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Tarente : La lutteuse tunisienne Chahd Jeljeli portée disparue

La lutteuse tunisienne Chahd Jeljeli, 20 ans, est portée disparue depuis mardi 25 août alors qu’elle participe aux Jeux méditerranéens de Tarente, dans le sud de l’Italie. Le chef de la délégation officielle tunisienne, Hatem Marnaoui, a confirmé ce jeudi 27 août à l’agence TAP que la délégation était sans nouvelles de la sportive.

Chahd Jeljeli avait disputé mardi le combat pour la médaille de bronze de lutte féminine dans la catégorie des 57 kg, face à l’Italienne Fabiana Rinella.

Elle quitte la salle sans prévenir

Selon le récit livré par Hatem Marnaoui à la TAP, après sa défaite, la Tunisienne était restée aux côtés de l’entraîneur national Mohamed Ali Bouziane pour assister aux autres combats de ses coéquipières.

Elle aurait ensuite quitté la salle sans en informer son entraîneur, alors que celui-ci était occupé à suivre les autres rencontres et que l’affluence était importante.

À la fin des compétitions, son entraîneur et ses coéquipières l’ont recherchée dans la salle, sans parvenir à la retrouver. Ils ont alors pensé qu’elle avait pu regagner seule le village méditerranéen, notamment en raison du nombre important de navettes assurant le transport des sportifs.

Toutes ses affaires étaient dans sa chambre

Une fois au village méditerranéen, l’équipe tunisienne n’a retrouvé aucune trace de la lutteuse. Selon le chef de la délégation, toutes ses affaires personnelles se trouvaient toujours dans sa chambre.

Hatem Marnaoui indique avoir été informé de la disparition tard dans la soirée de mardi. Il affirme avoir alors pris officiellement contact avec les autorités tunisiennes de tutelle, le Comité national olympique tunisien (CNOT), le comité d’organisation des Jeux ainsi qu’avec les services de sécurité présents au village méditerranéen.

À ce stade, aucune information officielle ne permet d’établir les circonstances ou les raisons de sa disparition. Aucune communication des autorités italiennes ou du comité d’organisation apportant des précisions supplémentaires sur les recherches n’avait par ailleurs été retrouvée jeudi après-midi.

Chahd Jeljeli est médaillée de bronze des Championnats d’Afrique 2026 organisés à Alexandrie.

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Justice : 127 magistrats promus, 57 nominations dans la justice militaire

Le Journal officiel de la République tunisienne a publié deux décrets portant sur de nouveaux mouvements au sein de la magistrature judiciaire et militaire. Au total, 127 magistrats de l’ordre judiciaire sont promus, tandis que 57 nominations ou affectations concernent la justice militaire, avec une entrée en vigueur fixée au 16 septembre 2026.

127 promotions dans l’ordre judiciaire

Le décret n° 2026-209, daté du 21 août et publié au JORT n°85 du 26 août, prévoit la promotion de 127 magistrats de l’ordre judiciaire. 54 magistrats passent du deuxième au troisième grade ; 73 magistrats passent du premier au deuxième grade.

Ces promotions entreront en vigueur à compter du 16 septembre 2026.

Il s’agit donc d’un mouvement de carrière concernant exclusivement la magistrature judiciaire, à distinguer des nouvelles affectations opérées dans la justice militaire.

57 mouvements dans la justice militaire

Le décret n° 2026-210, également daté du 21 août, concerne pour sa part 57 magistrats et officiers de la justice militaire.

Le mouvement comprend 13 magistrats de troisième grade, nommés à différents postes judiciaires, notamment celui d’assistant premier du procureur général de l’État, directeur de la justice militaire, de procureur général près la Cour d’appel militaire et de procureur de la République près le tribunal militaire permanent de Tunis.

Il prévoit également la nomination ou l’affectation de 13 magistrats de deuxième grade à différents postes au sein des juridictions militaires.

Enfin, 31 officiers, titulaires des grades de capitaine ou de premier lieutenant juge, sont nommés assistants du procureur de la République auprès des tribunaux militaires permanents de Tunis, du Kef et de Sfax.

Les deux textes ont été pris le 21 août 2026 et publiés au Journal officiel le 26 août. Leur entrée en vigueur est fixée au 16 septembre prochain. Les noms et les postes concernés figurent dans les textes publiés au JORT.

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PME tunisiennes financées par la BEI : Une prime pouvant atteindre 50.000 euros ouverte aux candidatures

La Délégation de l’Union européenne en Tunisie a ouvert les candidatures à la prime d’investissement Rawafed+, destinée aux PME tunisiennes ayant bénéficié d’un financement dans le cadre de la ligne de crédit de la Banque européenne d’investissement (BEI). Cette subvention directe et non remboursable peut atteindre 50.000 euros, tandis que la première session d’examen des dossiers est prévue le 7 septembre 2026.

Une prime pouvant atteindre 50.000 euros

La prime Rawafed+ correspond à 10% du montant du crédit obtenu sur la ligne BEI, avec un minimum de 1000 euros et un plafond de 50.000 euros par entreprise. Chaque PME ne peut bénéficier que d’une seule prime.

Il s’agit d’une subvention directe non remboursable, conçue comme un financement complémentaire au crédit bancaire obtenu dans le cadre de la ligne BEI.

Toutes les PME ne sont pas éligibles

Le dispositif ne constitue donc pas une aide générale ouverte à toutes les PME tunisiennes. La prime est exclusivement réservée aux PME ayant obtenu un crédit d’investissement sur la ligne BEI et répondant à au moins l’un des critères d’inclusion sociale prévus par le dispositif.

Sont notamment ciblés les projets implantés dans des gouvernorats prioritaires, les initiatives favorisant l’emploi des femmes et des jeunes ainsi que les investissements présentant un impact environnemental ou contribuant à la résilience de l’entreprise.

Le site officiel de Rawafed+ identifie notamment 12 gouvernorats prioritaires : Béja, Le Kef, Gafsa, Jendouba, Kairouan, Kasserine, Kébili, Mahdia, Sidi Bouzid, Siliana, Tataouine et Zaghouan.

Les candidatures sont désormais ouvertes

Les entreprises éligibles doivent déposer leur demande exclusivement en ligne via la plateforme POPS.

La première session d’examen des candidatures est programmée pour le 7 septembre 2026. Le dispositif fonctionne ensuite sous forme de guichet : les dossiers peuvent être examinés dès qu’un nombre suffisant de candidatures complètes est atteint ou, à défaut, selon des sessions organisées périodiquement.

Chaque entreprise dispose par ailleurs de quatre mois à compter de la notification de son financement BEI pour présenter sa demande de prime.

L’appel restera ouvert jusqu’à l’épuisement des fonds disponibles et au plus tard jusqu’en décembre 2027.

Quels investissements peuvent être soutenus ?

La prime ne sert pas simplement à réduire le coût du crédit. Les actions financées doivent être directement liées au projet bénéficiant du financement BEI.

Le dispositif prévoit notamment des interventions dans les domaines de la technologie et des systèmes d’information, la formation et le développement des compétences, la stratégie et le développement externe, les achats liés à la production, l’acquisition d’équipements ainsi que la certification et la conformité.

Chaque PME peut proposer jusqu’à trois activités parmi les options prévues par le règlement.

Les actions doivent être engagées après l’attribution de la prime et après l’octroi du crédit BEI.

Une ligne BEI de 170 millions d’euros

Rawafed+ complète la ligne de crédit « Tunisie – Relance économique » de 170 millions d’euros, mise en place par la BEI pour faciliter l’accès des PME tunisiennes au financement.

Le projet Rawafed+ est financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France. Il vise plus largement à améliorer l’accès des TPME au financement, à favoriser les investissements verts et à impact social et à soutenir la création et le maintien d’emplois durables.

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Football : La Tunisie affrontera l’Italie en demi-finale des Jeux méditerranéens

La sélection tunisienne olympique de football s’est qualifiée pour les demi-finales des Jeux méditerranéens de Tarente 2026, après sa victoire face à la Turquie. Les Tunisiens affronteront l’Italie vendredi 28 août, avec une place en finale en jeu. L’autre demi-finale opposera l’Algérie au Maroc.

Une demi-finale face à l’Italie

La Tunisie a désormais rendez-vous avec l’Italie pour une place en finale du tournoi de football des Jeux méditerranéens de Tarente.

Cette qualification intervient après le succès tunisien 2-1 face à la Turquie, qui a permis aux Aigles de Carthage de poursuivre leur parcours dans la compétition. La rencontre face à l’Italie est programmée vendredi 28 août.

La sélection tunisienne a obtenu sa qualification à l’issue d’un match disputé mercredi contre la Turquie.

Les Tunisiens se sont imposés 2 buts à 1, un résultat qui leur permet d’accéder au dernier carré du tournoi.

Cette victoire confirme le bon parcours de la sélection tunisienne depuis le début de la compétition et lui offre désormais l’occasion de disputer une demi-finale face au pays hôte.

L’Algérie et le Maroc dans l’autre demi-finale

L’autre affiche du dernier carré mettra aux prises l’Algérie et le Maroc.

Les deux sélections maghrébines se disputeront également une place en finale, dans une configuration qui pourrait déboucher sur une finale à forte connotation régionale si la Tunisie et le Maroc venaient à s’imposer.

La Tunisie devra d’abord franchir l’obstacle italien pour poursuivre son aventure à Tarente.

Une place en finale en jeu

Avec cette qualification, la sélection tunisienne est désormais à un seul match d’une finale des Jeux méditerranéens.

Le rendez-vous contre l’Italie constituera donc une nouvelle étape importante pour les joueurs tunisiens, qui tenteront de confirmer leur victoire contre la Turquie et de décrocher leur billet pour la finale du tournoi de football.

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Eau minérale : Plus de 470.000 litres saisis en août, les contrôles s’intensifient

La lutte contre les pratiques spéculatives dans le secteur de l’eau minérale s’intensifie en Tunisie. Plus de 550 infractions ont été relevées et plus de 470.000 litres d’eau minérale saisis depuis le début du mois d’août, selon le directeur des recherches économiques au ministère du Commerce, Samir Khalfaoui. Les quantités saisies ont été réinjectées dans les circuits légaux et distribuées aux consommateurs, tandis que les unités de production fonctionnent désormais à un rythme normal, selon le responsable.

Les saisies ont plus que doublé

Le nouveau bilan marque une progression spectaculaire par rapport aux chiffres communiqués le 20 août.

Entre le 1er et le 18 août, les services du contrôle économique avaient annoncé 186.543 litres d’eau minérale saisis et 291 infractions dans ce secteur.

Au 27 août, le volume saisi dépasse désormais 470.000 litres, tandis que le nombre d’infractions dépasse 550. Le volume saisi a donc augmenté d’au moins 283.457 litres en quelques jours et représente désormais plus de 2,5 fois le précédent bilan.

Cette accélération intervient alors que la pénurie d’eau minérale a provoqué d’importantes tensions sur le marché durant le mois d’août.

Les eaux saisies remises dans les circuits légaux

Selon Samir Khalfaoui, les quantités saisies n’ont pas été simplement retirées du marché. Elles ont été orientées vers les circuits légaux et distribuées au profit des consommateurs.

Le responsable du ministère du Commerce indique également que les services régionaux et les équipes centrales de contrôle ont supervisé des opérations de distribution dans le cadre de ce dispositif.

L’objectif est donc double : sanctionner les pratiques considérées comme illégales tout en réinjectant rapidement les produits récupérés dans le circuit de distribution.

Des infractions liées surtout aux prix et à « l’accaparement »

Les plus de 550 infractions annoncées jeudi concernent principalement des hausses de prix et des pratiques monopolistiques, selon le directeur des recherches économiques.

Ce chiffre doit être distingué du bilan global du contrôle économique. Entre le 1er et le 18 août, le ministère du Commerce avait recensé 3826 infractions économiques tous secteurs confondus, dont 291 dans le seul secteur de l’eau minérale.

Le secteur de l’eau minérale fait donc l’objet d’un suivi spécifique, notamment depuis l’entrée en vigueur, le 19 août, de la décision fixant les marges bénéficiaires maximales et les prix de vente au public de l’eau minérale conditionnée.

Les unités de production tournent désormais normalement

Au-delà des opérations de contrôle, Samir Khalfaoui apporte également un élément important sur l’évolution de la pénurie.

Selon lui, les unités de production d’eau conditionnée fonctionnent actuellement à un rythme normal et sont en mesure de répondre aux besoins de la consommation.

Le responsable reconnaît toutefois que la consommation a fortement augmenté (+30%), contribuant à l’épuisement des stocks. Il cite également plusieurs facteurs ayant affecté le rythme de production au cours de la période précédente, notamment les fortes températures et les coupures répétées d’électricité.

Il estime ainsi que l’approvisionnement en eau conditionnée retrouvera son rythme normal une fois cette période exceptionnelle passée.

Une pénurie qui révèle plusieurs fragilités

Le nouveau bilan donne donc une image plus nuancée de la situation.

D’un côté, la production a repris un rythme jugé normal et les quantités saisies sont réinjectées dans les circuits de distribution. De l’autre, l’ampleur des saisies et le nombre d’infractions relevées montrent que les tensions sur le marché ne résultaient pas uniquement d’un problème de production.

Les contrôles ciblent précisément les hausses de prix et les pratiques monopolistiques, alors que la demande a fortement progressé avec les températures exceptionnellement élevées.

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STEG : De nouvelles coupures d’électricité ce jeudi, voici les zones concernées

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) annonce de nouvelles coupures tournantes d’électricité ce jeudi 27 août, dans plusieurs régions du pays. Elles pourraient intervenir entre 9h30 et 18h, de manière intermittente et selon l’état du réseau et l’équilibre entre la production et la consommation. Dans le Grand Tunis, une même période de coupure ne devrait pas dépasser deux heures, tandis que la liste des zones concernées reste susceptible d’évoluer.

Un nouveau recours aux coupures tournantes

La STEG explique que ces interruptions éventuelles visent à préserver la sécurité et la continuité du système électrique, en maintenant l’équilibre entre la production disponible et la consommation. Il s’agit donc de coupures susceptibles d’être déclenchées en fonction de la situation du réseau. Elles peuvent également être levées sans préavis.

Le dispositif intervient après plusieurs épisodes similaires enregistrés ces derniers jours. Mercredi 26 août, la STEG avait déjà annoncé des coupures tournantes entre 11h30 et 18h dans plusieurs régions, puis d’autres interruptions possibles entre 21h et minuit.

Le Grand Tunis largement concerné

Dans le Grand Tunis, les zones susceptibles d’être touchées sont notamment : Mornag, Borj Cédria, Radès, La Goulette, Ben Arous, Mégrine, Cité Ghazala, Mhamdia, Le Kram, El Medina El Jadida, Jardins d’El Menzah, Borj Touil, Sanhaja, Jadaida, Manouba, Aïn Zaghouan, Ennasr et La Soukra.

La STEG précise que les coupures seront intermittentes et qu’une période ne devrait pas dépasser deux heures dans cette région.

De nombreuses zones également dans les autres régions

Les avis publiés par la STEG couvrent une partie importante du territoire.

Dans le Cap Bon, sont notamment concernés Hammam Ghazez, Hammamet, Menzel Bouzelfa, Menzel Temime, Soliman, Takelsa, Béni Khalled, Béni Khiar, Somâa, Nabeul, Korba, Dar Chaâbane, Tazarka, Maâmoura et Kélibia.

À Zaghouan, la liste comprend notamment Zaghouan Nord, El Fahs, Bouachir, Zriba, Jebel Oust, Bir Mcherga et Ennadhour.

À Bizerte, les zones citées comprennent notamment Ghar El Melh, Utique, Sejnane, Mateur, Metline, Menzel Jemil, Menzel Bourguiba, Ghazala, Tinja, Jarzouna et Menzel Abderrahmane.

Le Nord-Ouest, le Centre, Sfax, le Sud et le Sud-Ouest sont également concernés par les avis de la STEG.

Dans le Sud, les zones citées couvrent notamment Gabès, Djerba, Kébili, Tataouine, Zarzis-Ben Guerdane et Médenine. Dans le Sud-Ouest, la liste comprend notamment Souk Jedid, Majel Bel Abbès, Foussana, Nefta, Degueche, Hazoua, Ouled Haffouz, Mezzouna et plusieurs autres localités.

Une liste qui peut encore changer

La STEG insiste sur un point important : la liste des zones n’est pas définitive.

D’autres secteurs peuvent être concernés au cours de la journée en fonction de l’évolution de la situation du réseau et des impératifs liés à l’équilibre entre production et consommation.

Le rétablissement du courant peut également intervenir sans préavis. Les habitants et les professionnels des zones concernées sont donc invités à prendre leurs précautions pendant la plage comprise entre 9h30 et 18h.

Pour signaler une urgence ou obtenir des informations, la STEG met à disposition de ses clients le 71 239 222. Le numéro vert d’urgence indiqué sur son site officiel est le 801 00 444.

Des coupures qui interviennent après plusieurs jours de tension

La répétition de ces annonces intervient dans un contexte de forte tension sur le système électrique tunisien, après les pics de consommation enregistrés pendant les épisodes de chaleur.

La question des coupures d’électricité a d’ailleurs été abordée mercredi par le président de la République, Kaïs Saïed, lors d’une réunion consacrée notamment à la situation de la STEG et de la SONEDE.

La présidence affirme que les enquêtes menées sur plusieurs coupures récentes d’eau et d’électricité ont conclu, dans certains cas, à des « actes de sabotage délibérément planifiés », et non à de simples pannes ordinaires. Cette accusation concerne des incidents faisant l’objet d’enquêtes et ne constitue pas, à ce stade, une explication officielle des coupures tournantes annoncées par la STEG pour ce jeudi.

Pour les usagers, le message de la journée reste néanmoins très concret : des coupures sont possibles entre 9h30 et 18h dans de nombreuses zones du pays, sans que chaque secteur soit nécessairement privé d’électricité pendant toute cette plage horaire.

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Algérie : Au moins 12 morts dans les incendies qui ravagent le nord du pays

Au moins 12 personnes ont péri dans les incendies de forêt qui ravagent depuis mercredi plusieurs régions du nord de l’Algérie, notamment les wilayas de Jijel, Béjaïa et Tizi Ouzou. Le bilan, communiqué par le ministre de l’Intérieur Saïd Sayoud, fait état de cinq morts à Jijel, quatre à Béjaïa et trois à Tizi Ouzou, tandis que des dizaines de personnes ont été blessées et que plusieurs familles ont dû être évacuées. Les opérations de lutte contre les incendies se poursuivent dans plusieurs wilayas du pays.

Douze morts dans trois wilayas

Le ministre algérien de l’Intérieur, Saïd Sayoud, a annoncé mercredi soir un bilan de 12 décès liés aux incendies.

Selon les données rapportées par Reuters et les médias algériens, cinq personnes sont mortes dans la wilaya de Jijel, quatre à Béjaïa et trois à Tizi Ouzou.

À Béjaïa, la situation est particulièrement préoccupante. Le ministre a fait état de 54 personnes souffrant de brûlures, dont six dans un état grave, prises en charge à l’hôpital de Souk El Tenine.

À Tizi Ouzou, trois femmes d’une même famille auraient péri à Boghni, victimes de l’inhalation de fumées, selon des médias locaux.

Des habitants évacués face à la progression des flammes

Les incendies ont également contraint plusieurs familles à quitter leurs logements dans les régions de Béjaïa et de Jijel.

Des images diffusées par des médias locaux montrent des habitants fuyant des zones menacées par les flammes et la fumée. À Jijel, plusieurs secteurs ont été touchés, notamment Ouled Yahia Khedrouche, Texenna, Ziama Mansouriah, Sidi Maarouf, Bordj Tahar et Chekfa.

La progression des feux a également entraîné la fermeture de plusieurs axes routiers dans l’est du pays. La Gendarmerie nationale a notamment signalé des coupures de routes à proximité de Béjaïa, Jijel et Sétif et appelé les automobilistes à éviter les secteurs concernés.

69 incendies encore actifs

L’ampleur du dispositif de secours reste considérable. Selon un bilan de la Protection civile établi mercredi à 20h, 159 incendies de couvert végétal avaient été recensés à travers plusieurs wilayas. Parmi eux, 90 avaient été éteints tandis que 69 étaient encore en cours.

Béjaïa comptait alors le plus grand nombre de foyers encore actifs, avec 18 incendies, devant Skikda avec 13, Tizi Ouzou avec 12 et Jijel avec sept. Des foyers étaient également signalés dans plusieurs autres wilayas, dont El Tarf, Mila, Annaba, Guelma, Constantine, Sétif et Boumerdès.

La Protection civile a déployé d’importants moyens pour contenir les flammes, alors que les vents violents compliquent les opérations d’extinction.

Les interventions se poursuivent dans plusieurs wilayas, alors que les autorités doivent également assurer la sécurité des populations menacées et l’évacuation des secteurs les plus exposés.

Ces incendies interviennent dans un contexte de fortes chaleurs et de sécheresse qui favorisent la propagation des feux dans le nord de l’Algérie. Le pays avait déjà connu plusieurs épisodes meurtriers au cours des dernières années, notamment à Béjaïa en 2023.

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Tunisie – Météo : Jusqu’à 48°C jeudi, puis une baisse marquée des températures

La Tunisie connaît ce jeudi 27 août le pic d’un nouvel épisode de chaleur intense, avec des températures maximales comprises entre 44°C et 48°C dans plusieurs régions. L’Institut national de la météorologie (INM) prévoit toutefois une amélioration progressive à partir de vendredi, puis une baisse plus marquée durant le week-end. Cette évolution devrait mettre fin à l’épisode caniculaire actuel, même si les températures resteront globalement élevées et que les prévisions saisonnières annoncent un trimestre août-octobre plus chaud que la normale.

Jusqu’à 48°C ce jeudi

Le ciel sera clair à partiellement nuageux dans l’après-midi, avec un vent de secteur sud faible à modéré et une mer agitée au Nord, peu agitée sur le reste des côtes.

La principale caractéristique de la journée reste la chaleur. Les températures maximales varieront entre 44°C et 48°C, tandis qu’elles atteindront environ 41°C dans le Centre-Ouest et à proximité des côtes Est du Nord et du Centre, avec la présence du sirocco.

Ces valeurs correspondent à un écart particulièrement important par rapport aux normales saisonnières. Dans son bulletin de suivi, l’INM avait annoncé pour mercredi et jeudi des températures généralement comprises entre 42°C et 48°C, soit 8 à 12 degrés au-dessus des normales, sous l’effet notamment du sirocco.

L’épisode est suffisamment marqué pour avoir conduit l’INM à placer la quasi-totalité du pays en vigilance orange ces derniers jours. La température maximale officielle relevée récemment par le réseau national a atteint 47,9°C à Zaghouan, et non 50°C comme certaines informations relayées sur les réseaux sociaux ont pu le laisser entendre.

Vendredi : le début du reflux

Le changement de situation devrait commencer dès vendredi 28 août.

L’INM prévoit une baisse relative des températures, plus sensible dans les régions du Nord et sur les zones côtières. La chaleur restera néanmoins importante dans plusieurs régions intérieures et du Sud.

Cette première baisse constituera surtout une transition après les valeurs extrêmes enregistrées mercredi et jeudi. Il ne s’agira donc pas encore d’un retour généralisé à des températures de fin août plus classiques.

Samedi : la baisse devient nettement plus sensible

C’est surtout samedi 29 août que le changement devrait devenir perceptible à l’échelle nationale.

L’ingénieur principal de l’INM Bilal Yahyaoui a annoncé mercredi à la Radio nationale une baisse marquée des températures à partir de samedi. Cette évolution devrait apporter un soulagement après plusieurs journées de chaleur exceptionnelle.

Les prévisions disponibles pour Tunis illustrent l’ampleur du changement : après des maximales encore très élevées jeudi et vendredi, elles pourraient descendre autour de 30 à 34°C vendredi, puis continuer à baisser durant le week-end selon les modèles disponibles.

La baisse sera toutefois inégale selon les régions. Le Nord et les côtes devraient bénéficier plus rapidement du rafraîchissement, tandis que les régions intérieures et surtout le Sud resteront plus chaudes.

Dimanche et début de semaine : sortie de la canicule

La tendance devrait rester orientée à la baisse dimanche 30 août et lundi 31 août.

Pour le Grand Tunis, les prévisions disponibles placent les maximales autour de la trentaine durant cette période, très loin des 44 à 48°C attendus ce jeudi. Cette évolution permet de considérer que le pic de l’épisode caniculaire sera derrière nous à partir du week-end.

Il faut cependant distinguer la fin de la canicule actuelle d’un retour durable à la normale climatique.

Les prévisions saisonnières de l’INM pour août, septembre et octobre 2026 privilégient en effet un scénario de températures plus chaudes que les normales saisonnières. Autrement dit, une nette amélioration est attendue dans les prochains jours, mais elle ne signifie pas que toute nouvelle période de forte chaleur est exclue pour les prochaines semaines.

Quand les températures reviendront-elles à la normale ?

En revanche, il serait prématuré de parler d’un retour définitif aux normales saisonnières : l’INM prévoit un trimestre août-septembre-octobre plus chaud que la normale. Le scénario le plus probable est donc celui d’une forte baisse après le pic de jeudi, suivie de températures estivales encore élevées, avec la possibilité de nouvelles remontées ponctuelles.

La bonne nouvelle pour les prochains jours est néanmoins claire : les 44 à 48°C attendus ce jeudi devraient céder la place à des températures nettement moins extrêmes dès le week-end.

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Carburants : Agil rassure sur les stocks, malgré la grève annoncée des transporteurs

Alors que l’annonce d’une grève des transporteurs de carburants les 23 et 24 septembre a ravivé les craintes de pénurie et provoqué des files d’attente dans certaines stations, Agil se veut rassurante. Son PDG, Khaled Bettine, a affirmé mercredi soir qu’aucune pénurie n’était enregistrée et que les dépôts de l’entreprise à Radès et Skhira disposaient de quantités suffisantes de carburant. Il précise que les livraisons vers les stations-service se poursuivent normalement, tout en s’exprimant sur les stocks et les opérations d’Agil, et non sur ceux de l’ensemble des distributeurs.

Agil assure que ses stocks sont suffisants

Intervenant sur Mosaïque FM mercredi 26 août à 21h40, Khaled Bettine a démenti l’existence d’un problème d’approvisionnement ou d’une pénurie de carburants. Le PDG d’Agil affirme que les réserves de l’entreprise dans les dépôts de Radès et de Skhira sont suffisantes et que l’approvisionnement des stations se déroule à un rythme normal.

Cette mise au point intervient quelques heures après la décision de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques d’observer une grève de deux jours dans le secteur du transport des carburants, les 23 et 24 septembre 2026. Le préavis doit être émis ce jeudi 27 août, laissant encore près d’un mois aux négociations pour tenter d’éviter le mouvement.

La déclaration d’Agil constitue donc, à ce stade, un élément rassurant pour les automobilistes : aucune pénurie n’est signalée dans les stocks de l’entreprise et les opérations de livraison se poursuivent normalement.

Mais cette assurance doit être correctement circonscrite. Les propos de Khaled Bettine portent sur Agil et ses propres dépôts. Ils ne permettent pas, à eux seuls, de conclure à une disponibilité identique des stocks chez l’ensemble des sociétés de distribution présentes sur le marché tunisien.

Une nouvelle grève après les perturbations du 20 août

L’inquiétude actuelle intervient dans un contexte encore marqué par les perturbations enregistrées le 20 août. Une grève surprise des chauffeurs de camions de transport de carburants avait alors paralysé la sortie des camions depuis la zone pétrolière de Radès et touché également la zone de Skhira. Le mouvement avait été levé après un accord et Agil avait annoncé la reprise de l’approvisionnement à son rythme normal.

Le lendemain, malgré cette reprise annoncée, plusieurs stations avaient encore connu une forte affluence et de longues files d’attente, certaines attendant l’arrivée des camions-citernes pour reprendre normalement leur activité.

C’est ce précédent qui explique en partie la réaction immédiate des automobilistes à l’annonce d’une nouvelle grève en septembre. À ce stade, toutefois, le mouvement n’est pas prévu pour les prochains jours et les négociations restent ouvertes.

Deux jours de grève prévus en septembre

La décision annoncée mercredi concerne les 23 et 24 septembre. Le secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques, Selim Sehimi, a indiqué que le préavis devait être publié jeudi, tout en laissant entendre que des discussions pourraient encore permettre d’éviter la grève.

Les revendications des chauffeurs portent notamment sur l’application d’accords antérieurs, les conditions de travail et certaines questions liées à la couverture sociale et aux augmentations salariales.

Pour l’heure, le message d’Agil est donc clair : pas de pénurie dans ses dépôts de Radès et Skhira et poursuite normale des livraisons. La véritable question se posera surtout à l’approche des 23 et 24 septembre si aucun accord n’est trouvé entre-temps.

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SNCFT : Cinq trains annulés en deux jours faute de locomotives

La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) annule quatre dessertes ce jeudi 27 août 2026, après avoir déjà supprimé un train mercredi soir. En cause : un manque de locomotives qui perturbe plusieurs liaisons entre Tunis et les régions. La compagnie indique que ces suppressions se poursuivront jusqu’au retour à la normale de la circulation des trains concernés.

Quatre départs supprimés ce jeudi

Les voyageurs sont directement concernés par quatre annulations programmées ce jeudi. Il s’agit du train Le Kef–Tunis, prévu à 5h, du Sfax–Tunis, prévu à 5h15, du Métlaoui–Tunis, prévu à 7h20, et du Gabès–Tunis, prévu à 10h50.

Ces suppressions interviennent après celle du train Tunis–Gabès, dont le départ était prévu mercredi 26 août à 21h15. Au total, cinq voyages sont donc supprimés en l’espace de deux jours, exclusivement en raison du déficit de locomotives, selon un communiqué de la SNCFT.

Un problème qui dépasse la simple perturbation

La SNCFT présente ces annulations comme une conséquence du manque enregistré au niveau des locomotives et précise qu’elles seront maintenues dans l’attente du rétablissement du trafic normal. Aucun calendrier précis de reprise n’a été communiqué.

L’épisode remet surtout en lumière la fragilité du matériel moteur disponible. Il ne s’agit pas seulement d’un retard ponctuel : lorsque l’indisponibilité de locomotives conduit à supprimer plusieurs dessertes nationales sur deux journées consécutives, la capacité du parc à absorber les besoins du réseau devient directement une question de continuité du service.

Cette vulnérabilité n’est d’ailleurs pas nouvelle dans la documentation de la SNCFT. Un rapport de la compagnie évoquait déjà l’insuffisance du matériel et son taux élevé d’immobilisation parmi les facteurs expliquant la réduction de l’offre. Son rapport d’activité 2019 soulignait également la vétusté du matériel comme facteur de dégradation de la qualité du service.

La SNCFT n’a pas annoncé de date de retour à la normale pour les quatre dessertes supprimées ce jeudi. Les voyageurs concernés doivent donc vérifier l’état de leur liaison avant de se rendre en gare.

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Nabeul-Monastir : Les coupures d’eau et d’électricité perturbent désormais les transports

Les coupures répétées d’eau et d’électricité ont provoqué, mercredi 26 août 2026, plusieurs mouvements de protestation dans les gouvernorats de Nabeul et de Monastir. Routes bloquées dans plusieurs localités du Cap Bon et circulation du Métro du Sahel interrompue à Monastir : les perturbations d’eau et d’électricité enregistrées dans plusieurs régions ont désormais des répercussions concrètes sur les transports.

Des routes bloquées dans plusieurs localités de Nabeul

À Nabeul, la contestation a gagné plusieurs quartiers. Des habitants d’El Wafa et d’El Kharrouba ont bloqué la route reliant Nabeul à Hammamet pour protester contre la poursuite des coupures d’électricité, qui affectent notamment l’activité commerciale. Des habitants de Dar Chaâbane El Fehri ont de leur côté fermé la rocade reliant la ville à Nabeul, selon les informations rapportées par Diwan FM.

Un mouvement distinct a également été enregistré à Korba. Des habitants de Qobbet Lagha ont bloqué la route régionale n°44 reliant Korba à Tunis pour dénoncer une interruption de l’eau potable qui dure depuis près de 15 jours dans les zones situées en hauteur de la localité, où vivent environ 250 familles.

Selon Badiâ Bel Amri, membre du conseil local, les coupures d’électricité ont entraîné l’arrêt du système de pompage, aggravant les difficultés d’approvisionnement en eau.

Le Métro du Sahel stoppé à Monastir

À Monastir, les protestations ont directement affecté le transport ferroviaire.

À Sidi Nasr, des habitants protestant contre les coupures répétées d’eau et d’électricité ont incendié des pneus sur la voie ferrée. Une rame du Métro du Sahel a dû interrompre sa progression avant son entrée à la station de la Faculté de Monastir.

Les perturbations affectaient le quartier pour le deuxième jour consécutif.

Des coupures programmées à l’échelle nationale

Ces mouvements interviennent alors que la STEG a multiplié ces derniers jours les annonces de délestages dans plusieurs régions.

Pour la journée de mercredi, l’entreprise avait annoncé des coupures possibles entre 11h30 et 18h, par intermittence et pour des durées pouvant atteindre deux heures. La STEG avait également précisé que la liste des zones concernées n’était pas définitive.

Nabeul, Korba et Dar Chaâbane El Fehri figuraient parmi les localités susceptibles d’être touchées.

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Eau et électricité : Saïed affirme que des enquêtes ont établi des « actes prémédités »

Selon un communiqué de la Présidence de la République, Kaïs Saïed a indiqué que des enquêtes avaient établi que certaines coupures d’eau et d’électricité enregistrées dans plusieurs régions ne résultaient pas de pannes ordinaires, mais d’« actes prémédités ».

Ces déclarations ont été rapportées à l’issue d’une réunion tenue mercredi 26 août 2026 au palais de Carthage, en présence notamment de la cheffe du gouvernement, Sara Zaafrani Zenzri, des ministres chargés de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, ainsi que des PDG de la STEG et de la SONEDE.

Des « actes prémédités »

Le chef de l’État a estimé que la multiplication et la répétition récentes de problèmes dans plusieurs secteurs et régions ne pouvaient être considérées comme une succession d’incidents isolés.

Il a affirmé que les enquêtes avaient établi que des coupures d’eau et d’électricité dans plusieurs régions n’étaient pas dues à des pannes ordinaires, mais à des « actes prémédités ».

Kaïs Saïed a accusé ceux qui auraient planifié et exécuté ces actes de chercher à attiser les tensions, à diffuser des mensonges et des rumeurs et à perturber les citoyens jusque dans l’accès aux services essentiels.

La Présidence ne précise toutefois ni les régions et les coupures concernées, ni leur date. Le communiqué ne fournit pas non plus de détails sur la nature des enquêtes évoquées, leurs conclusions précises ou d’éventuelles procédures engagées.

Un discours qui se précise

Ce n’est pas la première fois que Kaïs Saïed met en doute le caractère purement technique de certaines perturbations.

En juillet, le président avait déjà qualifié les coupures d’eau et d’électricité observées dans plusieurs régions de phénomènes « non ordinaires ». Il avait également évoqué ceux qui chercheraient, selon lui, à perturber les citoyens et à attiser les tensions.

Le communiqué du 26 août marque toutefois une évolution dans le discours présidentiel. Il ne s’agit plus seulement de qualifier certaines perturbations d’anormales : la Présidence affirme désormais que des enquêtes ont établi que certaines coupures résultaient d’« actes prémédités ».

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Des coupures qui provoquent désormais des protestations

Cette déclaration intervient alors que les perturbations de l’alimentation en eau et en électricité provoquent des mouvements de protestation dans plusieurs régions.

Mercredi, à Nabeul, des habitants d’El Wafa et d’El Kharrouba ont bloqué la route reliant Nabeul à Hammamet pour protester contre les coupures d’électricité. Des mouvements ont également été signalés à Dar Chaâbane El Fehri, tandis que plusieurs quartiers connaissaient parallèlement des interruptions de l’alimentation en eau potable.

À Monastir, des habitants de Sidi Nasr protestant contre les coupures répétées d’eau et d’électricité ont incendié des pneus sur la voie ferrée. Une rame du Métro du Sahel a dû s’arrêter avant son entrée à la station de la Faculté de Monastir.

Ces tensions surviennent alors que la STEG a également annoncé des délestages dans plusieurs régions afin de préserver l’équilibre entre la production et la consommation d’électricité.

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Carburants : La grève des transporteurs finalement décidée pour les 23 et 24 septembre

MISE A JOUR : JEUDI 27 AOÛT à 10H15

La grève des travailleurs du transport des carburants est désormais officiellement fixée aux mercredi 23 et jeudi 24 septembre 2026 dans l’ensemble des lieux de travail du secteur en Tunisie. Un préavis de grève sectorielle a été adressé jeudi 27 août aux ministères concernés, à l’UTICA et aux représentants des entreprises de transport de marchandises et d’hydrocarbures.

Le transport des carburants se dirige vers une nouvelle grève en Tunisie. Alors que la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques démentait encore mercredi matin l’existence d’un préavis ou d’un mouvement imminent, les représentants des chauffeurs ont finalement décidé, après une réunion tenue dans la journée, d’observer une grève de deux jours les 23 et 24 septembre 2026.

Un retournement en quelques heures

La situation a évolué rapidement mercredi. Dans la matinée, le secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques, Selim Sehimi, avait démenti l’existence d’un préavis de grève dans le transport des carburants.

Cette position était alors conforme à la situation à ce moment précis : aucun préavis n’avait encore été émis. La Fédération rappelait toutefois que plusieurs revendications professionnelles demeuraient en suspens.

À l’issue d’une réunion tenue mercredi avec les représentants des chauffeurs, la décision d’engager une nouvelle mobilisation a finalement été prise. Les syndicats ont fixé les dates des 23 et 24 septembre, tandis que le préavis doit être émis jeudi 27 août.

Pourquoi attendre près d’un mois ?

Le choix d’une date aussi éloignée n’est pas anodin. Selon les déclarations de Selim Sehimi aujourd’hui à Jawhara FM, les représentants syndicaux souhaitent profiter de cette période pour laisser davantage de temps aux négociations.

Le délai retenu dépasse ainsi largement le minimum réglementaire de dix jours. L’objectif est de permettre aux différentes parties de trouver une issue au conflit avant le début de la grève.

Sehimi a également affirmé que la Fédération restait ouverte au dialogue. Selon lui, une grande majorité des préavis de grève finissent d’ailleurs par aboutir à un accord et à l’annulation du mouvement.

La grève décidée pour septembre apparaît donc, à ce stade, comme un moyen de pression destiné à faire avancer les négociations plutôt que comme un mouvement déjà inéluctable.

Des revendications toujours en suspens

Le conflit porte notamment sur l’application d’engagements inscrits dans un procès-verbal datant de 2018, ainsi que sur la régularisation des cotisations sociales auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Les travailleurs avaient déjà suspendu leur précédent mouvement après l’intervention de représentants de l’UGTT, qui avait permis de rétablir le dialogue avec les différentes parties.

Cette suspension n’a toutefois pas permis, jusqu’à présent, de parvenir à un règlement définitif des revendications.

La nouvelle menace intervient moins de deux semaines après la mobilisation surprise du 20 août, qui avait fortement perturbé le transport des carburants et l’approvisionnement de plusieurs stations-service avant d’être levée dans la soirée.

Cette première mobilisation avait déjà montré la capacité du conflit à provoquer rapidement des perturbations dans la distribution des carburants.

Mercredi matin encore, Webdo rapportait l’absence de préavis et le maintien du blocage des discussions avec la tutelle.

Quelques heures plus tard, le scénario a donc changé.

Un mois pour éviter une nouvelle paralysie

La décision de fixer la grève aux 23 et 24 septembre donne désormais aux autorités, aux employeurs et aux représentants syndicaux plusieurs semaines pour tenter de parvenir à un accord.

Pour les automobilistes et les entreprises dépendantes du transport routier des carburants, l’enjeu est important : après la perturbation du 20 août, une nouvelle mobilisation pourrait de nouveau affecter les livraisons vers les stations-service.

Mais contrairement à la mobilisation surprise du mois d’août, le mouvement de septembre est cette fois annoncé à l’avance. Le délai laissé aux négociations pourrait donc permettre d’éviter la grève si un accord intervient avant les 23 et 24 septembre.

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Tunisie-Japon : Le partenariat entre dans une nouvelle phase, avec les investissements en ligne de mire

La Tunisie et le Japon veulent donner un nouvel élan à leur coopération bilatérale, à l’occasion du 70e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques. Cette volonté a été réaffirmée mercredi à Tunis lors d’une rencontre entre le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Mohamed Ben Ayed, et l’ambassadeur du Japon en Tunisie, Saito Jun. Les deux parties ont notamment insisté sur le suivi des résultats de la visite effectuée au Japon par la cheffe du gouvernement en août 2025 et sur la nécessité de renforcer le cadre juridique afin de favoriser les investissements.

Le suivi de la visite au Japon au centre des discussions

La rencontre intervient dans le prolongement de la participation de Sarra Zaâfrani Zenzri à la TICAD 9, organisée à Yokohama en août 2025.

À cette occasion, la cheffe du gouvernement avait multiplié les contacts avec les responsables et acteurs économiques japonais, en mettant notamment en avant les opportunités d’investissement en Tunisie. Webdo avait alors rapporté la volonté tunisienne de renforcer le partenariat avec Tokyo et d’attirer davantage d’entreprises japonaises.

Un an plus tard, Tunis et Tokyo veulent désormais assurer le suivi des résultats de cette séquence diplomatique et transformer cette dynamique en coopération concrète.

Un cadre juridique à renforcer

Mohamed Ben Ayed et Saito Jun ont également souligné la nécessité de bien préparer les prochaines échéances bilatérales et d’enrichir le cadre juridique qui régit les relations entre les deux pays.

L’objectif affiché est de consolider la coopération tuniso-japonaise, mais aussi de créer un environnement davantage favorable aux investissements japonais en Tunisie.

Cette orientation s’inscrit dans une dynamique déjà engagée lors de la TICAD 9, au cours de laquelle Tunis avait appelé les entreprises japonaises à renforcer leur présence et leurs investissements dans le pays.

70 ans de relations diplomatiques

L’année 2026 marque une étape symbolique pour les deux pays, avec le 70e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques.

Les deux responsables ont salué la solidité de cette coopération historique et réaffirmé la volonté des dirigeants tunisien et japonais de la hisser à un niveau supérieur, dans l’intérêt des deux peuples.

Cette séquence intervient alors que Webdo avait déjà identifié, lors de la TICAD 9, plusieurs pistes pour approfondir ce partenariat, notamment dans l’innovation, la recherche scientifique, les technologies modernes et les énergies renouvelables.

L’entretien a enfin permis aux deux parties d’insister sur la poursuite de la concertation et de la coordination dans le cadre multilatéral.

Au-delà du volet économique, Tunis et Tokyo entendent ainsi maintenir une coopération diplomatique étroite, alors que le partenariat bilatéral entre dans une nouvelle étape après sept décennies de relations.

L’enjeu est désormais de donner une traduction concrète aux engagements et aux pistes de coopération identifiés au cours des dernières années, notamment en matière d’investissement et de développement.

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Pénurie d’eau minérale : Les producteurs tournent à plein régime, la demande reste 30% plus élevée

Alors que les tensions persistent sur le marché tunisien de l’eau minérale conditionnée, les unités de production fonctionnent désormais à plein régime pour répondre aux besoins, affirme dans un communiqué la Chambre syndicale nationale de l’industrie des boissons non alcoolisées relevant de l’UTICA. Cette mise au point apporte un nouvel éclairage à une pénurie déjà marquée par les saisies de stocks et les injections exceptionnelles dans plusieurs régions.

Une demande dopée par les fortes chaleurs

Selon la Chambre, les tensions actuelles sur l’approvisionnement sont principalement liées à une hausse de 30% de la demande en eaux minérales conditionnées, conséquence directe des vagues de chaleur enregistrées dans le pays.

À cette pression exceptionnelle sur la consommation s’ajoutent les perturbations et coupures récurrentes d’électricité dans plusieurs régions. Ces interruptions ont affecté le fonctionnement normal de certaines unités et entraîné, dans certains cas, l’arrêt de lignes de production.

Les entreprises ont ainsi puisé dans une part importante de leurs stocks de sécurité, constitués précisément pour faire face aux périodes de forte demande. Cette consommation des réserves a contribué à creuser temporairement l’écart entre les quantités produites et les besoins du marché.

Les unités produisent à plein régime

La Chambre assure que le secteur est désormais pleinement mobilisé, en coordination avec les autorités, afin de rétablir le rythme normal d’approvisionnement dans les meilleurs délais.

Les producteurs poursuivent leur coordination avec les directions régionales du commerce et les différentes parties concernées afin de garantir la régularité des livraisons et de répartir au mieux les quantités disponibles entre les différentes régions.

Le suivi de la situation est également assuré à travers des réunions périodiques entre la Chambre, le ministère du Commerce et du Développement des exportations et l’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie (ONTH).

Une amélioration attendue avec la baisse des températures

La Chambre table sur une amélioration progressive de la situation dans les prochains jours, à mesure que les températures commenceront à baisser.

Selon elle, la diminution attendue de la demande devrait permettre aux quantités disponibles de dépasser à nouveau les besoins du marché et contribuer progressivement à la reconstitution des stocks.

Cette perspective intervient toutefois alors que Webdo rapportait encore récemment que les professionnels du secteur ne pouvaient pas garantir une date précise pour le retour à la normale et tablaient plutôt sur une détente progressive en septembre.

Après les saisies, la question de l’approvisionnement reste centrale

Ces nouvelles explications des producteurs interviennent après plusieurs mesures prises face à la pénurie. Des quantités importantes d’eau minérale avaient été saisies dans différentes régions, tandis que des opérations d’« injection » exceptionnelle ont été menées pour renforcer directement l’approvisionnement des commerces, notamment à Nabeul et à la Manouba.

La Chambre rejette pour sa part toute intention de provoquer une pénurie ou de pratiquer une quelconque forme de spéculation de la part de ses adhérents.

Elle appelle les consommateurs à privilégier les informations provenant des sources officielles et à éviter les achats excessifs susceptibles d’alimenter un mouvement de panique et d’accentuer temporairement les tensions sur le marché.

La situation reste donc sous surveillance : les producteurs affirment avoir accéléré la cadence, mais la normalisation effective de l’approvisionnement dépendra notamment de l’évolution de la demande et de la baisse des températures.

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Maroc : La fuite Jabaroot, arme politique dans la crise de Ceuta

Le 24 août, le collectif de hackers Jabaroot a publié sur Telegram les données de quelque 70.000 personnes présentées comme membres des services de sécurité marocains. La publication n’est pas un simple acte de piratage : elle est explicitement conditionnée à des exigences politiques liées à la crise migratoire de Ceuta. Une enquête du Monde, publiée mercredi 26 août, relance par ailleurs l’hypothèse que d’anciens agents de la DGST, aujourd’hui en Europe, en seraient les auteurs — sans qu’aucune attribution technique publique ne permette à ce stade de trancher.

Une fuite calibrée pour peser sur Ceuta

La publication du 24 août ne surgit pas isolément. Elle intervient un mois après l’afflux migratoire massif du 30 juillet à Ceuta, où environ 60.000 personnes ont franchi la frontière en quelques jours — un épisode inédit par son ampleur, dont le bilan humain reste disputé entre les autorités espagnoles (au moins 75 morts recensés) et des associations qui avancent des chiffres plus élevés, disparitions comprises.

Jabaroot a directement lié sa fuite à cet épisode. Le groupe cible nommément le conseiller royal Fouad Ali El Himma et Abdellatif Hammouchi, qui dirige à la fois la DGST (renseignement intérieur) et la DGSN (sûreté nationale). Il conditionne la divulgation complète de ses fichiers à une série d’exigences : excuses officielles, deuil national pour les victimes de la traversée, ouverture d’une enquête indépendante sur les violences subies par les migrants, report des élections législatives prévues le 23 septembre, et réformes structurelles de la justice et de l’économie. Le groupe présente par ailleurs sa démarche comme un geste tourné vers l’Espagne, dans un contexte de tensions diplomatiques ravivées entre Madrid et Rabat.

Cette dimension change la nature de l’affaire : il ne s’agit plus seulement d’une fuite de données, mais d’un chantage politique assumé, adossé à une menace de divulgations supplémentaires — Jabaroot affirme notamment détenir la liste des agents ayant coordonné le dispositif marocain à Ceuta.

Cinq ex-agents de la DGST, ou une histoire plus ancienne ?

L’ampleur du chiffre de 70.000 mérite d’être immédiatement nuancée. Plusieurs observateurs relèvent que qualifier l’ensemble de ces personnes d’« espions » ou d’agents de renseignement est excessif : la DGSN est une administration policière large, et rien n’établit publiquement quelle proportion des noms diffusés relève effectivement du renseignement intérieur ou extérieur — l’implication de la DGED, dirigée par Yassine Mansouri, n’est notamment pas confirmée à ce stade. Selon El Confidencial, d’anciens membres des services marocains auraient toutefois jugé authentique une partie des documents, un élément qui pèse sur le niveau de preuve sans permettre de le considérer comme établi.

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Tarente 2026 : La Tunisie bat la Turquie et file en demi-finales

La sélection tunisienne U21 s’est qualifiée pour les demi-finales du tournoi de football des Jeux méditerranéens de Tarente 2026 après sa victoire contre la Turquie (2-1), mercredi. Les Aiglons de Carthage terminent en tête de leur groupe avec sept points, au terme d’un parcours sans défaite marqué par un nul contre la Macédoine du Nord, une victoire face au Maroc et ce succès décisif contre la Turquie.

Un succès décisif face à la Turquie

Les Tunisiens ont pris le meilleur sur la Turquie sur le score de 2-1, au terme de leur troisième et dernier match de la phase de groupes.

Rayan Anane a ouvert le score pour la Tunisie, avant qu’un défenseur turc ne marque contre son camp et permette aux Aiglons de Carthage de prendre deux buts d’avance.

La Turquie a ensuite réduit l’écart, sans parvenir à revenir au score. La Tunisie décroche ainsi les trois points qui lui permettent de terminer en tête du groupe avec sept points et et accède au dernier carré sans avoir connu la défaite.

Cette qualification récompense un parcours régulier des Tunisiens depuis le début de la compétition. Après avoir concédé le nul face à la Macédoine du Nord (0-0), la sélection U21 s’est imposée contre le Maroc (1-0), avant de confirmer face à la Turquie.

Boujelbène : « Nos ambitions grandissent d’un jour à l’autre »

À l’issue de la rencontre, le sélectionneur national Anis Boujelbène a souligné les difficultés rencontrées lors du premier tour, notamment en raison d’un effectif réduit.

« Le premier tour n’était pas facile, surtout lorsque nous étions en manque d’effectif. Les joueurs ont fourni de gros efforts, qui ont été couronnés par une qualification pour les demi-finales. Je les remercie pour l’état d’esprit dont ils ont fait preuve. »

Le technicien tunisien estime que cette qualification doit désormais permettre à son équipe de regarder plus loin : « Nos ambitions grandissent d’un jour à l’autre et nous sommes appelés à travailler davantage. La page du premier tour est désormais tournée et nous devons nous concentrer sur les demi-finales. »

Boujelbène insiste également sur l’importance d’accumuler les victoires pour préparer les prochaines échéances internationales, notamment les Jeux olympiques de 2028 : « Je pense qu’il est très important de s’habituer aux victoires, en vue des prochaines échéances qui nous attendent, notamment les Jeux olympiques de 2028. »

Le prochain adversaire encore inconnu

Le sélectionneur ne connaît pas encore l’identité du prochain adversaire de la Tunisie, qui sera déterminé à l’issue des rencontres du groupe B.

« Quant à notre prochain adversaire, nous ne le connaissons pas encore, mais nous devons nous préparer pour l’affronter », a expliqué Boujelbène, qui refuse toutefois de se projeter trop rapidement vers une éventuelle finale.

« Nous devons penser à remporter ce match avant de penser à la finale », a-t-il conclu.

Les Aiglons de Carthage sont donc désormais tournés vers le dernier carré, avec l’ambition de prolonger leur parcours sans défaite et d’offrir une nouvelle médaille à la délégation tunisienne à Tarente.

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Tarente 2026 : Molka Ben Mabrouk décroche une 13ème médaille pour la Tunisie

La Tunisie compte désormais 13 médailles aux Jeux méditerranéens de Tarente 2026, après le bronze décroché par la boxeuse Molka Ben Mabrouk dans la catégorie des moins de 75 kg. La Tunisienne s’est inclinée de justesse, 3-2, face à l’Égyptienne Nabila Alaa Eddine en demi-finale, un résultat qui lui permet d’officialiser une médaille de bronze déjà assurée.

Une demi-finale perdue à une seule voix

Molka Ben Mabrouk a échoué aux portes de la finale des moins de 75 kg après une défaite serrée face à Nabila Alaa Eddine. L’Égyptienne s’est imposée 3-2, au terme d’un combat qui s’est donc joué à une seule voix.

La Tunisienne ne repart toutefois pas les mains vides. Sa présence dans le dernier carré lui avait déjà garanti une médaille de bronze, conformément au système de la compétition.

Le bilan tunisien passe à 13 médailles

Avec ce nouveau podium, la délégation tunisienne porte son total à 13 médailles, 2 médailles d’or, 2 médailles d’argent et 9 médailles de bronze.

Cette performance confirme la contribution de la boxe au bilan tunisien à Tarente.

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Eau en Tunisie : L’UNICEF veut chiffrer le coût de l’inaction

La question de l’eau en Tunisie va bientôt être abordée sous un angle encore rarement quantifié : celui de son coût économique. L’UNICEF Tunisie vient de lancer un appel d’offres international pour réaliser un « Investment Case » destiné notamment à déterminer ce que coûte au pays l’insuffisance des investissements dans l’eau, l’assainissement et l’hygiène, mais aussi les bénéfices que pourraient générer différents scénarios d’investissement.

L’appel d’offres, publié le 24 août 2026 sous la référence LRPS-26-9205778, prévoit une mission d’environ quatre mois. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 septembre 2026.

Combien coûte le fait de ne pas investir ?

La mission ne se limitera pas à dresser un nouvel état des lieux des infrastructures hydrauliques tunisiennes.

Selon les termes de l’appel d’offres officiel de l’UNICEF Tunisie, le bureau d’études retenu devra analyser les dépenses publiques consacrées au secteur WASH — eau, assainissement et hygiène — et surtout quantifier le « coût économique de l’inaction ».

L’exercice doit notamment prendre en compte les pertes de productivité, les coûts sanitaires évitables, les effets sur le capital humain et la résilience des infrastructures.

Plusieurs scénarios devront ensuite être comparés, allant du maintien de la situation actuelle à l’accès universel aux services WASH de base, jusqu’au développement de services résilients au changement climatique.

L’objectif est de fournir au gouvernement tunisien et à ses partenaires techniques et financiers un outil permettant de mieux hiérarchiser les investissements.

Cette approche de planification des investissements hydriques est également utilisée ailleurs. En Jordanie, pays lui aussi confronté à un stress hydrique particulièrement élevé, l’UNICEF a accompagné la compagnie publique Miyahuna dans l’élaboration d’un plan de sécurité de l’eau résilient au changement climatique, dont les résultats servent notamment à développer des « investment cases » et à hiérarchiser les investissements nécessaires.

Le Maroc apparaît également dans les travaux de l’UNICEF sur les stratégies de financement du secteur WASH. L’organisation y présente notamment des expériences de financement des infrastructures d’eau et d’assainissement, dont le cas de Casablanca.

Une Tunisie fortement exposée au stress hydrique

L’étude intervient dans un contexte particulièrement sensible. Selon l’UNICEF, la Tunisie est le 17e pays au monde le plus exposé au stress hydrique.

Les difficultés ne concernent d’ailleurs pas uniquement les quantités disponibles. D’après l’enquête MICS 2023, 78,1% de la population dispose d’une eau de boisson provenant d’une source améliorée et disponible sur place. Le taux atteint 80% en milieu urbain, mais tombe à 73% dans les zones rurales.

La qualité constitue également un enjeu : 12,5% de la population consomme une eau contaminée par E. coli à la source d’approvisionnement. Cette proportion atteint 21% en milieu rural.

10,7 milliards de dollars de besoins pour l’eau et l’assainissement

L’ordre de grandeur des investissements nécessaires est déjà considérable.

Les termes de référence de l’étude s’appuient notamment sur la contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0) de la Tunisie. Celle-ci estime les besoins globaux de financement climatique à près de 55 milliards de dollars sur la période 2026-2035.

Sur ce montant, environ 10,7 milliards de dollars concernent l’eau et l’assainissement, soit près de 37% des besoins d’investissement liés à l’adaptation au changement climatique.

Ces 10,7 milliards de dollars ne représentent pas le coût de l’inaction. Ils correspondent aux besoins d’investissement identifiés. C’est précisément l’un des intérêts du futur Investment Case : mettre ces besoins en regard des conséquences économiques qu’aurait leur report.

Le débat pourrait ainsi évoluer. À la question « combien faut-il investir ? » viendrait s’en ajouter une autre, potentiellement déterminante pour les choix budgétaires : combien coûte à la Tunisie le fait d’attendre ?

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Carburants : Aucun préavis de grève, le dialogue avec la tutelle toujours au point mort

Aucune nouvelle grève n’est programmée dans le transport des carburants et aucun préavis n’a été déposé. La Fédération générale du pétrole et des produits chimiques l’a confirmé ce mercredi 26 août 2026, tout en révélant que les négociations avec les autorités de tutelle n’ont toujours pas commencé.

Le secrétaire général de la Fédération, Selim Sehimi, a démenti auprès de l’agence TAP les informations faisant état de mouvements surprise ou non encadrés de chauffeurs de camions-citernes.

Il affirme que la Fédération n’a émis, jusqu’à présent, aucune « brève de préavis de grève » et qu’aucune grève surprise n’est actuellement en cours.

Pas de grève immédiate

Cette précision permet également de clarifier le calendrier.

Selon Selim Sehimi, une grève ne pourrait entrer en vigueur qu’au moins dix jours après l’émission officielle d’un préavis.

En l’absence de préavis à ce stade, le scénario d’une nouvelle paralysie immédiate du transport des carburants est donc écarté.

Lundi soir déjà, l’UGTT avait démenti les informations circulant sur une grève prévue mardi 25 août. Ghassen Ksibi, chargé de l’information au sein de la centrale syndicale, avait indiqué avoir obtenu directement cette confirmation auprès de responsables de la Fédération.

Lire aussi: Carburants : Pas de grève ce mardi, une réunion décisive prévue mercredi

La réunion annoncée a bien eu lieu

La Fédération générale du pétrole et des produits chimiques a néanmoins réuni ce mercredi, à son siège, les syndicats des entreprises de transport d’hydrocarbures, dont la majorité appartiennent au secteur privé.

La rencontre était consacrée à la situation du secteur et aux préoccupations des travailleurs.

Mais le principal élément nouveau se situe ailleurs : selon Selim Sehimi, aucune négociation n’est actuellement engagée avec les autorités de tutelle.

Le responsable syndical affirme que les ministères chargés de l’Énergie et des Mines et des Affaires sociales n’avaient toujours pas contacté la Fédération, au moment de sa déclaration à la TAP, pour examiner les problèmes en suspens et rechercher des solutions.

Les principales revendications concernent l’application d’un procès-verbal conclu en 2018, notamment la régularisation de la situation des cotisations sociales au profit de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Lire aussi: Transporteurs de carburants : Accord ou nouveau préavis de grève ce vendredi ?

Un dossier toujours ouvert

Le conflit avait brusquement éclaté jeudi 20 août lorsque des chauffeurs de camions transportant des hydrocarbures avaient cessé le travail, perturbant l’approvisionnement de plusieurs stations-service.

Le mouvement avait été levé dans la soirée et l’activité avait repris.

Six jours plus tard, la situation est donc plus claire : aucune grève n’est programmée, aucun préavis n’a été déposé et aucun nouveau blocage de l’approvisionnement n’est annoncé.

Le risque immédiat s’éloigne. Mais l’absence de négociations avec les autorités laisse le conflit social ouvert. Le prochain véritable tournant sera désormais soit l’ouverture du dialogue et la recherche d’un accord, soit le dépôt formel d’un préavis de grève.

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