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El Fahs : Un parc éolien de 75 MW retenu pour une subvention japonaise

Le projet de parc éolien terrestre de 75 MW d’El Fahs, dans le gouvernorat de Zaghouan, a été retenu pour bénéficier d’une subvention japonaise dans le cadre du mécanisme bilatéral de crédits carbone entre la Tunisie et le Japon. L’annonce a été faite ce mercredi 2 septembre par l’ambassade du Japon en Tunisie. Porté par Eurus Energy et Scatec, le projet devrait permettre d’éviter environ 88.367 tonnes d’équivalent CO₂ par an.

Une nouvelle étape pour le projet d’El Fahs

Le projet de parc éolien d’El Fahs franchit une nouvelle étape avec sa sélection officielle, en juillet dernier, dans le cadre du mécanisme conjoint de crédits carbone entre la Tunisie et le Japon.

Cette sélection ouvre la voie à un soutien financier japonais destiné à accompagner la réalisation du projet.

Aucun montant de subvention n’a toutefois été publié à ce stade. Il serait donc prématuré d’évaluer l’ampleur exacte du financement qui sera accordé au projet.

Un projet de 75 MW porté par Eurus Energy et Scatec

Le parc éolien terrestre sera implanté dans la région d’El Fahs, dans le gouvernorat de Zaghouan. D’une capacité de 75 MW, il est développé par Eurus Energy et Scatec.

Le projet avait déjà franchi plusieurs étapes importantes avant cette nouvelle sélection. Scatec avait notamment annoncé l’obtention d’un contrat d’achat d’électricité sur 25 ans pour le parc éolien.

La sélection dans le cadre du mécanisme japonais constitue ainsi une étape supplémentaire dans le montage du projet, distincte du contrat commercial permettant la vente de l’électricité produite.

Un soutien lié à la réduction des émissions carbone

Le projet a été retenu dans le cadre du Joint Crediting Mechanism (JCM), un mécanisme de coopération entre le Japon et plusieurs pays partenaires visant à soutenir des projets contribuant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Pour le parc d’El Fahs, les réductions d’émissions attendues sont estimées à environ 88.367 tonnes d’équivalent CO₂ par an.

Le mécanisme permet ainsi d’associer le développement d’infrastructures énergétiques bas carbone à un système de coopération et de crédits liés aux réductions d’émissions.

Ce que change réellement la sélection japonaise

Le projet d’El Fahs n’est donc pas un nouveau projet annoncé ce mercredi. Sa capacité de 75 MW, ses promoteurs et le contrat d’achat d’électricité étaient déjà connus. La nouveauté réside dans sa sélection pour bénéficier d’un financement dans le cadre du mécanisme japonais de crédits carbone.

Cette nouvelle étape peut renforcer le montage financier du projet et accompagner sa réalisation, sans pour autant permettre, à ce stade, de déterminer le montant exact de la subvention ni de fixer avec précision le calendrier final de mise en service.

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Tunisie-Pays-Bas : Tunis veut attirer davantage d’investissements néerlandais

La coopération économique entre la Tunisie et les Pays-Bas s’appuie aujourd’hui sur 101 entreprises opérant dans le pays et générant environ 20.000 emplois. Ces chiffres ont été mis en avant, mercredi, lors de l’accueil de la nouvelle ambassadrice des Pays-Bas en Tunisie, Dewi van de Weerd, par le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti. Tunis souhaite désormais attirer davantage d’investissements néerlandais, notamment dans les énergies renouvelables et l’environnement.

101 entreprises présentes en Tunisie

Selon les données présentées lors de cette rencontre, 101 entreprises économiques opèrent actuellement en Tunisie sous la forme d’investissements directs ou conjoints. Elles génèrent environ 20.000 postes d’emploi, illustrant le poids déjà important de la présence économique néerlandaise dans le pays.

Ces chiffres ont été évoqués à l’occasion de la réception de Dewi van de Weerd, qui a remis une copie de ses lettres de créance en sa qualité de nouvelle ambassadrice du Royaume des Pays-Bas en Tunisie.

Des échanges commerciaux contrastés

Les relations économiques entre la Tunisie et les Pays-Bas ne se limitent pas aux investissements. Sur le plan commercial, les exportations tunisiennes vers le marché néerlandais avaient progressé de 3,2% en 2025, selon les données de l’Institut national de la statistique.

La tendance apparaît toutefois moins favorable depuis le début de 2026. Les exportations tunisiennes vers les Pays-Bas ont reculé de 15,9% au premier trimestre, avant d’afficher une baisse de 11,3% sur les cinq premiers mois de l’année.

Cette évolution intervient dans un contexte où l’Union européenne demeure de loin le principal partenaire commercial de la Tunisie. En 2025, près de 70% des exportations tunisiennes étaient destinées au marché européen.

Le renforcement du partenariat tuniso-néerlandais pourrait ainsi passer non seulement par une augmentation des investissements, mais également par une diversification des échanges commerciaux et des projets communs, notamment dans les énergies renouvelables, l’environnement, l’agriculture et la gestion de l’eau.

Tunis veut attirer davantage d’investissements

Mohamed Ali Nafti a salué l’évolution des relations de coopération entre les deux pays dans plusieurs domaines, notamment l’agriculture, l’eau, l’environnement, le développement durable, l’emploi et les programmes d’insertion des jeunes et des femmes.

La Tunisie aspire désormais à renforcer le flux des investissements néerlandais vers des secteurs considérés comme prioritaires. Les énergies renouvelables et l’environnement figurent notamment parmi les domaines mis en avant par les autorités tunisiennes.

Les deux pays avaient déjà souligné, ces dernières années, leur volonté de développer davantage leur coopération dans des secteurs comme l’agriculture, l’eau, l’emploi et le développement durable. En juillet dernier, Mohamed Ali Nafti avait également évoqué la préparation de nouveaux projets de coopération avec les Pays-Bas.

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Tarente-2026 : Aymen Bacha offre une 26ème médaille à la Tunisie

La Tunisie a remporté une nouvelle médaille aux Jeux méditerranéens de Tarente-2026 grâce à l’haltérophile Aymen Bacha. Engagé dans la catégorie des moins de 110 kg, le Tunisien a décroché, ce mercredi, la médaille d’argent à l’arraché après avoir soulevé 176 kg dès son premier essai. Cette nouvelle distinction porte, selon le bilan communiqué par la délégation tunisienne, le total national à 26 médailles.

Une barre à 176 kg pour décrocher l’argent

Aymen Bacha a pris la deuxième place de l’épreuve de l’arraché dans la catégorie des moins de 110 kg. Le Tunisien a réussi une barre de 176 kg dès son premier essai, lui permettant de monter sur la deuxième marche du podium.

La médaille d’or est revenue à l’Espagnol Marcos Ruiz I Velasco, auteur d’une barre à 185 kg, tandis que l’Italien Simene Karol Abati a décroché le bronze avec 175 kg.

La quatrième médaille tunisienne en haltérophilie

Cette performance constitue la quatrième médaille remportée par l’haltérophilie tunisienne lors de ces Jeux méditerranéens.

Avant Aymen Bacha, Karem Ben Hnia avait décroché deux médailles, avec l’argent à l’arraché et le bronze à l’épaulé-jeté dans sa catégorie. Eya Aouadi avait également offert une médaille de bronze à la Tunisie.

L’haltérophilie confirme ainsi son statut parmi les disciplines les plus pourvoyeuses de médailles pour la délégation tunisienne à Tarente.

La Tunisie atteint 26 médailles

Avec la médaille d’argent d’Aymen Bacha, la Tunisie porte son bilan à 26 médailles, selon les dernières données communiquées : 3 médailles d’or, 10 en argent et 13 en bronze.

Les compétitions se poursuivent encore à Tarente, où le bilan tunisien pourrait évoluer avant la clôture des Jeux, prévue demain, jeudi 3 septembre.

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Incendie de Bargou : Les foyers désormais circonscrits à Siliana

Après six jours d’intervention, les foyers de l’incendie du Djebel Bargou sont désormais circonscrits du côté du gouvernorat de Siliana. Les équipes de la protection civile et les différentes forces mobilisées poursuivent toutefois les opérations de refroidissement des zones touchées afin d’éviter toute reprise du feu. Cette évolution marque une avancée importante dans la maîtrise du sinistre, sans pour autant signifier la fin définitive de la surveillance.

Une nouvelle étape dans la maîtrise de l’incendie

La situation a évolué sur le front de l’incendie du Djebel Bargou. Alors que les précédentes informations faisaient encore état d’interventions en cours du côté de Siliana, après la maîtrise du feu dans la zone de Oueslatia, les foyers sont désormais annoncés comme circonscrits côté Siliana.

Après plusieurs jours d’une mobilisation soutenue, les équipes restent néanmoins déployées sur le terrain pour poursuivre les opérations de refroidissement des zones incendiées et traiter les éventuelles poches résiduelles.

Feu circonscrit ne signifie pas extinction définitive

La circonscription des foyers constitue une étape importante, mais ne signifie pas nécessairement que toutes les opérations sont terminées.

Le refroidissement des zones touchées reste indispensable afin de réduire le risque de reprise du feu, notamment dans les secteurs où subsistent des foyers résiduels ou des points chauds.

La surveillance du massif se poursuit donc avant qu’un bilan définitif de l’opération puisse être établi.

Cette nouvelle évolution devrait désormais permettre d’obtenir progressivement un bilan plus précis des conséquences de l’incendie. Plusieurs données restent particulièrement attendues, notamment la superficie totale des zones forestières et agricoles touchées ; le nombre éventuel d’habitations endommagées ; la situation des familles évacuées durant l’incendie ; les conditions de leur retour dans les zones concernées.

Une nette évolution par rapport au précédent point de situation

Le dernier point publié par Webdo indiquait que l’incendie avait été maîtrisé du côté d’Oueslatia, tandis que les interventions se poursuivaient encore dans le gouvernorat de Siliana.

La situation a donc franchi une nouvelle étape avec la circonscription des foyers également côté Siliana.

La prudence reste toutefois de mise : les équipes demeurent mobilisées sur le terrain et l’opération ne pourra être considérée comme totalement achevée qu’après la fin des opérations de refroidissement et de surveillance.

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Bons du Trésor : L’encours atteint 37,5 milliards de dinars et bondit de 25,45%

L’encours cumulé des bons du Trésor en Tunisie a atteint 37,512 milliards de dinars à la fin août 2026, selon les derniers indicateurs disponibles. Il affiche une hausse de 7,611 milliards de dinars sur un an, soit une progression de 25,45%, illustrant l’accélération du recours de l’État au financement intérieur. Les Bons du Trésor assimilables (BTA), instruments à moyen et long terme, représentent à eux seuls plus de 95 % de cet encours.

Plus de 37,5 milliards de dinars mobilisés

Au 31 août 2026, l’encours des bons du Trésor s’élevait à 37,512 milliards de dinars. Ce montant se répartit entre : 35,803 milliards de dinars de Bons du Trésor assimilables (BTA) ; 1,709 milliard de dinars de Bons du Trésor à court terme (BTCT).

Sur un an, l’encours global a ainsi progressé de 7,611 milliards de dinars, soit une hausse de 25,45%.

Cette évolution traduit une progression particulièrement rapide du financement intérieur de l’État par le recours aux instruments du marché des titres publics.

Les titres à long terme dominent largement

La structure de l’encours montre surtout la prédominance écrasante des BTA. Avec 35,803 milliards de dinars, les titres assimilables représentent environ 95,4 % de l’encours total, contre seulement 4,6 % pour les BTCT.

Cette répartition confirme que le financement par les titres publics repose principalement sur des instruments à moyen et long terme, plutôt que sur les seules échéances de court terme.

Les données disponibles sur les indicateurs de marché confirment d’ailleurs un encours des BTA dépassant 35,8 milliards de dinars à la fin août.

Un financement intérieur qui accélère

La progression de plus de 7,6 milliards de dinars en un an constitue l’élément central de cette évolution.

Elle intervient dans un contexte où l’État continue de mobiliser le marché intérieur pour couvrir ses besoins de financement. L’encours total des bons du Trésor donne ainsi une indication sur l’importance croissante des titres publics dans le financement de l’État.

Il convient toutefois de ne pas confondre cet encours global avec les seuls titres détenus par les banques tunisiennes.

Dans son rapport consacré à l’exercice 2025, la Banque centrale avait indiqué que les bons du Trésor détenus par les banques atteignaient 25,7 milliards de dinars à la fin de l’année, en hausse de 39,4% sur un an. Ce chiffre concernait spécifiquement les placements du secteur bancaire et ne peut donc pas être directement assimilé à l’encours total des titres publics.

Pendant ce temps, le crédit à l’économie reprend

Cette accélération du financement de l’État intervient alors que le crédit bancaire à l’économie a également montré des signes de reprise au premier semestre 2026.

Les crédits à l’économie ont progressé de 2,4%, soit environ 2,8 milliards de dinars, contre seulement 0,9 % durant la même période de 2025.

Les deux évolutions ne permettent toutefois pas, à elles seules, de conclure que la progression des titres publics se fait directement au détriment du financement de l’économie.

D’une part, l’encours de 37,512 milliards de dinars correspond à l’ensemble des bons du Trésor en circulation. D’autre part, les crédits à l’économie et les placements en titres publics ne recouvrent pas exactement les mêmes acteurs ni les mêmes mécanismes de financement.

La progression rapide de l’encours des bons du Trésor confirme ainsi le poids grandissant du financement intérieur dans les ressources mobilisées par l’État, avec une nette domination des titres à moyen et long terme. La reprise parallèle du crédit à l’économie invite néanmoins à éviter une lecture trop simpliste opposant automatiquement financement public et financement du secteur productif.

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Affaire de « complot contre la sûreté de l’État 1 » : La Cour de cassation examine le dossier

La Cour de cassation examine, jeudi 3 septembre 2026, le dossier connu sous le nom de « complot contre la sûreté de l’État 1 », une affaire judiciaire majeure qui implique plus de 40 prévenus, parmi lesquels des responsables politiques, des hommes d’affaires et d’autres personnalités.

Cette audience intervient après les décisions rendues par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès de la Cour d’appel de Tunis, le 28 novembre 2025. La juridiction avait alors prononcé des condamnations allant de cinq à 45 ans de prison, assorties, pour certains accusés, de l’exécution immédiate des peines.

Des mesures complémentaires avaient également été prononcées à l’encontre de certains condamnés, notamment la confiscation de biens ainsi que le placement sous contrôle administratif.

Une affaire ouverte en février 2023

Les investigations dans cette affaire ont débuté en février 2023 et ont progressivement concerné plus de 40 personnes. Le dossier a notamment impliqué des figures politiques et économiques, dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons d’atteinte à la sécurité de l’État.

Selon des déclarations antérieures du premier adjoint du procureur de la République près le Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, ainsi que des sources judiciaires rapportées par l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), plusieurs chefs d’accusation ont été retenus dans ce dossier.

Lire aussi : « Complot contre la sûreté de l’État 2 » : L’examen de l’affaire reporté

Ils portent notamment sur le complot contre la sûreté intérieure et extérieure de l’État, la constitution d’une entente terroriste en lien avec des infractions terroristes et l’adhésion à celle-ci.

Les accusations comprennent également des faits liés à des actes visant à modifier la forme de l’État ou à pousser la population à s’affronter par les armes, ainsi que l’incitation au désordre, au meurtre et au pillage sur le territoire tunisien en lien avec des crimes terroristes.

Le dossier comporte par ailleurs des accusations relatives à l’atteinte à la sécurité alimentaire et à l’environnement.

Une nouvelle étape judiciaire

L’examen du dossier par la Cour de cassation constitue une nouvelle étape dans une affaire qui a suscité une importante attention politique, judiciaire et médiatique en Tunisie.

La Cour de cassation n’est pas une troisième instance chargée de rejuger les faits comme une juridiction de fond. Son rôle consiste notamment à contrôler la correcte application du droit et la régularité juridique des décisions contestées.

L’issue de cette procédure pourrait donc déterminer la suite judiciaire réservée aux décisions prononcées en appel contre les différents accusés.

Le dossier reste particulièrement suivi en raison de la gravité des accusations retenues, de la durée des peines prononcées en appel et du nombre de personnalités concernées.

L’audience du 3 septembre intervient ainsi à un moment important de cette procédure, plus de trois ans après le début des investigations en février 2023 et près d’un an après les condamnations prononcées en appel le 28 novembre 2025.

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Migration clandestine : L’Algérie dépasse désormais la Tunisie sur la route de l’Italie

La carte des migrations irrégulières vers l’Italie est en train de changer. Alors que les arrivées par voie maritime ont fortement reculé depuis le début de l’année 2026, la Tunisie perd une place dans la hiérarchie des principaux pays de départ au profit de l’Algérie.

Selon les données du ministère italien de l’Intérieur reprises et analysées par Agenzia Nova, 19 601 migrants sont arrivés par mer en Italie au 1er septembre 2026, contre 43 346 à la même date en 2025. Le recul atteint ainsi 54,78 %, soit 23 745 arrivées de moins en un an.

La baisse ne s’est pas limitée au début de l’année. Entre le 3 juillet et le 1er septembre, 5 137 arrivées supplémentaires ont été enregistrées en Italie, contre 12 748 durant la même période de 2025, soit une diminution de 59,7 %. Autrement dit, la saison estivale, traditionnellement propice aux traversées de la Méditerranée, n’a pas inversé la tendance.

La Libye reste de très loin la première route

Malgré la baisse générale des arrivées, la Libye demeure la principale porte de départ vers l’Italie.

Au 1er septembre, 15 570 migrants étaient arrivés en Italie depuis les côtes libyennes, contre 38 232 durant la même période de 2025. La baisse atteint 59,27 %. Malgré cela, la route libyenne représente encore 79,43 % de l’ensemble des arrivées maritimes enregistrées en Italie.

La concentration géographique est également remarquable : environ 98 % des départs depuis la Libye proviennent de la façade occidentale du pays. Près de 78 % de tous les migrants arrivés par mer en Italie depuis le début de l’année sont donc partis de Tripolitaine.

Cette domination de la route libyenne relativise donc le changement observé entre l’Algérie et la Tunisie : il s’agit davantage d’un déplacement dans le classement des routes secondaires que d’un bouleversement de la principale route migratoire vers l’Italie.

L’Algérie passe devant la Tunisie

C’est néanmoins le changement le plus significatif pour la Tunisie. Les arrivées en provenance d’Algérie sont passées de 813 durant la même période de 2025 à 2 292 au 1er septembre 2026. Elles ont donc augmenté de 181,92 % et représentent désormais 11,69 % de l’ensemble des arrivées maritimes en Italie.

Lire aussi : Migration : Deux morts et douze disparus après le naufrage au large de Zarzis

Dans le même temps, les arrivées depuis la Tunisie sont tombées à 1 646, contre 3 290 un an auparavant, soit une baisse proche de 50 %. L’Algérie dépasse ainsi pour la première fois la Tunisie sur cette période de référence.

Le contraste est particulièrement net lorsqu’on compare avec l’année 2025 dans son ensemble : la route algérienne avait alors enregistré 1 812 arrivées, contre 4 841 pour la route tunisienne. En seulement huit mois, l’Algérie a donc déjà dépassé son total de l’année précédente, tandis que la Tunisie se situe à environ un tiers de son niveau de 2025.

La route tunisienne perd-elle durablement son poids ?

Ces chiffres semblent confirmer une tendance déjà observée depuis deux ans : la route tunisienne vers l’Italie a considérablement perdu de son importance après avoir constitué l’un des principaux axes de la migration en Méditerranée centrale.

Le recul intervient dans un contexte de renforcement des contrôles maritimes tunisiens et de coopération accrue avec l’Union européenne et l’Italie. Le Monde avait notamment consacré en mai 2026 une analyse au renforcement de la coopération européenne avec la Tunisie et la Libye pour contenir les flux migratoires.

Les données disponibles montrent toutefois que la diminution des départs depuis la Tunisie ne signifie pas la disparition du phénomène. Des tentatives de traversée continuent d’avoir lieu. Fin août, plusieurs naufrages au large des côtes tunisiennes ont encore fait des morts et des disparus, rappelant que la réduction des flux ne supprime pas le risque ni les motivations qui poussent certains candidats à la migration à prendre la mer.

Un déplacement des routes plutôt qu’une disparition des migrations

Le cas algérien mérite donc une attention particulière. L’augmentation de 181,92 % reste spectaculaire en pourcentage, mais elle porte sur des volumes relativement faibles par rapport à la route libyenne : 2 292 arrivées depuis l’Algérie contre 15 570 depuis la Libye.

Les deux routes présentent par ailleurs des profils différents. Les départs algériens se concentrent notamment dans le nord-est du pays et ont pour destination privilégiée la Sardaigne, tandis que la route libyenne constitue l’axe dominant vers l’Italie continentale.

Les données disponibles au deuxième trimestre allaient déjà dans le sens de cette recomposition. Au 28 juin, la Libye représentait 83 % des arrivées, tandis que l’Algérie et la Tunisie se situaient chacune autour de 8 %, avec 1 198 arrivées depuis l’Algérie contre 1 074 depuis la Tunisie.

Le phénomène semble donc s’être accentué durant l’été : la Tunisie ne constitue plus la deuxième route vers l’Italie ; l’Algérie lui est désormais passée devant.

Une baisse spectaculaire, mais un bilan humain toujours lourd

La baisse des arrivées ne doit enfin pas être interprétée comme une diminution proportionnelle de la dangerosité de la route migratoire.

Selon le Missing Migrants Project de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), au moins 914 personnes sont mortes ou portées disparues depuis le début de 2026 sur la route de la Méditerranée centrale. Ce chiffre est considéré comme un minimum, de nombreux naufrages pouvant ne laisser aucun survivant ni témoin.

Le constat qui se dessine est donc paradoxal : moins de migrants arrivent en Italie, la route tunisienne recule fortement, mais la migration irrégulière ne disparaît pas. Elle se recompose.

La Libye conserve une position écrasante, tandis que l’Algérie prend désormais la deuxième place et que la Tunisie, autrefois au cœur de la route vers Lampedusa, voit son poids diminuer fortement. Pour Tunis, le véritable enjeu sera de déterminer si ce recul traduit une transformation durable des flux ou simplement un déplacement temporaire des itinéraires empruntés par les migrants et les réseaux de passeurs.

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Délestages : La STEG annonce de nouvelles coupures ce mercredi dans plusieurs régions

La situation reste sous tension sur le réseau électrique tunisien. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé qu’elle pourrait procéder à des coupures tournantes ce mercredi 2 septembre 2026, entre midi et 17 heures, et ce, à intervalles intermittents.

Selon la STEG, cette mesure vise à préserver la sécurité et la continuité du système électrique, en fonction de l’état du réseau et de l’équilibre entre la production et la consommation. La reprise de l’alimentation électrique pourra intervenir sans préavis.

Cette nouvelle annonce intervient alors que les coupures tournantes se sont multipliées depuis plusieurs semaines, notamment durant les périodes de forte consommation électrique liées aux températures élevées.

Plusieurs régions concernées

Les interruptions peuvent concerner plusieurs zones du pays, notamment dans les régions habituellement intégrées aux opérations de délestage :

  • Grand Tunis : Ben Arous, Rades, Ezzahra, Hammam-Lif, Hammam-Chott, Boumhel, Mégrine, El Mourouj, La Nouvelle Médina, La Soukra, Ain Zaghouan, Les Berges du Lac, Le Kram, La Goulette, La Marsa, Mornag, Borj Cédria, Manouba, Douar Hicher et des zones de l’Ariana.
  • Cap Bon : Nabeul, Hammamet, Korba, Menzel Temime, Kélibia, Soliman, Grombalia, Takelsa, Béni Khiar, Dar Chaâbane et les zones environnantes.
  • Zaghouan : Zaghouan, El Fahs, Bir Mcherga, Jebel Oust et Ez-Zriba.
  • Bizerte : Bizerte, Menzel Bourguiba, Mateur, Ras Jebel, Ghar El Melh, Ghezala, Utique, Sejnane et les localités environnantes.
  • Centre : Sousse, Monastir, Mahdia, Kairouan et plusieurs zones rurales et industrielles.
  • Sfax : Sfax-ville, Sakiet Ezzit, Sakiet Eddaïer, Sfax Ouest, Jebeniana, El Hencha et d’autres secteurs.
  • Sud : Gabès, Médenine, Djerba, Zarzis, Ben Guerdane, Tataouine, Kebili, Douz et plusieurs localités du Sud.
  • Sud-Ouest : Gafsa, Tozeur, Kasserine, Sidi Bouzid et les zones environnantes.

La STEG rappelle toutefois que la liste des zones concernées peut évoluer en fonction de la situation du réseau. Les coupures sont effectuées de manière intermittente afin d’éviter une dégradation plus importante du système électrique. Des annonces similaires ces derniers jours ont déjà concerné de nombreuses zones du Grand Tunis et plusieurs régions du pays.

La société invite ainsi les citoyens à prendre les précautions nécessaires, notamment pour protéger les appareils électriques et les équipements sensibles contre les variations de tension lors du rétablissement du courant.

Lire aussi : Pénuries d’eau et coupures de courant : La Tunisie face au risque d’une crise d’image ?

Cette nouvelle journée de coupures tournantes illustre la persistance des tensions sur le système électrique national, après un été marqué par plusieurs épisodes de délestage et de fortes sollicitations du réseau.

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Tunisie – Eau potable : Perturbations dans l’approvisionnement dans plusieurs gouvernorats après une panne

La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) a annoncé des perturbations et des interruptions dans l’approvisionnement en eau potable dans plusieurs zones du Grand Tunis et des gouvernorats de Zaghouan et Nabeul, à la suite d’une panne technique soudaine sur l’axe d’adduction alimentant le sud du Grand Tunis.

Selon la SONEDE, cet incident intervient dans un contexte particulièrement difficile, marqué au cours de la période écoulée par un pic de consommation d’eau lié à la vague de chaleur qui a touché la Tunisie. La combinaison de la forte demande et de la défaillance technique affecte notamment les zones situées en altitude.

Les perturbations concernent plusieurs localités

  • Dans le gouvernorat de Tunis : les quartiers Ennour et Bouhajer, dans la délégation d’El Kabaria.
  • Dans le gouvernorat de Zaghouan : les délégations de Bir Mcherga et Jebel Oust.
  • Dans le gouvernorat de Nabeul : la délégation de Soliman.
  • Dans le gouvernorat de Ben Arous : les délégations de Mohamedia, Fouchana, Mégrine, Radès, Hammam-Lif, Hammam Chott, Mornag et Bou Mhel.

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La société publique précise que les opérations de réajustement des réseaux de distribution et des réservoirs se poursuivent sans interruption, avec la mobilisation de ses équipes techniques sur le terrain.

Un retour progressif annoncé dans la soirée

La SONEDE prévoit une reprise progressive de l’approvisionnement à partir de 22 heures, ce mercredi 2 septembre 2026. Le retour à un fonctionnement normal pourrait toutefois être progressif, le temps de procéder aux ajustements nécessaires au niveau des réseaux et des réservoirs.

L’entreprise appelle ainsi les habitants des zones concernées à tenir compte de la nature temporaire de ces perturbations et présente ses excuses aux abonnés pour les désagréments occasionnés.

Cet épisode intervient alors que la question de la sécurité de l’approvisionnement en eau potable reste particulièrement sensible en Tunisie, après un été marqué par une forte pression sur les ressources hydriques et par plusieurs perturbations dans la distribution.

Pour la SONEDE, les équipes techniques restent mobilisées « jour et nuit » afin d’accélérer les interventions sur les réseaux et de rétablir le rythme normal de distribution dans les meilleurs délais.

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Pénurie d’eau minérale : Les grandes surfaces du Grand Tunis distribuent plus de 2,3 millions de bouteilles par jour

La crise de l’eau minérale en bouteille enregistrée cet été en Tunisie a mis en évidence les fragilités du système d’approvisionnement face à l’explosion de la demande durant les périodes de forte chaleur. Alors que les rayons des grandes surfaces ont connu des tensions répétées, les volumes distribués dans le Grand Tunis ont atteint des niveaux particulièrement élevés à la fin du mois d’août.

Le président de la Chambre nationale des propriétaires des grandes surfaces commerciales, Hédi Baccour, a indiqué, lors d’une intervention téléphonique dans l’émission « Sabah Ennes », que plus de 2,3 millions de bouteilles d’eau minérale conditionnée étaient distribuées quotidiennement dans les grandes surfaces des gouvernorats du Grand Tunis entre le vendredi et le lundi 31 août.

Un chiffre qui donne la mesure de la pression exercée sur le marché au cours de cet été marqué par des températures élevées et une demande exceptionnelle en eau embouteillée.

Les grandes surfaces ne représentent pourtant que 5 % de la consommation

Malgré ces volumes considérables, les grandes surfaces commerciales ne constituent qu’une partie limitée du circuit de distribution.

Selon Hédi Baccour, leur part dans la distribution de l’eau minérale conditionnée durant la saison estivale n’a pas dépassé 5 % de l’ensemble des quantités consommées quotidiennement à l’échelle nationale.

Autrement dit, les plus de deux millions de bouteilles distribuées chaque jour dans les grandes surfaces du Grand Tunis ne représentent qu’une fraction du marché national. Cette donnée permet également de relativiser l’idée selon laquelle les grandes surfaces seraient, à elles seules, à l’origine des tensions observées dans l’approvisionnement.

La difficulté est plutôt liée à l’équilibre général entre production, stockage, transport et distribution, dans un contexte où la consommation peut augmenter brutalement en quelques semaines.

Un stock de 40 à 50 millions de bouteilles épuisé dès la mi-juillet

L’un des principaux enseignements de cette crise concerne surtout les capacités d’anticipation du marché.

Hédi Baccour a révélé que le stock disponible d’eau minérale conditionnée, estimé entre 40 et 50 millions de bouteilles, avait été entièrement écoulé dès la mi-juillet.

Cette situation signifie que les réserves constituées avant le pic de la saison estivale n’ont pas permis d’absorber la hausse de la demande. Une fois ces stocks épuisés, le marché s’est retrouvé davantage dépendant de la production quotidienne et de la capacité des industriels à réapprovisionner rapidement les différents circuits de distribution.

Lire aussi : Crise de l’eau en bouteille : Quand le stockage des ménages aggrave la situation

Le problème n’est donc pas uniquement celui de la disponibilité de l’eau à la source. Il concerne également la capacité du secteur à constituer des réserves suffisantes avant les périodes de forte consommation.

Vers une nouvelle organisation de la distribution

Face aux tensions enregistrées, une réunion avec le ministère du Commerce a débouché sur la mise en place d’un mécanisme de distribution « correctif » entre les différentes régions du pays et les différents circuits de distribution, selon le responsable professionnel.

L’objectif est notamment d’éviter qu’une concentration excessive des volumes dans certaines régions ne provoque des ruptures dans d’autres zones du territoire.

Cette réorganisation intervient alors que la demande reste fortement influencée par les conditions climatiques. Les épisodes de chaleur intense peuvent en effet provoquer, en quelques jours, une augmentation considérable de la consommation d’eau embouteillée, mettant sous pression l’ensemble de la chaîne logistique.

Le secteur appelé à revoir ses stocks avant les prochains étés

Pour Hédi Baccour, la situation de cette année doit surtout servir de signal d’alerte aux producteurs. L’épuisement des stocks dès la mi-juillet impose, selon lui, aux industriels de réfléchir à la constitution de réserves plus importantes afin d’éviter la répétition d’une crise similaire lors des prochaines années.

La question dépasse ainsi le seul été 2026. Elle renvoie à la capacité du secteur à anticiper l’évolution de la demande dans un pays confronté à des épisodes de chaleur de plus en plus importants et à une pression croissante sur ses ressources hydriques.

L’eau minérale en bouteille est ainsi devenue un révélateur supplémentaire d’une équation estivale de plus en plus difficile : lorsque la température augmente fortement, la demande progresse rapidement, tandis que les capacités de production, de stockage et de distribution doivent suivre dans des délais très courts.

L’enjeu pour les prochaines années sera donc moins de gérer les pénuries une fois qu’elles apparaissent que de parvenir à les anticiper : constituer des stocks suffisants, mieux répartir les volumes entre les régions et renforcer la coordination entre producteurs, distributeurs et autorités publiques.

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Crédits bancaires : La hausse atteint 2,8 milliards de dinars, mais les créances gelées augmentent

Le crédit bancaire a accéléré au premier semestre 2026, avec une progression de 2,4%, équivalant à environ 2,8 milliards de dinars, contre seulement 0,9% durant la même période de 2025. Cette reprise a toutefois été accompagnée d’une hausse de 1,944 milliard de dinars des créances gelées, tandis que la progression des financements reste très concentrée sur les professionnels et ralentit nettement du côté des particuliers.

Les crédits accélèrent

Selon la note de conjoncture de la Banque centrale de Tunisie (BCT), les crédits à l’économie ont progressé de 2,4% au cours des six premiers mois de 2026.

Le rythme de croissance s’est ainsi nettement accéléré par rapport au premier semestre 2025, lorsque l’augmentation des crédits n’avait atteint que 0,9%.

En valeur, la hausse représente environ 2,8 milliards de dinars. Cette évolution traduit une reprise plus marquée de la distribution de crédits par le système bancaire, après une progression relativement limitée un an auparavant.

Mais cette augmentation globale masque des évolutions très différentes selon les catégories d’emprunteurs.

Les professionnels captent l’essentiel de la hausse

Les entreprises et autres professionnels concentrent l’essentiel de la progression enregistrée au premier semestre. Les crédits qui leur sont destinés ont augmenté de 2,199 milliards de dinars sur la période.

À l’inverse, la progression des crédits accordés aux particuliers s’est fortement ralentie. Elle n’a représenté que 108 millions de dinars, soit une contribution très limitée à l’augmentation globale des financements.

La reprise du crédit apparaît donc principalement portée par le financement de l’activité professionnelle, plutôt que par une relance du crédit aux ménages.

Une hausse des créances gelées à surveiller

L’autre élément marquant de la note de conjoncture concerne les créances gelées, dont le montant a augmenté de 1,944 milliard de dinars au cours du premier semestre.

Cette évolution constitue un point de vigilance alors que les banques augmentent parallèlement leurs financements.

La progression des crédits ne signifie donc pas automatiquement une amélioration de la qualité des portefeuilles bancaires. La hausse des créances gelées souligne au contraire l’importance du suivi des risques liés aux emprunteurs et de la capacité de remboursement des bénéficiaires de crédits.

Il convient toutefois de ne pas confondre les deux évolutions : les 2,8 milliards de dinars correspondent à la progression des crédits à l’économie, tandis que les 1,944 milliard représentent l’augmentation des créances gelées. Il s’agit de deux indicateurs distincts.

Une reprise à interpréter avec prudence

Le bilan du premier semestre présente ainsi un paysage contrasté. Le financement de l’économie retrouve un rythme de croissance plus soutenu, principalement grâce aux crédits accordés aux professionnels.

Mais cette dynamique s’accompagne d’une progression importante des créances gelées, tandis que les particuliers ne bénéficient que marginalement de l’augmentation des financements.

La tendance devra donc être suivie dans les prochains mois pour déterminer si l’accélération du crédit s’accompagne d’une amélioration durable du financement de l’économie ou d’une montée des risques dans les portefeuilles bancaires.

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Routes tunisiennes : 116 morts supplémentaires en 26 jours

Le bilan de l’accidentalité routière continue de se dégrader en Tunisie malgré une baisse du nombre d’accidents. Au 31 août 2026, l’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR) recense 897 morts, contre 822 à la même période de 2025, soit une hausse de 9,12%. Dans le même temps, le nombre d’accidents a reculé de 17,65%, à 3085, confirmant un paradoxe préoccupant : les accidents sont moins nombreux, mais ils sont plus meurtriers.

897 morts depuis le début de l’année

Selon les données de l’ONSR, 897 personnes ont perdu la vie dans des accidents de la circulation depuis le début de l’année, contre 822 durant la même période de 2025.

Cette hausse de 75 décès intervient alors même que le nombre total d’accidents enregistrés a diminué. Au 31 août, 3085 accidents ont été recensés, contre un niveau nettement supérieur un an auparavant.

L’évolution des décès apparaît ainsi particulièrement préoccupante au regard de la baisse de la sinistralité globale.

116 décès en 26 jours

La comparaison avec le dernier bilan publié par Webdo permet de mesurer l’accélération récente.

Au 5 août 2026, l’ONSR recensait 781 morts, 2712 accidents et 3554 blessés. Au 31 août, ces chiffres atteignent respectivement 897 morts, 3085 accidents et 4037 blessés. En seulement 26 jours, le bilan s’est donc alourdi de 116 décès, 373 accidents et 483 blessés.

Cette évolution montre que la baisse enregistrée sur l’ensemble de la période ne signifie pas une amélioration de la gravité des accidents. Au contraire, la mortalité continue de progresser.

Des accidents moins nombreux, mais plus meurtriers

Le contraste entre les deux indicateurs constitue l’un des principaux enseignements du nouveau bilan.

D’un côté, le nombre d’accidents diminue de près de 18% sur un an. De l’autre, le nombre de personnes tuées augmente de plus de 9%.

Cette situation traduit une létalité accrue des accidents, même si les seuls chiffres globaux ne permettent pas d’en déterminer à eux seuls les causes.

Elle rappelle également que la diminution du nombre d’accidents ne suffit pas, à elle seule, à mesurer l’évolution de la sécurité routière.

Des données encore provisoires

L’ONSR précise que les données relatives à l’année 2026 sont provisoires et font l’objet d’une actualisation quotidienne.

Pour l’heure, les chiffres disponibles dressent néanmoins un constat préoccupant : malgré moins d’accidents recensés, la Tunisie compte déjà 75 morts de plus qu’à la même période de 2025, tandis que le bilan s’est alourdi de 116 décès depuis le dernier point publié début août. Le paradoxe reste donc entier : la fréquence des accidents recule, mais leur bilan humain s’aggrave.

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Pénuries d’eau et coupures de courant : La Tunisie face au risque d’une crise d’image ?

Ce qui, il y a quelques semaines encore, pouvait être perçu comme une succession de difficultés locales est désormais devenu un sujet suivi par la presse internationale. Coupures d’électricité, interruptions de l’approvisionnement en eau, pénurie d’eau en bouteille et températures extrêmes : la crise vécue par les Tunisiens durant l’été 2026 a franchi les frontières et commence à poser une question beaucoup plus sensible pour le pays : quel impact sur l’image de la Tunisie et, surtout, sur son attractivité touristique ?

La multiplication des articles consacrés à la situation tunisienne est révélatrice. Le phénomène n’est plus seulement rapporté par les médias tunisiens. Des médias internationaux comme Le Monde, Associated Press, Reuters, Al Jazeera, le Financial Times ou encore Euronews ont consacré des reportages ou des articles aux conséquences des coupures d’électricité et d’eau.

Le sujet change ainsi de dimension. Il ne s’agit plus uniquement de savoir comment les Tunisiens vivent une période de fortes chaleurs, mais de savoir comment cette situation est perçue depuis l’étranger.

Le Monde : de la crise quotidienne à la crise de l’image

Le Monde a particulièrement documenté la situation. Le 3 août, le quotidien français publiait un reportage consacré à l’impact des coupures d’électricité et d’eau sur le secteur touristique tunisien. Son titre est à lui seul révélateur : « Les touristes viennent ici pour se détendre, mais il devient très difficile de leur offrir cette tranquillité ».

Le choix de cet angle est important. La question n’est plus seulement celle de l’accès aux services publics pour les citoyens. Elle concerne directement l’expérience des visiteurs étrangers.

Lire aussi : Coupures d’eau et d’électricité : Paris alerte les voyageurs à destination de la Tunisie

Or, dans une destination touristique, l’eau et l’électricité ne sont pas des services secondaires. Ils constituent une partie invisible mais fondamentale du produit touristique : climatisation, douches, piscines, restaurants, hôtels, réfrigération des aliments, fonctionnement des équipements et confort général.

Quelques semaines plus tard, Le Monde est revenu sur la crise avec un article publié le 1er septembre consacré à la pénurie d’eau en bouteille. Le quotidien français décrit des rayons vides, des files d’attente et des consommateurs cherchant désespérément à s’approvisionner. Il souligne également que la situation a été aggravée par les coupures d’électricité qui ont perturbé la production dans les usines d’embouteillage.

Le détail est loin d’être anodin : le reportage évoque notamment une vidéo tournée à Hammamet, l’une des principales stations balnéaires du pays, montrant une altercation autour de la vente d’eau.

Autrement dit, même les lieux associés à l’image touristique de la Tunisie se retrouvent désormais présents dans les récits internationaux consacrés aux pénuries.

Quand la crise devient une histoire internationale

Le Monde n’est pas le seul média à avoir porté cette situation à l’attention d’un public international. Associated Press a également décrit un été marqué par des températures pouvant atteindre 50 °C, des pénuries d’eau et d’électricité et une montée de la colère sociale. L’agence américaine explique notamment que les coupures d’électricité ont affecté les stations de pompage de l’eau et le fonctionnement des usines.

Al Jazeera a, de son côté, consacré un reportage à la situation en reliant directement les températures extrêmes aux difficultés d’approvisionnement en eau et aux tensions sur le système électrique tunisien.

Le Financial Times a également analysé les coupures comme un problème dépassant la simple conséquence de la canicule. Le quotidien britannique a mis en avant l’état du réseau électrique, les difficultés d’investissement et les conséquences économiques et sociales des délestages.

Le phénomène est donc particulièrement significatif : plusieurs médias internationaux, avec des lignes éditoriales et des publics très différents, convergent désormais sur le même récit.

Une nouvelle image de la Tunisie ?

C’est là que se trouve l’enjeu pour la destination. La Tunisie vend à l’étranger une promesse touristique fondée notamment sur le soleil, la mer, les plages, les hôtels et le dépaysement. Mais la même chaleur qui constitue un argument touristique devient désormais une source de vulnérabilité lorsqu’elle s’accompagne de coupures d’électricité et de problèmes d’approvisionnement en eau.

Le paradoxe est brutal : le soleil est l’un des principaux atouts de la destination, mais les températures extrêmes peuvent simultanément mettre sous pression les infrastructures nécessaires à l’accueil des touristes.

Lire aussi : Tunisie : Août est fini, les délestages maintenus et le calvaire se prolonge après l’été

Une panne d’électricité de quelques heures n’a évidemment pas le même impact pour un habitant que pour un hôtel accueillant plusieurs centaines de touristes. Dans un établissement touristique, une coupure peut affecter la climatisation, les ascenseurs, les systèmes de pompage, les chambres froides, les cuisines, les piscines ou encore les équipements sanitaires.

Pour un touriste étranger, notamment dans un hôtel quatre ou cinq étoiles, l’accès permanent à l’eau constitue une attente élémentaire. La répétition des coupures peut donc transformer un incident technique en mauvaise expérience touristique.

Le risque n’est pas forcément une chute immédiate des arrivées

Il faut toutefois éviter une conclusion trop rapide : la médiatisation internationale de la crise ne signifie pas automatiquement que la Tunisie va connaître une baisse de ses arrivées touristiques.

Le tourisme dépend de nombreux facteurs : prix, proximité géographique, climat, qualité des plages, infrastructures hôtelières, sécurité, connectivité aérienne et perception générale de la destination.

La Tunisie conserve des avantages considérables, notamment pour les marchés européens. Une partie importante des touristes réserve également ses vacances plusieurs mois à l’avance, et une crise estivale ponctuelle ne suffit pas nécessairement à modifier immédiatement les flux.

Mais le véritable danger pourrait être ailleurs : dans l’évolution progressive de la perception de la destination.

Si les articles sur les coupures d’eau, les pénuries et les problèmes d’électricité continuent à se multiplier, la question pourrait finir par s’installer dans l’esprit des voyageurs et des professionnels du tourisme.

Le problème de la réputation

Dans le tourisme contemporain, l’image d’une destination se construit autant sur les réseaux sociaux que dans les brochures des agences de voyages.

Une photographie d’une plage tunisienne peut promouvoir la destination auprès de millions de personnes. Mais une vidéo montrant des touristes confrontés à une coupure d’eau ou des files d’attente pour acheter des bouteilles peut circuler tout aussi rapidement.

C’est précisément ce qui rend la situation actuelle différente des crises précédentes. Les touristes ne sont plus seulement des consommateurs de l’information produite par les médias traditionnels. Ils produisent eux-mêmes des images, publient leurs expériences et peuvent transformer un incident local en contenu viral.

La pénurie d’eau en bouteille fournit un exemple particulièrement parlant. Le Monde rapporte que des images de tensions entre consommateurs et commerçants ont circulé sur les réseaux sociaux.

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JM Tarente : Dhaouadi et Krimi décrochent le bronze en aviron, la Tunisie à 25 médailles

La Tunisie a décroché une nouvelle médaille aux Jeux méditerranéens de Tarente-2026. Le duo composé de Salma Dhaouadi et Khadija Krimi a remporté, mercredi, le bronze dans l’épreuve du deux de couple poids léger féminin, portant le bilan tunisien à 25 médailles, dont 3 en or, 9 en argent et 13 en bronze.

Un podium tunisien en aviron

La paire tunisienne a terminé troisième de la finale avec un chrono de 7 min 21 sec 69. L’or est revenu à l’équipage italien, qui a bouclé la distance en 7 min 12 sec 50, tandis que la Grèce a obtenu l’argent en 7 min 15 sec 74.

Dhaouadi et Krimi ajoutent ainsi une nouvelle médaille à leur palmarès international, quelques jours seulement après leur troisième place aux Championnats du monde d’aviron à Amsterdam.

Une 25ème médaille pour la Tunisie

Ce podium permet à la délégation tunisienne de porter son total à 25 médailles à Tarente. Le bilan s’établit désormais à 3 médailles d’or ; 9 médailles d’argent ; 13 médailles de bronze.

Cette nouvelle médaille intervient après celle remportée la veille par le duo tunisien composé de Mohamed Krimi et Khadija Krimi, également en bronze dans le deux de couple mixte poids léger.

L’aviron confirme ainsi son importance dans la moisson tunisienne à Tarente. Avant cette édition, la discipline n’avait encore jamais permis à la Tunisie de monter sur le podium des Jeux méditerranéens. La Fédération tunisienne d’aviron avait d’ailleurs fixé comme objectif de décrocher une première médaille méditerranéenne à Tarente.

Les Jeux méditerranéens se poursuivent jusqu’au 3 septembre, avec encore plusieurs possibilités de podium pour la délégation tunisienne.

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JM Tarente : Les handballeuses tunisiennes décrochent l’argent

La sélection tunisienne féminine de handball a remporté la médaille d’argent aux Jeux méditerranéens de Tarente-2026, après sa défaite en finale face à l’Italie, pays hôte, sur le score de 25-23. Cette performance permet à la Tunisie de porter son bilan à 24 médailles, dont 3 en or, 9 en argent et 12 en bronze, à deux jours de la clôture des Jeux.

Une finale disputée jusqu’au bout

Les Tunisiennes ont livré une finale serrée face à une sélection italienne portée par son public. Elles se sont finalement inclinées de deux buts, 25-23, laissant échapper le titre méditerranéen.

Cette deuxième place récompense néanmoins le parcours de la sélection tunisienne, qui a atteint la finale après avoir franchi les différentes étapes de la compétition.

L’Italie, qui évoluait à domicile, décroche ainsi la médaille d’or devant la Tunisie, tandis que le podium vient confirmer la compétitivité des Tunisiennes dans ce tournoi méditerranéen.

Une revanche après le premier tour

La finale avait une saveur particulière puisque les deux équipes s’étaient déjà affrontées au premier tour.

La Tunisie avait alors pris le dessus sur l’Italie, en s’imposant 25-22. Les Italiennes ont donc pris leur revanche au moment décisif de la compétition, devant leur public.

La sélection tunisienne avait auparavant obtenu son billet pour la finale en venant à bout de l’Algérie en demi-finale, sur le score de 26-21.

La Tunisie atteint 24 médailles

Avec cette médaille d’argent en handball, la délégation tunisienne porte son total à 24 médailles depuis le début des Jeux méditerranéens de Tarente.

Le bilan tunisien s’établit désormais à 3 médailles d’or ; 9 médailles d’argent ; 12 médailles de bronze.

Cette nouvelle médaille vient compléter une journée particulièrement productive pour la Tunisie, notamment en athlétisme, avec les médailles remportées par Marwa Bouzayani, sacrée championne méditerranéenne du 3.000 m steeple, Rihab Dhahri, médaillée d’argent dans la même épreuve, et Mohamed Amine Jhinaoui, également en argent sur 5.000 m.

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Eau : Six nouveaux barrages bientôt ajoutés au réseau tunisien

La Tunisie dispose aujourd’hui de 37 barrages en exploitation, mais l’augmentation des capacités de stockage ne suffit pas, à elle seule, à résoudre les difficultés structurelles liées à la disponibilité de l’eau. Alors que les réserves des barrages du Nord et du Nord-Ouest se sont nettement améliorées grâce aux précipitations enregistrées en 2025 et au début de 2026, le Centre du pays reste confronté à une situation beaucoup plus tendue.

Invité mercredi 2 septembre 2026 sur les ondes de la Radio nationale, le directeur adjoint de l’exploitation et de la gestion des barrages au ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Mehrez Rajeb, a indiqué que le réseau tunisien compte actuellement 37 barrages réalisés.

Cette infrastructure devrait être renforcée par six nouveaux barrages actuellement en cours de construction. Selon le responsable, certains de ces ouvrages sont désormais proches de leur achèvement, tandis que d’autres se trouvent encore au début des travaux.

60% dans le Nord, seulement 9% dans le Centre

L’amélioration de la situation hydrique n’est toutefois pas homogène sur l’ensemble du territoire. Les précipitations enregistrées durant l’année 2025 et au début de 2026 ont permis aux barrages de bénéficier d’apports importants, dépassant les niveaux habituellement enregistrés, notamment dans les régions du Nord et du Nord-Ouest.

Dans ces régions, le taux de remplissage atteint environ 60 % de la capacité de stockage. Une situation qui traduit une amélioration significative après plusieurs années marquées par la sécheresse et la pression croissante sur les ressources hydriques.

Mais cette amélioration masque une réalité beaucoup plus contrastée. Dans les barrages du Centre, le taux de remplissage ne dépasse pas 9 % de la capacité.

Le contraste est donc particulièrement important : une partie du pays dispose de réserves relativement confortables tandis que d’autres régions restent confrontées à une disponibilité très limitée de l’eau.

Ce déséquilibre géographique constitue l’un des principaux défis de la politique hydraulique tunisienne. La question n’est plus uniquement celle de la quantité globale d’eau disponible dans les barrages, mais également celle de sa répartition dans l’espace et dans le temps.

Construire davantage, mais surtout mieux gérer

Pour le responsable du ministère de l’Agriculture, la politique de l’eau ne peut pas être pensée uniquement en fonction de la situation immédiate. Mehrez Rajeb a insisté sur la nécessité d’adopter une approche de gestion des ressources hydriques sur deux à trois ans. Autrement dit, une bonne saison pluviométrique ne doit pas conduire à considérer la crise de l’eau comme définitivement résolue.

Cette approche est particulièrement importante dans un pays soumis à une forte variabilité des précipitations et à des épisodes de sécheresse de plus en plus difficiles à anticiper.

Une année relativement pluvieuse peut rapidement améliorer les réserves, mais plusieurs mois de déficit pluviométrique peuvent à nouveau exercer une forte pression sur les barrages, les nappes phréatiques et les réseaux d’approvisionnement.

La gestion des barrages doit ainsi être pensée comme une stratégie de sécurisation de la ressource et non comme une réponse ponctuelle à une crise.

Les six nouveaux barrages ne régleront pas tout

La construction de six nouveaux barrages représente un renforcement important des infrastructures hydrauliques tunisiennes. Mais l’augmentation de la capacité de stockage ne constitue qu’une partie de la réponse.

Le pays doit également faire face à la baisse des ressources disponibles, à la surexploitation des nappes, aux pertes dans les réseaux de distribution, à l’augmentation de la demande et aux effets du changement climatique.

La problématique est donc double : mobiliser davantage d’eau et préserver celle qui existe déjà.

Dans ce contexte, chaque mètre cube stocké dans un barrage devient une ressource stratégique qui doit être gérée avec une vision dépassant la seule saison en cours.

Le véritable défi : passer de la gestion de crise à la gestion du risque

Le discours sur les barrages révèle ainsi un changement nécessaire dans la politique tunisienne de l’eau. Pendant longtemps, la réponse aux pénuries a principalement consisté à rechercher de nouvelles ressources ou à gérer les situations d’urgence. Mais la répétition des épisodes de sécheresse impose désormais une logique différente : anticiper les déficits, constituer des réserves suffisantes, améliorer la distribution et adapter la consommation aux ressources réellement disponibles.

Le taux de remplissage de 60 % dans le Nord constitue certes une amélioration, mais il ne doit pas être interprété comme un retour à une situation normale à l’échelle nationale. Le taux de 9 % enregistré dans le Centre rappelle que la vulnérabilité hydrique demeure fortement territorialisée.

La Tunisie se retrouve ainsi face à un paradoxe : elle peut connaître simultanément une amélioration sensible de ses réserves dans certaines régions et une situation critique dans d’autres.

Une bataille qui se joue aussi dans la consommation

La construction de nouveaux ouvrages hydrauliques devra donc être accompagnée d’une politique plus ambitieuse de maîtrise de la demande.

Agriculture, consommation domestique, industrie, tourisme : tous les secteurs sont concernés par la nécessité d’utiliser la ressource de manière plus efficace.

Lire aussi : Eau potable cet été : 58 MD et 81 projets pour limiter les coupures

L’agriculture, qui représente une part importante de la consommation d’eau, constitue notamment un enjeu central. L’amélioration de l’irrigation, la réduction des pertes et l’adaptation des cultures aux conditions hydriques deviennent des leviers essentiels.

Dans les villes également, la réduction des pertes dans les réseaux de distribution et une meilleure maintenance des infrastructures peuvent permettre de préserver des volumes considérables.

Le défi est donc désormais moins celui d’une simple course au stockage que celui d’un modèle global de gestion de l’eau.

Deux ou trois années pour éviter une nouvelle crise

Le message du ministère est finalement clair : la situation hydrique doit être évaluée sur plusieurs années. Les précipitations de 2025 et du début de 2026 ont offert un répit à une partie du pays. Les nouveaux barrages devraient, à terme, accroître les capacités de mobilisation de la ressource. Mais ces avancées ne dispensent pas la Tunisie de préparer les prochaines années.

Car derrière les chiffres de remplissage se trouve une question beaucoup plus stratégique : comment garantir de l’eau lorsque les pluies deviennent plus irrégulières, que les besoins augmentent et que certaines régions restent chroniquement déficitaires ?

Pour la Tunisie, la véritable sécurité hydrique ne se mesurera donc pas uniquement au niveau des barrages après une bonne saison des pluies. Elle se mesurera à la capacité du pays à conserver ses réserves, réduire ses pertes, mieux répartir la ressource et anticiper plusieurs années de déficit.

Les six barrages en construction constituent une réponse infrastructurelle. La gestion de l’eau sur deux ou trois ans, évoquée par le ministère, pourrait constituer la réponse stratégique.

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JM Tarente : Jhinaoui en argent sur 5000 m, la Tunisie porte son bilan à 23 médailles

La délégation tunisienne a remporté une nouvelle médaille aux Jeux méditerranéens de Tarente-2026. Le coureur Mohamed Amine Jhinaoui a décroché, mardi, l’argent sur 5000 mètres, portant ainsi le bilan tunisien à 23 médailles, dont 3 en or, 8 en argent et 12 en bronze.

Jhinaoui décroche l’argent sur 5000 m

Mohamed Amine Jhinaoui s’est classé deuxième de la finale du 5000 mètres avec un chrono de 14 min 41 s 55.

La médaille d’or est revenue au Portugais Marques Pinto, vainqueur en 14 min 41 s 11, tandis que le Marocain Fouad Messoudi a complété le podium avec un temps de 14 min 41 s 75.

Cette nouvelle distinction permet à l’athlète tunisien d’ajouter une médaille méditerranéenne à son palmarès.

La Tunisie atteint 23 médailles

La médaille de Jhinaoui intervient après la journée marquée par les performances tunisiennes en athlétisme.

Marwa Bouzayani avait remporté l’or sur le 3.000 mètres steeple, tandis que Rihab Dhahri avait décroché l’argent dans la même épreuve. La médaille d’argent de Mohamed Amine Jhinaoui permet ainsi à la délégation tunisienne de porter son total à 23 médailles : 3 en or, 8 en argent et 12 en bronze.

Les compétitions des Jeux méditerranéens de Tarente se poursuivent jusqu’au 3 septembre 2026.

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Produits de la pêche : Un excédent de 66,7 MD et des importations en forte hausse

La Tunisie a maintenu un excédent commercial dans le secteur des produits de la pêche au premier semestre 2026, atteignant 66,7 millions de dinars. Les exportations ont progressé pour atteindre près de 14.000 tonnes, d’une valeur de 329 millions de dinars, mais les importations ont enregistré une hausse plus rapide, aussi bien en volume qu’en valeur.

Selon les données publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), les exportations tunisiennes de produits de la pêche ont augmenté de 2,9% en volume et de 1,9% en valeur par rapport à la même période de 2025. Le taux de couverture des importations par les exportations s’est établi à 125%.

Les exportations repartent, mais modestement

À fin juin 2026, les exportations tunisiennes de produits de la pêche se sont élevées à environ 14.000 tonnes pour une valeur de 329 millions de dinars.

Un an auparavant, sur la même période, elles avaient atteint environ 13.600 tonnes pour une valeur de près de 323 millions de dinars.

La progression est donc réelle, mais demeure modérée. Elle traduit une amélioration des volumes exportés, alors que la hausse de la valeur des exportations reste légèrement moins importante.

Les produits de la pêche tunisienne continuent ainsi de générer davantage de recettes à l’exportation qu’ils ne coûtent en importations, permettant au secteur de conserver une balance commerciale excédentaire.

L’Italie reste le premier marché

Les produits tunisiens de la pêche sont exportés vers plusieurs marchés, avec une forte concentration autour du bassin méditerranéen.

L’Italie demeure de loin le principal débouché, représentant 37% de la valeur des exportations tunisiennes de produits de la pêche. Elle est suivie par l’Espagne avec 12%, la Libye avec 11% et l’Algérie avec 10%.

À elles seules, ces quatre destinations concentrent ainsi 70% de la valeur des exportations du secteur, confirmant l’importance des marchés méditerranéens et régionaux pour la filière tunisienne.

Les importations progressent plus rapidement

Le principal élément à retenir du bilan du premier semestre concerne toutefois l’évolution des importations.

Celles-ci ont progressé de 7,3% en volume et de 4,6% en valeur, soit un rythme supérieur à celui enregistré pour les exportations.

Cette évolution vient nuancer la performance de la balance commerciale. Si le secteur conserve un excédent de 66,7 millions de dinars, la dynamique des importations mérite donc une attention particulière.

La hausse des importations ne signifie toutefois pas uniquement une augmentation des produits destinés à la consommation locale.

Plus de huit produits importés sur dix destinés à la transformation

Selon les données disponibles, environ 82% des quantités importées sont destinées à la transformation industrielle.

Les importations jouent donc un rôle important dans l’approvisionnement des unités de transformation et dans la chaîne de valeur du secteur halieutique.

Le reste est principalement destiné à l’approvisionnement du marché local et à d’autres usages liés à l’activité de la filière.

La pêche tunisienne conserve donc une balance commerciale positive, mais l’écart entre la progression des exportations et celle, plus rapide, des importations constitue désormais l’un des principaux indicateurs à surveiller pour le secteur.

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Entreprises publiques : Comptes, actifs, véhicules… ce que la nouvelle circulaire impose

La cheffe du gouvernement a publié, le 1er septembre 2026, la circulaire n°04-2026 consacrée à la gouvernance des établissements et entreprises publics. Le texte prévoit un renforcement du pilotage stratégique, du contrôle interne, de l’audit et de la gestion des risques, tout en responsabilisant davantage les dirigeants, les conseils d’administration et les ministères de tutelle.

Au-delà des principes généraux, la circulaire fixe plusieurs obligations concrètes concernant notamment les actifs, les états financiers, le parc automobile, les projets et la transformation numérique.

Des plans stratégiques et des objectifs mesurables

Les établissements et entreprises publics devront renforcer leur pilotage à travers des plans stratégiques définissant clairement les priorités et objectifs à atteindre.

Ces plans devront s’appuyer sur des indicateurs permettant de mesurer les résultats et d’évaluer la performance. L’objectif est d’améliorer le suivi des activités et de renforcer la culture de l’évaluation au sein des structures publiques.

Mieux connaître et valoriser les actifs

La circulaire insiste également sur une gestion plus rigoureuse du patrimoine des entreprises et établissements publics.

L’inventaire et la valorisation des actifs doivent permettre aux organismes concernés de disposer d’une meilleure connaissance de leurs biens et ressources, mais aussi d’améliorer leur exploitation et leur protection.

La gestion des ressources publiques devra ainsi faire l’objet d’un suivi plus précis.

Parc automobile et avantages sous contrôle

La gestion du parc automobile figure également parmi les domaines concernés par le renforcement des mécanismes de contrôle.

La circulaire prévoit notamment un meilleur suivi de l’utilisation des véhicules, avec le recours à des outils permettant d’assurer un contrôle plus efficace, notamment à travers la géolocalisation.

Les avantages sociaux et certaines dépenses devront également faire l’objet d’un encadrement et d’un suivi renforcés.

Des solutions pour les comptes en retard

La production des états financiers dans les délais constitue une autre priorité du nouveau dispositif.

Les établissements et entreprises accusant des retards dans la préparation ou l’approbation de leurs comptes devront mettre en place des calendriers correctifs afin de régulariser leur situation.

Le respect des échéances financières devient ainsi un élément important de la responsabilité des dirigeants et des structures de gouvernance.

Audit, risques et suivi des projets

Le nouveau cadre renforce également les mécanismes de contrôle interne, d’audit et de gestion des risques.

Les entreprises publiques devront mieux identifier les risques susceptibles d’affecter leur fonctionnement ou leur situation financière et renforcer les dispositifs destinés à prévenir les dysfonctionnements.

Les projets et investissements devront également faire l’objet d’un suivi plus régulier afin d’identifier les retards et les difficultés rencontrées dans leur réalisation.

Numérisation et responsabilité renforcée

La transformation numérique figure aussi parmi les orientations retenues. Les entreprises publiques sont appelées à moderniser leurs systèmes de gestion et à améliorer l’interopérabilité entre les différentes structures administratives.

La circulaire responsabilise par ailleurs les directions générales, les conseils d’administration et les ministères de tutelle dans le suivi de la gouvernance et du respect des obligations.

Des rapports périodiques devront permettre aux autorités compétentes, et notamment à la Présidence du gouvernement, de suivre l’application des mesures prévues.

Avec cette circulaire n°04-2026, le gouvernement entend ainsi renforcer concrètement les mécanismes de gouvernance et de contrôle au sein des établissements et entreprises publics.

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La Tunisie aura-t-elle traversé l’une des saisons estivales les plus éprouvantes de son histoire ?

Canicules à répétition, délestages électriques, coupures d’eau potable, pénurie d’eau en bouteille, tensions dans les commerces et accumulation des déchets sur le littoral : l’été 2026 aura concentré une succession de crises qui ont directement touché le quotidien des Tunisiens. Au-delà de leur caractère parfois conjoncturel, leur simultanéité pose une question plus profonde : la Tunisie est-elle en train d’entrer dans une période où les infrastructures et les services publics peinent à absorber les effets combinés du changement climatique, de la hausse de la demande et de leurs propres fragilités structurelles ?

Le thermomètre aura été le premier révélateur de cette vulnérabilité. En juillet, plusieurs régions tunisiennes ont enregistré des températures proches ou supérieures à 48 °C. À Kairouan, le mercure a atteint 49,7 °C, dépassant l’ancien record de 49,2 °C, tandis que Zaghouan a enregistré 48,6 °C.

Cette chaleur exceptionnelle n’a toutefois pas constitué une crise isolée. Elle a déclenché un effet domino sur plusieurs services essentiels.

Lorsque les températures ont grimpé, la consommation électrique a fortement augmenté, notamment avec le recours massif à la climatisation. Le réseau s’est retrouvé sous pression et la STEG a dû recourir à plusieurs reprises à des délestages tournants qui sont actuellement maintenus meme en septembre.

Le problème n’est donc plus celui d’une panne ponctuelle. La répétition des délestages pendant plusieurs semaines révèle la difficulté du système à absorber les pics de demande lors des épisodes de chaleur extrême. Et l’électricité ne constitue pas un service isolé.

Quand l’électricité manque, l’eau devient à son tour vulnérable

La crise électrique a eu un autre effet : elle a compliqué le fonctionnement de systèmes qui dépendent eux-mêmes de l’énergie, notamment le pompage et la distribution de l’eau potable.

À la fin du mois d’août, alors qu’une nouvelle vague de chaleur portait les températures à 48-49 °C dans certaines régions, plusieurs zones du pays ont été confrontées simultanément à des coupures d’électricité et à des interruptions de l’approvisionnement en eau.

Le phénomène est révélateur d’une interdépendance devenue critique : lorsque l’électricité est sous tension, l’alimentation en eau peut l’être également. Et lorsque les températures augmentent, la demande en eau et en électricité progresse en même temps.

La question de l’eau apparaît ainsi comme l’une des grandes crises structurelles de l’été 2026. Un expert en ressources hydriques cité par La Presse a qualifié la problématique de « crise structurelle », soulignant notamment le rôle des coupures électriques, des difficultés de pompage, de la hausse des températures et de l’augmentation de la demande.

Le paradoxe de l’été : chercher de l’eau… puis ne plus trouver de bouteilles

C’est probablement l’un des épisodes les plus symboliques de cet été.

Alors que l’accès à l’eau potable devenait plus difficile dans certaines régions, l’eau embouteillée, devenue un produit de consommation quasi indispensable pour une partie de la population, s’est elle aussi raréfiée.

Depuis juillet, les stocks ont progressivement diminué avant que la situation ne se transforme en véritable pénurie au mois d’août. À la fin du mois, les rayons de nombreux commerces et grandes surfaces étaient toujours vides.

Cette pénurie n’est pas imputable à une seule cause. Elle résulte de la combinaison d’une demande exceptionnellement forte, de perturbations de la production liées notamment aux coupures d’électricité et de difficultés dans les circuits de distribution.

La crise a rapidement dépassé le simple problème logistique. Files d’attente, tensions entre consommateurs et commerçants, accusations de stockage spéculatif et interventions des autorités ont fait de la bouteille d’eau un véritable marqueur de la crise estivale.

Le phénomène est d’autant plus préoccupant que la Tunisie est devenue fortement dépendante de l’eau embouteillée. Selon les données citées par Le Monde, la consommation annuelle moyenne serait passée de 87 litres par personne en 2010 à environ 225 litres en 2020, puis à quelque 241 litres en 2024.

Autrement dit, la pénurie de bouteilles n’a pas seulement révélé une difficulté industrielle ou commerciale. Elle a également mis en évidence une crise de confiance plus profonde autour de l’eau du robinet.

Une crise qui dépasse l’eau : la question de la propreté

À cette succession de difficultés s’est ajoutée une autre réalité estivale : l’état des espaces publics et du littoral. Le bilan à mi-parcours du programme national de nettoyage des plages est particulièrement révélateur. Près de 6 000 m³ de déchets avaient été collectés sur 152 plages tunisiennes au début du mois d’août.

Ce chiffre ne signifie évidemment pas que toutes les plages tunisiennes étaient sales ni qu’il existe une mesure unique permettant de comparer mécaniquement cet été aux précédents. Mais il donne une idée de l’ampleur de la pression exercée sur le littoral durant la haute saison.

La propreté devient ainsi une autre dimension de la même équation : concentration massive de population dans les zones touristiques, forte fréquentation des plages, consommation accrue de produits emballés et capacité limitée des systèmes de collecte et de traitement des déchets.

Le problème n’est d’ailleurs pas nouveau. Les autorités ont encore dû multiplier les campagnes de nettoyage et de sensibilisation durant l’été 2026, tandis que la question des dépôts sauvages et de la gestion des déchets reste régulièrement soulevée dans plusieurs villes.

Un été révélateur plutôt qu’un simple « été difficile »

Pris séparément, aucun de ces épisodes ne suffit à qualifier l’été 2026 de catastrophe nationale. Une canicule peut provoquer des pics de consommation. Une panne électrique peut perturber un réseau d’eau. Une hausse exceptionnelle de la demande peut provoquer une tension temporaire sur l’eau embouteillée. La fréquentation estivale peut mécaniquement augmenter la quantité de déchets.

Lire aussi : Tunisie : Août est fini, les délestages maintenus et le calvaire se prolonge après l’été

Mais c’est leur combinaison qui interpelle. La chaleur augmente la consommation d’électricité. La pression sur le réseau électrique perturbe certains services. Les difficultés énergétiques affectent à leur tour le pompage et la distribution de l’eau. Les coupures d’eau et la méfiance envers l’eau du robinet renforcent la demande d’eau embouteillée.

Cette demande exceptionnelle met sous tension la production et la distribution des bouteilles. Parallèlement, la fréquentation touristique et estivale accroît la pression sur les réseaux de collecte des déchets. L’été 2026 aura donc fonctionné comme un véritable test grandeur nature de la résilience des infrastructures tunisiennes.

Le vrai bilan : une succession de crises ou une seule crise systémique ?

C’est probablement la question la plus importante que laisse derrière elle cette saison. La Tunisie n’a pas découvert en 2026 ses problèmes d’eau, d’électricité ou de déchets. Ces difficultés existaient auparavant. Mais le changement climatique transforme leur fréquence, leur intensité et surtout leurs interactions.

Des températures proches de 50 °C ne constituent plus seulement un problème météorologique. Elles deviennent un problème énergétique, sanitaire, hydrique, économique et social.

La question n’est donc plus uniquement de savoir comment gérer une coupure lorsqu’elle survient ou comment distribuer des bouteilles lorsqu’elles manquent.

Il faut désormais penser les infrastructures comme un système interdépendant. Une politique de l’eau ne peut plus être pensée indépendamment de la politique énergétique. La planification électrique doit intégrer l’évolution des vagues de chaleur. La gestion des déchets doit anticiper la concentration estivale de la population. Et la sécurité hydrique ne peut pas reposer de manière croissante sur la consommation d’eau embouteillée.

L’été 2026 comme avertissement

La Tunisie sort de cet été avec une série de signaux d’alerte. Le premier est climatique : les épisodes de chaleur extrême mettent les infrastructures sous une pression croissante.

Le deuxième est énergétique : les délestages montrent que les pics de demande peuvent encore fragiliser le réseau. Le troisième est hydrique : l’accès régulier à l’eau reste vulnérable dans plusieurs régions.

Le quatrième est économique et social : lorsqu’un produit aussi basique que l’eau en bouteille devient difficile à trouver, la crise touche immédiatement les ménages.

Le cinquième est environnemental : les volumes de déchets collectés sur le littoral témoignent de la pression exercée sur les espaces naturels durant l’été.

La question n’est donc peut-être pas de savoir si l’été 2026 aura été « le pire été de l’histoire » de la Tunisie. Une telle affirmation nécessiterait des indicateurs historiques comparables sur plusieurs décennies.

Il est en revanche possible d’affirmer que l’été 2026 aura été l’un des plus révélateurs des fragilités cumulées du pays.

Et derrière la succession des bouteilles introuvables, des robinets à sec, des quartiers plongés dans le noir et des plages confrontées à des volumes importants de déchets, se dessine une même question : la Tunisie est-elle suffisamment préparée à des étés où les températures extrêmes deviendront plus fréquentes et où plusieurs infrastructures essentielles seront sollicitées simultanément ?

C’est probablement le véritable bilan de cet été : moins une succession de crises qu’un avertissement sur la capacité du pays à maintenir ses services essentiels face à des conditions climatiques et sociales de plus en plus difficiles.

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