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L’ARP approuve une nouvelle mouture du Conseil des Tunisiens résidant à l’étranger

La Commission des relations extérieures de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté, mardi, une nouvelle version de la proposition de loi réformant le Conseil national des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE). Le texte prévoit notamment de rattacher cette instance consultative à la Présidence du gouvernement, dans le but de renforcer la coordination des politiques publiques en faveur de la diaspora.

Une réforme pour relancer un Conseil resté lettre morte

Créé par la loi n°68 de 2016, le Conseil national des Tunisiens résidant à l’étranger devait constituer un espace de dialogue entre les pouvoirs publics et la diaspora tunisienne. Cette instance consultative est chargée d’émettre des avis et des recommandations sur les questions touchant les Tunisiens établis à l’étranger, qu’il s’agisse des services consulaires, de l’investissement, de la protection sociale ou encore des liens économiques et culturels avec la Tunisie.

Toutefois, malgré son adoption il y a près de dix ans, le Conseil n’a jamais été pleinement opérationnel. La proposition de loi actuellement examinée vise ainsi à revoir son organisation afin de faciliter sa mise en place.

Un rattachement à la Présidence du gouvernement

La principale modification introduite par la commission consiste à placer le Conseil sous l’autorité de la Présidence du gouvernement.

Selon le président de la commission, Riadh Jaïdane, ce choix se justifie par le caractère transversal des questions relatives aux Tunisiens résidant à l’étranger, qui mobilisent plusieurs départements ministériels et organismes publics.

L’objectif est de renforcer la coordination entre les différentes administrations concernées et d’éviter les chevauchements de compétences.

Une composition revue pour renforcer la représentativité

La nouvelle mouture du texte modifie également la composition du Conseil.

L’instance sera composée des députés élus dans les circonscriptions de l’étranger en tant que membres permanents, auxquels s’ajouteront soixante représentants des Tunisiens résidant à l’étranger. Des représentants des ministères et des établissements publics concernés participeront également aux travaux en qualité d’observateurs.

Les membres exerceront leurs fonctions à titre bénévole, sans rémunération ni indemnité.

Une étape avant l’examen en plénière

Avant d’arrêter sa version finale, la commission a procédé à plusieurs auditions, notamment celle de l’initiateur de la proposition de loi ainsi que de différents intervenants institutionnels, afin d’enrichir le texte.

Après l’examen et l’adoption des différents articles amendés, la proposition de loi a été approuvée dans son intégralité. La commission a décidé d’élaborer son rapport et de le transmettre au Bureau de l’ARP, première étape avant une éventuelle inscription à l’ordre du jour d’une séance plénière.

En conclusion, le Parlement veut relancer une institution créée en 2016 mais jamais réellement opérationnelle, en la réorganisant autour d’une mesure forte : son rattachement à la Présidence du gouvernement, censé améliorer la coordination de toutes les politiques concernant les Tunisiens de l’étranger.

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Festival international de Gabès : Saber Rebaï, Nordo et Amina Fakhet à l’affiche de la 41e édition

La 41e édition du Festival international de Gabès se tiendra du 31 juillet au 24 août 2026 sous le slogan « Nous sommes nés de nouveau pour être ce que nous voulons être… ». Le comité d’organisation a dévoilé, lundi, la programmation officielle lors d’une conférence de presse organisée au Musée des Arts et Traditions populaires de Sidi Boulbaba à Gabès.

Cette nouvelle édition proposera une programmation éclectique mêlant musique, théâtre, spectacles pour enfants et créations internationales, avec la participation de plusieurs figures de la scène artistique tunisienne et arabe.

Un colloque sur les 70 ans de l’indépendance

Avant le lancement des soirées artistiques, le festival ouvrira un espace de réflexion avec un colloque intitulé « L’horizon de la modernisation en Tunisie entre les acquis de l’indépendance et les obstacles au progrès. Soixante-dix ans d’indépendance : pourquoi le projet de modernisation a-t-il reculé ? ».

Prévu les 29 et 30 juillet, cet événement réunira universitaires et spécialistes autour des enjeux de la modernisation en Tunisie, à l’occasion du 70e anniversaire de l’indépendance.

Une ouverture avec Salah Baccar

Les festivités débuteront le 31 juillet avec « Lawaëj Soufia », une création de Salah Baccar produite par l’Association du Festival international de Gabès.

La programmation alternera ensuite entre théâtre, musique et spectacles destinés à différents publics. Les amateurs de théâtre retrouveront notamment Jaafar Guesmi avec « PSY », Saber Oueslati avec « Papa Noël », « Weld El Talyani » de Sofiene Dahech, Lobna Sdiri et Noureddine Bouhajba, ainsi que Karim Gharbi avec « Visa ».

Les enfants auront également leur rendez-vous avec le spectacle de marionnettes « Khayal Jamil ».

Des têtes d’affiche tunisiennes et internationales

Le volet musical réunira plusieurs artistes très attendus, dont Nordo, Amina Fakhet, Yousra Mahnouch, Nour Chiba, Chirine Lajmi, Walid Al-Salahi, Young RZ et Kaso.

Le festival accueillera également des artistes étrangers avec le groupe algérien El Basta ainsi que Bilal Tacchini, annoncé comme invité international.

Le chanteur Saber Rebaï figurera parmi les principaux temps forts de cette édition avec un concert programmé le 21 août.

La 41e édition s’achèvera le 24 août avec un concert réunissant Rayen Youssef et Dorra Fourti, mettant un terme à près d’un mois d’animations culturelles destinées à faire rayonner la ville de Gabès et à promouvoir la diversité de la création artistique tunisienne.

Programme des soirées

  • 31 juillet : Lawaëj Soufia – Salah Baccar
  • 2 août : PSY – Jaafar Guesmi
  • 4 août : El Basta (Algérie)
  • 5 août : Papa Noël – Saber Oueslati
  • 6 août : Zarda – Najla Tounsia
  • 7 août : Walid Al-Salahi
  • 9 août : Weld El Talyani – Sofiene Dahech, Lobna Sdiri et Noureddine Bouhajba
  • 10 août : Kaso
  • 11 août : Khayal Jamil (théâtre de marionnettes)
  • 12 août : Nordo
  • 13 août : Ma Ydhhaknich – Yassine Salhi
  • 14 août : Chirine Lajmi
  • 15 août : Bilal Tacchini
  • 16 août : Al-Mahafel
  • 17 août : Yousra Mahnouch
  • 18 août : Visa – Karim Gharbi
  • 19 août : Amina Fakhet
  • 20 août : Nour Chiba
  • 21 août : Saber Rebaï
  • 22 août : Young RZ
  • 24 août : Rayen Youssef et Dorra Fourti

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Canicule en Tunisie : La vague de chaleur se prolongera jusqu’à la fin de la semaine

La canicule qui frappe la Tunisie est loin d’être terminée. Dans un nouveau bulletin de suivi publié ce mardi 14 juillet, l’Institut national de la météorologie (INM) annonce que les fortes chaleurs se maintiendront jusqu’à la fin de la semaine sur la majeure partie du pays. Les températures dépasseront les normales saisonnières de 7 à 12 degrés et pourraient atteindre localement 47°C sous l’effet du vent de sirocco.

Des températures exceptionnellement élevées pendant plusieurs jours

Alors que le pays connaît déjà un épisode caniculaire depuis plusieurs jours, l’INM revoit ses prévisions en confirmant la persistance de cette masse d’air chaud sur l’ensemble du territoire.

Les régions de l’intérieur seront les plus exposées, avec des températures maximales comprises entre 43 et 47°C jusqu’à la fin de la semaine. Sur les régions côtières, le mercure restera également à des niveaux très élevés, oscillant entre 36 et 41°C.

Selon l’institut, ces valeurs excéderont les moyennes habituelles de la mi-juillet de 7 à 12 degrés, témoignant d’un épisode de chaleur particulièrement marqué.

Le sirocco entretient l’épisode caniculaire

Cette vague de chaleur est alimentée par un vent de sirocco persistant, favorisant l’arrivée d’une masse d’air très chaude et sèche sur le pays.

Ce phénomène, déjà annoncé en fin de semaine dernière, ne faiblit pas et contribue au maintien de températures exceptionnellement élevées dans la plupart des régions, notamment à l’ouest et dans l’intérieur du pays.

Une vigilance renforcée

Face à la durée de cet épisode caniculaire, la prudence reste de mise, en particulier pour les personnes âgées, les enfants et les personnes souffrant de maladies chroniques.

Les autorités recommandent de limiter les sorties durant les heures les plus chaudes, de s’hydrater régulièrement et d’éviter les efforts physiques prolongés en extérieur.

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Arrêté en Espagne, Fergie Chambers au cœur d’une procédure judiciaire américaine

L’homme d’affaires américain Fergie Chambers, installé en Tunisie depuis fin 2023, fait l’objet d’une procédure d’extradition vers les États-Unis après son arrestation à Ibiza, en Espagne, le 10 juillet. Les autorités américaines le poursuivent notamment pour des faits présumés de blanchiment international d’argent et de soutien matériel à des organisations terroristes étrangères, selon des informations publiées par The Grayzone et Middle East Eye.

Si l’acte d’accusation demeure placé sous scellés, des éléments rapportés par ces médias, qui affirment avoir consulté tout ou une partie du dossier, indiquent que les enquêteurs américains s’intéressent notamment à des transferts de fonds effectués vers la Tunisie après le départ de Fergie Chambers des États-Unis.

Une demande d’extradition vers les États-Unis

James Cox Chambers Jr., plus connu sous le nom de Fergie Chambers, a été interpellé vendredi à Ibiza en exécution d’une demande des autorités américaines. Selon les informations disponibles, il est visé par une procédure d’extradition afin de répondre devant la justice américaine de plusieurs chefs d’accusation, dont le blanchiment d’argent à dimension internationale et un soutien matériel présumé à des organisations terroristes étrangères.

Les poursuites interviennent après son départ des États-Unis en 2023, à la suite de la vente de ses participations dans l’entreprise familiale. L’investisseur avait alors annoncé vouloir consacrer une partie de sa fortune, estimée à 250 millions de dollars, au financement de projets humanitaires et de médias engagés en faveur de la cause palestinienne.

La Tunisie mentionnée dans le dossier

Selon les extraits de l’acte d’accusation publiés par The Grayzone, Fergie Chambers aurait effectué de nombreux transferts de fonds depuis des banques américaines vers des établissements bancaires en Tunisie, où il s’est installé à la fin de l’année 2023.

De son côté, Middle East Eye évoque environ 7,5 millions de dollars transférés hors des États-Unis après son départ du pays, sans préciser quelle part de cette somme aurait été destinée à la Tunisie.

À ce stade, ni les montants exacts des virements évoqués vers la Tunisie ni leurs bénéficiaires n’ont été officiellement confirmés. Le contenu intégral de l’acte d’accusation n’a pas été rendu public et les autorités américaines n’ont pas communiqué sur ces éléments.

Des accusations encore entourées de zones d’ombre

D’après The Grayzone, les procureurs américains reprocheraient à Fergie Chambers d’avoir procédé à des opérations financières dans l’intention de fournir un soutien matériel à des organisations terroristes étrangères.

Le média souligne toutefois que les passages de l’acte d’accusation qu’il affirme avoir consultés ne démontreraient pas qu’un financement ait effectivement bénéficié à une organisation officiellement désignée comme terroriste. Cette affirmation n’a pas pu être vérifiée de manière indépendante.

Une figure connue en Tunisie

Depuis son installation à Sidi Bou Saïd, Fergie Chambers s’est fait connaître en Tunisie à travers plusieurs investissements et partenariats. Son nom est notamment devenu familier du grand public à la faveur d’un contrat de sponsoring conclu avec le Club Africain, dont il a accompagné le redressement financier.

Toutefois, les informations publiées à ce jour n’établissent aucun lien entre cette collaboration, ou d’autres investissements connus en Tunisie, et les poursuites engagées par la justice américaine.

La procédure d’extradition suit désormais son cours devant la justice espagnole, qui devra se prononcer sur la demande américaine.

En attendant, de nombreuses questions demeurent sans réponse. Le contenu complet de l’acte d’accusation reste sous scellés, les autorités américaines n’ont publié aucun document officiel détaillant les faits reprochés et la justice espagnole n’a pas communiqué sur les éléments ayant motivé le mandat d’arrêt.

Les informations disponibles reposent donc essentiellement sur les révélations de The Grayzone et de Middle East Eye, dans l’attente d’éventuelles précisions des autorités judiciaires concernées.

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Zaghouan : L’incendie du mont Echahma maîtrisé après plus de 40 heures de lutte

Après plus de 40 heures d’intervention continue, les équipes de secours sont parvenues à maîtriser l’incendie qui ravageait depuis samedi soir le mont Echahma, dans la délégation de Bir Hlima, au gouvernorat de Zaghouan. La mobilisation de plusieurs corps d’intervention, renforcée par un appui aérien de l’armée de l’air, a permis de contenir la propagation des flammes dans des conditions particulièrement difficiles.

L’incendie a été déclaré maîtrisé lundi 13 juillet 2026 vers 6h00, selon les services régionaux, après une opération coordonnée entre la Protection civile, la Direction générale des forêts, la commission régionale de lutte contre les catastrophes et les unités militaires mobilisées sur le terrain.

Une intervention prolongée face à un terrain difficile

La lutte contre le feu a duré plus de deux jours sans interruption, dans un contexte marqué par des températures élevées, des vents forts et un relief accidenté qui ont compliqué les opérations d’extinction.

Les équipes ont dû multiplier les interventions pour limiter la progression des flammes et empêcher leur extension vers de nouvelles zones forestières et agricoles.

Un important dispositif déployé sur le terrain

L’opération a mobilisé des moyens humains et matériels considérables. Près de 150 agents et officiers issus de différents corps ont participé aux interventions, avec l’appui de renforts venus notamment de Siliana, Ben Arous, Sousse et Kairouan.

Le dispositif comprenait 13 camions d’intervention de la Protection civile, auxquels se sont ajoutés 10 autres véhicules d’extinction, ainsi que des équipements spécialisés fournis par les services forestiers.

La Protection civile a également mobilisé son unité spécialisée de Ben Arous, l’École nationale de la Protection civile et le Centre de protection des forêts de Radès afin de renforcer les opérations.

Face à l’intensité du sinistre, les unités aériennes de l’armée de l’air ont apporté un soutien important aux équipes terrestres. Des hélicoptères ainsi que des avions C-130 spécialisés dans la lutte contre les incendies ont participé aux opérations, permettant de cibler plusieurs foyers et de ralentir la progression du feu dans les zones difficiles d’accès.

Des dégâts forestiers encore à évaluer

Si l’incendie est désormais maîtrisé, les conséquences sur l’environnement restent à déterminer. Les premières constatations font état de dégâts importants sur le couvert forestier, notamment dans les zones de pin d’Alep et dans la forêt de « Chaâra ».

Des arbres situés dans des exploitations agricoles voisines ont également été touchés. Une opération d’évaluation est actuellement menée afin d’établir précisément l’étendue des pertes.

Malgré l’extinction des principaux foyers, les équipes poursuivent les opérations de refroidissement et de surveillance afin d’éviter toute reprise du feu.

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Ridha Charfeddine tente la voie de la réconciliation pénale

L’homme d’affaires et ancien président de l’Étoile sportive du Sahel, Ridha Charfeddine, a engagé une nouvelle démarche judiciaire dans le cadre du dossier de corruption financière et administrative qui le concerne. Sa défense a demandé, lundi 13 juillet, le report de l’examen de l’affaire afin de permettre l’aboutissement des procédures liées à une demande de réconciliation pénale déposée auprès des autorités compétentes.

L’affaire a été examinée par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis. La demande de report formulée par les avocats de Ridha Charfeddine intervient dans l’attente d’une décision concernant son dossier de réconciliation, présenté conformément au cadre légal régissant ce mécanisme, rapporte la radio Mosaique fm.

Une tentative de règlement à l’amiable du dossier

À travers cette démarche, la défense de Ridha Charfeddine cherche à obtenir une issue fondée sur le mécanisme de réconciliation pénale, qui permet, sous certaines conditions prévues par la réglementation tunisienne, de traiter certains dossiers liés aux infractions économiques et financières.

La requête intervient alors que l’ancien député et dirigeant sportif reste concerné par une lourde procédure judiciaire, avec une condamnation déjà prononcée par la même chambre criminelle.

Une condamnation de 11 ans de prison

Dans une précédente décision, Ridha Charfeddine avait été condamné à 11 ans de prison pour des faits de blanchiment d’argent liés à l’exploitation de facilités obtenues dans le cadre d’activités impliquant des infractions bancaires et fiscales.

Son frère avait écopé de 7 ans de prison, tandis qu’un ancien président d’une association sportive avait été condamné à 10 ans de prison ferme. Des amendes avaient également été prononcées à l’encontre des accusés.

L’enquête à l’origine de cette affaire avait été ouverte après la découverte, par les services de la sûreté nationale, d’un réseau présumé impliqué dans des opérations d’escroquerie et de blanchiment d’argent.

Les investigations avaient concerné Ridha Charfeddine, son frère, un troisième prévenu ainsi que plusieurs autres personnes soupçonnées d’avoir participé aux faits examinés par la justice.

Réconciliation pénale, une « nouvelle opportunité » offerte ?

La décision attendue concernant la demande de réconciliation pénale constitue désormais un élément central de l’évolution de cette affaire. En sollicitant ce mécanisme, Ridha Charfeddine tente d’obtenir une nouvelle perspective judiciaire alors que son dossier demeure marqué par une condamnation lourde.

Rappelons que la Commission nationale de réconciliation pénale, instituée en 2022, est chargée d’examiner les dossiers de personnes impliquées dans des affaires de corruption économique et financière.

Le 10 juin dernier, le chef de l’État Kaïs Saïed avait évoqué « nouvelle opportunité » offerte aux personnes concernées, en Tunisie comme à l’étranger, pour régulariser leur situation, à travers cette réconciliation pénale.

Le président de la République avait par ailleurs estimé que cette relance constituait une nouvelle possibilité pour les personnes concernées de conclure une réconciliation sincère dans le cadre de la loi, qu’elles soient détenues en Tunisie ou établies à l’étranger.

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« Road to the STAR » : STAR Assurances place les champions au cœur de sa stratégie RSE

STAR Assurances franchit une nouvelle étape dans sa démarche de responsabilité sociétale avec le lancement de « Road to the STAR », un programme qui place le sport au cœur de son engagement en faveur de l’inclusion, de l’égalité des chances et de la valorisation des parcours inspirants. À travers cette initiative, la compagnie entend dépasser le cadre traditionnel du soutien sportif en faisant du sport un outil de transmission de valeurs, de cohésion sociale et d’accompagnement des talents tunisiens.

Cinq champions tunisiens ambassadeurs du programme

Le programme sera porté par cinq athlètes tunisiens dont les parcours illustrent la persévérance et la capacité à repousser les limites. Il s’agit de :

  • Walid Ktila, athlète handisport, actif principalement dans les épreuves de moyenne distance dans la catégorie T34. Il est titulaire de cinq records du monde handisport. Il est par ailleurs champion du monde du 100 m, 200 m, 400 m et 800 m dans la catégorie T34. Il a été cinq fois médaillé d’or et deux fois médaillé d’argent aux Jeux paralympiques.
  • Khalil Jendoubi, taekwondoïste est médaillé d’argent aux Jeux olympiques 2020 à Tokyo, médaillé de bronze aux Jeux olympiques 2024 à Paris, médaillé de bronze aux championnats du monde 2022 à Guadalajara et médaillé d’or aux championnats du monde 2025 à Wuxi.
  • Marwa Bouzayani : spécialiste du demi-fond et plus particulièrement du steeple, est sacrée meilleure athlète tunisienne de l’année 2024. En 2025, elle échoue au pied du podium des championnats du monde de Tokyo. À l’issue de la saison, elle se classe 4e mondiale sur le steeple, selon le système de ranking de World Athletics.
  • Wafa Masghouni, taekwondoïste, elle a remporté une médaille d’or aux Championnats du monde de taekwondo de 2025.
  • Wajdi Boukhili, athlète handisport spécialisé dans les courses de fond, il a participé aux Jeux paralympiques d’été de 2020 à Tokyo, où il termine sixième au 5000 mètres et au marathon dans la catégorie T12, puis aux Jeux paralympiques d’été de 2024 à Paris, où il remporte le marathon dans la même catégorie.

Ces sportifs deviennent les premiers ambassadeurs de « Road to the STAR » et incarneront les valeurs défendues par le programme : dépassement de soi, confiance, engagement et résilience.

Pour STAR Assurances, la réussite sportive ne se résume pas uniquement aux résultats et aux médailles, mais repose également sur la capacité des champions à inspirer les jeunes générations et à transmettre une dynamique positive au sein de la société.

Le sport comme levier d’inclusion et d’ouverture

Avec « Road to the STAR », l’entreprise souhaite promouvoir une vision du sport comme facteur d’intégration et de rapprochement entre les différentes composantes de la société.

Le programme vise notamment à mettre en lumière des parcours qui peuvent servir de modèles, à encourager l’accès à la pratique sportive et à créer des passerelles entre les générations, les territoires et les différentes expériences de vie.

«Les plus belles performances sportives ne se mesurent pas uniquement en médailles. Elles se mesurent aussi dans la capacité à inspirer, à transmettre et à ouvrir des perspectives à celles et ceux qui doutent parfois de leur propre potentiel. C’est cette conviction qui a donné naissance à Road to the STAR », a déclaré Laurent Thuillier, directeur général de STAR Assurances.

Une initiative inscrite dans la durée

Le lancement de « Road to the STAR » constitue une première étape d’un programme appelé à évoluer dans le temps. La compagnie prévoit de développer progressivement des actions destinées à soutenir l’accès au sport, valoriser les réussites individuelles et encourager une participation plus large à la vie sportive et citoyenne.

Dans cette perspective, STAR Assurances assurera également le suivi de l’actualité des athlètes et du programme à travers ses plateformes numériques afin de partager leurs parcours avec le public tunisien.

Un « Hall of Fame » dédié aux exploits sportifs

Autre volet symbolique de cette initiative : la création d’un « Hall of Fame » au siège de la compagnie. Cet espace sera consacré à la mémoire des performances réalisées par les ambassadeurs du programme lors des grandes compétitions internationales, notamment les Jeux Olympiques et Paralympiques de Los Angeles 2028.

À travers « Road to the STAR », STAR Assurances entend ainsi associer son image à une démarche de long terme, fondée sur l’accompagnement humain, la reconnaissance des talents tunisiens et la promotion des valeurs positives du sport.

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Les États-Unis bombardent l’Iran, Téhéran revendique des attaques contre des bases américaines

La confrontation entre les États-Unis et l’Iran connaît une nouvelle escalade après une série de frappes militaires américaines contre des cibles en territoire iranien, suivies d’annonces de représailles de Téhéran visant des installations américaines dans le Golfe. Les deux camps s’accusent mutuellement de menacer la stabilité régionale, alors que les tensions autour du détroit d’Ormuz atteignent un nouveau niveau de gravité.

Dans la nuit de dimanche à lundi, l’armée américaine a annoncé avoir mené des bombardements contre « des dizaines de cibles » en Iran. Washington affirme que ces opérations visent notamment à empêcher Téhéran de s’en prendre aux équipages civils et aux navires commerciaux circulant dans le détroit d’Ormuz, un passage maritime stratégique pour le transport mondial d’hydrocarbures.

Washington justifie ses frappes par la sécurité maritime

Les autorités américaines présentent ces nouvelles opérations comme une réponse aux menaces iraniennes visant la navigation commerciale dans la région. Selon Washington, l’objectif est de réduire les capacités militaires iraniennes susceptibles de perturber le trafic maritime et de mettre en danger les équipages civils.

Ces frappes interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays, marqué par des affrontements indirects et une multiplication des avertissements militaires.

Téhéran dénonce une attaque contre les efforts diplomatiques

L’Iran a vivement condamné les bombardements américains, accusant Washington d’avoir compromis les initiatives engagées ces derniers mois pour tenter de rétablir un climat plus favorable dans la région.

Les autorités iraniennes estiment que ces nouvelles frappes constituent une escalade et dénoncent une remise en cause des efforts diplomatiques visant à éviter une confrontation plus large.

L’Iran revendique des attaques contre des installations américaines

En réponse aux frappes américaines, Téhéran a affirmé avoir mené des attaques contre des installations américaines situées à Oman et à Bahreïn.

Ces annonces renforcent les inquiétudes d’une extension du conflit au-delà du territoire iranien, alors que plusieurs pays du Golfe accueillent des infrastructures militaires américaines stratégiques.

Le détroit d’Ormuz au cœur des tensions

La zone du détroit d’Ormuz constitue l’un des principaux points de tension de cette crise. Cette voie maritime, essentielle pour le transport énergétique mondial, est régulièrement au centre des affrontements entre Washington et Téhéran.

Toute perturbation durable de la circulation maritime pourrait avoir des conséquences économiques importantes, notamment sur les marchés de l’énergie et sur les prix internationaux du pétrole.

Alors que chaque camp affirme agir pour sa propre sécurité, la multiplication des frappes et des représailles fait planer le risque d’une confrontation plus large au Moyen-Orient.

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Sirocco et fortes chaleurs : Des pics de 47°C prévus ce lundi

La vague de chaleur qui touche la Tunisie se poursuit ce lundi 13 juillet avec une nouvelle hausse des températures. Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), le mercure pourra atteindre jusqu’à 47°C dans certaines régions du sud-ouest, sous l’effet du sirocco, tandis que plusieurs zones de l’intérieur dépasseront les 40°C.

Le ciel sera généralement dégagé sur l’ensemble du territoire, favorisant un fort ensoleillement tout au long de la journée.

Des pics de chaleur dans l’intérieur du pays

Les températures maximales varieront entre 33 et 37°C sur les régions côtières de l’est ainsi que sur les hauteurs. Ailleurs, elles oscilleront entre 38 et 43°C.

Les valeurs les plus élevées sont attendues dans le nord-ouest, où le thermomètre pourrait atteindre localement 46°C, et dans le sud-ouest, où des pointes de 47°C sont prévues sous l’influence du vent de sirocco.

Ces conditions confirment l’intensification de la vague de chaleur qui s’est installée sur le pays depuis plusieurs jours.

Vent soutenu et sable dans le sud

Le vent soufflera de secteur est. Il sera relativement fort à localement fort près des côtes et sur les hauteurs, tout en restant faible à modéré sur le reste du territoire.

En fin de journée, il se renforcera progressivement dans les régions du sud, où des phénomènes locaux de sable pourraient réduire la visibilité par endroits.

Les conditions en mer resteront également agitées. La mer sera très agitée dans la zone de Serrat et agitée à moutonneuse sur le reste du littoral, invitant les usagers de la mer à la prudence.

Face à ces températures élevées, il est recommandé de limiter les expositions prolongées au soleil durant les heures les plus chaudes de la journée, de s’hydrater régulièrement et de redoubler de vigilance à l’égard des personnes âgées, des enfants et des personnes souffrant de maladies chroniques.

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Le déficit énergétique plombe toujours le commerce extérieur tunisien

La facture énergétique continue de peser lourdement sur les échanges extérieurs de la Tunisie. Au premier semestre 2026, le secteur de l’énergie a généré à lui seul près de 54% du déficit commercial du pays, confirmant son rôle déterminant dans le déséquilibre de la balance commerciale, selon les dernières données publiées par l’Institut national de la statistique (INS).

Au total, le déficit commercial tunisien s’est établi à 12,57 milliards de dinars entre janvier et juin 2026. Sur ce montant, 6,78 milliards de dinars sont imputables au seul secteur énergétique, contre 5,21 milliards de dinars à la même période de 2025.

Ces chiffres illustrent la dépendance persistante de la Tunisie aux importations de produits énergétiques, qui continuent d’alourdir la facture extérieure malgré une progression des exportations du secteur.

Sans l’énergie, un déficit presque réduit de moitié

Les données de l’INS mettent en évidence le poids exceptionnel de la composante énergétique dans les échanges commerciaux du pays. En excluant les produits énergétiques, le déficit commercial est ramené à 5,79 milliards de dinars, soit moins de la moitié du déficit global.

Cet écart souligne combien l’évolution des importations d’hydrocarbures, de carburants et des autres produits énergétiques influence directement l’équilibre de la balance commerciale tunisienne.

Les importations énergétiques progressent plus vite

Au cours des six premiers mois de l’année, les importations de produits énergétiques ont bondi de 33,5%, enregistrant la plus forte progression parmi les principales catégories de produits importés.

Cette hausse traduit le poids croissant de la facture énergétique dans un contexte où la Tunisie demeure largement dépendante des approvisionnements extérieurs pour couvrir une partie importante de ses besoins en énergie.

Des exportations en forte hausse, mais insuffisantes

Le secteur énergétique a néanmoins enregistré une amélioration de ses performances à l’export. Les ventes à l’étranger ont progressé de 49,1% sur un an, portées notamment par les produits pétroliers raffinés.

La valeur des exportations de cette catégorie est ainsi passée de 245,6 millions de dinars au premier semestre 2025 à 807,9 millions de dinars un an plus tard, soit plus du triple.

Malgré cette progression remarquable, l’augmentation des recettes à l’export n’a pas suffi à compenser l’alourdissement de la facture des importations énergétiques.

Un commerce extérieur toujours sous pression

Sur l’ensemble des échanges, les exportations tunisiennes ont atteint 34,65 milliards de dinars, en hausse de 9% sur un an. Les importations ont, quant à elles, progressé plus rapidement (+13,3%) pour s’établir à 47,21 milliards de dinars.

Cette évolution a contribué au maintien d’un important déficit commercial et à une nouvelle dégradation du taux de couverture des importations par les exportations, qui s’est établi à 73,4% au terme du premier semestre 2026.

Ces indicateurs confirment que la maîtrise de la facture énergétique demeure l’un des principaux défis de l’économie tunisienne pour améliorer durablement son équilibre commercial.

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Festival international de Sousse : Une 67ème édition portée par les grandes voix tunisiennes

Le Festival international de Sousse fera son retour du 17 juillet au 15 août 2026 au théâtre de plein air Sidi Dhaher avec une programmation où la scène tunisienne occupe le devant de la scène. Pour cette 67e édition, les organisateurs misent sur les grandes figures de la chanson nationale, les créations musicales et le théâtre, tout en réservant une unique fenêtre internationale à l’Opéra national de Pékin.

Créé en 1958, le Festival international de Sousse figure parmi les plus anciennes manifestations culturelles estivales de Tunisie. Organisé avec le soutien du ministère des Affaires culturelles et de la municipalité de Sousse, il contribue chaque année à l’animation culturelle et touristique de la région du Sahel.

Les grandes voix tunisiennes en tête d’affiche

La programmation 2026 fait la part belle aux artistes tunisiens, avec plusieurs concerts très attendus. Lotfi Bouchnak se produira le 11 août, suivi le lendemain par l’Opéra national de Pékin, seul invité étranger de cette édition. Saber Rebaï clôturera les grandes soirées musicales le 13 août avec un concert qui devrait attirer un large public.

Le festival accueillera également Nabiha Karaouli, Zied Gharsa, Chaima Helali et Abir Nasraoui, ainsi que plusieurs spectacles consacrés au patrimoine musical tunisien, à l’image d’« El Khamira », « Angham Khaleda » ou encore « El Zarda Terjaa ».

L’ouverture, le 17 juillet, sera assurée par une création symphonique réunissant l’Orchestre symphonique de Sousse et l’association La Rachidia de Sousse autour du spectacle « Symphonie verte », tandis que la clôture reviendra, le 15 août, à la troupe Sombati de musique arabe de Sousse.

Une programmation mêlant musique et théâtre

Cette 67e édition proposera au total vingt rendez-vous artistiques, dont quatorze spectacles musicaux et six représentations théâtrales.

Les amateurs de théâtre pourront notamment découvrir « Ma Yadhaknish » de Yassine Salah, « Tounsi W Noss » de Nabil Ben Smesmia, « Baba Noël » de Mohamed Saber El Oueslati, « Bambino » de Bassam Hamraoui et « PSY » de Jaafar Guesmi.

La programmation accorde également une place importante aux créations originales et aux spectacles collectifs, notamment « Odyssée » de Rafik Gharbi avec l’Orchestre symphonique TUNEZ ou encore « Yalla Sousse Tghanni », réunissant plusieurs choristes sous la direction de Koutaïba Rahali.

L’Opéra national de Pékin, seule touche internationale

Contrairement à certaines éditions marquées par une présence étrangère plus importante, le festival accueillera cette année un seul spectacle international : celui de l’Opéra national de Pékin, programmé le 12 août.

Cette participation chinoise constitue l’unique ouverture internationale d’une édition largement consacrée à la promotion de la création artistique tunisienne, confirmant la volonté des organisateurs de mettre en valeur les talents nationaux.

Informations pratiques et programme

Toutes les représentations débuteront à 22h15 au théâtre de plein air Sidi Dhaher.

Les billets sont proposés à des tarifs compris entre 15 et 60 dinars pour les gradins et entre 25 et 70 dinars pour les places assises, selon les spectacles.

La billetterie est ouverte au théâtre de plein air Sidi Dhaher, au théâtre municipal de Sousse ainsi que dans plusieurs points de vente partenaires à Sousse et M’saken.

  • Vendredi 17 juillet : Musique (Symphonique) — Ouverture « Symphonie verte » avec l’Orchestre symphonique de Sousse et La Rachidia de Sousse
  • Dimanche 19 juillet : Théâtre — « Ma Yadhaknish » de Yassine Salah
  • Lundi 20 juillet : Musique (Chant tunisien) — « Jawhara » (Association Sousse Tghanni)
  • Mardi 21 juillet : Musique (Création) — Concert « Odyssée » de Rafik Gharbi, avec l’Orchestre symphonique TUNEZ, sous la direction de Fadi Ben Othman
  • Lundi 27 juillet : Musique (Patrimoine) — « El Khamira » (dir. Mourad Bacha)
  • Mercredi 29 juillet : Musique (Variété) — Concert de Nabiha Karaouli
  • Jeudi 30 juillet : Musique (Classique arabe) — « Angham Khaleda » sous la direction d’Ahmed Cherfi
  • Vendredi 31 juillet : Théâtre — « Tounsi W Noss » de Nabil Ben Smesmia
  • Dimanche 2 août : Musique (Tarab) — Concert de Zied Gharsa
  • Mardi 4 août : Théâtre — « Baba Noël » de Mohamed Saber El Oueslati
  • Mercredi 5 août : Musique (Variété) — Concert de Chaima Helali
  • Jeudi 6 août : Musique (Folklorique) — « El Zarda Terjaa » sous la direction d’Abdelkrim El Basti et Khaled Senoussi
  • Vendredi 7 août : Musique (Chant arabe) — Concert de Abir NasraouiSamedi 08 août : Musique (Choral) — « Yalla Sousse Tghanni » sous la direction de Koutaïba Rahali
  • Lundi 10 août : Théâtre — « Bambino » de Bassam Hamraoui
  • Mardi 11 août : Musique (Tarab / Tête d’affiche) — Concert de Lotfi Bouchnak
  • Mercredi 12 août : Musique (Spectacle International) — Opéra national de Pékin (Chine)
  • Jeudi 13 août : Musique (Variété arabe / Tête d’affiche) — Concert de Saber Rebaï
  • Vendredi 14 août : Théâtre — « PSY » de Jaafar Guesmi
  • Samedi 15 août : Musique (Classique arabe) — Spectacle de clôture avec la Troupe Sombati de musique arabe de Sousse

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Grève des taxis et louages : L’UGTT refuse de suivre le mouvement

Alors que le secteur du transport public non régulier a décidé d’entrer en grève, les divergences entre les principales organisations représentatives se confirment. Alors que les structures professionnelles ont maintenu leur appel à cesser le travail ce lundi 13 juillet, la Fédération générale du transport de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a invité, au contraire, ses adhérents à poursuivre normalement leurs activités.

Dans un communiqué publié dimanche, la Fédération générale du transport a appelé les travailleurs affiliés au secteur du transport public non régulier à ne pas prendre part au mouvement de grève prévu de 5h à 21h sur l’ensemble du territoire.

L’organisation syndicale estime que la défense des intérêts des travailleurs doit s’inscrire dans le respect des décisions des structures de l’UGTT et dans le cadre d’une action syndicale unifiée et responsable. Elle insiste également sur l’importance de préserver la cohésion de l’organisation syndicale face aux revendications du secteur.

L’UGTT réclame la protection de ses adhérents

Au-delà de son appel à poursuivre le travail, la Fédération générale du transport demande aux autorités de garantir la sécurité de ses adhérents et de prévenir toute forme de harcèlement, de pression ou d’agression en raison de leur choix de ne pas participer à la grève.

Elle assure, par ailleurs, qu’elle apportera un accompagnement juridique et syndical à tout adhérent qui ferait l’objet d’abus dans le cadre de cette mobilisation.

Les organisations professionnelles maintiennent leur mot d’ordre

En face, les représentants des professionnels du transport public non régulier campent sur leur position. La grève nationale reste programmée pour ce lundi dans tous les gouvernorats et concerne les taxis individuels, les taxis collectifs, les taxis touristiques, les véhicules de louage ainsi que le transport rural.

Le premier vice-président de la Fédération nationale du transport relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Moez Sellami, a affirmé que le mouvement demeurait maintenu. Selon lui, aucune suspension n’est envisagée tant que le ministère du Transport n’aura pas concrétisé les engagements pris envers la profession, notamment en ce qui concerne la révision des tarifs.

Un secteur divisé à la veille de la mobilisation

Cette prise de position de l’UGTT met en évidence des divergences de stratégie entre les représentants des salariés et les organisations professionnelles du secteur. Alors que les premiers privilégient la poursuite de l’activité et le respect des orientations syndicales, les seconds misent sur une grève nationale pour accentuer la pression sur les pouvoirs publics.

Cette division pourrait avoir un impact sur l’ampleur de la mobilisation prévue ce lundi et sur les perturbations attendues dans les services de transport public non régulier à travers le pays.

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La Tunisie sous une intense vague de chaleur : Jusqu’à 45°C attendus ce samedi

La Tunisie fait face à une nouvelle vague de chaleur qui s’installe sur l’ensemble du territoire. Selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM), les températures atteindront localement 45°C ce samedi, sous l’effet d’une masse d’air chaud accompagnée de vents de sirocco. Cet épisode, qui devrait se prolonger au début de la semaine prochaine, place plusieurs régions du pays bien au-dessus des normales saisonnières.

Des températures jusqu’à 45°C à l’intérieur du pays

L’INM prévoit un ciel généralement clair à peu nuageux sur la plupart des régions. Des cellules orageuses pourraient toutefois se développer dans l’après-midi sur les régions ouest du Nord et du Centre, accompagnées de quelques averses.

Les températures maximales varieront entre 35 et 40°C sur les régions côtières de l’Est et les hauteurs, autour de 32°C au Cap Bon, tandis qu’elles oscilleront entre 41 et 45°C dans le reste du pays, où des coups de sirocco accentueront la sensation de chaleur.

Cette hausse des températures s’inscrit dans le cadre d’une vague de chaleur annoncée depuis plusieurs jours par les services météorologiques. Les valeurs attendues dépassent les moyennes habituelles de 6 à 10 degrés pour cette période de l’année, notamment dans les régions de l’intérieur.

Une chaleur appelée à durer

Selon les prévisions météorologiques, cet épisode caniculaire ne devrait pas se limiter au seul week-end. La masse d’air chaud continuera d’influencer le temps au début de la semaine prochaine, avec un maintien du sirocco, particulièrement sur les régions de l’ouest du pays.

Les autorités appellent ainsi à la vigilance, notamment pour les personnes âgées, les enfants et les personnes souffrant de maladies chroniques, en recommandant de limiter les expositions au soleil durant les heures les plus chaudes et de s’hydrater régulièrement.

Vent soutenu et mer agitée

Le vent soufflera de secteur sud sur le Nord et le Centre et de secteur est sur le Sud. Il sera relativement fort à localement fort sur Tunis, Hammamet et les hauteurs, tandis qu’il restera faible à modéré sur le reste du territoire.

En mer, les conditions seront difficiles, avec une mer très agitée sur le Nord et dans le golfe de Hammamet, et agitée sur les autres côtes du pays.

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Trump menace de « décimer » l’Iran en cas de tentative d’assassinat

Malgré un calme relatif observé ces dernières heures au Moyen-Orient, les tensions restent vives entre Washington et Téhéran. Donald Trump a lancé une nouvelle mise en garde à l’Iran, promettant une riposte militaire d’une ampleur inédite en cas de tentative d’assassinat contre sa personne. Ces déclarations interviennent alors même que les États-Unis se disent disposés à poursuivre les discussions avec la République islamique, illustrant le fragile équilibre entre diplomatie et confrontation.

Trump promet une riposte militaire massive

Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, le président américain a affirmé avoir déjà donné des instructions aux forces armées américaines pour répondre sans délai à toute tentative d’assassinat le visant.

Donald Trump a assuré que les États-Unis disposaient de « 1000 missiles » prêts à être lancés contre l’Iran si un tel scénario venait à se produire. Il a ajouté que d’autres frappes suivraient immédiatement, affirmant que l’armée américaine était prête à « décimer et détruire complètement » la République islamique pendant une période pouvant s’étendre sur plusieurs mois, voire davantage.

Cette nouvelle escalade verbale intervient dans un contexte particulièrement tendu, quelques heures seulement après les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué lors des premiers jours du conflit entre les deux pays.

Un cessez-le-feu de plus en plus fragile

Les déclarations de Donald Trump contrastent avec les propos tenus par les autorités iraniennes. Téhéran a affirmé samedi avoir « tenu parole » envers les États-Unis depuis la signature du protocole d’accord de cessez-le-feu conclu à la mi-juin.

Le président américain a toutefois estimé que cette trêve était désormais révolue, tout en reconnaissant avoir accepté de poursuivre les discussions avec les responsables iraniens dans l’espoir de mettre un terme définitif au conflit.

Cette semaine, les hostilités ont repris entre les deux pays avec un nouvel échange de frappes, les plus importantes depuis la conclusion du protocole d’accord. Selon le ministère iranien de la Santé, les bombardements américains ont fait au moins 14 morts et 78 blessés.

La diplomatie reste ouverte malgré les menaces

Malgré le ton particulièrement offensif adopté par Donald Trump, Washington continue d’afficher sa préférence pour une solution diplomatique.

Selon plusieurs médias américains, l’administration américaine poursuit les contacts avec les autorités iraniennes afin d’éviter une nouvelle escalade régionale. Dans le même temps, des préparatifs militaires seraient en cours au cas où les négociations échoueraient.

De son côté, l’Iran a averti qu’il riposterait à toute attaque visant ses infrastructures stratégiques, y compris en ciblant Israël, principal allié des États-Unis dans la région.

Le détroit d’Ormuz sous surveillance

Les tensions continuent également de peser sur le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.

Selon plusieurs sources, la circulation des navires y a nettement ralenti ces derniers jours. Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a réaffirmé que le détroit ne serait ouvert que selon des « modalités iraniennes » et non sous la pression des menaces américaines.

Entre démonstrations de force, poursuite des négociations et menaces de représailles, la situation demeure extrêmement volatile, faisant craindre un nouvel embrasement au Moyen-Orient malgré les efforts diplomatiques engagés.

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Vols charters, contrôles, plaintes : Ce que prépare la Tunisie pour la haute saison touristique

Portée par une fréquentation en hausse et un intérêt croissant de plusieurs marchés étrangers, la Tunisie entend consolider son attractivité touristique. Entre l’ouverture de nouvelles liaisons aériennes charter, le renforcement des contrôles de qualité, la modernisation des services et les préparatifs de la haute saison, le ministère du Tourisme déploie une stratégie globale pour soutenir la croissance du secteur et préparer les grands rendez-vous des prochaines années, notamment « Tunis, Capitale du tourisme arabe 2027 ».

Une attractivité renforcée sur les marchés internationaux

Réuni vendredi avec les commissaires régionaux au tourisme pour faire le point sur la saison estivale, le ministre du Tourisme, Sofiene Tekaya, a salué la bonne dynamique enregistrée par le secteur et le rayonnement croissant de la destination tunisienne sur la scène internationale.

Cette évolution se traduit notamment par l’ouverture de nouvelles liaisons aériennes charter reliant la Tunisie à plusieurs marchés étrangers. Le ministre a également mis en avant l’intérêt grandissant de pays considérés comme stratégiques, à l’image du Canada, du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de la Russie.

Parallèlement, le département du Tourisme poursuit ses efforts pour diversifier l’offre nationale afin de répondre aux attentes d’une clientèle de plus en plus variée et de renforcer la compétitivité de la destination.

Cette mobilisation intervient alors que la Tunisie vise près de 12 millions de visiteurs en 2026, un objectif déjà évoqué dans un contexte marqué par la fermeture persistante de 164 hôtels.

Une haute saison sous le signe de la qualité

La réunion a également permis d’évaluer les dispositifs mis en place pour assurer le bon déroulement de la haute saison touristique.

Le ministère mise notamment sur le développement de la réservation anticipée, en collaboration avec les professionnels du secteur, à travers des offres promotionnelles qui ont rencontré un vif succès auprès des familles tunisiennes.

Les participants ont aussi examiné l’avancement des programmes de propreté et d’embellissement des zones touristiques, menés en coordination avec les municipalités, ainsi que la poursuite du programme national de nettoyage des plages.

Contrôles renforcés et accélération de la numérisation

Afin de préserver l’image de la destination tunisienne, Sofiene Tekaya a appelé à intensifier les opérations de contrôle dans les établissements d’hébergement, les restaurants touristiques et les agences de voyages, avec pour objectif de garantir le respect des normes de qualité, de sécurité et de transparence.

Le ministre a également réaffirmé la mobilisation de la cellule de veille chargée de traiter rapidement les plaintes des touristes, notamment celles liées aux pratiques commerciales abusives.

En parallèle, le ministère poursuit la modernisation de ses services en accélérant leur numérisation, afin de faciliter l’accès à l’information et d’améliorer la qualité des prestations offertes aux visiteurs.

Cap sur « Tunis, Capitale du tourisme arabe 2027 »

Au-delà de la saison estivale, le ministère affirme vouloir inscrire son action dans une vision de long terme. Sofiene Tekaya a assuré que son département poursuivra une gestion fondée sur le suivi de terrain et l’anticipation, en vue de consolider les performances du secteur et de préparer l’organisation de « Tunis, Capitale du tourisme arabe 2027 », une échéance appelée à renforcer davantage la visibilité internationale de la destination tunisienne.

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Trafic de drogue : Jusqu’à 40 ans de prison à Tunis, les lourdes condamnations se multiplient

La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a condamné les membres d’un réseau de trafic de stupéfiants à des peines allant de 20 à 40 ans de prison, assorties d’amendes dépassant 400.000 dinars. Ce verdict s’inscrit dans une série de décisions particulièrement sévères rendues ces dernières semaines contre des filières de narcotrafic, illustrant le durcissement de la réponse judiciaire face à un phénomène en pleine mutation.

Les tribunaux tunisiens continuent de prononcer de lourdes peines dans les affaires de trafic de stupéfiants. Après plusieurs condamnations visant des réseaux spécialisés dans l’importation de cocaïne via l’aéroport de Tunis-Carthage ou les colis postaux, la justice vient de sanctionner un nouveau réseau impliqué dans l’introduction et la distribution de drogues dans la capitale.

Un réseau alimentant le marché de la drogue à Tunis

Selon les éléments de l’enquête, les six condamnés faisaient entrer différentes substances stupéfiantes en contrebande avant de les transporter, de les stocker et de les redistribuer dans plusieurs quartiers populaires de Tunis.

L’affaire a été révélée après une opération menée dans un appartement situé aux Berges du Lac, où les forces de sécurité ont découvert environ 150 kilogrammes de résine de cannabis, 3 kilogrammes de cocaïne et près de 6000 comprimés psychotropes destinés à alimenter le marché illicite.

À l’issue des investigations, les six membres présumés du réseau ont été renvoyés devant la Chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis.

Des peines pouvant atteindre 40 ans de prison

Le tribunal a prononcé des peines allant de 20 à 40 ans de réclusion, accompagnées d’amendes dépassant 400.000 dinars.

La sévérité de ces condamnations confirme la ligne adoptée par les juridictions tunisiennes face aux réseaux de trafic de drogue, notamment lorsque les dossiers portent sur des quantités importantes de stupéfiants ou mettent en évidence une organisation structurée.

Une série de verdicts contre les filières de narcotrafic

Cette décision intervient dans un contexte marqué par plusieurs condamnations importantes prononcées depuis le mois de juin.

Une ressortissante étrangère a notamment été condamnée à 30 ans de prison pour une tentative d’introduction de cocaïne via l’aéroport international de Tunis-Carthage. Quelques jours plus tard, un autre réseau international a écopé de peines allant jusqu’à 50 ans de prison dans une affaire mêlant trafic de cocaïne et blanchiment d’argent. D’autres filières utilisant les services postaux pour acheminer la drogue vers la Tunisie ont également été lourdement sanctionnées.

Ces dossiers traduisent une évolution des méthodes employées par les trafiquants, qui recourent à différents circuits d’acheminement – frontières terrestres, aéroport, fret postal ou réseaux internationaux – pour alimenter le marché tunisien.

Une réponse judiciaire de plus en plus ferme

La multiplication des condamnations à de très longues peines témoigne de la volonté des autorités judiciaires de renforcer la lutte contre le narcotrafic et les organisations criminelles qui en tirent profit.

Au-delà de la répression, ces affaires mettent également en lumière l’ampleur des réseaux opérant en Tunisie et les défis auxquels sont confrontés les services de sécurité pour démanteler des filières de plus en plus structurées et diversifiées.

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La Caisse nationale d’assurance maladie lance sa nouvelle plateforme E-CNAM

La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) a lancé une nouvelle plateforme numérique baptisée E-CNAM, appelée à remplacer l’ancien espace web utilisé par les prestataires de soins conventionnés. Au-delà d’un simple changement d’interface, cette évolution s’inscrit dans la modernisation des services numériques de la Caisse et vise à simplifier les démarches des professionnels de santé.

La transformation numérique des services publics se poursuit. Après plusieurs années d’utilisation, l’ancien portail destiné aux prestataires de soins conventionnés de la CNAM laisse place à E-CNAM, une plateforme développée pour offrir davantage de fonctionnalités, améliorer la sécurité informatique et faciliter l’accès aux services en ligne.

Une plateforme plus sécurisée

Selon la CNAM, E-CNAM reprend l’ensemble des services disponibles sur l’ancien espace web tout en intégrant de nouvelles fonctionnalités destinées à améliorer la qualité des prestations offertes aux professionnels de santé.

Cette évolution répond également à un impératif technique. L’ancienne plateforme reposait sur des technologies devenues obsolètes, dont la maintenance et les mises à jour, notamment en matière de cybersécurité, ne pouvaient plus être assurées dans des conditions satisfaisantes.

En renouvelant son infrastructure numérique, la CNAM entend renforcer la fiabilité de ses services et mieux répondre aux exigences actuelles en matière de protection des données et de continuité de service.

Une migration simplifiée pour les utilisateurs

Afin d’accompagner la transition, la CNAM mettra en ligne dès la semaine prochaine un service permettant aux prestataires déjà inscrits sur l’ancien portail de migrer automatiquement vers E-CNAM.

Cette opération pourra être réalisée à distance, sans déplacement dans les centres régionaux ou locaux de la Caisse. Les utilisateurs conserveront leurs identifiants et leurs mots de passe actuels, ce qui devrait faciliter leur prise en main de la nouvelle plateforme.

Cette procédure vise à assurer une transition fluide tout en limitant les démarches administratives pour les professionnels concernés.

Une étape supplémentaire dans la digitalisation de la CNAM

Avec E-CNAM, la Caisse poursuit la modernisation de ses services numériques à destination des médecins, pharmaciens, biologistes, dentistes, cliniques et autres prestataires conventionnés.

L’objectif est de fluidifier les échanges avec les professionnels de santé, de faciliter le suivi des dossiers et de renforcer l’accès aux informations administratives grâce à des outils numériques plus performants.

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Noyades en Tunisie : Les courants d’aspiration, un danger invisible

La Protection civile a appelé vendredi les estivants à la vigilance face aux courants marins d’aspiration, un phénomène capable d’emporter rapidement les nageurs vers le large, y compris les plus expérimentés. Cette mise en garde intervient alors que les noyades continuent de représenter un risque majeur durant la saison estivale, avec des dizaines de décès déjà enregistrés en 2026. Face à la multiplication des accidents, les autorités rappellent les règles essentielles pour éviter de nouveaux drames.

Chaque été, les plages tunisiennes accueillent des milliers de vacanciers, mais la période estivale s’accompagne également d’une hausse des risques liés à la baignade. Parmi les dangers les moins connus figure le courant d’aspiration, un phénomène naturel qui peut surprendre les nageurs et provoquer des situations difficiles, même pour des personnes habituées à la mer.

Un courant puissant qui peut emporter les nageurs vers le large

Dans un communiqué publié vendredi, l’Office national de la protection civile (ONPC) a expliqué que le courant d’aspiration est un courant marin rapide qui entraîne l’eau depuis la plage vers le large.

Contrairement aux idées reçues, ce phénomène ne signifie pas forcément que le nageur est tiré directement vers le fond. Le principal danger vient du fait qu’une personne prise dans ce courant peut paniquer et s’épuiser en essayant de nager directement contre la force du courant.

La Protection civile rappelle que ce risque peut concerner même des nageurs expérimentés et recommande d’éviter les zones proches des rochers, des embouchures et des ports, où les courants peuvent être particulièrement dangereux.

Un bilan des noyades toujours préoccupant en 2026

Cette nouvelle alerte intervient dans un contexte marqué par un nombre important d’accidents liés à la baignade.

Selon les données communiquées par les services de la Protection civile, 19 décès par noyade ont été enregistrés durant le mois d’avril 2026. Neuf autres décès ont ensuite été recensés entre le début du mois de mai et sa mi-période, portant le bilan à 28 morts en seulement deux mois.

Dans certaines régions côtières, les autorités ont également signalé plusieurs cas depuis le début de la saison estivale. À Nabeul, sept noyades ont notamment été recensées depuis le début de l’été 2026.

Depuis le début du mois de juin et jusqu’au 5 juillet 2026, la Tunisie a enregistré 16 décès par noyade, selon le directeur des opérations centrales des unités de la protection civile, Mohsen Boughazala. Ce bilan représente une baisse significative de 31 décès par rapport à la même période en 2025

Ces chiffres rappellent que le phénomène ne concerne pas uniquement les plages très fréquentées. Les zones non surveillées, les plans d’eau et les baignades en dehors des horaires de surveillance représentent également des facteurs de risque importants.

Les comportements qui aggravent les dangers

Au-delà des phénomènes naturels, la Protection civile insiste régulièrement sur l’importance du comportement des baigneurs.

Les autorités recommandent notamment de respecter les drapeaux de signalisation, en particulier l’interdiction de baignade lorsque le drapeau rouge est hissé. Elles appellent également les familles à surveiller constamment les enfants et à éviter toute baignade en cas de fatigue ou de malaise.

La baignade près des infrastructures portuaires, des zones rocheuses ou des embouchures est également déconseillée en raison des mouvements d’eau qui peuvent être difficiles à anticiper.

Comment réagir face à un courant d’aspiration ?

La Protection civile rappelle qu’il ne faut surtout pas tenter de lutter directement contre le courant lorsqu’un nageur se retrouve entraîné vers le large.

Le réflexe recommandé consiste à conserver son calme et à nager parallèlement au rivage afin de sortir progressivement de la zone où le courant est le plus fort. Une fois dégagé, le nageur peut alors tenter de rejoindre la plage en toute sécurité.

Cette réaction, simple en théorie, nécessite toutefois de connaître le phénomène et d’éviter la panique, souvent à l’origine des situations les plus dangereuses.

Avec l’arrivée du pic de la saison estivale, la surveillance des plages et les campagnes de sensibilisation prennent une importance particulière. Les moyens d’intervention de la Protection civile permettent de sauver de nombreuses vies, mais la prévention demeure le premier rempart contre les noyades.

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La Tunisie veut augmenter le revenu des citoyens et franchir un nouveau cap économique

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté les grandes orientations du Plan de développement 2026-2030 devant les députés. Parmi les principaux objectifs affichés figure l’amélioration du revenu individuel et le repositionnement de la Tunisie parmi les pays à revenu intermédiaire supérieur à l’horizon 2030. Un pari qui nécessitera toutefois une forte capacité d’exécution et la mobilisation d’importantes ressources financières.

Le prochain Plan de développement quinquennal place l’amélioration du niveau de vie et la transformation économique au centre des priorités nationales. Présenté devant l’Assemblée des représentants du peuple, le document entend définir une nouvelle trajectoire fondée sur la valorisation des ressources tunisiennes, le renforcement de l’investissement et une meilleure exploitation des compétences nationales.

Faire progresser le revenu individuel, un objectif majeur

Lors de son intervention, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a affirmé que l’un des principaux objectifs du Plan de développement 2026-2030 est d’augmenter le revenu moyen par habitant.

L’ambition affichée est également de permettre à la Tunisie d’intégrer, d’ici 2030, le tiers supérieur de la catégorie des pays à revenu intermédiaire supérieur. Un objectif qui implique une accélération de la croissance économique, une amélioration de la productivité et une capacité accrue à créer de la valeur.

Au-delà des indicateurs macroéconomiques, cette orientation place directement la question du pouvoir d’achat et du niveau de vie des citoyens au cœur de la stratégie publique.

Valoriser les ressources et renforcer les partenariats

Selon le ministre, le plan repose sur plusieurs piliers, notamment la consolidation de la souveraineté nationale, la valorisation des ressources naturelles et humaines ainsi que le développement de partenariats avec les acteurs respectant l’indépendance de la décision nationale.

Les projets inscrits dans le programme auraient été sélectionnés sur la base de critères techniques et de leur faisabilité. Le ministère affirme avoir examiné les propositions formulées par les conseils élus en tenant compte de leur maturité et de leur capacité à être concrétisées.

Cette approche vise à éviter l’inscription de projets difficiles à réaliser et à concentrer les efforts sur des investissements ayant un impact économique et social mesurable.

Un financement estimé à 102 milliards de dinars

La mise en œuvre du Plan de développement 2026-2030 nécessitera des moyens financiers importants. L’enveloppe annoncée atteint environ 102 milliards de dinars, avec une mobilisation prévue à travers plusieurs sources : le budget de l’État, les partenariats public-privé et les entreprises publiques.

Ce montant a suscité des interrogations, certains observateurs le jugeant ambitieux, voire difficile à atteindre dans le contexte économique actuel.

En réponse à ces critiques, Samir Abdelhafidh a assuré que les hypothèses retenues reposent sur des données économiques internationales et font l’objet d’un suivi régulier afin d’adapter les orientations du plan aux évolutions économiques.

Le défi de transformer les ambitions en résultats

Au-delà des objectifs annoncés, la principale interrogation concerne désormais la capacité à assurer l’exécution du plan. La mobilisation des financements, l’efficacité administrative, la rapidité de réalisation des projets et la capacité à attirer des investissements seront déterminantes.

Le ministre a insisté sur le rôle central de l’État dans cette phase, estimant que le secteur public devra contribuer pleinement à la réussite du programme.

Le Plan de développement 2026-2030 fixe ainsi une ambition claire : améliorer le niveau de vie des Tunisiens et renforcer la position économique du pays. Mais sa réussite dépendra moins des objectifs affichés que de la capacité à transformer les orientations stratégiques en projets concrets et en résultats visibles pour les citoyens.

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Plan de développement 2026-2030 : Le Parlement valide la feuille de route économique de la Tunisie

L’Assemblée des représentants du peuple a adopté vendredi le projet de Plan de développement 2026-2030 avec 64 voix favorables, contre 24 oppositions et 15 abstentions. Ce vote ouvre la voie à la mise en œuvre d’une feuille de route censée orienter les choix économiques, sociaux et territoriaux de la Tunisie durant les cinq prochaines années. Après l’adoption parlementaire, le principal défi sera désormais de transformer les objectifs annoncés en réalisations concrètes.

Le Plan de développement 2026-2030 franchit une étape décisive avec son approbation par le Parlement. Après les débats en séance plénière et les réponses apportées par le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, les députés ont donné leur feu vert à un document appelé à définir les grandes orientations du pays jusqu’à l’horizon 2030.

Un vote qui valide la stratégie des cinq prochaines années

Le projet de plan a été adopté par l’Assemblée des représentants du peuple avec 64 voix pour, tandis que 24 députés ont voté contre et 15 se sont abstenus.

Le scrutin est intervenu après l’examen du document par les parlementaires et les échanges avec le ministre de l’Économie et de la Planification, qui a répondu aux différentes remarques et interrogations formulées durant la séance plénière.

Samir Abdelhafidh a notamment insisté sur la nécessité de mobiliser l’ensemble des forces nationales pour assurer la réussite du plan, estimant que sa mise en œuvre constitue une responsabilité collective impliquant les institutions publiques, les acteurs économiques et les différentes composantes de la société.

Une feuille de route aux ambitions économiques et sociales

Le Plan de développement 2026-2030 fixe les principales orientations qui doivent guider l’action publique au cours des cinq prochaines années.

Le document prévoit des programmes et des projets à plusieurs niveaux : local, régional, interdistricts et national. Parmi les objectifs affichés figurent l’instauration d’un modèle économique et social plus équitable et durable, l’amélioration de la qualité de vie des citoyens, le renforcement de la compétitivité de l’économie tunisienne et la réduction des écarts de développement entre les régions.

Ces orientations s’inscrivent dans une volonté de rééquilibrer le développement national en donnant davantage d’importance aux territoires et aux besoins spécifiques de chaque région.

Le passage du vote à l’exécution

Si l’adoption parlementaire constitue une étape importante, elle ne représente pas une garantie de réussite. Le principal défi commence désormais avec la phase d’application du plan.

La mobilisation des financements, le lancement effectif des projets, la coordination entre les différentes institutions et la capacité administrative à accélérer les réalisations seront déterminants pour atteindre les objectifs fixés.

Le gouvernement devra également démontrer que les orientations inscrites dans le document peuvent produire des résultats visibles dans la vie quotidienne des citoyens, notamment en matière d’emploi, d’investissement, de services publics et de développement régional.

Les résultats attendus au-delà des chiffres

Au-delà de l’adoption politique du plan, l’enjeu sera d’évaluer son impact réel sur l’économie tunisienne et sur les conditions de vie de la population.

La réussite du Plan 2026-2030 dépendra donc moins de ses ambitions affichées que de sa capacité à générer une croissance durable, à réduire les inégalités territoriales et à transformer les projets annoncés en réalisations concrètes.

Avec ce vote, la Tunisie dispose désormais d’une nouvelle feuille de route économique. La prochaine étape sera celle de l’exécution et des résultats.

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