Lese-Ansicht

Ligue 1 | 4ème J. : l’Espérance prend les commandes

L’Espérance de Tunis a profité de la quatrième journée de Ligue 1 pour s’installer seule en tête du classement. Vainqueurs du CS Hammam-Lif (1-0), les Sang et Or comptent désormais 9 points, devant le PS Sakiet Eddaïer, qui a concédé le nul à Béja (1-1). La quatrième journée reste toutefois incomplète, puisque les matches Club Africain–Espérance de Zarzis et CS Sfaxien–CA Bizertin sont programmés le 20 septembre.

L’Espérance seule en tête

Le succès de l’Espérance à Hammam-Lif lui permet de prendre seule les commandes avec 9 points sur 12 possibles. Sa victoire 1-0, grâce à un but de Marouane Sahraoui a été salutaire pour les Sang et or en net regain de confiance.

Le PS Sakiet Eddaïer reste deuxième avec 8 points après son nul à Béja. Derrière, plusieurs formations se tiennent en quelques points. Le CA Bizertin, qui n’a pas encore disputé son match de cette journée, reste à 7 points, tout comme la JS Omrane et le Stade Tunisien.

La JS Omrane confirme, le Stade Tunisien remonte

La JS Omrane a poursuivi son bon début de saison en dominant l’ES Métlaoui (1-0). Cette victoire lui permet de porter son total à 7 points.

Le Stade Tunisien a également réalisé une bonne opération en s’imposant à Hammam-Sousse (3-1). Avec cette victoire, les Stadistes atteignent eux aussi 7 points et remontent dans la première partie du classement.

À La Marsa, l’AS Marsa a signé l’une des performances de cette journée en battant l’Étoile du Sahel (1-0).

Résultats

  • AS Marsa – Etoile du Sahel 1-0
  • ES Hammam Sousse – Stade Tunisien 1-3
  • US Monastirienne – US Ben Guerdane 3-3
  • JS Omrane – ES Métlaoui 1-0
  • CS Hammam-Lif – Espérance de Tunis 0-1
  • Olympique de Béja – PS Sakiet Eddaier 1-1

Dimanche 20 septembre (16h00)

  • Club Africain – Espérance de Zarzis
  • Club Sportif Sfaxien – Club Athlétique Bizertin

Classement

  1. Espérance de Tunis 9 pts
  2. PS Sakiet Eddaier 8 pts
  3. CA Bizertin 7 pts (-1)
  4. JS Omrane 7 pts
  5. Club Africain 6 pts (-2)
  6. US Monastirienne 5 pts (-1)
  7. Club Sportif Sfaxien 4 pts (-2)
  8. US Ben Guerdane 4 pts (-2)
  9. Stade Tunisien 4 pts (-1)
  10. AS Marsa 4 pts
  11. Etoile du Sahel 4 pts
  12. Espérance de Zarzis 3 pts (-2)
  13. ES Métlaoui 3 pts
  14. Olympique de Béja 2 pts
  15. ES Hammam Sousse 1pt
  16. CS Hammam-Lif 0 pt (-1)

Lire aussi :

L’article Ligue 1 | 4ème J. : l’Espérance prend les commandes est apparu en premier sur webdo.

  •  

Commerce extérieur : Le déficit atteint 17,85 milliards de dinars en huit mois

Le commerce extérieur tunisien poursuit sa progression en valeur, mais l’écart entre exportations et importations continue de se creuser. Sur les huit premiers mois de 2026, les exportations ont augmenté de 8%, à 44,672 milliards de dinars, tandis que les importations ont progressé de 11,6%, à 62,525 milliards. Résultat : le déficit commercial atteint 17,854 milliards de dinars, contre 14,639 milliards un an auparavant.

Les importations creusent l’écart

Les données publiées le 12 septembre par l’Institut national de la statistique (INS) montrent une aggravation de 3,215 milliards de dinars du déficit sur un an. Le taux de couverture des importations par les exportations recule parallèlement de 73,9% à 71,4%.

Cette évolution traduit surtout une différence de rythme. Les exportations gagnent près de 3,3 milliards de dinars sur un an, mais les importations augmentent de plus de 6,5 milliards. La progression des achats extérieurs concerne l’ensemble des grands groupes de produits : les produits énergétiques augmentent de 28,5%, les produits alimentaires de 17,1%, les biens de consommation de 8,2%, les matières premières et demi-produits de 7,9% et les biens d’équipement de 6,2%.

L’énergie pèse la moitié du déficit

La facture énergétique reste le principal point de pression. Le déficit du groupe des produits énergétiques atteint 8,930 milliards de dinars, soit pratiquement la moitié du déficit commercial total. Il était de 7,148 milliards sur les huit premiers mois de 2025.

Les autres principaux déficits concernent les matières premières et demi-produits, à 4,544 milliards de dinars, les biens d’équipement, à 3,126 milliards, et les biens de consommation, à 2,237 milliards. Hors énergie, le déficit s’établit à 8,924 milliards de dinars.

L’huile d’olive soutient les exportations

Du côté des ventes extérieures, plusieurs secteurs affichent une progression. Les industries mécaniques et électriques augmentent de 8,5%, tandis que les industries agroalimentaires progressent de 20,8%.

L’huile d’olive constitue l’un des principaux moteurs de cette amélioration : les exportations de ce produit atteignent 3,770 milliards de dinars, contre 2,702 milliards un an plus tôt. Les ventes de produits énergétiques progressent également de 44,3%, notamment grâce aux produits raffinés.

À l’inverse, les exportations des secteurs des mines, phosphates et dérivés reculent de 12%, tandis que le textile, l’habillement et le cuir enregistrent une baisse de 4,8%.

Des écarts également visibles sur les marchés voisins

L’Union européenne reste de loin le principal débouché des exportations tunisiennes, avec 70,2% du total. Les ventes progressent notamment vers la France (+3,4%), l’Italie (+5,2%) et l’Allemagne (+2,1%).

La situation est plus contrastée avec plusieurs partenaires arabes. Les exportations augmentent fortement vers l’Égypte (+76,6%) et l’Arabie saoudite (+50,4%), mais reculent vers le Maroc (-25,1%), l’Algérie (-13,1%) et la Libye (-1,1%).

À huit mois, le commerce extérieur tunisien affiche donc une double réalité : une capacité d’exportation qui continue de progresser, mais qui reste insuffisante pour compenser l’accélération des importations, avec une facture énergétique qui absorbe à elle seule la moitié du déficit.

Lire aussi :

L’article Commerce extérieur : Le déficit atteint 17,85 milliards de dinars en huit mois est apparu en premier sur webdo.

  •  

Foyers universitaires : Jusqu’à 10.000 étudiants pourraient rester sans logement

À quelques jours de la rentrée universitaire, la question du logement revient au premier plan. Le secrétaire général de l’Union générale des étudiants de Tunisie (UGET), Mohamed Ouled Mohamed, estime qu’environ 10.000 étudiants pourraient ne pas obtenir de place dans les foyers universitaires durant l’année 2026-2027, en raison d’une capacité jugée insuffisante face aux demandes.

Cette estimation syndicale intervient alors que les inscriptions et l’attribution des logements pour la nouvelle année universitaire sont déjà engagées. Elle remet surtout en lumière l’écart entre les besoins exprimés par les étudiants et les capacités effectivement disponibles.

Une capacité qui reste sous pression

Dans une intervention sur les ondes de Diwan FM, samedi 12 septembre, le secrétaire général de l’UGET, a estimé que le nombre de lits disponibles auprès des offices des œuvres universitaires ne permettrait pas de couvrir l’ensemble des demandes. À cette insuffisance quantitative s’ajoutent, selon lui, des difficultés liées à l’état des infrastructures et au surpeuplement de certains foyers.

Le dispositif repose par ailleurs sur des critères d’attribution qui peuvent limiter l’accès au logement. Le portail national des services administratifs précise notamment que l’étudiant doit, en principe, avoir son établissement situé à au moins 30 kilomètres de son domicile, tandis que les attributions exceptionnelles restent limitées aux places disponibles et soumises à des critères spécifiques.

La situation peut donc être particulièrement sensible pour les étudiants issus de régions éloignées ou confrontés à des difficultés sociales.

Les régions au cœur de la problématique

La question de la répartition géographique des foyers apparaît également dans la déclaration de l’UGET. Mohamed Ouled Mohamed appelle à abandonner une implantation jugée trop éloignée des établissements universitaires et propose la création de nouvelles cités universitaires, notamment dans des zones où la pression sur le logement est importante.

Pour les nouveaux bacheliers affectés dans les établissements du Nord, par exemple, les démarches de demande de logement ont été ouvertes à partir du 20 août dans les gouvernorats de Tunis, Ariana, Ben Arous, Manouba, Le Kef, Jendouba, Béja, Bizerte, Siliana, Zaghouan et Nabeul.

L’UGET insiste également sur la situation des étudiants ayant des besoins spécifiques, pour lesquels elle réclame une priorité dans l’accès aux services universitaires. Elle alerte enfin sur la hausse des loyers des logements privés, qui constitue une solution de substitution de plus en plus coûteuse pour les étudiants exclus des foyers.

Une estimation qui attend encore sa confrontation officielle

Le chiffre de 10.000 étudiants doit toutefois être présenté comme une estimation syndicale, et non comme un déficit officiellement établi. Le ministère de l’Enseignement supérieur n’a pas, dans les éléments actuellement disponibles, confirmé ce volume ni publié un rapprochement national entre le nombre de demandes et le nombre de lits effectivement disponibles.

C’est précisément cette confrontation entre demandes enregistrées, capacité réelle des offices, nouvelles places annoncées et répartition régionale qui permettra de mesurer l’ampleur du déficit pour 2026-2027.

Lire aussi :

L’article Foyers universitaires : Jusqu’à 10.000 étudiants pourraient rester sans logement est apparu en premier sur webdo.

  •  

IA et Big Data : 13 étudiants de l’ENSIT vont se former un an en Chine

Treize étudiants de l’École nationale supérieure d’ingénieurs de Tunis (ENSIT) ont été sélectionnés pour suivre pendant une année un programme international en Chine. Au-delà de la mobilité académique, le dispositif associe formation technologique, projets industriels et stages, avec un accent marqué sur l’intelligence artificielle et les technologies numériques.

Une formation tournée vers les technologies de pointe

Le programme, organisé dans le cadre de la coopération entre l’ENSIT et le Changzhou Vocational Institute of Mechatronic Technology (CZIMT), doit permettre aux 13 étudiants de développer leurs compétences dans plusieurs domaines stratégiques, rapporte l’agence TAP.

Le cursus comprend notamment l’intelligence artificielle, le machine learning, la vision par ordinateur, le Big Data industriel, le développement Python et les applications de l’intelligence artificielle générative. Une formation linguistique et culturelle chinoise est également prévue durant le séjour.

Le choix de ces disciplines donne au programme une dimension particulièrement liée aux besoins de l’industrie technologique. Il ne s’agit donc pas uniquement d’une mobilité universitaire : les étudiants doivent également être confrontés à des problématiques et à des environnements industriels.

Des projets et des stages au programme

L’un des intérêts du dispositif réside précisément dans cette articulation entre enseignement et pratique. Selon les informations communiquées par l’ENSIT, les étudiants participeront à des projets industriels et bénéficieront de stages au sein d’un grand groupe spécialisé dans les véhicules électriques et les nouvelles technologies.

Cette immersion doit permettre de compléter les enseignements théoriques par une expérience directement liée aux applications industrielles de l’intelligence artificielle, du traitement des données et des technologies numériques.

Un partenariat appelé à s’élargir

La sélection des 13 étudiants s’inscrit dans un partenariat plus large entre l’ENSIT et le CZIMT. Celui-ci prévoit également la mobilité des enseignants, des projets de recherche scientifique conjoints, le développement de laboratoires et la supervision commune de projets.

À terme, les deux établissements envisagent aussi la possibilité de développer des formations en double diplôme et des certifications internationales, ainsi que des mécanismes de transfert d’expertise et de technologies.

Pour l’ENSIT, cette première expérience combine donc deux enjeux : offrir aux étudiants une exposition internationale dans des secteurs technologiques en forte évolution et rapprocher davantage leur formation des réalités industrielles.

Lire aussi :

L’article IA et Big Data : 13 étudiants de l’ENSIT vont se former un an en Chine est apparu en premier sur webdo.

  •  

Mohamed Garfi, une figure de la musique tunisienne s’éteint à 78 ans

Le compositeur, auteur musical et chef d’orchestre tunisien Mohamed Garfi est décédé dimanche 13 septembre 2026 à l’âge de 78 ans, a annoncé le ministère des Affaires culturelles. Avec une carrière entamée en 1969, il aura traversé plusieurs décennies de la création musicale tunisienne, entre orchestre, spectacle, théâtre et recherche musicologique.

Une carrière commencée avec l’Orchestre symphonique tunisien

Né à Tunis en 1948, Mohamed Garfi avait débuté sa carrière musicale en 1969 comme altiste au sein de l’Orchestre symphonique tunisien. Il avait ensuite fondé le Groupe 71, avant de prendre la direction de la Troupe de la ville de Tunis pour la musique.

Son parcours s’est rapidement inscrit dans une volonté d’explorer de nouvelles formes musicales. Il a travaillé avec plusieurs créateurs tunisiens, notamment dans des projets mêlant musique, théâtre et spectacle, et a également collaboré avec des artistes arabes tels que les frères Rahbani, Marcel Khalifa, Julia Boutros ou Ali El Hagar.

De la composition au spectacle vivant

Compositeur et chef d’orchestre, Mohamed Garfi a participé à de nombreuses œuvres destinées au théâtre, au cinéma et à la télévision. Il a également mis en musique des textes de plusieurs grands poètes, parmi lesquels Mahmoud Darwich, Abou el Kacem Chebbi, Ahmed Fouad Negm et Mansour Rahbani.

Après son départ de la Troupe de la ville de Tunis, il avait notamment poursuivi son activité avec des spectacles comme « Zakharef Arabia », présentés dans plusieurs festivals.

Son dernier spectacle, « Min Qaâ El Khabia », avait ouvert le Festival international de Carthage le 19 juillet 2025, donnant à son parcours une ultime présence sur l’une des grandes scènes culturelles du pays.

Un travail qui dépassait la scène

L’œuvre de Mohamed Garfi ne se limitait pas à la composition et à la direction musicale. Il avait également consacré une partie de son parcours à la recherche et à l’écriture sur la musique.

Parmi ses publications figurent notamment Les formes instrumentales dans la musique classique en Tunisie, paru en 1996, Pages de la musique mondiale en 1997 et Le théâtre musical arabe en 2009. Il avait aussi publié une traduction consacrée à la musique arabe.

Avec sa disparition, la scène culturelle tunisienne perd ainsi un musicien dont le parcours aura relié création musicale, spectacle vivant et réflexion sur le patrimoine musical pendant plus d’un demi-siècle.

L’article Mohamed Garfi, une figure de la musique tunisienne s’éteint à 78 ans est apparu en premier sur webdo.

  •  

Vidéo – Frayeur à bord d’un vol Istanbul-Tunis dérouté vers Enfidha

Le vol TK663 de Turkish Airlines reliant Istanbul à Tunis a connu des moments de fortes perturbations à l’approche de Tunis-Carthage, jeudi 10 septembre 2026, avant d’être dérouté vers l’aéroport d’Enfidha-Hammamet. Des images tournées à bord montrent l’inquiétude des passagers alors que de violents orages touchaient le Grand Tunis.

L’Airbus A321 de Turkish Airlines, immatriculé TC-JTN, avait décollé d’Istanbul à destination de Tunis-Carthage, où son arrivée était programmée aux alentours de 16h15.

Mais l’approche de la capitale tunisienne s’est déroulée dans des conditions météorologiques difficiles. Une vidéo filmée à bord montre de fortes perturbations ressenties dans la cabine et la réaction de passagers visiblement inquiets.

Olga, une passagère russe qui a témoigné après le vol, raconte avoir vécu des moments particulièrement éprouvants. Selon son récit relayé sur les réseaux sociaux, l’équipage aurait tenté à trois reprises d’atterrir à Tunis-Carthage avant de renoncer et de se diriger vers un autre aéroport.

Ce nombre de tentatives n’a toutefois pas été confirmé officiellement par Turkish Airlines ou les autorités aéroportuaires tunisiennes.

Déroutement confirmé vers Enfidha

Les données de suivi du vol permettent en revanche d’établir que le TK663 a bien été dérouté vers Enfidha-Hammamet. L’appareil s’y est posé aux alentours de 16h50-16h55.

L’incident est survenu en pleine dégradation météorologique sur le nord de la Tunisie. L’Institut national de la météorologie avait annoncé des pluies temporairement orageuses, parfois intenses, ainsi que de fortes rafales de vent. Le Grand Tunis figurait parmi les régions particulièrement concernées.

Plusieurs heures avant de rejoindre Tunis

Le déroutement a considérablement prolongé le voyage. Après plusieurs heures passées à Enfidha, l’Airbus a finalement pu reprendre sa route vers Tunis.

Les données de vol indiquent un décollage d’Enfidha à 22h09 et un atterrissage à Tunis-Carthage à 22h32. L’appareil a donc rejoint sa destination finale plus de six heures après l’heure d’arrivée initialement programmée.

À ce stade, aucune communication détaillée de Turkish Airlines ou des autorités aéroportuaires tunisiennes n’a été retrouvée précisant officiellement les circonstances exactes du déroutement. La concomitance avec les violents orages sur le Grand Tunis est établie, mais la cause précise de la décision de déroutement n’a pas été officiellement annoncée.

L’article Vidéo – Frayeur à bord d’un vol Istanbul-Tunis dérouté vers Enfidha est apparu en premier sur webdo.

  •  

Tebourba : Une ancienne église va renaître en galerie d’art

Fermée depuis 2019, l’ancienne église Sainte-Félicité-et-Sainte-Perpétue de Tebourba s’apprête à retrouver une nouvelle fonction culturelle. Le bâtiment doit être reconverti en galerie d’art d’ici l’année prochaine, dans le cadre d’un projet présenté comme une première dans le gouvernorat de Manouba.

L’annonce a été faite par Najoua Gharbi, déléguée régionale aux Affaires culturelles, qui précise que les crédits nécessaires ont été mobilisés par le ministère des Affaires culturelles. Une étude technique doit prochainement être engagée par la Direction régionale de l’équipement afin de préparer la réutilisation du bâtiment, rapporte l’Agence TAP.

Un lieu fermé depuis 2019

Avant sa fermeture, l’édifice avait accueilli pendant plus de 30 ans la bibliothèque publique de Tebourba. Sa nouvelle vocation doit répondre notamment à l’absence de galeries d’art dans la région.

Le bâtiment présente plusieurs caractéristiques jugées favorables à cette reconversion : un espace suffisamment vaste, une architecture ancienne et une lumière naturelle filtrée par ses vitraux. La future galerie devrait notamment pouvoir accueillir des expositions de peinture, des créations contemporaines, des arts visuels et des activités liées aux métiers du patrimoine.

Situé au cœur de la ville, l’espace doit également jouer un rôle de proximité. Sa localisation, à quelques pas du lycée Hannibal et de plusieurs établissements scolaires, doit permettre d’en faire un lieu accessible aux jeunes et de favoriser les échanges autour de l’art et de la création.

Des travaux préparatoires avant l’ouverture

La transformation ne commencera pas directement par les expositions. La première étape consiste à réaliser une étude technique portant notamment sur le raccordement du bâtiment aux réseaux d’eau et d’électricité et sur les aménagements nécessaires à sa nouvelle utilisation.

Ces interventions seront réalisées sous la supervision de l’Institut national du patrimoine (INP), compte tenu des caractéristiques patrimoniales du bâtiment.

La reconversion de l’édifice s’inscrit parallèlement dans un programme culturel plus large. Elle doit notamment précéder la concrétisation du futur complexe culturel de Manouba-Ville, dont le projet prévoit d’abord la construction du siège de la Délégation régionale des Affaires culturelles.

Une histoire qui remonte à 1903

La nouvelle vocation du bâtiment intervient alors qu’un travail est actuellement consacré à l’un de ses éléments les plus remarquables : ses vitraux.

Du 10 au 19 septembre 2026, une équipe de chercheurs du Centre suisse de recherche sur le vitrail et les arts du verre mène une étude spécialisée sur ces éléments.

L’histoire de l’édifice remonte à 1903. Détruit à la fin de 1942 pendant la Seconde Guerre mondiale, il a ensuite été reconstruit en 1947. Il avait ainsi déjà connu plusieurs vies avant de devenir une bibliothèque publique, puis de fermer ses portes en 2019.

Sa prochaine transformation pourrait donc prolonger cette histoire : préserver un bâtiment marqué par plus d’un siècle d’histoire tout en lui donnant une fonction artistique adaptée aux besoins culturels actuels de Tebourba.

Lire aussi :

L’article Tebourba : Une ancienne église va renaître en galerie d’art est apparu en premier sur webdo.

  •  

Transport scolaire : 727 nouveaux bus attendus d’ici fin 2026

Le parc dédié au transport scolaire et universitaire devrait se renforcer de 727 nouveaux bus d’ici fin 2026, soit une progression annoncée d’environ 13%. L’objectif est d’augmenter la capacité de transport dans les différentes régions du pays et de répondre à la hausse attendue de la demande au cours de l’année scolaire et universitaire 2026-2027.

L’annonce a été faite vendredi 11 septembre par le ministre des Transports, Rachid Amri, lors d’une rencontre avec les directeurs régionaux consacrée aux préparatifs de la rentrée.

Plus de bus, mais aussi un parc plus jeune

Les 727 véhicules attendus viennent renforcer une flotte qui avait déjà bénéficié de 1077 acquisitions en 2025 et 2026, dont 315 auprès du marché local et 762 sur le marché international.

Le ministère prévoit également un rajeunissement progressif du parc. Son âge moyen devrait passer de 14 à 12,5 ans, grâce notamment à l’intégration des nouveaux véhicules.

Cette évolution doit permettre d’améliorer la capacité opérationnelle des entreprises nationales et régionales de transport, mais aussi de mieux absorber les besoins dans les zones où la pression sur le transport scolaire et universitaire est la plus forte.

Une demande attendue en hausse

Le renforcement de la flotte intervient alors que le nombre d’abonnés scolaires et universitaires devrait augmenter d’environ 4% par rapport à la saison précédente.

Le réseau doit également s’élargir. Le nombre de lignes consacrées au transport scolaire et universitaire passerait de 2134 à environ 2179, soit 45 lignes supplémentaires. Toutes activités confondues, le nombre de lignes des entreprises nationales et régionales progresserait de 3171 à 3234.

Le transport scolaire et universitaire représente à lui seul près de 52% de l’ensemble du transport de voyageurs assuré par ces entreprises, ce qui donne une mesure de son poids dans l’activité du secteur.

La répartition des bus, principal enjeu

Pour le ministre des Transports, l’enjeu sera désormais d’assurer un équilibre entre l’offre et la demande lors de la répartition des nouveaux véhicules. Les besoins des élèves et des étudiants devront être pris en compte selon les spécificités de chaque région.

Rachid Amri a également appelé les directions régionales à renforcer leur coordination avec les différents intervenants et à intensifier leur présence sur le terrain afin d’identifier des solutions aux difficultés rencontrées.

Le renforcement du parc ne constitue donc qu’une partie de la réponse. La répartition des véhicules et leur affectation aux lignes les plus sollicitées seront déterminantes pour mesurer l’impact réel des nouvelles acquisitions sur les déplacements quotidiens.

Le ferroviaire également au programme

La réunion a aussi porté sur le transport ferroviaire. Deux opérations sont notamment évoquées : l’acquisition de 18 nouveaux trains pour la ligne Tunis-La Goulette-La Marsa (TGM) et le renouvellement du parc du métro léger avec 30 nouvelles voitures, dont le plan de financement est en phase finale.

À l’approche de la rentrée, le ministère mise ainsi à la fois sur l’augmentation du nombre de véhicules, l’élargissement du réseau et le renouvellement progressif des équipements pour améliorer la capacité du transport public.

Lire aussi :

L’article Transport scolaire : 727 nouveaux bus attendus d’ici fin 2026 est apparu en premier sur webdo.

  •  

Bizerte : Une première reconstruction cranio-faciale réalisée à l’hôpital Habib Bougatfa

Une équipe médicale réunissant l’hôpital universitaire Habib Bougatfa de Bizerte et l’hôpital régional de Menzel Bourguiba a réalisé une intervention présentée comme une première reconstruction de la fosse crânienne antérieure avec réparation des os du visage dans la région de Bizerte. L’opération, pratiquée sur un accidenté de la route souffrant de multiples fractures, a duré plus de six heures.

Une intervention mobilisant plusieurs spécialités

La prise en charge a nécessité la coordination de plusieurs équipes médicales, notamment en neurochirurgie, anesthésie-réanimation et chirurgie maxillo-faciale.

Cette complémentarité était nécessaire compte tenu de la complexité des lésions présentées par le patient, victime d’un accident de la circulation. L’intervention a porté à la fois sur la reconstruction de la fosse crânienne antérieure et sur la réparation des structures osseuses du visage.

Selon les informations rapportées par le ministère de la Santé, l’opération s’est déroulée à l’hôpital universitaire Habib-Bougatfa et a mobilisé les compétences des deux établissements hospitaliers de la région.

Plus de six heures au bloc opératoire

La durée de l’intervention, supérieure à six heures, illustre la complexité de cette prise en charge. Elle a nécessité une organisation coordonnée des différentes équipes impliquées, depuis la préparation du patient jusqu’à sa prise en charge anesthésique et chirurgicale.

Au-delà de la réussite technique annoncée, cette intervention constitue surtout un indicateur du développement des capacités de chirurgie spécialisée dans les établissements hospitaliers régionaux.

Le recours à une coopération entre Habib-Bougatfa et l’hôpital régional de Menzel Bourguiba permet notamment de réunir sur une même prise en charge des compétences relevant de plusieurs disciplines.

Une nouvelle capacité à confirmer dans la durée

Cette intervention ouvre également une question plus large sur la capacité de la région à assurer ce type de chirurgie complexe de manière régulière.

La réalisation de cette première reconstruction cranio-faciale pourrait contribuer à renforcer la prise en charge locale de patients présentant des traumatismes lourds et à limiter, lorsque les conditions médicales le permettent, leur orientation vers les grands centres hospitaliers du pays.

L’état postopératoire du patient n’a toutefois pas été détaillé dans les informations disponibles. Ce suivi sera un élément important pour apprécier pleinement les résultats de l’intervention.

Reste également à savoir si cette expérience pourra être reproduite et si une organisation pérenne permettra désormais à l’hôpital Habib-Bougatfa de prendre régulièrement en charge des interventions cranio-faciales de cette complexité.

Lire aussi :

L’article Bizerte : Une première reconstruction cranio-faciale réalisée à l’hôpital Habib Bougatfa est apparu en premier sur webdo.

  •  

Flottille Soumoud : Quatre détenus en grève de la faim

La situation des quatre membres tunisiens de la flottille Soumoud détenus dans le cadre de l’affaire ouverte en mars évolue avec l’entrée en grève de la faim de l’ensemble des personnes encore incarcérées. Wael Naouar, Ghassen Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Chennoufi sont concernés, selon le Comité tunisien de la flottille.

Wael Naouar en grève depuis 28 jours

Dans un communiqué publié samedi 12 septembre, le Comité tunisien affirme que Wael Naouar observe une grève de la faim depuis 28 jours. Il aurait entamé ce mouvement le 16 août afin de protester contre son maintien en détention et de réclamer l’abandon des poursuites engagées contre lui et ses camarades.

Les trois autres détenus, Ghassen Henchiri, Ghassen Boughdiri et Nabil Chennoufi, auraient rejoint le mouvement depuis trois jours, portant ainsi à quatre le nombre de membres de la coordination tunisienne de la flottille actuellement en grève de la faim.

Le Comité alerte sur leur situation et appelle à une mobilisation en faveur de leur libération. Des organisations et structures de soutien ont également exprimé leurs inquiétudes concernant l’état de santé des détenus, particulièrement celui de Wael Naouar, dont la grève approche d’un mois.

Prolongation de leur détention

Cette mobilisation intervient au lendemain de la décision du juge d’instruction près le Pôle judiciaire économique et financier de prolonger de quatre mois les mandats de dépôt visant les quatre hommes. La décision du 11 septembre avait suscité des appels à leur libération et un rassemblement devant le tribunal.

Les quatre détenus font l’objet de poursuites dans une affaire ouverte en mars 2026. L’enquête judiciaire avait été déclenchée le 6 mars. Le parquet du Pôle judiciaire économique et financier avait alors autorisé la brigade nationale de recherche dans les crimes financiers complexes de la Garde nationale à ouvrir une enquête concernant des informations relatives à des « flux financiers suspects » perçus par l’instance dirigeante de la Flottille de la résilience en Tunisie.

Les investigations visent notamment à déterminer l’origine de ces fonds, la légalité de leur provenance et leur utilisation présumée à des fins suspectes ou pour des intérêts personnels, ce qui pourrait constituer, selon les éléments de l’enquête, des faits susceptibles de relever de l’escroquerie et du blanchiment d’argent.

Lire aussi :

L’article Flottille Soumoud : Quatre détenus en grève de la faim est apparu en premier sur webdo.

  •  

Plan agricole 2026-2030 : L’eau concentre 11,5 milliards de dinars d’investissements

Le nouveau plan quinquennal agricole 2026-2030 place la sécurité hydrique au cœur de l’effort d’investissement. 11,5 milliards de dinars, soit près de 82% des investissements programmés, doivent être consacrés au secteur de l’eau, selon Mehdi Khallas, directeur général du financement, de l’investissement et des structures professionnelles au ministère de l’Agriculture.

Ce poids confirme que la question hydrique constitue désormais le principal axe financier de la politique agricole tunisienne.

Barrages, dessalement et transferts au cœur du programme

Selon Mehdi Khallas, intervenant sur Express FM, vendredi 11 septembre, les investissements concernés doivent notamment couvrir l’achèvement des barrages déjà engagés et la réalisation de nouveaux ouvrages, ainsi que des projets de dessalement et de transfert d’eau. Le programme englobe également les périmètres irrigués et plusieurs infrastructures liées à l’approvisionnement en eau potable.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie déjà engagée sur la période 2026-2030. Plusieurs nouveaux barrages et ouvrages de mobilisation des ressources hydriques avaient notamment été programmés, parallèlement au développement du dessalement de l’eau de mer.

La ventilation précise des 11,5 milliards de dinars entre ces différentes composantes reste toutefois à publier. Il n’est donc pas encore possible d’établir la part destinée respectivement aux barrages, au dessalement, aux transferts ou aux périmètres irrigués.

Une enveloppe à ne pas confondre avec le budget courant

Le chiffre de 82% concerne les investissements du nouveau plan quinquennal. Il ne doit pas être assimilé à la structure du budget courant du ministère.

Pour celui-ci, les crédits d’engagement atteignent 2,064 milliards de dinars, dont 1,251 milliard pour le programme de l’eau, soit environ 61%. Cette enveloppe couvre notamment les barrages, les zones irriguées, l’entretien des infrastructures hydrauliques ainsi que des projets importants de la SONEDE.

Le programme de production agricole arrive derrière, avec 354 millions de dinars, suivi par le programme consacré aux forêts et à l’aménagement des terres agricoles, doté de 235 millions.

Plus de 90 grands projets suivis

L’effort annoncé s’accompagne d’un portefeuille important de projets. Le ministère suit actuellement plus de 90 grands projets inscrits sur la plateforme de suivi de la Présidence du gouvernement, dont 67 projets à financement important. Une large partie concerne le secteur de l’eau.

L’enjeu sera désormais de passer du volume financier à l’exécution concrète : quels ouvrages seront achevés en priorité, quels nouveaux barrages seront lancés, quelles capacités de dessalement seront ajoutées et quels périmètres irrigués bénéficieront de ces investissements ?

Les 11,5 milliards de dinars donnent ainsi la mesure de la priorité accordée à l’eau. Leur impact réel dépendra surtout du calendrier d’exécution et de la capacité à transformer cette enveloppe en nouvelles ressources mobilisables et en infrastructures opérationnelles.

Lire aussi :

L’article Plan agricole 2026-2030 : L’eau concentre 11,5 milliards de dinars d’investissements est apparu en premier sur webdo.

  •  

Khadamet : 50.000 utilisateurs en dix jours, un premier signal d’adoption

L’application publique Khadamet a franchi le cap des 50.000 utilisateurs durant ses dix premiers jours, selon Ahmed Megdich, responsable à la Direction générale des technologies de l’information, intervenant aujourd’hui sur les ondes de la Radio nationale. Un premier indicateur d’adoption qui intervient quelques jours après le lancement de l’application mobile sur Android, le 31 août 2026.

Un premier bilan chiffré après le lancement

Présentée comme une porte d’entrée unifiée vers les services administratifs numériques, Khadamet entend centraliser plusieurs démarches accessibles à partir de l’identité numérique E-Houwiya. L’application permet notamment de déposer et suivre des demandes, d’obtenir certains documents administratifs électroniques, d’effectuer des paiements et d’accéder progressivement à des services liés aux domaines social, fiscal ou routier.

Le cap annoncé des 50.000 utilisateurs constitue ainsi un premier signal sur l’intérêt suscité par la plateforme. Mais la portée exacte de ce chiffre mérite encore d’être précisée.

Un autre indicateur disponible permet d’éclairer le démarrage de Khadamet : la fiche officielle de l’application sur Google Play affiche actuellement 50 k+ téléchargements. La plateforme précise également que l’application est éditée par le ministère des Technologies de la Communication et qu’elle a été mise à jour le 3 septembre 2026.

Mesurer l’usage réel

Au-delà du nombre d’utilisateurs, la question porte désormais sur les démarches qui génèrent le plus d’activité sur Khadamet. Demandes de documents, paiements, services sociaux, services fiscaux ou encore prestations liées à la circulation routière : la répartition des usages donnera une indication plus précise de l’impact concret de la plateforme.

Autre attente : la date de disponibilité de la version iOS, alors que le lancement mobile s’est effectué initialement sur Android.

Avec 50.000 utilisateurs annoncés en dix jours, Khadamet dispose donc d’un premier indicateur encourageant. La prochaine étape sera de transformer ce volume d’adoption en usage régulier et mesurable des services publics numériques.

Lire aussi :

L’article Khadamet : 50.000 utilisateurs en dix jours, un premier signal d’adoption est apparu en premier sur webdo.

  •  

Investissements étrangers : Arabie saoudite, Émirats… Ce que cherche la Tunisie en se tournant vers le Golfe

La Tunisie cherche à renforcer ses relations économiques avec les pays du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, dans un contexte marqué par la volonté d’attirer davantage d’investissements étrangers. C’est l’une des orientations relevées dans le rapport 2026 du Bertelsmann Transformation Index (BTI), qui estime que la Tunisie a cherché à restaurer son image internationale et à attirer les investissements étrangers en se tournant vers ces deux partenaires.

Cette orientation est corroborée par plusieurs évolutions récentes des relations économiques entre Tunis et les capitales du Golfe. Avec l’Arabie saoudite, la 12e session de la Commission mixte tuniso-saoudienne, organisée à Riyad en décembre 2025, a donné lieu à la signature de cinq accords, mémorandums d’entente et programmes exécutifs. Les discussions ont notamment porté sur le commerce, l’investissement, les énergies renouvelables, l’industrie, les mines, le transport, la logistique, le tourisme et la transformation numérique.

L’Arabie saoudite, un partenaire économique à renforcer

Le rapprochement avec Riyad ne se limite pas aux déclarations politiques. Lors du forum d’affaires tuniso-saoudien organisé en marge de la commission mixte, plus de 300 représentants des secteurs public et privé des deux pays ont participé aux discussions consacrées au renforcement des partenariats d’investissement. Les autorités tunisiennes ont également souligné la présence croissante des investissements saoudiens dans des secteurs tels que le tourisme, l’industrie, l’agriculture, la santé et l’éducation.

Les cinq textes signés fin décembre 2025 concernaient notamment les douanes, les ressources minières, les services postaux et les médias. Le procès-verbal de la commission couvre par ailleurs une centaine de sujets de coopération dans quinze domaines, dont l’énergie, l’industrie, les mines, les transports et la logistique.

Les relations avec les Émirats arabes unis connaissent également une dynamique particulière. La Tunisia Investment Authority a reçu en avril 2025 une délégation de la Dubai Chamber of Commerce pour examiner des opportunités d’investissement dans les énergies renouvelables, les technologies, le tourisme et l’agroalimentaire. Les deux parties avaient alors convenu de renforcer leur coopération et d’explorer de nouveaux projets communs.

Lire aussi : La Tunisie peut-elle vraiment devenir un hub africain ? Les chiffres derrière une ambition

Selon le ministère émirati des Affaires étrangères, les échanges commerciaux non pétroliers entre les Émirats et la Tunisie ont atteint environ 414 millions de dollars en 2025, en hausse de 27,8 % sur un an. Les deux pays ont également officiellement lancé en 2025 des négociations en vue d’un accord de partenariat économique global, destiné notamment à élargir les échanges et les investissements.

Une diversification qui s’inscrit dans une stratégie plus large

Le rapprochement avec le Golfe intervient alors que la Tunisie cherche plus largement à accroître les flux d’investissements internationaux. Selon la Tunisia Investment Authority, les investissements déclarés ont atteint 8,36 milliards de dinars en 2025, en progression de 39,3 % par rapport à 2024. L’investissement national représente toutefois encore 65 % du total, tandis que les investissements à participation étrangère constituent une part plus limitée.

De son côté, la FIPA a évalué les investissements internationaux réalisés en Tunisie à environ 3,57 milliards de dinars en 2025, soit une progression de 30,3 % par rapport à 2024. Ces chiffres montrent une amélioration globale des flux d’investissement, mais ils ne permettent pas à eux seuls d’attribuer cette progression aux seuls partenaires du Golfe.

Le constat du BTI doit donc être compris comme une orientation de diversification des partenariats économiques plutôt que comme un abandon des partenaires européens traditionnels. Le rapprochement avec Riyad et Abou Dhabi constitue un axe supplémentaire dans la recherche de capitaux, de projets et de nouveaux débouchés, alors que la Tunisie tente d’améliorer son attractivité économique et de renforcer sa position dans les chaînes d’investissement régionales.

L’article Investissements étrangers : Arabie saoudite, Émirats… Ce que cherche la Tunisie en se tournant vers le Golfe est apparu en premier sur webdo.

  •  

Ligue des champions : Le Club Africain se qualifie au deuxième tour préliminaire

Le Club Africain a validé son billet pour le deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions de la CAF après son match nul (2-2) face au Djoliba AC, samedi 12 septembre 2026 à Bamako. Les Clubistes, vainqueurs 1-0 à l’aller à Radès, s’imposent ainsi 3-2 sur l’ensemble des deux rencontres.

Un nul suffisant à Bamako

Après avoir pris une courte option à l’aller grâce à une victoire 1-0 à Radès, le Club Africain devait préserver son avantage lors de son déplacement au Mali. Les Rouge et Blanc ont finalement obtenu le résultat nécessaire avec ce match nul 2-2.

Le succès obtenu à l’aller, grâce à un but de Sadok Kadida à la 71e minute, s’est donc révélé déterminant. Le Club Africain avait également réussi à conserver sa cage inviolée lors de la première manche.

Le Club Africain poursuit son parcours continental

Cette qualification permet au Club Africain de poursuivre son parcours dans la plus prestigieuse compétition interclubs africaine. Pour son retour en Ligue des champions, le club de Bab Jedid franchit ainsi le premier tour préliminaire.

Lire aussi : Coupes africaines : Le CA pour valider, le CSS pour renverser, l’ESZ pour confirmer

Au deuxième tour, le Club Africain doit affronter le TP Mazembe de la République démocratique du Congo. Les rencontres du deuxième tour sont programmées en octobre.

L’article Ligue des champions : Le Club Africain se qualifie au deuxième tour préliminaire est apparu en premier sur webdo.

  •  

Tunis-Carthage : Une agence libyenne se dit prête à financer le développement de l’aéroport

Une agence publique opérant dans l’Est libyen se dit prête à investir dans le développement de l’aéroport Tunis-Carthage, voire à étudier la construction d’une nouvelle plateforme. Une proposition remarquée alors que la Tunisie prépare elle-même un vaste programme d’extension de son principal aéroport, estimé à quelque 3 milliards de dinars.

Mahmoud Al-Farjani, directeur général de l’Agence nationale de développement en Libye, a exprimé cette disponibilité en marge du Sommet économique libyo-français pour l’investissement et le développement organisé à Syrte.

Selon ses déclarations rapportées par des médias libyens, notamment Al-Wasat et Al-Address, son organisme est disposé à étudier le financement du développement et de la maintenance de Tunis-Carthage. Al-Farjani a également évoqué la possibilité de construire un nouvel aéroport répondant aux normes internationales.

Son agence met en avant l’expérience acquise dans les infrastructures aéroportuaires en Libye, notamment à Syrte et Sebha ainsi que dans le projet du nouvel aéroport de Benghazi.

Pourquoi Tunis-Carthage ?

Al-Farjani justifie notamment cet intérêt par l’importance des déplacements entre les deux pays. Il avance le chiffre de plus de trois millions de Libyens se rendant en Tunisie pour le tourisme, les soins ou utilisant Tunis-Carthage comme point de transit.

Ce chiffre doit toutefois être distingué des statistiques tunisiennes sur les entrées de visiteurs. En 2025, environ 2,1 millions d’entrées libyennes ont été enregistrées. Au premier semestre 2026, elles étaient 988.755, en recul de 10,7% sur un an. Une partie importante des déplacements entre les deux pays s’effectue par voie terrestre, principalement via Ras Jedir et Dhehiba-Wazen.

À ce stade, aucune coopération antérieure entre l’Agence dirigée par Al-Farjani et les autorités tunisiennes n’a été rendue publique. L’organisme libyen mène toutefois une politique active de recherche de partenariats internationaux, avec notamment des démarches en France, au Royaume-Uni, au Qatar et en Turquie.

L’intérêt exprimé pour Tunis-Carthage apparaît ainsi comme une nouvelle étape dans cette stratégie d’ouverture internationale.

Un projet tunisien à 3 milliards de dinars

La proposition intervient surtout alors que Tunis-Carthage fonctionne déjà au-delà de sa capacité théorique.

L’aéroport accueille plus de 7,2 millions de passagers par an pour une capacité estimée à environ 5 millions et concentre près de 60% du trafic des aéroports tunisiens.

Les autorités tunisiennes préparent un programme d’environ 3 milliards de dinars comprenant notamment une nouvelle aérogare pouvant accueillir 11 millions de voyageurs, ainsi que la rénovation et l’extension des installations existantes. À terme, la capacité globale de Tunis-Carthage doit atteindre 18,5 millions de passagers par an.

Le ministère du Transport privilégie actuellement cette extension plutôt que la construction immédiate d’un nouvel aéroport, sans exclure cette dernière option à plus long terme.

Pour l’heure, aucune autorité tunisienne n’a annoncé de réaction à la proposition d’Al-Farjani ni fait état de discussions avec son agence.

L’offre libyenne reste donc au stade d’une disponibilité publiquement exprimée. Mais son calendrier la place directement face à un besoin tunisien concret : trouver les partenaires et les financements nécessaires à la transformation de Tunis-Carthage.

Belgacem Slimani

Lire aussi:

L’article Tunis-Carthage : Une agence libyenne se dit prête à financer le développement de l’aéroport est apparu en premier sur webdo.

  •  

Après Ormuz, Bab el-Mandeb menace à son tour les approvisionnements tunisiens

La prise de l’île stratégique de Périm par les Houthis fait apparaître un deuxième risque majeur sur les routes d’approvisionnement de la Tunisie. Après les perturbations du détroit d’Ormuz et leur impact sur le pétrole, c’est désormais l’axe reliant l’Asie à la Méditerranée via Bab el-Mandeb et Suez qui se retrouve sous pression.

Les Houthis se sont emparés vendredi 11 septembre de Périm, située au milieu du détroit de Bab el-Mandeb, ainsi que de Dhubab, sur la côte yéménite. Cette progression renforce leur capacité à menacer la navigation dans ce passage stratégique.

Aucune fermeture générale du détroit n’est toutefois confirmée à ce stade. Bab el-Mandeb reste ouvert, mais le risque maritime augmente. Le passage constitue l’une des principales portes d’entrée de la mer Rouge pour les navires venant d’Asie et poursuivant leur route vers le canal de Suez et la Méditerranée.

Pour la Tunisie, deux risques différents

Ormuz représente d’abord un risque énergétique. Bab el-Mandeb ajoute une dimension logistique : si la situation sécuritaire pousse davantage d’armateurs à éviter la mer Rouge, les navires reliant l’Asie à la Méditerranée doivent contourner l’Afrique par le cap de Bonne-Espérance.

Ce détour entraîne des délais supplémentaires ainsi qu’une augmentation potentielle des coûts de transport, de carburant et d’assurance. Pour la Tunisie, ces surcoûts peuvent affecter les marchandises, équipements et intrants importés d’Asie.

Les tensions se répercutent déjà sur le transport pétrolier. Les tarifs des très grands pétroliers entre le golfe d’Oman et la Chine ont atteint des niveaux records, avec un coût du fret équivalant à environ 11,50 dollars par baril.

La situation s’est également tendue avec l’arrêt de l’oléoduc saoudien Est-Ouest après une attaque de drone. Cette infrastructure permet notamment d’acheminer du pétrole vers la mer Rouge en contournant le détroit d’Ormuz.

Lire aussi: Pétrole : Pourquoi la Tunisie importe-t-elle et exporte-t-elle en même temps ?

Un Brent à plus de 104 dollars

Le Brent a clôturé vendredi à 104,61 dollars le baril, en hausse de plus de 8% sur la semaine. Un niveau très éloigné de l’hypothèse de 63,3 dollars retenue dans la loi de finances tunisienne pour 2026.

L’écart dépasse désormais 41 dollars par baril et pourrait peser lourdement sur la facture énergétique si ces cours se maintiennent.

La Tunisie dispose néanmoins d’un premier amortisseur. Début septembre, le PDG de la SNDP-Agil, Khaled Bettine, indiquait que les stocks de carburants couvraient environ 30 jours de consommation nationale.

Ces réserves permettent d’absorber une perturbation temporaire des approvisionnements, mais ne protègent pas contre une hausse durable des cours.

Selon une estimation de l’IACE, avec un Brent à 100 dollars en moyenne, les dépenses de compensation énergétique pourraient atteindre 10,85 milliards de dinars, contre 4,993 milliards initialement prévus.

Pour la Tunisie, le défi devient ainsi double : sécuriser les approvisionnements tout en absorbant une facture énergétique et logistique susceptible de s’alourdir si les tensions persistent simultanément autour d’Ormuz et de Bab el-Mandeb.

L’article Après Ormuz, Bab el-Mandeb menace à son tour les approvisionnements tunisiens est apparu en premier sur webdo.

  •  

Eau minérale : Le retour dans les rayons, mais les achats restent rationnés

Après plusieurs semaines de pénurie, l’eau minérale revient progressivement dans les rayons. Ce samedi matin, Webdo a constaté dans une grande surface du Grand Tunis la présence de packs d’eau, avec une limitation à deux packs de six bouteilles par client. Un retour qui suscite déjà un certain empressement chez des consommateurs encore marqués par les récentes ruptures de stock.

Certains clients achetaient les deux packs autorisés tandis que d’autres appelaient leurs proches pour les informer du retour de l’eau. Un comportement qui peut traduire la crainte de voir les quantités disponibles rapidement écoulées.

L’amélioration est également rapportée ce samedi par La Presse. Hédi Baccour, président de la Chambre nationale des grandes surfaces commerciales, indique que l’approvisionnement s’améliore depuis une dizaine de jours et que cette tendance devrait se poursuivre grâce à l’augmentation des quantités allouées aux grandes surfaces.

Le responsable reste néanmoins prudent : le retour au rythme habituel dépend encore de la reconstitution des stocks nationaux. Il rappelle que la crise a été aggravée par la forte consommation estivale, les températures élevées et les perturbations de production liées aux coupures d’électricité.

Plus de 9 millions de bouteilles pour le Grand Tunis

Pour faire face aux tensions, le ministère du Commerce avait déclenché un programme exceptionnel de distribution. Fin août, plus de 9 millions de bouteilles de 1,5 et 2 litres avaient été programmées pour approvisionner le Grand Tunis.

Le dispositif a ensuite été étendu à 12 gouvernorats confrontés à des difficultés d’approvisionnement afin de diriger davantage de quantités vers les zones sous tension.

Certaines grandes surfaces ont parallèlement instauré des quotas par client afin d’éviter les achats massifs et de répartir les quantités disponibles. La baisse des températures contribue désormais à réduire la pression sur le marché après une période estivale marquée par une forte hausse de la consommation.

Un stock régulateur presque triplé en 2027

La crise de cet été a surtout conduit les autorités à revoir leur stratégie pour éviter de nouvelles pénuries. Le ministère du Commerce prévoit de porter le stock régulateur d’eau embouteillée à près de 200 millions de litres en 2027, contre environ 70 millions de litres en 2026.

L’objectif est de constituer davantage de réserves durant l’hiver, lorsque la consommation est plus faible, et de renforcer les capacités de stockage des producteurs.

Les grandes surfaces sont également encouragées à constituer leurs propres stocks de sécurité, mobilisables lors des périodes de forte demande. Le mécanisme de distribution exceptionnelle doit, de son côté, permettre d’orienter rapidement des quantités supplémentaires vers les régions connaissant des tensions.

Cette stratégie doit permettre de mieux absorber les pics de consommation lors des vagues de chaleur, mais également les perturbations de production provoquées notamment par des incidents techniques ou des coupures d’électricité.

Le retour de l’eau dans les rayons constitue ainsi un premier signe de normalisation. Les quotas encore constatés montrent toutefois que celle-ci reste progressive, tandis que le prochain enjeu sera de disposer de réserves beaucoup plus importantes avant l’été 2027.

Lire aussi:

  • Après la pénurie de l’été, la Tunisie veut tripler son stock d’eau minérale

L’article Eau minérale : Le retour dans les rayons, mais les achats restent rationnés est apparu en premier sur webdo.

  •  

Huile d’olive : CNN pointe le paradoxe tunisien, géant mondial mais peu visible

La Tunisie compte parmi les géants mondiaux de l’huile d’olive, mais son origine reste souvent invisible sur les bouteilles vendues à l’étranger. C’est le paradoxe mis en lumière par CNN dans un reportage consacré à la filière tunisienne et à sa difficulté persistante à capter davantage de valeur ajoutée.

Le média américain souligne que l’essentiel de l’huile tunisienne continue d’être exporté en vrac, notamment vers l’Espagne, l’Italie et les États-Unis. Elle peut ensuite être conditionnée, assemblée ou commercialisée sous d’autres marques, faisant disparaître ou reléguant l’origine tunisienne aux yeux du consommateur.

Le constat est confirmé par les données tunisiennes. À fin juillet, 86% des volumes exportés étaient encore constitués d’huile en vrac. Sur 368.000 tonnes exportées, seulement 51.500 tonnes étaient conditionnées.

Lire aussi : Record des exportations d’huile d’olive : La Tunisie vend beaucoup, mais vend-elle assez cher ?

Le véritable enjeu : La valeur ajoutée

CNN insiste ainsi sur une faiblesse structurelle déjà relevée par Webdo : produire et exporter beaucoup ne signifie pas nécessairement capter toute la valeur générée par le produit.

Au cours des neuf premiers mois de la campagne 2025-2026, les exportations avaient rapporté 4,605 milliards de dinars, mais 81,4% de ces recettes provenaient encore de l’huile vendue en vrac.

L’économiste tunisien Fadhel Kaboub, interrogé par CNN, estime que l’enjeu réside notamment dans la maîtrise de la chaîne de valeur. Conditionnement, marques, marketing et distribution permettent de conserver une part plus importante de la valeur jusqu’au consommateur final.

CNN met notamment en avant KAÏA, marque fondée par Sarah Ben Romdane, comme exemple d’une stratégie différente : commercialiser directement une huile identifiée comme tunisienne et positionnée sur le haut de gamme.

Le conditionné gagne néanmoins du terrain

Les chiffres les plus récents montrent cependant une évolution. Le PDG de l’Office national de l’huile (ONH), Moez Ben Amor, a indiqué le 10 septembre que les exportations tunisiennes avaient désormais dépassé 380.000 tonnes en dix mois, générant environ 4,8 milliards de dinars.

Surtout, quelque 55.000 tonnes d’huile conditionnée ont déjà été exportées durant la campagne en cours, contre 42.000 tonnes sur l’ensemble de la précédente. L’ONH vise désormais 60.000 tonnes d’ici la fin de la campagne.

Les marques tunisiennes sont également présentes sur 82 marchés étrangers, dont sept nouveaux débouchés.

Lire aussi : Huile d’olive : La production tunisienne attendue en baisse de 40% en 2026-2027

La tendance est donc engagée, mais le paradoxe relevé par CNN demeure : la Tunisie possède un poids considérable dans la production et le commerce mondial de l’huile d’olive, alors qu’une grande partie de son produit continue de parvenir au consommateur sans véritable identité tunisienne.

L’article Huile d’olive : CNN pointe le paradoxe tunisien, géant mondial mais peu visible est apparu en premier sur webdo.

  •  

Journalistes détenus : Le SNJT rassemble les quatre dossiers dans une même mobilisation

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a organisé, vendredi 11 septembre 2026, une nouvelle mobilisation en solidarité avec les journalistes actuellement détenus. Une séquence qui réunit désormais dans une même mobilisation professionnelle les situations de Mourad Zeghidi, Borhen Bsaïes, Zied El Heni et Mohamed Yousfi.

Cette journée de solidarité s’est déroulée avec la participation de journalistes, de représentants de la profession et de membres des comités de défense. Le SNJT entend ainsi maintenir l’attention sur la situation des quatre journalistes et réaffirmer ses revendications concernant les conditions d’exercice de la profession et la liberté de la presse.

Le président du SNJT, Zied Dabbar, a notamment insisté sur la détention simultanée de quatre journalistes, appelant à leur libération et à la protection des garanties liées au travail journalistique.

Une mobilisation qui dépasse le cas Mohamed Yousfi

Cette nouvelle séquence intervient quelques jours après l’arrestation du journaliste Mohamed Yousfi, dont le dossier avait suscité une mobilisation en Tunisie et à l’étranger.

Plusieurs organisations professionnelles étrangères ont exprimé leur solidarité avec Yousfi. La Fédération internationale des journalistes (FIJ), des syndicats français ainsi que des organisations professionnelles espagnoles et égyptiennes ont notamment réagi à son arrestation.

L’affaire a également trouvé un écho dans la presse internationale. Reuters avait consacré, le 8 septembre, une dépêche aux protestations de journalistes tunisiens après l’arrestation de leur confrère.

La mobilisation du 11 septembre élargit désormais la séquence : le SNJT rassemble les situations des quatre journalistes détenus dans une même démarche de solidarité professionnelle, tout en maintenant que leurs dossiers judiciaires sont distincts.

Lire aussi: Mohamed Yousfi : La justice ordonne un mandat de dépôt

Des situations judiciaires distinctes

Concernant Mohamed Yousfi, un mandat de dépôt a été émis le 8 septembre dans une enquête portant notamment sur des soupçons d’enrichissement illicite, de blanchiment d’argent et de flux financiers présumés illicites via une association.

Selon Inkyfada, qui affirme avoir consulté des documents judiciaires du dossier, les investigations évoquent également des soupçons de financements provenant de parties étrangères. Ces accusations restent à établir judiciairement. Le SNJT soutient, de son côté, que Mohamed Yousfi a également été interrogé sur son activité professionnelle et sur la ligne éditoriale d’Al-Katiba.

Mourad Zeghidi, Borhen Bsaïes et Zied El Heni sont, pour leur part, détenus dans le cadre de procédures distinctes.

Vers une grève générale dans les médias

La mobilisation devrait désormais se poursuivre sur le terrain syndical. Zied Dabbar a annoncé que le SNJT était en concertation avec les structures et les professionnels du secteur afin de fixer la date d’une grève générale dans les médias.

Le principe de cette grève a déjà été approuvé lors d’une assemblée générale et d’une réunion élargie du bureau exécutif du syndicat. Le SNJT prévoit également d’autres actions, qui doivent être annoncées ultérieurement.

L’article Journalistes détenus : Le SNJT rassemble les quatre dossiers dans une même mobilisation est apparu en premier sur webdo.

  •  

Rentrée scolaire : Aides, repas, transport… un dispositif renforcé face aux difficultés

À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, la prise en charge des élèves issus des familles en difficulté revient au premier plan. Fournitures scolaires gratuites, alimentation, transport et aides financières : plusieurs dispositifs doivent accompagner la rentrée, certains nouveaux ou renforcés, d’autres reconduits après avoir déjà été appliqués les années précédentes.

Lors d’une réunion tenue le 10 septembre 2026 au palais de Carthage avec cinq ministres, le président Kaïs Saïed a notamment demandé une attention particulière aux élèves rencontrant des difficultés de déplacement, rappelant que l’éloignement des établissements et les risques liés aux trajets peuvent conduire certains d’entre eux à abandonner leur scolarité.

Dans son communiqué, la Présidence appelle également à assurer gratuitement les fournitures scolaires et la nourriture aux élèves concernés. Elle n’a toutefois pas précisé à ce stade les modalités d’application, le nombre de bénéficiaires ou le calendrier de mise en œuvre de cette orientation.

67 MD supplémentaires et des aides déjà programmées

Cette annonce intervient alors qu’un important dispositif social avait déjà été arrêté pour la rentrée 2026-2027.

Le gouvernement avait annoncé le 14 août une enveloppe supplémentaire de 67 millions de dinars consacrée à l’ensemble des interventions sociales accompagnant la rentrée scolaire, universitaire et de formation 2026-2027. Cette enveloppe ne doit pas être confondue avec la seule allocation de rentrée versée aux familles bénéficiaires du programme Amen Social. Pour celle-ci, environ 431.000 élèves sont concernés, pour un montant global de quelque 42 millions de dinars, à raison de 100 dinars par élève.

Lire aussi: Rentrée 2026-2027 : 67 MD et une course contre la montre

La restauration scolaire constitue un autre volet important. Selon l’Office des œuvres scolaires, environ 400.000 élèves doivent bénéficier de repas durant l’année scolaire : 300.000 dans le primaire et 100.000 dans les collèges et lycées. Entre 28.000 et 30.000 élèves devraient par ailleurs bénéficier de l’hébergement dans quelque 360 foyers scolaires.

Le transport scolaire, particulièrement dans les zones rurales, reste également au cœur du dispositif préparatoire associant les ministères de l’Éducation et du Transport.

La solidarité associative complète les aides publiques

Aux aides publiques s’ajoutent les initiatives associatives et internationales. Pour la rentrée 2026-2027, SOS Villages d’Enfants Tunisie cible 10.807 enfants et jeunes, avec des besoins évalués à 5,953 millions de dinars.

L’UNICEF contribue également au soutien des enfants vulnérables. En 2024, 580.000 enfants ont bénéficié d’une allocation exceptionnelle de rentrée de 100 dinars, tandis que plus de 430.000 enfants âgés de 6 à 18 ans, issus de ménages pauvres ou vulnérables, recevaient une allocation mensuelle de 30 dinars dans le cadre du programme Amen Social. Ces interventions viennent compléter les dispositifs publics destinés à réduire le poids de la rentrée sur les familles les plus fragiles.

Des aides reconduites d’une rentrée à l’autre

Le soutien aux familles défavorisées n’est cependant pas nouveau. Pour la rentrée 2024-2025, quelque 520.000 élèves issus de familles démunies ou à faibles revenus avaient bénéficié d’une allocation de 100 dinars chacun. Des aides en nature avaient également été programmées pour 100.000 élèves relevant du programme Amen Social.

En 2025-2026, le montant de l’aide avait été maintenu à 100 dinars par élève et 120 dinars par étudiant. Le versement de septembre 2025 avait concerné 435.376 élèves issus de quelque 238.133 familles, pour une enveloppe d’environ 43,5 millions de dinars.

Plus tôt encore, pour la rentrée 2023-2024, l’Union tunisienne de solidarité sociale avait annoncé des aides en nature pour 100.000 élèves, comprenant notamment cartables, cahiers, manuels, vêtements et chaussures de sport.

Lire aussi: Rentrée scolaire: 100 mille élèves bénéficieront d’aides sociales

La question n’est donc plus seulement celle de l’existence des aides, mais de leur couverture effective et de leur disponibilité dès la rentrée. Transport dans les zones éloignées, restauration, hébergement et fournitures restent des besoins récurrents. La nouvelle orientation présidentielle vise précisément les élèves pour lesquels ces difficultés peuvent aller jusqu’à provoquer l’abandon scolaire.

Lire aussi:

L’article Rentrée scolaire : Aides, repas, transport… un dispositif renforcé face aux difficultés est apparu en premier sur webdo.

  •  
❌