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Tunisie – Vague de chaleur : Des incendies maîtrisés dans quatre gouvernorats

Les unités de la Protection civile sont parvenues à maîtriser l’ensemble des incendies de forêt qui se sont déclarés ces derniers jours dans quatre gouvernorats du pays, à la faveur de la vague de chaleur qui a touché la Tunisie. Les équipes restent toutefois mobilisées sur le terrain afin d’éviter toute reprise des flammes.

Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, le chef du service de permanence à la Direction des opérations de la Protection civile, le colonel Mohsen Boughazala, a indiqué que tous les incendies sont désormais entrés dans la phase de surveillance, après l’achèvement des opérations d’extinction et de refroidissement. Les équipes continuent de se déployer sur les sites concernés à titre préventif.

Le mont Chahma, dans la région de Sidi Mediene

Le responsable a précisé que les principaux incendies ont touché le mont Chahma, dans la région de Sidi Mediene (gouvernorat de Zaghouan), où le feu s’est déclaré le 11 juillet, ainsi que le mont Bargou à Siliana, la région de Tébar à Béja et le mont Boughanem à Hammam Mellègue, dans le gouvernorat du Kef.

Concernant le bilan, les premières estimations font état de plus de 400 hectares détruits dans l’incendie du mont Chahma à Zaghouan. Le chiffre définitif sera établi après les constats de terrain menés en coordination avec la Direction générale des forêts.

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Comme chaque été, la Tunisie est confrontée à une recrudescence des incendies de forêt, favorisés par les fortes chaleurs, la sécheresse et parfois des comportements à risque. Malgré l’intervention rapide des secours, ces feux provoquent chaque année des pertes importantes de couvert végétal et mobilisent d’importants moyens humains et matériels.

Respecter les consignes de prévention

Face à ce risque, le colonel Mohsen Boughazala a appelé les citoyens à respecter les consignes de prévention. Il a notamment recommandé de ne pas jeter de mégots de cigarette par les fenêtres des véhicules, d’éviter de stationner une voiture dont le moteur est chaud sur des herbes sèches, de ne pas allumer de feu en forêt ou à proximité des habitations, et de nettoyer les abords des maisons et des exploitations agricoles en retirant les herbes et branches sèches susceptibles d’alimenter un incendie.

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Compteurs intelligents : La STEG prévoit 150.000 installations d’ici début 2027

Le ministre de l’Équipement, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, Salah Zouari, a réaffirmé, mardi 14 juillet 2026, l’ambition de la Tunisie de produire 5.000 mégawatts (MW) dans le cadre de son programme de transition énergétique à l’horizon 2030. Un objectif qu’il reconnaît comme « difficile », mais qu’il juge réalisable.

Répondant aux questions des députés lors d’une séance plénière de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le ministre a indiqué que cette montée en puissance des énergies propres devrait contribuer à réduire progressivement les dépenses de compensation consacrées au secteur de l’énergie.

L’autoproduction en progression

Salah Zouari a également présenté les différents programmes déployés par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) pour accompagner cette transition.

Selon lui, l’autoproduction d’électricité par les particuliers a déjà atteint une capacité de 450 MW. Le gouvernement entend également renforcer l’autoproduction au sein des entreprises industrielles, avec l’appui de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), qui accompagne les industriels dans le recours aux énergies renouvelables.

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Les concessions et les énergies renouvelables

Le ministre a également évoqué le système des concessions accordées aux investisseurs privés. Ce mécanisme permet la réalisation de projets produisant environ 100 MW, dont l’électricité est vendue exclusivement à la STEG dans le cadre de contrats spécifiques.

Il a précisé que ce dispositif s’inscrit parmi plusieurs mécanismes destinés à accélérer la transition énergétique, aux côtés des programmes de développement de l’énergie éolienne et de l’énergie solaire.

150.000 compteurs intelligents en première phase

Concernant la modernisation du réseau, Salah Zouari a annoncé que la STEG prévoit l’installation de 150.000 compteurs intelligents, aussi bien pour l’électricité que pour le gaz, couvrant les réseaux basse et moyenne tension.

Cette première étape s’inscrit dans un programme global portant sur 450.000 compteurs intelligents. Le ministre a indiqué que la première phase devrait être achevée au cours du premier trimestre 2027.

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Nabeul, le gouvernorat qui enregistre le plus de noyades : 23 cas dont 8 décès depuis le début de la saison

La saison estivale tourne déjà au drame sur plusieurs plages tunisiennes. La région de Nabeul apparaît comme la zone la plus touchée par les noyades, avec 23 cas recensés depuis le début de la saison, dont 8 décès, selon un responsable de la Garde maritime de Nabeul.

Depuis la fin de la semaine dernière jusqu’à ce mardi, dix nouvelles interventions liées à des accidents de noyade ont été enregistrées sur différentes plages du gouvernorat. Parmi ces cas, trois personnes ont perdu la vie.

Le drame de la plage de Maamoura

Parmi les victimes figure un jeune homme originaire de la région, décédé dimanche dernier sur la plage de Maamoura alors qu’il tentait de porter secours à deux enfants en difficulté dans l’eau.

Selon les premiers éléments communiqués, le jeune homme s’est retrouvé piégé par les courants marins après son intervention. Malgré les tentatives de sauvetage, il n’a pas pu être réanimé.

Les autorités alertent sur les comportements à risque

Face à la multiplication des accidents, les services de la Garde maritime rappellent que plusieurs noyades sont liées au non-respect des consignes de sécurité, notamment le refus de suivre les avertissements des agents de surveillance et des bulletins météorologiques.

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Le non-respect de la signalisation installée sur les plages constitue également un facteur aggravant. La présence d’un drapeau rouge signifie une interdiction totale de baignade en raison d’un danger élevé lié notamment aux courants marins et à l’état de la mer.

Les autorités recommandent aux estivants d’éviter les plages non surveillées et de privilégier les zones disposant de maîtres-nageurs sauveteurs.

Comprendre les couleurs des drapeaux sur les plages

Sur les plages surveillées, trois couleurs permettent d’indiquer les conditions de baignade :

  • Le drapeau vert : la mer est considérée comme sûre, la baignade est autorisée, tout en maintenant les précautions habituelles.
  • Le drapeau orange ou jaune : la baignade reste possible mais avec une grande prudence, en raison d’une mer agitée, de vagues importantes ou de courants pouvant être dangereux. Les enfants et les nageurs inexpérimentés doivent éviter de s’éloigner du rivage.
  • Le drapeau rouge : il indique un niveau de danger très élevé. La baignade est strictement interdite en raison de conditions maritimes dangereuses.

Alors que les plages tunisiennes connaissent une forte affluence durant la période estivale, les autorités insistent sur l’importance du respect des règles de sécurité afin d’éviter de nouveaux drames.

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106 infractions en une semaine : L’APAL alerte sur les “bandes des plages”

Alors que la saison estivale bat son plein, le littoral tunisien fait l’objet d’une surveillance renforcée. L’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL) appelle les citoyens, notamment les estivants, à devenir des acteurs du contrôle en signalant les abus constatés sur les plages.

Le responsable chargé de la gestion de l’APAL, Mehdi Belhaj, a annoncé ce mardi 14 juillet 2026 sur la Radio nationale, la mise à disposition du numéro gratuit 1820 de la plateforme « Al Jisr » relevant du ministère de l’Environnement pour dénoncer plusieurs types de dépassements : occupation illégale du domaine public maritime, augmentation abusive des prix, exploitation anarchique ou encore pollution.

106 infractions relevées en une semaine

Selon Mehdi Belhaj, 106 infractions ont été enregistrées à la fin de la semaine dernière sur l’ensemble du littoral tunisien. Ces violations ont notamment donné lieu à la saisie de plusieurs équipements utilisés dans des activités jugées non conformes.

Les infractions concernent principalement le dépassement des superficies autorisées, le non-respect du nombre réglementaire de parasols installés ainsi que des pratiques liées aux tarifs appliqués aux estivants.

Lire aussi : Plages publiques : Le 1820 pour dénoncer les abus, jusqu’à 50.000 dinars d’amende

Le responsable de l’APAL a également dénoncé ce qu’il a qualifié de « bandes des plages », faisant référence aux réseaux qui profitent illégalement du domaine public maritime et imposent leurs propres règles en dehors du cadre légal.

Des autorisations exceptionnelles sous contrôle

Mehdi Belhaj a rappelé que l’exploitation commerciale temporaire de certaines zones du domaine public maritime ne peut se faire qu’à travers des autorisations exceptionnelles délivrées par une commission nationale regroupant les différentes parties concernées.

Ces autorisations restent soumises à un suivi par une commission mixte chargée de contrôler le respect des conditions fixées.

La pollution, autre menace pour le littoral

Au-delà des abus liés à l’exploitation des plages, l’APAL alerte également sur la dégradation environnementale du littoral. Mehdi Belhaj a indiqué que l’application d’un nouveau dispositif juridique concernant les infractions liées à la pollution interviendra prochainement.

Les sanctions prévues pourraient aller des amendes financières jusqu’à des peines de prison, selon la gravité des infractions.

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Le responsable a particulièrement pointé du doigt la pollution industrielle, estimant qu’elle contribue à la détérioration de certains espaces côtiers et peut avoir des conséquences sanitaires, notamment à travers des risques d’affections cutanées.

Il a appelé les industriels à installer des stations de traitement des eaux usées et à réaliser les études nécessaires avant la mise en place de ces équipements.

Entre contrôle institutionnel et vigilance citoyenne

À travers l’appel au signalement via le 1820, les autorités misent sur une implication directe des citoyens pour limiter les dépassements sur les plages tunisiennes.

Mais la multiplication des infractions enregistrées chaque été pose une nouvelle fois la question de l’efficacité du contrôle du domaine public maritime et de la capacité des structures concernées à préserver durablement un littoral soumis à une forte pression touristique.

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Entretien des façades : La municipalité de Tunis adresse un dernier avertissement ?

La municipalité de Tunis a appelé les habitants, les propriétaires d’immeubles et les commerçants relevant de son périmètre territorial à veiller à l’entretien des façades des bâtiments résidentiels et commerciaux, dans le cadre de ses efforts pour préserver la propreté et l’esthétique de la capitale.

Dans un communiqué publié récemment, la municipalité a rappelé qu’il incombe aux occupants des immeubles et aux propriétaires de locaux commerciaux de procéder aux travaux nécessaires de maintenance, notamment la réparation, la peinture et le blanchiment des façades.

Un avertissement préalable

L’institution municipale a précisé que ce communiqué constitue un rappel à l’ordre et un avertissement préalable. En cas de non-respect de ces obligations, des mesures réglementaires seront prises à l’encontre des contrevenants.

Lire aussi : Tunis serre la vis sur l’hygiène : Saisies, fermetures et sanctions contre les contrevenants

Cette annonce intervient alors que la municipalité de Tunis multiplie depuis plusieurs années les appels à l’amélioration de l’aspect urbain de la capitale. À plusieurs reprises, elle a insisté sur la nécessité pour les propriétaires et les commerçants de contribuer à la préservation de l’image de la ville, notamment à travers l’entretien des devantures commerciales, le traitement des façades dégradées et la lutte contre les atteintes au paysage urbain.

Un enjeu important pour Tunis

La question de l’état des bâtiments et des façades reste un enjeu important pour Tunis, confrontée à la dégradation de plusieurs zones urbaines, notamment dans les quartiers anciens et les grandes artères commerciales. La municipalité estime que l’amélioration du cadre de vie passe également par une implication accrue des citoyens et des acteurs économiques.

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Allocation touristique de 750 euros : Alger change les règles, la Tunisie au cœur des enjeux

Les autorités algériennes ont décidé de renforcer les conditions d’accès à l’allocation touristique de 750 euros, quelques mois seulement après son entrée en vigueur. L’objectif affiché est de mettre fin aux détournements du dispositif, devenu une source de profits pour certains réseaux exploitant l’écart entre le taux de change officiel et celui du marché parallèle.

La Banque d’Algérie a ainsi introduit une série de nouvelles exigences. Désormais, le bénéficiaire – ou un membre de sa famille proche – doit effectuer personnellement les démarches, excluant les agences de voyages de la procédure. Les demandeurs doivent également présenter leur passeport original, disposer d’un compte bancaire dans l’établissement où la demande est déposée, régler la contre-valeur en dinars par un moyen de paiement bancaire et fournir un justificatif de revenus.

Ces mesures font suite aux révélations des autorités algériennes sur l’ampleur des abus constatés. Selon le gouvernement, de nombreux bénéficiaires obtenaient les 750 euros au taux officiel avant de les revendre sur le marché parallèle, où l’euro s’échange à un niveau nettement supérieur. Ce mécanisme permettait de réaliser d’importants bénéfices sans effectuer réellement un voyage touristique.

Le montant de l’allocation, en revanche, reste inchangé : 750 euros par adulte âgé de 19 ans et plus, et 300 euros pour les enfants de 12 à moins de 19 ans, dans la limite de deux enfants par famille, pour un séjour d’au moins sept jours.

La Tunisie également concernée

Cette évolution intéresse directement la Tunisie, qui demeure l’une des principales destinations des voyageurs algériens, particulièrement durant la saison estivale. Chaque année, des centaines de milliers de touristes algériens franchissent la frontière pour séjourner dans les villes côtières tunisiennes, contribuant de manière significative aux recettes du secteur touristique.

Lire aussi : 750 euros par touriste algérien : La Tunisie se frotte les mains !

La question des devises est également suivie de près par les autorités tunisiennes. Une partie des euros obtenus dans le cadre de l’allocation touristique est traditionnellement dépensée en Tunisie, tandis que les autorités algériennes cherchent désormais à s’assurer que ces montants servent effectivement au financement des voyages et non à alimenter le marché parallèle des changes.

Cette réforme pourrait ainsi avoir des répercussions sur les flux financiers liés au tourisme entre les deux pays, même si Alger affirme ne pas remettre en cause le principe de l’allocation touristique, mais uniquement son encadrement afin de limiter les fraudes.

Fini la fraude ?

En effet, cette réforme revêt également un intérêt particulier pour la Tunisie. Ces dernières années, les autorités algériennes ont à plusieurs reprises affirmé que la Tunisie figurait parmi les principaux circuits utilisés pour le détournement de l’allocation touristique. Selon Alger, certains bénéficiaires franchissaient la frontière avec les devises obtenues au taux officiel avant de les revendre ou de les écouler sur des marchés parallèles, profitant de l’importante différence entre le taux de change officiel et celui du marché informel.

Les autorités algériennes estiment que ces pratiques ont contribué à alimenter un trafic transfrontalier de devises, impliquant notamment des réseaux opérant entre l’Algérie et la Tunisie.

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Affaire Chokri Belaïd : La Cour d’appel alourdit les peines de Béchir Akremi, Habib Ellouze et Hassan Ben Brik

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès de la Cour d’appel de Tunis a décidé d’alourdir les peines de prison prononcées contre l’ancien procureur de la République démis Béchir Akremi, le dirigeant d’Ennahdha Habib Ellouze et le membre de l’organisation interdite Ansar al-Charia Hassan Ben Brik, dans le cadre de deux dossiers distincts liés aux irrégularités ayant entaché l’enquête sur l’assassinat de Chokri Belaïd.

Selon la décision rendue en appel, la peine globale infligée à Béchir Akremi a été portée à 29 ans de prison, contre 23 ans en première instance. Il était poursuivi notamment pour avoir délibérément omis d’exécuter un mandat d’arrestation afin de favoriser un suspect, pour dissimulation de la vérité en exploitant les prérogatives de sa fonction judiciaire et pour falsification.

De 13 à 17 ans de prison

La Cour d’appel a également aggravé les peines prononcées contre Habib Ellouze et Hassan Ben Brik, qui passent de 13 à 17 ans de prison chacun. Les deux hommes ont été reconnus coupables d’avoir mis des compétences et des moyens au service de personnes liées à des crimes terroristes, ainsi que d’avoir divulgué des informations au profit de personnes impliquées dans des actes terroristes dans le but de faciliter ces crimes, d’en tirer avantage et de permettre à leurs auteurs d’échapper aux poursuites.

Lire aussi : Affaire Chokri Belaïd : 23 ans de prison pour Béchir Akremi, 13 ans pour Habib Ellouze

En plus des peines d’emprisonnement, la juridiction a confirmé la mesure complémentaire de mise sous contrôle administratif des trois condamnés à l’issue de leur détention.

Prolongement des procédures judiciaires

Ces décisions interviennent dans le prolongement des procédures judiciaires ouvertes autour des dysfonctionnements présumés ayant marqué le traitement judiciaire de l’affaire de l’assassinat de l’opposant tunisien Chokri Belaïd.

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