’Angleterre au bout du suspense

L’Argentine s’est qualifiée pour la finale de la Coupe du monde 2026 après avoir renversé l’Angleterre (2-1), mercredi 15 juillet, au terme d’une demi-finale haletante disputée à Atlanta. Menée jusqu’aux dernières minutes, l’Albiceleste a égalisé par Enzo Fernandez avant que Lautaro Martinez n’inscrive le but de la victoire dans le temps additionnel sur un centre de Lionel Messi. Les champions du monde en titre retrouveront l’Espagne pour une affiche de prestige en finale.

La rencontre a démarré sur un rythme prudent, les deux équipes privilégiant la maîtrise tactique. Les premières occasions se sont fait attendre. À la 33e minute, John Stones a placé une tête qui est passée à côté du but argentin, avant qu’Enzo Fernandez ne réplique cinq minutes plus tard d’une frappe largement au-dessus.

Les deux sélections ont rejoint les vestiaires sur un score vierge (0-0), au terme d’une première période équilibrée où les défenses ont pris le dessus sur les attaques.

L’Angleterre croit tenir son exploit

Au retour des vestiaires, Julian Alvarez est passé tout près d’ouvrir le score, mais Jordan Pickford s’est illustré par une double intervention décisive dès la 47e minute.

Les Three Lions ont finalement frappé les premiers à la 56e minute. Lancé dans le dos de Nahuel Molina, Anthony Gordon a trompé Emiliano Martinez et donné l’avantage à l’Angleterre (1-0).

L’Argentine a immédiatement réagi en multipliant les offensives. Giuliano Simeone a été repris in extremis par Djed Spence, tandis qu’Enzo Fernandez a manqué une nouvelle opportunité. Malgré la pression argentine, Pickford a longtemps maintenu son équipe à flot grâce à plusieurs arrêts déterminants.

Une fin de match complètement folle

Le gardien anglais s’est notamment illustré devant Nicolas Gonzalez (69e), puis a vu Alexis Mac Allister trouver le poteau avant de repousser une nouvelle tête du milieu argentin sur sa ligne.

À force d’insister, l’Albiceleste a fini par être récompensée. À la 86e minute, Enzo Fernandez a enfin trouvé la faille pour égaliser d’une frappe imparable (1-1).

Alors que la prolongation semblait inévitable, Alexis Mac Allister a encore trouvé le montant dans le temps additionnel. Mais, dans la foulée, Lionel Messi a adressé un centre précis au second poteau où Lautaro Martinez a surgi pour placer une tête victorieuse à la 90e+3 minute et offrir une qualification héroïque à l’Argentine (2-1).

Grâce à ce succès arraché dans les derniers instants, l’Albiceleste rejoint l’Espagne en finale de la Coupe du monde 2026. L’Angleterre, qui a longtemps cru tenir son billet pour la finale, voit une nouvelle fois son rêve mondial s’arrêter aux portes du dernier rendez-vous.

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Pourquoi payer par carte bancaire peut être une mauvaise idée

Acheter un café, régler une course, payer ses courses au supermarché… De plus en plus de Tunisiens sortent désormais leur carte bancaire au lieu de compter leurs billets. Le geste est rapide, pratique et sécurisé. Mais derrière cette facilité se cache un phénomène étudié par les spécialistes du comportement : payer sans voir l’argent partir peut nous inciter à dépenser davantage.

Le problème n’est pas la carte bancaire en elle-même. C’est la manière dont notre cerveau réagit lorsqu’une dépense devient moins visible.

Quand l’argent devient virtuel, la dépense semble moins douloureuse

Avec des billets en main, la dépense est concrète. Un Tunisien qui sort un billet de 50 dinars voit immédiatement son portefeuille diminuer. Cette sensation crée un frein naturel.

Avec une carte bancaire, la transaction devient presque abstraite : quelques secondes sur un terminal de paiement, un reçu, puis on passe à autre chose. Le cerveau ressent moins fortement la « perte » associée à l’achat.

Les chercheurs en économie comportementale parlent de « douleur du paiement » : plus cette sensation est faible, plus la personne peut être disposée à acheter. Les paiements électroniques réduisent souvent cette perception du coût immédiat.

Le piège des petites dépenses quotidiennes

Le risque apparaît surtout avec les petits montants. Un achat de 5 dinars ou 10 dinars semble anodin lorsqu’il est payé par carte. Mais plusieurs petites transactions répétées peuvent rapidement représenter plusieurs centaines de dinars à la fin du mois.

Le consommateur peut avoir l’impression de ne pas avoir beaucoup dépensé parce qu’il n’a pas vu son argent disparaître physiquement.

C’est notamment ce qui explique pourquoi certains spécialistes conseillent de garder une vision régulière de ses dépenses : la carte facilite l’achat, mais elle peut aussi éloigner le consommateur de la réalité de son budget.

La Tunisie adopte progressivement le paiement électronique

Cette évolution est visible dans les chiffres. Selon les données de la Banque centrale de Tunisie, 163 millions d’opérations ont été réalisées par cartes bancaires en 2024, pour un montant global de près de 27,8 milliards de dinars. Le nombre d’opérations a progressé de 9,2 % par rapport à 2023.

Mais la Tunisie reste encore largement attachée au cash. Parmi ces opérations, les retraits d’argent représentaient environ 62 %, tandis que les paiements directs représentaient 38 %.

Le paiement mobile progresse également : les transactions via ce canal ont atteint environ 5,1 millions d’opérations en 2024.

Pourquoi les paiements sans contact renforcent encore ce phénomène ?

Le paiement sans contact ajoute une nouvelle dimension : il réduit encore davantage l’effort nécessaire pour acheter.

Il n’y a plus besoin de sortir un portefeuille, chercher de la monnaie ou réfléchir quelques secondes avant de payer. Cette réduction des « obstacles » peut favoriser les achats impulsifs, notamment dans les commerces où les décisions sont rapides.

Lire aussi : Paiements en Tunisie : Le mobile explose, le chèque s’effondre

Un consommateur qui hésiterait devant un billet de 20 dinars peut parfois valider plus facilement la même dépense avec une carte.

Faut-il revenir uniquement au cash ?

Faut-il pour autant revenir uniquement au paiement en espèces ? Pas nécessairement. La carte bancaire offre des avantages importants en matière de rapidité, de sécurité et de suivi des opérations. Mais son utilisation nécessite une nouvelle discipline financière.

Pour éviter les dépenses excessives, il est recommandé de consulter régulièrement ses relevés bancaires, de prendre conscience de l’accumulation des petites dépenses quotidiennes, de ne pas considérer la carte comme un argent virtuel sans limite et de fixer un cadre clair pour les achats non essentiels.

La révolution du paiement électronique ne change pas seulement la manière de payer. Elle change aussi notre relation psychologique avec l’argent. En Tunisie comme ailleurs, le défi sera de profiter de la simplicité du numérique sans perdre la conscience de ce que l’on dépense.

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Tunisie : Vendredi, une journée critique se profile avec des températures frôlant les 50°C !

La Tunisie suffoque depuis plusieurs jours. Depuis le week-end dernier, le mercure reste à des niveaux exceptionnellement élevés, transformant le quotidien des citoyens en véritable épreuve. Les nuits restent chaudes, la chaleur accumulée dans les habitations ne retombe plus suffisamment et la pression augmente sur les infrastructures publiques, notamment les réseaux d’électricité et d’eau.

Après plusieurs journées marquées par des perturbations météorologiques, vendredi 17 juillet s’annonce comme une journée particulièrement sensible. Les prévisions météorologiques annoncent une poursuite de la vague de chaleur, avec des températures maximales pouvant atteindre 44°C à Tunis selon certaines estimations, tandis que plusieurs régions pourraient enregistrer des valeurs encore plus élevées frôlant les 50°C.

Jusqu’à 48°C attendus dans certaines régions

Selon les prévisions disponibles, le Grand Tunis devrait connaître une journée très chaude vendredi, avec des maximales comprises entre 44°C et 46°C selon les modèles météorologiques, et des minimales qui resteraient élevées, autour de 25 à 30°C.

Les régions intérieures et du Sud devraient être les plus exposées, avec des températures susceptibles de dépasser largement les 48°C. Cette chaleur sera accompagnée d’un fort ensoleillement et d’un indice UV élevé, accentuant les risques liés à l’exposition prolongée.

Sur le littoral, notamment dans le Grand Tunis, les températures pourraient être légèrement moins extrêmes mais la sensation de chaleur restera importante en raison de l’humidité, rendant les conditions difficiles pour les habitants.

La pression monte sur le réseau électrique

Cette situation météorologique intervient alors que la consommation électrique atteint des niveaux élevés. L’utilisation massive des climatiseurs et des équipements de refroidissement exerce une forte pression sur le réseau national.

Les coupures observées ces derniers jours ont provoqué une montée de la colère chez de nombreux citoyens, particulièrement touchés par les interruptions de courant durant les heures les plus chaudes. Pour éviter un déséquilibre majeur du réseau, le recours au délestage reste une possibilité lorsque la demande dépasse les capacités disponibles.

Vendredi pourrait donc représenter un nouveau test pour le système électrique tunisien : une journée chaude, une consommation élevée et une forte sollicitation des infrastructures, des coupures beaucoup plus importantes sont à prévoir.

Eau : une inquiétude supplémentaire en pleine canicule

À la chaleur s’ajoutent les difficultés liées à l’approvisionnement en eau dans certaines zones. En période de canicule, la consommation augmente fortement, notamment pour les usages domestiques et l’irrigation, alors que les ressources hydriques restent sous pression.

Pour de nombreux Tunisiens, la combinaison des coupures d’électricité et des perturbations de l’eau accentue le sentiment d’une situation devenue difficilement supportable.

Une journée à surveiller pour les autorités et les citoyens

Vendredi s’annonce ainsi comme une journée sous haute surveillance. La vague de chaleur ne montre pas encore de signe clair de répit et les infrastructures devront absorber une demande exceptionnelle.

Au-delà des températures enregistrées, c’est surtout la durée de l’épisode qui inquiète : plusieurs jours consécutifs de forte chaleur augmentent la fatigue des réseaux et aggravent les difficultés quotidiennes.

La Tunisie fait face à un double défi : protéger les citoyens contre les effets de la chaleur extrême tout en maintenant la continuité des services essentiels dans un contexte de pression climatique croissante.

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Le prestige des Berges du Lac se heurte aux infractions sanitaires : La municipalité passe à l’action

La municipalité de Tunis poursuit ses opérations de contrôle sur le terrain pour lutter contre les infractions sanitaires et l’occupation illégale de l’espace public. Une campagne menée mercredi 15 juillet 2026 par la circonscription municipale de Bab Souika, en coordination avec la police municipale et en présence d’une inspectrice sanitaire de la direction de l’hygiène, a ciblé notamment les zones du Kram, du Lac et l’espace Carthage Land.

L’intervention, présentée par la municipalité comme une action visant à garantir « la sécurité sanitaire des citoyens et un environnement sain et sécurisé », a permis la saisie de plusieurs équipements installés sur les trottoirs et destinés à l’exploitation commerciale sans autorisation.

203 chaises et 38 tables ont été saisies

Au total, 203 chaises et 38 tables ont été saisies, ainsi qu’une charrette utilisée pour la vente de cacahuètes, une petite bouteille de gaz liquide et une machine de boxe électronique installée sur le trottoir sans autorisation.

Sur le volet sanitaire, les agents de contrôle ont également procédé à la saisie et à la destruction de plusieurs produits alimentaires. Parmi les produits retirés du circuit de consommation figurent un kilogramme d’escalope congelée, 12 sandwichs dont l’origine est inconnue, 9 litres d’arôme pour jus périmé, 5 litres de jus de citron arrivé à expiration, ainsi que 40 litres de glaces congelées dont la provenance n’a pas été identifiée.

œufs conservés dans des conditions jugées non conformes

Les contrôleurs ont également détruit 150 œufs conservés dans des conditions jugées non conformes et 5 kilogrammes de cacahuètes.

L’opération a donné lieu à 12 infractions sanitaires, 7 procès-verbaux administratifs et 7 convocations officielles afin de compléter les procédures réglementaires.

Cette campagne intervient dans un contexte estival marqué par une forte fréquentation des espaces publics et touristiques, période durant laquelle les autorités renforcent habituellement les contrôles sur les conditions de stockage, de préparation et de vente des produits alimentaires, ainsi que sur l’occupation des trottoirs par certaines activités commerciales.

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Yasmine Hammamet, plus belle plage du monde : Derrière le classement TUI, le défi de préserver le site

Révélée début juin par le groupe touristique international TUI, la distinction revient aujourd’hui au centre de l’actualité alors que la saison estivale bat son plein : la plage de Yasmine Hammamet a été classée première mondiale dans le « Beautiful Beach Index 2026 ». Une reconnaissance qui offre un nouveau coup de projecteur sur la destination tunisienne, mais qui relance aussi le débat sur la protection des espaces côtiers face à l’affluence touristique.

Selon le classement établi par TUI, Yasmine Hammamet a obtenu une note de 8,10 sur 10, se distinguant notamment par la qualité visuelle de son paysage côtier. L’étude s’est appuyée sur une analyse de plusieurs critères liés à l’apparence de la plage, notamment la couleur de l’eau, l’aspect du sable, l’harmonie du paysage et l’environnement visible autour du site.

Un choix basé sur l’esthétique du paysage

La plage de Yasmine Hammamet a été retenue pour plusieurs caractéristiques qui correspondent aux critères étudiés par TUI : des eaux aux teintes turquoise, un sable clair et une configuration littorale offrant une image attractive pour les visiteurs. Son environnement touristique, avec la marina et les infrastructures proches, contribue également à son rayonnement auprès des voyageurs internationaux.

Mais ce type de classement mesure avant tout l’attractivité visuelle d’un lieu. Il ne constitue pas une évaluation globale de tous les aspects d’une plage, comme la qualité écologique, la gestion des déchets, la préservation de la biodiversité ou encore l’expérience quotidienne des habitants et des vacanciers.

Des classements qui servent d’outil marketing

Pour les destinations touristiques, ces distinctions représentent un puissant outil de communication. Elles permettent d’améliorer la visibilité d’un territoire, de renforcer son image auprès des marchés internationaux et d’influencer les choix des voyageurs, particulièrement à l’heure où les touristes recherchent de plus en plus des destinations identifiées comme « incontournables ».

Pour la Tunisie, ce classement constitue un argument supplémentaire pour promouvoir son littoral et diversifier son attractivité au-delà des traditionnels critères de prix et d’ensoleillement. Il peut également contribuer à attirer de nouveaux visiteurs et à renforcer la compétitivité de la destination face aux autres pays méditerranéens.

Le défi : éviter que le succès ne fragilise le site

Mais la notoriété comporte aussi des risques. Une forte hausse de la fréquentation peut accentuer la pression sur les plages : accumulation des déchets, dégradation des dunes, artificialisation du littoral, consommation accrue des ressources ou multiplication des activités qui perturbent l’équilibre naturel.

Le défi pour Yasmine Hammamet est donc de transformer cette reconnaissance internationale en opportunité durable. Cela passe par une meilleure gestion des flux touristiques, le renforcement des opérations de nettoyage, la protection des espaces sensibles et la sensibilisation des visiteurs au respect du littoral.

Dans un contexte où les côtes tunisiennes subissent déjà les effets du changement climatique, notamment l’érosion marine et la montée du niveau de la mer, la valeur d’une plage ne se mesure plus uniquement à sa beauté, mais aussi à la capacité à préserver cette beauté dans le temps.

Le classement de TUI offre ainsi une vitrine mondiale à Yasmine Hammamet. Reste désormais le principal défi : faire en sorte que cette reconnaissance ne soit pas seulement un succès d’image, mais un levier pour une gestion durable du littoral tunisien.

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