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Tunisie : Les importations de produits pétroliers raffinés russes chutent de 50 %

Les importations tunisiennes de produits pétroliers raffinés en provenance de Russie, notamment des carburants comme le diesel et l’essence, ont chuté de 50 % au cours des neuf premiers mois de 2026. Malgré ce recul, la Russie demeure le premier fournisseur de la Tunisie pour ces produits acheminés par voie maritime, dans un contexte de recomposition des approvisionnements et de tensions sur les marchés énergétiques.

Selon un rapport publié samedi 10 octobre 2026 par la plateforme spécialisée Attaqa, les livraisons russes ont atteint une moyenne de 24 000 barils par jour entre janvier et septembre 2026, contre 48 000 barils par jour durant la même période de 2025.

Ces données, établies par l’Unité de recherche sur l’énergie, basée à Washington, concernent exclusivement les produits pétroliers raffinés transportés par voie maritime et non les importations de pétrole brut.

La part de la Russie passe de 62 % à 36 %

La diminution des livraisons russes dépasse largement le recul global des importations tunisiennes de produits pétroliers raffinés.

Sur les neuf premiers mois de 2026, celles-ci ont diminué de 14 %, passant de 78 000 à 67 000 barils par jour en moyenne annuelle comparée.

La part de la Russie dans ces approvisionnements est ainsi passée d’environ 61,5 % en 2025 à 35,8 % en 2026, sur les périodes considérées.

Dans le même temps, les volumes provenant des autres fournisseurs sont passés d’environ 30 000 à 43 000 barils par jour, selon les chiffres du rapport.

Cette évolution montre une modification importante de la répartition géographique des approvisionnements tunisiens.

Italie, Pays-Bas et Égypte parmi les principaux fournisseurs

Derrière la Russie, l’Italie occupe désormais la deuxième position avec une moyenne de 8 000 barils par jour, suivie des Pays-Bas avec 6 000 barils.

L’Égypte et l’Espagne fournissent chacune environ 5 000 barils par jour. La Tunisie reçoit également des cargaisons en provenance de Grèce, de Chypre, de Turquie et d’Inde.

Les Pays-Bas ont notamment fait leur retour parmi les fournisseurs en mars 2026, après une absence remontant à juin 2024.

L’Égypte a, de son côté, fortement augmenté ses livraisons, alors que ses expéditions vers la Tunisie étaient restées très limitées durant les neuf premiers mois de 2025.

Des restrictions russes sur les exportations de carburants

Le recul des livraisons russes intervient dans un contexte de restrictions imposées par Moscou sur les exportations de certains carburants.

Depuis juillet 2026, la Russie a adopté plusieurs mesures limitant notamment les exportations d’essence et de diesel, afin de préserver son approvisionnement intérieur.

Ces décisions sont intervenues après des perturbations de la production et du raffinage, liées notamment aux attaques ukrainiennes contre des installations pétrolières russes.

Des exemptions ont toutefois été prévues pour certaines catégories d’exportateurs et de livraisons. Ces restrictions constituent un élément d’explication possible, sans suffire à établir les causes exactes de la baisse des importations tunisiennes sur l’ensemble des neuf premiers mois de l’année.

Cette évolution contraste avec la forte progression des achats tunisiens de produits pétroliers russes observée en 2023, après la réorientation d’une partie des exportations russes vers les marchés nord-africains.

Une facture énergétique tunisienne toujours plus lourde

La diminution des volumes importés ne se traduit pas nécessairement par une réduction de la facture énergétique.

Selon les dernières statistiques de l’Institut national de la statistique (INS), les importations tunisiennes de produits énergétiques, exprimées en valeur, ont augmenté de 28,5 % durant les huit premiers mois de 2026.

Le déficit commercial énergétique s’est ainsi creusé à 8,93 milliards de dinars, contre 7,15 milliards durant la même période de 2025.

Ces chiffres concernent l’ensemble du secteur énergétique et ne permettent pas d’isoler l’effet de la baisse des livraisons russes.

La Tunisie reste fortement dépendante des importations pour satisfaire sa consommation de carburants. Sa seule raffinerie, la STIR de Bizerte, dispose d’une capacité de traitement qui ne couvre qu’environ 30 % des besoins du marché national, selon Attaqa.

Le recul de la part russe et la progression d’autres fournisseurs montrent une recomposition des approvisionnements tunisiens. Reste à déterminer dans quelle mesure cette évolution modifie les conditions d’achat et le coût des carburants pour le pays.

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Diesel russe : Trump réclame le départ de Zelensky, Kyiv mobilise ses alliés

L’accord sur le diesel conclu entre Donald Trump et Vladimir Poutine ouvre une nouvelle crise entre Washington et Kyiv. Alors que le président américain souhaite un changement de dirigeant en Ukraine, Zelensky cherche l’appui des Européens et la Pologne questionne les capacités d’exportation russes.

Donald Trump a estimé, samedi 10 octobre, que l’Ukraine devait choisir un nouveau président capable de conclure un accord avec Moscou. Il reproche à Volodymyr Zelensky les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes, auxquelles il attribue une partie des tensions sur les prix du diesel. Ces déclarations interviennent au lendemain de l’annonce d’un accord énergétique avec Vladimir Poutine.

Washington pourrait toucher au partage de renseignements

Au-delà des déclarations présidentielles, la pression américaine pourrait concerner un soutien essentiel à l’Ukraine. Selon le Financial Times, Washington a averti Kyiv que la poursuite des attaques contre les raffineries russes risquait de compromettre le partage de renseignements.

Le journal situe cet avertissement dans les échanges de Miami entre les représentants américains et ukrainiens. Il s’agit toutefois d’une menace rapportée par la presse : aucune suspension effective n’a été publiquement confirmée.

L’assouplissement concernant le diesel est, lui, documenté. La licence générale numéro 135, publiée le 9 octobre par l’Office américain de contrôle des avoirs étrangers, autorise temporairement certaines transactions liées à la vente, à la livraison et à l’importation de diesel russe, y compris aux États-Unis, jusqu’au 7 avril 2027. Cette dérogation ne constitue pas une levée générale des sanctions contre Moscou.

Zelensky cherche à limiter les revenus russes

Pour Kyiv, l’enjeu dépasse le prix du carburant. Zelensky considère que les recettes supplémentaires offertes à la Russie peuvent financer la poursuite de la guerre.

Le 10 octobre, il a échangé avec plusieurs dirigeants européens, notamment Emmanuel Macron et le président finlandais Alexander Stubb. Selon la présidence ukrainienne, sa discussion avec ce dernier a précisément porté sur les revenus russes issus des exportations de produits pétroliers et sur les moyens de limiter la capacité de Moscou à poursuivre le conflit.

La Pologne doute, Moscou ouvre ses exportations

Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski, a soulevé une autre question : d’où viendra le surplus destiné à l’exportation ? Dans une publication sur X rapportée par RBC-Ukraine, il évoque des pénuries de carburant signalées par l’ambassade polonaise jusque dans Moscou. Son intervention met en doute la capacité russe à augmenter rapidement ses livraisons.

La Russie affirme pouvoir répondre à la demande. Selon un communiqué gouvernemental rapporté par Interfax, elle a partiellement levé, le 10 octobre, son interdiction d’exporter du diesel. La décision doit permettre de diriger 500 000 tonnes vers le marché mondial, les entreprises pétrolières devant contractualiser leurs livraisons avec l’accord du gouvernement.

Ces volumes constituent une autorisation d’exportation, et non des cargaisons déjà livrées. Leur mise sur le marché sera un premier test concret de l’accord énergétique qui oppose désormais Washington et Kyiv.

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Tunisie–Congo : Les exportations bondissent de 140 %, le BTP tunisien prospecte Kinshasa

Les exportations tunisiennes vers la République démocratique du Congo (RDC) ont atteint 25,2 millions de dinars au cours des huit premiers mois de 2026, en hausse de 140 % sur un an. Cette progression intervient alors que les entreprises tunisiennes du bâtiment et des travaux publics (BTP) cherchent à renforcer leur présence sur le marché congolais.

Selon le Centre de promotion des exportations (CEPEX), les ventes tunisiennes vers la RDC ont atteint leur niveau le plus élevé jamais enregistré sur les huit premiers mois d’une année. Elles représentaient environ 10,5 millions de dinars durant la même période de 2025, soit une augmentation de près de 14,7 millions de dinars.

Les matériaux de construction figurent parmi les principales catégories de produits exportés vers ce pays, sans que leur part exacte ait été précisée.

Trois entreprises tunisiennes au salon EXPOBETON

C’est dans ce contexte que trois entreprises tunisiennes ont participé à la 12e édition du salon EXPOBETON, organisée du 7 au 10 octobre 2026 à Kinshasa, sous l’égide du CEPEX, en coopération avec l’ambassade de Tunisie en RDC.

Parmi les entreprises présentes figurent notamment SOFAP Bâtiment et LUXOR, actives dans les produits et matériaux de construction, notamment les adjuvants pour béton et les additifs pour ciment.

Cette première participation tunisienne visait à identifier de nouveaux débouchés et à établir des partenariats commerciaux. Le salon a réuni 95 exposants publics et privés, dont des promoteurs immobiliers, des importateurs et des distributeurs de matériaux.

Lors de l’ouverture, le 7 octobre, le président congolais Félix Tshisekedi a visité le pavillon tunisien, accompagné de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.

Un secteur exportateur tourné vers l’Afrique

Le BTP tunisien dispose déjà d’une activité exportatrice importante. Selon les données du CEPEX, les exportations du secteur avaient atteint 1,28 milliard de dinars en 2022, en progression de 27,5 % sur un an. Le ciment représentait alors 57 % de ces exportations.

Plusieurs marchés africains constituent des débouchés pour les entreprises tunisiennes. Au Sénégal, les exportations tunisiennes ont atteint 144,3 millions de dinars en 2025, dont près de la moitié concernait le bâtiment et les matériaux de construction, selon le CEPEX.

La RDC représente un marché encore modeste, mais sa progression attire l’attention des exportateurs tunisiens. Les besoins en logements, en équipements urbains et en infrastructures offrent des perspectives aux fournisseurs de matériaux et aux entreprises du secteur.

La hausse de 140 % concerne toutefois l’ensemble des exportations tunisiennes vers la RDC, et non uniquement le BTP.

L’enjeu sera désormais de transformer les contacts établis à Kinshasa en commandes et en contrats durables, afin de consolider la présence tunisienne sur ce marché.

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Tunisie : « Exil » de Mehdi Hmili remporte le Grand Prix Tamouda à Tétouan

Le film tunisien « Exil » (Ightirab), réalisé par Mehdi Hmili, a remporté samedi 10 octobre le Grand Prix Tamouda du 31ᵉ Festival de cinéma méditerranéen de Tétouan, au Maroc. Le long-métrage a également obtenu le prix de la critique Mustapha Mesnaoui, selon le palmarès rapporté par la MAP.

Cette double distinction a été annoncée lors de la cérémonie de clôture du festival, organisé du 3 au 10 octobre. D’après la dépêche de la MAP, le jury a distingué un récit consacré aux tensions entre les travailleurs et les pratiques de leurs employeurs.

Un accident dans une usine tunisienne

Porté notamment par Ghanem Zrelli et Maram Ben Aziza, « Exil » suit Mohamed, un ouvrier d’une usine sidérurgique tunisienne. Une explosion tue son ami et le blesse, laissant un fragment métallique dans son corps.

Convaincu que l’accident dissimule une autre vérité, Mohamed entreprend de comprendre ce qui s’est passé. Son enquête le confronte aux rapports de pouvoir dans l’usine, tandis que sa blessure et son désir de vengeance bouleversent son existence.

Le film mêle ainsi thriller et drame social, avec pour toile de fond les conditions de travail, la corruption et la fragilité des solidarités ouvrières.

Un parcours international depuis Locarno

Coproduit par la Tunisie, le Luxembourg, la France, le Qatar et l’Arabie saoudite, « Exil » avait été présenté en première mondiale au Festival de Locarno en 2025, dans la section hors compétition, comme le confirme la sélection officielle du festival suisse.

Absent de la cérémonie de Tétouan, Mehdi Hmili a adressé une intervention enregistrée. Selon Reuters, le cinéaste y a exprimé sa joie et souligné la proximité entre l’histoire de son film et les réalités vécues dans le monde arabe.

Le Grand Prix Tamouda ajoute désormais une récompense au parcours international de cette production tunisienne.

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Ligue 1 : Mastouri porte l’Espérance, le Club Africain et le CSS chutent

La cinquième journée de Ligue 1, entamée samedi 10 octobre 2026, a été marquée par le triplé de Hazem Mastouri lors de la victoire de l’Espérance de Tunis face à l’Olympique de Béja (3-1). Dans le même temps, le Club Africain s’est incliné à Ben Guerdane (2-1), tandis que le CS Sfaxien a été battu par le Progrès de Sakiet Eddaïer (1-0).

Ces résultats permettent à l’Espérance de prendre seule la tête du championnat avec 12 points, devant Sakiet Eddaïer et l’US Ben Guerdane, qui totalisent chacun 11 points.

Mastouri offre la victoire à l’Espérance

Au stade de Radès, l’Espérance de Tunis a rapidement pris le contrôle de sa rencontre face à l’Olympique de Béja, disputée à huis clos.

Hazem Mastouri a été le principal artisan du succès espérantiste en inscrivant les trois buts de son équipe. L’attaquant tunisien a marqué à deux reprises en première période avant de compléter son triplé dès le début de la seconde.

L’Olympique de Béja a réduit l’écart grâce à Hamza Mabrouk, mais sans parvenir à inquiéter davantage les Sang et Or.

Avec cette quatrième victoire en cinq rencontres, l’Espérance compte désormais 12 points et occupe la première place du classement provisoire.

Le Club Africain battu dans les dernières minutes

À Ben Guerdane, le Club Africain a concédé sa première défaite de la saison, en s’inclinant 2-1 face à l’équipe locale.

Danel Oboh a ouvert le score pour l’US Ben Guerdane avant l’égalisation d’Oussama Cherimi. Alors que les deux formations semblaient se diriger vers un match nul, Wael Salhi a inscrit le but de la victoire dans le temps additionnel.

Ce succès permet à Ben Guerdane de rejoindre Sakiet Eddaïer à la deuxième place avec 11 points.

Le Club Africain reste à 9 points, mais compte un match en retard par rapport à l’Espérance.

Sakiet Eddaïer fait tomber le CS Sfaxien

L’autre surprise de la journée est venue de Sfax, où le Progrès sportif de Sakiet Eddaïer s’est imposé face au CS Sfaxien (1-0).

Mohamed Ali Omri a inscrit l’unique but de la rencontre en première période, offrant à son équipe une troisième victoire en cinq journées.

Toujours invaincu, Sakiet Eddaïer confirme son bon début de saison et occupe provisoirement la deuxième place du classement avec 11 points.

Le CS Sfaxien, qui subit sa première défaite, reste à 8 points.

Dans la quatrième rencontre de samedi, le CA Bizertin et l’US Monastirienne se sont quittés sur un match nul (0-0).

Les résultats du samedi 10 octobre

  • Espérance de Tunis – Olympique de Béja : 3-1
  • US Ben Guerdane – Club Africain : 2-1
  • PS Sakiet Eddaïer – CS Sfaxien : 1-0
  • CA Bizertin – US Monastirienne : 0-0

La cinquième journée se poursuit dimanche 11 octobre avec quatre rencontres : JS Omrane–AS Marsa, Étoile du Sahel–CS Hammam-Lif, ES Métlaoui–Stade Tunisien et ES Zarzis–ES Hammam-Sousse.

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Natation : Hafnaoui remporte le 400 et le 800 m à l’Open des Alpes

Ahmed Ayoub Hafnaoui a remporté les épreuves du 800 et du 400 mètres nage libre à l’Open des Alpes, disputé à Grenoble en bassin de 25 mètres. Mohamed Yassine Ben Abbes a également décroché deux podiums, avec une deuxième place sur 800 mètres et une troisième sur 400 mètres.

Le nageur tunisien a terminé premier du 800 mètres vendredi 9 octobre, en 7 min 48 s 69, devant son compatriote Mohamed Yassine Ben Abbes, crédité de 7 min 53 s 19. Le Français Sauveur Cristofini a complété le podium en 7 min 54 s 48, selon les résultats publiés sur le service de chronométrage de la Fédération française de natation.

Une deuxième victoire sur 400 mètres

Samedi 10 octobre, Hafnaoui s’est de nouveau imposé, cette fois sur le 400 mètres nage libre, avec un temps de 3 min 43 s 09. Il a devancé Sauveur Cristofini, deuxième en 3 min 44 s 74.

Mohamed Yassine Ben Abbes a pris la troisième place en 3 min 51 s 03, ajoutant un deuxième podium à son bilan du meeting. Les deux premières journées ont ainsi permis aux nageurs tunisiens de cumuler deux victoires et deux autres places sur le podium sur ces distances.

L’Open des Alpes se déroule du 9 au 11 octobre. Ces résultats constituent donc un bilan intermédiaire, avant les dernières épreuves du dimanche.

Une nouvelle étape après son forfait aux Jeux méditerranéens

Ces performances interviennent après une saison durant laquelle Hafnaoui avait disputé des courses en Floride, avant de renoncer aux Jeux méditerranéens organisés en Italie. Son forfait avait été présenté comme lié à son état psychologique. Sa participation à Grenoble marque une nouvelle étape dans son calendrier de compétition, sans que ces résultats permettent de tirer des conclusions sur son état de santé.

Les chronos réalisés à Grenoble doivent être lus dans leur contexte : les courses se disputent en petit bassin, sur 25 mètres. Ils ne sont pas directement comparables à ceux enregistrés en bassin de 50 mètres, utilisé aux Jeux olympiques.

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La Goulette : Cinq ans de prison pour Maher Chaâbane et l’ancienne mairesse

L’homme d’affaires Maher Chaâbane et l’ancienne présidente du conseil municipal de La Goulette ont été condamnés à cinq ans de prison chacun par la quatrième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis, selon Mosaïque FM. Des amendes dépassant deux millions de dinars ont également été prononcées à leur encontre.

D’après les informations rapportées par la radio, le dossier concerne des irrégularités administratives et financières, la falsification de documents ainsi que des infractions légales. La répartition des amendes entre les deux condamnés n’est pas précisée dans les éléments publiés.

Cette décision intervient dans le volet municipal d’une série de procédures judiciaires concernant l’homme d’affaires.

Une enquête sur la gestion municipale engagée en 2024

L’ancienne présidente du conseil municipal de La Goulette avait été placée en garde à vue début juin 2024, puis sous mandat de dépôt quelques jours plus tard.

À l’époque, le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis, Mohamed Zitouna, avait indiqué que les investigations portaient sur des soupçons de corruption administrative et financière au sein des municipalités de La Goulette et du Kram, en lien avec Maher Chaâbane.

Les faits examinés concernaient notamment l’utilisation présumée de fonctions publiques pour procurer des avantages indus, au détriment de l’administration. L’enquête évoquait également des soupçons d’acceptation d’avantages en contrepartie d’actes liés à la fonction.

Ces éléments décrivent les poursuites annoncées lors de l’instruction en 2024.

Lire aussi: L’ancienne présidente du conseil municipal de La Goulette en garde à vue

Plusieurs procédures concernant l’homme d’affaires

Maher Chaâbane, actif notamment dans l’immobilier et les travaux publics, fait l’objet de plusieurs dossiers judiciaires.

En octobre 2025, la Cour d’appel de Tunis l’avait condamné à deux ans de prison dans une affaire portant sur la constitution de gains à l’étranger sans autorisation préalable de la Banque centrale de Tunisie. Cette procédure concernait un objet différent du dossier municipal de La Goulette. webdo

En mars 2026, une demande de libération avait également été rejetée dans un dossier de corruption et de blanchiment d’argent. En juillet, l’examen d’une affaire le concernant, avec plus d’une dizaine d’autres accusés, avait été reporté au 24 septembre. Les informations disponibles ne permettent pas d’assimiler ces procédures au jugement aujourd’hui rapporté.

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Huile d’olive : Moins d’olives, des prix en hausse en Tunisie ?

La récolte des olives en Tunisie devrait enregistrer un recul de 30 à 40 % au cours de la campagne 2026-2027 par rapport à la saison précédente, selon les estimations avancées samedi 10 octobre par Abdallah Sahraoui, membre du Syndicat tunisien des oléiculteurs. Cette baisse pourrait exercer une pression à la hausse sur les prix de l’huile d’olive, dans un contexte où les cours restent liés à l’évolution du marché international. En parallèle, l’apparition de la maladie de la tuberculose de l’olivier dans des oliveraies du Sahel et de Sfax suscite des inquiétudes pour la filière.

Les premières estimations disponibles confirment une campagne moins abondante dans plusieurs régions. À Sidi Bouzid, l’une des principales zones oléicoles du pays, la récolte est estimée à environ 350 000 tonnes pour la saison 2026-2027, contre quelque 500 000 tonnes lors de la campagne précédente, selon les données rapportées par l’agence TAP le 30 septembre. Cela représente une baisse de 30 % dans ce gouvernorat.

Des récoltes régionales en recul, avec des disparités

À Manouba, les prévisions font état d’une production de 14 000 tonnes d’olives à huile, contre plus de 20 750 tonnes la saison précédente, soit un recul d’environ 32 %, selon les informations publiées par la Radio nationale le 9 octobre.

Abdallah Sahraoui a également évoqué des estimations préliminaires d’environ 30 000 tonnes pour le gouvernorat de Sousse. Ces chiffres régionaux restent à distinguer d’une estimation nationale consolidée : les données citées ne permettent pas, à elles seules, de chiffrer précisément le volume total attendu pour l’ensemble de la Tunisie.

Lire aussi : Huile d’olive : Les principales organisations agricoles espagnoles s’unissent contre les importations tunisiennes

La diminution de la récolte pourrait se répercuter sur les prix de l’huile d’olive. Selon Sahraoui, leur évolution dépendra notamment des cours internationaux. Une production tunisienne moins abondante ne signifie toutefois pas automatiquement une hausse déterminée des prix : celle-ci dépendra également de l’offre des autres pays producteurs, de la demande et des conditions de commercialisation.

À la baisse attendue de la récolte s’ajoute un risque phytosanitaire. Abdallah Sahraoui a alerté sur la présence de la tuberculose de l’olivier dans plusieurs oliveraies des gouvernorats de Mahdia et de Sfax, appelant le ministère de l’Agriculture à intervenir pour éviter la propagation de la maladie.

La tuberculose de l’olivier, un risque supplémentaire pour la filière

Cette affection bactérienne se manifeste notamment par l’apparition de nodules ou de protubérances ligneuses sur les branches et les rameaux. La bactérie peut pénétrer dans les tissus de l’arbre par des blessures, notamment celles provoquées lors de la taille, ce qui rend les pratiques d’entretien et les mesures sanitaires particulièrement importantes.

Le responsable syndical appelle ainsi à une mobilisation des différents intervenants afin de protéger les oliveraies et de limiter les risques pour la production. L’enjeu dépasse la seule campagne en cours : l’oléiculture constitue une composante importante de l’agriculture tunisienne, de l’activité des huileries et des exportations nationales.

Entre les prévisions de récolte en baisse et les alertes sanitaires, le suivi de la campagne 2026-2027 sera déterminant pour apprécier les volumes effectivement récoltés et leurs conséquences sur le marché de l’huile d’olive.

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Nouvelle attaque contre l’aéroport de Riyad : Plusieurs blessés et évacuation des passagers

L’aéroport international King Khalid de Riyad, en Arabie saoudite, a été de nouveau touché par une attaque samedi 10 octobre 2026, faisant plusieurs blessés et entraînant l’évacuation d’une partie de ses installations, selon des informations rapportées par Reuters et l’Associated Press. Un missile aurait frappé le complexe abritant les terminaux 3 et 4, dédiés aux vols intérieurs.

Des témoins ont signalé une explosion à l’intérieur de l’aéroport et la présence de personnes blessées au sol. Plusieurs ambulances ont été dépêchées sur place pour prendre en charge les victimes. Selon Reuters, les autorités saoudiennes n’avaient pas immédiatement communiqué de bilan officiel ni apporté de précisions sur les circonstances de cette nouvelle attaque.

Deux jours après une précédente série de frappes

Cette attaque intervient deux jours après une précédente série de frappes contre l’aéroport et un appareil de la compagnie nationale Saudia, qui avaient coûté la vie à trois ressortissants saoudiens et fait plusieurs blessés, selon l’Autorité générale de l’aviation civile saoudienne.

Les perturbations du trafic aérien se sont également accentuées. Des vols à destination de Riyad ont été annulés ou déroutés, tandis que plusieurs compagnies aériennes ont suspendu certaines liaisons avec la capitale saoudienne. L’aéroport a appelé les voyageurs à vérifier le statut de leurs vols auprès des compagnies avant de se rendre sur place.

Lire aussi : Arabie saoudite : Trois morts dans les attaques houthies contre deux aéroports, Riyad de nouveau visé

Cette nouvelle attaque survient dans un contexte d’escalade militaire dans la région, marqué par des frappes répétées contre des infrastructures saoudiennes. Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, avaient revendiqué certaines attaques précédentes, mais aucune responsabilité dans celle de samedi n’était établie dans les premières informations disponibles.

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Entrée sud de Tunis : Nouvelle phase de travaux à Jebel Jelloud dès le 13 octobre

La circulation sera partiellement réorganisée à Jebel Jelloud à partir du mardi 13 octobre 2026, en raison de travaux sur la chaussée dans le cadre du projet d’extension de l’entrée sud de Tunis. Les restrictions concerneront les automobilistes se dirigeant vers le centre de la capitale comme ceux qui en sortent en direction de Sousse, pendant une semaine.

Dans un communiqué publié samedi 10 octobre, le ministère de l’Équipement et de l’Habitat a annoncé le démarrage des travaux de réalisation de la couche de roulement au niveau de Jebel Jelloud, dans le cadre du deuxième lot du projet. La circulation sera partiellement ramenée à deux voies dans chaque sens sur une distance d’environ un kilomètre.

Le ministère appelle les usagers à respecter la signalisation temporaire installée aux abords du chantier et à réduire leur vitesse pendant toute la durée des travaux.

Un projet pour fluidifier l’accès sud de la capitale

L’extension de l’entrée sud de Tunis constitue un projet d’infrastructure routière destiné à améliorer les conditions de circulation sur l’un des principaux axes d’accès à la capitale. Cette liaison supporte un trafic important entre Tunis, sa périphérie sud et les régions desservies par l’axe en direction de Sousse.

Le projet vise notamment à renforcer la capacité de cet axe, à réduire les difficultés de circulation et à améliorer les déplacements des automobilistes. Son avancement repose sur plusieurs phases de travaux, dont celle actuellement engagée à Jebel Jelloud.

Lire aussi : Entrée sud de Tunis : Un nouveau pont ouvert à la circulation, où en est le grand projet d’extension ?

La réalisation de la couche de roulement correspond à une étape de l’aménagement de la chaussée. Elle consiste à mettre en place la couche supérieure sur laquelle circulent les véhicules, afin d’assurer les conditions de circulation prévues par le projet.

Une circulation à surveiller pendant une semaine

La restriction annoncée prendra effet le mardi 13 octobre et se poursuivra pendant une semaine. Les automobilistes empruntant l’entrée sud de Tunis devront donc tenir compte de cette réorganisation temporaire, notamment aux heures de pointe.

Le maintien de deux voies dans chaque sens permettra de conserver une circulation sur l’axe pendant l’intervention, sans supprimer les risques de ralentissements à proximité du chantier.

Le ministère recommande aux conducteurs de suivre les indications mises en place sur la route et d’adapter leur vitesse aux conditions de circulation. Les usagers concernés sont invités à prévoir une marge de temps supplémentaire pour leurs déplacements pendant cette période.

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Recherches avec Cambridge : Que sait-on des premières sociétés agricoles en Tunisie ?

L’Institut national du patrimoine (INP) mène des recherches archéologiques dans les bassins de l’oued Zeroud, à Kairouan, et de l’oued Tessa, au Kef, en collaboration avec l’Université britannique de Cambridge. L’objectif est de mieux comprendre l’histoire des communautés humaines en Tunisie entre le troisième millénaire et le début du premier millénaire avant J.-C., une période encore peu documentée.

Ces recherches visent à déterminer comment les premières communautés agricoles se sont installées, ont exploité les ressources naturelles et se sont adaptées à leur environnement. Les scientifiques cherchent également à établir une chronologie plus précise des vestiges archéologiques, alors que cette période reste marquée par la rareté des sites présentant des couches archéologiques bien conservées et par le nombre limité de datations au carbone 14.

Comprendre comment vivaient les premières sociétés agricoles

L’étude repose sur une comparaison entre deux environnements différents. Le bassin de l’oued Zeroud se situe dans une zone steppique semi-aride, tandis que le bassin moyen de la Medjerda appartient à une région tellienne semi-humide. Cette approche doit permettre d’identifier les similitudes et les différences dans les modes d’habitat, l’exploitation du territoire et l’utilisation des ressources naturelles.

La première phase des travaux concerne notamment le cours inférieur de l’oued Zeroud ainsi que l’oued Kheneg El Afras, entre les régions de Zouarine et du Sers. Les chercheurs s’intéressent particulièrement à plusieurs vestiges archéologiques, dont des monuments funéraires précédemment attribués à la période numide, sans qu’une datation absolue ait permis de confirmer cette classification.

Lire aussi : Béja : Une équipe tuniso-italienne met au jour de nouveaux vestiges à Numluli

L’enjeu est donc de vérifier si ces vestiges appartiennent effectivement à la période qui leur a été attribuée ou s’ils doivent être replacés dans une autre séquence chronologique. Une datation plus fiable permettrait de mieux comprendre l’évolution des pratiques funéraires et des modes d’occupation du territoire dans la Tunisie ancienne.

Pourquoi ces fouilles peuvent-elles revoir la chronologie historique ?

Pour mener ces investigations, les équipes combinent plusieurs techniques : prospections archéologiques systématiques, relevés topographiques par GPS différentiel (DGPS), documentation photographique en trois dimensions à l’aide de drones, études géomorphologiques, analyses de restes végétaux anciens et datations au carbone 14.

Au-delà de l’identification des vestiges, ces travaux pourraient ainsi contribuer à préciser les étapes de peuplement et les transformations des sociétés anciennes en Tunisie, notamment avant la période numide. Ils doivent également enrichir les connaissances sur les relations entre les communautés humaines, les conditions environnementales et les ressources disponibles.

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Logement : 217 appartements prévus à Fouchana dans le cadre de la location-accession

La Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT) a été chargée de réaliser un projet résidentiel à Fouchana, dans le gouvernorat de Ben Arous, dans le cadre du programme de location-accession. L’opération s’inscrit dans le plan de développement 2026-2030, qui prévoit la construction d’environ 5000 logements pour un coût estimé à 750 millions de dinars.

Un projet réalisé selon la formule « clé en main »

Une décision gouvernementale signée par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, et publiée au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), confie la réalisation du projet à la SNIT dans le cadre d’un marché public selon la formule « clé en main ».

Un appel d’offres publié début octobre fait état de la conception et de la réalisation de 217 appartements à Fouchana, dans le secteur d’El Mghira, sous l’intitulé « Cité Al Ichrak ».

Près de 5 000 logements programmés d’ici 2030

Lancé par le ministère de l’Équipement et de l’Habitat dans le cadre du plan de développement 2026-2030, le programme de location-accession vise à faciliter l’accès à la propriété pour les ménages à revenus limités ou moyens.

Le mécanisme repose sur le paiement de mensualités locatives à l’issue desquelles le logement devient la propriété du bénéficiaire. Les projets doivent être réalisés par des promoteurs immobiliers publics, notamment la SNIT et la Société de promotion des logements sociaux (SPROLS).

Selon les données du ministère, environ 5000 logements doivent être construits entre 2026 et 2030, pour un investissement prévisionnel de près de 750 millions de dinars.

Le ministère prévoit également une plateforme numérique destinée à recueillir les candidatures et à organiser l’attribution des logements selon des procédures transparentes. Aucun calendrier précis d’ouverture des inscriptions pour le projet de Fouchana n’a toutefois été annoncé.

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Croisières en Tunisie : La Goulette vise 355.000 touristes en 2026

Le port de La Goulette a accueilli environ 243.000 croisiéristes à fin septembre 2026, contre 200.000 durant la même période de l’année précédente, soit une progression de 21,5%. L’Office de la marine marchande et des ports (OMMP) prévoit désormais près de 355.000 touristes sur l’ensemble de l’année, contre 270.000 en 2025.

Selon les données publiées vendredi 9 octobre par l’OMMP, cette prévision annuelle représente une hausse attendue de 31,5% sur un an. Elle traduit la progression du trafic de croisière enregistré au principal port tunisien accueillant cette catégorie de visiteurs.

Plus de 10.000 arrivées en une journée

Le jeudi 8 octobre, le port de La Goulette a accueilli plus de 10.000 touristes de différentes nationalités à bord de deux navires de croisière en provenance de Barcelone, en Espagne.

Une partie des visiteurs s’est rendue dans les sites archéologiques et les zones touristiques de la capitale, ainsi que dans les commerces spécialisés dans l’artisanat.

Un objectif annuel en hausse

Avec environ 243.000 touristes accueillis au cours des neuf premiers mois, le port a déjà enregistré près de 90% du total atteint sur l’ensemble de 2025. Pour atteindre l’objectif de 355.000 visiteurs, il lui reste à accueillir environ 112000 croisiéristes au dernier trimestre.

Cette projection reste une prévision de l’OMMP. Elle confirme néanmoins la progression du trafic de croisière à La Goulette, dont les retombées concernent notamment les excursions touristiques, les sites culturels et les commerces de la capitale.

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Énergie : 300 MW de solaire et d’éolien attendus avant l’été 2027

La Tunisie prévoit de renforcer ses capacités de production électrique et d’accélérer ses projets renouvelables pour sécuriser l’approvisionnement face aux pics de consommation. Présenté lors d’un Conseil ministériel restreint tenu vendredi 9 octobre, le plan d’action de la STEG prévoit notamment 250 mégawatts (MW) supplémentaires grâce à l’amélioration des centrales existantes et l’intégration d’environ 300 MW d’énergies renouvelables avant l’été 2027.

Des capacités supplémentaires pour sécuriser l’approvisionnement

Le programme prévoit plusieurs interventions sur le parc électrique existant. L’installation de systèmes de refroidissement de l’air à l’entrée des turbines doit améliorer les performances des unités en service et dégager environ 250 MW de capacité supplémentaire.

La STEG prévoit également la mise en service d’une troisième turbine à gaz de 300 MW à Borj El Amri, l’installation de moteurs à gaz totalisant 200 MW et le rétablissement de la pleine capacité des centrales de Kchabta et de Mateur, estimée à environ 190 MW.

Ces opérations combinent amélioration des installations existantes et nouveaux équipements. Leur réalisation doit contribuer à répondre à la demande, particulièrement élevée durant les périodes de pointe.

Le solaire et l’éolien au programme

Le plan prévoit le raccordement d’environ 300 MW issus de projets renouvelables avant l’été 2027, auxquels s’ajouteront près de 40 MW dans le cadre du cinquième cycle du régime des autorisations.

Parmi les projets annoncés figurent l’extension du parc éolien de Sidi Daoud, avec 30 MW supplémentaires, une centrale photovoltaïque de 50 MW à Béni M’hira, équipée d’un stockage de 20 mégawattheures (MWh), et une centrale solaire de 200 MW à Tataouine, associée à un stockage de 100 MWh.

Un système central de stockage par batteries, d’une puissance de 300 MW et d’une capacité de 600 MWh, figure également dans le programme. Ces équipements doivent contribuer à mieux gérer l’équilibre entre production et consommation.

Réduire la pression aux heures de pointe

Le gouvernement prévoit aussi de réduire la demande électrique de 300 MW durant les périodes de forte consommation et d’améliorer le dispositif de délestage. La modernisation du réseau et le déploiement de compteurs intelligents font également partie des orientations annoncées.

Présidant la réunion, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a appelé à accélérer l’exécution des projets et à en assurer un suivi sur le terrain.

L’ensemble de ces mesures s’inscrit dans l’objectif national de porter à 35% la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité à l’horizon 2030. Les capacités annoncées restent toutefois des objectifs de réalisation : leur contribution effective dépendra du calendrier de mise en œuvre et de leur raccordement au réseau.

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Tunisie : Le ministère des Finances défend la résilience du pays

La Tunisie a maintenu une croissance positive malgré les crises successives, tout en préservant ses principaux équilibres macroéconomiques, selon le chef de cabinet du ministère des Finances, Zouheïr Attallah. Cette appréciation, formulée lors du 4ᵉ Forum financier arabe organisé à Tunis, intervient alors que l’inflation est repartie à la hausse en septembre 2026.

S’exprimant vendredi 9 octobre, au nom de la ministre des Finances, Michket Salama Khaldi, Zouheïr Attallah a mis en avant la capacité des institutions publiques à faire face aux crises sanitaires, aux catastrophes naturelles et aux perturbations de l’économie mondiale. Il a également souligné les efforts engagés pour maintenir des indicateurs macroéconomiques qu’il estime à des niveaux acceptables.

Une croissance positive, une inflation en hausse

Les données disponibles apportent des éléments de contexte à ce discours. Au deuxième trimestre 2026, le produit intérieur brut (PIB) tunisien a progressé de 2,3% sur un an. Cette croissance positive constitue un indicateur favorable, sans suffire à elle seule à mesurer la solidité de l’ensemble de l’économie.

L’évolution des prix appelle, en revanche, à nuancer le tableau présenté. Selon l’Institut national de la statistique (INS), le taux d’inflation a atteint 5,6% en septembre 2026, contre 5,4% en août. Cette accélération intervient alors que les prix continuent de peser sur le pouvoir d’achat des ménages.

Sur le front des finances publiques, les prévisions de la loi de finances 2026 retiennent un déficit budgétaire équivalant à 6% du PIB et une dette publique représentant 83,4% du PIB. Ces chiffres sont des objectifs prévisionnels annuels et ne constituent pas un bilan définitif de l’exercice en cours.

Des réformes axées sur la gestion publique

Au-delà du diagnostic économique, le responsable a insisté sur les réformes engagées à court et à moyen termes par le ministère des Finances. Elles portent notamment sur le renforcement de la bonne gouvernance, l’amélioration de la transparence des politiques publiques et la consolidation des principes de responsabilité dans la gestion des deniers publics.

Il a également plaidé pour une révision des priorités de dépenses afin de favoriser les secteurs présentant un rendement élevé et d’améliorer l’affectation des ressources disponibles.

Organisé les 6 et 7 octobre à Tunis sous le thème « Résilience et durabilité financières », le forum a réuni des responsables et des représentants de plusieurs institutions arabes. La rencontre, organisée avec l’Organisation arabe pour le développement administratif et le Département des finances centrales de Sharjah, visait à favoriser les échanges d’expertise, notamment dans le domaine des technologies financières numériques.

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PLF 2027 : Le CNRD veut accélérer l’examen des équilibres budgétaires

La commission des finances et du budget du Conseil national des régions et des districts (CNRD) prévoit de tenir des séances quotidiennes pour approfondir l’examen du projet de loi de finances 2027. Réunie vendredi, elle a notamment abordé les hypothèses de croissance, les prix de l’énergie, le taux de change et les besoins de financement de l’État.

Selon un communiqué rapporté par l’a’agence TAP le 10 octobre, les travaux porteront également sur le rapport du ministère des Finances relatif à l’exécution du budget de l’État au premier semestre 2026. L’objectif est d’examiner les orientations du prochain budget et de préparer des propositions et des amendements tenant compte des priorités nationales et des ressources disponibles.

Croissance, déficit et dette au cœur des discussions

Les membres de la commission ont discuté des hypothèses économiques susceptibles d’influencer les équilibres financiers de l’État, notamment la croissance, les prix du pétrole et de l’énergie ainsi que l’évolution du taux de change.

Les débats ont également porté sur les besoins de financement, le déficit budgétaire et l’endettement public. Les membres ont soulevé la question de la capacité de l’État à honorer ses engagements tout en mobilisant les ressources nécessaires à l’investissement.

Aucun nouvel objectif chiffré de croissance, de déficit ou d’endettement n’a toutefois été annoncé dans le compte rendu de cette réunion. Les échanges s’inscrivent dans la phase d’examen du projet de loi de finances, avant la formulation éventuelle de propositions d’amendement.

Les dépenses publiques et le patrimoine de l’État examinés

La commission a également insisté sur l’évaluation de l’exécution des budgets précédents et le suivi de l’avancement des projets publics. Ces travaux doivent permettre d’identifier les difficultés qui entravent leur réalisation et d’améliorer l’utilisation des deniers publics.

La rationalisation des dépenses et une meilleure exploitation des ressources ont aussi été évoquées. Les membres ont notamment souligné le potentiel de valorisation du patrimoine immobilier de l’État pour mobiliser des ressources supplémentaires et soutenir l’investissement public.

La commission entend enfin renforcer la coordination avec les autres commissions et associer les différentes parties prenantes à l’élaboration de propositions jugées réalistes, dans l’objectif d’améliorer la gestion des finances publiques et de favoriser un développement régional équitable.

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Météo en Tunisie : Pluies au Nord et températures en baisse

Le temps sera marqué ce samedi 10 octobre 2026 par des pluies éparses, localement orageuses, sur les régions côtières du Nord et une légère baisse des températures, selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM).

Le ciel sera parfois très nuageux au Nord et passagèrement nuageux dans le reste du pays. Le vent soufflera de secteur ouest sur le Nord et le Centre, et de secteur est sur le Sud. Il sera fort près des côtes nord et modéré à relativement fort ailleurs.

La mer sera très agitée à houleuse au Nord et agitée sur les autres côtes.

Les températures maximales varieront entre 19 et 24 °C au Nord et dans les régions ouest du Centre, entre 25 et 29 °C dans le reste du pays, et atteindront 31 °C dans l’extrême Sud.

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Institut Cervantes : Morisques Andalous et patrie perdue

Le cycle des conférences reprend à l’institut Cervantes de Tunis. Ainsi, l’institut accueille ce mercredi 14 octobre à 18h30 une conférence du professeur Houssem Eddine Chechia, historien et spécialiste des Morisques et des diasporas sépharades en Méditerranée.

Intitulée « Les ambassadeurs de la patrie perdue », cette conférence s’intéresse à la diplomatie de la « survie » telle que vécue par les Morisques Andalous.

Le conférencier se penchera sur la manière dont les Morisques ont défendu leur cause avant leur exil à partir de 1609 et permettra à l’auditoire de découvrir les soubassements d’une période historique qui relie l’Espagne et la Tunisie du dix-septième siècle.

L’intervention du professeur Chachia sera présentée en langue espagnole. Des synthèses en arabe et en français seront mises à la disposition du public.

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Sur les routes : Mosquées de Kairouan et basiliques de Sbeitla

J’ai passé ces deux dernières journées à rayonner autour de Kairouan, entre Africa latine et Ifriquiya arabe, entre vestiges romains de Thysdrus, sanctuaires chrétiens de Sufetula, sépulture lybique de Dougga et lieux de mémoire islamique.

Je suis passionné par les mosquées de Kairouan. À mes yeux la majestueuse mosquée d’Okba n’a jamais caché la forêt fervente des lieux de culte qui sont disséminés dans les rues tortueuses de la médina.

Dès que je le peux, j’arpente toute la ville et ses mosquées les plus anciennes m’évoquent les premiers pas de l’Islam tunisien. Partout dans Kairouan, des oratoires aux minarets bleu ciel accueillent les fidèles et, à l’aurore, l’appel des muezzins jaillit de chaque quartier, comme au temps de Bilel.

J’ai toujours une tendresse particulière pour la mosquée Al Ansar dont les murs recouverts de henné lui valent le surnom « Al Mhennia ». La mosquée Zitouna qui à Kairouan se trouve près de Bab Djedid, m’aimante tout autant et je ne manque jamais de m’y asseoir à l’ombre d’une colonne, pour méditer. J’ai à l’esprit tant de mosquées kairouanaises qu’il m’est difficile de les compter mais aujourd’hui, c’est un ami, vivant très loin d’ici, qui habite mon cœur.

Il y a quelques jours, alors que je marchais à Sbeitla sous un soleil ardent, je ressentais la présence de Keith. J’aurais pu lui montrer ces sites archéologiques qui résument mon pays pluriel. Surtout à Sbeitla où les basiliques byzantines et leurs baptistères témoignent des siècles chrétiens.

J’aurais aussi tant aimé lui montrer les trois capitoles de Sbeitla et celui de Dougga qui, de son podium, observe les champs de blé dans la plaine. Et les mosaïques d’El Jem que j’ai passées en revue comme si son regard m’accompagnait. Et l’amphithéâtre où je lui aurais peut-être raconté les gladiateurs et le sable qu’on répandait dans l’arène avant les combats. Et la route entre steppes et éternité.

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Snapshot : Peut-on se taire devant cette pollution à Sidi Bou Saïd ?

De la Marina de Sidi Bou Saïd jusqu’à la colline serpente une route panoramique, l’une des plus belles de Tunisie.

Tout au long de cette route qui surplombe la mer, la végétation est souillée par toutes sortes de détritus : des bouteilles, des canettes et du plastique dans tous ses états.

Cette situation est absolument inacceptable. Et la balle est clairement dans le camp des pollueurs qui, venant jouir du paysage, lui font subir ces avanies.

Quant aux autorités municipales, elles seraient inspirées de prévenir en amont ou bien verbaliser pour que ces agissements ne pourrissent pas le paysage et n’altèrent pas un site qui fait la fierté de notre pays.

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