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Huile d’olive : Moins d’olives, des prix en hausse en Tunisie ?

La récolte des olives en Tunisie devrait enregistrer un recul de 30 à 40 % au cours de la campagne 2026-2027 par rapport à la saison précédente, selon les estimations avancées samedi 10 octobre par Abdallah Sahraoui, membre du Syndicat tunisien des oléiculteurs. Cette baisse pourrait exercer une pression à la hausse sur les prix de l’huile d’olive, dans un contexte où les cours restent liés à l’évolution du marché international. En parallèle, l’apparition de la maladie de la tuberculose de l’olivier dans des oliveraies du Sahel et de Sfax suscite des inquiétudes pour la filière.

Les premières estimations disponibles confirment une campagne moins abondante dans plusieurs régions. À Sidi Bouzid, l’une des principales zones oléicoles du pays, la récolte est estimée à environ 350 000 tonnes pour la saison 2026-2027, contre quelque 500 000 tonnes lors de la campagne précédente, selon les données rapportées par l’agence TAP le 30 septembre. Cela représente une baisse de 30 % dans ce gouvernorat.

Des récoltes régionales en recul, avec des disparités

À Manouba, les prévisions font état d’une production de 14 000 tonnes d’olives à huile, contre plus de 20 750 tonnes la saison précédente, soit un recul d’environ 32 %, selon les informations publiées par la Radio nationale le 9 octobre.

Abdallah Sahraoui a également évoqué des estimations préliminaires d’environ 30 000 tonnes pour le gouvernorat de Sousse. Ces chiffres régionaux restent à distinguer d’une estimation nationale consolidée : les données citées ne permettent pas, à elles seules, de chiffrer précisément le volume total attendu pour l’ensemble de la Tunisie.

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La diminution de la récolte pourrait se répercuter sur les prix de l’huile d’olive. Selon Sahraoui, leur évolution dépendra notamment des cours internationaux. Une production tunisienne moins abondante ne signifie toutefois pas automatiquement une hausse déterminée des prix : celle-ci dépendra également de l’offre des autres pays producteurs, de la demande et des conditions de commercialisation.

À la baisse attendue de la récolte s’ajoute un risque phytosanitaire. Abdallah Sahraoui a alerté sur la présence de la tuberculose de l’olivier dans plusieurs oliveraies des gouvernorats de Mahdia et de Sfax, appelant le ministère de l’Agriculture à intervenir pour éviter la propagation de la maladie.

La tuberculose de l’olivier, un risque supplémentaire pour la filière

Cette affection bactérienne se manifeste notamment par l’apparition de nodules ou de protubérances ligneuses sur les branches et les rameaux. La bactérie peut pénétrer dans les tissus de l’arbre par des blessures, notamment celles provoquées lors de la taille, ce qui rend les pratiques d’entretien et les mesures sanitaires particulièrement importantes.

Le responsable syndical appelle ainsi à une mobilisation des différents intervenants afin de protéger les oliveraies et de limiter les risques pour la production. L’enjeu dépasse la seule campagne en cours : l’oléiculture constitue une composante importante de l’agriculture tunisienne, de l’activité des huileries et des exportations nationales.

Entre les prévisions de récolte en baisse et les alertes sanitaires, le suivi de la campagne 2026-2027 sera déterminant pour apprécier les volumes effectivement récoltés et leurs conséquences sur le marché de l’huile d’olive.

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Nouvelle attaque contre l’aéroport de Riyad : Plusieurs blessés et évacuation des passagers

L’aéroport international King Khalid de Riyad, en Arabie saoudite, a été de nouveau touché par une attaque samedi 10 octobre 2026, faisant plusieurs blessés et entraînant l’évacuation d’une partie de ses installations, selon des informations rapportées par Reuters et l’Associated Press. Un missile aurait frappé le complexe abritant les terminaux 3 et 4, dédiés aux vols intérieurs.

Des témoins ont signalé une explosion à l’intérieur de l’aéroport et la présence de personnes blessées au sol. Plusieurs ambulances ont été dépêchées sur place pour prendre en charge les victimes. Selon Reuters, les autorités saoudiennes n’avaient pas immédiatement communiqué de bilan officiel ni apporté de précisions sur les circonstances de cette nouvelle attaque.

Deux jours après une précédente série de frappes

Cette attaque intervient deux jours après une précédente série de frappes contre l’aéroport et un appareil de la compagnie nationale Saudia, qui avaient coûté la vie à trois ressortissants saoudiens et fait plusieurs blessés, selon l’Autorité générale de l’aviation civile saoudienne.

Les perturbations du trafic aérien se sont également accentuées. Des vols à destination de Riyad ont été annulés ou déroutés, tandis que plusieurs compagnies aériennes ont suspendu certaines liaisons avec la capitale saoudienne. L’aéroport a appelé les voyageurs à vérifier le statut de leurs vols auprès des compagnies avant de se rendre sur place.

Lire aussi : Arabie saoudite : Trois morts dans les attaques houthies contre deux aéroports, Riyad de nouveau visé

Cette nouvelle attaque survient dans un contexte d’escalade militaire dans la région, marqué par des frappes répétées contre des infrastructures saoudiennes. Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, avaient revendiqué certaines attaques précédentes, mais aucune responsabilité dans celle de samedi n’était établie dans les premières informations disponibles.

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Entrée sud de Tunis : Nouvelle phase de travaux à Jebel Jelloud dès le 13 octobre

La circulation sera partiellement réorganisée à Jebel Jelloud à partir du mardi 13 octobre 2026, en raison de travaux sur la chaussée dans le cadre du projet d’extension de l’entrée sud de Tunis. Les restrictions concerneront les automobilistes se dirigeant vers le centre de la capitale comme ceux qui en sortent en direction de Sousse, pendant une semaine.

Dans un communiqué publié samedi 10 octobre, le ministère de l’Équipement et de l’Habitat a annoncé le démarrage des travaux de réalisation de la couche de roulement au niveau de Jebel Jelloud, dans le cadre du deuxième lot du projet. La circulation sera partiellement ramenée à deux voies dans chaque sens sur une distance d’environ un kilomètre.

Le ministère appelle les usagers à respecter la signalisation temporaire installée aux abords du chantier et à réduire leur vitesse pendant toute la durée des travaux.

Un projet pour fluidifier l’accès sud de la capitale

L’extension de l’entrée sud de Tunis constitue un projet d’infrastructure routière destiné à améliorer les conditions de circulation sur l’un des principaux axes d’accès à la capitale. Cette liaison supporte un trafic important entre Tunis, sa périphérie sud et les régions desservies par l’axe en direction de Sousse.

Le projet vise notamment à renforcer la capacité de cet axe, à réduire les difficultés de circulation et à améliorer les déplacements des automobilistes. Son avancement repose sur plusieurs phases de travaux, dont celle actuellement engagée à Jebel Jelloud.

Lire aussi : Entrée sud de Tunis : Un nouveau pont ouvert à la circulation, où en est le grand projet d’extension ?

La réalisation de la couche de roulement correspond à une étape de l’aménagement de la chaussée. Elle consiste à mettre en place la couche supérieure sur laquelle circulent les véhicules, afin d’assurer les conditions de circulation prévues par le projet.

Une circulation à surveiller pendant une semaine

La restriction annoncée prendra effet le mardi 13 octobre et se poursuivra pendant une semaine. Les automobilistes empruntant l’entrée sud de Tunis devront donc tenir compte de cette réorganisation temporaire, notamment aux heures de pointe.

Le maintien de deux voies dans chaque sens permettra de conserver une circulation sur l’axe pendant l’intervention, sans supprimer les risques de ralentissements à proximité du chantier.

Le ministère recommande aux conducteurs de suivre les indications mises en place sur la route et d’adapter leur vitesse aux conditions de circulation. Les usagers concernés sont invités à prévoir une marge de temps supplémentaire pour leurs déplacements pendant cette période.

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Recherches avec Cambridge : Que sait-on des premières sociétés agricoles en Tunisie ?

L’Institut national du patrimoine (INP) mène des recherches archéologiques dans les bassins de l’oued Zeroud, à Kairouan, et de l’oued Tessa, au Kef, en collaboration avec l’Université britannique de Cambridge. L’objectif est de mieux comprendre l’histoire des communautés humaines en Tunisie entre le troisième millénaire et le début du premier millénaire avant J.-C., une période encore peu documentée.

Ces recherches visent à déterminer comment les premières communautés agricoles se sont installées, ont exploité les ressources naturelles et se sont adaptées à leur environnement. Les scientifiques cherchent également à établir une chronologie plus précise des vestiges archéologiques, alors que cette période reste marquée par la rareté des sites présentant des couches archéologiques bien conservées et par le nombre limité de datations au carbone 14.

Comprendre comment vivaient les premières sociétés agricoles

L’étude repose sur une comparaison entre deux environnements différents. Le bassin de l’oued Zeroud se situe dans une zone steppique semi-aride, tandis que le bassin moyen de la Medjerda appartient à une région tellienne semi-humide. Cette approche doit permettre d’identifier les similitudes et les différences dans les modes d’habitat, l’exploitation du territoire et l’utilisation des ressources naturelles.

La première phase des travaux concerne notamment le cours inférieur de l’oued Zeroud ainsi que l’oued Kheneg El Afras, entre les régions de Zouarine et du Sers. Les chercheurs s’intéressent particulièrement à plusieurs vestiges archéologiques, dont des monuments funéraires précédemment attribués à la période numide, sans qu’une datation absolue ait permis de confirmer cette classification.

Lire aussi : Béja : Une équipe tuniso-italienne met au jour de nouveaux vestiges à Numluli

L’enjeu est donc de vérifier si ces vestiges appartiennent effectivement à la période qui leur a été attribuée ou s’ils doivent être replacés dans une autre séquence chronologique. Une datation plus fiable permettrait de mieux comprendre l’évolution des pratiques funéraires et des modes d’occupation du territoire dans la Tunisie ancienne.

Pourquoi ces fouilles peuvent-elles revoir la chronologie historique ?

Pour mener ces investigations, les équipes combinent plusieurs techniques : prospections archéologiques systématiques, relevés topographiques par GPS différentiel (DGPS), documentation photographique en trois dimensions à l’aide de drones, études géomorphologiques, analyses de restes végétaux anciens et datations au carbone 14.

Au-delà de l’identification des vestiges, ces travaux pourraient ainsi contribuer à préciser les étapes de peuplement et les transformations des sociétés anciennes en Tunisie, notamment avant la période numide. Ils doivent également enrichir les connaissances sur les relations entre les communautés humaines, les conditions environnementales et les ressources disponibles.

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Tunisie : Les livreurs menacent de faire grève les 28 et 29 octobre

Les agents de livraison à Tunis menacent de suspendre leur activité pendant deux jours, les 28 et 29 octobre 2026, pour faire entendre leurs revendications professionnelles. Dans une notification de grève, l’Union régionale du travail de Tunis dénonce des revendications restées sans réponse et ce qu’elle qualifie de refus de dialogue de la part de l’administration.

Ce mouvement annoncé intervient dans un contexte de tensions autour des conditions de travail dans le secteur de la livraison, devenu un maillon important de la distribution des marchandises, du commerce en ligne et des services. Si les revendications précises des agents concernés n’ont pas été détaillées dans l’annonce disponible, leur mobilisation remet sur la table la question des droits professionnels et des conditions d’exercice de ce métier.

Derrière la menace de grève, des difficultés qui traversent le secteur

La situation des agents de livraison ne peut être dissociée des mutations du secteur en Tunisie. Le développement du commerce électronique et des services de livraison rapide a renforcé le rôle de ces travailleurs, qui assurent le lien entre les commerçants, les entreprises et les clients. Pourtant, les conditions d’exercice du métier varient considérablement selon les entreprises, les contrats et les formes d’organisation du travail.

Les difficultés sont particulièrement visibles dans la livraison via les plateformes numériques. Les dépenses liées au carburant, à l’entretien des véhicules et à la connexion mobile, les risques d’accidents et l’irrégularité des revenus figurent parmi les problèmes soulevés par les livreurs. En juillet 2026, des livreurs d’applications avaient notamment réclamé une meilleure rémunération et des garanties minimales de revenus, illustrant les tensions autour de la rentabilité de leur activité.

Il convient toutefois de distinguer ces travailleurs indépendants des agents employés par des entreprises de livraison : leurs statuts et leurs revendications ne sont pas nécessairement identiques. Dans le cas du mouvement annoncé à Tunis, le contenu détaillé des demandes professionnelles reste à préciser.

Le statut des livreurs et leur protection sociale au cœur du débat

La question dépasse les seules revendications salariales. Elle concerne également la stabilité de l’emploi, la couverture sociale, l’assurance contre les accidents du travail et la clarification des responsabilités entre les travailleurs, les entreprises et les plateformes numériques.

Le débat a pris une nouvelle dimension en 2026. En juillet, l’UGTT avait demandé à être associée aux travaux de révision du Code du travail concernant notamment les travailleurs des plateformes numériques. En septembre, le ministère des Affaires sociales a annoncé le lancement d’une plateforme numérique destinée à renforcer le contrôle de l’Inspection du travail, y compris pour les travailleurs des plateformes de livraison.

Lire aussi : Tunisie : La révolte des livreurs

Ces initiatives témoignent de la nécessité de mieux encadrer une activité en pleine évolution. Mais l’amélioration des mécanismes de contrôle ne règle pas, à elle seule, les différends professionnels au sein des entreprises.

Le préavis annoncé pour les 28 et 29 octobre constituera donc un nouveau test pour le dialogue social dans le secteur. L’issue dépendra notamment de la nature exacte des revendications, de la réponse de l’administration et de l’ouverture éventuelle de négociations avant la date prévue. Si le mouvement est maintenu, ses répercussions dépendront du nombre d’agents concernés et des activités de livraison touchées.

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Après la France, la Belgique s’embrase : Les manifestations gagnent Bruxelles

La contestation sociale prend de l’ampleur en Europe. Après plusieurs jours de mobilisation des lycéens en France, la Belgique connaît à son tour une vague de protestations, sur fond de coupes budgétaires, de hausse du coût de la vie et de colère contre les réformes de l’enseignement. Vendredi 9 octobre 2026, Bruxelles est également le théâtre d’une manifestation nationale qui perturbe les transports et donne lieu à des affrontements avec la police.

Des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisées dans la capitale belge à l’appel des syndicats, pour dénoncer les mesures d’austérité envisagées par le gouvernement fédéral. Les organisateurs ont évoqué jusqu’à 50 000 participants, tandis que la police en a dénombré environ 30 000.

Des milliers de manifestants dans les rues de Bruxelles

La manifestation s’inscrit dans un mouvement de contestation plus large contre les restrictions budgétaires et la hausse du coût de la vie. Les transports publics, les écoles et le trafic aérien figurent parmi les secteurs affectés par la grève nationale.

Des affrontements ont également éclaté à proximité de la gare centrale de Bruxelles. Des individus masqués ont lancé des pierres et des pétards en direction des forces de l’ordre et incendié plusieurs objets, notamment des vélos et des trottinettes. La police a répondu par des gaz lacrymogènes, des canons à eau et des charges.

Les autorités ont toutefois précisé que les personnes impliquées dans ces violences n’étaient pas liées à la manifestation syndicale principale.

Après les lycéens français, la colère gagne aussi la Belgique francophone

Le plan contesté prévoit notamment une réduction des dépenses de 500 millions d’euros d’ici 2029. L’augmentation des frais d’inscription dans l’enseignement supérieur et la hausse du nombre d’heures de travail des enseignants figurent parmi les mesures qui suscitent l’opposition des élèves et des personnels éducatifs.

À Liège, plusieurs journées de manifestations ont été marquées par des dégradations et des interventions policières. Plus de 100 personnes avaient été interpellées lors des rassemblements des 6 et 7 octobre, selon les informations rapportées par Al Jazeera à partir de dépêches d’agences internationales.

La mobilisation belge ne se limite pas à la journée d’action syndicale. Depuis le 1er octobre, des lycéens de la Fédération Wallonie-Bruxelles protestent contre les réformes de l’enseignement et les économies prévues dans le secteur éducatif.

Lire aussi : Protestations dans les lycées : Trump accuse l’islam de vouloir « s’emparer » de la France

Si les images de ces mobilisations rappellent celles observées en France, les revendications belges possèdent leurs propres ressorts. Les lycéens dénoncent notamment les conséquences des restrictions budgétaires sur leur avenir et leurs conditions d’apprentissage.

Les deux mouvements illustrent ainsi les tensions que provoquent les politiques d’économies dans plusieurs pays européens, alors que les gouvernements cherchent à maîtriser leurs dépenses publiques. La proximité des mobilisations ne suffit cependant pas à établir qu’elles relèvent d’un mouvement européen coordonné.

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15 ans de prison pour l’homme d’affaires Hatem Chaâbouni dans une affaire de prêts bancaires

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière auprès du tribunal de première instance de Tunis a condamné l’homme d’affaires Hatem Chaâbouni à 15 ans de prison. Plusieurs cadres d’une banque publique ont également écopé de peines de 11 ans de prison, assorties de lourdes amendes financières pour l’ensemble des accusés.

Les faits de cette affaire portent sur des soupçons de corruption financière et de manquements à la réglementation bancaire. Selon les éléments rapportés, l’homme d’affaires aurait obtenu des crédits auprès d’une banque publique sans fournir les garanties légalement requises. Ces opérations auraient causé d’importants préjudices financiers à l’établissement bancaire concerné.

Des prêts bancaires sans garanties légales suffisantes

Les condamnations ont été prononcées tard dans la nuit, selon les informations communiquées au sujet de cette affaire. Les cadres bancaires poursuivis ont été condamnés à des peines de prison de 11 ans, tandis que Hatem Chaâbouni a écopé de la peine la plus lourde, soit 15 ans de prison.

Cette affaire avait déjà connu un épisode judiciaire marquant avec la libération de Hatem Chaâbouni contre le versement d’une garantie financière de 60 millions de dinars.

Cette mesure antérieure n’empêche pas le prononcé des nouvelles condamnations. Les informations disponibles ne précisent toutefois pas les modalités exactes de cette garantie, son éventuelle restitution ni les détails des voies de recours ouvertes aux condamnés.

Une précédente libération contre une garantie de 60 millions de dinars

L’affaire s’inscrit dans le cadre des poursuites relatives aux soupçons de corruption financière impliquant des opérateurs économiques et des responsables d’établissements publics. Les éléments communiqués ne permettent pas, à ce stade, de préciser si les jugements sont définitifs.

Lire aussi : Corruption à la CPG : Jusqu’à 12 ans de prison pour plus de 20 accusés

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Dette publique : La Tunisie a déjà payé plus de 10 milliards de dinars en six mois

La Tunisie a consacré 10,469 milliards de dinars au service de la dette publique au cours du premier semestre 2026, soit 45,4% des montants prévus pour l’ensemble de l’année. Selon les données du ministère des Finances, publiées dans le document sur l’exécution du budget de l’État à fin juin 2026, ces remboursements comprennent 6,737 milliards de dinars de principal et 3,733 milliards de dinars d’intérêts.

Sur le montant total remboursé, 4,151 milliards de dinars concernent le principal de la dette intérieure et 2,586 milliards celui de la dette extérieure. Les intérêts représentent, à eux seuls, près de 3,733 milliards de dinars, illustrant le poids du financement de la dette dans les dépenses publiques.

Des recettes fiscales en hausse, mais inférieures au rythme théorique

Les recettes totales encaissées par le budget de l’État ont atteint 24,195 milliards de dinars à fin juin 2026, soit un taux de réalisation de 46% des prévisions annuelles. Les recettes fiscales se sont établies à 23,188 milliards de dinars, en progression de 2,4% par rapport au premier semestre 2025, soit une augmentation de 551 millions de dinars.

Le taux de réalisation des recettes fiscales s’est élevé à 48,5% des prévisions annuelles, contre un taux théorique de 50% à mi-parcours de l’exercice. Les recettes fiscales représentent ainsi environ 96% des ressources propres de l’État.

Dans le détail, les impôts directs ont rapporté 9,836 milliards de dinars. Les impôts indirects ont atteint 13,352 milliards de dinars, contre 12,382 milliards un an auparavant, enregistrant une hausse de 7,8%. Ils représentent 57,6% de l’ensemble des recettes fiscales.

En revanche, les recettes non fiscales et les dons ont totalisé 1,007 milliard de dinars, soit seulement 21% des prévisions annuelles. Les revenus issus des participations ont contribué à hauteur de 43,7% aux recettes non fiscales.

Un excédent primaire en recul et des dépenses dominées par les salaires

Le document du ministère des Finances fait état d’un solde primaire positif de 2,873 milliards de dinars à fin juin 2026, hors dons et confiscations, contre 5,075 milliards de dinars durant la même période de 2025. Cet indicateur, qui correspond au solde budgétaire avant paiement des intérêts de la dette, a donc diminué de plus de 2,2 milliards de dinars en un an.

Par ailleurs, le déficit budgétaire hors dons et confiscations s’est établi à 859,6 millions de dinars. Ces deux indicateurs mesurent des éléments différents de l’exécution budgétaire et ne doivent pas être confondus.

Du côté des dépenses, les charges salariales ont absorbé la part la plus importante du budget à fin juin, avec 49% des dépenses totales. Les dépenses d’intervention arrivent en deuxième position, avec 26 %, suivies des charges de financement, correspondant aux intérêts de la dette, à hauteur de 15%.

Les dépenses d’investissement et les opérations financières représentent ensemble 7% des dépenses, tandis que les dépenses de gestion comptent pour les 3% restants.

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Fraude douanière : La Douane tunisienne déploie l’intelligence artificielle dès novembre

La douane tunisienne s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa transformation numérique. L’intégration de l’intelligence artificielle dans son système de gestion des risques et de ciblage des déclarations douanières devrait entrer en exploitation à la fin du mois de novembre 2026, avec pour objectif de mieux détecter les opérations suspectes et de renforcer la lutte contre la fraude.

L’annonce a été faite vendredi 9 octobre par le colonel Kais Ben Zayed, responsable du bureau de l’opérateur économique agréé à la Direction générale des douanes sur les ondes de la Radio nationale. Selon lui, ce dispositif doit permettre d’améliorer la sélection des déclarations présentant un risque élevé d’infraction, tout en facilitant les procédures pour les opérateurs économiques respectueux de la réglementation.

Plus d’un million de déclarations douanières à analyser

L’enjeu est de taille pour une administration qui doit traiter d’importants volumes de données. En 2025, la douane tunisienne a étudié plus de 1,5 million de déclarations douanières, a indiqué Ben Zayed. L’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique doivent permettre d’analyser ces volumes de données afin de mieux identifier les dossiers nécessitant des contrôles approfondis.

Le principe consiste à orienter les moyens de contrôle vers les opérations présentant les risques les plus élevés, plutôt que de mobiliser les mêmes ressources sur l’ensemble des déclarations. Une telle approche pourrait contribuer à améliorer l’efficacité des contrôles et à limiter les possibilités de fraude commerciale et douanière.

Lire aussi : La Douane tunisienne mise sur l’IA pour renforcer le contrôle et accélérer le dédouanement

Cette évolution s’inscrit dans la stratégie nationale de modernisation de l’administration douanière. Le responsable a souligné que le projet repose sur les compétences tunisiennes au sein de la douane, dans le cadre des efforts visant à intégrer de nouveaux outils technologiques aux méthodes de travail existantes.

La numérisation des services se poursuit

L’intégration de l’intelligence artificielle intervient alors que la Direction générale des douanes poursuit la dématérialisation de ses procédures. Selon Kais Ben Zayed, neuf à dix services ont déjà été numérisés, permettant aux citoyens et aux opérateurs économiques de bénéficier de démarches facilitées, notamment à distance.

Le recours à l’IA ne signifie toutefois pas que les décisions de contrôle seront entièrement automatisées. Ces technologies doivent rester des outils d’aide à la décision, tandis que l’intervention et l’expertise des agents demeurent essentielles pour apprécier les situations et décider des suites à donner aux dossiers.

La mise en exploitation annoncée pour fin novembre constituera ainsi une nouvelle étape dans la modernisation de la douane tunisienne. Son efficacité dépendra notamment de la capacité du système à repérer les risques pertinents, de la qualité des données exploitées et de son intégration dans le travail quotidien des agents.

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Port d’Enfidha : Le projet stratégique revient à l’ordre du jour, face au défi de Tanger Med

Le port en eaux profondes d’Enfidha revient dans le suivi des grands projets de l’État. Réunie jeudi 8 octobre 2026 au palais de la Kasbah, sous la présidence de la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri, la Commission des grands projets a examiné l’avancement de cette infrastructure et de sa zone de services logistiques. Alors que le gouvernement affiche sa volonté d’accélérer les investissements publics, une question demeure : où en est réellement ce projet, conçu pour renforcer la position de la Tunisie dans le commerce maritime méditerranéen ?

Selon les informations communiquées à l’issue de la réunion, le port d’Enfidha figure parmi les dossiers examinés, aux côtés de l’extension de l’aéroport Tunis-Carthage, de la centrale électrique de Borj El Amri et de plusieurs autres projets. Aucun nouveau calendrier de réalisation, accord de financement ou contrat de travaux relatif au port n’a toutefois été précisé dans les informations disponibles sur cette réunion.

Cette nouvelle étape de suivi intervient après un conseil ministériel restreint tenu le 25 février 2026, qui avait appelé à engager immédiatement les procédures nécessaires à la réalisation du port et à privilégier une mise en œuvre progressive, en commençant par des tranches fonctionnelles économiquement viables. Le projet est ainsi bien identifié parmi les priorités du développement national pour 2026-2030, mais les prochaines décisions devront permettre de mesurer le passage effectif à l’exécution.

Un port de nouvelle génération pour développer le commerce et la logistique

Porté par l’Office de la marine marchande et des ports (OMMP), le projet d’Enfidha ambitionne de créer un complexe portuaire et logistique d’environ 3.000 hectares. Selon les données techniques publiées par l’Office, 1.000 hectares seraient consacrés aux installations portuaires et 2.000 hectares à la zone économique et logistique. Le site bénéficie notamment d’un accès maritime en eaux profondes, avec des chenaux prévus à une profondeur pouvant atteindre 19 mètres, ainsi que d’une proximité avec les grands axes routiers et ferroviaires.

Le projet prévoit notamment un terminal à conteneurs conçu pour accueillir des navires de grande capacité et développer les activités de transbordement, qui consistent à transférer des marchandises d’un navire à un autre avant leur acheminement vers leur destination finale. Cette activité représente un enjeu majeur en Méditerranée, où les grands ports cherchent à capter les flux entre l’Asie, l’Europe, l’Afrique et les autres marchés internationaux.

L’objectif est également de mieux intégrer le transport maritime à l’économie tunisienne. Associée à des plateformes de stockage, à des activités industrielles et à des services de distribution, la zone logistique pourrait attirer des investisseurs, soutenir les exportateurs et créer des emplois directs et indirects. Elle pourrait aussi contribuer à réduire certaines contraintes logistiques supportées par les entreprises tunisiennes.

Mais le projet accuse un retard important par rapport aux prévisions initiales. Les études actualisées en 2017 envisageaient le démarrage des travaux de la première tranche en 2019 et une entrée en exploitation en 2022, suivie d’une deuxième partie en 2024. Ces échéances sont désormais dépassées. Le coût estimatif historique de 3,336 milliards de dinars, mentionné dans les documents de présentation du projet, devra également être actualisé pour tenir compte des conditions économiques et financières actuelles.

La question du financement et du partenariat avec le secteur privé reste donc déterminante. Le modèle envisagé reposait sur une répartition des investissements entre les infrastructures de base prises en charge par le secteur public et les équipements et aménagements relevant des opérateurs privés. Pour franchir une nouvelle étape, il faudra notamment préciser les modalités de financement, les opérateurs intéressés, les procédures de réalisation et le calendrier de mise en service.

Face à Tanger Med, le temps presse pour la Tunisie

L’intérêt stratégique du port d’Enfidha apparaît plus clairement lorsqu’on le replace dans la concurrence entre les grandes plateformes portuaires de la Méditerranée. Au Maroc, Tanger Med a traité plus de 11,1 millions de conteneurs en 2025, selon les chiffres publiés par son autorité portuaire. Cette performance illustre la capacité du complexe à attirer les grandes compagnies maritimes et à s’imposer dans les chaînes logistiques internationales.

La compétitivité de Tanger Med ne repose pas uniquement sur ses capacités portuaires. Elle s’appuie sur des connexions maritimes étendues, la présence d’opérateurs internationaux, des infrastructures logistiques intégrées et un environnement industriel développé. Pour Enfidha, l’enjeu ne sera donc pas simplement de construire un port suffisamment profond pour accueillir de grands navires, mais de proposer une offre globale capable d’attirer durablement les armateurs, les opérateurs de terminaux et les investisseurs.

La Tunisie dispose de plusieurs atouts potentiels, notamment sa position au centre de la Méditerranée, sa proximité avec les marchés européens et ses liens avec les marchés africains. Un port moderne, relié efficacement aux réseaux routiers et ferroviaires et accompagné d’une zone logistique performante, pourrait renforcer l’attractivité du pays et faciliter les échanges commerciaux.

Lire aussi : Port en eaux profondes d’Enfidha : Financement, calendrier et ambitions stratégiques dévoilés

Il serait néanmoins prématuré de présenter Enfidha comme un concurrent direct de Tanger Med avant sa mise en service. Le port marocain dispose déjà d’une avance considérable, d’un trafic établi et d’un réseau de connexions internationales. La future infrastructure tunisienne devra construire progressivement sa clientèle et démontrer sa capacité à offrir des coûts, des délais et des services compétitifs.

Le suivi du 8 octobre 2026 remet donc le projet au centre des priorités gouvernementales, sans annoncer pour autant une avancée opérationnelle décisive. Les prochains indicateurs à surveiller seront l’actualisation des études, la clarification du financement, l’engagement des procédures de marchés et la publication d’un calendrier crédible. Après des années de préparation, l’enjeu est désormais de transformer cette ambition portuaire en infrastructure effective, capable de soutenir les exportations tunisiennes et de renforcer la place du pays dans les échanges maritimes régionaux et internationaux.

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États-Unis : L’exécution du tueur de Fort Hood sera diffusée en direct

L’armée américaine prévoit de diffuser en direct l’exécution de Nidal Hasan, condamné à mort pour la tuerie de Fort Hood, qui avait fait 13 morts en 2009 au Texas. Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a annoncé que le public pourrait assister à cette mise à mort par peloton d’exécution, prévue le 3 décembre 2026. Cette décision marque une nouvelle étape dans la volonté affichée par l’administration Trump de durcir le discours sur la justice militaire et la sanction des attaques contre les forces armées.

Le responsable du Pentagone a confirmé jeudi 8 octobre que l’exécution serait diffusée en direct, sans toutefois préciser les modalités de cette retransmission. Dans une vidéo publiée sur X par des comptes officiels affiliés au ministère de la Défense, Pete Hegseth a affirmé que Nidal Hasan serait « fusillé par des soldats », ajoutant que le public pourrait assister à l’exécution.

« Les gens doivent comprendre que ce genre d’actes entraîne de graves conséquences », a déclaré le ministre lors d’un entretien avec l’influenceur d’extrême droite Jack Posobiec, enregistré à bord du porte-avions USS Abraham Lincoln. Interrogé sur une éventuelle dernière volonté du condamné, Pete Hegseth a répondu qu’il s’en fichait, renvoyant à la date prévue pour l’exécution.

Une tuerie qui avait traumatisé l’armée américaine

Le 5 novembre 2009, Nidal Hasan, psychiatre militaire américain d’origine palestinienne avait ouvert le feu dans un centre médical de la base de Fort Hood, au Texas. Le bilan s’était élevé à 13 morts, dont 12 militaires, et à plusieurs dizaines de blessés.

L’attaque avait été motivée, selon les éléments présentés au procès, par son opposition à la participation des soldats américains aux guerres en Afghanistan et en Irak. Les autorités l’avaient également associé à l’idéologie jihadiste d’Al-Qaïda. Blessé à la colonne vertébrale pendant la fusillade, Hasan est depuis paralysé et se déplace en fauteuil roulant.

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En août 2013, il avait été reconnu coupable et condamné à mort par une cour martiale. Le Pentagone a indiqué en début de semaine que Donald Trump avait approuvé son exécution, prévue le 3 décembre. Si elle est menée comme annoncé, cette mise à mort constituera un événement exceptionnel dans l’histoire militaire américaine.

Un précédent inédit depuis des décennies

Le recours au peloton d’exécution et la volonté de rendre la mise à mort accessible au public distinguent cette affaire des pratiques contemporaines de la justice pénale américaine. Selon Pete Hegseth, il s’agirait de la première exécution militaire par peloton d’exécution depuis celle d’Eddie Slovik, fusillé en 1945 pendant la Seconde Guerre mondiale pour désertion.

La dernière exécution d’un militaire par les autorités américaines remonterait toutefois à 1961, avec la pendaison de John Bennett, condamné pour viol et tentative de meurtre. Le Death Penalty Information Center recense 135 soldats exécutés par l’armée américaine depuis 1916.

La décision soulève également la question de la place de la peine capitale dans les institutions militaires et de la mise en scène publique de la sanction. Selon Amnesty International, au moins 17 exécutions publiques auraient eu lieu dans le monde en 2025, dont six en Afghanistan et onze en Iran.

La retransmission annoncée par le Pentagone constituerait ainsi un cas particulièrement rare aux États-Unis, où les exécutions ne sont généralement pas diffusées publiquement. Les modalités précises de la diffusion et les conditions d’accès du public n’ont pas encore été détaillées.

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535 charrettes saisies : Coup de force nocturne dans les rues de Tunis

Une vaste opération contre les installations commerciales anarchiques a été menée dans la nuit du jeudi 8 octobre 2026 dans plusieurs quartiers du centre de Tunis. L’intervention, mobilisant plusieurs services municipaux et sécuritaires, a abouti à la saisie de 535 charrettes métalliques et en bois, ainsi qu’à l’évacuation de plusieurs chargements de marchandises et d’équipements occupant la voie publique.

L’opération a été organisée en coordination avec la brigade régionale de la police municipale, les agents chargés de l’hygiène et de la santé publique, les unités de la sûreté nationale relevant des secteurs de la Médina, de Sidi El Béchir et de Bab Bhar, ainsi qu’une équipe de la police technique.

Les interventions ont notamment ciblé El Kharba, la rue des Teinturiers, Bab El Jazira, Souk El Asr, le marché central, la rue d’Espagne et la rue du 18-Janvier, des secteurs de la capitale concernés par l’occupation de l’espace public.

Plusieurs camions de marchandises et d’équipements saisis

Outre les 535 charrettes saisies, les équipes ont récupéré le contenu de cinq grands camions de barrières en bois et en métal. Deux autres camions transportant des fournitures de bureau d’origine inconnue ont également été interceptés sur la voie publique, de même que trois camions chargés de vêtements de friperie.

L’ensemble des biens saisis a été transféré au dépôt municipal de saisie.

Cette opération d’envergure illustre la volonté des autorités de lutter contre les installations commerciales anarchiques et de libérer les espaces publics occupés par des équipements et des marchandises.

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Elle soulève également la question de la gestion durable du commerce informel dans les quartiers commerçants de Tunis, où les opérations de dégagement doivent composer avec les enjeux de circulation, d’hygiène et d’activité économique.

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Kaïs Saïed : « Aucune immunité ni exception » dans la révélation des vérités

Le président de la République, Kaïs Saïed, a évoqué plusieurs projets et propositions à caractère social, tout en appelant à accélérer leur concrétisation. Lors d’une rencontre tenue jeudi 8 octobre 2026 au palais de Carthage avec Brahim Bouderbala, président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), et Imed Derbali, président du Conseil national des régions et des districts, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de répondre aux revendications des citoyens au-delà de l’adoption de textes législatifs.

Selon un communiqué de la présidence de la République, les discussions ont notamment porté sur la situation sociale des citoyens et sur la complémentarité des rôles entre les différentes institutions de l’État, chacune dans le cadre des compétences définies par la Constitution. Kaïs Saïed a affirmé que le travail se poursuivait pour répondre aux attentes de la population, malgré les obstacles qu’il a qualifiés de naturels ou de délibérés.

Le président insiste sur des procédures rapides et la fin de l’impunité

Kaïs Saïed a appelé les responsables publics, quel que soit leur niveau de responsabilité, à prendre en compte les difficultés vécues par les citoyens et à agir pour en éliminer les causes. Il a également évoqué la nécessité de rompre avec les différentes formes d’injustice et d’iniquité, tout en réaffirmant son attachement à l’unité de l’État tunisien.

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Le chef de l’État a par ailleurs qualifié la reddition des comptes de revendication légitime, précisant qu’il ne s’agissait pas, selon ses propos, de chercher à se venger d’une quelconque partie. Il a affirmé que les difficultés seraient surmontées et que les réalisations devraient se traduire par des mesures concrètes, plutôt que par de simples communiqués ou déclarations.

« Les faits seraient pleinement révélés »

Enfin, Kaïs Saïed a assuré que les faits seraient pleinement révélés et qu’aucune immunité ni exception ne serait admise, selon les termes rapportés par la présidence. Le communiqué ne précise toutefois ni la nature exacte des projets sociaux évoqués lors de la rencontre, ni leur calendrier de mise en œuvre.

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Transport, repas, internats : Les priorités de Kaïs Saïed pour l’école tunisienne

Le président de la République, Kaïs Saïed, a réaffirmé sa volonté de mettre en place un système éducatif national fondé sur l’égalité des chances et l’accès de tous à l’enseignement. Lors d’une rencontre tenue jeudi 8 octobre 2026 au palais de Carthage avec la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, et le secrétaire général du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, Mohamed Ali Boughdiri, le chef de l’État a souligné le rôle stratégique de l’éducation, qu’il considère comme une composante de la sécurité nationale.

Selon la présidence de la République, Kaïs Saïed a rappelé que l’inscription du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement dans la Constitution répond à une conviction de fond : l’éducation et l’enseignement ne relèvent pas uniquement des politiques sectorielles, mais constituent un enjeu majeur pour l’avenir du pays. Le président a également évoqué les consultations nationales organisées avant l’adoption de la Constitution, estimant que la création de cette instance s’inscrit dans une démarche particulière.

Transport, repas, hébergement : les conditions matérielles au cœur des priorités

Au-delà des principes, le président de la République a insisté sur la nécessité de garantir à tous les élèves les mêmes possibilités d’accès à l’éducation. Il a notamment évoqué le transport scolaire, la restauration, l’hébergement dans les internats, ainsi que la fourniture des vêtements et des fournitures scolaires. Ces mesures devraient être mises en œuvre en coordination avec les différentes parties concernées afin d’améliorer les conditions de scolarisation et d’apprentissage.

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Kaïs Saïed a également appelé à la création de clubs culturels dans les établissements scolaires et à l’intégration, dès la première année de l’enseignement primaire, des principes de liberté, d’émancipation et de justice sociale. Il a, par ailleurs, évoqué les différentes tentatives de réforme du système éducatif tunisien au fil de l’histoire, estimant que certaines n’avaient pas constitué de véritables réformes.

Un système éducatif national, démocratique et accessible à tous

Le chef de l’État a défendu l’objectif d’un système éducatif national, démocratique et accessible à l’ensemble des citoyens, fondé sur l’égalité et l’équité des chances. Il a présenté cette orientation comme un moyen de transformer les principes constitutionnels en réalisations concrètes dans la vie quotidienne des élèves et de leurs familles.

En mettant l’accent sur les conditions sociales de la scolarisation, la culture et les valeurs à transmettre aux jeunes générations, Kaïs Saïed a ainsi placé plusieurs dimensions de la politique éducative au centre de son discours. Reste à traduire ces orientations en mesures opérationnelles, notamment en matière de financement, d’infrastructures scolaires et de soutien aux élèves issus des régions et des milieux les plus défavorisés.

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Lutte contre le trafic de drogue : Une délégation tunisienne se rend aux États-Unis

La lutte contre le trafic de stupéfiants et les réseaux criminels transnationaux s’impose comme un nouvel axe de la coopération sécuritaire entre la Tunisie et les États-Unis. Une délégation tunisienne composée de responsables issus de plusieurs ministères participe actuellement à un programme d’échange aux États-Unis dans le cadre du prestigieux International Visitor Leadership Program (IVLP).

Avant son départ, la délégation a été reçue par l’ambassadeur américain en Tunisie, Bill Bazzi. Le programme prévoit des étapes à Washington, Helena, Detroit et Boston, avec des rencontres avec des responsables américains afin d’échanger sur les méthodes de lutte contre le trafic de drogue, les organisations criminelles transnationales ainsi que les mécanismes de prévention, de poursuite et de réhabilitation.

À Detroit, le programme est consacré notamment à la coordination entre les différents niveaux des forces de l’ordre, aux enquêtes conjointes contre les stupéfiants à la frontière entre les États-Unis et le Canada, ainsi qu’aux partenariats entre les autorités judiciaires, les services de prévention et les structures de prise en charge des personnes confrontées à la dépendance. Selon l’organisation américaine Global Ties Detroit, la délégation compte 14 responsables tunisiens issus notamment des secteurs de la sécurité, de l’éducation et de la santé.

Pourquoi cette coopération prend de l’importance

Cette initiative intervient alors que les autorités tunisiennes font face à une multiplication des affaires liées aux réseaux internationaux de stupéfiants. La Tunisie n’est pas uniquement confrontée à la consommation et au trafic à l’intérieur de son territoire : plusieurs affaires récentes ont mis en évidence l’implication de réseaux opérant à partir de l’étranger et utilisant différents itinéraires maritimes et terrestres.

En avril 2025, la Garde nationale avait annoncé le démantèlement d’un réseau international et la saisie de 1,2 million de comprimés d’ecstasy, présentée comme la plus importante saisie de stupéfiants jamais réalisée en Tunisie. L’enquête avait également porté sur le financement et le blanchiment d’argent liés au réseau.

D’autres opérations ont confirmé le caractère transnational du phénomène. En décembre 2025, la Garde nationale avait annoncé le démantèlement d’un réseau spécialisé dans l’importation et la distribution de cannabis, avec la saisie de plus de 420 kilogrammes. Selon les autorités, l’organisation était dirigée par des individus établis dans un pays européen.

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Les données disponibles auprès des services tunisiens montrent également l’importance des frontières et des ports dans la lutte contre ces réseaux. En 2025, les services douaniers ont notamment procédé à d’importantes saisies de cannabis, de cocaïne et de comprimés de stupéfiants au port de La Goulette et à plusieurs points de passage frontaliers.

Cette dimension internationale explique l’intérêt d’une coopération fondée non seulement sur la formation, mais aussi sur l’échange d’informations, les techniques d’enquête et la coordination entre différents services. Le principe est particulièrement important face à des organisations criminelles qui peuvent répartir leurs activités entre plusieurs pays : approvisionnement, transport, financement, distribution et blanchiment des revenus.

La coopération tuniso-américaine dans ce domaine ne se limite d’ailleurs pas à cette nouvelle visite. En août 2026, une délégation de la Direction générale de la formation de la police tunisienne avait effectué une mission dans le Michigan afin d’échanger avec les forces de l’ordre locales et la Michigan State University sur les méthodes de formation policière et les meilleures pratiques américaines. La lutte contre le trafic de drogue et la criminalité organisée transfrontalière figurait parmi les domaines concernés.

Un contexte plus large de rapprochement

Cette dynamique s’inscrit également dans un contexte plus large de rapprochement dans les domaines juridique et judiciaire. Lors d’une rencontre avec l’ambassadeur américain le 28 septembre dernier, la ministre tunisienne de la Justice avait notamment évoqué les programmes de coopération visant à moderniser les systèmes judiciaire, pénitentiaire et de réhabilitation.

L’intérêt du programme IVLP est donc de réunir plusieurs dimensions de la réponse au phénomène : renseignement et enquête, coopération entre forces de sécurité, action judiciaire, prévention et prise en charge. Pour la Tunisie comme pour les États-Unis, l’enjeu dépasse ainsi la seule interception des cargaisons de drogue : il consiste à identifier et désorganiser les réseaux qui se trouvent derrière ces trafics et à renforcer la capacité des institutions à agir lorsque leurs activités dépassent les frontières nationales.

Dans ce cadre, la visite aux États-Unis constitue moins une simple mission de formation qu’un échange d’expériences sur un problème par définition international. Washington et Tunis cherchent ainsi à renforcer leurs capacités respectives face à des réseaux criminels dont les modes opératoires reposent précisément sur la circulation des personnes, des marchandises, de l’argent et de l’information entre plusieurs territoires.

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Tunisie : 572 points d’installation anarchiques éliminés en une journée

La police municipale a mené, au cours des dernières 24 heures, des campagnes de contrôle dans différentes régions du pays, donnant lieu à plusieurs centaines d’interventions liées notamment à l’occupation anarchique de l’espace public, aux infractions économiques et aux manquements aux règles sanitaires.

Selon un communiqué publié mercredi 8 octobre 2026 par le ministère de l’Intérieur, les unités de la police municipale ont procédé à 572 opérations d’enlèvement immédiat de points d’installation anarchiques sur l’ensemble du territoire. Ces interventions ont également abouti à 139 opérations de saisie.

Plus de 200 procès-verbaux économiques

Les opérations ont donné lieu à 209 procès-verbaux économiques, ainsi qu’à 41 procès-verbaux judiciaires. Les unités de la police municipale ont par ailleurs remis 12 personnes recherchées aux unités de sécurité et aux différentes structures judiciaires concernées.

Les contrôles ont également permis la saisie de 51 instruments de pesage, ainsi que de 10 motos et cinq voitures dont les documents légaux n’étaient pas en règle.

Ces opérations concernent notamment le contrôle des activités commerciales, l’occupation de l’espace public et le respect des dispositions réglementaires applicables aux commerçants et aux activités économiques.

249 infractions sanitaires relevées

Sur le volet sanitaire, les campagnes menées à l’échelle nationale ont abouti à la constatation de 249 infractions sanitaires, selon le même bilan du ministère de l’Intérieur.

Le bilan communiqué par les autorités met ainsi en évidence une intervention simultanée sur plusieurs volets : occupation de l’espace public, contrôle économique, respect des obligations administratives et contrôle des conditions sanitaires.

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Sur une seule journée, les opérations ont donc donné lieu à 572 enlèvements d’installations anarchiques, 139 opérations de saisie, 209 procès-verbaux économiques et 249 infractions sanitaires, en plus des procédures judiciaires et des personnes recherchées remises aux autorités compétentes.

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Entrée sud de Tunis : Un nouveau pont ouvert à la circulation, où en est le grand projet d’extension ?

Un nouveau pont a été ouvert mercredi 7 octobre 2026 à la circulation au niveau de l’échangeur reliant la route régionale n°22 à la route nationale n°3A, à proximité de l’Hôpital des grands brûlés de Ben Arous. L’ouvrage s’inscrit dans le troisième lot du projet d’extension de l’entrée sud de Tunis, l’un des principaux chantiers routiers destinés à fluidifier les déplacements entre le sud de la capitale et le Grand Tunis.

Concrètement, la mise en service de ce pont doit permettre aux véhicules arrivant vers Tunis par la route régionale n°22 de poursuivre leur trajet directement, sans avoir à passer par le carrefour situé devant l’Hôpital des grands brûlés. L’objectif est donc de supprimer une partie des conflits de circulation concentrés sur ce point et de réduire les ralentissements dans un secteur particulièrement sollicité.

Pourquoi ce pont est important pour la circulation ?

L’intérêt de l’ouvrage dépasse son seul emplacement. Le carrefour de l’Hôpital des grands brûlés constitue un point de passage important dans les déplacements entre Ben Arous, les zones du sud de l’agglomération et Tunis. La circulation qui y converge peut provoquer des ralentissements, notamment lorsque les différents flux doivent se croiser au même niveau.

Le nouveau pont introduit précisément une séparation des flux. Les véhicules empruntant la route régionale n°22 en direction de Tunis peuvent désormais franchir l’échangeur sans passer directement par le carrefour de l’hôpital.

Pour les automobilistes, le changement attendu est donc essentiellement opérationnel : moins d’arrêts au niveau du carrefour, une circulation plus continue et une réduction de la pression sur les voies situées à proximité de l’hôpital.

Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, qui a supervisé la mise en service de l’ouvrage, a présenté cette ouverture comme une étape importante dans l’avancement du projet d’extension de l’entrée sud de la capitale. Il a également appelé le groupement d’entreprises chargé des travaux à accélérer l’achèvement des autres composantes du chantier.

L’entrée sud de Tunis : un projet qui va au-delà de ce seul pont

Le nouveau pont constitue en réalité une composante d’un projet routier beaucoup plus large. L’extension de l’entrée sud de Tunis vise à réaménager et à renforcer un axe stratégique reliant la capitale aux gouvernorats et aux zones urbaines du sud.

L’enjeu est de traiter la circulation à l’échelle de l’ensemble de l’axe, et non plus uniquement à travers l’aménagement ponctuel des carrefours. Le projet prévoit ainsi plusieurs interventions sur les échangeurs, les ouvrages d’art et les infrastructures routières afin d’améliorer la capacité et la fluidité de cet accès majeur à Tunis.

Le chantier est réalisé par lots. Le pont ouvert le 7 octobre relève du troisième lot du projet. Sa mise en service constitue donc une étape intermédiaire : elle améliore dès maintenant la circulation sur un point précis, mais ne signifie pas que l’ensemble du projet d’extension est achevé.

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C’est justement l’achèvement des différentes composantes du chantier qui doit permettre d’obtenir l’effet recherché à l’échelle de l’entrée sud : une circulation plus fluide, une meilleure séparation des flux et une réduction des points de congestion.

La mise en service de ce nouvel ouvrage donne ainsi un premier aperçu du fonctionnement futur de l’axe. Mais l’impact global du projet dépendra encore de l’avancement des autres travaux et de leur mise en exploitation successive.

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Classement FIFA : La dégringolade se poursuit pour la Tunisie

La chute de la Tunisie au classement FIFA se poursuit. Les Aigles de Carthage ont perdu quatre places dans la nouvelle édition publiée ce mercredi 7 octobre 2026, passant de la 57e à la 61e position mondiale. La sélection reste 11e en Afrique, mais voit l’écart se creuser avec les principales nations du continent.

Cette nouvelle baisse prolonge surtout une tendance beaucoup plus lourde. En juillet dernier, la Tunisie avait déjà subi la plus forte chute de l’édition post-Coupe du monde, avec douze places perdues pour tomber au 57e rang. La FIFA rappelle que cette chute constituait alors le plus important recul en nombre de places de toute l’édition.

Depuis le début de 2026, la trajectoire est donc particulièrement défavorable : la Tunisie occupait encore la 44e place mondiale en avril, avant de reculer à la 57e place en juillet puis à la 61e aujourd’hui. En comparaison, elle avait terminé 2025 au 41e rang mondial.

Une chute qui dépasse le simple effet du classement

Cette dégradation s’explique notamment par une année 2026 particulièrement compliquée sur le plan sportif. Avant même la Coupe du monde, la Tunisie avait perdu ses deux matches amicaux de préparation contre l’Autriche et la Belgique, dont une lourde défaite 5-0 face aux Belges.

La Coupe du monde a ensuite accentué la tendance. Les Aigles de Carthage ont perdu leurs trois rencontres de la phase de groupes : 5-1 contre la Suède, 4-0 contre le Japon puis 3-1 face aux Pays-Bas. La Tunisie a ainsi terminé dernière de son groupe sans le moindre point, avec deux buts marqués et douze encaissés.

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Le problème est donc moins le recul de quatre places enregistré ce mercredi que l’accumulation des mauvais signaux depuis plusieurs mois. La chute post-Mondial avait déjà ramené la sélection de la 44e à la 57e place. Le nouveau recul confirme que la contre-performance de la Coupe du monde n’a pas été absorbée par les résultats suivants.

Sur le plan africain, la situation est encore plus révélatrice de la perte de terrain. Le Maroc domine désormais le continent avec une 7e place mondiale, devant le Sénégal (18e), l’Égypte (25e), l’Algérie (28e), la Côte d’Ivoire (29e), le Nigeria (30e), la RD Congo (40e), le Cameroun (42e), le Mali (47e) et l’Afrique du Sud (48e).

La Tunisie arrive seulement en 11e position. Elle se retrouve ainsi derrière plusieurs sélections qui ont considérablement progressé ces dernières années, alors que le Maroc s’est installé dans l’élite mondiale après son parcours au Mondial 2026.

Trajectoires opposées des deux sélections nord-africaines

La comparaison avec le Maroc est particulièrement frappante : les Lions de l’Atlas ont atteint les quarts de finale de la Coupe du monde et occupent désormais le 7e rang mondial, tandis que la Tunisie a quitté la compétition dès la phase de groupes. La FIFA avait déjà souligné en juillet les trajectoires opposées des deux sélections nord-africaines.

À l’échelle mondiale, l’Espagne conserve la première place, devant l’Argentine, la France et l’Angleterre. Le Portugal fait son entrée dans le top 5, tandis que le Brésil recule au 6e rang et le Maroc au 7e.

Pour la Tunisie, le classement FIFA constitue donc désormais un indicateur particulièrement parlant d’une perte de compétitivité internationale. Le 61e rang actuel est certes encore loin du plus mauvais classement de son histoire, mais il traduit une tendance nette : après avoir occupé la 28e place mondiale en 2023 et terminé 2025 au 41e rang, la sélection s’éloigne progressivement du groupe des meilleures nations africaines.

La prochaine mise à jour du classement FIFA est prévue le 18 novembre. Elle permettra de voir si la sélection parvient à enrayer cette dynamique ou si le recul se poursuit.

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SB Holding : Pourquoi ce groupe omanais s’intéresse à la Tunisie

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a reçu mercredi une délégation du groupe omanais Suhail Bahwan Group (SB Holding), conduite par son vice-président du conseil d’administration, Sheikh Salem Saad Bahwan. La rencontre intervient alors que le groupe explore de nouvelles possibilités d’expansion en Afrique du Nord, avec un intérêt affiché pour la Tunisie.

Selon le ministère, la délégation a présenté les activités de SB Holding à Oman ainsi que ses investissements réalisés à l’étranger. Le groupe est notamment présent dans des secteurs comme l’assemblage automobile, les industries chimiques, les engrais et les énergies renouvelables. La visite ne correspond toutefois pas, à ce stade, à l’annonce d’un projet d’investissement précis en Tunisie : il s’agit d’abord d’une démarche d’exploration et d’identification d’opportunités.

Qui est Suhail Bahwan Group ?

Suhail Bahwan Group est l’un des principaux groupes privés omanais. Le groupe opère dans plusieurs secteurs et développe également des activités internationales, notamment dans l’automobile, les équipements, les industries et les technologies liées à l’énergie.

Son intérêt pour la Tunisie est donc particulièrement notable en raison de la diversité des secteurs évoqués lors de la rencontre. L’assemblage automobile, la chimie, les engrais et les énergies renouvelables correspondent à des filières dans lesquelles la Tunisie dispose déjà d’un tissu industriel, de compétences et d’infrastructures, mais aussi de besoins importants en investissements.

Pour Tunis, l’enjeu ne serait pas uniquement d’attirer des capitaux. Un investissement industriel de ce type pourrait potentiellement concerner la production destinée au marché tunisien, mais également l’exportation vers les marchés européens et africains. La position géographique de la Tunisie, ses infrastructures portuaires et ses relations commerciales avec l’Union européenne constituent à ce titre des arguments mis en avant par les autorités.

Pourquoi la Tunisie intéresse-t-elle le groupe omanais ?

Le ministère de l’Économie indique que SB Holding souhaite explorer des opportunités permettant d’étendre ses activités en Afrique du Nord et considère la Tunisie comme un site stratégique pour l’investissement et le développement des affaires.

Le ministre Samir Abdelhafidh a, de son côté, présenté les « avantages comparatifs » de la Tunisie ainsi que plusieurs secteurs susceptibles de permettre une coopération entre les deux parties. Le ministère et les structures chargées de l’investissement ont également fait part de leur disponibilité pour accompagner le groupe dans ses démarches.

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La prochaine étape sera donc déterminante : identifier les secteurs et les projets susceptibles de déboucher sur une implantation concrète. À ce stade, aucun montant d’investissement, calendrier de réalisation ou projet industriel précis n’a été annoncé publiquement à l’issue de la rencontre.

L’intérêt de SB Holding constitue néanmoins un signal à suivre, notamment si les discussions évoluent vers un projet dans l’industrie automobile, la chimie, les engrais ou les énergies renouvelables. Ces secteurs pourraient également permettre à la Tunisie de renforcer ses capacités de production et ses activités exportatrices si une implantation venait effectivement à être concrétisée.

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À Tunis, les bâtiments menaçant ruine sous surveillance quotidienne, annonce le MI

Les bâtiments menaçant ruine font l’objet d’un suivi quotidien par les services centraux, régionaux et locaux du ministère de l’Intérieur, notamment dans le Grand Tunis et dans les secteurs de Tunis Médina et Bab Souika. Le ministère vient de préciser les procédures engagées pour identifier les immeubles à risque, évaluer leur dangerosité et, lorsque cela est nécessaire, procéder à leur évacuation ou à la démolition des parties présentant un danger.

Dans une réponse à une question écrite de la députée Amal Meddeb concernant les bâtiments menaçant ruine de la rue Amer Bey, à Tunis Médina, publiée sur le site officiel de l’Assemblée des représentants du peuple, le ministère de l’Intérieur indique que la municipalité de Tunis a commencé à recenser les constructions concernées et à établir des listes des bâtiments présentant un risque.

La procédure prévoit ensuite l’intervention d’une commission tripartite composée d’un représentant de la municipalité de Tunis, d’un représentant de la direction régionale de l’Équipement et de l’Habitat et d’un représentant de l’Institut national du patrimoine. Cette commission est chargée d’effectuer des visites sur le terrain, d’établir des fiches descriptives pour les immeubles concernés et de déterminer leur niveau de dangerosité, conformément aux dispositions de la loi n°33 de 2024.

De l’identification du risque à l’évacuation

Une fois l’évaluation effectuée, les propriétaires des bâtiments concernés peuvent être mis en demeure de prendre les mesures préventives nécessaires afin de supprimer ou de réduire les risques identifiés. Lorsque la situation l’exige, les autorités peuvent également prendre les décisions prévues par la réglementation, notamment les décisions d’évacuation.

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La municipalité de Tunis dispose par ailleurs d’une équipe d’intervention rapide chargée de deux types d’opérations. La première consiste à intervenir immédiatement en cas d’effondrement soudain, notamment pour sécuriser les lieux et procéder à l’enlèvement des gravats. La seconde repose sur une intervention préventive visant à démolir les éléments d’un bâtiment considérés comme menaçant de s’effondrer et présentant un danger imminent.

Un programme de travail quotidien

Selon le ministère, ces interventions sont réalisées dans le cadre d’un programme de travail quotidien et en coordination avec les différentes structures concernées. La municipalité met à la disposition de l’équipe les équipements et moyens dont elle dispose et peut, lorsque cela est nécessaire, recourir à la location de matériel supplémentaire afin d’assurer les interventions considérées comme prioritaires.

La réponse ministérielle met ainsi en évidence une chaîne d’intervention qui va du recensement des bâtiments à risque à leur évaluation technique, puis à la mise en demeure des propriétaires et, lorsque le danger le justifie, à l’évacuation ou à l’intervention directe sur les parties menaçant de s’effondrer.

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