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Tunisie : 1 101 protestations en juillet, un record depuis 2016

La contestation sociale a fortement accéléré en Tunisie en juillet 2026. L’Observatoire social tunisien a recensé 1 101 mouvements de protestation au cours du mois, le niveau le plus élevé de la série comparative publiée depuis juillet 2016. Derrière ce record, un phénomène domine : plus de 60 % des mobilisations sont liées aux problèmes d’eau et aux coupures d’électricité.

Selon les données de l’Observatoire social tunisien, relevant du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), 373 mouvements ont été provoqués par des problèmes liés à l’eau et 305 par les coupures d’électricité.

À eux seuls, ces deux motifs représentent 678 mobilisations, soit 61,6 % de l’ensemble des mouvements recensés en juillet.

Un bond de 27 % en un mois

Avec 1 101 mouvements, juillet enregistre une hausse d’environ 27 % par rapport aux 867 protestations recensées en juin. La progression est encore plus spectaculaire par rapport à mai, qui en avait compté 411 : en deux mois, leur nombre a ainsi été multiplié par plus de 2,5.

Le niveau atteint se distingue également dans la série historique publiée par l’Observatoire. Celle-ci remonte à juillet 2016, lorsque 632 mouvements avaient été recensés. Aucun des mois de juillet observés entre 2016 et 2025 n’avait atteint le niveau enregistré cette année.

À titre de comparaison, juillet 2025 n’avait comptabilisé que 357 mouvements. En un an, leur nombre a donc plus que triplé.

L’eau et l’électricité concentrent 61,6 % des mouvements

Le chiffre global masque surtout une évolution dans les motifs de mobilisation. Les difficultés touchant directement les services essentiels occupent une place prépondérante dans le bilan de juillet.

Les problèmes liés à l’eau arrivent en tête avec 373 mouvements, devant les coupures d’électricité avec 305. Ensemble, ils représentent près de deux protestations sur trois enregistrées au cours du mois.

Ces données prennent une résonance particulière cet été alors que plusieurs régions tunisiennes connaissent des perturbations touchant l’approvisionnement en eau ou en électricité. Ces derniers jours encore, des coupures périodiques de courant ont été annoncées dans plusieurs zones afin de préserver la sécurité et l’équilibre du réseau électrique.

Le rapport ne permet pas d’établir à lui seul les causes techniques de ces perturbations. Il met en revanche en évidence leur traduction sociale : en juillet, l’accès régulier à l’eau et à l’électricité s’est imposé comme l’un des principaux foyers de mobilisation recensés en Tunisie.

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Blé : Les tensions en mer Noire mettent les importations tunisiennes sous pression

La Tunisie vient de réaliser l’une de ses meilleures campagnes céréalières depuis plusieurs années. Pourtant, les attaques contre les ports et les navires en mer Noire rappellent une réalité : le pays reste dépendant du blé importé et donc exposé aux perturbations de l’un des principaux bassins céréaliers mondiaux.

La Tunisie avertit ses fournisseurs

Selon Reuters, les attaques russes et ukrainiennes contre des ports, des terminaux céréaliers et des navires provoquent des retards et des annulations de cargaisons en pleine saison d’exportation.

Les cours de référence du blé à Chicago ont ainsi progressé de plus de 17% depuis début juillet.

La Tunisie est directement citée parmi les pays concernés. Reuters rapporte que Tunis a averti ses fournisseurs qu’elle n’accepterait pas facilement l’invocation de la « force majeure » pour justifier le non-respect de leurs engagements.

Elle n’est pas un cas isolé. L’agence cite également l’Algérie parmi les grands importateurs dépendants du blé russe et ukrainien. L’Égypte apparaît encore plus exposée : plus de 82% de ses importations de blé provenaient de Russie et d’Ukraine au premier semestre 2026.

Au Maroc comme en Tunisie, de meilleures récoltes permettent toutefois d’amortir, pour l’instant, l’impact des perturbations.

Une bonne récolte, mais toujours besoin d’importer

En juin, la récolte tunisienne 2026 devait dépasser 22 millions de quintaux de céréales.

Cette embellie réduit la vulnérabilité du pays, mais ne signifie pas que la Tunisie peut se passer du marché international, notamment pour le blé.

Dans une prévision publiée en avril, le Département américain de l’Agriculture tablait pour la campagne 2026/2027 sur une production tunisienne de 1,2 million de tonnes de blé, pour une consommation estimée à environ 3 millions de tonnes. Les importations étaient ainsi encore évaluées à 1,85 million de tonnes.

Lire aussi: Céréales : Vers l’une des meilleures récoltes de ces dernières années

Le risque vient d’abord des prix

À ce stade, la situation ne laisse pas présager de pénurie en Tunisie. Le risque immédiat réside plutôt dans le renchérissement des achats si les perturbations se prolongent.

Le blé de la mer Noire reste particulièrement compétitif. Reuters situe les cargaisons de la région autour de 260 à 280 dollars la tonne, alors que certaines alternatives australiennes atteignent 315 à 320 dollars.

Plus les difficultés dureront, plus les importateurs devront rechercher d’autres origines et se concurrencer pour les cargaisons disponibles.

La bonne récolte 2026 offre donc à la Tunisie un amortisseur appréciable, mais pas un bouclier. Après plusieurs années où la principale inquiétude venait de la sécheresse et des récoltes nationales, la pression pourrait cette fois venir des routes maritimes qui acheminent le blé jusqu’aux pays importateurs.

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Carburants : La grève surprise levée à Radès, reprise des livraisons

Mise à jour à 19h00

La grève surprise observée ce jeudi 20 août 2026 dans la zone pétrolière de Radès a été levée. Le mouvement des chauffeurs de camions-citernes avait provoqué le blocage des sorties de véhicules et interrompu temporairement les livraisons de carburants vers les stations-service.

L’information de la levée du mouvement a été rapportée dans la soirée par la TAP, quelques heures après le déclenchement de la grève.

Reprise après plusieurs heures de blocage

Depuis la matinée, les camions-citernes étaient immobilisés dans la zone pétrolière de Radès, empêchant les opérations habituelles de transport entre les dépôts et les stations-service.

Cette situation avait fait craindre des perturbations de l’approvisionnement si le mouvement venait à se prolonger. Aucune pénurie de carburant à l’échelle nationale n’avait toutefois été établie.

La levée de la grève écarte désormais le scénario d’un blocage prolongé de ce maillon important de la chaîne de distribution des hydrocarbures.

Des revendications sociales à l’origine du mouvement

La grève avait été déclenchée sur fond de revendications professionnelles des chauffeurs de camions de transport de carburants.

Le mouvement concernait notamment des questions liées aux conditions de travail et à l’application d’accords sectoriels portant sur les majorations salariales.

Son caractère soudain avait rapidement attiré l’attention en raison du rôle stratégique de la zone pétrolière de Radès dans l’approvisionnement des stations-service.

Avec la levée du mouvement, les livraisons peuvent reprendre après plusieurs heures de perturbation. Il faudra néanmoins observer le rythme de retour à la normale dans les stations éventuellement affectées par le retard accumulé au cours de la journée.

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Rentrée 2026-2027 : Ouverture des inscriptions scolaires

A l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, les parents sont appelés à effectuer une nouvelle démarche en ligne. Le ministère de l’Éducation ouvre, ce jeudi 20 août à partir de 20h00, l’opération d’inscription et de réinscription à distance pour les élèves du primaire, du cycle préparatoire et du secondaire.

Cette nouvelle campagne marque une étape importante dans la généralisation des procédures numériques liées à la rentrée. Les familles concernées devront effectuer leurs démarches via la plateforme officielle dédiée à la vie scolaire.

Une procédure désormais en ligne

L’opération concerne les élèves déjà scolarisés dans les établissements publics et appelés à poursuivre leur parcours durant l’année scolaire 2026-2027. Les parents devront donc procéder à la réinscription de leurs enfants dans les délais prévus par le ministère.

Le dispositif concerne également les opérations d’inscription destinées aux élèves qui intègrent les différents niveaux concernés, selon les modalités fixées par l’administration éducative.

Cette démarche s’inscrit dans la volonté de réduire progressivement les procédures administratives effectuées directement dans les établissements et de centraliser les opérations liées à la scolarité sur une plateforme numérique.

Plusieurs campagnes déjà lancées

Cette ouverture générale intervient après le lancement d’autres opérations d’inscription pour la prochaine rentrée.

Les inscriptions en première année primaire avaient été ouvertes plus tôt dans l’année, tandis que celles concernant les classes préparatoires, destinées notamment aux enfants nés en 2021, ont débuté le 18 août 2026.

La campagne ouverte ce jeudi soir vient ainsi compléter le calendrier des inscriptions à distance pour la prochaine année scolaire.

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Délestage en Tunisie : Plusieurs régions concernées par des coupures ce jeudi

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé qu’elle pourrait recourir, ce jeudi 20 août 2026, à des coupures périodiques et temporaires d’électricité dans plusieurs régions du pays.

Ces interruptions sont susceptibles d’intervenir entre 13h30 et 17h00, selon l’évolution de la situation sur le réseau électrique national. La STEG précise que les coupures se feront par intermittence et que chaque interruption ne devra pas dépasser deux heures.

Préserver la sécurité du système électrique

Dans son communiqué, l’entreprise explique que cette mesure exceptionnelle vise à préserver la sécurité et la continuité de fonctionnement du système électrique national, dans un contexte de forte pression sur le réseau.

Les zones concernées sont, selon les informations communiquées par la STEG, les mêmes dans différentes régions du pays, ce qui confirme que le recours au délestage ne se limite pas à une seule zone géographique, mais touche plusieurs parties du territoire tunisien.

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Cette nouvelle annonce intervient alors que la Tunisie continue de faire face à une forte consommation d’électricité, notamment en raison des températures élevées et de l’utilisation intensive des climatiseurs. Ces dernières semaines, plusieurs coupures ont déjà été enregistrées dans différentes régions, alimentant les inquiétudes des citoyens face à la capacité du réseau à répondre aux pics de demande.

Equilibre entre la production et la consommation

La STEG souligne toutefois que la mise en œuvre de ces coupures dépendra directement de la situation du réseau durant la journée et de l’équilibre entre la production et la consommation d’électricité.

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Déchets : A Béja, la Tunisie teste une méthode japonaise contre le méthane

A Béja, la gestion des déchets devient le terrain d’une expérience mêlant technologie japonaise, réduction des émissions de méthane et coopération climatique. La Tunisie déploie, avec l’appui du Japon, la méthode dite « Fukuoka » au niveau d’une unité de traitement des déchets, dans le cadre du Mécanisme de crédit conjoint (JCM) conclu entre les deux pays.

L’objectif dépasse la seule amélioration du traitement des déchets. Le projet s’inscrit dans une démarche plus large de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de développement de l’économie circulaire et de coopération internationale autour des mécanismes de l’Accord de Paris.

Béja comme laboratoire climatique

La méthode Fukuoka constitue le cœur technologique de cette expérience. Développée au Japon, elle repose sur un mode de stockage semi-aérobie des déchets destiné à favoriser la circulation de l’air dans les installations d’enfouissement.

Cette configuration permet notamment de réduire les émissions de méthane, un gaz à effet de serre particulièrement puissant, tout en améliorant les conditions de stabilisation des déchets et la gestion des eaux de drainage.

Pour la Tunisie, l’intérêt est donc double : améliorer progressivement les pratiques de gestion des déchets tout en s’attaquant à une source importante d’émissions.

Le projet de Béja ne constitue d’ailleurs pas une initiative apparue du jour au lendemain. Sa mise en œuvre s’inscrit dans le cadre d’une coopération engagée depuis plusieurs années entre les partenaires tunisiens et japonais.

Du traitement des déchets aux crédits carbone

L’autre dimension du projet est directement liée à la politique climatique internationale.

Le dispositif s’inscrit dans le cadre du Mécanisme de crédit conjoint (JCM) entre la Tunisie et le Japon, lui-même aligné sur l’article 6 de l’Accord de Paris. Ce mécanisme permet de soutenir des projets utilisant des technologies ou des savoir-faire permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

À terme, les réductions d’émissions obtenues grâce au projet peuvent ainsi être quantifiées et valorisées dans le cadre du mécanisme de coopération carbone.

Le traitement des déchets devient alors plus qu’une question environnementale locale : il s’intègre à une architecture internationale de financement et de comptabilisation de l’action climatique.

Une expérience destinée à dépasser Béja

L’intérêt du projet réside également dans sa dimension pilote. Les résultats obtenus à Béja doivent permettre d’accumuler des données, de mesurer l’efficacité de la méthode et de capitaliser sur l’expertise développée.

Cette expérience pourrait ainsi servir de référence pour d’autres territoires confrontés aux mêmes difficultés de gestion des déchets et de réduction des émissions de méthane.

C’est précisément dans cette logique qu’une session de formation a été organisée les 18 et 19 août 2026 à destination d’une délégation réunissant des représentants de plusieurs pays africains, avec le soutien d’ONU-Habitat.

L’objectif était de partager les expériences et les compétences, mais aussi de renforcer les capacités dans deux domaines désormais étroitement liés : la gestion durable des déchets et l’action climatique.

Un modèle à l’épreuve du terrain

Le véritable enjeu se situe désormais dans la capacité de cette technologie à démontrer son efficacité dans les conditions tunisiennes.

Si l’expérience de Béja permet de réduire effectivement les émissions de méthane tout en améliorant la gestion du site, elle pourrait ouvrir la voie à une diffusion plus large de la méthode.

La Tunisie ne se contente donc pas d’importer une technologie japonaise : elle cherche à faire de Béja un terrain d’expérimentation susceptible d’alimenter une coopération climatique à l’échelle africaine.

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Qatar : Jusqu’à 1500 opportunités d’emploi envisagées pour les compétences tunisiennes

Le marché de l’emploi qatari pourrait offrir de nouvelles perspectives aux compétences tunisiennes. L’Institut américain international de formation et de développement au Qatar ambitionne, à terme, de proposer près de 1500 contrats de travail dans plusieurs spécialités, allant de la cybersécurité à l’intelligence artificielle, en passant par le tourisme, l’hôtellerie et l’aviation.

C’est ce qu’a indiqué le commissaire général de l’Institut, Kamel Ahmed Henchiri, en marge d’une journée portes ouvertes consacrée aux opportunités de formation et aux contrats de travail au Qatar. L’événement a été organisé par le Centre américain de formation et de développement au Qatar, en collaboration avec l’organisation patronale tunisienne.

Selon Kamel Ahmed Henchiri, l’objectif à long terme est de diversifier les opportunités professionnelles proposées aux Tunisiens et d’atteindre environ 1 500 contrats dans plusieurs domaines. Parmi les secteurs ciblés figurent notamment la cybersécurité, la sécurité touristique, l’intelligence artificielle, l’hôtellerie, l’aviation et la plongée.

Une première promotion de 60 candidats

Dans une première phase, l’Institut prévoit toutefois de sélectionner 60 personnes qui bénéficieront d’une formation avant leur recrutement au Qatar. Les premiers contrats concerneront principalement les domaines de l’intermédiation, du commerce international et de l’intermédiation immobilière, en partenariat avec des entreprises qataries.

Les candidats retenus devraient bénéficier d’une formation pratique ainsi que de mécanismes d’accompagnement sous forme de bourses et de commissions liées aux contrats, selon les précisions fournies par le responsable de l’Institut.

Lire aussi : La diaspora rapporte près d’un dinar sur sept du budget de l’État

« Nous avons une confiance totale dans la capacité des compétences tunisiennes à faire leurs preuves sur le marché qatari », a souligné Kamel Ahmed Hanchiri, mettant en avant le niveau de qualification et le potentiel des candidats tunisiens dans un marché du travail jugé compétitif.

Des critères de sélection précis

L’accès à ces opportunités est toutefois soumis à plusieurs conditions. Les candidats doivent être âgés de 20 à 45 ans et être titulaires d’un diplôme universitaire ou d’une qualification issue d’un centre de formation professionnelle, à partir du niveau de technicien professionnel.

Un niveau intermédiaire en langue anglaise est également exigé, compte tenu des exigences du marché de l’emploi au Qatar et de la nature internationale des secteurs concernés.

Cette initiative pourrait ainsi ouvrir de nouvelles perspectives de mobilité professionnelle pour les jeunes diplômés et les techniciens tunisiens, alors que la recherche d’opportunités d’emploi à l’étranger demeure une option privilégiée par de nombreux candidats.

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Carnets Scandinaves (2) : Dans la lumière énigmatique des rues d’Oslo

Comment l’expliquer : je suis venu jusqu’ici pour simplement errer toute la nuit dans la ville et de mes yeux, observer les heures claires durant lesquelles la lumière de minuit baigne Oslo.

Minuit tapantes. Je ne me transforme pas en citrouille – sait-on jamais dans ces pays où les elfes sont légion ?

Le carillon me surprend entre Prinsens Gate et Kirke Gate. Le ciel est toujours clair têtu et une lumière très doucement bleutée imprègne l’atmosphère. Je m’en régale car autrement, s’il pleuvait, ce rendez-vous avec Oslo n’aurait pas été le même.

J’ai une pensée pour Paul Klee que la lumière tunisienne avait bouleversé et je comprends mieux son exclamation puisque je ressens une intuition similaire.

Cette lumière scandinave me fascine d’autant plus qu’elle donne toute sa charge symbolique au solstice d’été. On dirait presque qu’Apollon, le temps d’une saison, devient la divinité tutélaire d’un monde nordique dont le Walhalla regorge de héros, de druides et de dieux qui peuplent les forêts et leurs entrailles célestes.

La nuit n’est pas noire et cet entre-deux se prolonge en même temps que mes noces à Oslo. Dire que je suis venu jusqu’à ce lointain septentrion pour ces quelques instants d’énigmatique lumière.

Je reviens jusqu’à Bjorvika. Les mouettes continuent à s’ébrouer dans une semi-pénombre où il ne fait pas tout à fait nuit. Alors que les éboueurs commencent leur ronde et que les fêtards continuent à s’égayer dans les rues, je suis assis à l’ombre de la statue de Kirsten Flagstad et j’observe les couleurs changeantes de la mer.

Tout à coup, il fait plus frais. Au point où je frissonne un peu. Les mouettes continuent leurs ricanements. Je marche pour me réchauffer. Les rues sont vides et seules quelques lumières clignotent dans la solitude des enseignes. Je ne suis toujours pas rassasié et, maintenant, en attendant d’embrasser Rimbaud et l’aube d’été, j’arpente les rues d’Oslo, nimbées de mystère et peuplées de bâtisses aux ombres massives.

Vais-je marcher toute la nuit comme m’y invite le froid qui se répand ? Peut-être trouver un abri de fortune en attendant de voir la pleine lumière renaître ?

Aucune envie de dormir. Assailli par une boulimie d’écrire, je me contente, en attendant de rédiger, de quelques notes orales enregistrées sur mon smartphone. En fait, je remplis mon contrat avec Oslo, un accord simple qui consiste à errer vingt-quatre heures dans la ville avant de reprendre le train pour Malmö.

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Le business de la bière rapporte gros en Tunisie : 271,5 MD en six mois

La bière s’impose une nouvelle fois comme l’un des principaux moteurs économiques de la Société de fabrication des boissons de Tunisie (SFBT). Les résultats financiers du premier semestre 2026 mettent en lumière le poids considérable de cette activité dans les performances du groupe.

Au terme des six premiers mois de 2026, la SFBT a réalisé un chiffre d’affaires de 379,2 millions de dinars, en hausse de 6% sur un an. Son résultat net a atteint 185 millions de dinars, contre 169,6 millions de dinars au premier semestre 2025, soit une progression de 9%. Son résultat d’exploitation s’est, quant à lui, établi à 96 millions de dinars, en hausse de 19,5%. Mais derrière ces performances globales, c’est surtout l’activité bière qui retient l’attention.

Plus de 270 millions de dinars générés par la bière

Selon les données relatives à l’activité de la SFBT, les revenus issus de la bière ont atteint environ 271,5 millions de dinars au premier semestre 2026. À elle seule, cette activité représente ainsi une part majeure des revenus du groupe.

La progression est également significative : les revenus de la bière ont augmenté de plus de 11% sur un an, tandis que les volumes commercialisés ont atteint environ 78,3 millions de litres au cours des six premiers mois de l’année.

Autrement dit, en moyenne, près de 13 millions de litres de bière ont été écoulés chaque mois sur le marché et à travers les différents circuits de commercialisation.

Cette dynamique montre que la performance du secteur ne repose pas uniquement sur les prix. Les volumes eux-mêmes progressent fortement, confirmant le poids de la consommation de bière dans l’activité de la SFBT.

Un marché essentiellement tunisien

L’essentiel de cette activité reste réalisé sur le marché local. Les revenus de la bière locale ont atteint environ 266,7 millions de dinars au premier semestre 2026, contre 241,9 millions de dinars durant la même période de 2025.

Les exportations restent beaucoup plus modestes, avec environ 4,7 millions de dinars de revenus. Elles connaissent toutefois une progression spectaculaire de plus de 115% sur un an.

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Le marché tunisien demeure donc le véritable cœur du business brassicole de la SFBT.

185 millions de dinars de bénéfice, mais pas uniquement grâce à la bière

La performance de la bière doit toutefois être distinguée du résultat net global du groupe. Les 185 millions de dinars de bénéfice ne proviennent pas exclusivement de cette activité.

La SFBT dispose en effet d’un portefeuille diversifié dans les boissons, mais également d’importants revenus financiers. Au premier semestre 2026, ses produits financiers nets ont bondi de 163,6%, à 13,5 millions de dinars, tandis que les produits des placements se sont élevés à 106,5 millions de dinars.

Il serait donc incorrect d’affirmer que « la bière a rapporté 185 millions de dinars de bénéfice ». En revanche, les chiffres montrent clairement que la bière constitue l’un des principaux piliers de l’activité commerciale de la SFBT.

Un business qui pèse lourd

Avec plus de 270 millions de dinars de revenus en seulement six mois et près de 80 millions de litres commercialisés, la bière représente un marché particulièrement important pour le groupe.

La progression simultanée des volumes et des revenus donne surtout une indication sur la solidité de cette activité en Tunisie : malgré les débats récurrents autour du pouvoir d’achat, de la fiscalité et de la consommation, le marché brassicole continue de générer des revenus considérables.

La performance semestrielle de la SFBT permet ainsi de mesurer, en chiffres, le poids économique d’un produit dont la consommation reste largement ancrée dans le marché tunisien.

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Prix de l’eau : Les producteurs saluent le plafonnement à 850 millimes

Le prix de vente de la bouteille d’eau minérale et d’eau conditionnée fait désormais l’objet d’un plafonnement à 850 millimes, une mesure considérée comme favorable au consommateur par les professionnels du secteur, alors que des dépassements avaient été constatés ces dernières semaines.

Le président de la Chambre syndicale des producteurs de boissons non alcoolisées, Laassad Mezah, a affirmé ce jeudi que la fixation du prix maximum de vente au public à 850 millimes constitue « un acquis » et répond à l’intérêt des consommateurs. Il a notamment relevé que certaines bouteilles étaient récemment proposées à un dinar, voire davantage, dans certains points de vente.

Intervenant sur les ondes de Jawhara FM, Mezah a assuré que les entreprises productrices continuent d’approvisionner régulièrement le marché en eau conditionnée. Il a également écarté tout lien entre l’approvisionnement et la hausse des prix observée dans certains commerces.

Selon lui, les producteurs n’ont formulé aucune demande visant à augmenter les prix de vente, et ce malgré la progression des coûts de production.

Une marge de distribution plafonnée à 15%

Le responsable professionnel a par ailleurs expliqué que la dernière décision du ministère du Commerce prévoit un plafonnement de la marge bénéficiaire de distribution à 15%, aussi bien au niveau du commerce de gros que du commerce de détail.

Cette disposition devrait permettre, dans certains cas, aux consommateurs d’acheter l’eau en bouteille à un prix inférieur au plafond de 850 millimes.

Pas de baisse de la production

Concernant les pénuries persistantes signalées dans plusieurs régions, Laassad Mezah a démenti une baisse du rythme de production par rapport à l’année précédente.

Il a toutefois reconnu l’existence de perturbations ponctuelles et limitées liées aux coupures d’électricité. Pour le reste, il attribue principalement les tensions sur l’approvisionnement à l’épuisement des stocks régulateurs constitués avant le mois de juin, dans un contexte marqué par une hausse exceptionnelle des températures et une augmentation importante de la consommation d’eau.

Lire aussi : Eau minérale : Après les pénuries, l’État plafonne les prix

Le président de la Chambre syndicale a enfin indiqué qu’une coordination quotidienne est assurée avec le ministère du Commerce afin d’orienter les volumes produits et de répartir les quantités disponibles de manière équilibrée entre les différentes régions, avec pour objectif de couvrir les besoins des consommateurs.

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Philofest An 5 : Comment repenser la liberté ?

Le Nabeul Book Club organise la cinquième édition du Philofest du 21 au 23 août avec la participation de nombreux invités.

Le thème choisi pour cette édition est celui de la liberté face à nos choix, nos limites et notre époque.

Le Philofest se définit comme un espace de pensée critique, de création artistique et de réflexion collective.

Après avoir exploré lors des éditions antérieures, les thèmes de la démocratie, du corps, du bonheur et de l’amour, Philofest ouvre un nouveau cycle de réflexion autour de trois grandes questions :

  • L’art est-il un espace de liberté radicale ?
  • Sommes-nous libres par nature ou apprenons-nous à le devenir ?
  • Quelle place reste-t-il pour notre liberté dans un monde façonné par les contraintes sociales, économiques et culturelles ?

Pendant trois jours, philosophes, artistes, écrivain·es et citoyen·nes croiseront leurs regards pour questionner nos certitudes, confronter les idées et construire une réflexion commune.

Organisé par le Nabeul Book Club, fort de plus de dix ans d’engagement culturel, le Philofest est devenu un espace où la philosophie quitte les livres pour rencontrer l’art, la société et les préoccupations de notre époque.

À suivre du 21 au 23 août à l’espace Jeelen à Nabeul.

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Mouled : La grande Kharja de la médina de Tunis à partir de 9h30

A l’occasion des festivités du Mouled, la médina de Tunis sera sillonnée par une importante procession (kharja) qui prendra son départ mardi 25 août à 9h30 de la zaouia de Sidi Mahrez.

La procession se déroulera en direction de la rue du Pacha pour aboutir à la zaouia de Sidi Ben Arous. Plusieurs ensembles de musique spirituelle participeront à cette kharja de la Mouloudia.

Notons que cet événement est organisé sous l’égide du ministère des Affaires culturelles et de la Ville de Tunis avec l’appui de l’Office national du Tourisme tunisien.

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Animaux errants en Tunisie : Une association saisit le ministère des Affaires religieuses contre deux prédicateurs

Une association de protection animale à Sousse a engagé une démarche officielle contre deux prédicateurs religieux, l’un exerçant à Sousse et l’autre à Sfax, à la suite de propos tenus dans plusieurs tribunes et émissions télévisées au sujet des animaux errants.

L’avocate près la Cour d’appel, Yosr Aoun, représentant l’association « Rahma » pour la protection des animaux à Sousse, a annoncé avoir déposé une plainte auprès du ministère des Affaires religieuses. La démarche vise des déclarations et des appels qui, selon elle, inciteraient à ne plus nourrir ou abreuver les animaux errants et justifieraient, dans certains cas, leur empoisonnement ou leur mise à mort.

Intervenant jeudi sur Jawhara FM, l’avocate a estimé que les discours concernés dépassaient la simple expression d’un avis sur la gestion des animaux errants. Elle a notamment dénoncé des propos présentant le fait de nourrir ou d’abreuver ces animaux comme une diminution des bonnes actions, ainsi que des expressions jugées offensantes à l’égard des propriétaires d’animaux et des militants engagés dans leur protection.

Un recours d’abord administratif

Pour l’association, le choix a, dans un premier temps, été de saisir le ministère des Affaires religieuses, en tant qu’autorité de tutelle. L’objectif est d’obtenir une correction de ce discours et la publication d’une prise de position appelant au respect de la compassion envers les animaux.

Lire aussi : Abattage des chiens errants : Appel à un sit-in devant le Parlement

Yosr Aoun a souligné l’influence morale dont disposent les prédicateurs auprès d’une partie du public, estimant nécessaire d’intervenir rapidement afin d’éviter que certains discours ne soient interprétés comme une légitimation de la violence contre les animaux errants.

La voie judiciaire n’est toutefois pas écartée. Selon l’avocate, l’absence de réaction de la part du ministère pourrait conduire l’association « Rahma » à saisir la justice.

Un vide juridique pointé du doigt

Au-delà de cette affaire, la plainte remet sur la table la question de la protection juridique des animaux en Tunisie et, plus particulièrement, celle des animaux errants. L’avocate a ainsi appelé à combler ce qu’elle considère comme un vide législatif concernant la criminalisation de l’incitation au meurtre ou à la maltraitance des animaux.

La question des chiens et chats errants demeure un sujet sensible dans plusieurs villes tunisiennes, où les préoccupations liées à la sécurité publique et à la santé coexistent avec les revendications des associations de protection animale. Cette nouvelle démarche pourrait ainsi relancer le débat sur les méthodes à adopter pour gérer les populations animales errantes, entre campagnes de stérilisation, prise en charge, vaccination et respect du bien-être animal.

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Tunisie – Météo : Jusqu’à 42°C et un sirocco attendu ce jeudi

La chaleur reste bien installée en Tunisie ce jeudi 20 août 2026. Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), les températures maximales varieront entre 32 et 37°C sur les régions côtières et les hauteurs, et entre 37 et 42°C dans le reste du pays, avec la poursuite du sirocco.

Le ciel sera peu nuageux sur l’ensemble du territoire. Le vent soufflera du secteur est, faible à modéré, avant de se renforcer relativement au cours de l’après-midi près des côtes est. La mer sera peu agitée à localement agitée sur les côtes orientales.

Une chaleur encore marquée à l’intérieur du pays

Si les zones côtières bénéficieront de températures relativement plus modérées, l’intérieur et plusieurs régions du sud continueront d’affronter une chaleur soutenue, avec des maximales pouvant atteindre 42°C, sous l’effet du sirocco.

Cette configuration météorologique prolonge ainsi les conditions estivales chaudes qui continuent de dominer sur une grande partie du pays en cette deuxième moitié du mois d’août.

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La France inscrit le droit à l’aide à mourir dans la loi : Un tournant historique pour la fin de vie

La loi relative au droit à l’aide à mourir, définitivement adoptée par le Parlement francais le 15 juillet dernier et validée par le Conseil constitutionnel le 14 août, est désormais entrée dans l’ordre juridique français après sa promulgation et sa publication au Journal officiel.

Cette évolution marque l’aboutissement de plusieurs années de débats politiques, médicaux, éthiques et sociétaux. Pour la première fois, la législation française reconnaît un droit permettant, dans des circonstances strictement définies, à un patient de demander à recourir à une substance létale afin de mettre fin à ses souffrances.

Un droit réservé à des situations médicales précises

L’aide à mourir n’est toutefois pas un droit général permettant à toute personne de choisir librement de mettre fin à ses jours. La loi fixe cinq conditions cumulatives pour pouvoir y accéder.

Le demandeur doit être majeur, de nationalité française ou résider en France de manière stable et régulière. Il doit également souffrir d’une affection grave et incurable engageant son pronostic vital, à un stade avancé ou terminal.

La personne doit, en outre, présenter une souffrance physique ou psychologique constante, réfractaire aux traitements ou considérée comme insupportable par elle-même. Enfin, elle doit être capable d’exprimer une volonté libre et éclairée.

L’auto-administration comme principe

Le nouveau dispositif repose en priorité sur l’auto-administration du produit létal par le patient lui-même. Lorsque son état physique ne lui permet pas d’effectuer ce geste, l’administration pourra être réalisée par un médecin ou un infirmier, selon les conditions prévues par la loi.

Avant toute décision, la demande doit faire l’objet d’une évaluation médicale et d’une procédure collégiale. Un délai de réflexion est également prévu avant la réalisation de l’acte, tandis que la personne conserve la possibilité de revenir sur sa décision.

Le Conseil constitutionnel apporte trois précisions

La dernière grande étape avant l’entrée en vigueur de la loi s’est jouée devant le Conseil constitutionnel. Saisi par plusieurs autorités et groupes parlementaires, celui-ci a jugé le texte conforme à la Constitution, tout en formulant trois réserves d’interprétation.

Les Sages ont notamment précisé les garanties applicables aux majeurs protégés. Ils ont également étendu la clause de conscience aux pharmaciens, qui peuvent refuser de participer à la préparation de la substance létale.

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Le Conseil constitutionnel a aussi reconnu, sous certaines conditions, la possibilité pour des établissements privés, notamment confessionnels, de ne pas autoriser la réalisation d’une aide à mourir dans leurs locaux.

Une réforme qui continue de diviser

Malgré son adoption définitive, la réforme reste profondément controversée en France. Ses défenseurs y voient une avancée majeure de l’autonomie individuelle et de la liberté de choisir sa fin de vie face à des souffrances devenues insupportables.

Ses opposants, notamment dans une partie du monde médical, religieux et associatif, redoutent en revanche les conséquences de cette évolution pour les personnes les plus vulnérables et soulignent la nécessité de garantir, parallèlement, un accès effectif aux soins palliatifs.

L’adoption de cette loi constitue ainsi moins la fin du débat que le début d’une nouvelle phase : celle de sa mise en œuvre concrète et de l’évaluation de ses conséquences sur le système de santé français et sur l’accompagnement de la fin de vie.

Avec cette législation, la France rejoint désormais les pays ayant mis en place, sous différentes formes et avec des règles propres à chaque système juridique, des mécanismes autorisant une assistance médicalisée à mourir.

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Coupures d’électricité : Au-delà de la canicule, le spectre d’une crise structurelle du système énergétique tunisien

Les coupures d’électricité qui se multiplient en Tunisie ne seraient pas seulement la conséquence des vagues de chaleur et de l’explosion de la consommation durant l’été. Elles traduiraient surtout une fragilité plus profonde du système énergétique national, marquée par l’absence de marges de sécurité suffisantes et un déficit d’investissement dans les capacités de production.

C’est le diagnostic dressé jeudi 20 août 2026 par l’ingénieur et expert en énergie Fouad Ali, lors d’une intervention sur Jawhara FM.

Selon lui, les épisodes de délestage et les interruptions périodiques de l’alimentation électrique constituent le symptôme d’une « crise structurelle continue » de la filière énergétique tunisienne.

Un système sans véritable marge de sécurité

Fouad Ali estime que le système tunisien de production d’électricité fonctionne durant l’été avec des marges de manœuvre particulièrement réduites. La Tunisie reste ainsi dépendante des importations d’énergie et de gaz en provenance d’Algérie pour répondre aux pics de demande.

Or, cette dépendance devient problématique lorsque l’Algérie connaît elle-même une forte hausse de sa consommation électrique. Les deux pays étant confrontés à des conditions climatiques similaires, notamment à de fortes températures et à des taux d’humidité élevés, la capacité d’assistance disponible du côté algérien peut se réduire au moment même où la demande tunisienne atteint ses niveaux les plus élevés.

Dans ces conditions, la Tunisie peut être contrainte de recourir au délestage, c’est-à-dire à des coupures temporaires et ciblées destinées à éviter une surcharge générale du réseau.

Pourquoi la fin août est particulièrement sensible

L’expert souligne également que la capacité effective de production du réseau électrique tend généralement à être plus faible à la fin du mois d’août qu’en juillet.

Plusieurs facteurs techniques et physiques expliqueraient cette situation. L’augmentation de l’humidité maritime peut notamment réduire l’efficacité du refroidissement de certaines unités de production. Parallèlement, les climatiseurs domestiques perdent eux aussi une partie de leur efficacité lorsque les conditions de chaleur et d’humidité deviennent extrêmes, poussant les ménages à augmenter davantage leur consommation.

À cela s’ajoute le retour estival de nombreux Tunisiens résidant à l’étranger, qui contribue à accroître la demande nationale en électricité. Le réseau subit également les effets de plusieurs semaines de fortes sollicitations durant les vagues de chaleur successives.

Cette combinaison de facteurs place ainsi le système électrique sous une pression maximale à une période où ses capacités disponibles peuvent, paradoxalement, être plus limitées.

Des températures attendues à plus de 40 degrés

Fouad Ali a par ailleurs mis en garde contre la possibilité d’une aggravation des perturbations au cours de la période à venir, avec des températures qui pourraient dépasser les 40 degrés et atteindre localement entre 45 et 47 degrés.

Pour l’expert, la réponse à cette situation ne peut pas se limiter à une gestion ponctuelle des crises ou à des mesures prises dans l’urgence à chaque nouvel épisode de canicule.

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« Le problème fondamental est celui du manque d’investissement », a-t-il en substance souligné.

Selon ses estimations, les investissements de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) auraient enregistré une baisse de 87 % au cours des cinq dernières années. Un recul qui aurait privé le réseau du développement de nouvelles capacités de production et accentué l’écart entre l’évolution de la demande et les moyens disponibles pour y répondre.

L’urgence de nouveaux investissements

Face à cette situation, l’expert appelle les autorités à revoir leurs orientations et à accélérer les investissements dans le secteur énergétique.

Il plaide notamment pour la recherche de solutions concernant le dossier des autorisations et des procédures qui freinent le lancement de nouveaux projets, ainsi que pour l’accélération de la construction de nouvelles centrales de production conventionnelles.

Au-delà des épisodes de chaleur, la question des coupures d’électricité renvoie donc à un défi plus large : celui de la capacité de la Tunisie à sécuriser durablement son approvisionnement énergétique. Car si les températures extrêmes agissent comme un accélérateur de la crise, elles ne seraient, selon Fouad Ali, que le révélateur d’un déséquilibre installé depuis plusieurs années entre la croissance des besoins et le rythme des investissements dans les infrastructures énergétiques.

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Canicule et délestages : Les Tunisiens redoutent un week-end difficile

Après un relatif répit, la chaleur s’apprête à reprendre ses droits en Tunisie. À l’approche du week-end des 22 et 23 août, les prévisions météorologiques annoncent une remontée sensible des températures, avec un épisode particulièrement chaud attendu dans plusieurs régions du pays. Une perspective qui ne laisse pas les Tunisiens indifférents, tant les dernières vagues de chaleur ont été associées à une forte pression sur le réseau électrique et à des coupures tournantes.

Selon les prévisions rapportées à partir des données de l’Institut national de la météorologie (INM), les températures devraient amorcer une nouvelle hausse à partir de samedi. La chaleur devrait s’intensifier dimanche et se prolonger lundi, avec des maximales pouvant atteindre 46°C dans certaines régions de l’intérieur et du Sud. Une baisse est ensuite attendue à partir du mardi 25 août.

Un week-end qui s’annonce difficile

Pour de nombreux Tunisiens, cette nouvelle hausse du mercure intervient dans un contexte particulier. Le pays garde encore en mémoire les épisodes de chaleur extrême du mois de juillet et les importantes perturbations électriques qui les ont accompagnés.

La multiplication des climatiseurs et autres appareils de refroidissement lors des pics de chaleur entraîne mécaniquement une hausse de la demande en électricité. Or, lorsque la consommation se rapproche ou dépasse les capacités disponibles du système, le risque de délestage devient une réalité.

La STEG a déjà eu recours, au début du mois d’août, à des coupures tournantes dans plusieurs régions afin de préserver la stabilité et la continuité du réseau électrique. Certaines interruptions avaient été programmées durant les heures les plus sensibles, notamment entre midi et la fin de l’après-midi, période correspondant généralement aux pics de consommation liés à l’utilisation intensive de la climatisation.

La chaleur et le spectre des coupures

À ce stade, aucune annonce officielle ne permet d’affirmer que des délestages auront lieu durant ce week-end. Mais la remontée annoncée des températures fait inévitablement resurgir les inquiétudes.

Lire aussi : Tunisie : La chaleur revient en force dès samedi, jusqu’à 46°C dimanche et lundi

Le lien entre les fortes chaleurs et la pression exercée sur le système électrique s’est particulièrement illustré au cours de l’été. La Tunisie a déjà connu des températures proches de 49°C, tandis que la demande électrique augmentait fortement sous l’effet de la climatisation. Le pays a alors été confronté à des coupures et à des perturbations qui ont fortement marqué l’opinion publique.

La question est donc désormais dans tous les esprits : le réseau électrique pourra-t-il absorber sans difficulté ce nouveau pic de consommation ?

Un été qui semble ne pas vouloir finir

Cette séquence de chaleur s’inscrit, par ailleurs, dans une tendance climatique plus large. Les prévisions saisonnières de l’INM indiquent que la période août-octobre 2026 devrait être caractérisée par des températures globalement supérieures aux normales saisonnières sur le territoire tunisien.

Pour les Tunisiens, le week-end qui arrive pourrait ainsi être particulièrement sensible. Entre la nécessité de supporter des températures parfois étouffantes et l’inquiétude liée à une éventuelle interruption de l’alimentation électrique, beaucoup espèrent que le thermomètre ne mettra pas une nouvelle fois le réseau national sous tension.

La météo sera donc suivie de près, tout comme les éventuelles communications de la STEG. Car après un été marqué par la canicule et les coupures, la hausse annoncée des températures ne constitue plus seulement une information météorologique : elle ravive aussi la crainte d’un nouveau week-end sous le signe des délestages.

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Tunisie : La Kasbah fixe ses priorités économiques pour 2027

La Tunisie prépare les grandes orientations de sa politique économique pour 2027. Réuni mercredi 19 août 2026 au palais du gouvernement à la Kasbah, un Conseil ministériel présidé par la cheffe du gouvernement, Sara Zaafrani Zenzri, a été consacré à l’examen du projet de balance économique pour l’année 2027.

Présentée comme un document d’orientation majeur, cette balance économique doit traduire les choix économiques et sociaux de l’État et définir les priorités nationales à travers les programmes et projets destinés à promouvoir un développement global et équitable ainsi qu’à soutenir la croissance.

La cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d’assurer une cohérence entre la balance économique 2027, le Plan de développement 2026-2030, le projet de loi de finances et le budget de l’État pour 2027.

Investissement, projets et création de richesse au cœur des priorités

Le gouvernement entend poursuivre ses efforts en faveur de l’investissement et de la création de richesse, tout en accélérant la réalisation des projets publics et privés. L’amélioration de la compétitivité de l’économie tunisienne figure également parmi les principales priorités, dans un contexte international marqué par une multiplication des incertitudes et des chocs économiques.

Selon la présidence du gouvernement, la préparation des documents économiques et budgétaires pour 2027 devra notamment tenir compte du maintien de l’incertitude mondiale à des niveaux élevés, du ralentissement de la croissance internationale, de la volatilité des prix des matières premières et des hydrocarbures, de la prudence des politiques monétaires mondiales et de l’accélération des investissements dans le numérique.

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté lors du Conseil un exposé détaillé sur le projet de balance économique. Il a notamment souligné que l’évolution de l’économie mondiale durant la période 2025-2026 témoigne d’une phase de volatilité accrue, caractérisée par des incertitudes géopolitiques, économiques et commerciales ainsi que par des pressions sur le commerce international, l’investissement et les chaînes d’approvisionnement.

Une croissance de 2,4 % au premier semestre 2026

Le Conseil ministériel a également dressé un état des lieux de la conjoncture économique nationale. Le produit intérieur brut a enregistré une croissance de 2,3 % au deuxième trimestre 2026, après une progression de 1,4 % au premier trimestre. Sur l’ensemble du premier semestre, la croissance s’est établie à 2,4 %.

Les performances des différents secteurs demeurent toutefois contrastées. L’agriculture a enregistré une amélioration importante, notamment grâce aux filières céréalière et oléicole. Le secteur des industries mécaniques et électriques a, pour sa part, affiché une bonne dynamique, portée par son potentiel à l’exportation et sa capacité à créer des emplois.

Le tourisme a également maintenu sa résilience, tandis que les investissements directs étrangers ont progressé. Le gouvernement a par ailleurs relevé le recul de l’inflation et le maintien des réserves en devises à des niveaux jugés acceptables.

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Sur le marché de l’emploi, le taux de chômage a poursuivi sa tendance baissière observée depuis le premier trimestre 2025, pour atteindre 14,9 % au deuxième trimestre 2026, contre 15,3 % à la même période de l’année précédente.

Le développement des investissements dans les énergies renouvelables constitue également un facteur positif, dans un contexte où la Tunisie cherche à renforcer la capacité de son économie à résister aux chocs internes et externes.

Accélérer les projets et débloquer les dossiers en suspens

À l’issue des discussions, le Conseil ministériel a décidé de mettre l’accent sur l’amélioration du climat des affaires, la stimulation de l’investissement public et privé et le renforcement d’un développement régional plus équilibré.

L’une des principales priorités concerne l’accélération de la réalisation des projets et le règlement des dossiers d’investissement encore bloqués. Les efforts devront être orientés en priorité vers les secteurs productifs, les activités capables de créer de la richesse et des emplois, ainsi que les projets présentant le plus fort impact économique et social.

Le gouvernement souhaite également accélérer la transformation technologique et numérique, tout en renforçant la recherche et l’innovation afin de développer de nouveaux secteurs à forte valeur ajoutée.

Miser sur la souveraineté économique et les ressources nationales

Sara Zaafrani Zenzri a appelé à adopter une approche anticipative face aux différents défis économiques. Cette stratégie repose notamment sur le renforcement de la souveraineté économique, la mobilisation des ressources nationales, la diversification des sources de financement et le soutien à la production et à l’investissement.

Le gouvernement entend parallèlement tirer parti des opportunités liées à la transformation numérique, aux nouvelles technologies et à la transition énergétique.

La cheffe du gouvernement a enfin insisté sur la nécessité d’accélérer la finalisation du projet de balance économique 2027 sur la base de données économiques, sociales et financières actualisées et en fonction des priorités du Plan de développement 2026-2030. Les projets devront être hiérarchisés selon leur degré de préparation, leur faisabilité, la disponibilité des financements ainsi que leur rentabilité et leur impact économique et social.

À travers cette feuille de route, l’exécutif tunisien cherche ainsi à concilier deux impératifs : soutenir une croissance économique plus soutenue tout en renforçant la justice sociale et l’équilibre du développement entre les différentes régions du pays.

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Crédits sur l’honneur : Les banques refusent encore les demandes, alerte l’ATPME

Aucune entreprise n’a, à ce jour, bénéficié des « crédits sur l’honneur » prévus par la réglementation tunisienne, a affirmé mercredi 19 août 2026 le porte-parole officiel de l’Association tunisienne des petites et moyennes entreprises (ATPME), Abderrazak Hawas.

Dans une déclaration à la Radio nationale, le responsable a indiqué que plusieurs banques refusent encore d’accepter les demandes déposées au titre de ce mécanisme, mettant ainsi en cause la mise en œuvre effective du dispositif.

Il a appelé la Banque centrale de Tunisie (BCT) à renforcer son contrôle sur les établissements bancaires et à appliquer, le cas échéant, des sanctions afin d’accélérer l’entrée en vigueur effective de cette mesure.

Que sont les crédits sur l’honneur ?

Les crédits sur l’honneur constituent un mécanisme de financement destiné à faciliter l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises ainsi que pour les particuliers. Leur principale particularité réside dans l’absence de garanties exigées de la part du bénéficiaire.

Le dispositif prévoit des financements sans intérêts ni commissions, avec des montants pouvant aller de 5.000 à 25.000 dinars selon la nature du bénéficiaire et du projet.

Lire aussi : Crédits sur l’honneur : Tout savoir sur ces financements sans intérêts ni garanties

L’objectif affiché est notamment de permettre aux petites entreprises et aux porteurs de projets de disposer rapidement de liquidités pour financer leurs besoins, sans devoir fournir les garanties habituellement exigées par les banques.

Le mécanisme avait suscité des attentes importantes auprès des petites entreprises, confrontées à des difficultés d’accès au financement bancaire, notamment en raison de l’importance des garanties demandées et du coût du crédit.

Un plafond jugé insuffisant

Au-delà des difficultés liées à l’application du dispositif, Abderrazak Hawas estime que le plafond de 25.000 dinars prévu pour les PME reste largement insuffisant au regard de leurs besoins.

Il a notamment évoqué la hausse du coût des matières premières et des marchandises, qui augmente les besoins de trésorerie des entreprises et limite leur capacité à fonctionner avec des financements de faible montant.

Pour l’ATPME, la question ne se limite donc pas à l’application effective des crédits sur l’honneur. Elle concerne également le niveau des financements proposés, qui devrait, selon l’association, être adapté à la réalité économique des petites et moyennes entreprises.

La mise en œuvre concrète du dispositif constitue désormais un enjeu important pour les PME, alors que l’accès au financement demeure l’un des principaux obstacles auxquels sont confrontées de nombreuses entreprises tunisiennes.

L’intervention de la Banque centrale est ainsi réclamée afin de vérifier l’application de la réglementation par les banques et de garantir aux bénéficiaires l’accès effectif aux financements prévus par le dispositif.

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Carthage Off 2026 : Cairokee, Nancy Ajram, Haifa Wehbe… découvrez le programme complet

La scène culturelle tunisienne s’apprête à vibrer au rythme de la musique tunisienne et arabe avec le festival Carthage Off 2026, qui propose, du 26 août au 15 septembre, une programmation réunissant artistes tunisiens, stars de la chanson arabe et créations musicales originales.

Organisé au Théâtre Antique de Carthage, le festival propose une série de spectacles qui débuteront tous à 22h00. L’événement se présente comme une programmation parallèle et complémentaire autour de la saison culturelle estivale de Carthage, en misant sur la diversité des styles et des publics. Les billets sont disponibles sur le site Teskerti.

Le coup d’envoi sera donné mercredi 26 août avec « Ziara », le spectacle soufi conçu par le compositeur et musicien tunisien Sami Lajmi. Cette création, devenue l’un des rendez-vous majeurs de la musique spirituelle en Tunisie, mêle chants soufis, instruments traditionnels et arrangements contemporains.

« CA Symphony », un concert symphonique

Le 28 août, place à « CA Symphony », un concert avec participation de Mohamed Jebali, avant « 24 Parfums », le 29 août. Cette création musicale d’Amine Bouhafa entend réunir plusieurs univers et sonorités de la Tunisie.

La chanson tunisienne sera également à l’honneur le 30 août avec une soirée réunissant Lotfi Bouchnak, figure emblématique de la chanson tunisienne, et la jeune artiste Rana Zarrouk.

Le festival se poursuivra le 1er septembre avec la chanteuse égyptienne Mai Farouk, qui rendra hommage au grand répertoire classique arabe. Le 3 septembre, le public retrouvera la star libanaise Haifa Wehbe pour un spectacle pop, suivie le 4 septembre par son compatriote Adam.

Le patrimoine musical tunisien sera ensuite mis à l’honneur avec « Carthage Yghani », programmé le 6 septembre. Le spectacle collectif entend célébrer les grandes expressions de la musique tunisienne.

La programmation prendra ensuite une dimension résolument arabe avec plusieurs grandes voix de la scène musicale régionale. L’Égyptienne Amal Maher sera sur scène le 9 septembre, avant la chanteuse libanaise Yara le 10 septembre. Le 11 septembre, le public découvrira le chanteur égyptien Bahaa Sultan.

La soirée du 12 septembre sera consacrée à Nancy Ajram, l’une des figures majeures de la pop arabe contemporaine. Le festival s’achèvera le 15 septembre avec Cairokee, groupe égyptien connu pour son mélange de rock et de musique alternative.

Tarifs proposés

Côté tarifs, les prix annoncés vont de 40 à 117 dinars selon les spectacles, avec des tarifs plus élevés pour certaines grandes têtes d’affiche. Les billets pour « Ziara » sont proposés à 46,5 dinars, tandis que « CA Symphony » est affiché à 50 dinars et « 24 Parfums » à 40 dinars. Les concerts de Haifa Wehbe et Adam sont proposés à 105 dinars, celui d’Amal Maher à 106 dinars, Bahaa Sultan à 117 dinars et Nancy Ajram à 90 dinars.

Avec cette programmation, Carthage Off 2026 mise ainsi sur un équilibre entre créations tunisiennes, valorisation du patrimoine musical national et présence de grandes vedettes de la scène arabe. Le choix du Théâtre Antique de Carthage comme lieu unique donne par ailleurs à ces rendez-vous une dimension patrimoniale et spectaculaire, en associant l’un des sites historiques les plus emblématiques de Tunisie à une programmation musicale contemporaine.

Programme complet

DateSpectacle / ArtisteTarif (TND)
26 Août 2026Ziara46.5 TND
28 Août 2026CA SYMPHONY50 TND
29 Août 202624 Parfums40 TND
30 Août 2026Lotfi Bouchnak | Rana Zarrouk50 TND
01 Septembre 2026Mai Farouk95 TND
03 Septembre 2026Haifa Wehbe105 TND
04 Septembre 2026ADAM105 TND
06 Septembre 2026Carthage Yghani40 TND
09 Septembre 2026Amal Maher106 TND
10 Septembre 2026YARA40 TND
11 Septembre 2026Bahaa Sultan117 TND
12 Septembre 2026Nancy Ajram90 TND
15 Septembre 2026Cairokee110 TND

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