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Canicule : 19 gouvernorats en vigilance orange, jusqu’à 48°C cette semaine

La Tunisie s’apprête à connaître une nouvelle vague de chaleur, appelée à se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine, selon l’Institut national de la météorologie (INM). Après des maximales ayant atteint 46°C lundi, les températures grimperont jusqu’à 48°C mardi et mercredi, tandis que 19 gouvernorats sont désormais placés en vigilance orange.

Jusqu’à 48°C mardi et mercredi

Pour lundi, les températures maximales ont oscillé entre 38°C à Mahdia et 46°C à Tataouine, Tozeur et Kébili. Elles ont atteint 44°C à Béja, Kairouan, Sidi Bouzid et Gabès, et 45°C à Jendouba et Médenine.

La chaleur s’intensifiera mardi et mercredi, avec des températures dépassant de 7 à 11 degrés les normales saisonnières. Mardi, le mercure atteindra 47°C à Kairouan, Kébili et Tozeur, tandis que plusieurs autres régions, dont Béja, Jendouba, Gafsa, Gabès et Médenine, enregistreront jusqu’à 45°C.

Mercredi, la canicule concernera l’ensemble du pays, avec des maximales comprises entre 42°C à Nabeul et 48°C à Kairouan, Tozeur et Kébili.

Selon l’INM, cette vague de chaleur devrait se maintenir jusqu’à la fin de la semaine, avec des coups de sirocco.

19 gouvernorats en vigilance orange

Face à cette situation, l’INM a placé lundi 19 gouvernorats sur 24 en vigilance orange en raison des fortes températures.

La vigilance jaune concerne les cinq autres gouvernorats : Grand Tunis, Bizerte, Nabeul, Mahdia et Kasserine.

Cette situation pourrait également s’accompagner de phénomènes orageux. Des cellules orageuses locales sont attendues, notamment dans l’après-midi, avec des pluies et des vents forts sous orages pouvant dépasser 70 km/h en rafales.

L’INM appelle à la vigilance

L’Institut souligne que cette vague de chaleur présente un risque particulier pour les personnes âgées, les enfants, les personnes souffrant de maladies chroniques ou de troubles de santé, ainsi que celles prenant régulièrement des médicaments.

Les sportifs et les personnes travaillant à l’extérieur sont également invités à redoubler de prudence face aux risques de déshydratation et de coup de chaleur.

L’INM recommande notamment de boire régulièrement de l’eau, même sans sensation de soif, et d’éviter les sorties durant les heures les plus chaudes, entre 12h et 16h.

En cas de malaise ou de troubles du comportement liés à la chaleur, l’INM recommande de consulter un médecin ou de contacter la Protection civile au 198.

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Tunisie : Le cash dépasse 30 milliards de dinars, un record qui met les banques sous pression

La circulation des billets et des pièces en Tunisie vient de franchir un seuil inédit. Elle a atteint 30,04 milliards de dinars au 21 août 2026, contre 25,9 milliards un an plus tôt, soit une progression d’environ 16% en douze mois, selon les données de la Banque centrale de Tunisie rapportées par Reuters. Ce niveau représente environ 10,5 milliards de dollars et traduit une présence croissante de l’argent liquide en dehors du système bancaire.

Un record de liquidités hors des banques

Le chiffre est particulièrement significatif par son impact potentiel sur le financement de l’économie. Lorsque davantage d’argent est conservé sous forme de billets et de pièces plutôt que sur des comptes bancaires, les ressources disponibles dans le système bancaire peuvent se contracter.

Cette évolution est susceptible de compliquer la gestion de la liquidité des banques et de réduire les fonds pouvant être mobilisés pour financer les ménages et les entreprises, souligne Reuters.

Le phénomène intervient alors que l’économie tunisienne reste fortement dépendante du cash dans les transactions quotidiennes.

La réforme des chèques dans le viseur

Pour Reuters, la progression du cash serait en partie liée à la nouvelle réglementation des chèques entrée en vigueur en 2025.

Le durcissement des règles encadrant l’utilisation des chèques et le renforcement des sanctions contre les chèques sans provision ou invalides auraient incité certains particuliers et entreprises à retirer davantage d’espèces afin de régler leurs transactions.

Il convient toutefois de nuancer ce lien. Les données de la BCT montrent également que l’institution attribue l’évolution de la circulation fiduciaire à plusieurs facteurs, notamment les dépenses saisonnières liées au mois de Ramadan, aux fêtes, à la rentrée scolaire, à la saison estivale ou encore aux campagnes agricoles, ainsi qu’aux modifications réglementaires touchant certains instruments de paiement.

Le paradoxe des paiements électroniques

Le record intervient par ailleurs dans un contexte où les paiements électroniques progressent.

Au premier semestre 2026, les paiements représentaient 42% du nombre des opérations monétiques, contre 58% pour les opérations de retrait d’espèces. Dans le même temps, le nombre de chèques traités a reculé de 10,7% sur un an, pour atteindre 3,6 millions de chèques, tandis que leur montant a diminué de 12,5%, à 24,146 milliards de dinars.

Le recul du chèque ne signifie donc pas automatiquement une disparition du cash : une partie des transactions semble plutôt se déplacer vers les espèces, alors que les moyens de paiement numériques progressent encore lentement.

Un défi pour le financement de l’économie

Reuters souligne également que l’adoption des paiements électroniques et des services bancaires numériques reste lente, notamment en dehors des grandes agglomérations. Cette préférence persistante pour les espèces contribue à maintenir une quantité importante de monnaie en dehors des comptes bancaires.

Le franchissement des 30 milliards de dinars pose ainsi une question plus large : alors que la Tunisie cherche à développer les paiements numériques et à améliorer l’inclusion financière, une masse croissante de liquidités circule encore en dehors du système bancaire.

Pour les banques, l’enjeu est désormais de gérer cette demande élevée de cash sans que la sortie de liquidités ne pèse davantage sur leur capacité à financer l’économie.

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Agriculture intelligente : Le projet tuniso-coréen de 13,5 millions de dollars passe à l’exécution

Le projet ClimAT, consacré au développement d’une agriculture intelligente et résiliente au changement climatique, franchit une nouvelle étape avec la signature, lundi 24 août, de sa convention définitive entre la KOICA et le ministère tunisien de l’Agriculture. Doté d’un don de 13,5 millions de dollars, le programme sera déployé sur six ans, de 2026 à 2031, dans les gouvernorats de Tunis, Nabeul, Kairouan et Bizerte.

De la préparation à l’exécution

L’annonce marque le passage d’un projet encore en phase préparatoire à un programme désormais contractualisé et doté d’un cadre de mise en œuvre précis.

Financé sous forme de don par le gouvernement sud-coréen, ClimAT vise à renforcer les capacités tunisiennes face aux effets du changement climatique, en agissant à la fois sur la productivité agricole, la recherche et la formation.

Le projet sera réalisé avec la participation de l’IRESA, de l’AVFA et de l’Office des terres domaniales (OTD).

Trois fermes de démonstration

Le dispositif prévoit notamment la création de trois fermes de démonstration, destinées à expérimenter et diffuser des pratiques d’agriculture intelligente face au climat.

Le nouveau périmètre communiqué lors de la signature cite Tunis, Nabeul, Kairouan et Bizerte. En revanche, les informations disponibles ne permettent pas encore d’identifier avec certitude les trois fermes correspondant à ces territoires.

Cette précision est importante, car le projet présenté en 2025 évoquait alors des sites pilotes dans les fermes de l’OTD à Nabeul, Kairouan et Béja. L’ONAGRI avait également repris cette configuration dans sa présentation du projet.

Il convient donc, à ce stade, de parler d’un nouveau périmètre incluant Bizerte, sans affirmer que Béja a officiellement été remplacée par Bizerte tant que le détail de la convention ou des fermes pilotes n’est pas rendu public.

Un financement jusqu’en 2031

ClimAT ne se limite pas à la mise en place de sites expérimentaux. Le programme prévoit un volet consacré à la recherche, ainsi qu’au renforcement des compétences des acteurs agricoles.

L’objectif est notamment de développer des solutions adaptées aux conditions tunisiennes et de renforcer la capacité du secteur à faire face aux contraintes climatiques. Les travaux doivent s’inscrire dans une logique d’agriculture plus productive et plus résiliente.

Le projet s’inscrit ainsi dans la diversification de la coopération tuniso-coréenne, déjà active dans plusieurs secteurs, et élargit cette coopération au domaine agricole. L’ambassadeur de Corée en Tunisie a notamment souligné que l’agriculture constitue un nouveau secteur venant compléter les domaines de coopération existants, dont la digitalisation.

Avec 13,5 millions de dollars de financement non remboursable et une période d’exécution allant de 2026 à 2031, ClimAT entre désormais dans sa phase opérationnelle.

Pour la Tunisie, l’enjeu sera de transformer ce financement et les expériences menées dans les fermes de démonstration en solutions reproductibles, notamment dans un contexte où la raréfaction de l’eau et les dérèglements climatiques pèsent de plus en plus lourdement sur la production agricole.

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Pénurie d’eau minérale : Après plusieurs reports, le retour à la normale encore repoussé

Le retour à la normale dans l’approvisionnement en eau minérale ne devrait finalement intervenir que progressivement à partir de septembre, selon une nouvelle déclaration de Lassâad Mezah, président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées. Alors qu’un rétablissement était encore annoncé dans les prochains jours, le responsable mise désormais sur une baisse de la consommation pour permettre aux producteurs de retrouver progressivement leur rythme habituel.

Une amélioration attendue en septembre

Intervenant lundi 24 août sur les ondes de la Radio nationale, Lassâad Mezah a indiqué que la situation devrait commencer à s’améliorer à partir de septembre, principalement sous l’effet de la diminution attendue de la consommation.

Il s’agit donc d’un nouveau décalage du calendrier de normalisation, alors que les difficultés d’approvisionnement persistent dans plusieurs régions.

Cette amélioration reste toutefois présentée comme une perspective et non comme une échéance ferme. La disponibilité des bouteilles dépendra notamment de la capacité des unités de production à reprendre un fonctionnement plus régulier.

La chaleur et les coupures électriques toujours en cause

Le président de la Chambre des producteurs de boissons non alcoolisées continue d’attribuer les perturbations aux conditions exceptionnelles enregistrées cet été.

La forte chaleur ainsi que les coupures d’électricité ont affecté le fonctionnement des usines et certains de leurs équipements, limitant les capacités de production alors même que la demande connaissait une forte progression.

Cette combinaison entre une consommation élevée et des contraintes pesant sur la production a contribué aux tensions observées sur le marché de l’eau minérale.

Un calendrier plusieurs fois repoussé

Cette nouvelle échéance contraste avec les précédentes annonces formulées par le même responsable. Le 20 août, Lassâad Mezah évoquait encore un retour à la normale « dans quelques jours ».

Plus tôt, une amélioration avait également été annoncée pour la semaine suivante. Le calendrier s’est donc progressivement décalé, illustrant les difficultés rencontrées par le secteur pour absorber les effets de la canicule et des perturbations électriques.

Pour l’heure, les producteurs tablent sur une détente progressive en septembre, sans pouvoir garantir une date précise de retour à une situation normale.

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Uniformes militaires néerlandais : La FTTH conteste la version des Pays-Bas

Le retard dans la livraison des nouveaux uniformes de l’armée néerlandaise, fabriqués en partie en Tunisie, fait désormais l’objet de deux versions contradictoires. Alors que le ministère néerlandais de la Défense affirme que la forte chaleur a provoqué des problèmes électriques ayant temporairement paralysé l’usine tunisienne, Haythem Bouajila, président de la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH), attribue principalement le retard à l’arrivée tardive de matières premières importées.

La version du ministère néerlandais

Dans un communiqué publié le 20 août, le ministère néerlandais de la Défense a annoncé que la distribution des nouveaux uniformes aux militaires serait repoussée au début de l’année 2027.

Selon les autorités néerlandaises, les températures exceptionnellement élevées enregistrées en Tunisie ont provoqué des problèmes électriques dans l’usine chargée d’une partie de la production. Ces difficultés auraient entraîné un arrêt temporaire de l’activité et contribué au retard accumulé.

Cette version avait été reprise dans l’article initial de Webdo, consacré à l’impact de la canicule tunisienne sur la production des uniformes destinés à l’armée néerlandaise.

La FTTH conteste le lien avec les coupures

Une nouvelle déclaration vient toutefois apporter un autre éclairage sur les causes du retard.

Haythem Bouajila, président de la FTTH, estime que les difficultés rencontrées par l’entreprise tunisienne concernée ne sont pas principalement liées aux perturbations électriques. Selon lui, le facteur déterminant réside dans l’arrivée tardive de matières premières provenant de l’étranger.

Cette précision remet donc en question le rôle attribué aux coupures d’électricité et aux fortes chaleurs dans le calendrier de production.

Deux versions, une même conséquence

À ce stade, les deux versions ne sont pas conciliées.

D’un côté, le ministère néerlandais de la Défense établit officiellement un lien entre les températures élevées, des problèmes électriques et l’arrêt temporaire de l’usine en Tunisie. De l’autre, la FTTH avance une explication différente, mettant l’accent sur les chaînes d’approvisionnement et les retards dans l’acheminement des matières premières.

La conséquence, elle, n’est pas contestée : la livraison des nouveaux uniformes aux militaires néerlandais a été repoussée au début de 2027.

La déclaration de la FTTH constitue donc un droit de réponse à la version présentée initialement par les autorités néerlandaises. Elle ne permet pas, à elle seule, de déterminer quelle cause a effectivement pesé le plus lourd dans le retard.

La question reste ainsi ouverte : problèmes électriques liés aux fortes chaleurs ou difficultés d’approvisionnement en matières premières ?

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Rentrée universitaire : Tunisie Telecom mise sur une rentrée 100% connectée

À l’approche de la rentrée universitaire 2026-2027, Tunisie Telecom renouvelle son offre promotionnelle FIBRE TT & WAFFI Étudiants, destinée aux étudiants qui résident loin du domicile familial. L’opérateur propose des solutions Internet fixe en Très Haut Débit, en Fibre ou en VDSL, à des tarifs préférentiels à partir de 50 Mb/s, avec la gratuité des frais de raccordement.

Une offre pensée pour les étudiants

Disponible jusqu’au 30 octobre 2026, l’offre vise à répondre aux besoins des étudiants en matière de connexion Internet, notamment pour les études, la recherche, la communication et les différents usages numériques.

Tunisie Telecom cible particulièrement les jeunes qui doivent s’installer dans une nouvelle ville à l’occasion de leur parcours universitaire et qui ont besoin d’une connexion fixe performante dans leur logement.

Le Très Haut Débit à partir de 50 Mb/s

Avec FIBRE TT & WAFFI Étudiants, les bénéficiaires peuvent accéder à une connexion fixe en Très Haut Débit, selon l’éligibilité de leur logement, en fibre optique ou en VDSL.

Les tarifs préférentiels proposés débutent à 50 Mb/s, tandis que les frais de raccordement sont offerts dans le cadre de la promotion.

L’objectif est de permettre aux étudiants de disposer d’une connexion suffisamment performante pour accompagner leurs activités universitaires et leurs usages numériques quotidiens.

Une stratégie autour du Très Haut Débit

Cette campagne s’inscrit dans la stratégie de Tunisie Telecom visant à développer l’accès au Très Haut Débit et à élargir progressivement son adoption auprès des différentes catégories de la population.

À travers cette offre dédiée, l’opérateur national entend ainsi accompagner les étudiants au moment d’une étape importante de leur parcours, tout en renforçant l’accès aux infrastructures de connectivité fixe.

La promotion FIBRE TT & WAFFI Étudiants restera accessible jusqu’au 30 octobre 2026.

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Panne électrique : Mahdia et Sfax confrontées à de nouvelles coupures d’eau

Une panne électrique survenue au niveau de la principale station de pompage de Kerker perturbe ce lundi 24 août la distribution d’eau potable dans plusieurs zones des gouvernorats de Mahdia et de Sfax. Selon la SONEDE, les perturbations et interruptions sont prévues entre 10h et 20h.

Kerker à nouveau à l’origine des perturbations

La panne électrique a entraîné l’arrêt de la station principale de pompage de Kerker, qui alimente plusieurs secteurs des deux gouvernorats. La SONEDE précise que les perturbations sont directement liées à cette interruption de l’alimentation électrique.

Cet épisode rappelle une situation similaire survenue fin juillet, lorsque la même station avait déjà été affectée par une coupure d’électricité, provoquant des perturbations de l’approvisionnement dans plusieurs délégations de Mahdia et de Sfax.

Plusieurs délégations de Mahdia concernées

À Mahdia, les perturbations touchent notamment El Jem, Boumerdès, Sidi Alouane, Melloulèche, El Bradâa, Chebba, Souassi, Ouled Chamekh, Hébira et Chorbane.

La liste est donc plus étendue que celle initialement rapportée, avec plusieurs délégations déjà concernées par l’épisode de juillet.

Des zones de Sfax également touchées

Dans le gouvernorat de Sfax, sont concernés El Hencha, le centre Kamoun relevant de Menzel Chaker, Jebiniana et la région de Ghraba.

Les perturbations affectent également les zones situées en hauteur des délégations de Sakiet Ezzit et Sakiet Eddaïer, ainsi que El Aouabed, El Baqaa El Beida et la route de l’Aïn, relevant de Sfax Sud.

Une nouvelle alerte sur la fragilité du réseau

La répétition de ce type d’incident met en évidence la dépendance de l’approvisionnement en eau à la continuité de l’alimentation électrique des infrastructures de pompage.

Elle intervient alors que la pression sur les réseaux d’eau reste particulièrement forte en cette période estivale. En juillet, l’Observatoire tunisien de l’eau avait recensé 608 signalements, dont 549 concernant des coupures non annoncées et des perturbations de distribution. Mahdia et Sfax figuraient parmi les gouvernorats les plus concernés, avec respectivement 51 et 42 signalements.

La SONEDE annonce ainsi une fenêtre de perturbations allant jusqu’à 20h ce lundi, avec un retour progressif à la normale attendu après le rétablissement de l’alimentation de la station.

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Hammam-Lif : Un agent de la Poste placé en garde à vue après l’affaire des 800 dinars

L’affaire révélée dimanche après la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux connaît un nouveau développement. Le parquet près le Tribunal de première instance de Ben Arous a ordonné le placement en garde à vue d’un agent de la Poste tunisienne, soupçonné d’avoir détourné des fonds appartenant à des clients.

Une vidéo à l’origine de l’affaire

L’affaire avait débuté avec la diffusion d’une vidéo montrant une femme âgée dans un bureau de poste, alors qu’elle souhaitait effectuer un retrait de 800 dinars.

Selon les éléments rapportés dans la vidéo, l’opération aurait été enregistrée pour un montant de 832 dinars sur le compte de la cliente, alors que celle-ci n’aurait reçu que les 800 dinars demandés.

La séquence, largement relayée sur les réseaux sociaux, avait suscité une vague d’indignation et de nombreuses interrogations sur les circonstances de l’opération.

La Poste avait annoncé une enquête

Face à la polémique, la Poste tunisienne avait annoncé dimanche avoir pris les mesures nécessaires afin de vérifier les circonstances de l’opération.

L’établissement public avait assuré qu’il ne tolérerait aucun manquement dont la responsabilité serait établie et que les mesures nécessaires seraient prises à la lumière des résultats des investigations. La Poste avait également affirmé que la loi serait appliquée avec rigueur à toute personne dont la responsabilité serait confirmée.

Le dossier passe au judiciaire

Le dossier connaît désormais une évolution concrète avec l’intervention du parquet.

La brigade de la police judiciaire de Hammam-Lif a été chargée de placer l’agent en garde à vue, dans le cadre des investigations portant sur des soupçons de détournement de fonds appartenant à des clients du bureau où il exerce, rapporte aujourd’hui Mosaique fm.

Cette décision marque un changement de dimension dans l’affaire : après les vérifications annoncées par la Poste à la suite de la vidéo, les faits font désormais l’objet d’une procédure judiciaire.

Les responsabilités restent à établir

À ce stade, il convient toutefois de distinguer les faits rapportés dans la vidéo des responsabilités qui pourraient être retenues au terme de l’enquête.

L’agent est soupçonné de détournement et son placement en garde à vue ne préjuge pas de sa culpabilité. Les investigations devront notamment déterminer les circonstances exactes de l’opération de retrait et établir si une infraction a effectivement été commise.

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Nebhana : Le curage du barrage démarre ce lundi avec un plan en quatre axes

Le nettoyage et le curage du barrage de Nebhana doivent démarrer ce lundi 24 août, au lendemain de la visite de Kaïs Saïed sur le site. Le ministère de l’Agriculture a annoncé un plan d’intervention en quatre axes, qui vise également plusieurs pratiques affectant les ressources hydriques.

Un démarrage fixé au 24 août

Le ministère de l’Agriculture a annoncé le lancement, ce lundi, des opérations de nettoyage et de curage du barrage de Nebhana, dans le gouvernorat de Kairouan.

L’annonce a été faite dimanche par Mohamed Chamseddine Harrabi, responsable au ministère de l’Agriculture, à l’issue d’une réunion de travail consacrée à la situation du barrage et aux interventions à engager.

Elle intervient surtout au lendemain de la visite effectuée par le président de la République, Kaïs Saïed, à Nebhana. Lors de cette visite, alors qu’un responsable indiquait que les opérations de curage devaient commencer la semaine suivante, le chef de l’État avait demandé leur lancement dès le lendemain : « Demain, ça commence ».

Un plan en quatre axes

Le dispositif annoncé ne se limite pas au curage du barrage.

Le premier axe porte sur le nettoyage et le curage de Nebhana. Le deuxième concerne la lutte contre le pompage anarchique de l’eau.

Le troisième volet vise les atteintes aux oueds ainsi que les forages illégaux. Enfin, le quatrième porte sur les occupations et les atteintes au domaine public hydraulique.

L’intervention doit ainsi agir à la fois sur l’état du barrage et sur certaines pratiques susceptibles d’affecter la disponibilité, l’acheminement ou la préservation des ressources en eau.

De l’instruction présidentielle à l’intervention

La succession des annonces est particulièrement rapide. Samedi, Kaïs Saïed demandait que le curage commence dès le lendemain. Dimanche, le ministère de l’Agriculture annonçait son démarrage pour ce lundi et détaillait les quatre axes retenus.

Lors de sa visite, le président avait également critiqué l’état du barrage et des oueds qui l’alimentent, estimant que les opérations d’entretien nécessaires n’avaient pas été réalisées régulièrement.

Le curage doit notamment permettre de retirer les dépôts accumulés et de faciliter l’arrivée de l’eau vers le barrage.

L’exécution désormais attendue sur le terrain

L’annonce intervient dans un contexte de fortes tensions autour de l’approvisionnement en eau en Tunisie, avec des perturbations ayant provoqué plusieurs mouvements de protestation durant l’été.

À Nebhana, l’enjeu dépasse désormais la seule opération de curage. La lutte contre le pompage anarchique, les forages illégaux et les atteintes au domaine public hydraulique élargit l’intervention à la gestion de la ressource autour du barrage.

Après l’instruction présidentielle et l’annonce du ministère, le principal indicateur sera donc le démarrage effectif des travaux et, à plus long terme, leur impact sur la capacité de Nebhana à mieux capter et préserver ses ressources en eau.

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Tunisie – Météo : Jusqu’à 47° avec des orages attendus dans l’Ouest

La chaleur reste intense ce lundi 24 août en Tunisie, avec des températures pouvant atteindre 47°C dans plusieurs régions. Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), le ciel sera généralement peu nuageux, avant une dégradation locale dans l’après-midi avec l’apparition de cellules orageuses accompagnées de pluies dans l’Ouest du Nord et du Centre.

Jusqu’à 47°C avec le sirocco

Les températures varieront entre 37°C et 42°C dans les régions côtières et sur les hauteurs. Elles grimperont jusqu’à 43°C à 47°C dans le reste du pays, sous l’effet du sirocco.

Le vent soufflera de secteur Est, faible à modéré dans l’ensemble, mais deviendra relativement fort durant l’après-midi près des côtes ainsi que dans le Sud.

Des orages attendus dans l’Ouest

Le temps restera peu nuageux sur la majorité du territoire durant la matinée. Dans l’après-midi, les nuages deviendront toutefois plus denses dans les régions occidentales du Nord et du Centre.

Des cellules orageuses accompagnées de pluies pourront alors se développer localement, apportant une évolution temporaire des conditions météorologiques dans ces zones malgré les fortes chaleurs.

La mer sera peu agitée à agitée. Une dégradation est notamment attendue en fin de journée au large des côtes nord, où les conditions maritimes pourraient devenir plus difficiles.

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Naufrage au large de Zarzis : Le bilan atteint 12 morts, deux personnes toujours disparues

Le bilan du naufrage d’une embarcation au large de Zarzis s’est alourdi à douze morts, selon une actualisation de la Direction générale de la Garde nationale. Sur les 15 occupants du bateau, un seul a survécu tandis que deux personnes restent portées disparues. Les recherches se poursuivent alors qu’une enquête judiciaire a également été ouverte pour déterminer les circonstances du drame.

Neuf corps repêchés dimanche

Les opérations de recherche menées au large de Zarzis ont permis de récupérer neuf corps supplémentaires dimanche, après trois dépouilles repêchées la veille.

Le bilan atteint ainsi douze morts, sur les quinze personnes qui se trouvaient à bord de l’embarcation. Une personne a été secourue et deux autres restent introuvables.

Les unités mobilisées poursuivent les opérations de ratissage en mer afin de localiser les deux personnes portées disparues. Plusieurs moyens avaient été engagés depuis le début des recherches, notamment des unités maritimes ainsi que des moyens aériens.

Un survivant, deux disparus

Le nouveau bilan permet désormais d’établir une répartition précise des quinze occupants : 12 décès, un survivant et deux disparus.

Cette actualisation marque une nette évolution par rapport aux premières informations communiquées après le naufrage. L’article initial publié par Webdo faisait notamment état de deux corps retrouvés et de douze personnes portées disparues avant les nouvelles opérations de récupération.

Les recherches restent donc en cours et pourraient encore faire évoluer le bilan définitif.

Une enquête judiciaire ouverte

Parallèlement aux opérations de recherche, le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire à la suite du naufrage.

Confirmée par le porte-parole officiel de la Direction générale de la Garde nationale, Houssem Eddine Jebabli, cette procédure porte sur des faits liés au franchissement clandestin des frontières maritimes ayant entraîné la mort.

L’enquête doit notamment permettre d’établir les circonstances précises du naufrage et de déterminer les éventuelles responsabilités liées à cette traversée clandestine.

Les recherches se poursuivent

Alors que le bilan humain s’alourdit, les autorités poursuivent les opérations pour tenter de retrouver les deux personnes encore portées disparues.

Les familles concernées sont informées de l’évolution des recherches, tandis que les dépouilles récupérées font l’objet des procédures nécessaires avant leur remise aux familles.

Ce nouveau drame vient une nouvelle fois illustrer les risques auxquels sont exposées les personnes qui prennent la mer à bord d’embarcations précaires dans l’espoir de rejoindre l’Europe.

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Tunisie-Algérie : Saïed et Tebboune affichent leur unité

Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est entretenu dimanche après-midi par téléphone avec son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune. Les deux dirigeants ont réaffirmé leur détermination commune à faire face aux défis dans un contexte régional et international marqué par des évolutions rapides et imprévisibles. Ils ont également renouvelé leur volonté d’œuvrer ensemble dans tous les domaines, dans l’intérêt des deux peuples.

Une nouvelle concertation entre Tunis et Alger

Selon un communiqué de la Présidence de la République, l’entretien entre Kaïs Saïed et Abdelmadjid Tebboune a porté sur la nécessité de poursuivre l’action commune face aux différents défis auxquels sont confrontés les deux pays.

Les deux chefs d’État ont insisté sur la volonté de maintenir et de renforcer la coopération bilatérale, sans qu’aucun dossier particulier ne soit détaillé dans le communiqué de la Présidence de la République.

Cet échange intervient toutefois dans un contexte où les relations tuniso-algériennes ont récemment été marquées par plusieurs déclarations du président algérien consacrées à la stabilité et à la sécurité de la Tunisie.

Tebboune avait alerté sur les risques de déstabilisation

Fin juillet, Abdelmadjid Tebboune avait affirmé que la Tunisie pouvait être la cible de tentatives de déstabilisation en raison de sa proximité avec l’Algérie. Il avait notamment estimé que ceux qui chercheraient à fragiliser la Tunisie pourraient ensuite s’en prendre à l’Algérie.

Le président algérien avait également tenu un discours particulièrement ferme concernant le recours au terrorisme contre la Tunisie, affirmant que l’Algérie ne resterait pas passive face à une telle menace.

Ces déclarations avaient été présentées à Alger comme relevant de la défense d’un intérêt sécuritaire commun, la stabilité de la Tunisie étant considérée comme étroitement liée à celle de l’Algérie. Elles avaient néanmoins suscité différentes lectures en Tunisie, certains observateurs s’interrogeant sur les destinataires exacts du message de Tebboune.

Un partenariat présenté comme constant

L’entretien de dimanche s’inscrit ainsi dans la continuité d’une relation bilatérale que Tunis et Alger souhaitent maintenir à un niveau élevé.

Kaïs Saïed et Abdelmadjid Tebboune ont réaffirmé leur volonté « profonde et constante » d’œuvrer ensemble dans tous les domaines, dans l’intérêt des deux peuples frères.

Au-delà des questions sécuritaires, cette coopération couvre notamment des dimensions économiques, énergétiques et politiques. La séquence récente a également illustré la solidarité entre les deux pays, l’Algérie ayant notamment apporté son soutien à la Tunisie lors de sa crise électrique de l’été.

Le nouvel échange entre les deux présidents vient donc confirmer, sans annoncer de nouvelle décision particulière, la volonté de Tunis et d’Alger de maintenir une concertation étroite dans un environnement régional jugé de plus en plus incertain.

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Poste Tunisienne : Une vidéo virale dénonçant une présumée escroquerie déclenche une enquête

Une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux a conduit la Poste Tunisienne à réagir dimanche, après la mise en cause présumée d’un de ses agents dans une affaire impliquant une femme âgée. L’établissement public affirme avoir engagé les procédures nécessaires pour déterminer les circonstances de l’incident et établir les éventuelles responsabilités, alors que la vidéo montre une scène présentée comme une tentative de prélèvement indu lors d’une opération de retrait.

Une vidéo qui provoque l’indignation

L’affaire a commencé avec la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo relayée par la famille d’une retraitée. Selon les témoignages rapportés autour de cette séquence, le fils de la femme aurait remarqué des mouvements bancaires qu’il jugeait inhabituels et aurait décidé de surveiller discrètement une opération de retrait effectuée par sa mère.

La vidéo est ensuite devenue virale, suscitant de nombreuses réactions et mettant directement en cause un agent postal. Selon les éléments rapportés par la famille, celui-ci aurait prélevé une somme supérieure à celle demandée à la cliente, sans l’en informer, dans ce qui est présenté comme une tentative de détourner une somme à son profit.

Toujours selon ces témoignages, l’intervention du fils aurait conduit l’agent à restituer un surplus de 32 dinars.

À ce stade, ces éléments restent toutefois soumis aux vérifications annoncées par la Poste Tunisienne.

La Poste lance les vérifications nécessaires

Face à l’ampleur prise par l’affaire, la Poste Tunisienne a indiqué traiter le dossier « avec tout le sérieux et la responsabilité requis ». L’établissement public affirme avoir engagé les procédures nécessaires afin de vérifier les circonstances de l’incident et de déterminer les responsabilités.

La réaction de la Poste se veut également équilibrée. Elle rappelle son attachement à la protection de ses agents contre toute forme de diffamation, tout en affirmant qu’aucun manquement dont la responsabilité serait établie ne sera toléré.

L’établissement précise ainsi que les mesures appropriées seront prises à la lumière des résultats de l’enquête et que la loi sera appliquée à l’encontre de toute personne dont la responsabilité serait confirmée, conformément à la législation en vigueur.

Le respect du client au cœur de la réponse

Au-delà de cette affaire particulière, la Poste Tunisienne rappelle les principes qui doivent encadrer la relation entre ses agents et les usagers.

Le respect du client, la qualité de l’accueil et du traitement ainsi que l’éthique du service public et le respect des règles professionnelles constituent, selon l’établissement, des principes fondamentaux auxquels elle ne saurait déroger.

Cette affaire intervient ainsi à la croisée de deux exigences : protéger les usagers, notamment les personnes vulnérables, contre d’éventuels abus, tout en évitant de condamner un agent avant que les faits ne soient officiellement établis.

L’enquête annoncée devra désormais permettre de déterminer précisément ce qui s’est produit lors de cette opération et, le cas échéant, d’identifier les responsabilités.

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Tunisie : Les températures grimpent jusqu’à 47°C, des orages attendus dans le Centre-Ouest

La chaleur s’intensifie ce dimanche 23 août en Tunisie, avec des températures maximales comprises entre 37 et 47 °C selon les régions. Le mercure atteindra ses niveaux les plus élevés dans les zones soumises au sirocco, tandis que des cellules orageuses locales accompagnées de pluies sont attendues dans l’après-midi dans l’Ouest du Centre.

Une forte hausse des températures

Le temps sera chaud et peu nuageux dans la plupart des régions du pays. Les températures sont toutefois annoncées en nette hausse, avec des maximales de 42 à 47°C dans plusieurs régions sous l’effet des vents de sirocco.

Les températures seront plus modérées sur les régions côtières est du Nord et du Centre ainsi que sur les hauteurs, où elles varieront entre 37 et 41 °C.

Cette situation confirme le retour d’un épisode de forte chaleur sur une grande partie du pays, après une période marquée par des variations sensibles des températures.

Des orages localisés dans l’Ouest du Centre

Malgré cette situation largement dominée par la chaleur, le ciel ne sera pas totalement dégagé partout. Des cellules orageuses locales sont attendues dans les régions ouest du Centre au cours de l’après-midi.

Ces développements orageux pourront être accompagnés de pluies, créant un contraste marqué avec les températures élevées enregistrées dans les autres régions.

Des vents plus forts près des côtes

Les vents souffleront de secteur est dans le Nord et de secteur sud dans le Centre et le Sud. Ils seront relativement forts près des côtes et faibles à modérés dans le reste des régions.

La combinaison de températures élevées et de vents de sirocco contribuera à accentuer la sensation de chaleur dans les zones concernées.

Les conditions météorologiques resteront donc contrastées ce dimanche, avec une forte chaleur dominante sur le pays et un risque orageux localisé dans l’Ouest du Centre.

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Crise d’Ormuz : Comment l’Algérie récupère une partie du marché énergétique perdu au Moyen-Orient

La crise du détroit d’Ormuz bouleverse les approvisionnements en GPL de l’Inde et offre à l’Algérie une nouvelle fenêtre sur un marché qu’elle avait perdu. Selon trois sources commerciales citées par Reuters, Indian Oil Corporation a finalisé un accord avec Sonatrach pour importer du GPL algérien en 2027. Le contrat pourrait porter sur 45.000 à 55.000 tonnes par mois, soit potentiellement jusqu’à 660.000 tonnes sur l’année.

L’Inde revient vers Sonatrach

Ce retour n’est pas anodin. L’Inde avait abandonné quelques années auparavant son contrat à terme avec Sonatrach au profit des fournisseurs du Moyen-Orient. Mais la dégradation de la situation autour du détroit d’Ormuz a changé la donne.

New Delhi a recommencé à importer du GPL algérien dès juin 2026 et devrait en recevoir environ 110.000 tonnes en août, selon les sources commerciales citées par Reuters. Le futur accord marquerait donc le retour d’un approvisionnement régulier plutôt qu’une simple opération ponctuelle.

Ormuz oblige New Delhi à diversifier

Le mécanisme est essentiellement géopolitique. Les perturbations autour du détroit d’Ormuz ont affecté les flux de GPL en provenance du Moyen-Orient, au point de contraindre l’Inde à rationner certains approvisionnements.

Face à ce risque, New Delhi accélère la diversification de ses fournisseurs. L’Algérie bénéficie directement de ce mouvement, tout comme les États-Unis, également appelés à renforcer leur présence sur le marché indien.

L’enjeu dépasse donc largement le contrat entre Indian Oil et Sonatrach : une crise au Moyen-Orient est en train de modifier les routes d’approvisionnement d’un des principaux marchés énergétiques asiatiques.

Le prix renforce l’avantage algérien

L’Algérie dispose par ailleurs d’un argument supplémentaire : ses prix.

Selon une source commerciale citée par Reuters, le GPL algérien est actuellement moins cher que les références contractuelles de Saudi Aramco. Pour août, les prix annoncés sont de 540 dollars la tonne pour le propane et 570 dollars pour le butane, contre respectivement 620 et 640 dollars pour les références saoudiennes.

Pour un acheteur confronté à des difficultés d’approvisionnement et cherchant à sécuriser des volumes importants, cet écart renforce naturellement l’attractivité de l’offre algérienne.

Il ne faut toutefois pas parler d’un remplacement du Moyen-Orient par l’Algérie. L’Inde cherche avant tout à réduire sa dépendance à une seule zone géographique.

Les États-Unis devraient eux aussi prendre une place croissante dans ses importations de GPL, avec une part pouvant atteindre jusqu’à 25 % en 2027, selon Reuters.

Pour Sonatrach, le véritable enjeu est donc de transformer une opportunité née d’une crise en présence durable sur le marché indien.

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Éducation : 25 postes d’ingénieurs à pourvoir, les inscriptions ouvrent le 7 septembre

Le ministère de l’Éducation ouvre un concours externe pour recruter 25 ingénieurs principaux relevant du corps commun des ingénieurs des administrations publiques. Deux arrêtés publiés au JORT n°84 du 21 août fixent les spécialités recherchées, les conditions de participation et le calendrier : les inscriptions en ligne se dérouleront du 7 au 17 septembre 2026, tandis que le concours débutera le 6 octobre.

25 postes dans quatre spécialités

Le recrutement cible quatre profils d’ingénieurs. Le génie civil représente l’essentiel des besoins avec 17 postes à pourvoir.

Le ministère prévoit également 4 postes en informatique, 3 en génie électrique et 1 poste en mécanique des fluides. Au total, 25 ingénieurs principaux seront donc recrutés à l’issue du concours.

Cette répartition donne une indication claire sur les compétences recherchées par le ministère, avec une forte demande dans les domaines liés aux infrastructures, mais également dans les secteurs informatique et électrique.

Qui peut participer ?

Le concours est destiné aux candidats remplissant plusieurs conditions. Il faut notamment être titulaire du diplôme national d’ingénieur ou d’un diplôme reconnu équivalent et être inscrit au tableau de l’Ordre des ingénieurs.

La limite d’âge est fixée, en principe, à 40 ans, selon les règles réglementaires applicables au calcul de l’âge pour les concours de recrutement dans la fonction publique.

Les candidats devront donc vérifier leur éligibilité avant de déposer leur dossier, notamment en fonction de leur diplôme et de leur spécialité.

Une sélection en deux étapes

Le concours ne repose pas uniquement sur l’examen administratif des dossiers. La procédure prévoit d’abord une étude des candidatures, avant une seconde phase consacrée à un oral dans la spécialité du candidat.

Cette épreuve orale comprend une présentation de 15 minutes, suivie de 15 minutes de discussion avec le jury. Une particularité est également prévue : le candidat doit effectuer sa présentation dans une langue différente de celle utilisée lors de la discussion.

Les candidats doivent par ailleurs se conformer aux règles fixées pour l’épreuve. L’utilisation de documents ou d’appareils électroniques non autorisés est interdite et toute fraude peut entraîner l’exclusion du concours.

Trois dates à retenir

Pour les candidats intéressés, le calendrier est particulièrement simple :

  • 7 septembre 2026 : ouverture des inscriptions en ligne.
  • 17 septembre 2026 : clôture des inscriptions à distance.
  • 6 octobre 2026 : début du concours, qui se poursuivra les jours suivants.

Les inscriptions ne sont donc pas encore ouvertes : les candidats disposent de quelques jours pour préparer leurs documents avant l’ouverture de la plateforme.

Le portail officiel de candidature devra être consulté dès sa mise en ligne afin de connaître les modalités pratiques de dépôt des dossiers et les éventuelles pièces exigées.

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Eau : De l’usine de bouteilles à Nebhana, Kaïs Saïed dénonce une situation « anormale »

En visite au barrage de Nebhana, samedi 22 août 2026, le président de la République, Kaïs Saïed, a tenu un discours particulièrement sévère sur les perturbations de l’approvisionnement en eau et en électricité observées cet été. Il affirme que certains incidents ne se seraient pas produits « de manière naturelle » et évoque l’existence d’éléments documentés, sans toutefois désigner de responsables.

Cette visite s’inscrit dans une tournée non annoncée qui a conduit le chef de l’État à El Oueslatia, dans le gouvernorat de Kairouan, notamment dans une usine d’eau minérale, avant le barrage de Nebhana.

« Ce qui se passe n’est pas naturel »

Devant des responsables locaux, Kaïs Saïed a directement relié la situation de Nebhana aux difficultés rencontrées ailleurs dans le pays.

« Ce qui se passe dans plusieurs villes de la République ne s’est pas produit de manière naturelle », a-t-il déclaré en évoquant les coupures d’électricité et d’eau.

Le président a assuré disposer de « nombreux détails » sur ces incidents et affirmé que certains faits seraient documentés. Plus loin, il a également déclaré connaître « beaucoup de dessous concernant les parties qui se trouvent derrière ce phénomène ».

Ces déclarations constituent des accusations politiques importantes, mais elles ne permettent pas, à elles seules, d’établir l’existence d’actes de sabotage. Aucun élément rendu public lors de cette séquence ne permet notamment d’identifier les personnes ou structures auxquelles le président fait référence.

Kaïs Saïed avait déjà évoqué ces dernières semaines le caractère inhabituel de certaines perturbations touchant l’eau et l’électricité. Ses déclarations à Nebhana durcissent toutefois le propos en évoquant plus explicitement l’existence de parties qui seraient derrière certains incidents.

À Nebhana, des travaux annoncés dès le lendemain

La visite a également porté sur l’état du barrage et l’entretien des oueds qui l’alimentent.

Alors qu’un responsable expliquait au président que des opérations de curage devaient débuter la semaine suivante, Kaïs Saïed l’a interrompu pour demander leur démarrage immédiat : « Demain, ça commence ».

Le chef de l’État a par ailleurs estimé que la situation actuelle aurait pu être évitée si les opérations d’entretien nécessaires avaient été réalisées régulièrement. Il a notamment évoqué 2013 comme point de départ d’une longue période durant laquelle Nebhana aurait, selon lui, été insuffisamment entretenu.

L’objectif affiché est d’améliorer l’arrivée des eaux vers le barrage et de réduire les pertes. Le président a insisté à plusieurs reprises sur la nécessité de préserver les ressources hydriques disponibles.

Lire aussi : Tunisie : Eau et électricité font de juillet le mois le plus protestataire depuis onze ans⁠

De Nebhana aux quartiers privés d’eau

Cette visite intervient alors que les perturbations de l’alimentation en eau ont provoqué plusieurs mouvements de protestation au cours de l’été.

À Borj Erras, dans le gouvernorat de Mahdia, des habitants avaient notamment protesté contre des coupures prolongées. L’approvisionnement avait ensuite repris de manière limitée, à raison de quelques heures par jour dans certaines zones.

Au cours de ses échanges avec des citoyens, Kaïs Saïed a d’ailleurs été directement interpellé sur les difficultés rencontrées dans les zones situées en hauteur, où la pression disponible ne permet pas toujours à l’eau d’atteindre les habitations.

« L’eau existe et les gens souffrent de la soif », a résumé le président.

La question est désormais double : les travaux annoncés à Nebhana permettront-ils d’améliorer durablement la gestion de la ressource et, surtout, les accusations présidentielles concernant l’origine de certaines coupures seront-elles suivies d’enquêtes et d’éléments permettant d’en établir les responsabilités ?

Car selon Kaïs Saïed, même si la forte consommation estivale existe, elle ne suffit pas, selon lui, à expliquer les pénuries observées ; il demande de rechercher les dysfonctionnements et les responsabilités derrière les ruptures d’approvisionnement, refusant que des problèmes internes à l’entreprise soient présentés comme une fatalité alors que les citoyens ne trouvent plus d’eau en bouteille.

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Eau potable à Tabarka : La station à 65 MD n’est encore réalisée qu’à 30%

La future station de traitement des eaux de surface de Tabarka affiche désormais 30% d’avancement, selon un bilan présenté le 22 août. Porté par la SONEDE, le projet doit renforcer durablement l’alimentation en eau potable de la région grâce à une capacité de traitement de 400 litres par seconde, soit près de 34.500 m³ par jour. Mais sa mise en service, annoncée pour l’été 2027, ne permettra pas de répondre aux difficultés d’approvisionnement rencontrées durant l’été 2026.

Une infrastructure à 65 millions de dinars

Le projet représente un investissement d’environ 65 millions de dinars. La station est destinée à traiter les eaux de surface afin de renforcer le dispositif actuel d’alimentation en eau potable de Tabarka et des zones environnantes.

Avec un débit de 400 litres par seconde, l’installation pourra théoriquement produire près de 34.500 m³ d’eau traitée par jour si elle fonctionne à plein régime. Elle doit ainsi constituer un renfort majeur pour une région confrontée à une pression croissante sur ses ressources et ses réseaux.

Le chantier est toutefois encore loin d’être achevé. Au 22 août, son taux d’avancement atteint 30%, tandis que la fin des travaux est annoncée pour fin juillet 2027, rapporte l’Agence TAP.

Une réponse structurelle, pas une solution pour cet été

C’est le principal décalage entre le calendrier du projet et la situation actuelle sur le terrain.

À Tabarka, des difficultés d’approvisionnement persistent notamment dans les quartiers situés en hauteur, où la distribution de l’eau reste soumise à des restrictions. Ces perturbations interviennent dans un contexte de forte consommation estivale et de pression sur les infrastructures existantes.

La future station ne pourra donc pas résoudre les problèmes rencontrés durant l’été 2026. Même avec un chantier avançant conformément aux prévisions, les habitants devront attendre l’année prochaine pour voir cette nouvelle capacité entrer en exploitation.

L’enjeu immédiat reste ainsi celui de la gestion du réseau existant, tandis que la station constitue une réponse destinée à sécuriser l’approvisionnement sur le moyen et le long terme.

Zerga au cœur du dispositif

La future installation doit notamment être alimentée à partir des ressources mobilisées dans la région, avec le barrage de Zerga au cœur du dispositif annoncé.

Le choix d’une station de traitement des eaux de surface traduit surtout une évolution dans la manière de sécuriser l’approvisionnement : il ne s’agit plus uniquement de rechercher de nouvelles ressources souterraines, mais aussi de mieux valoriser les ressources disponibles en surface à travers des infrastructures de traitement adaptées.

Le projet doit ainsi permettre de transformer cette ressource en eau potable et de l’intégrer au réseau de distribution.

Le calendrier 2027 sera déterminant

Avec seulement 30% des travaux réalisés à ce stade, le respect du calendrier annoncé constituera le principal indicateur à surveiller dans les prochains mois.

La capacité prévue est significative : 400 litres par seconde, près de 34 500 m³ par jour et un investissement de 65 MD. Mais ces chiffres ne produiront leurs effets qu’une fois la station achevée et mise en service.

Pour Tabarka, le constat est donc double : une solution structurelle est bien engagée, mais elle ne répond pas encore à l’urgence actuelle.

Le prochain rendez-vous sera donc celui de l’avancement réel des travaux : passer de 30% à la mise en service dans les délais annoncés sera désormais le véritable test du projet.

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Après les délestages : Zaafrana, Bou Argoub… où en est le renforcement du réseau électrique ?

Les délestages de juillet ont brutalement rappelé la fragilité du système électrique tunisien face aux pics de consommation. Depuis, deux nouvelles infrastructures majeures ont été mises en service : la station de Zaafrana, à Kairouan, le 13 juillet, puis le poste de transformation de Bou Argoub, à Nabeul, ce 21 août. Deux projets distincts, mais qui témoignent d’un même impératif : renforcer un réseau soumis à une pression croissante.

Zaafrana, première pièce d’un programme de 17 postes

Le 13 juillet, la STEG mettait officiellement en service la station de transformation haute et moyenne tension de Zaafrana, dans le gouvernorat de Kairouan, pour un investissement proche de 25 millions de dinars.

Le projet constitue la première réalisation officiellement annoncée d’un programme national portant sur 17 postes de transformation. La station, raccordée au poste de Msaken II, doit notamment améliorer l’alimentation électrique de plusieurs délégations du sud de Kairouan et renforcer la stabilité du réseau pendant les périodes de forte consommation.

Mais cette mise en service ne constitue pas une réponse conçue en quelques semaines après les délestages. Le contrat de Zaafrana avait été signé en 2020 et le chantier avait accumulé les retards en raison de la pandémie de Covid-19 et des difficultés d’approvisionnement liées à la guerre en Ukraine.

La prochaine étape annoncée concerne Ben Guerdane, dans le gouvernorat de Médenine, suivie de Bir Chaâbane, à Kasserine.

Bou Argoub, un autre chantier stratégique

Un peu plus d’un mois après Zaafrana, c’est au Cap Bon qu’une autre infrastructure importante a été mise en service, a annoncé aujourd’hui la Radio nationale.

Le nouveau poste de Bou Argoub, d’une valeur de 47,094 millions de dinars, fonctionne à des niveaux de tension de 225/33 kV et dispose de deux transformateurs. Il est relié à Grombalia, Jebel Ressas et Bouficha par trois lignes aériennes doubles.

Son rôle est différent de celui d’une centrale électrique : le poste ne produit pas d’électricité. Il renforce la capacité du réseau à transporter, transformer et répartir l’énergie entre plusieurs zones.

Ce projet est particulièrement intéressant dans le contexte actuel car il contribue à consolider les échanges électriques entre le Cap Bon, le Grand Tunis et le Sahel.

Le problème n’est donc pas seulement de produire davantage

L’été 2026 a mis en évidence une réalité souvent moins visible : la sécurité électrique ne dépend pas uniquement des mégawatts produits par les centrales.

Lorsque la demande grimpe brutalement, notamment sous l’effet de la climatisation, il faut également disposer d’un réseau suffisamment robuste pour acheminer cette énergie vers les zones de consommation et absorber les variations de charge.

Les délestages de juillet ont justement illustré cette pression sur le système. La STEG avait alors programmé plusieurs opérations de coupure tournante afin de préserver la sécurité et la continuité du réseau.

Dans ce contexte, chaque nouveau poste de transformation constitue une pièce supplémentaire du dispositif.

Et les 15 autres postes ?

C’est désormais la question qui mérite d’être suivie.

Les sources disponibles confirment que Zaafrana est la première réalisation du programme des 17 postes et que Ben Guerdane et Bir Chaâbane figurent parmi les prochaines étapes annoncées.

Les documents techniques de la STEG permettent par ailleurs d’identifier plusieurs autres infrastructures prévues dans le cadre du développement du réseau, notamment à Skhira, Jemmal, Noyel, Sanhaja et Bir Chaâbane, avec différents niveaux de tension et raccordements.

Mais leur état d’avancement en août 2026 n’est pas suffisamment documenté dans les sources publiques consultées pour affirmer qu’elles sont déjà opérationnelles.

C’est donc moins le nombre de postes inaugurés que leur rythme réel de mise en service qui constitue désormais l’indicateur à surveiller.

Après les délestages, la question n’est plus seulement de savoir combien de projets électriques sont annoncés. Elle est de savoir combien sont effectivement entrés en exploitation, combien restent en chantier et combien attendent encore leur mise en service.

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Huile d’olive : En Afrique, la Tunisie dépend presque entièrement du marché égyptien

La Tunisie affiche des ambitions croissantes sur les marchés africains, mais la géographie de ses exportations d’huile d’olive révèle une réalité beaucoup plus concentrée. Si l’Afrique ne reçoit que 3,8 % des volumes tunisiens exportés, l’Égypte à elle seule en absorbe 3,3 %. Autrement dit, près de 87 % de l’huile d’olive tunisienne destinée au continent africain prend le chemin du marché égyptien, selon un calcul effectué à partir de la ventilation géographique des volumes exportés.

L’Égypte, presque à elle seule

Le constat est saisissant. Sur les 3,8 % des volumes d’huile d’olive tunisienne exportés vers l’Afrique, 3,3 points correspondent à la seule Égypte, rapporte l’Observatoire national de l’Agriculture (ONAGRI).

Le calcul est simple : 3,3 % rapportés aux 3,8 % destinés au continent représentent environ 86,8 %, soit près de 87 % du débouché africain.

Derrière l’Égypte, la présence tunisienne apparaît beaucoup plus limitée et fragmentée. Le continent africain, pourtant régulièrement présenté comme un espace stratégique pour le développement des exportations tunisiennes, reste donc un marché encore marginal pour l’huile d’olive.

Une présence africaine encore très concentrée

Ce chiffre ne signifie pas que l’Égypte absorbe 87 % de l’ensemble des exportations tunisiennes d’huile d’olive. Il s’agit bien de 87 % des volumes destinés au continent africain.

La nuance est importante : l’Afrique elle-même ne représente qu’une part réduite des débouchés de l’huile d’olive tunisienne. Et, à l’intérieur de cette faible part, un seul marché concentre l’essentiel des expéditions.

Cette dépendance géographique contraste avec l’objectif de diversification des marchés et pose la question de la capacité de la Tunisie à élargir réellement ses débouchés africains au-delà de l’Égypte.

L’Arabie saoudite et la Jordanie, des marchés secondaires

La ventilation des exportations montre également que l’Arabie saoudite et la Jordanie représentent ensemble 7,7 % des volumes exportés.

Ces deux marchés occupent donc une place plus importante, à eux seuls, que l’ensemble du continent africain hors Égypte.

Le contraste souligne la concentration des débouchés tunisiens selon les zones géographiques : alors que l’Afrique ne capte qu’une faible proportion des volumes, le marché égyptien domine presque totalement cette présence continentale.

Le défi de la diversification

La forte progression récente des exportations tunisiennes d’huile d’olive masque ainsi une autre réalité : celle de la concentration géographique des marchés.

Pour la Tunisie, l’enjeu ne se limite plus à augmenter les volumes exportés. Il consiste également à diversifier les destinations, notamment sur un continent africain où la présence de l’huile d’olive tunisienne demeure, pour l’instant, largement dépendante d’un seul pays.

L’Égypte apparaît ainsi comme la porte d’entrée principale de l’huile d’olive tunisienne en Afrique. Mais au-delà de ce marché, le potentiel de diversification sur le continent reste encore largement à conquérir.

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