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Vente forcée, tenue vestimentaire… le ministère du Tourisme lance un numéro vert pour les réclamations

En pleine saison estivale, le ministère du Tourisme renforce son dispositif de contrôle et met à la disposition des citoyens un numéro vert pour signaler les dépassements et les pratiques jugées abusives dans le secteur touristique.

Le numéro 80100333 est désormais ouvert pour recevoir les réclamations liées aux services touristiques, avec un objectif affiché : intervenir rapidement et améliorer la qualité des prestations proposées aux visiteurs tunisiens et étrangers.

Dans une déclaration accordée samedi 11 juillet 2026 à la radio nationale, la représentante du bureau de l’information du ministère du Tourisme, Ons Ben Gharbal, a indiqué que les équipes de contrôle ont été renforcées durant cette période de forte activité touristique.

Restaurants, hôtels et agences de voyages sous contrôle

Les opérations de contrôle concernent plusieurs catégories d’acteurs du secteur, notamment les restaurants touristiques, les établissements d’hébergement ainsi que les agences de voyages.

Ces inspections sont menées dans le cadre de la cellule de suivi et de vigilance mise en place par le ministère afin d’assurer le respect des normes et des engagements pris par les professionnels.

Parmi les principales plaintes reçues figurent la vente conditionnée, les problèmes liés aux prestations touristiques, l’intervention dans la tenue vestimentaire des estivants ainsi que le non-respect des offres et services annoncés.

Une saison sous surveillance face à l’affluence estivale

L’ouverture de ce numéro vert intervient dans un contexte marqué par une forte fréquentation des zones touristiques durant l’été. Avec l’augmentation du nombre de visiteurs, les autorités cherchent à limiter les pratiques susceptibles de nuire à l’image de la destination tunisienne.

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Le ministère affirme que le numéro est accessible 24 heures sur 24 afin de permettre aux citoyens de signaler les problèmes rencontrés et de faciliter une intervention rapide.

Tourisme intérieur et retour des marchés étrangers

Par ailleurs, Ben Gharbal a souligné le rôle du système de réservation anticipée dans la dynamisation du tourisme intérieur, en encourageant les Tunisiens à programmer leurs séjours à l’avance.

Elle a également évoqué une reprise de l’activité touristique internationale, notamment grâce au retour des vols charters et à une meilleure dynamique sur certains marchés étrangers.

Alors que la Tunisie mise sur une bonne saison estivale, la qualité des services et la gestion des réclamations restent des enjeux majeurs pour préserver l’attractivité de la destination.

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Taxis, taxis collectifs, louages… Le transport non régulier à l’arrêt lundi!

Le secteur du transport public non régulier des personnes observera une grève générale le lundi 13 juillet 2026, de 5 heures du matin à 21 heures, en signe de protestation contre ce que les professionnels considèrent comme un non-respect des engagements pris auparavant par l’autorité de tutelle.

L’annonce a été faite par le vice-président de la Fédération nationale du transport relevant de l’Organisation patronale, Moez Salami, dans une déclaration à la radio nationale samedi 11 juillet.

Selon le responsable professionnel, le mouvement concernera plusieurs composantes du transport non régulier, notamment les taxis individuels, les taxis collectifs, les taxis touristiques, les voitures de louage ainsi que le transport rural.

Des engagements jugés non respectés

Les professionnels reprochent au ministère de tutelle de ne pas avoir donné suite aux revendications du secteur malgré des engagements antérieurs. Moez Salami a dénoncé une absence de concrétisation des accords annoncés et une gestion marquée, selon lui, par les reports et le manque de sérieux dans le traitement des demandes des transporteurs.

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Face à cette situation, la Fédération nationale du transport a décidé d’activer la décision de grève, après plusieurs tentatives de dialogue restées sans résultats satisfaisants pour les représentants du secteur.

Un mouvement qui risque de perturber les déplacements

La mobilisation annoncée devrait avoir un impact important sur les déplacements des citoyens, particulièrement durant la période estivale où la demande en transport augmente avec les déplacements entre régions et les flux touristiques.

La grève concernera aussi bien les zones urbaines, avec l’arrêt attendu d’une partie importante des taxis individuels et collectifs, que les liaisons interurbaines assurées par les louages et le transport rural.

Les prochains jours pourraient être décisifs pour déterminer si un accord de dernière minute permettra d’éviter ce mouvement ou si le secteur maintiendra son appel à la mobilisation.

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Motos en Tunisie : Bientôt la fin du laisser-faire ?

La moto est devenue omniprésente dans les rues tunisiennes. En quelques années, les deux-roues, notamment les modèles importés à bas coût, se sont imposés comme une solution de mobilité accessible pour des milliers de jeunes et de travailleurs. Mais cette démocratisation s’accompagne d’une hausse préoccupante des accidents et d’un déficit de contrôle qui pousse aujourd’hui les autorités à revoir entièrement leur dispositif.

L’Agence technique des transports terrestres (ATTT) prépare en effet un projet visant à généraliser l’immatriculation des motos et à les soumettre à un contrôle technique périodique, une mesure qui marque un tournant dans la politique de sécurité routière.

Selon Walid Zmit, sous-directeur chargé de l’homologation et de la réception des véhicules à l’ATTT, les usagers des deux-roues représentent désormais près de 50 % des personnes décédées dans les accidents de la route en Tunisie. Une statistique particulièrement alarmante puisque la majorité des victimes sont des jeunes.

Un phénomène devenu visible

Cette évolution reflète un phénomène devenu visible dans toutes les régions du pays : une multiplication des motos circulant parfois sans immatriculation, sans assurance, avec des équipements de sécurité insuffisants ou ayant subi des modifications qui les rendent non conformes.

L’objectif de la réforme est d’abord de mieux connaître le parc national des motos grâce à une immatriculation généralisée. Les autorités souhaitent également rendre obligatoire leur assurance et instaurer un suivi technique régulier afin de vérifier leur aptitude à circuler.

Au-delà de l’aspect administratif, le projet prévoit un relèvement des exigences techniques applicables aux motos commercialisées en Tunisie. L’ATTT entend renforcer les contrôles dès l’homologation des véhicules afin de s’assurer que les équipements répondent aux normes nationales et aux conventions internationales en matière de sécurité.

La réforme prévoit également un volet consacré à la formation des conducteurs. Des programmes de sensibilisation, de recyclage et d’apprentissage de la conduite sécurisée devraient accompagner les nouvelles obligations afin de promouvoir une véritable culture de la sécurité routière.

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Pour mettre en œuvre ce dispositif, l’agence envisage d’investir dans des équipements spécifiques permettant de réaliser le contrôle technique des motos et de former les techniciens chargés de ces inspections.

Les autorités veulent également s’attaquer au problème des véhicules qui continuent de circuler sans contrôle technique valide. Selon Walid Zmit, les opérations conjointes menées avec le ministère de l’Intérieur révèlent régulièrement un nombre élevé de véhicules dont le certificat de contrôle technique est expiré ou inexistant.

Révision du régime des sanctions

Dans cette perspective, une révision du régime des sanctions est également en préparation. Les amendes et les mesures répressives liées au non-respect du contrôle technique devraient être renforcées afin d’améliorer le respect de la réglementation.

Cette réforme s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie nationale multisectorielle de sécurité routière 2025-2034, lancée par le ministère de l’Intérieur en partenariat avec le ministère de la Santé, l’Observatoire national de la sécurité routière et l’Organisation mondiale de la santé. Cette stratégie, présentée comme une première dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, repose sur une approche associant les pouvoirs publics, le secteur privé, la société civile et les partenaires internationaux.

Au-delà des nouvelles obligations administratives, le message des autorités est clair : face à l’explosion du nombre de motos sur les routes tunisiennes et à leur implication croissante dans les accidents mortels, l’État entend reprendre la main en renforçant les contrôles, en améliorant la qualité des véhicules et en responsabilisant davantage leurs conducteurs. Une réponse qui intervient alors que le deux-roues est devenu l’un des symboles de la nouvelle mobilité en Tunisie, mais aussi l’un des principaux défis de la sécurité routière.

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Agil double son réseau de recharge électrique : 35 nouvelles bornes annoncées

Pendant des décennies, Agil a incarné le modèle traditionnel d’une compagnie pétrolière nationale : importer, stocker et distribuer des carburants. Aujourd’hui, ce modèle est appelé à évoluer. Face à la transition énergétique mondiale et aux objectifs de décarbonation, la société publique affirme vouloir devenir un acteur des énergies renouvelables plutôt qu’un simple distributeur de produits pétroliers.

L’annonce intervient alors que la Tunisie cherche à réduire sa dépendance énergétique. Le pays importe une part importante de ses besoins en hydrocarbures, une situation qui alourdit le déficit énergétique et expose l’économie aux fluctuations des cours internationaux.

Une transformation devenue presque incontournable

Lors d’une intervention en marge de la journée professionnelle de la Global Initiative for Governance (GiGS), le PDG d’Agil, Khaled Bettine, a annoncé que l’ensemble des stations de la société devraient progressivement être équipées de panneaux photovoltaïques. L’objectif affiché est double : réduire la consommation électrique des installations et préparer les infrastructures à l’arrivée d’un plus grand nombre de véhicules électriques.

L’entreprise prévoit également l’installation de 35 nouvelles bornes de recharge, après une première phase de 35 équipements déjà déployés. Une troisième tranche d’une trentaine de bornes est également annoncée.

Ces investissements traduisent une volonté d’anticiper l’évolution du marché automobile, même si les voitures électriques demeurent encore marginales en Tunisie.

Le véritable défi dépasse les bornes de recharge

L’installation de bornes électriques constitue une étape visible, mais elle ne représente qu’une partie de l’équation.

Lire aussi : Voitures électriques : Cap sur 50 mille véhicules et 5 mille bornes à l’horizon 2030

Le développement de la mobilité électrique dépend aussi de plusieurs facteurs : le coût encore élevé des véhicules, la disponibilité de modèles adaptés au marché tunisien, les incitations fiscales, la capacité du réseau électrique national ainsi que l’origine de l’électricité consommée.

Autrement dit, multiplier les bornes ne suffira pas, à lui seul, à transformer les habitudes de mobilité.

De nouveaux métiers pour les compagnies pétrolières

La stratégie annoncée par Agil s’inscrit dans une évolution mondiale. De nombreuses entreprises pétrolières investissent désormais dans la production d’électricité, le solaire, les biocarburants ou encore l’hydrogène afin d’anticiper une baisse progressive de la consommation des carburants fossiles.

Pour Agil, cette mutation représente aussi un changement culturel. L’entreprise devra développer de nouvelles compétences, investir dans des technologies différentes et faire évoluer son modèle économique.

L’hydrogène : ambition ou perspective lointaine ?

Le PDG de l’entreprise a également évoqué un futur recours à l’hydrogène dans les transports maritimes puis, à terme, dans l’aviation, où il pourrait remplacer progressivement le kérosène.

Cette perspective reste toutefois éloignée. À l’échelle mondiale, l’hydrogène destiné aux transports lourds demeure en phase de développement et nécessite des investissements considérables dans la production, le stockage, le transport et les infrastructures.

Pour la Tunisie, le défi est donc moins d’annoncer cette technologie que de créer les conditions permettant son émergence.

Une transition qui sera jugée sur les résultats

Les annonces d’Agil témoignent d’une volonté d’accompagner la transition énergétique engagée par la Tunisie. Mais elles soulèvent aussi une question essentielle : le pays est-il prêt à passer d’une économie largement dépendante des hydrocarbures à un modèle fondé sur les énergies propres ?

Au-delà des effets d’annonce, c’est la mise en œuvre des projets, leur calendrier, leur financement et leur impact réel sur la consommation énergétique nationale qui permettront de mesurer si cette transformation marque un véritable tournant ou constitue avant tout une adaptation progressive à un marché mondial en pleine mutation.

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