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PLF 2027 : Des avantages fiscaux pour le logement social et le premier achat immobilier

Le projet de loi de finances 2027 prévoit de nouvelles mesures fiscales en faveur du logement. Les articles 29 et 30 proposent respectivement d’exonérer certains terrains destinés aux programmes de logement public des taxes locales et d’adapter les droits d’enregistrement applicables à l’acquisition d’un premier logement.

Les terrains de certains programmes publics exonérés

L’article 29 du projet prévoit une exonération des taxes locales sur les terrains non bâtis destinés à la réalisation de logements dans le cadre des programmes de location-accession et de vente avec facilités de paiement. La mesure vise les terrains appartenant aux promoteurs immobiliers publics chargés de ces projets, pour la période 2026-2030.

Les terrains affectés au programme spécifique de logement social seraient également concernés.

Cette disposition vise ainsi des opérations immobilières publiques déterminées, et non l’ensemble des terrains non bâtis ni tous les promoteurs immobiliers. Son application dépendra du périmètre exact retenu dans le texte adopté et des conditions prévues pour bénéficier de l’exonération.

Un régime fiscal pour l’acquisition du premier logement

L’article 30 porte sur la fiscalité liée à l’achat d’un premier logement. Il prévoit l’application du tarif mentionné à l’article 20 du Code des droits d’enregistrement et de timbre à cette première acquisition, une seule fois par acheteur.

Son effet financier pour les ménages dépendra du tarif applicable, de la valeur du bien et des conditions précises prévues par le dispositif.

Il convient toutefois de ne pas assimiler cette disposition à une exonération totale des droits d’enregistrement : le projet renvoie à un tarif prévu par le Code, dont les modalités doivent être vérifiées avant de chiffrer l’économie réalisée par l’acquéreur.

A travers ces deux articles, le PLF 2027 entend agir sur deux composantes différentes du coût du logement : la fiscalité de certains terrains mobilisés pour des programmes publics et les droits liés à l’acquisition d’un premier bien immobilier.

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Huile d’olive : 100 MD prévus pour les petits producteurs dans le PLF 2027

Le projet de loi de finances 2027 prévoit une enveloppe de 100 millions de dinars sur la période 2027-2030 destinée aux petits oléiculteurs et aux coopératives. Il propose également la création d’un compte spécial du Trésor consacré à l’huile d’olive, qui serait notamment alimenté par 10% des droits perçus sur les exportations d’huile en vrac. Deux mécanismes qui pourraient modifier les conditions de financement de la filière, sous réserve de l’adoption du texte.

Une enveloppe de 100 millions sur quatre ans

Le dispositif envisagé prévoit une ligne de financement de 100 millions de dinars pour la période 2027-2030, au bénéfice des petits producteurs d’olives et des coopératives afin de faciliter leur accès aux ressources financières dans un secteur où la capacité à financer la récolte, la collecte et la commercialisation pèse sur les revenus des opérateurs.

Les critères d’éligibilité, les modalités de distribution des fonds et les éventuelles conditions préférentielles devront être précisés par les textes et les mécanismes d’application.

L’huile en vrac au cœur du financement sectoriel

Le projet prévoit aussi la création d’un compte spécial du Trésor dédié à l’huile d’olive. Parmi ses ressources figure une affectation de 10% des droits perçus sur les exportations d’huile d’olive en vrac.

Ce prélèvement pourrait établir un lien direct entre une partie des recettes générées par les exportations et le financement d’actions en faveur de la filière. Son effet réel dépendra néanmoins du montant des droits concernés, du volume des exportations assujetties et de l’utilisation des sommes collectées.

Les deux mesures proposées répondent à des enjeux complémentaires : faciliter le financement des petits opérateurs et mobiliser une ressource liée aux exportations pour soutenir le secteur.

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PLF 2027 : La taxe de voyage passerait à 80 dinars, celle sur les jeux à 60%

Le projet de loi de finances 2027 prévoit deux relèvements fiscaux : la taxe de voyage passerait de 60 à 80 dinars, tandis que celle appliquée aux jeux, concours et paris serait portée de 40% à 60%. Ces mesures, si elles sont adoptées, alourdiraient la facture des voyageurs et la fiscalité du secteur des jeux.

Une taxe de voyage relevée de 20 dinars

La taxe due au départ de Tunisie passerait de 60 à 80 dinars, soit une augmentation de 20 dinars ou d’environ 33%. Cette hausse figure parmi les mesures fiscales inscrites dans le projet de loi de finances pour 2027.

Son effet concret dépendra des modalités d’application prévues par le texte, notamment des catégories de voyageurs concernées et des éventuelles exonérations.

Jeux et paris : un taux porté à 60%

Le projet prévoit également de relever de 40% à 60% la taxe sur les jeux, concours et paris. La hausse représente 20 points de pourcentage, soit une progression de 50% du taux actuel.

L’incidence économique dépendra de l’assiette retenue et des modalités de perception. Le seul relèvement du taux ne permet pas, à lui seul, de chiffrer les recettes supplémentaires attendues ni d’établir dans quelle mesure la charge pourrait être répercutée sur les joueurs.

Deux mesures encore soumises à l’adoption du budget

Ces dispositions figurent dans le projet de loi de finances 2027 rendu public le 15 octobre.

Les deux relèvements illustrent la recherche de nouvelles recettes fiscales dans le cadre du budget 2027. Leur portée définitive dépendra du texte adopté et des éventuelles modifications apportées au cours de son examen parlementaire.

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PLF 2027 : Le déficit budgétaire atteint 14,6 milliards de dinars

Le projet de loi de finances 2027 prévoit 14,615 milliards de dinars de déficit budgétaire et ouvre la voie à un financement exceptionnel de 9,8 milliards auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT), sans intérêts. Ce prêt, dont le remboursement s’étalerait sur 15 ans avec trois années de grâce, constitue l’un des principaux leviers envisagés pour couvrir les besoins de financement de l’État, estimés à 28,122 milliards de dinars.

Des dépenses supérieures de 14,6 milliards aux recettes

Le projet de budget table sur des recettes de 54,280 milliards de dinars en 2027, pour des dépenses atteignant 68,895 milliards. L’écart entre ces deux montants porte le déficit budgétaire prévisionnel à 14,615 milliards de dinars.

Ce déséquilibre représente environ 21,2% des dépenses programmées. Autrement dit, près d’un dinar sur cinq dépensés par l’État ne serait pas couvert par les recettes inscrites au budget.

Le déficit ne résume toutefois pas l’ensemble des besoins financiers du Trésor. Le besoin global de financement annoncé atteint 28,122 milliards de dinars, un montant qui intègre également les opérations liées à la gestion de la dette et aux échéances financières de l’État.

Un prêt de la BCT sur quinze ans

Pour répondre à cette équation, le projet prévoit d’autoriser la BCT à accorder au Trésor un financement pouvant atteindre 9,8 milliards de dinars, sans intérêts. Le remboursement serait étalé sur 15 ans, dont trois années de grâce.

Le montant envisagé équivaut à environ 67% du déficit budgétaire prévisionnel et à près de 35% du besoin global de financement.

L’enjeu dépasse le seul bouclage du budget 2027. Le financement exceptionnel envisagé permettrait de couvrir une part importante des besoins de l’État, mais il ne résoudrait pas à lui seul le déséquilibre entre recettes et dépenses.

La question centrale reste celle de la capacité à maîtriser les charges publiques, à mobiliser des recettes suffisantes et à assurer le financement des échéances de la dette sans accentuer les tensions sur les ressources disponibles.

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Automobile : La Tunisie et la Corée du Sud ouvrent un nouveau chantier industriel

La Tunisian Automotive Association (TAA) et la Korea Auto Parts Association (KAPA) ont signé un protocole d’accord destiné à renforcer la coopération entre la Tunisie et la Corée du Sud dans les industries automobile et technologique. Conclu à l’occasion d’une mission d’affaires coréenne organisée du 11 au 14 octobre 2026, cet accord vise à favoriser les partenariats industriels, l’innovation et le transfert de savoir-faire entre les deux pays.

Douze entreprises coréennes à la recherche de partenaires

La mission coréenne a réuni 20 participants représentant 12 entreprises et pôles d’innovation venus explorer les possibilités de coopération et d’investissement en Tunisie.

Lancée le 12 octobre en présence de l’ambassadeur de Corée du Sud à Tunis, Lee Tae-won, elle a également bénéficié de la participation à distance de l’ambassadeur de Tunisie à Séoul, Kaïs Darragi. Le programme a notamment comporté des présentations des écosystèmes industriels des deux pays et des rencontres d’affaires ciblées entre entreprises.

L’objectif est de rapprocher les opérateurs tunisiens et coréens et de faire émerger des collaborations susceptibles de dépasser les échanges commerciaux traditionnels, notamment dans la fabrication de composants et les technologies appliquées à l’automobile.

Sousse, vitrine des compétences technologiques tunisiennes

Le 13 octobre, la délégation a visité plusieurs structures de l’écosystème industriel et technologique de Sousse. Parmi elles figuraient Novation City, ENOVA Robotics, l’École nationale d’ingénieurs de Sousse (ENISo), le Centre de recherche en microélectronique et nanotechnologie (CRMN), le Centre de ressources technologiques (CRT) et Tunisie Plastiques Systèmes (TPS).

La présence de représentants des pôles d’innovation coréens de Gunsan, Cheonan-Asan, Cheongju et Gumi souligne l’intérêt porté aux passerelles entre recherche appliquée, ingénierie et industrie.

Les échanges ont notamment mis en avant les compétences tunisiennes en robotique, en microélectronique et en développement technologique. Ces domaines pourraient offrir des possibilités de collaboration avec les entreprises coréennes, au-delà des composants automobiles classiques.

Le défi du passage aux projets industriels

Pour la Tunisie, l’enjeu est de transformer ces contacts en partenariats concrets, capables de mobiliser les compétences locales dans les chaînes de valeur de l’automobile et des secteurs connexes.

Le protocole signé par la TAA et la KAPA constitue un cadre de rapprochement entre les deux écosystèmes, mais ne vaut pas annonce d’investissement. Aucun montant financier, calendrier de réalisation ou projet industriel précis n’a été communiqué dans les informations publiées par la TAP.

La suite dépendra donc des accords que les entreprises concluront, des projets de recherche susceptibles d’être lancés et de la capacité des partenaires à transformer les échanges technologiques en activités industrielles durables en Tunisie.

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Fête de l’Évacuation : Kaïs Saïed préside la cérémonie du 63e anniversaire à Bizerte

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé ce jeudi 15 octobre 2026 à Bizerte la cérémonie commémorative du 63e anniversaire de la Fête de l’Évacuation. Accompagné du ministre de la Défense nationale, Khaled Sehili, il a rendu hommage aux Tunisiens tombés pour le recouvrement de la souveraineté nationale.

Hommage aux martyrs de la bataille de Bizerte

La cérémonie a été marquée par le dépôt d’une gerbe de fleurs devant le monument des martyrs, suivi de la récitation de la Fatiha à la mémoire des Tunisiens morts dans la lutte pour l’indépendance et la souveraineté du pays.

Plusieurs responsables ont assisté à cette commémoration, notamment le gouverneur de Bizerte, la chargée de la gestion de la municipalité, des hauts responsables militaires ainsi que des résistants ayant participé à la bataille de l’Évacuation.

Le 15 octobre 1963, une date clé de l’histoire nationale

La Fête de l’Évacuation marque le départ définitif des dernières troupes françaises de Bizerte, le 15 octobre 1963. Cette étape avait mis fin à la présence militaire française sur le territoire tunisien, plusieurs années après l’indépendance proclamée le 20 mars 1956.

La bataille de Bizerte, en juillet 1961, avait constitué un épisode particulièrement meurtrier de la lutte pour le départ des forces françaises. La commémoration annuelle du 15 octobre rend hommage aux victimes de cette confrontation et rappelle l’aboutissement du processus de recouvrement de la souveraineté territoriale.

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Grippe : 280.000 vaccins disponibles dès le 27 octobre, le prix tombe à 23–24 dinars

La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière débutera en Tunisie le 27 octobre 2026, avec 280.000 doses annoncées dans les pharmacies et les centres de santé. Le prix du vaccin devrait se situer entre 23 et 24 dinars, contre 38 à 42 dinars lors de la campagne précédente, selon Aymen Khelifi, secrétaire général adjoint du Syndicat des propriétaires de pharmacies privées.

Un vaccin moins cher cette saison

La baisse annoncée du prix constitue l’un des principaux changements de cette campagne. Alors que le vaccin était vendu entre 38 et 42 dinars la saison précédente, son prix devrait désormais osciller entre 23 et 24 dinars.

Cette diminution représente un recul d’environ 37 à 45% selon le prix de référence retenu. Le nouveau tarif annoncé pourrait ainsi réduire le coût de la vaccination pour les personnes qui souhaitent se protéger contre la grippe saisonnière.

Ces montants ont été communiqués le 14 octobre par Aymen Khelifi lors d’une intervention sur Diwan FM. Une confirmation du tarif réglementaire reste toutefois souhaitable avant de considérer ce prix comme définitivement établi.

280.000 doses dans les pharmacies et les centres de santé

Pour cette campagne, 280.000 doses doivent être distribuées à travers les pharmacies privées et les centres de santé. Le lancement est prévu le 27 octobre. La répartition annoncée vise à rendre les vaccins accessibles au public à travers ces deux circuits de distribution.

La vaccination saisonnière vise à réduire le risque de grippe et de complications, notamment chez les personnes les plus vulnérables. Les personnes concernées peuvent se renseigner auprès de leur pharmacien ou d’un professionnel de santé sur les recommandations applicables à leur situation.

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Kairouan : 31 ouvriers blessés dans le renversement d’un bus

Trente et un ouvriers ont été blessés jeudi 15 octobre 2026 dans le renversement d’un bus sur la rocade ouest de Kairouan. Transportées à l’hôpital universitaire Ibn El Jazzar, les victimes ont été prises en charge par les équipes médicales. Selon le directeur régional de la santé, leur état est stable, tandis que quatre d’entre elles font l’objet d’examens complémentaires.

Quatre blessés soumis à des examens approfondis

Les blessés ont été évacués par les équipes de la Protection civile et les ambulances vers l’unité des grandes spécialités chirurgicales Al-Aghaliba, relevant de l’hôpital universitaire Ibn El Jazzar de Kairouan.

Le directeur régional de la santé, le Dr Jamal Mrabet, a indiqué que l’état de santé des victimes était stable. La plupart devraient pouvoir quitter l’établissement après les examens médicaux, rapporte Mosaique fm.

Quatre ouvriers doivent toutefois subir des investigations supplémentaires, notamment un scanner et des analyses, afin de déterminer si leur état nécessite une hospitalisation.

Le bus transportait des ouvriers vers une usine

L’accident s’est produit alors que le bus transportait des ouvriers depuis la délégation de Chebika vers une usine située à Regada, dans la délégation de Kairouan Sud.

Le gouverneur de Kairouan, Dhaker Barqaoui, s’est rendu à l’hôpital, accompagné du délégué de Kairouan Sud et de représentants de l’usine, pour s’enquérir de l’état de santé des blessés.

Les circonstances exactes du renversement n’ont pas été précisées.

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Fête de l’Évacuation : La Tunisie célèbre le 63e anniversaire du départ des troupes françaises

La Tunisie célèbre ce jeudi 15 octobre 2026 le 63e anniversaire de la Fête de l’Évacuation, qui marque le départ définitif des dernières troupes françaises de Bizerte en 1963. Cette date majeure de l’histoire nationale symbolise l’aboutissement de la lutte pour la souveraineté territoriale, engagée après l’indépendance du 20 mars 1956.

Bizerte, dernière étape de l’indépendance

Si la Tunisie a accédé à l’indépendance en 1956, la présence militaire française s’est maintenue plusieurs années après cette date, notamment dans la base navale de Bizerte, qui occupait une position stratégique en Méditerranée.

Le maintien de cette présence a nourri les tensions entre Tunis et Paris. Le bombardement de Sakiet Sidi Youssef, le 8 février 1958, puis la bataille de Bizerte, en juillet 1961, ont marqué les étapes les plus douloureuses de cette confrontation.

Du 19 au 23 juillet 1961, les affrontements entre les forces françaises et les combattants tunisiens ont fait de nombreuses victimes. Malgré le cessez-le-feu, le départ des troupes françaises de Bizerte n’interviendra que deux ans plus tard.

Le 15 octobre 1963, l’évacuation définitive de la base navale met fin à la présence militaire française sur le territoire tunisien. Cette date est depuis commémorée chaque année comme un symbole de souveraineté nationale.

Un hommage aux martyrs de Bizerte

La Fête de l’Évacuation constitue également un moment de recueillement en mémoire des Tunisiens tombés lors de la lutte pour l’indépendance et, particulièrement, durant la bataille de Bizerte.

La commémoration officielle du 63e anniversaire est prévue ce jeudi à Bizerte, sous la supervision du président de la République, Kaïs Saïed. Des mesures particulières de circulation et de stationnement ont été annoncées dans plusieurs secteurs de la ville afin de faciliter le déroulement des festivités.

Au-delà de la cérémonie, cette journée rappelle le prix humain de la reconquête de la souveraineté et le rôle de la mobilisation nationale dans l’achèvement du processus d’indépendance.

Soixante-trois ans après le départ des dernières troupes françaises, le 15 octobre demeure ainsi une date centrale de la mémoire collective tunisienne, associant le souvenir des sacrifices consentis à la défense de l’indépendance et de l’intégrité territoriale.

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Pêche au poulpe : L’interdiction prolongée jusqu’au 15 novembre

La fermeture de la pêche au poulpe est prolongée d’un mois, jusqu’au 15 novembre 2026. La décision du ministère de l’Agriculture, datée du 14 octobre, s’appuie sur des résultats scientifiques montrant que la majorité des spécimens prélevés restent en dessous du poids minimal légal d’un kilogramme. Cette mesure reporte l’ouverture de la campagne afin de favoriser la croissance des poulpes et la préservation des ressources marines.

Des poulpes encore trop petits pour être pêchés

L’extension de la période de fermeture fait suite aux résultats du suivi scientifique annuel mené par l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM), en collaboration avec les structures chargées du contrôle de l’activité de pêche maritime.

Selon l’association TunSea, les échantillons analysés montrent que la majorité des poulpes présentent encore un poids inférieur au seuil légal de capture, fixé à un kilogramme.

Réunie le 13 octobre, la commission consultative chargée de l’organisation de la pêche maritime a ainsi recommandé de prolonger l’interdiction d’un mois supplémentaire, jusqu’au 15 novembre. L’objectif est de laisser davantage de temps aux spécimens pour atteindre une taille permettant leur exploitation dans le respect de la réglementation.

Un enjeu pour les pêcheurs du littoral

Cette prolongation concerne une activité importante pour plusieurs régions côtières, notamment Kerkennah, Sfax, Mahdia et Monastir, où la pêche au poulpe représente un débouché pour une partie des professionnels de la mer.

Le report de la campagne peut prolonger les contraintes économiques des pêcheurs concernés, qui devront attendre avant de reprendre cette activité.

Le respect des périodes de repos et du poids minimal de capture vise à permettre aux poulpes de grandir avant leur prélèvement et à contribuer au renouvellement du stock.

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Huile d’olive : La Tunisie détrône l’Espagne et l’Italie sur le marché américain

La Tunisie serait devenue le premier fournisseur d’huile d’olive des États-Unis sur les huit premiers mois de 2026. Selon des données américaines relayées par la presse spécialisée, les exportations tunisiennes auraient atteint 95.321 tonnes entre janvier et août, en hausse de 45,4% sur un an. L’Espagne et l’Italie enregistrent, à l’inverse, un net recul de leurs ventes.

Un changement de hiérarchie sur le marché américain

Le classement des fournisseurs d’huile d’olive des États-Unis connaît un bouleversement. Avec 95.321 tonnes expédiées durant les huit premiers mois de 2026, la Tunisie devancerait désormais l’Espagne, créditée de 90.556 tonnes, et l’Italie, dont les volumes avoisineraient 67.000 tonnes.

Ces chiffres, publiés par le média professionnel italien OlivoNews le 14 octobre, sont attribués au dernier rapport du gouvernement américain et relayés par le média spécialisé espagnol Olimerca. Ils font état d’une progression de 45,4% des volumes tunisiens, tandis que les livraisons espagnoles reculeraient de 22% et les ventes italiennes de 24%.

Sur la période, les importations américaines totales d’huile d’olive auraient diminué de 7%, à 291.542 tonnes. La progression tunisienne intervient donc dans un marché globalement moins dynamique, ce qui renforce la portée de cette évolution commerciale.

Une progression qui dépasse les performances globales

Cette percée sur le marché américain s’inscrit dans une dynamique plus large des exportations tunisiennes. Selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), les recettes tirées des exportations d’huile d’olive ont atteint 3,77 milliards de dinars durant les huit premiers mois de 2026, contre 2,702 milliards un an auparavant, soit une hausse de 39,5%.

La progression des ventes vers les États-Unis constitue ainsi un indicateur supplémentaire de la présence tunisienne sur les marchés internationaux.

Le défi de la valeur ajoutée

Le rang de premier fournisseur américain représente un résultat commercial notable pour la filière tunisienne. Mais la consolidation de cette position dépendra aussi de la capacité des opérateurs à préserver leurs débouchés, à développer le conditionnement et à mieux valoriser l’huile tunisienne sur les marchés étrangers.

Le classement annoncé reste à rapprocher des données détaillées de l’USDA par pays et catégorie de produit. Il dessine néanmoins une tendance à suivre : la Tunisie gagne du terrain aux États-Unis alors que ses deux principaux concurrents méditerranéens y enregistrent un recul marqué.

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Banques : La BCT triple le taux des réserves obligatoires dès novembre

A compter du 1er novembre 2026, les banques tunisiennes devront immobiliser davantage de liquidités auprès de la Banque centrale sur les dépôts à vue et les autres sommes dues à la clientèle. Le taux de réserves obligatoires passe de 1% à 3%, alors que le taux directeur reste fixé à 7%.

Une hausse ciblée sur les dépôts à vue

La Banque centrale de Tunisie (BCT) renforce les contraintes de réserves imposées aux banques. Dans sa circulaire n° 2026-11, datée du 9 octobre 2026, elle remplace la grille des taux figurant dans le manuel des opérations de politique monétaire.

Le taux applicable aux comptes à vue et aux autres sommes dues à la clientèle passe ainsi de 1% à 3%. La nouvelle grille entrera en vigueur le 1er novembre.

En revanche, les comptes spéciaux d’épargne, les autres comptes d’épargne, les dépôts à terme et les certificats de dépôt restent soumis à un taux de réserves obligatoires de 0%.

Des liquidités supplémentaires à immobiliser

Les réserves obligatoires correspondent à la part des dépôts assujettis que les banques doivent conserver auprès de la BCT. En relevant le taux de 1% à 3%, l’institut d’émission augmente donc les ressources que les établissements bancaires doivent consacrer à cette obligation.

À titre d’exemple, pour un milliard de dinars de dépôts soumis à ce taux, les réserves exigées passent de 10 à 30 millions de dinars, soit 20 millions supplémentaires à immobiliser.

Cette mesure intervient alors que le taux directeur de la BCT est maintenu à 7%. Elle constitue ainsi un autre levier de politique monétaire, agissant sur les quantités de liquidités bancaires plutôt que par une modification du principal taux de référence.

Le financement de l’économie en question

La décision suscite des interrogations sur ses effets possibles sur le crédit. L’économiste Ridha Chkoundali estime que le relèvement des réserves obligatoires risque de réduire les marges de manœuvre des banques pour financer l’investissement privé et les petites et moyennes entreprises.

Il pointe également une tension possible entre cette mesure et les dispositifs publics destinés à faciliter l’accès au financement, notamment les prêts d’honneur sans intérêts.

Ces conséquences restent toutefois des risques avancés par l’économiste, et non des effets déjà constatés. La circulaire fixe les nouvelles obligations de réserves, mais ne présente pas explicitement une réduction du crédit comme son objectif.

Une nouvelle étape dans le resserrement monétaire

Le mécanisme vise notamment à agir sur les liquidités disponibles dans le système bancaire et à renforcer la capacité de la Banque centrale à réguler le marché monétaire.

Le changement de taux ne signifie donc pas automatiquement que les banques réduiront leurs crédits ou en augmenteront le coût. Son effet dépendra aussi de leur situation de liquidité, de leurs choix de financement et de l’évolution de la demande de crédit.

La nouvelle grille s’appliquera à partir du 1er novembre 2026, conformément à la circulaire signée par le gouverneur de la BCT, Fethi Zouhaier Nouri.

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Italie : Après avoir sauvé deux personnes d’un incendie, un Tunisien menacé d’expulsion

Jawher Haddaji, 25 ans, a participé au sauvetage de deux personnes âgées en situation de handicap lors d’un incendie à Pachino, en Sicile. Placé dans un centre de rétention, il fait l’objet d’une mobilisation pour obtenir un permis de séjour au titre de son acte de courage, alors qu’une mesure d’expulsion avait été prise avant les faits.

Un sauvetage qui a changé le cours de son dossier

Dimanche 11 octobre, en fin d’après-midi, un incendie s’est déclaré dans un appartement de Pachino, dans la province de Syracuse, en Sicile. Deux personnes âgées et handicapées se trouvaient à l’intérieur, incapables de se mettre seules à l’abri.

Jawher Haddaji est intervenu avec deux autres hommes. Selon le récit de son avocat, Salvatore Di Fede, les trois sauveteurs ont sorti une première personne sur un matelas utilisé comme brancard, avant de retourner dans le logement pour secourir la seconde. L’un d’eux aurait également contribué à mettre à l’extérieur une bouteille de gaz afin d’éviter une explosion.

Les personnes secourues ont survécu. Mais l’intervention a aussi conduit à l’identification des trois hommes par la police. Les vérifications ont révélé que le jeune Tunisien ne disposait pas d’un titre de séjour et faisait déjà l’objet d’un arrêté d’expulsion.

Une mesure d’expulsion prise avant l’incendie

D’après La Repubblica, la mesure visant Jawher Haddaji avait été prise en juillet 2026 par la Questure de Mantoue. Après son identification à Pachino, il a été transféré au centre de rétention pour étrangers de Milo, près de Trapani, où il attend l’évolution de sa situation.

La chronologie est importante : la procédure migratoire n’a pas été déclenchée par son geste de sauvetage. C’est l’identification effectuée après l’incendie qui a remis sa situation administrative au premier plan.

La police lui attribue plusieurs antécédents judiciaires, selon le quotidien italien. Son avocat conteste cette présentation et a demandé à consulter les documents administratifs afin d’en vérifier le contenu. Ces éléments restent donc à distinguer des faits rapportés concernant le sauvetage.

L’avocat invoque un permis pour acte de valeur civile

Salvatore Di Fede demande aux autorités d’examiner la possibilité d’accorder à son client un titre de séjour au titre de l’article 42-bis du texte italien sur l’immigration. Cette disposition prévoit un permis temporaire pour les personnes ayant accompli des actes de particulière valeur civile, sous réserve des conditions applicables.

Le défenseur a adressé une demande à la Questure et au préfet de Syracuse. Selon La Repubblica, la première réponse de la Questure a été négative : l’administration a indiqué que la demande ne pouvait pas être acceptée, en renvoyant à une procédure administrative concernant le jeune homme. L’avocat réclame l’accès au dossier et entend poursuivre ses démarches.

Une mobilisation pour réexaminer sa situation

L’affaire suscite une mobilisation locale et politique. Des représentants du Mouvement 5 étoiles à Syracuse, des enseignants, des avocats et des membres de la société civile appellent les autorités à réexaminer le dossier en tenant compte du sauvetage.

L’une des personnes secourues se serait également déclarée prête à témoigner en faveur de Jawher Haddaji et à lui proposer un contrat de travail, selon le quotidien italien.

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Forages illégaux en Tunisie : 827 millions de mètres cubes prélevés en 2024

Le volume d’eau extrait des puits agricoles profonds non autorisés a quadruplé entre 2010 et 2024, selon le directeur général des ressources en eau. Face à cette pression sur les nappes souterraines, le ministère de l’Agriculture annonce le recours à des compteurs intelligents et à un système de suivi en temps réel.

Des prélèvements multipliés par quatre en quatorze ans

Les forages agricoles profonds non autorisés continuent de peser sur les ressources hydriques tunisiennes. Selon Aïssa Halimi, directeur général des ressources en eau au ministère de l’Agriculture, leur nombre est passé de 205 en 2010 à environ 3229 en 2024. Dans le même temps, les volumes d’eau prélevés ont progressé de 205 à 827 millions de mètres cubes.

Ces chiffres ont été présentés le 12 octobre 2026, lors d’une journée d’étude organisée à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) autour de la proposition de loi n° 18/2026, consacrée à la régularisation des puits agricoles profonds non autorisés.

Cette évolution complique le contrôle des quantités extraites et leur répartition entre les exploitants. Elle alourdit également les coûts de pompage et d’énergie, tout en alimentant les tensions entre utilisateurs.

Les nappes souterraines sous pression

Les conséquences ne sont pas uniquement économiques. Le responsable a évoqué la baisse du niveau des nappes, l’assèchement d’anciens puits superficiels, la dégradation des écosystèmes oasiens et le recul de la biodiversité. Dans certaines zones côtières, l’intrusion d’eau salée menace également la qualité des ressources souterraines.

Le phénomène s’inscrit dans un contexte de sécheresse récurrente, de diminution des précipitations et d’augmentation des besoins d’irrigation, notamment avec l’extension des cultures irriguées et des cultures sous serre.

Le ministère rappelle que les eaux souterraines relèvent du domaine public. Le forage et l’exploitation d’un puits nécessitent une autorisation préalable, laquelle encadre les conditions d’utilisation sans conférer à son titulaire la propriété de l’eau.

Des compteurs intelligents pour surveiller les volumes

Pour renforcer le contrôle, le ministère prévoit de déployer des compteurs intelligents associés à un système informatique de suivi. Selon Aïda Jreidi, chargée de la direction générale du génie rural et de l’exploitation des eaux, ce dispositif doit permettre de suivre les volumes prélevés dans chaque puits et de détecter les dépassements des quantités autorisées.

L’objectif est de disposer de données actualisées pour repérer les infractions et intervenir plus rapidement. Le calendrier de déploiement et les modalités concrètes de mise en œuvre restent toutefois à préciser.

Cette orientation prolonge les démarches de numérisation déjà évoquées par le ministère en mars 2026, avec un projet de plateforme électronique destiné à recevoir et traiter les demandes de régularisation des puits non autorisés.

Les quelque 3229 puits mentionnés lors de la journée d’étude ne doivent pas être confondus avec l’estimation plus large d’environ 34.000 points d’eau souterraine profonds non autorisés citée dans les données du secteur de l’eau pour 2024. Ces chiffres renvoient à des périmètres statistiques différents et ne sont donc pas directement interchangeables.

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Tunisie : 4660 biens immobiliers urbains appartiennent encore à des étrangers

Sur les 12.305 propriétés urbaines construites ou acquises avant 1956 recensées par le ministère des Domaines de l’État, 7645 ont été transférées au patrimoine national. Les 4660 autres restent la propriété de ressortissants étrangers, avec des modalités de gestion encadrées par la législation tunisienne.

Plus de 12.000 biens recensés avant l’indépendance

Le patrimoine immobilier détenu par des étrangers en Tunisie comprend deux catégories : les biens agricoles et les propriétés urbaines. Dans une réponse écrite à la députée Basma Hammami, qui avait interrogé le ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières sur ce recensement, notamment à Siliana, le département a apporté des précisions sur le statut de ces propriétés.

Pour les biens urbains construits ou acquis avant 1956, le ministère fait état de 12.305 propriétés. Parmi elles, 7645 appartenant à des ressortissants français ont été transférées à l’État tunisien dans le cadre des accords tuniso-français de 1984 et 1989.

Les 4660 autres demeurent la propriété de ressortissants étrangers. Contrairement à ce que pourrait laisser entendre leur nombre, le ministère n’annonce pas le transfert automatique de l’ensemble de ces biens à l’État.

Des transactions soumises à autorisation

Le régime applicable à ces propriétés est encadré par la loi n° 61 de 1983 relative aux immeubles appartenant à des étrangers, construits ou acquis avant 1956.

En principe, les opérations portant sur ces biens nécessitent l’autorisation du gouverneur territorialement compétent et du ministre des Domaines de l’État. Des dérogations sont toutefois prévues pour les propriétaires français et italiens qui vendent leurs biens à des Tunisiens, conformément aux lois de 1998 et de 2000.

Les propriétaires étrangers non-résidents doivent, pour leur part, confier la gestion de leurs biens à un agent immobilier agréé par les ministères compétents. À défaut, le ministère peut assurer lui-même cette gestion ou la confier à un organisme public ou à un mandataire désigné.

La SNIT chargée des biens vacants

La Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT) intervient dans la gestion d’une partie de ce patrimoine, notamment les biens vacants. Sous la supervision des ministères concernés, elle peut procéder à leur mise en location par voie d’enchères publiques.

Le ministère assure également le suivi des immeubles vacants et des bâtiments menaçant ruine, conformément au cadre légal applicable, notamment la loi n° 33 de 2024. Celle-ci encadre les procédures d’évacuation, de restauration ou d’expropriation tout en préservant les droits des propriétaires et des occupants.

Le recensement se poursuit

En parallèle, le ministère affirme poursuivre l’actualisation des listes de propriétés étrangères, en coordination avec l’Office national de la propriété foncière et la SNIT. L’objectif est de déterminer la situation juridique de chaque bien afin d’identifier les mesures à prendre au cas par cas.

Le régime des propriétés urbaines se distingue de celui des terres agricoles. La loi n° 5 de 1964 réserve la propriété des terres agricoles aux ressortissants tunisiens. Selon le ministère, l’application de ce texte a permis de régulariser une grande partie des terres auparavant détenues par des étrangers, tandis que les procédures concernant les parcelles restantes se poursuivent.

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Sousse : Le CHU Sahloul prépare ses équipes à la chirurgie robotique

Le Centre hospitalo-universitaire (CHU) Sahloul de Sousse a organisé une session de formation à l’utilisation d’un robot chirurgical au profit de son personnel médical et de médecins résidents de plusieurs spécialités. Cette initiative vise à préparer les équipes à l’adoption de techniques chirurgicales assistées par robot et à renforcer leurs compétences face aux nouvelles technologies médicales.

Une formation au bloc opératoire d’urologie

Organisée au bloc opératoire du service d’urologie, la session a réuni des professionnels de santé et des médecins résidents issus de différentes spécialités chirurgicales.

Selon le communiqué publié mardi 13 octobre par la direction générale de l’établissement, la formation vise à familiariser les participants avec les techniques de chirurgie robotique et à les initier à leur utilisation.

Le CHU Sahloul inscrit cette démarche dans sa volonté de développer les compétences de ses équipes et d’accompagner les évolutions technologiques du secteur médical.

La précision chirurgicale comme objectif

La chirurgie robotique permet au chirurgien de piloter des instruments à partir d’une console, avec une assistance technologique conçue pour faciliter certains gestes opératoires. Ses applications dépendent notamment de l’équipement utilisé, des interventions concernées et de la formation des équipes.

À Sahloul, l’établissement présente cette initiative comme un moyen de favoriser la précision des interventions et d’améliorer la qualité des services de santé.

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Michael Jackson : Un hommage symphonique à Tunis, 30 ans après son concert à El Menzah

L’Orchestre symphonique tunisien rendra hommage à Michael Jackson le jeudi 29 octobre au Théâtre de l’Opéra de Tunis, à la Cité de la Culture Chedly Klibi. Dirigé par Shady Garfi, ce spectacle de 1h45 revisitera plusieurs grands succès du chanteur américain, trente ans après son concert au stade olympique d’El Menzah, le 7 octobre 1996.

Les grands succès du King of Pop revisités

Intitulé « Tribute to Michael Jackson », le spectacle proposera une relecture symphonique de titres emblématiques du répertoire de l’artiste, notamment Billie Jean, Thriller, Beat It et Smooth Criminal.

Produite par le Pôle Musique et Opéra du Théâtre de l’Opéra de Tunis, cette représentation associera instruments classiques et rythmes pop, avec des prestations vocales et chorégraphiques sur scène.

Les parties vocales seront assurées par de jeunes solistes tunisiens : Daly Mj, Rabaa Ben Ammar et Farah Zribi. Sous la direction du chef d’orchestre Shady Garfi, cette création entend faire dialoguer l’univers de la musique symphonique avec les rythmes et les sonorités qui ont marqué la carrière du chanteur.

Trente ans après le concert d’El Menzah

Ce rendez-vous culturel intervient dans le sillage du trentième anniversaire du passage de Michael Jackson en Tunisie. Le 7 octobre 1996, la star américaine s’était produite au stade olympique d’El Menzah dans le cadre de sa tournée mondiale HIStory World Tour.

Le concert avait marqué une étape particulière dans l’histoire des spectacles internationaux accueillis en Tunisie. Trois décennies plus tard, l’hommage proposé à la Cité de la Culture remet le répertoire du chanteur à l’honneur dans une interprétation orchestrale.

Des billets entre 30 et 80 dinars

Le concert est programmé au Théâtre de l’Opéra de Tunis pour une durée annoncée d’une heure et 45 minutes. Quatre catégories de billets sont proposées selon l’emplacement dans la salle :

  • Orchestre Gold : 80 dinars
  • Orchestre : 60 dinars
  • Premier balcon : 40 dinars
  • Second balcon : 30 dinars

Les informations relatives à la disponibilité des places et aux modalités de réservation sont à vérifier auprès du Théâtre de l’Opéra de Tunis.

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PDL : Le parti abandonne son congrès et annonce un recours en appel

Le Parti destourien libre (PDL) renonce définitivement à organiser son congrès, initialement prévu les 3 et 4 octobre 2026, après une décision judiciaire ordonnant la suspension de ses travaux. Dans un communiqué publié mardi soir, son bureau politique annonce toutefois un appel et des démarches auprès des autorités tunisiennes et d’organisations de défense des droits humains.

Réuni mardi 13 octobre, le bureau politique du PDL a décidé d’abandonner définitivement le congrès, invoquant un cas de force majeure. Le rendez-vous devait se tenir les 3 et 4 octobre, avant que la chambre des référés du Tribunal de première instance de Tunis n’en ordonne la suspension le 2 octobre.

Un appel malgré l’abandon du congrès

Malgré cette décision, le bureau politique a annoncé son intention de faire appel du jugement. Il estime néanmoins que l’affaire est devenue « sans objet », puisque le congrès auquel se rapportait la procédure est désormais abandonné.

Dans son communiqué, le PDL affirme que la tenue de son congrès a été empêchée par des difficultés d’accès à des espaces publics et privés, auxquelles s’est ajoutée la décision judiciaire de suspension. Ces affirmations relèvent de la position exprimée par le parti.

Le PDL entend également adresser des plaintes et des recours à la présidence du gouvernement, ainsi qu’à des instances des Nations unies et à des organisations nationales et internationales de défense des droits humains. Il dénonce ce qu’il considère comme une atteinte au droit de ses militants à s’organiser et à exercer leurs activités politiques dans l’espace public.

Le PDL affirme vouloir poursuivre son activité politique

En dépit de l’abandon du congrès, le bureau politique affirme vouloir poursuivre son activité et continuer à diffuser les idées et le programme du parti. Il indique également se réserver la possibilité d’engager d’autres actions légales et pacifiques.

Cette décision intervient dans un contexte judiciaire qui a empêché la tenue du rendez-vous prévu début octobre. Le recours annoncé par le PDL constitue désormais la prochaine étape de la procédure, même si le parti considère que le litige a perdu son objet après l’abandon du congrès.

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Sousse : Un gazoduc à 200 MD pour renforcer l’approvisionnement énergétique

Estimé à 200 millions de dinars, le projet de gazoduc El Mourouj-Zriba-M’saken doit renforcer les capacités nationales de transport du gaz naturel, avec une capacité maximale annoncée de 2,7 millions de mètres cubes par heure. Une réunion tenue mardi 13 octobre au gouvernorat de Sousse a porté sur l’accélération de sa réalisation et la levée des obstacles administratifs et fonciers.

Trois tronçons pour renforcer le réseau gazier

Le projet comprend plusieurs conduites en acier destinées à renforcer le réseau national de transport du gaz naturel, selon les données présentées par les représentants de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) lors de la réunion présidée par le gouverneur de Sousse, Sofiène Tanfouri.

La principale canalisation, longue de 78,1 kilomètres et d’un diamètre de 24 pouces, reliera la station de Zriba à celle de M’saken. Deux autres tronçons sont prévus : une conduite de 3,8 kilomètres entre les stations de Fouchana et d’El Mourouj, ainsi qu’une canalisation de 43 kilomètres reliant Bourabiaa à Zriba.

Les infrastructures comprendront également deux stations de lancement et de réception du gaz et six stations de sectionnement à haute pression.

Un enjeu pour la production d’électricité

L’objectif est de renforcer les capacités du réseau national et de garantir la continuité de l’approvisionnement en gaz naturel, notamment pour les centrales électriques. Les besoins énergétiques augmentent particulièrement en période estivale, lorsque les températures élevées accentuent la demande d’électricité et les contraintes pesant sur le système énergétique.

Le projet s’inscrit dans le cadre du renforcement du réseau national de transport du gaz naturel, avec un financement de la Banque islamique de développement destiné au programme porté par la STEG.

Les procédures foncières à finaliser en novembre

La réunion du 13 octobre a également permis de fixer plusieurs échéances pour faire avancer le dossier. Les inspections techniques liées aux rapports d’essais doivent être effectuées avant la fin de la semaine, tandis que les procédures foncières concernant les emprises et les servitudes doivent être achevées avant la fin du mois de novembre 2026.

Le délai contractuel annoncé pour la réalisation du projet est de 17 mois. Ce calendrier doit toutefois être distingué des échéances administratives actuellement en cours : la réunion de suivi ne signifie pas, à elle seule, que les travaux de construction ont commencé.

Le projet représente ainsi un investissement important dans les infrastructures gazières tunisiennes, dont la mise en œuvre doit contribuer à sécuriser l’approvisionnement des centrales électriques et à répondre à l’évolution de la demande énergétique.

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Loi de finances 2027 : Kaïs Saïed promet des avancées sociales et un allègement fiscal

Le président Kaïs Saïed a placé la justice sociale, l’allègement de la pression fiscale et la satisfaction des besoins des citoyens au cœur de ses déclarations lors du Conseil des ministres du 13 octobre. Sans détailler les mesures envisagées, il a affirmé que le projet de loi de finances pour 2027 devait contribuer à améliorer les conditions de vie et que les attentes de la population ne seraient pas déçues.

La justice sociale au cœur du projet budgétaire

Réuni mardi 13 octobre au palais de Carthage sous la présidence de Kaïs Saïed, le Conseil des ministres a examiné plusieurs questions liées à la situation générale du pays, ainsi que les projets de loi de finances et de l’équilibre économique pour 2027, selon le communiqué de la Présidence de la République.

À l’ouverture de la réunion, le chef de l’État a établi un lien entre investissement et stabilité sociale. Selon lui, l’investissement ne peut produire ses effets que dans un environnement fondé sur la justice et l’équité. Il a également réaffirmé que la satisfaction des besoins des citoyens, dans tous les domaines et dans l’ensemble des régions, demeurait une priorité.

Évoquant le projet de loi de finances pour l’année prochaine, Kaïs Saïed a mis en avant deux orientations : la consécration de la justice sociale et l’allègement de la pression fiscale. Il a estimé que les divergences d’opinion autour du texte étaient naturelles, tout en soulignant qu’elles ne devaient pas faire perdre de vue l’intérêt national ni le droit des citoyens à une vie digne.

« Les citoyens ne sont pas de simples chiffres »

Le président de la République a insisté sur la dimension humaine de l’action publique. « Les citoyens ne sont pas de simples chiffres », a-t-il déclaré, rappelant que chaque responsable devait œuvrer à la concrétisation des droits des Tunisiens et à la suppression des obstacles qui empêchent leur réalisation.

Dans son intervention, il a également évoqué les sacrifices des martyrs, les souffrances des blessés ainsi que les aspirations et les espoirs de la population. Un rappel qui inscrit son discours budgétaire dans une exigence plus large de réponse aux attentes sociales.

Le président promet des réalisations concrètes

Kaïs Saïed a affirmé que les Tunisiens attendaient désormais des réalisations à la hauteur de leurs aspirations, assurant que ces attentes ne seraient pas déçues et que la volonté populaire se traduirait dans les faits.

Le chef de l’État a également mis en garde ceux qui chercheraient, selon ses termes, à faire pression sur l’État ou à perturber le fonctionnement de ses institutions. Il a conclu son intervention par une formule affirmant la continuité de l’État et la concrétisation de la volonté du peuple.

Au-delà des déclarations présidentielles, le contenu détaillé du projet de loi de finances et les arbitrages qui l’accompagneront seront déterminants pour apprécier la traduction effective des objectifs annoncés en matière de justice sociale et d’allègement fiscal.

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