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Trafic de drogue : Jusqu’à 40 ans de prison à Tunis, les lourdes condamnations se multiplient

La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a condamné les membres d’un réseau de trafic de stupéfiants à des peines allant de 20 à 40 ans de prison, assorties d’amendes dépassant 400.000 dinars. Ce verdict s’inscrit dans une série de décisions particulièrement sévères rendues ces dernières semaines contre des filières de narcotrafic, illustrant le durcissement de la réponse judiciaire face à un phénomène en pleine mutation.

Les tribunaux tunisiens continuent de prononcer de lourdes peines dans les affaires de trafic de stupéfiants. Après plusieurs condamnations visant des réseaux spécialisés dans l’importation de cocaïne via l’aéroport de Tunis-Carthage ou les colis postaux, la justice vient de sanctionner un nouveau réseau impliqué dans l’introduction et la distribution de drogues dans la capitale.

Un réseau alimentant le marché de la drogue à Tunis

Selon les éléments de l’enquête, les six condamnés faisaient entrer différentes substances stupéfiantes en contrebande avant de les transporter, de les stocker et de les redistribuer dans plusieurs quartiers populaires de Tunis.

L’affaire a été révélée après une opération menée dans un appartement situé aux Berges du Lac, où les forces de sécurité ont découvert environ 150 kilogrammes de résine de cannabis, 3 kilogrammes de cocaïne et près de 6000 comprimés psychotropes destinés à alimenter le marché illicite.

À l’issue des investigations, les six membres présumés du réseau ont été renvoyés devant la Chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis.

Des peines pouvant atteindre 40 ans de prison

Le tribunal a prononcé des peines allant de 20 à 40 ans de réclusion, accompagnées d’amendes dépassant 400.000 dinars.

La sévérité de ces condamnations confirme la ligne adoptée par les juridictions tunisiennes face aux réseaux de trafic de drogue, notamment lorsque les dossiers portent sur des quantités importantes de stupéfiants ou mettent en évidence une organisation structurée.

Une série de verdicts contre les filières de narcotrafic

Cette décision intervient dans un contexte marqué par plusieurs condamnations importantes prononcées depuis le mois de juin.

Une ressortissante étrangère a notamment été condamnée à 30 ans de prison pour une tentative d’introduction de cocaïne via l’aéroport international de Tunis-Carthage. Quelques jours plus tard, un autre réseau international a écopé de peines allant jusqu’à 50 ans de prison dans une affaire mêlant trafic de cocaïne et blanchiment d’argent. D’autres filières utilisant les services postaux pour acheminer la drogue vers la Tunisie ont également été lourdement sanctionnées.

Ces dossiers traduisent une évolution des méthodes employées par les trafiquants, qui recourent à différents circuits d’acheminement – frontières terrestres, aéroport, fret postal ou réseaux internationaux – pour alimenter le marché tunisien.

Une réponse judiciaire de plus en plus ferme

La multiplication des condamnations à de très longues peines témoigne de la volonté des autorités judiciaires de renforcer la lutte contre le narcotrafic et les organisations criminelles qui en tirent profit.

Au-delà de la répression, ces affaires mettent également en lumière l’ampleur des réseaux opérant en Tunisie et les défis auxquels sont confrontés les services de sécurité pour démanteler des filières de plus en plus structurées et diversifiées.

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La Caisse nationale d’assurance maladie lance sa nouvelle plateforme E-CNAM

La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) a lancé une nouvelle plateforme numérique baptisée E-CNAM, appelée à remplacer l’ancien espace web utilisé par les prestataires de soins conventionnés. Au-delà d’un simple changement d’interface, cette évolution s’inscrit dans la modernisation des services numériques de la Caisse et vise à simplifier les démarches des professionnels de santé.

La transformation numérique des services publics se poursuit. Après plusieurs années d’utilisation, l’ancien portail destiné aux prestataires de soins conventionnés de la CNAM laisse place à E-CNAM, une plateforme développée pour offrir davantage de fonctionnalités, améliorer la sécurité informatique et faciliter l’accès aux services en ligne.

Une plateforme plus sécurisée

Selon la CNAM, E-CNAM reprend l’ensemble des services disponibles sur l’ancien espace web tout en intégrant de nouvelles fonctionnalités destinées à améliorer la qualité des prestations offertes aux professionnels de santé.

Cette évolution répond également à un impératif technique. L’ancienne plateforme reposait sur des technologies devenues obsolètes, dont la maintenance et les mises à jour, notamment en matière de cybersécurité, ne pouvaient plus être assurées dans des conditions satisfaisantes.

En renouvelant son infrastructure numérique, la CNAM entend renforcer la fiabilité de ses services et mieux répondre aux exigences actuelles en matière de protection des données et de continuité de service.

Une migration simplifiée pour les utilisateurs

Afin d’accompagner la transition, la CNAM mettra en ligne dès la semaine prochaine un service permettant aux prestataires déjà inscrits sur l’ancien portail de migrer automatiquement vers E-CNAM.

Cette opération pourra être réalisée à distance, sans déplacement dans les centres régionaux ou locaux de la Caisse. Les utilisateurs conserveront leurs identifiants et leurs mots de passe actuels, ce qui devrait faciliter leur prise en main de la nouvelle plateforme.

Cette procédure vise à assurer une transition fluide tout en limitant les démarches administratives pour les professionnels concernés.

Une étape supplémentaire dans la digitalisation de la CNAM

Avec E-CNAM, la Caisse poursuit la modernisation de ses services numériques à destination des médecins, pharmaciens, biologistes, dentistes, cliniques et autres prestataires conventionnés.

L’objectif est de fluidifier les échanges avec les professionnels de santé, de faciliter le suivi des dossiers et de renforcer l’accès aux informations administratives grâce à des outils numériques plus performants.

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Noyades en Tunisie : Les courants d’aspiration, un danger invisible

La Protection civile a appelé vendredi les estivants à la vigilance face aux courants marins d’aspiration, un phénomène capable d’emporter rapidement les nageurs vers le large, y compris les plus expérimentés. Cette mise en garde intervient alors que les noyades continuent de représenter un risque majeur durant la saison estivale, avec des dizaines de décès déjà enregistrés en 2026. Face à la multiplication des accidents, les autorités rappellent les règles essentielles pour éviter de nouveaux drames.

Chaque été, les plages tunisiennes accueillent des milliers de vacanciers, mais la période estivale s’accompagne également d’une hausse des risques liés à la baignade. Parmi les dangers les moins connus figure le courant d’aspiration, un phénomène naturel qui peut surprendre les nageurs et provoquer des situations difficiles, même pour des personnes habituées à la mer.

Un courant puissant qui peut emporter les nageurs vers le large

Dans un communiqué publié vendredi, l’Office national de la protection civile (ONPC) a expliqué que le courant d’aspiration est un courant marin rapide qui entraîne l’eau depuis la plage vers le large.

Contrairement aux idées reçues, ce phénomène ne signifie pas forcément que le nageur est tiré directement vers le fond. Le principal danger vient du fait qu’une personne prise dans ce courant peut paniquer et s’épuiser en essayant de nager directement contre la force du courant.

La Protection civile rappelle que ce risque peut concerner même des nageurs expérimentés et recommande d’éviter les zones proches des rochers, des embouchures et des ports, où les courants peuvent être particulièrement dangereux.

Un bilan des noyades toujours préoccupant en 2026

Cette nouvelle alerte intervient dans un contexte marqué par un nombre important d’accidents liés à la baignade.

Selon les données communiquées par les services de la Protection civile, 19 décès par noyade ont été enregistrés durant le mois d’avril 2026. Neuf autres décès ont ensuite été recensés entre le début du mois de mai et sa mi-période, portant le bilan à 28 morts en seulement deux mois.

Dans certaines régions côtières, les autorités ont également signalé plusieurs cas depuis le début de la saison estivale. À Nabeul, sept noyades ont notamment été recensées depuis le début de l’été 2026.

Depuis le début du mois de juin et jusqu’au 5 juillet 2026, la Tunisie a enregistré 16 décès par noyade, selon le directeur des opérations centrales des unités de la protection civile, Mohsen Boughazala. Ce bilan représente une baisse significative de 31 décès par rapport à la même période en 2025

Ces chiffres rappellent que le phénomène ne concerne pas uniquement les plages très fréquentées. Les zones non surveillées, les plans d’eau et les baignades en dehors des horaires de surveillance représentent également des facteurs de risque importants.

Les comportements qui aggravent les dangers

Au-delà des phénomènes naturels, la Protection civile insiste régulièrement sur l’importance du comportement des baigneurs.

Les autorités recommandent notamment de respecter les drapeaux de signalisation, en particulier l’interdiction de baignade lorsque le drapeau rouge est hissé. Elles appellent également les familles à surveiller constamment les enfants et à éviter toute baignade en cas de fatigue ou de malaise.

La baignade près des infrastructures portuaires, des zones rocheuses ou des embouchures est également déconseillée en raison des mouvements d’eau qui peuvent être difficiles à anticiper.

Comment réagir face à un courant d’aspiration ?

La Protection civile rappelle qu’il ne faut surtout pas tenter de lutter directement contre le courant lorsqu’un nageur se retrouve entraîné vers le large.

Le réflexe recommandé consiste à conserver son calme et à nager parallèlement au rivage afin de sortir progressivement de la zone où le courant est le plus fort. Une fois dégagé, le nageur peut alors tenter de rejoindre la plage en toute sécurité.

Cette réaction, simple en théorie, nécessite toutefois de connaître le phénomène et d’éviter la panique, souvent à l’origine des situations les plus dangereuses.

Avec l’arrivée du pic de la saison estivale, la surveillance des plages et les campagnes de sensibilisation prennent une importance particulière. Les moyens d’intervention de la Protection civile permettent de sauver de nombreuses vies, mais la prévention demeure le premier rempart contre les noyades.

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La Tunisie veut augmenter le revenu des citoyens et franchir un nouveau cap économique

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté les grandes orientations du Plan de développement 2026-2030 devant les députés. Parmi les principaux objectifs affichés figure l’amélioration du revenu individuel et le repositionnement de la Tunisie parmi les pays à revenu intermédiaire supérieur à l’horizon 2030. Un pari qui nécessitera toutefois une forte capacité d’exécution et la mobilisation d’importantes ressources financières.

Le prochain Plan de développement quinquennal place l’amélioration du niveau de vie et la transformation économique au centre des priorités nationales. Présenté devant l’Assemblée des représentants du peuple, le document entend définir une nouvelle trajectoire fondée sur la valorisation des ressources tunisiennes, le renforcement de l’investissement et une meilleure exploitation des compétences nationales.

Faire progresser le revenu individuel, un objectif majeur

Lors de son intervention, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a affirmé que l’un des principaux objectifs du Plan de développement 2026-2030 est d’augmenter le revenu moyen par habitant.

L’ambition affichée est également de permettre à la Tunisie d’intégrer, d’ici 2030, le tiers supérieur de la catégorie des pays à revenu intermédiaire supérieur. Un objectif qui implique une accélération de la croissance économique, une amélioration de la productivité et une capacité accrue à créer de la valeur.

Au-delà des indicateurs macroéconomiques, cette orientation place directement la question du pouvoir d’achat et du niveau de vie des citoyens au cœur de la stratégie publique.

Valoriser les ressources et renforcer les partenariats

Selon le ministre, le plan repose sur plusieurs piliers, notamment la consolidation de la souveraineté nationale, la valorisation des ressources naturelles et humaines ainsi que le développement de partenariats avec les acteurs respectant l’indépendance de la décision nationale.

Les projets inscrits dans le programme auraient été sélectionnés sur la base de critères techniques et de leur faisabilité. Le ministère affirme avoir examiné les propositions formulées par les conseils élus en tenant compte de leur maturité et de leur capacité à être concrétisées.

Cette approche vise à éviter l’inscription de projets difficiles à réaliser et à concentrer les efforts sur des investissements ayant un impact économique et social mesurable.

Un financement estimé à 102 milliards de dinars

La mise en œuvre du Plan de développement 2026-2030 nécessitera des moyens financiers importants. L’enveloppe annoncée atteint environ 102 milliards de dinars, avec une mobilisation prévue à travers plusieurs sources : le budget de l’État, les partenariats public-privé et les entreprises publiques.

Ce montant a suscité des interrogations, certains observateurs le jugeant ambitieux, voire difficile à atteindre dans le contexte économique actuel.

En réponse à ces critiques, Samir Abdelhafidh a assuré que les hypothèses retenues reposent sur des données économiques internationales et font l’objet d’un suivi régulier afin d’adapter les orientations du plan aux évolutions économiques.

Le défi de transformer les ambitions en résultats

Au-delà des objectifs annoncés, la principale interrogation concerne désormais la capacité à assurer l’exécution du plan. La mobilisation des financements, l’efficacité administrative, la rapidité de réalisation des projets et la capacité à attirer des investissements seront déterminantes.

Le ministre a insisté sur le rôle central de l’État dans cette phase, estimant que le secteur public devra contribuer pleinement à la réussite du programme.

Le Plan de développement 2026-2030 fixe ainsi une ambition claire : améliorer le niveau de vie des Tunisiens et renforcer la position économique du pays. Mais sa réussite dépendra moins des objectifs affichés que de la capacité à transformer les orientations stratégiques en projets concrets et en résultats visibles pour les citoyens.

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Plan de développement 2026-2030 : Le Parlement valide la feuille de route économique de la Tunisie

L’Assemblée des représentants du peuple a adopté vendredi le projet de Plan de développement 2026-2030 avec 64 voix favorables, contre 24 oppositions et 15 abstentions. Ce vote ouvre la voie à la mise en œuvre d’une feuille de route censée orienter les choix économiques, sociaux et territoriaux de la Tunisie durant les cinq prochaines années. Après l’adoption parlementaire, le principal défi sera désormais de transformer les objectifs annoncés en réalisations concrètes.

Le Plan de développement 2026-2030 franchit une étape décisive avec son approbation par le Parlement. Après les débats en séance plénière et les réponses apportées par le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, les députés ont donné leur feu vert à un document appelé à définir les grandes orientations du pays jusqu’à l’horizon 2030.

Un vote qui valide la stratégie des cinq prochaines années

Le projet de plan a été adopté par l’Assemblée des représentants du peuple avec 64 voix pour, tandis que 24 députés ont voté contre et 15 se sont abstenus.

Le scrutin est intervenu après l’examen du document par les parlementaires et les échanges avec le ministre de l’Économie et de la Planification, qui a répondu aux différentes remarques et interrogations formulées durant la séance plénière.

Samir Abdelhafidh a notamment insisté sur la nécessité de mobiliser l’ensemble des forces nationales pour assurer la réussite du plan, estimant que sa mise en œuvre constitue une responsabilité collective impliquant les institutions publiques, les acteurs économiques et les différentes composantes de la société.

Une feuille de route aux ambitions économiques et sociales

Le Plan de développement 2026-2030 fixe les principales orientations qui doivent guider l’action publique au cours des cinq prochaines années.

Le document prévoit des programmes et des projets à plusieurs niveaux : local, régional, interdistricts et national. Parmi les objectifs affichés figurent l’instauration d’un modèle économique et social plus équitable et durable, l’amélioration de la qualité de vie des citoyens, le renforcement de la compétitivité de l’économie tunisienne et la réduction des écarts de développement entre les régions.

Ces orientations s’inscrivent dans une volonté de rééquilibrer le développement national en donnant davantage d’importance aux territoires et aux besoins spécifiques de chaque région.

Le passage du vote à l’exécution

Si l’adoption parlementaire constitue une étape importante, elle ne représente pas une garantie de réussite. Le principal défi commence désormais avec la phase d’application du plan.

La mobilisation des financements, le lancement effectif des projets, la coordination entre les différentes institutions et la capacité administrative à accélérer les réalisations seront déterminants pour atteindre les objectifs fixés.

Le gouvernement devra également démontrer que les orientations inscrites dans le document peuvent produire des résultats visibles dans la vie quotidienne des citoyens, notamment en matière d’emploi, d’investissement, de services publics et de développement régional.

Les résultats attendus au-delà des chiffres

Au-delà de l’adoption politique du plan, l’enjeu sera d’évaluer son impact réel sur l’économie tunisienne et sur les conditions de vie de la population.

La réussite du Plan 2026-2030 dépendra donc moins de ses ambitions affichées que de sa capacité à générer une croissance durable, à réduire les inégalités territoriales et à transformer les projets annoncés en réalisations concrètes.

Avec ce vote, la Tunisie dispose désormais d’une nouvelle feuille de route économique. La prochaine étape sera celle de l’exécution et des résultats.

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Le paradoxe du tourisme tunisien : Des réservations en hausse, mais 164 hôtels toujours fermés

La Tunisie poursuit sa dynamique touristique et ambitionne d’attirer près de 12 millions de visiteurs en 2026. Pourtant, une partie importante de son parc hôtelier reste hors service, avec 164 établissements toujours fermés. Entre besoin de modernisation, recherche d’investisseurs et montée en gamme, le secteur fait face à un défi majeur : accompagner la croissance de la demande sans disposer de toutes ses capacités d’accueil.

Le tourisme tunisien retrouve progressivement des couleurs, porté par la hausse des arrivées de visiteurs et l’amélioration des recettes. Mais derrière ces performances se cache une réalité plus contrastée : le pays continue de composer avec un parc hôtelier amputé de nombreuses unités, héritage des crises successives qui ont fragilisé le secteur au cours de la dernière décennie.

Une capacité d’accueil encore limitée

Selon les professionnels du secteur, 164 hôtels demeurent actuellement fermés en Tunisie, a rappelé le député Mohamed Yahyaoui, président de la Commission du tourisme à l’Assemblée des représentants, ce vendredi sur les ondes de Jawhara fm. Faillites, difficultés financières, endettement ou encore manque d’investissements figurent parmi les principales raisons qui empêchent leur réouverture.

Cette situation a réduit la capacité d’hébergement du pays. Alors que la demande touristique retrouve un niveau élevé, une partie des infrastructures reste inexploitable, limitant les possibilités d’accueil dans certaines régions et compliquant la montée en puissance de la destination.

Pour les acteurs du tourisme, la relance du parc hôtelier constitue désormais un enjeu aussi important que la promotion de la destination à l’international.

Une croissance qui exige davantage d’investissements

Les perspectives restent pourtant favorables. La Tunisie espère poursuivre sa progression et atteindre près de 12 millions de visiteurs en 2026, après plusieurs saisons marquées par un redressement continu de l’activité.

Cette dynamique impose toutefois d’adapter les capacités d’accueil aux nouvelles ambitions du secteur. Au-delà du nombre de chambres disponibles, la question porte également sur la qualité des infrastructures, les services proposés et la capacité des établissements à répondre aux standards internationaux.

Dans ce contexte, les professionnels plaident pour une accélération des investissements afin de réhabiliter les hôtels fermés, moderniser les établissements vieillissants et attirer de nouveaux opérateurs capables de redonner vie à des unités restées à l’arrêt pendant plusieurs années.

Miser sur une offre touristique plus diversifiée

La stratégie ne repose pas uniquement sur l’augmentation du nombre de lits. Le secteur souhaite également renforcer des segments à plus forte valeur ajoutée, comme le tourisme de santé, le thermalisme, le bien-être ou encore les séjours culturels et écologiques.

L’objectif est double : diversifier les sources de revenus et réduire la dépendance au tourisme balnéaire saisonnier, tout en attirant une clientèle susceptible de séjourner plus longtemps et de dépenser davantage.

Cette évolution suppose également de poursuivre les efforts de formation, d’améliorer la qualité des services et d’accompagner la transition numérique des établissements touristiques.

Transformer les ambitions en résultats

La réouverture des hôtels fermés apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux leviers de développement du tourisme tunisien. Au-delà de l’augmentation de la capacité d’accueil, elle permettrait de préserver des emplois, de dynamiser les économies locales et de renforcer l’attractivité de plusieurs régions.

Si les indicateurs touristiques sont de nouveau orientés à la hausse, le véritable défi consiste désormais à transformer cette reprise en croissance durable. Pour y parvenir, la Tunisie devra conjuguer modernisation des infrastructures, diversification de son offre et amélioration de la qualité des prestations afin de consolider sa place parmi les principales destinations touristiques de la Méditerranée.

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