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Tourisme culturel : « Petit Pays », l’exposition photo qui devient un voyage dans le patrimoine

L’exposition photo « Petit Pays je t’aime beaucoup » est de retour du 22 au 25 octobre à Djerba. Cette exposition prend désormais l’envergure d’un événement qui conjugue les œuvres des photographes avec une plongée dans le patrimoine.

En effet, les participants à cet événement au départ de Tunis pourront découvrir plusieurs aspects du patrimoine djerbien à travers des visites dans des musées, des mosquées et des huileries.

Des activités liées au patrimoine culinaire sont également au programme. De plus, un concert live à la marina de Houmt-Souk ajoutera une touche festive finale à cet itinéraire culturel de quatre jours.

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Journées Musicales de Carthage : L’Espagne sous le signe du flamenco

Le guitariste flamenco Dani de Moròn sera le 10 octobre à 15h sur la scène des Journées Musicales de Carthage pour un concert qui aura lieu au Théâtre des jeunes créateurs à la Cité de la culture.

L’Ambassade d’Espagne en Tunisie poursuit ainsi sa collaboration avec les Journées Musicales de Carthage, véritable espace de rencontre entre les scènes musicales tunisienne, méditerranéenne, arabe, africaine et européenne. Cette participation espagnole bénéficie également du soutien de la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, renforçant ainsi les échanges culturels et les liens entre les scènes européennes et tunisiennes.

Dani de Morón est l’un des guitaristes flamencos les plus reconnus et influents de sa génération. Originaire de Morón de la Frontera, l’un des hauts lieux de la tradition de la guitare flamenca, Dani de Morón s’est formé dans l’entourage de Matilde Coral.

Il a depuis développé une remarquable carrière aux côtés de grandes figures du flamenco telles que José Mercé, Antonio Canales, Concha Buika et Patricia Guerrero, et a notamment accompagné Paco de Lucía lors de sa tournée Cositas Buenas, une expérience qui a contribué à renforcer sa projection internationale.

Lauréat de deux Giraldillos de la Bienal de Flamenco de Sevilla et nommé aux Latin Grammy Awards 2018 dans la catégorie « Meilleur album de flamenco » pour 21, Dani de Morón développe un langage musical personnel, à la croisée de la tradition flamenca, du jazz et des musiques du monde.

Son concert à Tunis sera l’occasion de découvrir une guitare flamenca à la fois profondément enracinée dans sa tradition et ouverte à de nouveaux horizons musicaux.

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De Djerba à Douz : Ksours, troglodytes et dunes de sable

Je choisis de rejoindre Médenine par la chaussée romaine non sans laisser mes yeux s’imprégner de la solitude de Borj Kastil au mitan des eaux. Vital, le pipe-line serpente le long de la route antique, acheminant l’eau si précieuse jusqu’à l’île de Djerba.

Un chapelet de villages tout au long de la route qui file parmi les oliviers : Rsifet, Khalfallah, Loubigla, El Ghrabat, Hessi Amor et toujours des mosquées, des épiceries, des cafés et des garages. Je traverse rapidement la ville de Médenine pour rejoindre Ksar Metameur où m’attend Mabrouka pour partager le pain, l’huile et le miel. Depuis plusieurs années, Mabrouka accueille les voyageurs dans la vaste cour du ksar désaffecté, à l’ombre des mausolées de Sidi Ahmed Lahjel et Sidi Hassen Ben Kmala. Elle me raconte la chronique du village et ses dernières semaines à la tâche.

J’ai toujours refusé le sort qui est celui de ces ksours amazigh dont le délabrement relatif souligne notre désaffection pour ce pan de notre patrimoine et aussi nos contentieux avec l’histoire. Comment sauver ces monuments qui sont partie intégrante de notre mémoire mais ne sont pas considérés comme tels ? C’est en me reposant cette sempiternelle question que je quitte Mabrouka.

Assis à même le sol, des hommes jouent aux dominos au seuil d’un café. Je discute un moment avec eux. Des généralités et la saison décisive de l’automne. Je prends ensuite la route de Matmata. Les villages s’égrenent devant moi : Allamet Machlouch et ses cafés assoupis ; la bifurcation vers Beni Khedache et Bir Soltane ; Al Saykha puis Dkhilet Toujane et Ouled Mhelhel qui marquent le début de l’ascension.

Arrêt devant le village fantôme de Toujane où vivent quelques âmes dont on reconnaît les maisons blanchies à la chaux au milieu des vestiges de couleur terre. Plus loin, je reconnais Tounine qui se cache dans les replis montagneux, la route de Zmerten qui va vers nulle part, Meztata au fond de la vallée et les chemins invisibles de Techine et Hafi Rassou.

À peine arrivé à Matmata, je me rends à Tijma pour retrouver Myriam qui me régale d’une chakchouka dont le rustique de la préparation se conjugue à la saveur des terroirs et dans laquelle je trempe mon pain tabouna encore chaud.

La route vers Douz. Rectiligne et précédée par quelques villages troglodytes qui commencent à Haddege passent Ksar Beni Aissa et Bou Dhafer puis arrivent au triangle amazigh entre Tamezret, Taoujout et la lointaine Zraoua dont les vestiges massifs réveillent une mémoire occultée.

Sinon une transversale qui mène jusqu’à Ksar Ghilane, aucune route ne s’élance du long tapis de bitume qui mène jusqu’à Douz. Parfois, un troupeau de chameaux ou des dunes de sable rompent la monotonie minérale.

L’arrivée à Douz. Nouail et El Faouar sont à quelques kilomètres. Après l’incontournable halte sur la grand-place, je mets le cap sur Jbil et El Hessi. Le sable a envahi une partie de la route mais la dune se maintient plutôt bien. Le silence règne absolument et le soleil s’apprête à se fondre dans la nuit naissante. L’instant est simplement modelé par la beauté des éléments et l’élévation n’en dévient que plus naturelle.

Inspiré, en éveil et aberrant, je suis la course toujours renaissante du jour et de la nuit. Au bout du crépuscule, alors que l’obscurité hésite encore, la lune dans sa plénitude, illumine le ciel étoilé. Et moi, jouant avec le sable, au seuil d’une nouvelle anabase.

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