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Budget 2027 : Le CNRD veut accélérer les projets publics sans sacrifier le rôle social de l’État

Rationalisation des dépenses, accélération des projets publics et réforme des subventions : la commission des finances et du budget du Conseil national des régions et des districts (CNRD) appelle à concilier maîtrise des équilibres financiers et protection du pouvoir d’achat, alors que se poursuit l’examen du budget de l’État pour 2027.

La préparation du budget 2027 met en évidence un défi central pour les finances publiques tunisiennes : dégager des marges pour l’investissement tout en maîtrisant les dépenses et en préservant les mécanismes de solidarité. Réunie lundi 12 octobre, la commission des finances et du budget du CNRD a examiné l’exécution du budget de l’État au premier semestre 2026 ainsi que les grandes orientations du prochain exercice.

Les membres de la commission ont insisté sur la nécessité de rationaliser les dépenses publiques et d’accélérer la réalisation des projets en cours. Ils ont notamment appelé à surmonter les obstacles administratifs et financiers qui retardent les investissements publics, avec pour objectifs de soutenir l’activité économique, de créer des emplois et d’améliorer les infrastructures et les services dans les régions.

L’investissement confronté aux contraintes budgétaires

Le suivi de l’exécution budgétaire constitue un enjeu majeur de cet examen. La commission s’est penchée sur l’évolution des ressources et des dépenses de l’État, ainsi que sur la contribution de secteurs productifs — agriculture, tourisme, industrie et énergie — à la croissance et au renforcement de la production nationale.

La question de l’investissement se pose dans un contexte de fortes contraintes financières. Les dépenses de compensation, notamment celles consacrées aux carburants, aux produits de base et aux céréales, pèsent sur les ressources disponibles, tandis que le service de la dette réduit les marges de manœuvre budgétaires.

Selon les données d’exécution budgétaire à fin juin 2026, les subventions aux hydrocarbures ont atteint 2,427 milliards de dinars au premier semestre, dépassant les dépenses d’investissement, qui se sont établies à 1,665 milliard. Ces chiffres illustrent la concurrence entre certaines dépenses de soutien et le financement des projets publics.

Réformer les subventions sans fragiliser le pouvoir d’achat

Pour le budget 2027, la commission appelle à une réforme du système de compensation et à un meilleur ciblage des aides, afin que les subventions bénéficient davantage aux personnes qui en ont besoin. Elle souligne toutefois que cette évolution doit préserver le pouvoir d’achat et le rôle social de l’État.

La commission souhaite également que les ressources publiques soient davantage orientées vers les priorités nationales, notamment la santé, les affaires sociales et l’investissement.

À ce stade, les déclarations de la commission relèvent d’orientations et de recommandations formulées dans le cadre de l’examen du budget. Elles ne constituent pas des mesures déjà adoptées ni des engagements chiffrés du projet de loi de finances pour 2027.

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Drogues en Tunisie : 1515 arrestations et 3 kg de cocaïne saisis en septembre

Les unités de la Garde nationale ont procédé à 1515 arrestations en septembre 2026 dans le cadre de la lutte contre les stupéfiants. Leur bilan fait état de saisies de cocaïne, de cannabis et de 25.000 comprimés stupéfiants, selon la Direction générale de la Garde nationale.

La lutte contre le trafic de stupéfiants a donné lieu à une série d’opérations au cours du mois de septembre. Dans un bilan vidéo publié lundi 12 octobre sur sa page officielle, la Direction générale de la Garde nationale a annoncé l’arrestation de 1515 personnes et la saisie de plusieurs produits stupéfiants.

Les saisies comprennent 110 plaquettes de cannabis, trois kilogrammes de cocaïne, 25.000 comprimés stupéfiants ainsi que 338 morceaux de cannabis de différentes tailles.

Deux individus particulièrement recherchés interpellés

Parmi les personnes arrêtées figure un individu faisant l’objet de 52 mandats de recherche, selon le bilan communiqué par la Garde nationale.

Les unités ont également interpellé un homme évadé de prison depuis les événements de la Révolution. Celui-ci faisait l’objet de cinq avis de recherche et avait été condamné à 30 ans de prison pour trafic de stupéfiants.

Ces deux cas illustrent les profils particuliers signalés par les autorités dans le cadre de leurs opérations.

La révision de la loi sur les stupéfiants envisagée

Ce bilan intervient alors que la Tunisie envisage de réviser la loi n° 92-52 du 18 mai 1992 relative aux stupéfiants afin de renforcer les moyens de lutte contre le trafic et de mieux cibler les réseaux criminels organisés.

En septembre, Mohamed Ali Chouaïbi, chef du service de lutte contre les stupéfiants à la direction de la police judiciaire d’El Gorjani, avait évoqué l’expansion des activités de ces réseaux aux niveaux local, régional et international, notamment grâce aux nouvelles technologies de communication.

En parallèle, le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a lancé en septembre la première phase d’une campagne nationale de communication consacrée à la prévention des risques liés aux drogues. Cette initiative associe plusieurs ministères, les médias publics ainsi que des organisations et associations partenaires.

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Automobile : La Corée du Sud prospecte les fournisseurs tunisiens

Une délégation sud-coréenne spécialisée dans les composants automobiles et les technologies industrielles est en Tunisie pour explorer de nouvelles possibilités de coopération. Après une rencontre avec le ministre de l’Économie, des visites d’entreprises sont prévues pour évaluer les capacités des industriels locaux et les perspectives de sous-traitance.

La coopération automobile entre la Tunisie et la Corée du Sud entre dans une phase de prospection industrielle. Réunis lundi 12 octobre à Tunis, des responsables d’entreprises sud-coréennes, de centres de recherche et d’innovation et de structures technologiques ont échangé avec le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, sur les possibilités de renforcer les partenariats entre les deux pays.

La mission s’inscrit dans les Journées de la coopération industrielle tuniso-coréenne, organisées avec la participation de Hyundai Tunisie et de la Chambre de commerce tuniso-coréenne. Plusieurs visites d’entreprises tunisiennes sont prévues mardi 13 octobre afin d’examiner les capacités de production et les possibilités de collaboration.

Des fournisseurs locaux dans le viseur

L’enjeu est de rapprocher les entreprises sud-coréennes des fabricants tunisiens de composants automobiles. Les échanges portent sur les équipements et composants, l’électronique embarquée, la mécatronique, les technologies industrielles, les solutions logicielles et la recherche-développement.

Pour la Tunisie, cette démarche représente une possibilité de renforcer l’intégration de ses industriels aux chaînes de valeur internationales. Le ministre Samir Abdelhafidh a notamment mis en avant les compétences de la main-d’œuvre tunisienne, la position géographique du pays et l’expertise acquise dans la fabrication de composants automobiles.

La délégation sud-coréenne a, de son côté, présenté la Tunisie comme une plateforme susceptible de faciliter le développement de ses activités vers les marchés africains et européens. Elle a exprimé son intérêt pour des partenariats à long terme, associant production industrielle et innovation technologique.

De la prospection aux projets concrets

La présence d’acteurs industriels et technologiques donne à cette mission une portée qui dépasse les seuls échanges institutionnels. Les visites d’usines doivent permettre d’apprécier les capacités des fournisseurs tunisiens et d’identifier d’éventuelles pistes de coopération.

L’enjeu sera donc de transformer les contacts entre industriels en commandes, en partenariats technologiques ou en investissements mesurables.

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Tunisie : Deux millions de motos, mais seulement 20.000 immatriculées

Environ deux millions de motos circuleraient en Tunisie, mais seules 20.000 disposeraient d’une immatriculation officielle, selon les chiffres de l’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR) rapportés par l’agence TAP. Dans ce contexte, les demandes d’assurance progressent fortement, avec 40.877 demandes attendues en 2026, selon la Fédération tunisienne des sociétés d’assurances (FTUSA).

Le contraste est saisissant. Alors que le parc des motos en circulation en Tunisie est estimé à environ deux millions de véhicules, le nombre de deux-roues officiellement immatriculés ne dépasserait pas 20.000, selon les données de l’ONSR citées lundi par la TAP. Cet écart met en évidence l’ampleur du défi administratif et réglementaire que représente le suivi de ces véhicules.

La question ne se limite pas à l’immatriculation. L’assurance constitue également un enjeu majeur, dans un contexte où les autorités cherchent à encourager les propriétaires de motos à respecter leurs obligations et à renforcer la sécurité routière.

Les demandes d’assurance en hausse de 50,3%

Les chiffres communiqués par la FTUSA témoignent d’une progression du recours au dispositif de répartition des demandes d’assurance. À fin septembre 2026, celui-ci avait traité 30.658 demandes, contre 20.398 pour l’ensemble de l’année 2025, soit une augmentation de 50,3%.

Le directeur général par intérim de la Fédération, Imed Hamdi, prévoit que le total atteindra 40.877 demandes à fin décembre, ce qui représenterait presque le double du volume enregistré en 2025.

Cette évolution doit toutefois être interprétée avec prudence : les chiffres portent sur les demandes réparties entre les compagnies d’assurance et ne permettent pas, à eux seuls, de déterminer combien de contrats ont effectivement été conclus ni quelle proportion du parc est assurée.

Un dispositif élargi et des contrôles renforcés

La FTUSA explique cette progression notamment par l’élargissement du mécanisme de répartition aux motos de 50 à 125 cm³, alors qu’il concernait auparavant les véhicules de moins de 50 cm³.

Imed Hamdi évoque également les campagnes de contrôle menées en coordination avec les autorités sécuritaires pour vérifier la souscription à l’assurance et le port du casque.

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Commerce extérieur : Le déficit tunisien franchit les 20 milliards de dinars

Le déficit commercial de la Tunisie a atteint 20,997 milliards de dinars à fin septembre 2026, contre 16,727 milliards un an auparavant. La hausse plus rapide des importations et l’aggravation du déficit énergétique accentuent le déséquilibre des échanges extérieurs, malgré la progression des exportations.

Le commerce extérieur tunisien continue de se dégrader. Selon les dernières données de l’Institut national de la statistique (INS), publiées le 12 octobre, le déficit commercial s’est creusé de 4,270 milliards de dinars sur les neuf premiers mois de 2026. Dans le même temps, le taux de couverture des importations par les exportations a perdu 2,9 points, passant de 73,5% à 70,6%.

Des importations qui progressent plus vite que les exportations

Entre janvier et septembre, les exportations tunisiennes ont atteint 50,400 milliards de dinars, en hausse de 8,6% par rapport à la même période de 2025. Les importations ont, elles, progressé de 13,1%, pour s’établir à 71,397 milliards de dinars.

L’écart entre ces deux rythmes explique une grande partie de la dégradation du solde commercial. En valeur, les exportations ont augmenté d’environ 3,980 milliards de dinars en un an, tandis que les importations ont progressé de 8,250 milliards.

La hausse des achats extérieurs concerne toutes les catégories de produits. Les importations énergétiques ont augmenté de 32%, celles des produits alimentaires de 16,3%, tandis que les matières premières et demi-produits ont progressé de 9,6%. Les biens de consommation et les biens d’équipement ont enregistré des hausses respectives de 9,5% et de 6,3%.

L’énergie absorbe près de la moitié du déficit

La balance énergétique constitue le principal point de fragilité des échanges extérieurs. Son déficit a atteint 10,480 milliards de dinars à fin septembre, contre 8,106 milliards durant les neuf premiers mois de 2025, soit une aggravation de 29,2%.

À elle seule, cette composante représente près de la moitié du déficit commercial total. Hors énergie, le déficit s’établit à 10,517 milliards de dinars. Les matières premières et demi-produits contribuent également au déséquilibre, avec un solde négatif de 5,242 milliards de dinars, devant les biens d’équipement (3,423 milliards) et les biens de consommation (2,772 milliards).

L’agroalimentaire soutient les exportations

Du côté des exportations, les industries agroalimentaires affichent une progression de 20,3%, portée notamment par la hausse des ventes d’huile d’olive. Les industries mécaniques et électriques avancent de 9,9%. Les exportations énergétiques augmentent également de 43,1%, sous l’effet de la progression des ventes de produits raffinés.

Cette dynamique reste toutefois contrastée. Les exportations des mines, des phosphates et de leurs dérivés ont reculé de 16,5%, tandis que celles du textile, de l’habillement et du cuir ont diminué de 4,7%.

Le secteur alimentaire demeure néanmoins un point positif : il dégage un excédent commercial de 919 millions de dinars environ.

A fin septembre, la progression des exportations ne suffit donc pas à compenser celle des importations. Le creusement du déficit énergétique et le recul du taux de couverture illustrent la persistance du déséquilibre commercial tunisien.

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Douane tunisienne : Les saisies de cocaïne dépassent déjà le bilan de toute l’année 2025

La Douane tunisienne a saisi plus de 101 kilogrammes de cocaïne entre janvier et septembre 2026, contre 94 kilogrammes sur l’ensemble de l’année précédente. Sur la même période, la valeur des marchandises de contrebande interceptées a dépassé 190 millions de dinars, hors moyens de transport.

Neuf mois pour dépasser le total annuel

Les saisies de cocaïne enregistrées par les services douaniers tunisiens ont déjà dépassé le bilan de toute l’année 2025. Selon Chokri Jebri, porte-parole de la Douane tunisienne, plus de 101 kilogrammes ont été interceptés au cours des neuf premiers mois de 2026, contre 94 kilogrammes sur l’ensemble de l’année précédente.

Ces chiffres, communiqués lors d’une intervention sur les ondes de Mosaïque FM, donnent la mesure des saisies réalisées depuis le début de l’année. Ils s’inscrivent dans un bilan plus large de la lutte contre les stupéfiants : les services douaniers ont également intercepté plus de 153 kilogrammes de cannabis et plus de 291.000 comprimés stupéfiants sur les neuf premiers mois de 2026.

À titre de comparaison, le bilan officiel du premier semestre faisait état de 78,4 kilogrammes de cocaïne saisis. Le total annoncé pour les neuf premiers mois traduit donc une progression des quantités interceptées au troisième trimestre.

Plus de 190 millions de dinars de marchandises saisies

Au-delà des stupéfiants, la valeur des marchandises de contrebande saisies par la Douane a dépassé 190 millions de dinars entre janvier et septembre 2026, sans compter les moyens de transport utilisés. Pour l’ensemble de 2025, ce montant s’élevait à environ 240 millions de dinars.

Le bilan comprend notamment plus de 59 tonnes de café, plus de 90 tonnes de bananes introduites en contrebande et plus de 459 tonnes de produits alimentaires. Les agents ont également saisi plus de 13 kilogrammes d’or, plus d’un million d’euros en devises, plus de 27.000 unités de médicaments et plus de 160.000 produits cosmétiques.

L’intelligence artificielle annoncée pour fin novembre

La Douane prévoit par ailleurs de renforcer ses outils de contrôle grâce à l’intelligence artificielle. Selon Chokri Jebri, le déploiement de ce dispositif d’aide au ciblage des déclarations douanières et des cargaisons suspectes doit débuter à la fin du mois de novembre 2026.

Le système doit analyser les données afin de mieux repérer les risques de fraude et les documents falsifiés, tout en accélérant les procédures pour les opérateurs en règle. Les premiers essais auraient permis d’améliorer la précision du ciblage de 20 à 25%, selon le porte-parole.

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Sécurité alimentaire : 1120 tonnes de denrées détruites et 125 établissements fermés en Tunisie

Depuis le début de l’année 2026, l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA) a fait saisir et détruire 1120 tonnes de denrées impropres à la consommation. Plus de 34.000 opérations de contrôle et 6000 analyses en laboratoire ont également donné lieu à 1347 procès-verbaux, 2070 avertissements écrits et la fermeture de 125 établissements.

Ces chiffres ont été présentés lors de la troisième réunion du conseil d’établissement de l’Instance pour 2026. Ils dressent un bilan des contrôles menés sur les établissements alimentaires ouverts au public, ainsi que des interventions portant sur les importations, les exportations et la qualité de l’eau potable.

Plus de 34.000 contrôles et 125 fermetures

Les opérations de contrôle ont abouti à la saisie et à la destruction de 1120 tonnes de produits alimentaires jugés impropres à la consommation. Les agents de l’INSSPA ont également dressé 1347 procès-verbaux à l’encontre des contrevenants et adressé 2070 avertissements écrits.

En parallèle, 125 établissements ne respectant pas les conditions essentielles de sécurité sanitaire des aliments ont fait l’objet d’une fermeture.

134 tonnes d’importations refusées

Le contrôle aux frontières constitue un autre volet de l’activité de l’Instance. Ses services ont traité 1233 dossiers d’importation de produits alimentaires, permettant l’entrée de plus de 50.000 tonnes de marchandises. En revanche, 134 tonnes de produits ne répondant pas aux normes en vigueur ont été refusées.

À l’exportation, les services de contrôle ont réalisé 13.193 opérations portant sur 10.564 expéditions et analysé 2629 échantillons. Ces interventions ont donné lieu à la délivrance de 10.237 certificats de contrôle de la qualité et de 642 certificats de conformité. Quarante-neuf cas de refus ont également été enregistrés au moment de l’expédition.

La qualité de l’eau également surveillée

Le bilan couvre aussi le contrôle de l’eau potable. L’INSSPA a effectué 17.294 mesures du chlore résiduel afin de vérifier l’efficacité de la désinfection, ainsi que 767 analyses bactériologiques et 434 analyses physicochimiques.

Des recherches portant notamment sur les métaux lourds, le plomb et les substances radioactives ont également été menées pour vérifier la conformité de l’eau aux exigences sanitaires.

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Lassaâd Yaâkoubi renvoyé devant la Chambre criminelle de Ben Arous

L’ancien secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, Lassaâd Yaâkoubi, a été renvoyé devant la Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Ben Arous. La décision de la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis marque une nouvelle étape dans une affaire portant sur des soupçons de spéculation et de monopole.

Lassaâd Yaâkoubi et un autre prévenu font l’objet d’un mandat de dépôt depuis le 10 octobre 2025. À cette date, le juge d’instruction du Tribunal de première instance de Ben Arous avait ordonné leur incarcération dans le cadre de l’enquête.

Une affaire liée au stockage de pommes de terre

Les premiers éléments rapportés lors de l’ouverture du dossier faisaient état de la saisie d’une importante quantité de pommes de terre entreposées dans un dépôt appartenant aux deux suspects. L’opération avait été menée par la brigade centrale de la Garde nationale de l’Aouina, sur autorisation du ministère public.

Après leur garde à vue, les deux hommes avaient été présentés au parquet de Ben Arous. Une enquête préliminaire avait alors été ouverte pour des soupçons de spéculation et de pratiques monopolistiques, avant la saisine du juge d’instruction.

Le renvoi devant la Chambre criminelle ouvre la voie à l’examen de l’affaire par la juridiction de jugement.

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Santé mondiale : Hechmi Louzir parmi les experts de la Commission du Lancet

Le professeur tunisien Hechmi Louzir figure parmi les experts associés à la nouvelle Commission du Lancet sur les menaces mondiales pour la santé au XXIe siècle. Publiée le 11 octobre 2026 et présentée au Sommet mondial de la santé à Berlin, cette étude identifie 17 menaces susceptibles de peser sur la santé et la survie humaines d’ici à 2100.

La participation d’un scientifique tunisien à cette initiative internationale place la recherche nationale au sein d’un travail consacré aux grands risques sanitaires, environnementaux, sociaux et technologiques des prochaines décennies.

La Commission du Lancet sur les menaces mondiales pour la santé au XXIe siècle réunit 35 experts issus de différents domaines, notamment la médecine, l’économie, la sécurité, la gouvernance et les technologies. Ses travaux s’appuient sur des données historiques et des analyses de risques couvrant 204 pays et territoires, élaborées avec le concours de l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME).

Dix-sept menaces à surveiller jusqu’en 2100

Parmi les risques identifiés figurent les pandémies naturelles, la résistance aux antimicrobiens, le changement climatique, la pollution de l’air, les conflits armés, la malnutrition infantile et l’obésité. L’étude prend également en compte les inégalités de revenus, le faible niveau d’instruction, la dégradation de la santé mentale et le recul de l’aide internationale au développement sanitaire.

Deux menaces retiennent particulièrement l’attention en raison de leur potentiel d’extinction : un conflit nucléaire et l’utilisation malveillante de l’intelligence artificielle. Les auteurs soulignent toutefois que ces risques ne doivent pas être considérés isolément, leurs effets pouvant se renforcer mutuellement.

L’objectif de la Commission n’est pas d’établir un classement définitif des dangers, mais de fournir aux décideurs un cadre commun pour anticiper les crises et orienter les politiques publiques, les investissements et l’innovation.

Agir avant que les risques ne deviennent des crises

Les experts préconisent trois axes d’action : renforcer la préparation des systèmes de santé, accélérer les investissements dans les innovations nécessaires et mettre en place un suivi régulier des menaces émergentes.

L’horizon retenu, de 2025 à 2100, vise à mesurer les conséquences possibles des décisions prises aujourd’hui sur la santé des générations futures. Les auteurs présentent plusieurs scénarios plausibles plutôt qu’une prédiction unique, en soulignant les incertitudes qui entourent certains risques.

Pour la Tunisie, la présence de Hechmi Louzir dans cette initiative constitue un point d’ancrage national dans un débat scientifique mondial. Les travaux de la Commission rappellent surtout que la prévention des crises sanitaires dépasse désormais le seul champ médical et suppose une coordination entre santé publique, environnement, économie, sécurité et technologie.

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Kamel Ghribi : Un homme d’affaires tunisien au cœur des réseaux internationaux de la santé

Présent à la Maison-Blanche à l’occasion du Columbus Day, l’homme d’affaires tunisien Kamel Ghribi évolue au croisement de la santé, des investissements et de la coopération internationale. À la tête de GKSD Investment Holding et vice-président du groupe hospitalier italien San Donato, il a déjà porté des initiatives concrètes avec la Tunisie. Reste à savoir si cette présence internationale peut déboucher sur de nouveaux projets dans son pays d’origine.

La participation de Kamel Ghribi à la célébration du Columbus Day organisée à la Maison-Blanche par Donald Trump, le 10 octobre 2026, s’inscrit dans un parcours construit entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. À cette occasion, l’entrepreneur a plaidé pour le renforcement des relations entre l’Italie et les États-Unis, citant notamment les possibilités de coopération dans la santé, les infrastructures, l’innovation et l’investissement.

Au-delà de cette déclaration, son profil présente un intérêt économique plus concret pour la Tunisie. Président de GKSD Investment Holding et vice-président du groupe San Donato, il intervient dans des secteurs où les besoins tunisiens restent importants, notamment les infrastructures sanitaires, la formation médicale et le développement des compétences.

La santé, principal trait d’union avec la Tunisie

L’une des initiatives les plus tangibles remonte à mars 2023. Le groupe San Donato avait alors accueilli en Italie les premières infirmières tunisiennes d’un contingent de 76 professionnelles recrutées dans le cadre d’une coopération impliquant les autorités italiennes. Kamel Ghribi, qui avait soutenu le projet, avait présenté cette démarche comme un moyen de favoriser la formation sanitaire et la mobilité professionnelle légale.

Cette initiative illustre une forme de coopération qui dépasse les déclarations d’intention : elle associe les besoins de recrutement des établissements italiens aux compétences disponibles en Tunisie. Elle pose également la question des bénéfices à long terme pour le pays d’origine, notamment en matière de formation, de circulation des compétences et de partenariats entre établissements.

En janvier 2024, Ghribi avait par ailleurs exprimé publiquement son attachement à la Tunisie et sa volonté de contribuer à son développement, en insistant sur le rôle des compétences tunisiennes et des partenaires internationaux.

Des ambitions à distinguer des investissements réalisés

Le groupe GKSD développe des projets internationaux dans la santé et les infrastructures. Ses activités récentes comprennent notamment des initiatives hospitalières en Irak et en Égypte, ainsi que des opérations dans d’autres marchés. Cette implantation internationale témoigne de sa capacité à mobiliser des partenaires et des compétences dans plusieurs régions.

Pour autant, les projets menés à l’étranger ne constituent pas la preuve d’un investissement imminent en Tunisie.

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Phosphates : Le retour à 10 millions de tonnes par an annoncé comme objectif

La Tunisie ambitionne de retrouver une production annuelle de phosphate proche de 10 millions de tonnes, tout en augmentant la part transformée localement en engrais et autres produits industriels. Le ministre Salah Zouari a réaffirmé cette orientation, sans annoncer d’échéance précise, alors que la relance du secteur reste confrontée à un écart important entre les objectifs affichés et les volumes récemment produits.

La relance du phosphate tunisien reste un chantier majeur pour l’industrie nationale. Dans un entretien accordé à la plateforme spécialisée Energy Platform, basée à Washington, Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, a présenté les grandes orientations retenues pour le secteur minier.

Lire aussi : Tunisie : Le phosphate vise 9,4 millions de tonnes en 2035, après une décennie de panne

L’objectif affiché est de retrouver un rythme de production d’environ 10 millions de tonnes de phosphate par an. Pour y parvenir, le ministre évoque la réhabilitation des installations existantes et l’amélioration de leur rendement. Il n’a toutefois pas précisé de calendrier permettant de mesurer à quelle échéance ce niveau pourrait être atteint.

Un écart important entre l’objectif et la production

L’ambition annoncée doit être mise en perspective avec les résultats récents de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG). La production de l’entreprise a atteint environ 3,9 millions de tonnes en 2025, selon des chiffres présentés à l’Assemblée en avril 2026. Retrouver un volume annuel de 10 millions de tonnes supposerait donc de multiplier la production par plus de deux et demi par rapport à ce niveau.

Le défi ne se limite pas à l’extraction. Les performances du secteur dépendent également de la capacité à remettre à niveau les équipements, à assurer l’acheminement du minerai et à améliorer la continuité de la production. La modernisation des installations figure ainsi parmi les conditions essentielles de la relance.

Miser davantage sur la transformation locale

Le ministre a également insisté sur la valorisation industrielle du phosphate. L’objectif évoqué consiste à transformer entre 60% et 70% des matières extraites en produits à plus forte valeur ajoutée, notamment des engrais.

Cette orientation vise à renforcer le poids des activités de transformation dans la chaîne de valeur du phosphate. Elle suppose toutefois de développer les capacités industrielles nécessaires et de préciser les investissements, les délais et les volumes concernés. L’extrait de l’entretien ne fournit pas de calendrier pour atteindre cette proportion.

L’enjeu est donc double pour la Tunisie : augmenter sensiblement les quantités extraites et tirer davantage de valeur de la ressource grâce à sa transformation sur le territoire national.

Le retour à 10 millions de tonnes par an reste, à ce stade, une ambition annoncée par le ministre plutôt qu’un résultat acquis.

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Ceuta : Des navires de guerre marocains ont failli entrer en collision avec la marine espagnole

Des bâtiments de la Marine royale marocaine ont effectué plusieurs incursions dans les eaux revendiquées par l’Espagne autour de Ceuta, fin juillet et début août 2026. Selon le quotidien El País, ces manœuvres ont failli provoquer une collision entre navires militaires et conduit Madrid à renforcer son dispositif naval avant une intervention auprès de Rabat.

Les tensions maritimes entre le Maroc et l’Espagne autour de Ceuta ont pris une nouvelle dimension. Dans une enquête publiée lundi 12 octobre, le quotidien espagnol El País révèle que plusieurs bâtiments de la Marine royale marocaine ont pénétré à plusieurs reprises dans les eaux revendiquées par Madrid autour de l’enclave espagnole, les 30 et 31 juillet puis durant les premiers jours d’août.

Selon des sources informées des incidents citées par le journal, au moins une frégate et plusieurs patrouilleurs marocains ont navigué dans cette zone sans autorisation espagnole. Les manœuvres répétées ont fait monter la tension entre les deux marines, au point de faire craindre une collision entre un patrouilleur espagnol et un bâtiment marocain.

Madrid déploie trois bâtiments militaires

Face à ces incursions, l’état-major espagnol a renforcé sa présence navale à Ceuta. Le patrouilleur hauturier Rayo, habituellement basé aux Canaries, est arrivé dans le port de la ville le 3 août pour consolider la surveillance maritime.

La marine espagnole a ensuite mobilisé la frégate Santa María, envoyée depuis la base navale de Rota, en Andalousie. Une avarie a toutefois contraint ce bâtiment à être remplacé par la frégate Navarra. Les deux navires ont fait escale à Ceuta le 6 août afin de transférer l’équipe d’infanterie de marine et son équipement.

Selon les informations rapportées par El País, les mouvements navals marocains ont cessé après ce déploiement dissuasif et une intervention de haut niveau du ministère espagnol de la Défense auprès des autorités marocaines.

Un différend maritime sur fond de crise migratoire

Ces événements se sont déroulés au moment où plus de 70.000 migrants étaient arrivés à Ceuta les 30 et 31 juillet, en franchissant la frontière terrestre ou en rejoignant l’enclave à la nage. Les sources citées par El País n’établissent toutefois pas de coordination entre les mouvements des navires marocains et les arrivées migratoires.

L’incident s’inscrit dans un différend territorial ancien. L’Espagne revendique une mer territoriale de 12 milles nautiques autour de Ceuta, tandis que le Maroc ne reconnaît pas la souveraineté espagnole sur la ville ni sur ses eaux. Cette divergence explique la sensibilité des opérations navales dans la zone.

Les révélations interviennent également à la veille de la visite officielle de Felipe VI et de la reine Letizia à Ceuta, prévue le 13 octobre, puis à Melilla le lendemain. Le souverain espagnol doit ainsi effectuer son premier déplacement officiel dans ces deux villes depuis son accession au trône en 2014, dans un contexte marqué par les tensions migratoires et les différends de souveraineté entre Madrid et Rabat.

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SNJT : Zied Dabbar réélu, voici la composition du nouveau bureau exécutif

À l’issue de son septième congrès, tenu les 10 et 11 octobre 2026 à Tunis, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a élu son nouveau bureau exécutif pour le mandat 2026-2029. Zied Dabbar est arrivé en tête du scrutin avec 336 voix. Neuf membres ont été élus au bureau exécutif, tandis que quatre autres ont obtenu le statut de suppléant.

Le nouveau bureau exécutif du SNJT est désormais connu. Zied Dabbar arrive en première position avec 336 voix, devant Jihène Louati, qui en a recueilli 299, et Amine Dhebaïbi, avec 290 voix.

Le bureau compte neuf membres élus. Adel Riahi a obtenu 265 voix, suivi de Siwar Amaïdia et Habiba Lâabidi, qui ont recueilli chacune 263 voix. Abderraouf Bali a totalisé 255 voix, Karim Wannes 242 et Bochra Sellami 241.

Quatre membres suppléants

Le scrutin a également permis d’élire quatre membres suppléants. Awatef Jebali a obtenu 222 voix, devant Noureddine Ahmed (216), Slim Boukhdhir (160) et Nedra Berrejeb (95).

Ces résultats ont été annoncés à l’issue du septième congrès du SNJT, organisé à Tunis les 10 et 11 octobre. Le nouveau bureau exécutif aura la charge de conduire les travaux du syndicat durant le mandat 2026-2029.

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Logement : 217 appartements prévus à Fouchana dans le cadre de la location-accession

La Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT) a été chargée de réaliser un projet résidentiel à Fouchana, dans le gouvernorat de Ben Arous, dans le cadre du programme de location-accession. L’opération s’inscrit dans le plan de développement 2026-2030, qui prévoit la construction d’environ 5000 logements pour un coût estimé à 750 millions de dinars.

Un projet réalisé selon la formule « clé en main »

Une décision gouvernementale signée par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, et publiée au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), confie la réalisation du projet à la SNIT dans le cadre d’un marché public selon la formule « clé en main ».

Un appel d’offres publié début octobre fait état de la conception et de la réalisation de 217 appartements à Fouchana, dans le secteur d’El Mghira, sous l’intitulé « Cité Al Ichrak ».

Près de 5 000 logements programmés d’ici 2030

Lancé par le ministère de l’Équipement et de l’Habitat dans le cadre du plan de développement 2026-2030, le programme de location-accession vise à faciliter l’accès à la propriété pour les ménages à revenus limités ou moyens.

Le mécanisme repose sur le paiement de mensualités locatives à l’issue desquelles le logement devient la propriété du bénéficiaire. Les projets doivent être réalisés par des promoteurs immobiliers publics, notamment la SNIT et la Société de promotion des logements sociaux (SPROLS).

Selon les données du ministère, environ 5000 logements doivent être construits entre 2026 et 2030, pour un investissement prévisionnel de près de 750 millions de dinars.

Le ministère prévoit également une plateforme numérique destinée à recueillir les candidatures et à organiser l’attribution des logements selon des procédures transparentes. Aucun calendrier précis d’ouverture des inscriptions pour le projet de Fouchana n’a toutefois été annoncé.

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Croisières en Tunisie : La Goulette vise 355.000 touristes en 2026

Le port de La Goulette a accueilli environ 243.000 croisiéristes à fin septembre 2026, contre 200.000 durant la même période de l’année précédente, soit une progression de 21,5%. L’Office de la marine marchande et des ports (OMMP) prévoit désormais près de 355.000 touristes sur l’ensemble de l’année, contre 270.000 en 2025.

Selon les données publiées vendredi 9 octobre par l’OMMP, cette prévision annuelle représente une hausse attendue de 31,5% sur un an. Elle traduit la progression du trafic de croisière enregistré au principal port tunisien accueillant cette catégorie de visiteurs.

Plus de 10.000 arrivées en une journée

Le jeudi 8 octobre, le port de La Goulette a accueilli plus de 10.000 touristes de différentes nationalités à bord de deux navires de croisière en provenance de Barcelone, en Espagne.

Une partie des visiteurs s’est rendue dans les sites archéologiques et les zones touristiques de la capitale, ainsi que dans les commerces spécialisés dans l’artisanat.

Un objectif annuel en hausse

Avec environ 243.000 touristes accueillis au cours des neuf premiers mois, le port a déjà enregistré près de 90% du total atteint sur l’ensemble de 2025. Pour atteindre l’objectif de 355.000 visiteurs, il lui reste à accueillir environ 112000 croisiéristes au dernier trimestre.

Cette projection reste une prévision de l’OMMP. Elle confirme néanmoins la progression du trafic de croisière à La Goulette, dont les retombées concernent notamment les excursions touristiques, les sites culturels et les commerces de la capitale.

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Énergie : 300 MW de solaire et d’éolien attendus avant l’été 2027

La Tunisie prévoit de renforcer ses capacités de production électrique et d’accélérer ses projets renouvelables pour sécuriser l’approvisionnement face aux pics de consommation. Présenté lors d’un Conseil ministériel restreint tenu vendredi 9 octobre, le plan d’action de la STEG prévoit notamment 250 mégawatts (MW) supplémentaires grâce à l’amélioration des centrales existantes et l’intégration d’environ 300 MW d’énergies renouvelables avant l’été 2027.

Des capacités supplémentaires pour sécuriser l’approvisionnement

Le programme prévoit plusieurs interventions sur le parc électrique existant. L’installation de systèmes de refroidissement de l’air à l’entrée des turbines doit améliorer les performances des unités en service et dégager environ 250 MW de capacité supplémentaire.

La STEG prévoit également la mise en service d’une troisième turbine à gaz de 300 MW à Borj El Amri, l’installation de moteurs à gaz totalisant 200 MW et le rétablissement de la pleine capacité des centrales de Kchabta et de Mateur, estimée à environ 190 MW.

Ces opérations combinent amélioration des installations existantes et nouveaux équipements. Leur réalisation doit contribuer à répondre à la demande, particulièrement élevée durant les périodes de pointe.

Le solaire et l’éolien au programme

Le plan prévoit le raccordement d’environ 300 MW issus de projets renouvelables avant l’été 2027, auxquels s’ajouteront près de 40 MW dans le cadre du cinquième cycle du régime des autorisations.

Parmi les projets annoncés figurent l’extension du parc éolien de Sidi Daoud, avec 30 MW supplémentaires, une centrale photovoltaïque de 50 MW à Béni M’hira, équipée d’un stockage de 20 mégawattheures (MWh), et une centrale solaire de 200 MW à Tataouine, associée à un stockage de 100 MWh.

Un système central de stockage par batteries, d’une puissance de 300 MW et d’une capacité de 600 MWh, figure également dans le programme. Ces équipements doivent contribuer à mieux gérer l’équilibre entre production et consommation.

Réduire la pression aux heures de pointe

Le gouvernement prévoit aussi de réduire la demande électrique de 300 MW durant les périodes de forte consommation et d’améliorer le dispositif de délestage. La modernisation du réseau et le déploiement de compteurs intelligents font également partie des orientations annoncées.

Présidant la réunion, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a appelé à accélérer l’exécution des projets et à en assurer un suivi sur le terrain.

L’ensemble de ces mesures s’inscrit dans l’objectif national de porter à 35% la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité à l’horizon 2030. Les capacités annoncées restent toutefois des objectifs de réalisation : leur contribution effective dépendra du calendrier de mise en œuvre et de leur raccordement au réseau.

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Tunisie : Le ministère des Finances défend la résilience du pays

La Tunisie a maintenu une croissance positive malgré les crises successives, tout en préservant ses principaux équilibres macroéconomiques, selon le chef de cabinet du ministère des Finances, Zouheïr Attallah. Cette appréciation, formulée lors du 4ᵉ Forum financier arabe organisé à Tunis, intervient alors que l’inflation est repartie à la hausse en septembre 2026.

S’exprimant vendredi 9 octobre, au nom de la ministre des Finances, Michket Salama Khaldi, Zouheïr Attallah a mis en avant la capacité des institutions publiques à faire face aux crises sanitaires, aux catastrophes naturelles et aux perturbations de l’économie mondiale. Il a également souligné les efforts engagés pour maintenir des indicateurs macroéconomiques qu’il estime à des niveaux acceptables.

Une croissance positive, une inflation en hausse

Les données disponibles apportent des éléments de contexte à ce discours. Au deuxième trimestre 2026, le produit intérieur brut (PIB) tunisien a progressé de 2,3% sur un an. Cette croissance positive constitue un indicateur favorable, sans suffire à elle seule à mesurer la solidité de l’ensemble de l’économie.

L’évolution des prix appelle, en revanche, à nuancer le tableau présenté. Selon l’Institut national de la statistique (INS), le taux d’inflation a atteint 5,6% en septembre 2026, contre 5,4% en août. Cette accélération intervient alors que les prix continuent de peser sur le pouvoir d’achat des ménages.

Sur le front des finances publiques, les prévisions de la loi de finances 2026 retiennent un déficit budgétaire équivalant à 6% du PIB et une dette publique représentant 83,4% du PIB. Ces chiffres sont des objectifs prévisionnels annuels et ne constituent pas un bilan définitif de l’exercice en cours.

Des réformes axées sur la gestion publique

Au-delà du diagnostic économique, le responsable a insisté sur les réformes engagées à court et à moyen termes par le ministère des Finances. Elles portent notamment sur le renforcement de la bonne gouvernance, l’amélioration de la transparence des politiques publiques et la consolidation des principes de responsabilité dans la gestion des deniers publics.

Il a également plaidé pour une révision des priorités de dépenses afin de favoriser les secteurs présentant un rendement élevé et d’améliorer l’affectation des ressources disponibles.

Organisé les 6 et 7 octobre à Tunis sous le thème « Résilience et durabilité financières », le forum a réuni des responsables et des représentants de plusieurs institutions arabes. La rencontre, organisée avec l’Organisation arabe pour le développement administratif et le Département des finances centrales de Sharjah, visait à favoriser les échanges d’expertise, notamment dans le domaine des technologies financières numériques.

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PLF 2027 : Le CNRD veut accélérer l’examen des équilibres budgétaires

La commission des finances et du budget du Conseil national des régions et des districts (CNRD) prévoit de tenir des séances quotidiennes pour approfondir l’examen du projet de loi de finances 2027. Réunie vendredi, elle a notamment abordé les hypothèses de croissance, les prix de l’énergie, le taux de change et les besoins de financement de l’État.

Selon un communiqué rapporté par l’a’agence TAP le 10 octobre, les travaux porteront également sur le rapport du ministère des Finances relatif à l’exécution du budget de l’État au premier semestre 2026. L’objectif est d’examiner les orientations du prochain budget et de préparer des propositions et des amendements tenant compte des priorités nationales et des ressources disponibles.

Croissance, déficit et dette au cœur des discussions

Les membres de la commission ont discuté des hypothèses économiques susceptibles d’influencer les équilibres financiers de l’État, notamment la croissance, les prix du pétrole et de l’énergie ainsi que l’évolution du taux de change.

Les débats ont également porté sur les besoins de financement, le déficit budgétaire et l’endettement public. Les membres ont soulevé la question de la capacité de l’État à honorer ses engagements tout en mobilisant les ressources nécessaires à l’investissement.

Aucun nouvel objectif chiffré de croissance, de déficit ou d’endettement n’a toutefois été annoncé dans le compte rendu de cette réunion. Les échanges s’inscrivent dans la phase d’examen du projet de loi de finances, avant la formulation éventuelle de propositions d’amendement.

Les dépenses publiques et le patrimoine de l’État examinés

La commission a également insisté sur l’évaluation de l’exécution des budgets précédents et le suivi de l’avancement des projets publics. Ces travaux doivent permettre d’identifier les difficultés qui entravent leur réalisation et d’améliorer l’utilisation des deniers publics.

La rationalisation des dépenses et une meilleure exploitation des ressources ont aussi été évoquées. Les membres ont notamment souligné le potentiel de valorisation du patrimoine immobilier de l’État pour mobiliser des ressources supplémentaires et soutenir l’investissement public.

La commission entend enfin renforcer la coordination avec les autres commissions et associer les différentes parties prenantes à l’élaboration de propositions jugées réalistes, dans l’objectif d’améliorer la gestion des finances publiques et de favoriser un développement régional équitable.

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Météo en Tunisie : Pluies au Nord et températures en baisse

Le temps sera marqué ce samedi 10 octobre 2026 par des pluies éparses, localement orageuses, sur les régions côtières du Nord et une légère baisse des températures, selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM).

Le ciel sera parfois très nuageux au Nord et passagèrement nuageux dans le reste du pays. Le vent soufflera de secteur ouest sur le Nord et le Centre, et de secteur est sur le Sud. Il sera fort près des côtes nord et modéré à relativement fort ailleurs.

La mer sera très agitée à houleuse au Nord et agitée sur les autres côtes.

Les températures maximales varieront entre 19 et 24 °C au Nord et dans les régions ouest du Centre, entre 25 et 29 °C dans le reste du pays, et atteindront 31 °C dans l’extrême Sud.

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Solaire à Gabès : La BERD ajoute 3 millions d’euros au financement de Voltalia

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a approuvé, le 2 octobre 2026, un financement supplémentaire de 3,03 millions d’euros pour le projet de centrale solaire de Menzel Habib, dans le gouvernorat de Gabès. Cette rallonge porte son engagement total à 37,74 millions d’euros, contre 34,71 millions auparavant, sur un projet désormais évalué à 107,2 millions d’euros.

Des coûts de construction en hausse

Dans sa fiche actualisée le 9 octobre 2026, la BERD explique cette augmentation par la hausse des coûts d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction, ainsi que par celle des équipements. La banque prévoit également une enveloppe supplémentaire pour couvrir d’éventuels imprévus.

Le financement supplémentaire représente une progression d’environ 8,7% de l’engagement initial de la BERD. Il ne correspond toutefois pas, à lui seul, à une augmentation équivalente du coût total du projet : les deux montants désignent des éléments distincts du plan de financement.

Le coût global de l’investissement atteint désormais 107,2 millions d’euros. La BERD avait initialement approuvé un prêt de 34,71 millions d’euros le 17 décembre 2025. Le projet est porté par Menzel Parc Solaire, une société de projet détenue à 100% par Voltalia, groupe français spécialisé dans les énergies renouvelables.

Le raccordement au réseau, un autre enjeu financier

Au-delà de la production d’électricité, l’investissement comprend les infrastructures nécessaires au raccordement de la centrale au réseau national. Une subvention de 3 millions d’euros de la plateforme d’investissement de voisinage de l’Union européenne doit contribuer au financement de ces équipements, notamment un poste électrique et des lignes de transport à haute tension.

Ces infrastructures doivent ensuite être transférées à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), conformément au régime de concession. L’électricité produite sera vendue à l’entreprise publique dans le cadre d’un contrat d’achat d’une durée de 25 ans.

La BERD présente le projet comme une contribution aux objectifs tunisiens de développement des énergies renouvelables. La centrale doit apporter une capacité de production solaire supplémentaire au réseau électrique et contribuer à réduire les émissions de dioxyde de carbone.

Dans son communiqué du 30 décembre 2024, Voltalia avait annoncé avoir remporté un projet solaire de 139 mégawatts à Menzel Habib. La fiche de financement de la BERD décrit, pour sa part, une centrale photovoltaïque pouvant atteindre 100 mégawatts.

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