Lese-Ansicht

Délestages : La STEG annonce les coupures tournantes de la soirée de jeudi

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé la possibilité de recourir à des coupures tournantes d’électricité dans la soirée de jeudi 23 juillet 2026 dans plusieurs régions, délégations et quartiers dans un contexte marqué par une forte hausse de la demande énergétique liée à la vague de chaleur.

Dans un communiqué, la STEG précise que ces interruptions pourraient intervenir entre 18h00 et minuit, de manière intermittente, afin de préserver la sécurité et la continuité du système électrique national. Le rétablissement du courant se fera sans préavis dès que les conditions le permettront.

Grand Tunis

Les coupures pourraient toucher plusieurs délégations et quartiers relevant des gouvernorats de Tunis, Ben Arous, L’Ariana et La Manouba.

La liste communiquée par la STEG comprend notamment Tunis, Ben Arous, La Nouvelle Médina, Les Berges du Lac, Radès, Fouchana, Mghira, Borj Cédria, La Soukra, El Mourouj, Sanhaja, Riadh El Andalous, L’Ariana, La Manouba.

La société précise toutefois que cette liste n’est pas définitive et que d’autres zones pourraient être concernées en fonction de l’évolution de la situation du réseau.

Le Cap Bon, Zaghouan et Bizerte

Dans la région du Cap Bon, plusieurs délégations pourraient être touchées, notamment Aïn Kmicha, Korba, Dar Chaâbane, Béni Khiar, Maâmoura, Grombalia, El Haouaria, Kélibia, Hammam El Ghezaz, Hammamet, Menzel Bouzelfa, Menzel Temime, Soliman, Takelsa.

Dans le gouvernorat de Zaghouan, les coupures pourraient concerner Zriba, Jebel Oust, El Fahs, Bir Mcherga, Nadhour, Zaghouan-Ville, Saouaf.

Dans le gouvernorat de Bizerte, les zones citées par la STEG sont Menzel Abderrahmane, El Alia, Louata, Zouaouine, Aousja, Ras Jebel, Ghar El Melh, Utique, Ghézala, Menzel Bourguiba, Sejnane, El Kheitmine, Zarzouna, Mateur, Tinja.

Coupures dans plusieurs délégations du Centre, du Nord-Ouest et du Sud

Dans le Nord-Ouest, les zones susceptibles d’être touchées par ces coupures concernent notamment Ouchtata, Nefza, Oued Meliz, Ghardimaou, Chemtou, Bou Salem, Sidi Ismaïl, Bou Arada, El Aroussa, El Krib, Gaâfour, Sidi Bourouis, Téboursouk, Djebba, Touiref, Nébeur, Medjez El Bab, Goubellat, Jérissa, Dahmani, Tajerouine, Rouhia, Makthar.

Les coupures pourraient toucher plusieurs délégations et quartiers du Centre, notamment Rekada, Bouhajla, Aïn Jeloula, Nasrallah, Menzel El Mehiri, Ouled Achour, Essouhilate, Sbiba, El Ala, Enfidha, Hergla, Bouficha, Zone industrielle d’Enfidha, Hammam Sousse, Akouda, Cité universitaire, Kalaa Sghira, Ksar Lemta, Jemmal, Ksar Helal, Sayada, Zaouiet Kontoch, Bennane, Menzel Fersi, M’saken, Bouhjar, Zaouiet Sousse, Sahline, Menzel Kamel, Moknine, Chebba, Bekalta, Chorbane, Rejiche, Souassi, Kerker, Sidi Bou Ali, Kalaa Kebira, Riadh, Khzama, Sahloul 3, Ouled Chamekh, Zone industrielle d’El Jem, Bennane, Touza, Chtiouine.

Lire aussi : Face aux communiqués contestés de la STEG, « Fama Dhaw.com » cartographie les coupures en direct

Dans la région de Sfax, les zones susceptibles d’être touchées par ces coupures concernent notamment Mahres, El Ghriba, Skhira, Bir Ali Ben Khalifa, Agareb, El Amra, Tina, Sfax Ouest, Sakiet Ezzit, Sakiet Eddaïer, Chebba, Melloulech, El Ghraba.

Dans le gouvernorat de Gabès, sont concernés El Hamma, Mareth, El Akkarit, Matmata, Ennahal, Chenini, Ghannouch, Bouchamma, Cité El Izdihar, Cité El Amal, Teboulbou, El Mwaïzer

A Djerba, sont concernés Ennadour, Guellala, Triguiness, Houmt Souk, Midoun.

Dans le gouvernorat de Kébili, sont concernés El Kalaâ, El Faouar, Douz, Souk Lahad, Nakka, Jenoura, Errahmat, Bazma, Jemna.

Dans le gouvernorat de Tataouine, Cité Oued El Gamh, Bir Lahmar, Beni Mhira, Ghomrassen, Remada, Smar.

A Zarzis et Ben Guerdane, sont concernés Souihel, El Akla, Chammakh, Er-Rssifet, Cité Route de Médenine, Enfatia, El Gattaya, Route de Ras Jedir, Ezzekera.

Dans le gouvernorat de Médenine, sont concernés El Darghoulia, Cité El Jandali, El Jorf, Cité Nour, Béni Khedache, Hassi Amor, Oum Ettamer.

Dans le Sud-Est, les régions impactées sont Saïda, Khemouda Boudrias, Souk Jedid, El Hammar, Ouled Hamed, Houamed, Mekarem, Gatrana, Ech Chekhar, Foussana, Hassi El Ferid, Ouled Hafouz, El Guettar, El Bahloula, Sbeïtla, Hezoua, El Ayoun, El Aâmaïmia, Sidi Aïch, Sbala, Oum El Adham, Nefta, Bouleïba, Sahraoui, Majel Bel Abbès, Deguach, Gafsa Nord.

La STEG appelle à prendre des précautions

La STEG invite ses clients à prendre les mesures préventives nécessaires durant cette période, notamment pour protéger les équipements électriques sensibles.

Pour tout signalement ou demande d’information, les usagers peuvent contacter le service dédié de la STEG au 71 239 222 ou utiliser les numéros indiqués sur leurs factures de consommation.

La STEG indique que ces coupures sont mises en œuvre dans le cadre des mesures visant à garantir la sécurité et la stabilité de l’approvisionnement électrique, alors que la consommation atteint des niveaux élevés sous l’effet de l’utilisation massive des climatiseurs durant cette période de canicule.

Lire aussi :

L’article Délestages : La STEG annonce les coupures tournantes de la soirée de jeudi est apparu en premier sur webdo.

  •  

Ooredoo Tunisie renouvelle son partenariat avec le CNOT jusqu’aux JO de 2028

Ooredoo Tunisie a renouvelé, pour la troisième fois consécutive, son partenariat stratégique avec le Comité National Olympique Tunisien (CNOT). Cet accord, qui s’inscrit dans le cadre du programme de responsabilité sociétale « Tounes T3ich », accompagnera le mouvement olympique tunisien jusqu’aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028. L’opérateur entend ainsi poursuivre son soutien à la préparation des athlètes et au développement du sport de haut niveau en Tunisie.

Un engagement renouvelé pour le mouvement olympique

À travers ce nouvel accord, Ooredoo Tunisie confirme sa volonté de s’inscrire dans la durée aux côtés du Comité National Olympique Tunisien. Le partenariat couvrira l’ensemble du prochain cycle olympique, avec pour objectif d’accompagner les athlètes tunisiens dans leur préparation aux principales compétitions internationales menant aux Jeux de Los Angeles en 2028.

Au-delà du volet financier, cette collaboration vise à soutenir le développement des talents, à renforcer les capacités du mouvement olympique tunisien et à favoriser le rayonnement du sport national sur la scène internationale.

Un appui aux prochaines échéances internationales

Cette nouvelle phase de coopération intervient à un moment important pour les sportifs tunisiens, qui se préparent à une série de compétitions majeures au cours des prochaines années, notamment les Jeux méditerranéens et les différentes qualifications olympiques.

Dans cette perspective, le soutien des partenaires privés constitue un levier essentiel pour accompagner les fédérations et offrir aux athlètes les meilleures conditions de préparation.

Ooredoo mise sur le sport comme levier de responsabilité sociétale

Le directeur général d’Ooredoo Tunisie, Eyas Assaf, a souligné que ce renouvellement traduit la volonté de l’entreprise d’investir durablement dans les femmes et les hommes appelés à représenter la Tunisie sur les plus grandes scènes sportives internationales.

De son côté, le président du CNOT, Mehrez Boussayene, a salué la poursuite de ce partenariat, estimant qu’il constitue un soutien important aux missions du Comité et à la préparation des athlètes en vue des prochaines échéances.

En reconduisant cet accord jusqu’en 2028, Ooredoo Tunisie renforce sa stratégie de responsabilité sociétale à travers son programme « Tounes T3ich », tout en confirmant l’importance croissante du partenariat entre les entreprises privées et les institutions sportives pour soutenir la performance et promouvoir l’image de la Tunisie à l’international.

Lire aussi :

L’article Ooredoo Tunisie renouvelle son partenariat avec le CNOT jusqu’aux JO de 2028 est apparu en premier sur webdo.

  •  

Grâce présidentielle : Wadi Jary et Ayachi Zammel parmi les détenus libérés

À l’occasion du 69ᵉ anniversaire de la proclamation de la République, le président de la République Kaïs Saïed a accordé, ce jeudi 23 juillet 2026, une grâce présidentielle spéciale à 2439 détenus. Selon des informations rapportées par Mosaïque FM, cette mesure concerne notamment Wadi Jary, ancien président de la Fédération tunisienne de football, et Ayachi Zammel, ancien candidat à l’élection présidentielle. Le chef de l’État a également ordonné la libération conditionnelle de 490 autres prisonniers, portant le total des bénéficiaires à 2929 détenus.

Wadi Jary et Ayachi Zammel sur la liste des graciés

D’après des sources bien informées citées par Mosaïque FM, les noms de Wadi Jary et Ayachi Zammel, figures médiatiques et politiques de premier plan, figureraient parmi les détenus ayant bénéficié de la grâce présidentielle annoncée à l’occasion de la fête de la République.

Avant cette mesure de clémence, Wadi Jary purgeait une peine définitive de trois ans de prison. La Cour d’appel avait confirmé sa condamnation dans une affaire liée à un contrat conclu entre la Fédération tunisienne de football et un directeur technique, tout en ramenant la peine initiale de quatre ans à trois ans.

Lire aussi : La peine de Wadii Jary réduite à trois ans de prison

De son côté, Ayachi Zammel faisait l’objet de plusieurs procédures judiciaires liées aux parrainages de l’élection présidentielle de 2024. Après les décisions d’appel et de cassation, la peine définitive restant à exécuter était de quatre ans de prison.

Une vaste mesure de clémence à l’occasion du 25 Juillet

La présidence de la République a précisé que la grâce présidentielle spéciale a bénéficié à 2439 détenus. En parallèle, 490 autres prisonniers bénéficieront d’une libération conditionnelle sur instruction du président Kaïs Saïed.

Lire aussi : Réduction de peine pour Ayachi Zammel

Ces décisions s’inscrivent dans le cadre des mesures de clémence traditionnellement annoncées lors des grandes célébrations nationales, en particulier à l’occasion de la fête de la République.

Lire aussi :

L’article Grâce présidentielle : Wadi Jary et Ayachi Zammel parmi les détenus libérés est apparu en premier sur webdo.

  •  

Kaïs Saïed accorde une grâce présidentielle à 2439 détenus et libère 490 autres

À l’occasion du 69ᵉ anniversaire de la proclamation de la République, le président de la République, Kaïs Saïed, a décidé, ce jeudi 23 juillet 2026, d’accorder une grâce présidentielle spéciale à 2439 détenus. Cette mesure s’inscrit dans le cadre des traditionnelles grâces accordées lors des grandes célébrations nationales. Le chef de l’État a également ordonné la libération conditionnelle de 490 autres prisonniers.

Une grâce spéciale à l’occasion de la fête de la République

La présidence de la République a annoncé que Kaïs Saïed a signé, ce 23 juillet, un décret de grâce présidentielle spéciale bénéficiant à 2439 détenus à l’occasion de la célébration du 69ᵉ anniversaire de la proclamation de la République tunisienne.

Cette mesure vise à permettre à un important nombre de personnes condamnées de retrouver la liberté dans le cadre des prérogatives constitutionnelles du président de la République.

490 détenus supplémentaires en liberté conditionnelle

Outre cette grâce présidentielle, le chef de l’État a donné des instructions pour que 490 détenus supplémentaires bénéficient d’une libération conditionnelle, conformément aux dispositions légales en vigueur.

Au total, 2929 détenus profiteront ainsi des mesures décidées à l’occasion de cette fête nationale, entre grâce présidentielle et mise en liberté conditionnelle.

Lire aussi :

L’article Kaïs Saïed accorde une grâce présidentielle à 2439 détenus et libère 490 autres est apparu en premier sur webdo.

  •  

Coupures d’électricité : 70% des restaurants touchés, le secteur réclame des compensations

Alors que la Tunisie traverse l’une des plus graves crises électriques de ces dernières années, les conséquences économiques s’étendent désormais bien au-delà des ménages.

Après les industriels, les commerçants et les grandes surfaces, c’est au tour des restaurateurs de dresser un bilan alarmant. Selon la Chambre nationale des propriétaires de restaurants, près de sept établissements sur dix ont subi les effets des coupures répétées d’électricité durant la vague de chaleur, avec des pertes qui s’accumulent de jour en jour.

Une situation inquiétante

Invité ce jeudi 23 juillet sur les ondes de la Radio nationale, le président de la Chambre nationale des propriétaires de restaurants, Islam Chaabane, a indiqué que près de 70 % des restaurants du pays ont été touchés par les interruptions de courant. Les 30 % restants correspondent essentiellement aux établissements opérant dans les zones touristiques.

Cette distinction alimente un sentiment d’inégalité au sein de la profession. Selon Islam Chaabane, les restaurants touristiques n’ont pas connu de coupures d’électricité afin de préserver la saison estivale et l’image de la destination Tunisie. Si cette stratégie peut se comprendre au regard du poids du tourisme dans l’économie nationale, elle laisse une grande partie des restaurateurs, notamment ceux travaillant pour la clientèle locale, supporter seuls le coût de la crise énergétique.

Lire aussi : Hammamet : Les hôtels appelés à produire leur propre électricité pour soulager le réseau national

Les conséquences sont particulièrement lourdes pour une activité qui dépend d’une chaîne du froid permanente. Viandes, poissons, produits laitiers, desserts, légumes frais ou préparations culinaires peuvent rapidement devenir impropres à la consommation après plusieurs heures sans alimentation électrique. Au-delà des pertes directes de marchandises, les coupures entraînent également des interruptions de service, des annulations de réservations, une baisse de fréquentation et des coûts supplémentaires liés au redémarrage des équipements.

Cette situation intervient dans un contexte déjà difficile pour le secteur de la restauration. Depuis plusieurs années, les professionnels font face à une hausse continue des prix des matières premières, de l’énergie, des loyers et des charges d’exploitation. Les coupures électriques viennent désormais fragiliser davantage des trésoreries déjà sous tension.

Un climat de forte exaspération

Le responsable de la profession évoque d’ailleurs un climat de forte exaspération parmi les restaurateurs, confrontés à des pertes importantes de denrées alimentaires sans qu’aucun mécanisme d’indemnisation ne soit prévu à ce stade.

Face à cette situation, la Chambre nationale appelle l’État à intervenir en amont plutôt qu’à gérer les conséquences. Islam Chaabane demande ainsi aux pouvoirs publics de fournir à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) les ressources financières nécessaires afin d’améliorer la qualité du service et d’éviter les coupures répétées, en particulier durant les périodes de forte consommation.

Lire aussi : La Tunisie aura traversé l’une des pires séquences caniculaires de son histoire récente

Cette prise de position illustre un changement de nature de la crise. Les délestages ne constituent plus seulement une gêne pour les particuliers ; ils deviennent un véritable risque économique. Après les hôtels invités à recourir à leurs groupes électrogènes, les grandes surfaces qui réduisent leur consommation énergétique et les commerces confrontés à des difficultés d’exploitation, la restauration rejoint désormais la liste des secteurs directement pénalisés.

À mesure que les témoignages se multiplient, une question devient centrale : quel sera le coût économique global de cet été 2026 marqué par les délestages ? Au-delà des mégawatts économisés, les pertes de chiffre d’affaires, les marchandises détruites et les emplois fragilisés pourraient représenter une facture bien plus lourde que celle de la seule consommation électrique. Le défi pour les autorités ne consiste donc plus uniquement à rétablir l’équilibre du réseau, mais aussi à limiter les effets d’une crise énergétique qui commence à affecter l’ensemble du tissu économique tunisien.

L’article Coupures d’électricité : 70% des restaurants touchés, le secteur réclame des compensations est apparu en premier sur webdo.

  •  

Hammamet : Les hôtels appelés à produire leur propre électricité pour soulager le réseau national

Après les appels répétés adressés aux ménages pour limiter leur consommation, les délestages tournants dans plusieurs régions du pays et les mesures de rationalisation prises par certaines grandes surfaces, c’est désormais au secteur touristique que la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) demande de contribuer directement à l’équilibre du réseau national.

Dans un communiqué adressé aux établissements hôteliers de la région de Hammamet, l’antenne régionale de la STEG a invité les hôtels à mettre en service leurs groupes électrogènes privés chaque nuit entre minuit et 2 heures du matin. Cette mesure, présentée comme « exceptionnelle », est justifiée par « la nécessité de préserver la stabilité du système électrique national » face aux conditions inédites de consommation observées depuis plusieurs jours.

Un signal fort sur les tensions

Cette demande est entrée en vigueur à partir du 21 juillet et constitue un signal fort sur les tensions auxquelles est confronté le réseau électrique tunisien. Si de nombreux hôtels disposent effectivement de groupes électrogènes destinés à assurer la continuité de service lors des coupures, leur utilisation n’était jusqu’ici envisagée qu’en cas d’incident. Désormais, ces équipements deviennent un outil de gestion de la demande nationale.

Cette évolution intervient alors que la Tunisie connaît l’une des plus graves crises électriques de ces dernières années. Les températures, dépassant localement les 45 °C et approchant les 50 °C dans certaines prévisions, ont provoqué une explosion de la consommation liée principalement à la climatisation. La STEG a reconnu que la demande nationale avait atteint des niveaux historiques, dépassant pour la première fois le seuil des 6 000 MW lors des pics de consommation.

Face à cette pression, l’entreprise publique a déjà eu recours à des coupures programmées d’électricité dans de nombreuses régions. Les autorités ont également multiplié les appels à limiter l’utilisation des appareils énergivores durant les heures critiques, tandis que plusieurs enseignes commerciales ont réduit l’intensité de leur climatisation afin de participer à l’effort collectif.

Lire aussi : La Tunisie aura traversé l’une des pires séquences caniculaires de son histoire récente

Le recours aux groupes électrogènes des hôtels pose néanmoins plusieurs questions. Sur le plan économique, il implique un coût supplémentaire pour les établissements, qui devront alimenter leurs générateurs en carburant alors que le secteur touristique cherche encore à consolider sa reprise. Même si la plage horaire retenue – de minuit à deux heures du matin – correspond à une période où l’activité est moins intense, cette sollicitation représente un transfert partiel de la charge énergétique vers les opérateurs privés.

Nouvelle stratégie de gestion du réseau ?

Elle témoigne également d’une nouvelle stratégie de gestion du réseau : plutôt que d’augmenter rapidement les capacités de production, la priorité est donnée à l’effacement de consommation et à la mobilisation des moyens de production décentralisés déjà disponibles.

Cette situation met aussi en lumière les limites structurelles du système énergétique tunisien. Depuis plusieurs années, les experts alertent sur le retard pris dans le développement des énergies renouvelables, du stockage électrique et de la modernisation du réseau. Or, la succession d’épisodes caniculaires rend désormais ces investissements de plus en plus urgents.

Le fait que la STEG sollicite aujourd’hui les hôtels pour produire leur propre électricité illustre un changement de paradigme. Les groupes électrogènes, autrefois simples solutions de secours, deviennent ponctuellement un maillon du système électrique national. Une réalité qui montre à quel point la marge de manœuvre du réseau s’est réduite sous l’effet conjugué de la hausse de la demande, des vagues de chaleur et des difficultés à accroître rapidement les capacités de production.

À court terme, cette coopération avec le secteur hôtelier peut contribuer à soulager le réseau pendant les périodes critiques. Mais elle rappelle surtout que la gestion de l’urgence ne peut se substituer durablement à une stratégie énergétique capable d’anticiper des étés qui, selon les climatologues, seront de plus en plus chauds et plus exigeants pour les infrastructures électriques du pays.

L’article Hammamet : Les hôtels appelés à produire leur propre électricité pour soulager le réseau national est apparu en premier sur webdo.

  •  

Pont de Bizerte : Le chantier avance, mais le défi reste de livrer un projet stratégique avant septembre 2027

Le nouveau pont de Bizerte, considéré comme l’un des projets d’infrastructure les plus ambitieux de Tunisie, entre dans une phase décisive. Lors d’une visite de travail sur le chantier, le gouverneur de Bizerte, Salem Ben Yacoub, a assuré que toutes les parties prenantes étaient mobilisées afin d’accélérer la réalisation de cette infrastructure stratégique baptisée techniquement « la liaison fixe ».

Cette visite intervient dans un contexte où les autorités cherchent à accélérer l’exécution des grands projets publics après plusieurs années marquées par des retards dans la réalisation d’infrastructures majeures. Le gouvernorat affirme avoir mobilisé les moyens locaux, régionaux et centraux pour faciliter l’intervention des entreprises tunisiennes et chinoises chargées du chantier.

Deux composantes achevées dans les prochains mois

Selon Lilia Saïfaoui, directrice générale de l’unité de réalisation du pont, les deux lots réalisés par des entreprises tunisiennes affichent aujourd’hui un taux d’avancement technique d’environ 75%. Ces deux composantes devraient être achevées dans les prochains mois.

Le premier lot, d’un coût de 76 millions de dinars, concerne principalement les raccordements routiers sud et ouest de la zone. Il prévoit la réalisation d’une voie rapide de 4,7 kilomètres ainsi que trois échangeurs au niveau de la route nationale 8 et de l’autoroute A4.

Le troisième lot, évalué à 75 millions de dinars, porte sur le raccordement nord avec une voie rapide de 2,7 kilomètres. Il comprend notamment un échangeur sur la route nationale 11 reliant Bizerte à Menzel Bourguiba, une structure métallique au niveau de la cimenterie, ainsi que plusieurs ouvrages routiers.

Le deuxième lot confié aux Chinois

Le cœur du projet demeure toutefois le deuxième lot, confié à des entreprises chinoises, qui concerne la construction du pont principal traversant le canal de Bizerte. Les travaux ont atteint un taux d’avancement supérieur à 25%, avec l’achèvement des fondations profondes, une étape majeure dans la réalisation de cet ouvrage.

D’une longueur de 2,1 kilomètres, ce pont à double voie sera doté d’une structure métallique pesant environ 24 000 tonnes d’acier. Culminant à près de 60 mètres au-dessus du niveau de la mer, il permettra le passage des différents types de navires, un élément essentiel pour préserver et renforcer l’activité du port de Bizerte.

La première partie de la structure métallique est attendue fin décembre 2026, avant l’acheminement progressif des autres éléments entre mars et juin 2027. Cette étape constituera un moment clé dans l’avancement du chantier, puisque l’assemblage de la structure principale donnera une visibilité concrète sur la naissance du futur pont.

Rappelons que selon Chen Junfeng, directeur général adjoint de l’antenne tunisienne de SRBG, « l’ensemble du projet prendra au total 1140 jours et sera achevé le 2 septembre 2027 ».

Lire aussi : Le nouveau pont de Bizerte opérationnel le 2 septembre… 2027

Au-delà de sa dimension technique, le pont de Bizerte est présenté comme un projet à portée économique et territoriale majeure. Il doit permettre de désengorger la circulation autour de la ville, créer une nouvelle liaison périphérique et améliorer l’intégration de Bizerte dans les réseaux régionaux et nationaux.

Renforcer l’attractivité économique de la région

Le projet ambitionne également de renforcer l’attractivité économique de la région, notamment en facilitant les échanges autour du port de Bizerte. La possibilité de maintenir la circulation maritime grâce à une hauteur suffisante sous le tablier constitue un avantage stratégique pour les activités d’import-export.

Reste la principale question : la Tunisie parviendra-t-elle cette fois à respecter les délais annoncés (pour 2027) pour un chantier qui symbolise depuis plusieurs années l’attente d’une modernisation des infrastructures nationales ? Après les retards accumulés depuis le lancement du projet, chaque étape franchie sera désormais scrutée comme un test de la capacité du pays à mener à terme ses grands projets structurants.

L’article Pont de Bizerte : Le chantier avance, mais le défi reste de livrer un projet stratégique avant septembre 2027 est apparu en premier sur webdo.

  •  

L’Argentine face à une mobilisation mondiale pour son exclusion définitive de la Coupe du monde

Une pétition réclamant l’exclusion définitive de l’Argentine de la Coupe du monde a déclenché une mobilisation spectaculaire sur internet. Baptisée « Argentina Out », cette initiative a recueilli plus de 23 millions de signatures revendiquées, provenant de 170 pays, sans toutefois avoir le moindre impact sur les décisions de la FIFA. Au-delà de la demande elle-même, ce phénomène illustre une nouvelle réalité du football moderne : les rivalités sportives se prolongent désormais dans l’espace numérique.

Une pétition devenue un phénomène mondial

Lancée au lendemain d’une Coupe du monde marquée par de nombreuses polémiques autour de l’Albiceleste, la campagne « Argentina Out » appelait à l’exclusion définitive de la sélection argentine des compétitions internationales.

Dans son texte, la pétition dénonçait notamment un supposé traitement favorable accordé à l’Argentine et à Lionel Messi par les instances du football et les arbitres. Les initiateurs estimaient que les autres équipes ne disposaient plus des mêmes chances si le vainqueur semblait, selon eux, déjà désigné.

Alors que l’objectif initial était fixé à 5 millions de signatures, la mobilisation aurait rapidement dépassé les 23 millions de soutiens, faisant de cette initiative l’une des pétitions sportives les plus importantes jamais enregistrées en ligne.

Une colère virtuelle sans conséquence sportive

Malgré son ampleur, cette mobilisation reste essentiellement symbolique. La FIFA ne prévoit aucune procédure permettant d’exclure une sélection nationale sur la base d’une pétition populaire.

L’Argentine demeure donc pleinement intégrée aux compétitions internationales, tandis que « Argentina Out » représente davantage une expression collective de frustration qu’une véritable menace institutionnelle.

Les auteurs de la campagne l’ont d’ailleurs reconnu en concluant leur message avec une formule ironique après la victoire de l’Espagne en finale : la FIFA nous a ignorés, mais l’Espagne a fait le travail.

Messi, l’Argentine et le nouveau football des passions extrêmes

Cette mobilisation rappelle une tendance plus large : les grandes figures du football ne suscitent plus seulement l’admiration, mais aussi des réactions passionnelles parfois radicales.

Lionel Messi, considéré par beaucoup comme l’un des meilleurs joueurs de l’histoire, est devenu au fil des années un symbole qui dépasse le simple cadre sportif. Ses succès avec l’Argentine ont renforcé son statut auprès de ses supporters, mais ont également alimenté les critiques de ses détracteurs.

Après la finale du Mondial 2022 remportée par l’Argentine face à la France, une autre pétition avait déjà circulé pour demander aux Français « d’arrêter de pleurer », recueillant plusieurs centaines de milliers de signatures.

Le football, nouveau terrain des batailles numériques

L’affaire « Argentina Out » révèle surtout une transformation profonde du rapport entre sport et public. Les supporters ne se limitent plus aux tribunes : ils utilisent désormais les réseaux sociaux pour exprimer leur colère, défendre leur équipe ou contester les décisions des instances.

Avec des millions de signatures virtuelles, les pétitions en ligne deviennent des outils de mobilisation capables d’attirer l’attention médiatique, même lorsqu’elles ne produisent aucun effet juridique.

Lire aussi :

L’article L’Argentine face à une mobilisation mondiale pour son exclusion définitive de la Coupe du monde est apparu en premier sur webdo.

  •  

Tourisme, TRE, dette, cash… Les quatre signaux à retenir des derniers chiffres de la BCT

Les derniers indicateurs monétaires et financiers publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT) dressent un tableau contrasté de l’économie nationale. Si les recettes touristiques et les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) continuent de soutenir les entrées de devises, d’autres indicateurs, comme la circulation fiduciaire, poursuivent leur progression.

Tourisme et TRE : plus de 9 milliards de dinars de devises

Au 20 juillet 2026, les revenus du travail et les recettes touristiques cumulés ont dépassé 9 milliards de dinars, confirmant leur statut de principaux pourvoyeurs de devises du pays.

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger ont progressé de 5,2%, passant de 4,7 milliards de dinars à plus de 5 milliards de dinars en un an. Les recettes touristiques ont, quant à elles, augmenté de 4,6% pour atteindre près de 4 milliards de dinars, témoignant de la bonne dynamique de la saison estivale.

Des réserves en devises globalement stables

Les avoirs nets en devises se sont établis à 23 milliards de dinars au 22 juillet 2026, soit l’équivalent de 91 jours d’importation, contre 22,8 milliards de dinars un an auparavant.

Cette stabilité traduit une relative résilience des réserves de change, soutenues notamment par les performances du tourisme et des transferts des TRE.

La dette extérieure recule

Autre indicateur positif : les services de la dette extérieure ont diminué par rapport à l’année précédente.

Au 20 juillet 2026, ils se sont élevés à 7,5 milliards de dinars, contre 9 milliards de dinars à la même période de 2025, soit une baisse de 1,5 milliard de dinars.

Une forte hausse des liquidités en circulation

Les statistiques de la BCT mettent également en évidence une progression soutenue des billets et monnaies en circulation.

Le volume de cash en circulation a augmenté de 16,6% sur un an, passant de 25,2 milliards à 29,4 milliards de dinars. Une évolution qui reflète la forte demande de liquidités, particulièrement marquée durant la période estivale, même si ce phénomène reste également associé à l’importance des paiements en espèces dans l’économie tunisienne.

En définitive, les derniers indicateurs de la BCT confirment que le tourisme et les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger demeurent les deux principaux amortisseurs de l’économie tunisienne. Ensemble, ils continuent d’alimenter les réserves en devises et de soutenir les équilibres extérieurs.

Toutefois, la stabilité des réserves de change à 91 jours d’importation et la forte progression des liquidités en circulation rappellent que ces bonnes performances ne suffisent pas, à elles seules, à lever les défis structurels de l’économie.

La diversification des sources de devises et l’accélération de l’investissement restent des enjeux majeurs pour renforcer durablement la résilience du pays.

Lire aussi :

L’article Tourisme, TRE, dette, cash… Les quatre signaux à retenir des derniers chiffres de la BCT est apparu en premier sur webdo.

  •  

Stockage de l’électricité : La solution de la STEG coûte 20 mille dinars… qui peut se l’offrir ?

Face à la crise électrique qui secoue la Tunisie, le stockage de l’énergie solaire est présenté comme l’une des pistes permettant de soulager le réseau national. Mais derrière cette solution technologique se cache une réalité économique qui pose une question centrale : combien de Tunisiens peuvent réellement financer une telle installation ?

Le président du groupement professionnel des énergies renouvelables relevant de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), Moez Aziza, a indiqué que le coût d’une station solaire destinée à produire et stocker de l’électricité pour un foyer avec une capacité de 3 kilowatts atteint environ 20 mille dinars.

Des frais considérables

Selon lui, l’installation solaire seule revient actuellement à près de 10 mille dinars. L’ajout des batteries nécessaires au stockage double pratiquement la facture pour atteindre environ 20 mille dinars. Une somme qui représente plusieurs mois de revenus pour une grande partie des ménages tunisiens.

Cette annonce intervient alors que la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), confrontée à des pics historiques de consommation et à des épisodes de délestage, a insisté ces derniers jours sur la nécessité de réduire la demande et d’encourager les solutions alternatives. Le stockage domestique a ainsi été évoqué comme une réponse permettant aux citoyens de produire leur propre électricité et de limiter leur dépendance au réseau.

Mais dans le contexte économique actuel, cette orientation soulève une interrogation majeure : peut-on réellement demander aux Tunisiens de financer individuellement une partie de la transition énergétique alors que beaucoup subissent déjà une pression importante sur leur pouvoir d’achat ?

Un obstacle majeur

La présentation du stockage comme une réponse immédiate à la crise donne l’impression d’une solution accessible à tous, alors qu’elle reste pour l’instant réservée à une catégorie de ménages disposant d’une capacité financière importante et surtout d’une installation photovoltaïque. Le coût de l’investissement constitue un obstacle majeur, d’autant plus que près de 50% du prix d’installation serait lié aux taxes et aux charges, selon Moez Aziza, qui appelle justement à une réduction des fiscalités appliquées à ces équipements.

Lire aussi : Coupures d’électricité : La STEG encadre enfin les batteries de stockage

Même les batteries, élément clé du dispositif, représentent à elles seules un investissement conséquent. Une batterie d’une capacité de 5 kilowatts coûte entre 4 et 5 mille dinars et permettrait de couvrir seulement deux à trois heures de consommation, selon le responsable du groupement professionnel des énergies renouvelables.

Pas une réponse immédiate et généralisée

Autrement dit, le stockage peut constituer une solution technique intéressante pour accompagner la transition énergétique, mais il ne peut pas être présenté comme une réponse immédiate et généralisée à la crise actuelle. Pour une majorité de Tunisiens, confrontés à la hausse des prix et aux difficultés économiques, investir 20 mille dinars pour sécuriser leur alimentation électrique reste hors de portée.

La question n’est donc pas seulement technologique, mais sociale : comment faire du stockage une véritable politique nationale et non une solution individuelle réservée aux ménages les plus aisés ? La transition énergétique nécessite certes des investissements privés, mais elle suppose aussi des mécanismes publics d’accompagnement, des aides ciblées et une stratégie permettant d’éviter que la facture de la crise électrique ne soit transférée directement aux citoyens.

Alors que les coupures ont rappelé la fragilité du système électrique tunisien, le débat ne porte plus uniquement sur la capacité à produire de l’énergie, mais aussi sur la capacité des citoyens à accéder aux solutions proposées. Présenter le stockage comme une réponse miracle sans expliquer son coût réel risque de créer un décalage entre les annonces institutionnelles et la réalité quotidienne des ménages.

L’article Stockage de l’électricité : La solution de la STEG coûte 20 mille dinars… qui peut se l’offrir ? est apparu en premier sur webdo.

  •  

Tourisme : Le réveil de l’Algérie face à l’attentisme tunisien

Pendant longtemps, le tourisme maghrébin semblait fonctionner selon une répartition presque naturelle des rôles. Le Maroc s’imposait comme une destination culturelle et haut de gamme, la Tunisie comme une puissance du tourisme balnéaire accessible, tandis que l’Algérie restait un géant touristique aux potentialités largement inexploitées. A Alger, on ambitionne de changer la donne.

Mais cette équation est en train d’évoluer. Alger affiche désormais une volonté claire de faire du tourisme un secteur stratégique. Une montée en puissance qui pose une question essentielle pour Tunis : l’Algérie représente-t-elle demain un nouveau concurrent capable de fragiliser certains acquis du tourisme tunisien ?

L’ambition algérienne est désormais assumée. Après des années où le tourisme occupait une place secondaire dans les politiques économiques, les autorités veulent changer d’échelle et transformer l’immense potentiel du pays en une véritable industrie touristique.

Le gouvernement algérien vise notamment l’objectif d’attirer jusqu’à 8 millions de touristes à travers un nouveau plan de développement couvrant la période 2026-2028. L’accent est mis sur la diversification de l’offre, le développement des infrastructures et la valorisation du Sahara, un territoire considéré comme l’un des principaux atouts du pays.

Un avantage difficilement comparable dans la région

L’Algérie possède en effet un avantage difficilement comparable dans la région : un territoire de plus de 2,3 millions de kilomètres carrés, un Sahara parmi les plus spectaculaires au monde, des sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO comme le Tassili n’Ajjer, un littoral méditerranéen encore peu exploité et un patrimoine historique riche. Pendant longtemps, cette richesse est restée davantage un potentiel qu’un produit touristique structuré.

Lire aussi : La Tunisie veut réinventer son tourisme grâce à l’IA

La question est donc moins de savoir si l’Algérie peut devenir une destination touristique que de savoir à quelle vitesse elle peut combler son retard.

Car aujourd’hui, l’écart reste important. La Tunisie dispose d’une avance historique considérable. Le pays a construit depuis les années 1970 une véritable industrie touristique, avec des stations balnéaires reconnues, un réseau hôtelier développé et une clientèle européenne fidélisée. En 2025, la Tunisie a franchi le seuil des 11 millions de visiteurs, dépassant son record historique d’avant la pandémie, avec des recettes touristiques qui ont dépassé les 8 milliards de dinars.

Mais cette réussite cache une vulnérabilité : le modèle tunisien reste encore fortement dépendant du tourisme balnéaire traditionnel. Or, le marché mondial évolue. Les voyageurs recherchent de plus en plus des expériences différentes : nature, culture, désert, patrimoine, tourisme durable. Des segments sur lesquels l’Algérie possède des arguments considérables.

La véritable bataille se situe sur les marchés futurs

Le danger pour la Tunisie n’est donc pas nécessairement de voir demain les touristes allemands, français ou britanniques abandonner Hammamet, Sousse ou Djerba pour Alger ou Tamanrasset. La véritable bataille se situe sur les marchés futurs. Les nouvelles générations de voyageurs seront-elles toujours attirées par le même modèle touristique basé essentiellement sur la mer et les hôtels-clubs ? Ou chercheront-elles davantage des destinations authentiques capables de raconter une histoire ?

C’est précisément sur ce terrain que l’Algérie pourrait progressivement changer la donne.

Le développement du tourisme saharien algérien pourrait notamment constituer un nouveau produit concurrentiel. Aujourd’hui, le Sahara tunisien reste une destination reconnue, notamment autour de Tozeur, Douz ou Tataouine, mais l’Algérie dispose d’une profondeur territoriale et paysagère beaucoup plus importante. Si Alger réussit à améliorer l’accessibilité, la promotion internationale et la qualité des services, elle pourrait attirer une clientèle internationale à la recherche d’expériences rares.

Quid des visiteurs algériens eux-mêmes ?

La relation touristique entre les deux pays pourrait également évoluer sur un autre terrain : celui des visiteurs algériens eux-mêmes. Les touristes algériens représentent un marché essentiel pour la Tunisie. Ils constituent depuis plusieurs années l’une des premières clientèles étrangères du pays, avec plusieurs millions d’entrées annuelles. Cette proximité géographique, culturelle et familiale constitue un avantage majeur pour Tunis. Mais à long terme, une Algérie qui développe davantage son tourisme intérieur pourrait encourager une partie de sa population à découvrir davantage ses propres régions touristiques plutôt qu’à voyager systématiquement à l’étranger.

Lire aussi : Le paradoxe du tourisme tunisien : Des réservations en hausse, mais 164 hôtels toujours fermés

Cette évolution ne signifie pas forcément une perte brutale pour la Tunisie. Les liens entre les deux pays restent extrêmement forts et la Tunisie bénéficie d’une expérience touristique difficile à reproduire rapidement. Mais elle pose une question stratégique : la Tunisie peut-elle continuer à compter uniquement sur ses acquis alors que ses voisins investissent dans de nouveaux modèles ?

Le Maroc, une stratégie de montée en gamme

Le Maroc a déjà engagé depuis plusieurs années une stratégie de montée en gamme et de promotion internationale agressive, notamment avec les grands événements sportifs à venir. L’Algérie, elle, semble vouloir désormais entrer dans cette compétition régionale. La Tunisie se retrouve donc face à un double défi : conserver son avantage historique tout en réinventant son offre.

L’enjeu n’est pas seulement de défendre le nombre actuel d’arrivées touristiques, mais de préparer les marchés des dix prochaines années. Une destination touristique ne perd pas forcément ses visiteurs du jour au lendemain ; elle peut progressivement perdre son attractivité si elle cesse d’innover, de se renouveler et de répondre aux nouvelles attentes des voyageurs.

Lire aussi : La Tunisie, 2ème destination favorite des Suisses romands pour l’été 2026

L’accélération algérienne doit donc être perçue comme un signal d’alerte pour la Tunisie. Non pas parce que l’Algérie menace immédiatement son tourisme, mais parce qu’elle rappelle une réalité : dans un secteur devenu mondial et extrêmement concurrentiel, les positions acquises ne sont jamais définitivement garanties. Le prochain combat touristique du Maghreb ne se jouera peut-être plus seulement sur les plages, mais sur la capacité de chaque pays à proposer une expérience unique.

L’article Tourisme : Le réveil de l’Algérie face à l’attentisme tunisien est apparu en premier sur webdo.

  •  

Le groupe allemand GRAMMER AG envisage un investissement en Tunisie pouvant créer 1200 emplois

La Tunisie pourrait accueillir un nouvel investissement majeur dans l’industrie automobile. La Tunisia Investment Authority (TIA) a reçu une délégation du groupe allemand GRAMMER AG, venue explorer les opportunités d’implantation d’un projet industriel susceptible de générer près de 1200 emplois directs.

Un acteur mondial de l’industrie automobile en prospection

Organisée en partenariat avec la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce (AHK Tunisie), cette visite s’inscrit dans le cadre de la stratégie de promotion de la destination Tunisie auprès des investisseurs internationaux.

Spécialisé dans la fabrication de composants d’intérieur automobile et de systèmes de sièges pour véhicules industriels, GRAMMER AG compte plus de 140 ans d’expérience, emploie près de 14.000 collaborateurs et est présent dans plus de 20 pays. Le groupe fournit plusieurs grands constructeurs automobiles internationaux.

Un projet à fort impact économique

Les discussions ont porté sur les avantages compétitifs de la Tunisie, notamment sa proximité avec les marchés européens, son capital humain qualifié, son écosystème industriel dédié à l’automobile et son cadre favorable à l’investissement.

Selon la TIA, le projet étudié pourrait permettre la création d’environ 1200 emplois directs ; le renforcement de la chaîne de valeur de l’industrie automobile tunisienne ; la consolidation du positionnement de la Tunisie comme plateforme de nearshoring pour les industriels européens.

La Tunisia Investment Authority a réaffirmé son engagement à accompagner GRAMMER AG tout au long du processus d’investissement. L’agence s’est engagée à faciliter les procédures administratives, à proposer des solutions adaptées en matière de foncier et d’infrastructures industrielles et à coordonner les échanges avec les différentes administrations concernées.

Cette démarche s’inscrit dans la stratégie de la TIA visant à attirer davantage d’investissements directs étrangers (IDE) à forte valeur ajoutée et à renforcer la compétitivité de la Tunisie dans le secteur automobile.

Lire aussi :

L’article Le groupe allemand GRAMMER AG envisage un investissement en Tunisie pouvant créer 1200 emplois est apparu en premier sur webdo.

  •  

Météo en Tunisie : Jusqu’à 49°C ce jeudi, quelques orages attendus dans certaines régions

La chaleur continue de s’intensifier en Tunisie ce jeudi 23 juillet. Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), les températures poursuivent leur hausse, atteignant jusqu’à 49°C dans plusieurs régions de l’intérieur, tandis que des cellules orageuses pourraient se former localement dans l’après-midi.

Des orages localisés sur le centre-ouest et l’est du pays

Le ciel sera d’abord marqué par quelques nuages avant de devenir partiellement nuageux sur la plupart des régions. Au cours de l’après-midi, des cellules orageuses locales accompagnées de quelques pluies sont attendues sur les hauteurs ouest du centre, avant de concerner certaines zones de l’est du pays.

Le vent soufflera de secteur est près des côtes et de secteur ouest à l’intérieur du pays. Faible à modéré en journée, il se renforcera progressivement près des côtes nord durant la nuit. La mer sera peu agitée à agitée dans le nord.

Jusqu’à 49°C à l’intérieur du pays

Les températures maximales continueront de grimper, avec 36 à 42°C sur les régions côtières et les hauteurs. Ailleurs, le mercure oscillera entre 43 et 49°C, sous l’effet d’un vent de sirocco, accentuant la sensation de chaleur et les risques liés à la canicule.

Lire aussi :

L’article Météo en Tunisie : Jusqu’à 49°C ce jeudi, quelques orages attendus dans certaines régions est apparu en premier sur webdo.

  •  

STEG : Des chefs de districts et d’unités visés par des enquêtes, vers un retour progressif à la normale

Face à la répétition des coupures d’électricité qui ont marqué les derniers jours en Tunisie, des responsables de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) sont désormais au centre d’investigations judiciaires. Le secrétaire général de la Fédération générale de l’électricité et du gaz, Fethi Mselmi, a annoncé que le parquet avait ordonné l’ouverture d’enquêtes visant plusieurs chefs de districts et responsables d’unités au sein de l’entreprise publique.

Invité sur les ondes de la radio Jawhara FM, le responsable syndical a indiqué que la partie syndicale s’attendait initialement à la mise en place de commissions techniques chargées d’identifier les responsabilités.

« Nous espérions des commissions techniques pour déterminer les responsabilités, mais le dossier est désormais entre les mains de la justice », a-t-il déclaré, exprimant son souhait que ces investigations permettent de faire toute la lumière sur les circonstances ayant conduit aux coupures successives

Retour progressif à l’alimentation électrique

Selon Mselmi, un retour progressif à une alimentation électrique plus stable est attendu dans les prochains jours. Il a expliqué que la principale cause des perturbations réside dans un déséquilibre entre une production insuffisante et une hausse importante de la consommation, notamment durant cette période de fortes chaleurs.

Lire aussi : Coupures d’électricité : La justice ouvre des enquêtes dans plusieurs régions

Le responsable syndical a toutefois estimé que cette situation aurait pu être anticipée. Il a affirmé que la partie syndicale avait alerté à plusieurs reprises sur les risques liés à l’écart croissant entre l’offre et la demande d’électricité, tout comme des notes internes de la direction générale de la STEG auraient signalé ces difficultés.

Des projets de production restés en attente

Le responsable syndical a également évoqué plusieurs projets publics de production électrique validés depuis 2018, représentant une capacité d’environ 500 mégawatts, mais qui n’auraient pas été concrétisés. Pour lui, le retard dans la réalisation de ces investissements a contribué à fragiliser le système électrique national face aux pics de consommation.

Alors que la Tunisie cherche à renforcer sa production énergétique, notamment à travers les énergies renouvelables, le responsable syndical a assuré que la Fédération générale de l’électricité et du gaz ne s’opposait pas aux investissements dans ce secteur.

La crise électrique de l’été 2026 met ainsi en lumière les difficultés structurelles du système énergétique tunisien : vieillissement des équipements, hausse continue de la demande et retard dans certains projets de production. Si la situation semble évoluer vers une stabilisation progressive, les enquêtes ouvertes devront également déterminer d’éventuelles défaillances dans la gestion opérationnelle ayant accompagné cette période de tension.

L’article STEG : Des chefs de districts et d’unités visés par des enquêtes, vers un retour progressif à la normale est apparu en premier sur webdo.

  •  

Tunisie : Fini les courses au frais, des grandes surfaces réduisent la climatisation face à la canicule

Alors que la Tunisie traverse une vague de chaleur exceptionnelle et que le réseau électrique est soumis à une forte pression, les grandes surfaces commencent à revoir leur consommation énergétique. Carrefour Tunisie et Monoprix ont annoncé la mise en place de mesures de rationalisation de l’énergie dans leurs magasins, posant une question : d’autres grandes enseignes vont-elles leur emboîter le pas ?

Dans un communiqué publié mercredi, Carrefour Tunisie a annoncé plusieurs mesures destinées à réduire sa consommation électrique « durant cette période de forte pression sur le réseau ». L’enseigne a notamment décidé de régler ses climatiseurs à 27 degrés, de réduire progressivement l’éclairage dans ses magasins, d’éteindre les enseignes lumineuses après la fermeture, de couper les écrans d’affichage numériques à l’intérieur des magasins et de suspendre les écrans extérieurs de ses partenaires entre 13h et 16h.

Monoprix a annoncé une mesure plus radicale

De son côté, Monoprix a annoncé une mesure plus radicale : l’arrêt du fonctionnement des climatiseurs dans l’ensemble de ses magasins entre 13h et 17h, une période qui correspond aux heures de forte demande électrique durant lesquelles la consommation atteint généralement ses niveaux les plus élevés.

Ces décisions interviennent alors que la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a alerté ces derniers jours sur une hausse historique de la demande électrique, liée notamment aux températures extrêmes et à l’utilisation massive des climatiseurs. Le pic de consommation pourrait dépasser les 6000 mégawatts, un niveau jamais atteint auparavant selon les données communiquées par l’opérateur national.

Une nouvelle réalité pour les consommateurs

Ces annonces changent aussi les habitudes de nombreux Tunisiens. Pendant les épisodes de coupures d’électricité, plusieurs citoyens avaient pris l’habitude de se rendre dans les grandes surfaces, centres commerciaux et espaces climatisés pour échapper à la chaleur, tout en profitant de ces lieux pour faire leurs courses dans de meilleures conditions.

Lire aussi : La Tunisie aura traversé l’une des pires séquences caniculaires de son histoire récente

Mais avec la généralisation des mesures de réduction de consommation, ces espaces pourraient ne plus offrir le même niveau de fraîcheur durant les heures les plus critiques. Pour certains consommateurs, les grandes surfaces représentaient devenues une sorte de refuge temporaire face aux températures qui ont parfois dépassé les 45 degrés dans plusieurs régions.

La question reste désormais ouverte : Carrefour et Monoprix seront-ils les seuls à appliquer ces restrictions, ou assistera-t-on à une mobilisation plus large du secteur de la grande distribution ?

D’autres enseignes ?

D’autres enseignes, notamment les supermarchés et hypermarchés disposant de grandes surfaces climatisées, pourraient être amenées à annoncer à leur tour des mesures similaires, alors que les autorités appellent l’ensemble des acteurs économiques et des citoyens à réduire leur consommation durant les heures de pointe.

Entre confort des clients, continuité de l’activité commerciale et nécessité de soulager un réseau électrique sous tension, les grandes surfaces se retrouvent au cœur de l’équation énergétique de l’été 2026. La vague de chaleur actuelle pourrait ainsi accélérer une nouvelle culture de la sobriété énergétique dans les commerces tunisiens.

L’article Tunisie : Fini les courses au frais, des grandes surfaces réduisent la climatisation face à la canicule est apparu en premier sur webdo.

  •  

Les Saoudiens vont financer la protection du littoral entre Gammarth et Carthage

Le littoral entre Gammarth et Carthage s’apprête à subir des travaux de protection contre l’érosion marine. Après plusieurs années de préparation, l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL) a prolongé le délai de dépôt des offres pour un projet majeur d’ouvrages côtiers, financé par le Fonds saoudien pour le développement.

Le délai de participation à l’appel d’offres, initialement fixé au 21 juillet 2026, a été repoussé au 15 septembre 2026 à 10 heures. Cette prolongation concerne les travaux de protection de la bande côtière située entre Gammarth et Carthage, un secteur particulièrement exposé au recul du trait de côte.

Un chantier de 12 kilomètres financé par Riyad

Le projet prévoit des interventions sur près de 12 kilomètres de littoral, avec une réalisation prévue en deux phases. Son coût est estimé à 70 millions de riyals saoudiens (57 à 58 millions de dinars tunisiens), un financement assuré à travers un prêt du Fonds saoudien pour le développement.

Ce financement saoudien n’est pas nouveau : une convention de prêt entre la Tunisie et le Fonds saoudien pour le développement avait déjà porté sur une enveloppe de 70 millions de riyals destinée à contribuer au financement du projet de protection du littoral entre Carthage-Gammarth et La Goulette contre l’érosion côtière.

Lire aussi : Tunisie : 260 km de côtes menacées par l’érosion marine

Les travaux envisagés doivent permettre de renforcer la résilience de cette zone stratégique, qui concentre des enjeux environnementaux, touristiques et patrimoniaux majeurs. Le secteur concerné comprend notamment des espaces côtiers très fréquentés et proches de sites historiques emblématiques.

Une réponse à une menace qui gagne du terrain

L’érosion marine est devenue l’une des principales menaces qui pèsent sur le littoral tunisien. Selon les autorités environnementales, plusieurs centaines de kilomètres de côtes sont aujourd’hui affectés par ce phénomène, accentué par les changements climatiques, la montée du niveau de la mer et la multiplication des épisodes météorologiques extrêmes.

La Tunisie, qui possède plus de 1 300 kilomètres de côtes, fait face à une pression croissante sur ses espaces littoraux. Le phénomène touche aussi bien les plages touristiques que les zones urbaines et les infrastructures installées en bord de mer.

À Gammarth et Carthage, la problématique n’est pas nouvelle. Des études techniques consacrées à cette zone avaient déjà identifié la nécessité de mettre en place des solutions de protection et d’aménagement face au recul du littoral.

Un enjeu au-delà de la protection des plages

Au-delà de la sauvegarde des plages, le projet répond à un enjeu économique. La zone Gammarth-Carthage représente un pôle touristique et résidentiel important du Grand Tunis, avec des infrastructures hôtelières, des espaces de loisirs et un patrimoine historique situé à proximité immédiate du littoral.

L’objectif est également d’éviter que la dégradation progressive du rivage n’entraîne, à terme, des coûts plus élevés pour la réhabilitation des infrastructures menacées.

Ce chantier intervient alors que les autorités tunisiennes cherchent à développer une nouvelle approche de gestion du littoral. Le ministère de l’Environnement a notamment évoqué la mise en place d’une « ceinture côtière » destinée à renforcer la protection des zones vulnérables face aux risques climatiques.

Un projet attendu après plusieurs années de préparation

L’APAL avait annoncé dès fin 2023 le lancement des procédures liées à ce chantier, avec l’objectif de démarrer les travaux à partir de 2024. Le projet a toutefois nécessité plusieurs étapes administratives et techniques avant l’ouverture effective de l’appel d’offres.

L’article Les Saoudiens vont financer la protection du littoral entre Gammarth et Carthage est apparu en premier sur webdo.

  •  

Canicule: L’Organisation des jeunes médecins avance un bilan humain alarmant

Alors que la Tunisie traverse l’une des plus fortes vagues de chaleur de son histoire récente, le président de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins, Wajih Dhakar, a publié un message alarmant sur les réseaux sociaux, dénonçant un manque de transparence du ministère de la Santé concernant les conséquences sanitaires de la canicule.

Selon lui, l’organisation a recueilli des informations auprès de jeunes médecins exerçant dans les hôpitaux du pays. Sur cette base, elle estime que le nombre de décès attribués à des coups de chaleur au cours des derniers jours se situerait entre 150 et 200 personnes. Wajih Dhakar affirme que ces décès concerneraient des patients décédés dans les services d’urgence, des personnes retrouvées sans vie à leur domicile par les équipes du SAMU, ainsi que des malades hospitalisés pour d’autres pathologies dont l’état se serait aggravé sous l’effet des températures extrêmes.

Pas de chiffres officiels

À ce stade, ces chiffres n’ont toutefois fait l’objet d’aucune confirmation officielle de la part du ministère de la Santé, qui n’a pas publié de bilan sur les conséquences sanitaires de la vague de chaleur.

Selon nos informations, les services d’urgence de l’hôpital universitaire Mongi Slim de La Marsa ont pris en charge ces derniers jours plusieurs personnes souffrant de coups de chaleur, d’insolation ou de déshydratation. Toujours selon nos informations, deux décès de personnes âgées, restées seules à leur domicile sans assistance, y ont également été enregistrés.

L’absence de communication contestée

Dans son message, Wajih Dhakar critique également l’absence de communication officielle du ministère de la Santé. Il estime que les citoyens ont droit à une information claire sur la situation sanitaire et appelle les autorités à s’exprimer publiquement et à envisager la déclaration d’un état d’urgence sanitaire face à cette vague de chaleur exceptionnelle.

Lire aussi : Coupures de plus de 24 heures : Kaïs Saïed convoque la STEG, la SONEDE et plusieurs ministres

La Tunisie a connu ces derniers jours des températures exceptionnellement élevées, accompagnées de nuits particulièrement chaudes et d’une forte pression sur les infrastructures, notamment le réseau électrique, plaçant les personnes âgées, les malades chroniques et les personnes isolées parmi les populations les plus exposées aux risques liés à la canicule.

L’article Canicule: L’Organisation des jeunes médecins avance un bilan humain alarmant est apparu en premier sur webdo.

  •  

La Tunisie aura traversé l’une des pires séquences caniculaires de son histoire récente

La Tunisie semble enfin entrevoir la fin d’une séquence caniculaire qui restera comme l’une des plus marquantes de son histoire récente. Plus qu’un simple épisode de fortes chaleurs, le pays a traversé une vague de chaleur exceptionnelle par son intensité, sa durée, son extension géographique et son impact continu, de jour comme de nuit.

Alors que les premiers signes d’un rafraîchissement progressif apparaissent sur les régions côtières et le nord du pays, le bilan climatique de ces derniers jours est sans appel. Cette canicule ne s’est pas seulement distinguée par des pics de température. Elle a surtout été caractérisée par sa persistance pendant de nombreux jours consécutifs, son emprise sur une grande partie du territoire tunisien et l’absence de véritable répit nocturne.

La crise énergétique est venue accentuer les effets de cette canicule exceptionnelle. Face à une demande électrique record, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a été contrainte de recourir à des coupures programmées dans plusieurs régions du pays afin de soulager le réseau. En privant temporairement des milliers de foyers de climatisation et de ventilation, ces délestages ont renforcé le sentiment d’étouffement ressenti par la population et ajouté une difficulté supplémentaire à une séquence climatique déjà hors norme.

Un des épisodes les plus extrêmes

Pour le spécialiste des changements climatiques Hamdi Hached, il s’agit de l’un des épisodes les plus extrêmes observés en Tunisie au cours des dernières décennies. Cette vague de chaleur rivalise avec la « heat dome » historique de l’été 2023, mais se distingue surtout par la combinaison de plusieurs facteurs exceptionnels : une chaleur intense, une longue durée, une couverture géographique très étendue et des températures nocturnes anormalement élevées qui ont empêché le refroidissement habituel de l’air.

Les nuits tropicales, où le thermomètre est resté à des niveaux très élevés jusqu’à l’aube, ont accentué le stress thermique subi par la population. Cette absence de rafraîchissement nocturne constitue l’un des marqueurs les plus préoccupants de cet épisode, car elle limite la récupération physiologique des organismes et augmente les risques sanitaires, notamment pour les personnes âgées, les enfants et les malades chroniques.

Lire aussi : L’incendie entre Rafraf et Sidi Ali El Mekki maîtrisé après plus de 16 heures de lutte

D’un point de vue météorologique, cette situation s’explique par l’installation d’une puissante « heat dome », ou coupole de chaleur, provoquée par un anticyclone subtropical particulièrement robuste. Ce système a favorisé la descente et le réchauffement de l’air, tout en bloquant les mouvements atmosphériques et en maintenant une masse d’air saharienne sur la Tunisie pendant plusieurs jours, empêchant la formation de nuages et toute baisse significative des températures.

Au-delà de cet épisode, les climatologues y voient une illustration des effets du réchauffement climatique. Les études montrent que le changement climatique rend les vagues de chaleur plus fréquentes, plus longues et plus intenses, particulièrement dans le bassin méditerranéen, considéré comme l’un des principaux « hot spots » du réchauffement mondial.

La coupole de chaleur s’affaiblit

Désormais, les premières infiltrations d’air plus frais en provenance de la Méditerranée occidentale commencent à affaiblir progressivement la coupole de chaleur. L’amélioration devrait gagner peu à peu les régions intérieures puis le sud du pays d’ici la fin de la semaine, avec un retour graduel vers des températures plus proches des normales saisonnières.

Cette amélioration ne fera toutefois pas oublier une séquence climatique qui pourrait marquer un tournant. Plus que les records absolus de température, c’est l’ampleur du phénomène, sa durée inhabituelle et la persistance d’une chaleur étouffante jusque pendant les nuits qui feront de l’été 2026 l’un des épisodes caniculaires les plus sévères jamais vécus par la Tunisie.

L’article La Tunisie aura traversé l’une des pires séquences caniculaires de son histoire récente est apparu en premier sur webdo.

  •  

Coupures de plus de 24 heures : Kaïs Saïed convoque la STEG, la SONEDE et plusieurs ministres

Quelques jours après avoir dénoncé les coupures répétées d’eau et d’électricité, le président de la République a réuni mercredi les dirigeants de la STEG, de la SONEDE et plusieurs ministres. Selon le communiqué de la Présidence, Kaïs Saïed a évoqué des interruptions ayant dépassé 24 heures dans plusieurs régions et a demandé d’y mettre fin immédiatement, tout en exigeant une meilleure information des citoyens.

Une réunion de crise autour des coupures et des incendies

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé mercredi après-midi, au palais de Carthage, une réunion consacrée aux perturbations des réseaux d’eau et d’électricité ainsi qu’aux incendies enregistrés ces derniers jours dans plusieurs régions du pays.

Y ont participé le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, le président-directeur général de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), Fayçal Trifa, le président-directeur général de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE), Abdelhamid Menja, ainsi que le directeur général de l’Office national de la protection civile, le colonel Mohamed Rached Souissi.

Le chef de l’État a indiqué suivre « de près, tout au long de la journée et de la nuit », la situation dans l’ensemble des régions du pays.

Lire aussi: Après une semaine de coupures d’eau et d’électricité, Kaïs Saïed réclame des comptes

Kaïs Saïed : « L’État ne restera pas les bras croisés »

Selon le communiqué publié par la Présidence de la République, Kaïs Saïed a estimé que les coupures d’eau, les interruptions d’électricité ainsi que les incendies constituaient des « phénomènes anormaux ». Il a ajouté que « l’État ne restera pas les bras croisés face à quiconque cherche à faire subir des préjudices aux citoyens et à attiser les tensions », sans toutefois désigner de responsables ni apporter d’éléments sur l’origine de ces dysfonctionnements.

Le communiqué précise également que le chef de l’État a évoqué des coupures d’eau et d’électricité ayant dépassé 24 heures dans plusieurs régions. Jugeant cette situation inacceptable, il a demandé qu’elle prenne fin immédiatement.

Kaïs Saïed a, en outre, insisté sur la nécessité d’informer les citoyens à l’avance lorsqu’une interruption est inévitable et de choisir des horaires les moins pénalisants possible si des coupures doivent être programmées.

Ces déclarations interviennent alors que de nombreux Tunisiens ont dénoncé ces derniers jours des interruptions prolongées des services d’eau et d’électricité, parfois bien supérieures aux durées annoncées dans les communiqués des opérateurs.

Une nouvelle étape dans la gestion de la crise

Cette réunion intervient quelques jours après une première intervention du chef de l’État consacrée aux perturbations des réseaux d’eau et d’électricité.

Depuis la mi-juillet, la Tunisie est confrontée à une succession de délestages électriques liés à une demande record provoquée par les fortes chaleurs, tandis que la SONEDE a lié plusieurs perturbations de l’eau aux coupures d’électricité affectant ses installations. La référence présidentielle à des interruptions dépassant 24 heures intervient alors que la STEG expliquait jusqu’ici que les délestages relevaient d’un dispositif de coupures tournantes destiné à préserver la stabilité du réseau électrique.

Cette réunion traduit une implication plus directe de la présidence dans le suivi de la crise. En réunissant autour d’une même table les ministres concernés, les dirigeants de la STEG et de la SONEDE ainsi que les responsables de l’Office national de la protection civile, Kaïs Saïed cherche à renforcer la coordination de l’action publique face à une situation qui affecte le quotidien de nombreux Tunisiens.

Le président de la République a enfin salué les interventions des unités de la Protection civile, mobilisées ces derniers jours pour maîtriser plusieurs incendies et limiter leur propagation.

Lire aussi:

L’article Coupures de plus de 24 heures : Kaïs Saïed convoque la STEG, la SONEDE et plusieurs ministres est apparu en premier sur webdo.

  •  

Coupures d’électricité : La STEG encadre enfin les batteries de stockage

Alors que la Tunisie fait face à une consommation électrique record et à des coupures tournantes dans plusieurs régions, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a publié un nouveau « Référentiel technique des installations photovoltaïques raccordées au réseau électrique national basse tension ». Le document consacre désormais un chapitre détaillé aux systèmes de stockage d’énergie par batteries, ou BESS.

Le référentiel peut être consulté et téléchargé sur le site officiel de la STEG :
https://www.steg.com.tn/system/files/pdf/Referentiel_technique_des_installations_PV.pdf

Un cadre technique pour le stockage de l’énergie

Le nouveau document définit les prescriptions minimales relatives à la conception, à l’installation, à l’exploitation et à la maintenance des batteries raccordées aux installations photovoltaïques.

Il détaille notamment le rôle du système de gestion de la batterie — BMS —, des convertisseurs de puissance — PCS —, des onduleurs hybrides, des protections électriques et des essais nécessaires avant la mise en service.

L’acceptation des batteries par la STEG est notamment conditionnée par la présentation de certificats de conformité aux normes IEC 61427, IEC 62619 et IEC 62620, ainsi que d’un certificat CE et d’une documentation technique complète. Pour les systèmes dépassant 100 kWh, des essais fonctionnels préalables en usine sont également exigés.

Le référentiel insiste aussi sur la prévention des surchauffes, la ventilation des locaux, le contrôle des accès et les mesures destinées à limiter les risques électriques ou liés à un emballement thermique.

Quel impact sur les tensions actuelles du réseau ?

Cette publication intervient alors que la demande nationale a atteint près de 5 000 MW durant la vague de chaleur. Plusieurs publications évaluent la capacité disponible à environ 4 630 MW, ce qui représenterait un écart proche de 370 MW. Ce chiffre doit néanmoins être présenté comme une estimation rapportée, et non comme une donnée directement annoncée par le PDG de la STEG.

Les batteries peuvent stocker une partie de l’électricité solaire produite durant les heures ensoleillées et la restituer pendant les périodes de forte consommation. Elles peuvent ainsi augmenter l’autoconsommation et réduire ponctuellement les prélèvements sur le réseau.

Pour une habitation, le référentiel donne l’exemple d’une consommation quotidienne de 5 kWh : en tenant compte de la profondeur de décharge, des pertes de la batterie et de l’onduleur ainsi que d’une marge de sécurité, la capacité nominale nécessaire atteint environ 6,8 kWh.

Le prix demeure plus difficile à établir. Sur le marché tunisien, une batterie lithium d’environ 4,8 kWh est affichée autour de 6 270 DT TTC, batterie seule. Une solution résidentielle complète coûtera davantage après l’ajout de l’onduleur hybride, des protections, du câblage et de la pose.

Les batteries suffiront-elles à éviter les coupures ?

Non, à elles seules. Compenser une puissance manquante de 400 MW pendant deux heures nécessiterait au minimum 800 MWh de stockage, auxquels devraient s’ajouter les pertes techniques et les marges d’exploitation.

La multiplication de batteries chez les particuliers, les entreprises, les exploitations agricoles et les bâtiments publics pourrait toutefois réduire localement les appels de puissance et mieux valoriser l’électricité solaire.

Le nouveau référentiel ne règle donc pas la crise électrique actuelle. Il fournit en revanche le cadre technique attendu par les fabricants, les installateurs et les bureaux d’études pour développer en Tunisie des installations associant photovoltaïque et stockage.

Lire aussi:

L’article Coupures d’électricité : La STEG encadre enfin les batteries de stockage est apparu en premier sur webdo.

  •  
❌