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Classement FIFA : La dégringolade se poursuit pour la Tunisie

La chute de la Tunisie au classement FIFA se poursuit. Les Aigles de Carthage ont perdu quatre places dans la nouvelle édition publiée ce mercredi 7 octobre 2026, passant de la 57e à la 61e position mondiale. La sélection reste 11e en Afrique, mais voit l’écart se creuser avec les principales nations du continent.

Cette nouvelle baisse prolonge surtout une tendance beaucoup plus lourde. En juillet dernier, la Tunisie avait déjà subi la plus forte chute de l’édition post-Coupe du monde, avec douze places perdues pour tomber au 57e rang. La FIFA rappelle que cette chute constituait alors le plus important recul en nombre de places de toute l’édition.

Depuis le début de 2026, la trajectoire est donc particulièrement défavorable : la Tunisie occupait encore la 44e place mondiale en avril, avant de reculer à la 57e place en juillet puis à la 61e aujourd’hui. En comparaison, elle avait terminé 2025 au 41e rang mondial.

Une chute qui dépasse le simple effet du classement

Cette dégradation s’explique notamment par une année 2026 particulièrement compliquée sur le plan sportif. Avant même la Coupe du monde, la Tunisie avait perdu ses deux matches amicaux de préparation contre l’Autriche et la Belgique, dont une lourde défaite 5-0 face aux Belges.

La Coupe du monde a ensuite accentué la tendance. Les Aigles de Carthage ont perdu leurs trois rencontres de la phase de groupes : 5-1 contre la Suède, 4-0 contre le Japon puis 3-1 face aux Pays-Bas. La Tunisie a ainsi terminé dernière de son groupe sans le moindre point, avec deux buts marqués et douze encaissés.

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Le problème est donc moins le recul de quatre places enregistré ce mercredi que l’accumulation des mauvais signaux depuis plusieurs mois. La chute post-Mondial avait déjà ramené la sélection de la 44e à la 57e place. Le nouveau recul confirme que la contre-performance de la Coupe du monde n’a pas été absorbée par les résultats suivants.

Sur le plan africain, la situation est encore plus révélatrice de la perte de terrain. Le Maroc domine désormais le continent avec une 7e place mondiale, devant le Sénégal (18e), l’Égypte (25e), l’Algérie (28e), la Côte d’Ivoire (29e), le Nigeria (30e), la RD Congo (40e), le Cameroun (42e), le Mali (47e) et l’Afrique du Sud (48e).

La Tunisie arrive seulement en 11e position. Elle se retrouve ainsi derrière plusieurs sélections qui ont considérablement progressé ces dernières années, alors que le Maroc s’est installé dans l’élite mondiale après son parcours au Mondial 2026.

Trajectoires opposées des deux sélections nord-africaines

La comparaison avec le Maroc est particulièrement frappante : les Lions de l’Atlas ont atteint les quarts de finale de la Coupe du monde et occupent désormais le 7e rang mondial, tandis que la Tunisie a quitté la compétition dès la phase de groupes. La FIFA avait déjà souligné en juillet les trajectoires opposées des deux sélections nord-africaines.

À l’échelle mondiale, l’Espagne conserve la première place, devant l’Argentine, la France et l’Angleterre. Le Portugal fait son entrée dans le top 5, tandis que le Brésil recule au 6e rang et le Maroc au 7e.

Pour la Tunisie, le classement FIFA constitue donc désormais un indicateur particulièrement parlant d’une perte de compétitivité internationale. Le 61e rang actuel est certes encore loin du plus mauvais classement de son histoire, mais il traduit une tendance nette : après avoir occupé la 28e place mondiale en 2023 et terminé 2025 au 41e rang, la sélection s’éloigne progressivement du groupe des meilleures nations africaines.

La prochaine mise à jour du classement FIFA est prévue le 18 novembre. Elle permettra de voir si la sélection parvient à enrayer cette dynamique ou si le recul se poursuit.

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SB Holding : Pourquoi ce groupe omanais s’intéresse à la Tunisie

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a reçu mercredi une délégation du groupe omanais Suhail Bahwan Group (SB Holding), conduite par son vice-président du conseil d’administration, Sheikh Salem Saad Bahwan. La rencontre intervient alors que le groupe explore de nouvelles possibilités d’expansion en Afrique du Nord, avec un intérêt affiché pour la Tunisie.

Selon le ministère, la délégation a présenté les activités de SB Holding à Oman ainsi que ses investissements réalisés à l’étranger. Le groupe est notamment présent dans des secteurs comme l’assemblage automobile, les industries chimiques, les engrais et les énergies renouvelables. La visite ne correspond toutefois pas, à ce stade, à l’annonce d’un projet d’investissement précis en Tunisie : il s’agit d’abord d’une démarche d’exploration et d’identification d’opportunités.

Qui est Suhail Bahwan Group ?

Suhail Bahwan Group est l’un des principaux groupes privés omanais. Le groupe opère dans plusieurs secteurs et développe également des activités internationales, notamment dans l’automobile, les équipements, les industries et les technologies liées à l’énergie.

Son intérêt pour la Tunisie est donc particulièrement notable en raison de la diversité des secteurs évoqués lors de la rencontre. L’assemblage automobile, la chimie, les engrais et les énergies renouvelables correspondent à des filières dans lesquelles la Tunisie dispose déjà d’un tissu industriel, de compétences et d’infrastructures, mais aussi de besoins importants en investissements.

Pour Tunis, l’enjeu ne serait pas uniquement d’attirer des capitaux. Un investissement industriel de ce type pourrait potentiellement concerner la production destinée au marché tunisien, mais également l’exportation vers les marchés européens et africains. La position géographique de la Tunisie, ses infrastructures portuaires et ses relations commerciales avec l’Union européenne constituent à ce titre des arguments mis en avant par les autorités.

Pourquoi la Tunisie intéresse-t-elle le groupe omanais ?

Le ministère de l’Économie indique que SB Holding souhaite explorer des opportunités permettant d’étendre ses activités en Afrique du Nord et considère la Tunisie comme un site stratégique pour l’investissement et le développement des affaires.

Le ministre Samir Abdelhafidh a, de son côté, présenté les « avantages comparatifs » de la Tunisie ainsi que plusieurs secteurs susceptibles de permettre une coopération entre les deux parties. Le ministère et les structures chargées de l’investissement ont également fait part de leur disponibilité pour accompagner le groupe dans ses démarches.

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La prochaine étape sera donc déterminante : identifier les secteurs et les projets susceptibles de déboucher sur une implantation concrète. À ce stade, aucun montant d’investissement, calendrier de réalisation ou projet industriel précis n’a été annoncé publiquement à l’issue de la rencontre.

L’intérêt de SB Holding constitue néanmoins un signal à suivre, notamment si les discussions évoluent vers un projet dans l’industrie automobile, la chimie, les engrais ou les énergies renouvelables. Ces secteurs pourraient également permettre à la Tunisie de renforcer ses capacités de production et ses activités exportatrices si une implantation venait effectivement à être concrétisée.

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À Tunis, les bâtiments menaçant ruine sous surveillance quotidienne, annonce le MI

Les bâtiments menaçant ruine font l’objet d’un suivi quotidien par les services centraux, régionaux et locaux du ministère de l’Intérieur, notamment dans le Grand Tunis et dans les secteurs de Tunis Médina et Bab Souika. Le ministère vient de préciser les procédures engagées pour identifier les immeubles à risque, évaluer leur dangerosité et, lorsque cela est nécessaire, procéder à leur évacuation ou à la démolition des parties présentant un danger.

Dans une réponse à une question écrite de la députée Amal Meddeb concernant les bâtiments menaçant ruine de la rue Amer Bey, à Tunis Médina, publiée sur le site officiel de l’Assemblée des représentants du peuple, le ministère de l’Intérieur indique que la municipalité de Tunis a commencé à recenser les constructions concernées et à établir des listes des bâtiments présentant un risque.

La procédure prévoit ensuite l’intervention d’une commission tripartite composée d’un représentant de la municipalité de Tunis, d’un représentant de la direction régionale de l’Équipement et de l’Habitat et d’un représentant de l’Institut national du patrimoine. Cette commission est chargée d’effectuer des visites sur le terrain, d’établir des fiches descriptives pour les immeubles concernés et de déterminer leur niveau de dangerosité, conformément aux dispositions de la loi n°33 de 2024.

De l’identification du risque à l’évacuation

Une fois l’évaluation effectuée, les propriétaires des bâtiments concernés peuvent être mis en demeure de prendre les mesures préventives nécessaires afin de supprimer ou de réduire les risques identifiés. Lorsque la situation l’exige, les autorités peuvent également prendre les décisions prévues par la réglementation, notamment les décisions d’évacuation.

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La municipalité de Tunis dispose par ailleurs d’une équipe d’intervention rapide chargée de deux types d’opérations. La première consiste à intervenir immédiatement en cas d’effondrement soudain, notamment pour sécuriser les lieux et procéder à l’enlèvement des gravats. La seconde repose sur une intervention préventive visant à démolir les éléments d’un bâtiment considérés comme menaçant de s’effondrer et présentant un danger imminent.

Un programme de travail quotidien

Selon le ministère, ces interventions sont réalisées dans le cadre d’un programme de travail quotidien et en coordination avec les différentes structures concernées. La municipalité met à la disposition de l’équipe les équipements et moyens dont elle dispose et peut, lorsque cela est nécessaire, recourir à la location de matériel supplémentaire afin d’assurer les interventions considérées comme prioritaires.

La réponse ministérielle met ainsi en évidence une chaîne d’intervention qui va du recensement des bâtiments à risque à leur évaluation technique, puis à la mise en demeure des propriétaires et, lorsque le danger le justifie, à l’évacuation ou à l’intervention directe sur les parties menaçant de s’effondrer.

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Routes, ponts, inondations : Le plan à 250 MD de Nabeul

À Nabeul, les projets routiers et d’infrastructure en cours représentent environ 250 millions de dinars. Une partie importante concerne les axes structurants de la région, tandis qu’un programme spécifique est consacré à la réparation des dégâts provoqués par les intempéries. Le ministère de l’Équipement vise l’achèvement de plusieurs chantiers avant la fin de 2026.

250 MD de chantiers en cours

Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, a effectué mercredi une visite de plusieurs projets dans le gouvernorat de Nabeul, dont le coût cumulé atteint environ 250 millions de dinars.

Ce montant correspond aux différents projets routiers et de ponts actuellement en cours dans la région, et non à une nouvelle enveloppe annoncée à l’occasion de la visite, rapporte Mosaique fm.

Parmi les chantiers suivis figure notamment la route régionale 128 reliant Soliman à Korbous. Les travaux portent notamment sur l’aménagement et la sécurisation de cet axe montagneux, avec l’objectif affiché d’achever le projet avant la fin de l’année.

Le ministre a également suivi l’avancement des travaux sur la route régionale 43, notamment les sections reliant Menzel Bouzelfa à Fartouna puis Fartouna à Menzel Temime.

La RR27 reste un chantier stratégique

La duplication de la route régionale 27 constitue un autre volet important des investissements routiers dans le gouvernorat.

Le projet est réalisé en trois lots. Le premier, entre Nabeul et Korba, est achevé. Le deuxième, reliant Korba à Menzel Temime, est arrivé à un stade avancé, tandis que le troisième, entre Menzel Temime et Kélibia, continue de rencontrer des difficultés nécessitant des ajustements dans sa réalisation.

Ces différents chantiers doivent contribuer à améliorer la fluidité du trafic sur certains des principaux axes reliant les villes du Cap Bon.

Après les inondations, plus de 60 MD mobilisés

Une autre priorité concerne les conséquences des intempéries ayant touché la région. Des travaux de réparation et de protection ont été engagés sur plusieurs routes et ouvrages endommagés par les fortes pluies et les inondations.

Le programme d’intervention consacré à ces dégâts dépasse 60 millions de dinars. Il porte notamment sur la remise en état des infrastructures touchées et sur des interventions destinées à mieux protéger certains secteurs exposés.

Le ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les travaux, mais aussi de renforcer l’entretien des infrastructures et le curage des cours d’eau afin de limiter l’impact de futurs épisodes de fortes précipitations.

À travers ces différents programmes, l’enjeu pour Nabeul est désormais double : achever les grands chantiers routiers engagés et renforcer la résistance des infrastructures face aux intempéries. Le ministère table sur la fin de 2026 pour une partie importante des travaux en cours.

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A 17 ans, le gardien tunisien Slim Bouasker sélectionné par The Guardian parmi les grands espoirs mondiaux

Le jeune gardien tunisien Slim Bouasker figure dans la sélection 2026 de « Next Generation », publiée par The Guardian. À seulement 17 ans, le portier de l’AS Rome fait ainsi partie des 60 jeunes talents nés en 2009 retenus par le quotidien britannique parmi les espoirs du football mondial.

Une reconnaissance internationale à 17 ans

Publiée le 6 octobre, la nouvelle édition de Next Generation réunit 60 des jeunes joueurs que The Guardian considère parmi les plus prometteurs du football mondial. La sélection concerne cette année les joueurs nés en 2009 et couvre différents clubs et championnats à travers le monde.

Slim Bouasker y représente la Tunisie aux côtés de jeunes talents issus notamment de clubs européens et sud-américains. Le quotidien britannique suit depuis plusieurs années cette initiative, qui consiste à identifier de jeunes joueurs appelés à évoluer au plus haut niveau et à suivre ensuite leur progression.

La présence du gardien tunisien est d’autant plus notable qu’il évolue déjà dans l’un des grands clubs du championnat italien.

Sous contrat avec l’AS Rome jusqu’en 2028

Né le 24 juin 2009, Slim Bouasker a rejoint l’AS Rome à l’été 2025. Il y a signé un contrat professionnel courant jusqu’en juin 2028. Le jeune portier évolue actuellement avec l’équipe U20 du club italien.

Son arrivée à Rome avait été précédée d’un intérêt de plusieurs clubs européens. Son profil avait notamment attiré l’attention de l’Inter Milan et de Valence avant la signature de son contrat avec le club de la capitale italienne.

A 17 ans, Bouasker poursuit donc sa formation dans un environnement particulièrement exigeant, tout en étant déjà identifié à l’échelle internationale comme l’un des jeunes gardiens à suivre.

Une trajectoire également suivie par la Tunisie

Le portier possède par ailleurs une expérience internationale avec les sélections tunisiennes de jeunes. Il figure notamment parmi les joueurs de la sélection tunisienne U20.

Sa présence dans la liste de The Guardian constitue ainsi une nouvelle étape dans une trajectoire qui l’a conduit, en quelques années, d’un jeune gardien tunisien suivi en Europe à un joueur intégré au projet de formation de l’AS Rome.

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Climat : La Tunisie veut désormais transformer ses projets en dossiers bancables

Face à l’ampleur des besoins liés à sa transition climatique, la Tunisie cherche à revoir sa manière de mobiliser les financements internationaux. Réunis mercredi à Tunis, plusieurs ministères et partenaires étrangers ont plaidé pour une approche davantage coordonnée, fondée sur des projets capables de combiner plusieurs sources de financement.

Ne plus seulement chercher des financements

Le message porté lors de l’atelier national consacré à l’accès de la Tunisie aux financements climatiques est clair : il ne suffit plus de rechercher des ressources pour financer des projets déjà définis.

À l’ouverture de la rencontre, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a insisté sur la nécessité de construire des projets « bancables », susceptibles d’attirer et de combiner différentes sources de financement.

« Il ne s’agit plus seulement de chercher un financement pour un projet », a-t-il expliqué, mais de faire évoluer l’approche afin de transformer les ambitions climatiques en investissements concrets.

Cette orientation intervient alors que la Tunisie estime à environ 55 milliards de dollars les besoins nécessaires à la mise en œuvre de sa CDN 3.0 sur la période 2026-2035. Une grande partie de ces ressources doit être recherchée à l’international à travers les instruments de la finance climatique.

La diplomatie appelée à jouer un rôle

L’atelier, organisé avec l’appui du PNUD par les ministères des Affaires étrangères, de l’Environnement, des Finances et de l’Économie et de la Planification, a réuni plusieurs partenaires internationaux, dont la GIZ, la JICA, l’AFD, la KfW et la BERD.

Pour Mohamed Ali Nafti, cette mobilisation constitue désormais un axe important de la diplomatie tunisienne. Le ministre estime que les ressources obtenues jusqu’à présent restent en deçà du potentiel du pays et appelle à « changer d’échelle et d’approche ».

Il a également plaidé pour une exploration accrue des mécanismes de conversion de la dette en projets de développement, afin de diversifier les instruments susceptibles de financer les priorités nationales.

La coordonnatrice résidente des Nations unies en Tunisie, Rana Taha, a, de son côté, insisté sur la nécessité de connecter les différents acteurs afin de créer un cadre de coopération aligné sur les priorités nationales.

Le carbone et les projets verts dans la ligne de mire

Le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a pour sa part appelé à accélérer la mise en place de l’autorité carbone en Tunisie. L’objectif est notamment de permettre au pays de mieux tirer parti des mécanismes de financement prévus par l’article 6 de l’Accord de Paris.

La Tunisie entend également mobiliser davantage de ressources pour ses priorités environnementales, notamment dans les énergies renouvelables, l’économie circulaire et la protection du littoral.

Le programme de la Ceinture verte, qui prévoit la restauration d’environ 260.000 hectares de terres dégradées et le développement d’emplois verts dans les zones rurales, figure parmi les projets mis en avant par le ministre de l’Environnement.

Pour le PNUD, la Tunisie dispose déjà d’expériences susceptibles de servir de références, notamment avec le programme Prosol thermique, qui a permis l’installation d’un million de mètres carrés de capteurs solaires.

La nouvelle approche défendue à Tunis consiste ainsi à mieux articuler projets, expertise technique et financements, avec l’ambition de transformer les engagements climatiques du pays en investissements effectivement réalisables.

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Budget 2026 : 2,4 milliards pour les carburants contre 2,5 milliards pour le développement en six mois

Les chiffres de l’exécution du Budget de l’État à fin juin 2026 mettent en évidence un contraste saisissant : 2,427 milliards de dinars ont déjà été consacrés aux subventions des carburants, presque autant que les 2,533 milliards de dépenses de développement enregistrées durant les six premiers mois de l’année. Dans le même temps, les dépenses de rémunération ont dépassé 12 milliards de dinars.

Les carburants pèsent lourd dans les subventions

Selon le document du ministère des Finances consacré à l’exécution budgétaire à fin juin, les dépenses de subvention ont atteint 3,486 milliards de dinars au premier semestre, en hausse de 12% par rapport à la même période de 2025, rapporte l’Agence TAP.

Les carburants représentent à eux seuls 2,427 milliards de dinars, soit un taux d’exécution de 48,6% des crédits prévus dans la loi de finances 2026. Cette enveloppe dépasse de 762 millions de dinars les dépenses de développement exécutées durant la même période.

Le ministère explique cette progression principalement par l’évolution des cours du pétrole sur les marchés internationaux. Les hypothèses retenues pour le Budget 2026 reposaient notamment sur un prix moyen du Brent de 63,3 dollars le baril.

Au total, les dépenses budgétaires payées ont atteint 24,917 milliards de dinars à fin juin, en hausse de 8,9% sur un an, pour un taux d’exécution global de 39,2%.

Plus de 12 milliards pour les rémunérations

La principale masse de dépenses reste toutefois celle consacrée aux rémunérations. 12,184 milliards de dinars ont été dépensés au premier semestre, soit 48,2% des crédits prévus pour l’ensemble de l’année et une progression de 4,9% sur un an.

Le ministère des Finances attribue notamment cette hausse à la mise en œuvre de la première tranche des augmentations salariales dans le secteur public au titre des années 2026, 2027 et 2028. Les prévisions de rémunération intègrent également le recrutement de 51.878 agents.

Les dépenses d’intervention ont, de leur côté, atteint 6,574 milliards de dinars, en progression de 14,8%. Plus de la moitié de cette enveloppe correspond à des dépenses de subvention.

Les programmes sociaux ont bénéficié de 2,221 milliards de dinars, soit une hausse de 24,1% par rapport à fin juin 2025. Leur taux d’exécution atteint 47,6% des crédits inscrits dans la loi de finances.

L’investissement public avance plus lentement

À l’inverse, les dépenses de développement ne dépassent que 2,533 milliards de dinars après six mois, soit un taux d’exécution de 21,2% des prévisions annuelles.

Le ministère des Finances explique ce rythme notamment par la nature des dépenses de développement, dont une part importante des décaissements intervient traditionnellement au second semestre.

Le gouvernement affirme poursuivre les efforts pour accélérer les projets publics bloqués ou en retard, en s’attaquant notamment aux difficultés foncières, techniques et financières.

À mi-parcours, les chiffres dessinent ainsi une structure budgétaire marquée par le poids des dépenses courantes : les rémunérations et les subventions progressent nettement plus vite dans l’exécution que les dépenses de développement. Un écart qui constituera l’un des enjeux du débat sur les finances publiques et les orientations du Budget 2027.

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Budget 2027 : Les députés passent les finances publiques au crible avant le grand débat

La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple a entamé mercredi l’examen des orientations générales du Budget 2027, tout en passant en revue l’exécution du Budget 2026 au premier semestre. À quelques jours de l’ouverture du débat budgétaire, les députés veulent obtenir des précisions sur plusieurs engagements et équilibres financiers de l’État.

Un double examen avant le PLF 2027

La Commission s’est penchée à la fois sur les grandes orientations du prochain budget et sur le niveau d’exécution du Budget de l’État à fin juin 2026.

Cette double lecture doit permettre aux parlementaires de disposer d’une vision plus précise de la situation des finances publiques avant l’examen du projet de loi de finances 2027. Plusieurs questions ont ainsi été soulevées autour du financement de l’État, des engagements publics et de l’évolution des dépenses.

Le président de la Commission, Maher Ketari, a rappelé que le Budget 2027 est élaboré parallèlement au Plan de développement 2026-2030, avec un objectif de croissance de 4%, rapporte l’Agence TAP. Il a notamment insisté sur la nécessité de renforcer l’industrie, dont la contribution au PIB est passée, selon ses déclarations, de 26% au début des années 2000 à environ 15% actuellement.

Des engagements publics à clarifier

Parmi les sujets sur lesquels les députés demandent davantage d’informations figurent les facilités accordées par la Banque centrale de Tunisie au Trésor, pour un montant atteignant 11 milliards de dinars.

La Commission souhaite notamment connaître l’utilisation et l’affectation de ces ressources, ainsi que leurs conséquences sur les équilibres financiers et monétaires.

Les parlementaires demandent également des précisions sur les garanties accordées par l’État aux entreprises et établissements publics pour l’obtention de prêts. L’objectif est d’évaluer plus précisément les engagements susceptibles de peser sur les finances publiques.

Ces interrogations s’inscrivent dans l’examen de l’exécution budgétaire du premier semestre, avant que les choix du prochain exercice ne soient définitivement débattus.

Le pétrole parmi les points de vigilance

La Commission veut par ailleurs mesurer les effets de la hausse des prix du pétrole sur le Budget de l’État. L’évolution du marché énergétique constitue un élément susceptible de modifier les équilibres prévus pour 2026 et les hypothèses retenues pour 2027.

Sur les carburants, Maher Ketari a estimé que le maintien des prix actuels permettrait de préserver le pouvoir d’achat des citoyens.

La Commission doit maintenant poursuivre l’examen des deux documents transmis par le ministère des Finances. Le ministre sera invité à participer aux réunions consacrées à ces textes avant le débat sur le projet de loi de finances.

Au-delà des orientations affichées pour 2027, les prochaines discussions devront donc aussi porter sur l’exécution réelle du budget en cours, le financement du Trésor, les engagements de l’État et l’impact de la facture énergétique. Autant de dossiers qui devraient structurer le débat parlementaire à venir. 

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SGH Medical Pharma : L’usine de Mégrine inaugurée, les effectifs passent à 100 emplois

Le groupe français SGH Medical Pharma a officiellement inauguré, le 1er octobre 2026, son usine de Mégrine. Installée sur 3000 m² et dotée de salles blanches, l’unité doit désormais employer environ 100 personnes, contre 60 prévues initialement.

Une implantation désormais opérationnelle

Le projet d’implantation de SGH Medical Pharma en Tunisie franchit ainsi un nouveau cap. Le groupe français a inauguré le 1er octobre son site industriel de Mégrine, confirmant le passage du projet annoncé en 2024 à une unité désormais opérationnelle.

Selon les informations de la Direction générale du Trésor française, l’usine s’étend sur 3000 m² et comprend notamment des salles blanches adaptées aux exigences de l’activité pharmaceutique.

Cette installation constitue la première implantation internationale de SGH Medical Pharma, qui a choisi la Tunisie pour engager son développement hors de France.

Un effectif revu à la hausse

Le principal indicateur de l’évolution du projet concerne les emplois. Le projet initial présenté lors de l’annonce de l’implantation faisait état de 60 salariés. Le site inauguré doit finalement compter environ 100 emplois.

Cette progression de près de deux tiers par rapport à l’objectif initial donne une nouvelle dimension au projet industriel.

En avril 2024, Webdo avait annoncé le choix de la Tunisie par SGH Medical Pharma pour entamer sa première implantation à l’international. Deux ans plus tard, l’opération se concrétise donc avec une usine effectivement inaugurée et des effectifs supérieurs aux prévisions initiales.

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Affaire de Mellassine : Plus de 14 personnes désormais arrêtées

L’enquête sur l’agression sexuelle d’une adolescente de 16 ans à Mellassine se poursuit. Le nombre de personnes arrêtées dépasse désormais 14.

Une enquête qui s’élargit

La brigade spécialisée de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants de la Garde nationale de Ben Arous poursuit ses investigations dans cette affaire. Selon les derniers éléments rapportés par Mosaïque FM, plus de 14 personnes sont désormais arrêtées dans le cadre de l’enquête.

Ce chiffre intervient après plusieurs vagues d’interpellations. Le 1er octobre, deux personnes avaient été arrêtées, portant alors à cinq le nombre de personnes interpellées depuis le 24 septembre, tandis que sept autres étaient recherchées.

Le 5 octobre, trois autres suspects — deux frères et leur mère — avaient à leur tour été arrêtés par la brigade spécialisée de la Garde nationale de Ben Arous.

Les auditions prévues ce mercredi

Sur le volet judiciaire, le juge d’instruction du quatrième bureau chargé des affaires des enfants au Tribunal de première instance de Tunis 2 avait délivré, le 2 octobre, des mandats de dépôt contre les personnes arrêtées jusque-là. Parmi elles figuraient notamment deux jeunes femmes, deux mineurs, un infirmier et le propriétaire du domicile où les faits présumés se seraient déroulés.

Le juge avait également fixé au 7 octobre la date des interrogatoires approfondis. Les investigations doivent notamment permettre de déterminer avec précision le rôle de chacune des personnes concernées.

Les examens médicaux réalisés sur la victime avaient, selon les sources citées par Mosaïque FM, confirmé qu’elle avait subi un viol. Les enquêteurs avaient également saisi un téléphone portable qui aurait été utilisé pour filmer l’agression.

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Faux documents officiels : Cinq personnes condamnées à des peines allant jusqu’à 22 ans de prison

La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné cinq membres d’un réseau spécialisé dans la falsification de documents et de cachets officiels à des peines comprises entre 10 et 22 ans de prison. Une femme figure parmi les condamnés.

Des cachets d’institutions publiques falsifiés

Selon les éléments rapportés par Mosaïque FM, l’affaire concerne un réseau criminel impliqué dans la fabrication et la falsification de cachets appartenant à des institutions et organismes publics. Ces cachets auraient ensuite été utilisés pour établir ou falsifier des documents et des actes officiels, en contrepartie de sommes d’argent.

L’enquête a ainsi mis en évidence un système reposant à la fois sur la fabrication de faux sceaux et sur leur utilisation dans des opérations de falsification de documents officiels.

Les cinq personnes poursuivies ont finalement été condamnées par la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis à des peines allant de 10 à 22 ans de prison, selon les éléments communiqués par la radio.

Des poursuites pour faux et usage de faux

Les faits retenus contre les accusés portent notamment sur la contrefaçon et l’utilisation de sceaux d’autorités publiques, ainsi que sur le faux, la détention et l’usage de faux et la complicité.

Le Code pénal tunisien prévoit des dispositions spécifiques concernant la contrefaçon des sceaux de l’autorité publique. L’article 179 prévoit notamment la réclusion à perpétuité pour la contrefaçon d’un sceau de l’autorité publique ainsi que pour son utilisation en connaissance de cause. D’autres articles encadrent la contrefaçon de sceaux, timbres ou marques d’autorités publiques et la détention d’instruments destinés à falsifier des documents.

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  • Cinq ans de prison pour une responsable municipale dans une affaire de falsification de contrat

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Rémanences : 23 photographes interrogent la durabilité à Tunis

L’Association Club Photo de Tunis (ACPT) organise sa 9e exposition collective, RÉMANENCES, du 10 au 24 octobre 2026 à l’église Sainte-Croix de Tunis. L’exposition réunit plus de 70 œuvres de 23 photographes autour du thème « Durabilité & Responsabilité ».

À travers cette exposition, l’ACPT propose d’aborder la durabilité au-delà des seules questions environnementales. Les photographes s’intéressent aux traces laissées par les activités humaines, aux transformations des territoires, aux ressources naturelles, au vivant, mais aussi aux pratiques et aux savoir-faire transmis d’une génération à l’autre.

Le titre RÉMANENCES renvoie à ce qui demeure après le passage : une trace inscrite dans les paysages, les territoires, les gestes ou la mémoire. Les œuvres présentées proposent ainsi des regards différents sur ce que les sociétés préservent, transforment ou transmettent.

23 regards sur un même enjeu

L’exposition réunit Aicha Bouaziz, Ala Din Zemzmi, Amel Belkhoudja, Anis Krabaa, Asma Ben Gharbi, Atef Ouni, Aziz Boutrif, Cheima Fezzani, Dalila Yacoubi, Domenico Fascano, Foued Dhouafli, Houssem Ben Othmen, Imen Karray, Kaouther Bedoui, Khaled Kanzari, Khaoula Heni, Marouan Ben Amara, Mohamed Ben Othmen, Mohamed Menzli, Noomen Daoued, Sofiene Reguigui, Soumaya Boulati et Slim Sassi.

Leurs photographies abordent la durabilité sous des angles variés, entre observation des fragilités, relations entre l’être humain et son environnement, mémoire des territoires et transmission des pratiques. L’ACPT entend ainsi privilégier la diversité des regards plutôt qu’une lecture unique du thème.

Seize ans autour de la photographie

Fondé à Tunis en 2010 avant de devenir une association en 2012, le Club Photo de Tunis œuvre depuis seize ans à la promotion de la photographie à travers des formations, des sorties, des rencontres, des concours et des projets collectifs.

Avec RÉMANENCES, l’association poursuit cette démarche en faisant de la photographie un espace de réflexion sur le présent et sur ce qui pourrait en subsister.

Le vernissage est prévu le samedi 10 octobre à partir de 16h30 à l’église Sainte-Croix de Tunis. L’exposition sera accessible jusqu’au 24 octobre 2026.

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Haltérophilie : 18 Tunisiens engagés aux Championnats d’Afrique à Mostaganem

La Tunisie participe avec 18 athlètes aux Championnats d’Afrique d’haltérophilie, organisés du 5 au 13 octobre à Mostaganem, en Algérie. La délégation tunisienne prend également part au championnat arabe de la discipline.

Le rendez-vous africain et arabe de l’haltérophilie réunit actuellement les meilleurs jeunes spécialistes du continent à Mostaganem. La Tunisie y est représentée par 18 athlètes, dont dix filles et huit garçons, selon la sélection annoncée à la veille de leur départ pour l’Algérie.

Chez les filles, la sélection tunisienne comprend Khaoula Mejri, Yasmine Radhouani, Takwa Touati, Chaima Tlili, Israa Bejaoui, Eya Ghali, Hibetallah Jemili, Ghofrane Ghrissa, Zeineb Naoui et Hibetallah Tebini.

Chez les garçons, la Tunisie aligne Idriss Ouerthi, Farouk Ben Hmida, Yahya Laayeb, Ayoub Salem, Hussein Dridi, Ahmed Salem, Mohamed Khalil Jaouadi et Youssef Kraimi.

Les organisateurs annoncent une participation particulièrement importante, avec environ 354 athlètes issus de 31 pays engagés dans ce double rendez-vous africain et arabe.

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Tunisie-Japon : Vers la signature de l’accord d’investissement avant fin 2026

La Tunisie et le Japon sont désormais convenus de signer avant la fin de 2026 leur accord bilatéral d’investissement, qui a atteint le stade de « substantial agreement ». Une nouvelle étape dans un dossier engagé depuis 2025 et appelé à renforcer le cadre juridique des investissements entre les deux pays.

Le calendrier se précise pour l’accord d’investissement entre la Tunisie et le Japon. Les deux pays partagent désormais la même position sur l’objectif de signer l’accord avant la fin de l’année 2026, a annoncé mercredi 7 octobre le ministère japonais des Affaires étrangères.

L’annonce intervient à l’occasion d’un entretien entre le vice-ministre japonais des Affaires étrangères, Yasutaka Nakasone, et l’ambassadeur de Tunisie au Japon, Ahmed Chafra. Selon le ministère japonais, l’accord a atteint le stade de « substantial agreement », c’est-à-dire un accord substantiel sur le contenu du texte.

Du principe à l’accord substantiel

Cette avancée marque une évolution par rapport à l’annonce faite en avril dernier. Le 10 avril, Tokyo et Tunis avaient fait état d’un accord de principe sur le traité d’investissement, après l’ouverture formelle des négociations en juin 2025.

À l’époque, les deux parties avaient indiqué vouloir poursuivre les procédures nécessaires en vue d’une signature et de l’entrée en vigueur de l’accord. Celui-ci doit notamment contribuer à améliorer la sécurité juridique des investissements et à favoriser les investissements réciproques entre les deux pays.

Six mois plus tard, le dossier a donc franchi un nouveau palier. Le Japon indique désormais que les deux parties sont alignées sur une signature au cours de cette année, qui marque également le 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques tuniso-japonaises.

Un forum économique en préparation

L’entretien du 7 octobre a également permis d’aborder la dimension économique de cette nouvelle étape. Ahmed Chafra a fait part de son engagement à œuvrer au renforcement des relations économiques bilatérales à travers la signature de l’accord d’investissement, mais aussi la réalisation d’un Forum économique bilatéral Tunisie-Japon.

Le projet s’inscrit dans une année particulièrement symbolique pour les deux pays. Le Japon et la Tunisie célèbrent en 2026 les 70 ans de l’établissement de leurs relations diplomatiques, un anniversaire qui a déjà donné lieu à plusieurs initiatives officielles et qui sert de cadre au renforcement de leur coopération.

Le Japon, partenaire majeur

Le Japon demeure l’un des partenaires majeurs de la Tunisie dans le financement des grands projets structurants, notamment à travers la JICA, dont les engagements cumulés ont dépassé 350 milliards de yens à fin 2024.

Parmi les chantiers emblématiques figurent la poursuite de la station de dessalement d’eau de mer de Sfax, ainsi que le développement accéléré de la coopération énergétique.

Le dossier le plus marquant reste le projet photovoltaïque de 130 MW à Gabès, retenu récemment pour bénéficier d’un appui financier japonais dans le cadre du mécanisme de crédits carbone.

Le financement peut atteindre 2 milliards de yens, soit environ 37 millions de dinars, pour un projet piloté par le groupe japonais Marubeni en partenariat avec une entreprise française. Cette opération confirme la montée en puissance du Japon sur les segments tunisiens de la transition énergétique et de la décarbonation industrielle.

Des échanges commerciaux en progression

Le commerce bilatéral poursuit lui aussi sa consolidation. En 2024, les exportations tunisiennes vers le Japon ont atteint 18,6 milliards de yens, portées principalement par les produits de la mer, l’huile d’olive et le textile-habillement.

Les importations tunisiennes en provenance du Japon se sont élevées à 11,5 milliards de yens, dominées par l’automobile, les machines, les équipements électriques et les produits sidérurgiques.

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Exécution ratée aux États-Unis : Christa Pike reprend connaissance

Une semaine après avoir survécu à deux tentatives d’exécution par injection létale dans le Tennessee, Christa Pike, 50 ans, a repris connaissance et est désormais capable de parler. Son pronostic reste toutefois incertain.

Condamnée à mort aux États-Unis, Christa Pike se trouve toujours hospitalisée après avoir survécu à l’exécution qui devait mettre fin à sa vie le 30 septembre dernier. Ses avocats ont annoncé mardi 6 octobre qu’elle était désormais consciente et pouvait parler, alors qu’elle avait été placée sous respirateur après l’échec de l’injection létale.

« Contre toute attente », la détenue « est consciente, parle et continue de recevoir des soins médicaux intensifs », ont indiqué ses avocats. Ils précisent toutefois que son état demeure préoccupant et que sa récupération pourrait être longue.

Deux injections létales sans parvenir à la tuer

Christa Pike avait reçu deux doses de pentobarbital lors de la tentative d’exécution au Riverbend Maximum Security Institution, à Nashville. La procédure avait tourné au fiasco lorsque les équipes pénitentiaires avaient rencontré d’importantes difficultés à administrer les produits par voie intraveineuse.

Selon ses avocats, les deux bras de la condamnée ont été fortement endommagés, avec des gonflements, des brûlures et des cloques. Le pentobarbital, substance utilisée pour l’injection létale, aurait notamment pénétré dans les tissus au lieu de rejoindre correctement la circulation sanguine.

La procédure avait duré environ deux heures et demie. Des journalistes présents dans la salle réservée aux témoins avaient rapporté que Christa Pike respirait encore après l’administration des produits. Face à l’échec de la procédure, les autorités pénitentiaires avaient finalement interrompu la tentative et appelé une ambulance.

Une survivante d’une exécution sans précédent

Cette évolution médicale intervient alors que l’affaire a déjà pris une dimension exceptionnelle aux États-Unis. Christa Pike est considérée comme la première personne connue aux États-Unis à avoir survécu après l’administration de doses létales destinées à une exécution.

Condamnée pour le meurtre de Colleen Slemmer, une jeune femme de 19 ans tuée en 1995, Pike avait 18 ans au moment des faits. Ses avocats avaient notamment invoqué son passé marqué par les violences sexuelles, les traumatismes et des troubles psychiques pour demander la commutation de sa peine. Le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, avait rejeté cette demande quelques jours avant l’exécution.

L’échec de la procédure a depuis provoqué des conséquences au niveau de l’administration pénitentiaire. Le gouverneur a suspendu les exécutions prévues dans l’État pour le reste de l’année et ordonné une enquête indépendante. Le responsable du département pénitentiaire du Tennessee a également annoncé son départ.

Pour l’heure, la question centrale reste médicale : les avocats de Christa Pike indiquent que son pronostic demeure incertain et qu’une longue période de récupération est à prévoir. Une audience judiciaire était par ailleurs prévue mercredi afin d’examiner les demandes de son équipe juridique concernant la conservation des éléments et documents liés à l’exécution ratée.

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Tourisme culturel : « Petit Pays », l’exposition photo qui devient un voyage dans le patrimoine

L’exposition photo « Petit Pays je t’aime beaucoup » est de retour du 22 au 25 octobre à Djerba. Cette exposition prend désormais l’envergure d’un événement qui conjugue les œuvres des photographes avec une plongée dans le patrimoine.

En effet, les participants à cet événement au départ de Tunis pourront découvrir plusieurs aspects du patrimoine djerbien à travers des visites dans des musées, des mosquées et des huileries.

Des activités liées au patrimoine culinaire sont également au programme. De plus, un concert live à la marina de Houmt-Souk ajoutera une touche festive finale à cet itinéraire culturel de quatre jours.

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Journées Musicales de Carthage : L’Espagne sous le signe du flamenco

Le guitariste flamenco Dani de Moròn sera le 10 octobre à 15h sur la scène des Journées Musicales de Carthage pour un concert qui aura lieu au Théâtre des jeunes créateurs à la Cité de la culture.

L’Ambassade d’Espagne en Tunisie poursuit ainsi sa collaboration avec les Journées Musicales de Carthage, véritable espace de rencontre entre les scènes musicales tunisienne, méditerranéenne, arabe, africaine et européenne. Cette participation espagnole bénéficie également du soutien de la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, renforçant ainsi les échanges culturels et les liens entre les scènes européennes et tunisiennes.

Dani de Morón est l’un des guitaristes flamencos les plus reconnus et influents de sa génération. Originaire de Morón de la Frontera, l’un des hauts lieux de la tradition de la guitare flamenca, Dani de Morón s’est formé dans l’entourage de Matilde Coral.

Il a depuis développé une remarquable carrière aux côtés de grandes figures du flamenco telles que José Mercé, Antonio Canales, Concha Buika et Patricia Guerrero, et a notamment accompagné Paco de Lucía lors de sa tournée Cositas Buenas, une expérience qui a contribué à renforcer sa projection internationale.

Lauréat de deux Giraldillos de la Bienal de Flamenco de Sevilla et nommé aux Latin Grammy Awards 2018 dans la catégorie « Meilleur album de flamenco » pour 21, Dani de Morón développe un langage musical personnel, à la croisée de la tradition flamenca, du jazz et des musiques du monde.

Son concert à Tunis sera l’occasion de découvrir une guitare flamenca à la fois profondément enracinée dans sa tradition et ouverte à de nouveaux horizons musicaux.

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De Djerba à Douz : Ksours, troglodytes et dunes de sable

Je choisis de rejoindre Médenine par la chaussée romaine non sans laisser mes yeux s’imprégner de la solitude de Borj Kastil au mitan des eaux. Vital, le pipe-line serpente le long de la route antique, acheminant l’eau si précieuse jusqu’à l’île de Djerba.

Un chapelet de villages tout au long de la route qui file parmi les oliviers : Rsifet, Khalfallah, Loubigla, El Ghrabat, Hessi Amor et toujours des mosquées, des épiceries, des cafés et des garages. Je traverse rapidement la ville de Médenine pour rejoindre Ksar Metameur où m’attend Mabrouka pour partager le pain, l’huile et le miel. Depuis plusieurs années, Mabrouka accueille les voyageurs dans la vaste cour du ksar désaffecté, à l’ombre des mausolées de Sidi Ahmed Lahjel et Sidi Hassen Ben Kmala. Elle me raconte la chronique du village et ses dernières semaines à la tâche.

J’ai toujours refusé le sort qui est celui de ces ksours amazigh dont le délabrement relatif souligne notre désaffection pour ce pan de notre patrimoine et aussi nos contentieux avec l’histoire. Comment sauver ces monuments qui sont partie intégrante de notre mémoire mais ne sont pas considérés comme tels ? C’est en me reposant cette sempiternelle question que je quitte Mabrouka.

Assis à même le sol, des hommes jouent aux dominos au seuil d’un café. Je discute un moment avec eux. Des généralités et la saison décisive de l’automne. Je prends ensuite la route de Matmata. Les villages s’égrenent devant moi : Allamet Machlouch et ses cafés assoupis ; la bifurcation vers Beni Khedache et Bir Soltane ; Al Saykha puis Dkhilet Toujane et Ouled Mhelhel qui marquent le début de l’ascension.

Arrêt devant le village fantôme de Toujane où vivent quelques âmes dont on reconnaît les maisons blanchies à la chaux au milieu des vestiges de couleur terre. Plus loin, je reconnais Tounine qui se cache dans les replis montagneux, la route de Zmerten qui va vers nulle part, Meztata au fond de la vallée et les chemins invisibles de Techine et Hafi Rassou.

À peine arrivé à Matmata, je me rends à Tijma pour retrouver Myriam qui me régale d’une chakchouka dont le rustique de la préparation se conjugue à la saveur des terroirs et dans laquelle je trempe mon pain tabouna encore chaud.

La route vers Douz. Rectiligne et précédée par quelques villages troglodytes qui commencent à Haddege passent Ksar Beni Aissa et Bou Dhafer puis arrivent au triangle amazigh entre Tamezret, Taoujout et la lointaine Zraoua dont les vestiges massifs réveillent une mémoire occultée.

Sinon une transversale qui mène jusqu’à Ksar Ghilane, aucune route ne s’élance du long tapis de bitume qui mène jusqu’à Douz. Parfois, un troupeau de chameaux ou des dunes de sable rompent la monotonie minérale.

L’arrivée à Douz. Nouail et El Faouar sont à quelques kilomètres. Après l’incontournable halte sur la grand-place, je mets le cap sur Jbil et El Hessi. Le sable a envahi une partie de la route mais la dune se maintient plutôt bien. Le silence règne absolument et le soleil s’apprête à se fondre dans la nuit naissante. L’instant est simplement modelé par la beauté des éléments et l’élévation n’en dévient que plus naturelle.

Inspiré, en éveil et aberrant, je suis la course toujours renaissante du jour et de la nuit. Au bout du crépuscule, alors que l’obscurité hésite encore, la lune dans sa plénitude, illumine le ciel étoilé. Et moi, jouant avec le sable, au seuil d’une nouvelle anabase.

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Béja : Une équipe tuniso-italienne met au jour de nouveaux vestiges à Numluli

Une campagne de fouilles archéologiques menée sur le site de Henchir El Materia, au nord de Teboursouk, dans le gouvernorat de Béja, a permis d’étudier plusieurs composantes de l’ancienne cité de Numluli. Les travaux, réalisés dans le cadre d’une coopération entre l’Institut national du patrimoine (INP) et l’Université de Sassari en Italie, se sont déroulés du 6 septembre au 4 octobre 2026.

Des chercheurs et des étudiants de différents niveaux ont participé aux travaux, consacrés notamment à l’étude et à la valorisation de deux secteurs majeurs de la cité antique.

Un Capitole romain construit au IIe siècle

Le premier secteur comprend le Capitole de Numluli, un édifice religieux dont la construction remonte à l’année 170 après J.-C., durant la période romaine.

Les fouilles ont notamment porté sur les éléments de la place publique ainsi que sur une fontaine. Les archéologues ont également mis au jour plusieurs éléments architecturaux et décoratifs associés au temple, parmi lesquels des chapiteaux, des colonnes, des motifs géométriques et des fragments de statues.

Ces vestiges apportent des éléments supplémentaires sur l’organisation de l’espace monumental et public de Numluli durant la période romaine.

Une basilique vandale et des traces de la vie quotidienne

Le second secteur exploré correspond à une église construite au milieu du Ve siècle, durant la période vandale. Le complexe comprend notamment des espaces funéraires associés à des notables chrétiens, différentes pièces ainsi que des structures de délimitation.

Les fouilles ont également permis d’étudier des jarres funéraires et de grandes jarres installées verticalement, utilisées pour le stockage des provisions. Des pavements en mosaïque, présentés comme particulièrement remarquables, ont aussi été identifiés.

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L’ensemble de ces découvertes permet d’approfondir la connaissance de Numluli durant l’Antiquité tardive, en documentant à la fois ses espaces religieux et funéraires, mais aussi certains aspects de la vie quotidienne et des pratiques de stockage dans la cité.

La campagne s’inscrit ainsi dans le cadre de la coopération archéologique entre la Tunisie et l’Italie et contribue à la documentation scientifique et à la valorisation du patrimoine archéologique de la région de Béja.

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Barrage-réservoir de Saïda : A quoi servira ce nouveau projet à 214 millions de dinars?

Le chantier du barrage-réservoir de Saïda entre dans sa dernière ligne droite. En visite sur place mardi 6 octobre, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, a appelé à accélérer l’achèvement des travaux, dont le taux d’avancement atteint désormais 92 %. D’un coût d’environ 214 millions de dinars, l’ouvrage doit permettre de constituer une réserve de 45 millions de mètres cubes et de renforcer le système de transfert des eaux du Nord vers le Grand Tunis, le Cap Bon, le Sahel et Sfax.

Mais derrière ce chantier, c’est une transformation plus large de la politique hydraulique tunisienne qui se dessine. Face à une ressource de plus en plus limitée, le pays multiplie les solutions : nouveaux barrages, interconnexions et transferts, dessalement de l’eau de mer, mobilisation des eaux non conventionnelles, réhabilitation des réseaux et modernisation de la gestion de la SONEDE.

Saïda, Douimis, Mellègue : le retour des grands ouvrages hydrauliques

Le barrage de Saïda constitue l’une des pièces d’un système hydraulique beaucoup plus vaste. Le projet, lancé en 2019, comprend notamment deux barrages-réservoirs, cinq grandes stations de pompage, des conduites de transfert et plusieurs réservoirs d’équilibrage. Le barrage de Kalaa Kebira affichait de son côté un taux d’avancement de 98 % début octobre, avec une mise en achèvement annoncée pour fin novembre. Les cinq stations de pompage doivent, elles, être réalisées progressivement, avec une échéance globale annoncée pour le début de 2030.

L’enjeu est donc moins la construction d’un barrage isolé que la constitution d’une véritable chaîne de mobilisation et de transfert. L’eau stockée à Saïda doit notamment être acheminée vers le réservoir de Belli, dans le gouvernorat de Nabeul, puis vers Kalaa Kebira, avant d’être intégrée au système d’alimentation du Sahel.

Autre chantier important : le barrage de Douimis, dans le gouvernorat de Bizerte. D’une capacité de 45 millions de mètres cubes, il doit entrer en service avant la fin de 2026. Une partie de ses ressources doit être transférée vers le barrage de Sejnane, renforçant ainsi le système de mobilisation des eaux du Nord au bénéfice notamment de Bizerte, du Grand Tunis, du Cap Bon, du Sahel et de Sfax.

Le nouveau barrage de Mellègue supérieur, au Kef, est lui aussi arrivé dans sa phase finale. Sa mise en exploitation était annoncée pour septembre 2026, avec une capacité d’irrigation estimée entre 12 000 et 13 000 hectares. Mais le dossier Mellègue rappelle également une autre réalité : construire de nouveaux ouvrages ne suffit pas. Le barrage existant a été confronté en 2026 à une panne d’une vanne et à des opérations de maintenance et de réhabilitation, illustrant l’importance de l’entretien des infrastructures déjà construites.

Cette logique avait déjà été inscrite par le gouvernement dans son programme hydraulique 2026-2030, qui prévoit notamment de poursuivre l’achèvement de plusieurs barrages et réservoirs, dont Mellègue, Douimiss, Kalaa Kebira et Saïda, ainsi que le lancement de nouveaux ouvrages.

Dessalement, réseaux et eaux non conventionnelles : l’autre bataille

La stratégie tunisienne ne repose cependant plus uniquement sur les barrages. Le dessalement devient progressivement une composante centrale de la sécurité hydrique.

La station de dessalement de Sfax, officiellement inaugurée en juin 2026, dispose d’une capacité de production de 100 000 mètres cubes par jour, extensible à 250 000 mètres cubes. Elle doit renforcer durablement l’approvisionnement du Grand Sfax et des zones voisines.

À Sousse, la nouvelle station de dessalement de Sidi Abdelhamid est entrée en exploitation le 28 septembre 2026 après l’achèvement des essais techniques. Sa capacité initiale est d’environ 50 000 mètres cubes par jour, avec une possibilité d’atteindre 100 000 mètres cubes à pleine capacité. L’eau produite est destinée notamment à Sousse, Monastir et Mahdia.

Dans le Sud, la station de Zarat, à Gabès, est déjà en exploitation depuis 2024 avec une capacité de 50 000 mètres cubes par jour, extensible à 100 000. Son extension à 100 000 mètres cubes par jour fait partie du nouveau programme soutenu par la Banque mondiale.

Lire aussi : Barrage de Douimis : 45 millions de m³ d’eau supplémentaires pour la Tunisie

Le programme international annoncé en 2026 est d’ailleurs beaucoup plus large. La Banque mondiale a approuvé une première phase de 332,5 millions de dollars pour renforcer la sécurité hydrique tunisienne. Le volet consacré à l’eau potable prévoit notamment l’extension de Zarat, le déploiement de 100 000 compteurs intelligents et la réhabilitation des réseaux à Sfax, Tozeur et Kébili. Le programme global est conçu sur dix ans avec une enveloppe potentielle de 700 millions de dollars.

Cette évolution est essentielle : la sécurité hydrique ne consiste plus seulement à trouver davantage d’eau, mais également à perdre moins d’eau.

C’est un point particulièrement important pour la Tunisie. Les investissements dans les barrages et les stations de dessalement n’auront qu’un impact limité si une partie importante de la ressource produite disparaît ensuite dans des réseaux vieillissants. Le gouvernement a ainsi inscrit parmi ses priorités la réhabilitation des infrastructures de distribution, la détection intelligente des fuites, la télégestion, les compteurs intelligents et l’amélioration du rendement des réseaux.

La stratégie commence également à intégrer davantage les eaux non conventionnelles. Le Conseil ministériel consacré à l’eau en juin 2026 a insisté sur la valorisation des eaux traitées, la collecte des eaux pluviales dans les nouvelles constructions et l’augmentation du recours aux ressources non conventionnelles, notamment pour l’agriculture.

Le défi est donc désormais celui d’un système hydraulique intégré : stocker lorsqu’il pleut, transférer lorsque les ressources sont disponibles, dessaler lorsque les ressources conventionnelles ne suffisent plus, réutiliser lorsque cela est possible et réduire les pertes tout au long du réseau.

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