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Vente forcée, tenue vestimentaire… le ministère du Tourisme lance un numéro vert pour les réclamations

En pleine saison estivale, le ministère du Tourisme renforce son dispositif de contrôle et met à la disposition des citoyens un numéro vert pour signaler les dépassements et les pratiques jugées abusives dans le secteur touristique.

Le numéro 80100333 est désormais ouvert pour recevoir les réclamations liées aux services touristiques, avec un objectif affiché : intervenir rapidement et améliorer la qualité des prestations proposées aux visiteurs tunisiens et étrangers.

Dans une déclaration accordée samedi 11 juillet 2026 à la radio nationale, la représentante du bureau de l’information du ministère du Tourisme, Ons Ben Gharbal, a indiqué que les équipes de contrôle ont été renforcées durant cette période de forte activité touristique.

Restaurants, hôtels et agences de voyages sous contrôle

Les opérations de contrôle concernent plusieurs catégories d’acteurs du secteur, notamment les restaurants touristiques, les établissements d’hébergement ainsi que les agences de voyages.

Ces inspections sont menées dans le cadre de la cellule de suivi et de vigilance mise en place par le ministère afin d’assurer le respect des normes et des engagements pris par les professionnels.

Parmi les principales plaintes reçues figurent la vente conditionnée, les problèmes liés aux prestations touristiques, l’intervention dans la tenue vestimentaire des estivants ainsi que le non-respect des offres et services annoncés.

Une saison sous surveillance face à l’affluence estivale

L’ouverture de ce numéro vert intervient dans un contexte marqué par une forte fréquentation des zones touristiques durant l’été. Avec l’augmentation du nombre de visiteurs, les autorités cherchent à limiter les pratiques susceptibles de nuire à l’image de la destination tunisienne.

Lire aussi : Vols charters, contrôles, plaintes : Ce que prépare la Tunisie pour la haute saison touristique

Le ministère affirme que le numéro est accessible 24 heures sur 24 afin de permettre aux citoyens de signaler les problèmes rencontrés et de faciliter une intervention rapide.

Tourisme intérieur et retour des marchés étrangers

Par ailleurs, Ben Gharbal a souligné le rôle du système de réservation anticipée dans la dynamisation du tourisme intérieur, en encourageant les Tunisiens à programmer leurs séjours à l’avance.

Elle a également évoqué une reprise de l’activité touristique internationale, notamment grâce au retour des vols charters et à une meilleure dynamique sur certains marchés étrangers.

Alors que la Tunisie mise sur une bonne saison estivale, la qualité des services et la gestion des réclamations restent des enjeux majeurs pour préserver l’attractivité de la destination.

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Taxis, taxis collectifs, louages… Le transport non régulier à l’arrêt lundi!

Le secteur du transport public non régulier des personnes observera une grève générale le lundi 13 juillet 2026, de 5 heures du matin à 21 heures, en signe de protestation contre ce que les professionnels considèrent comme un non-respect des engagements pris auparavant par l’autorité de tutelle.

L’annonce a été faite par le vice-président de la Fédération nationale du transport relevant de l’Organisation patronale, Moez Salami, dans une déclaration à la radio nationale samedi 11 juillet.

Selon le responsable professionnel, le mouvement concernera plusieurs composantes du transport non régulier, notamment les taxis individuels, les taxis collectifs, les taxis touristiques, les voitures de louage ainsi que le transport rural.

Des engagements jugés non respectés

Les professionnels reprochent au ministère de tutelle de ne pas avoir donné suite aux revendications du secteur malgré des engagements antérieurs. Moez Salami a dénoncé une absence de concrétisation des accords annoncés et une gestion marquée, selon lui, par les reports et le manque de sérieux dans le traitement des demandes des transporteurs.

Lire aussi : Grève des taxis à Tunis

Face à cette situation, la Fédération nationale du transport a décidé d’activer la décision de grève, après plusieurs tentatives de dialogue restées sans résultats satisfaisants pour les représentants du secteur.

Un mouvement qui risque de perturber les déplacements

La mobilisation annoncée devrait avoir un impact important sur les déplacements des citoyens, particulièrement durant la période estivale où la demande en transport augmente avec les déplacements entre régions et les flux touristiques.

La grève concernera aussi bien les zones urbaines, avec l’arrêt attendu d’une partie importante des taxis individuels et collectifs, que les liaisons interurbaines assurées par les louages et le transport rural.

Les prochains jours pourraient être décisifs pour déterminer si un accord de dernière minute permettra d’éviter ce mouvement ou si le secteur maintiendra son appel à la mobilisation.

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Motos en Tunisie : Bientôt la fin du laisser-faire ?

La moto est devenue omniprésente dans les rues tunisiennes. En quelques années, les deux-roues, notamment les modèles importés à bas coût, se sont imposés comme une solution de mobilité accessible pour des milliers de jeunes et de travailleurs. Mais cette démocratisation s’accompagne d’une hausse préoccupante des accidents et d’un déficit de contrôle qui pousse aujourd’hui les autorités à revoir entièrement leur dispositif.

L’Agence technique des transports terrestres (ATTT) prépare en effet un projet visant à généraliser l’immatriculation des motos et à les soumettre à un contrôle technique périodique, une mesure qui marque un tournant dans la politique de sécurité routière.

Selon Walid Zmit, sous-directeur chargé de l’homologation et de la réception des véhicules à l’ATTT, les usagers des deux-roues représentent désormais près de 50 % des personnes décédées dans les accidents de la route en Tunisie. Une statistique particulièrement alarmante puisque la majorité des victimes sont des jeunes.

Un phénomène devenu visible

Cette évolution reflète un phénomène devenu visible dans toutes les régions du pays : une multiplication des motos circulant parfois sans immatriculation, sans assurance, avec des équipements de sécurité insuffisants ou ayant subi des modifications qui les rendent non conformes.

L’objectif de la réforme est d’abord de mieux connaître le parc national des motos grâce à une immatriculation généralisée. Les autorités souhaitent également rendre obligatoire leur assurance et instaurer un suivi technique régulier afin de vérifier leur aptitude à circuler.

Au-delà de l’aspect administratif, le projet prévoit un relèvement des exigences techniques applicables aux motos commercialisées en Tunisie. L’ATTT entend renforcer les contrôles dès l’homologation des véhicules afin de s’assurer que les équipements répondent aux normes nationales et aux conventions internationales en matière de sécurité.

La réforme prévoit également un volet consacré à la formation des conducteurs. Des programmes de sensibilisation, de recyclage et d’apprentissage de la conduite sécurisée devraient accompagner les nouvelles obligations afin de promouvoir une véritable culture de la sécurité routière.

Lire aussi : Tunisie : 42% des accidents mortels impliquent des motos

Pour mettre en œuvre ce dispositif, l’agence envisage d’investir dans des équipements spécifiques permettant de réaliser le contrôle technique des motos et de former les techniciens chargés de ces inspections.

Les autorités veulent également s’attaquer au problème des véhicules qui continuent de circuler sans contrôle technique valide. Selon Walid Zmit, les opérations conjointes menées avec le ministère de l’Intérieur révèlent régulièrement un nombre élevé de véhicules dont le certificat de contrôle technique est expiré ou inexistant.

Révision du régime des sanctions

Dans cette perspective, une révision du régime des sanctions est également en préparation. Les amendes et les mesures répressives liées au non-respect du contrôle technique devraient être renforcées afin d’améliorer le respect de la réglementation.

Cette réforme s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie nationale multisectorielle de sécurité routière 2025-2034, lancée par le ministère de l’Intérieur en partenariat avec le ministère de la Santé, l’Observatoire national de la sécurité routière et l’Organisation mondiale de la santé. Cette stratégie, présentée comme une première dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, repose sur une approche associant les pouvoirs publics, le secteur privé, la société civile et les partenaires internationaux.

Au-delà des nouvelles obligations administratives, le message des autorités est clair : face à l’explosion du nombre de motos sur les routes tunisiennes et à leur implication croissante dans les accidents mortels, l’État entend reprendre la main en renforçant les contrôles, en améliorant la qualité des véhicules et en responsabilisant davantage leurs conducteurs. Une réponse qui intervient alors que le deux-roues est devenu l’un des symboles de la nouvelle mobilité en Tunisie, mais aussi l’un des principaux défis de la sécurité routière.

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Agil double son réseau de recharge électrique : 35 nouvelles bornes annoncées

Pendant des décennies, Agil a incarné le modèle traditionnel d’une compagnie pétrolière nationale : importer, stocker et distribuer des carburants. Aujourd’hui, ce modèle est appelé à évoluer. Face à la transition énergétique mondiale et aux objectifs de décarbonation, la société publique affirme vouloir devenir un acteur des énergies renouvelables plutôt qu’un simple distributeur de produits pétroliers.

L’annonce intervient alors que la Tunisie cherche à réduire sa dépendance énergétique. Le pays importe une part importante de ses besoins en hydrocarbures, une situation qui alourdit le déficit énergétique et expose l’économie aux fluctuations des cours internationaux.

Une transformation devenue presque incontournable

Lors d’une intervention en marge de la journée professionnelle de la Global Initiative for Governance (GiGS), le PDG d’Agil, Khaled Bettine, a annoncé que l’ensemble des stations de la société devraient progressivement être équipées de panneaux photovoltaïques. L’objectif affiché est double : réduire la consommation électrique des installations et préparer les infrastructures à l’arrivée d’un plus grand nombre de véhicules électriques.

L’entreprise prévoit également l’installation de 35 nouvelles bornes de recharge, après une première phase de 35 équipements déjà déployés. Une troisième tranche d’une trentaine de bornes est également annoncée.

Ces investissements traduisent une volonté d’anticiper l’évolution du marché automobile, même si les voitures électriques demeurent encore marginales en Tunisie.

Le véritable défi dépasse les bornes de recharge

L’installation de bornes électriques constitue une étape visible, mais elle ne représente qu’une partie de l’équation.

Lire aussi : Voitures électriques : Cap sur 50 mille véhicules et 5 mille bornes à l’horizon 2030

Le développement de la mobilité électrique dépend aussi de plusieurs facteurs : le coût encore élevé des véhicules, la disponibilité de modèles adaptés au marché tunisien, les incitations fiscales, la capacité du réseau électrique national ainsi que l’origine de l’électricité consommée.

Autrement dit, multiplier les bornes ne suffira pas, à lui seul, à transformer les habitudes de mobilité.

De nouveaux métiers pour les compagnies pétrolières

La stratégie annoncée par Agil s’inscrit dans une évolution mondiale. De nombreuses entreprises pétrolières investissent désormais dans la production d’électricité, le solaire, les biocarburants ou encore l’hydrogène afin d’anticiper une baisse progressive de la consommation des carburants fossiles.

Pour Agil, cette mutation représente aussi un changement culturel. L’entreprise devra développer de nouvelles compétences, investir dans des technologies différentes et faire évoluer son modèle économique.

L’hydrogène : ambition ou perspective lointaine ?

Le PDG de l’entreprise a également évoqué un futur recours à l’hydrogène dans les transports maritimes puis, à terme, dans l’aviation, où il pourrait remplacer progressivement le kérosène.

Cette perspective reste toutefois éloignée. À l’échelle mondiale, l’hydrogène destiné aux transports lourds demeure en phase de développement et nécessite des investissements considérables dans la production, le stockage, le transport et les infrastructures.

Pour la Tunisie, le défi est donc moins d’annoncer cette technologie que de créer les conditions permettant son émergence.

Une transition qui sera jugée sur les résultats

Les annonces d’Agil témoignent d’une volonté d’accompagner la transition énergétique engagée par la Tunisie. Mais elles soulèvent aussi une question essentielle : le pays est-il prêt à passer d’une économie largement dépendante des hydrocarbures à un modèle fondé sur les énergies propres ?

Au-delà des effets d’annonce, c’est la mise en œuvre des projets, leur calendrier, leur financement et leur impact réel sur la consommation énergétique nationale qui permettront de mesurer si cette transformation marque un véritable tournant ou constitue avant tout une adaptation progressive à un marché mondial en pleine mutation.

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Russie : Les vols charters reprennent vers la Tunisie après cinq ans d’interruption

Après cinq années d’interruption, la Tunisie s’apprête à renouer avec l’un de ses marchés touristiques historiques. Les premiers vols charters en provenance de Russie reprendront officiellement à partir du 14 juillet 2026, marquant une étape importante dans la relance des flux touristiques entre les deux pays.

Cette reprise intervient après l’achèvement de l’ensemble des procédures administratives, juridiques et des autorisations délivrées par les autorités de l’aviation civile concernées. Le programme prévoit des rotations régulières tout au long de la saison estivale, offrant ainsi une nouvelle capacité d’accueil aux voyageurs russes.

Des appareils Airbus A321-200

Les vols seront opérés en partenariat avec Pyramids Airlines, qui mobilisera des appareils Airbus A321-200 d’une capacité pouvant atteindre 220 passagers. Cette offre devrait permettre de répondre à une demande attendue en hausse de la part des vacanciers russes souhaitant retrouver les stations balnéaires tunisiennes.

Un coup d’accélérateur pour Monastir et le secteur touristique

La reprise des charters constitue une excellente nouvelle pour la région de Monastir, qui retrouve l’un de ses principaux axes aériens internationaux. Les professionnels du secteur espèrent que ce retour stimulera l’activité des hôtels, agences de voyages, transporteurs et commerces liés au tourisme, dans un contexte où la Tunisie multiplie les efforts pour diversifier ses marchés émetteurs.

Lire aussi : La Tunisie, 2ème destination favorite des Suisses romands pour l’été 2026

Selon Amira Gharbi, présidente-directrice générale de FEIMA Travel, la réussite de ce programme dépendra de la mobilisation de tous les acteurs du secteur touristique. Elle appelle les agences de voyages, les établissements hôteliers et les différents prestataires à proposer une offre de qualité capable de répondre aux attentes de la clientèle russe et de renforcer la compétitivité de la destination tunisienne.

Le retour de Pegas Touristik, un signal fort

Au-delà de la simple réouverture d’une ligne aérienne, le retour des opérations de Pegas Touristik est perçu comme un symbole du rétablissement de la confiance du marché russe envers la destination Tunisie.

Cette reprise pourrait ouvrir la voie à un renforcement durable de la coopération touristique entre les deux pays et contribuer à consolider la dynamique positive observée depuis le début de la saison estivale 2026. Pour les professionnels du tourisme, le retour des visiteurs russes représente un enjeu stratégique, tant pour l’augmentation des nuitées que pour la diversification des marchés internationaux fréquentant la Tunisie.

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Accidents mortels, nuisance sonore … La Tunisie se transforme peu à peu en pays du deux-roues

La baisse du prix des motos asiatiques ces dernières années a profondément modifié le paysage urbain tunisien. Plus accessibles que jamais, ces deux-roues sont devenus un moyen de transport privilégié pour des milliers de Tunisiens, notamment les jeunes et les travailleurs confrontés à la hausse du coût de la vie. Mais cette démocratisation soulève désormais une question de sécurité publique : la Tunisie est-elle en train de payer le prix de cette motorisation accélérée ?

Les derniers chiffres communiqués par le président de la branche régionale du Centre-Ouest de la sécurité routière, le colonel Haythem Chaâbani, dressent un constat préoccupant. Si le nombre global d’accidents de la route a reculé de 20 % depuis le début de l’année 2026 par rapport à la même période en 2025, les accidents les plus graves sont en hausse.

En effet, le nombre de personnes tuées a augmenté de 11 %, tandis que les accidents mortels ont progressé de 12 %. Seul point positif : le nombre de blessés a diminué de 18 %.

Un accident mortel sur deux

Mais les statistiques les plus marquantes concernent les motos. Selon les données officielles, les deux-roues sont impliqués dans un accident mortel sur deux en Tunisie. Plus alarmant encore, 41 % des victimes décédées sur les routes sont des conducteurs ou passagers de motos. Les piétons représentent 21 % des victimes, tandis que les occupants de voitures particulières comptent pour 22 %.

Lire aussi : Tunisie : Les motos, un « cauchemar » sur les routes !

Cette évolution reflète une transformation profonde des habitudes de mobilité. L’arrivée massive de motos asiatiques à des prix particulièrement abordables a favorisé leur diffusion dans toutes les régions du pays. Elles permettent de contourner les embouteillages, consomment peu de carburant et restent financièrement accessibles.

Cependant, cette popularité s’accompagne de nombreuses dérives : multiplication des dépassements dangereux, circulation entre les files, non-port du casque, conduite sans formation suffisante ou encore excès de vitesse.

Le colonel Haythem Chaâbani rappelle d’ailleurs que la vitesse excessive demeure la première cause des accidents mortels. Quatre accidents graves sur dix sont directement liés au non-respect des limitations de vitesse.

Les nuisances sonores

Au-delà de la sécurité routière, un autre phénomène commence à interpeller les habitants de plusieurs villes tunisiennes : les nuisances sonores. Les motos équipées de pots d’échappement bruyants, parfois modifiés, envahissent progressivement les centres urbains, transformant certaines rues en espaces où le bruit devient permanent, de jour comme de nuit.

Dans plusieurs quartiers, les scènes rappellent celles observées dans certaines grandes métropoles asiatiques où les deux-roues dominent largement la circulation. Si la comparaison avec l’Inde peut paraître caricaturale, elle traduit néanmoins une réalité : la moto occupe désormais une place centrale dans la mobilité quotidienne tunisienne.

Cette évolution pose une question essentielle : la Tunisie est-elle prête à accompagner cette révolution des deux-roues ? Car démocratiser la moto sans renforcer simultanément la formation des conducteurs, les contrôles routiers, le port obligatoire des équipements de protection et la lutte contre les nuisances sonores pourrait transformer un moyen de transport économique en véritable enjeu de santé publique et de sécurité routière.

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À Kairouan, la place Maghreb Arabe déjà endommagée après son ouverture

Quelques heures seulement après son inauguration officielle, la place du Maghreb arabe à Kairouan s’est retrouvée au cœur d’une polémique. Une partie des nouveaux aménagements et des éléments décoratifs installés dans cet espace public a été endommagée, suscitant l’indignation de nombreux habitants et relançant le débat sur la protection des équipements publics ainsi que sur la qualité de leur réalisation.

Selon des informations rapportées par la radio locale Mosaïque FM, des vidéos largement partagées sur les réseaux sociaux montrent des dégâts ayant touché plusieurs composantes de la place, située en face du mausolée de Sidi Sahbi. Les images ont rapidement provoqué une vague de réactions parmi les citoyens, surpris de voir des installations récemment mises en service déjà détériorées.

Des matériaux vulnérables ?

Au-delà de l’acte de vandalisme présumé, les premières constatations soulèvent également des interrogations sur les conditions d’exécution du projet. Plusieurs observateurs estiment que certains éléments décoratifs et barrières métalliques n’auraient pas été fixés de manière suffisamment solide, les rendant vulnérables aux dégradations ou à un simple contact.

Cette situation intervient alors que la place venait d’être inaugurée samedi dernier à l’issue d’un important chantier de réhabilitation. La cérémonie s’était déroulée en présence de l’ambassadeur du Canada en Tunisie, du directeur de la coopération suisse ainsi que de représentants de la municipalité de Kairouan et de la société civile.

Un projet pensé pour les femmes et les familles

La réhabilitation de la place du Maghreb arabe s’inscrit dans un programme d’aménagement urbain d’une valeur globale de trois millions de dinars couvrant quatre villes tunisiennes : Kairouan, Sousse, M’saken et Mahdia.

Lire aussi : Kairouan : L’hôpital promis depuis 2017 ne verra le jour qu’en 2029

L’objectif affiché est de créer des espaces publics sûrs et inclusifs, conçus à partir des besoins exprimés par les femmes et les habitantes des quartiers concernés.

À Kairouan, le projet comprend notamment une scène destinée aux activités culturelles et festives, un espace réservé aux artisanes pour l’exposition de leurs produits, une aire de jeux, des zones dédiées aux familles et aux femmes ainsi qu’un espace vert visant à améliorer le cadre de vie tout en préservant l’identité architecturale de la ville.

La question de la protection… et de la qualité

L’incident remet aujourd’hui sur la table deux problématiques majeures. La première concerne la protection des nouveaux équipements publics. Des caméras de surveillance devaient être installées afin de sécuriser le site et ses visiteurs, mais les dégradations enregistrées peu après l’ouverture montrent la nécessité d’accélérer les dispositifs de protection.

La seconde porte sur la qualité de réalisation de certains aménagements. Si les actes de vandalisme sont confirmés, plusieurs voix appellent également à vérifier la conformité technique des installations afin de déterminer si leur détérioration rapide résulte uniquement d’un comportement malveillant ou également de défauts dans l’exécution du projet.

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Tunisie : Une longue période de canicule se profile, la Protection Civile lance l’alerte

La Tunisie s’approche d’une période de forte chaleur qui pourrait s’installer durant plusieurs semaines. Dès ce vendredi 10 juillet 2026, une hausse significative des températures est attendue dans la majorité des régions du pays, avec un pic annoncé pour le week-end des 11 et 12 juillet.

Selon les prévisions météorologiques, les températures dépasseront les normales saisonnières de 6 à 10 degrés. Les maximales atteindront généralement entre 40 et 45 degrés, notamment avec l’apparition du phénomène du sirocco (« chehili »), tandis que les zones côtières orientales bénéficieront de températures légèrement moins élevées, comprises entre 34 et 39 degrés.

La période habituellement la plus chaude de l’année

Cette nouvelle séquence de chaleur intervient alors que la Tunisie entre dans la période habituellement la plus chaude de l’année, avec des épisodes caniculaires de plus en plus fréquents et prolongés ces dernières années. Les prochains jours pourraient ainsi marquer le début d’une période estivale particulièrement éprouvante pour les populations, les ressources naturelles et les infrastructures.

Face à cette situation, la Protection civile a lancé un appel à la vigilance, notamment concernant le risque élevé de départs de feux. L’augmentation des températures et l’assèchement de la végétation contribuent à une hausse des indices favorables à la propagation des incendies, particulièrement dans les zones forestières et rurales.

Lire aussi : Météo en Tunisie : Hausse des températures et coups de sirocco attendus ce jeudi

Les autorités rappellent plusieurs mesures préventives afin de limiter les risques. Il est notamment recommandé d’éviter de laisser des bouteilles ou des objets en verre dans les forêts ou les espaces ouverts, ces derniers pouvant concentrer les rayons du soleil et provoquer des départs de feu. Les citoyens sont également appelés à ne pas jeter de mégots ou de matériaux inflammables dans les routes, les espaces naturels ou agricoles.

Interdiction de brûler les déchets

La Protection civile insiste également sur l’interdiction de brûler les déchets, les résidus agricoles ou les herbes sèches, ainsi que sur la nécessité d’éviter tout usage du feu à proximité des forêts, des cultures ou des zones couvertes de végétation sèche.

Les citoyens sont invités à coopérer avec les agents de la Protection civile et les autorités locales, à respecter leurs consignes et à signaler rapidement toute fumée ou tout incendie en appelant le numéro 198.

Une attention particulière est aussi demandée aux familles, notamment pour surveiller les enfants et éviter qu’ils ne manipulent des sources de feu ou des produits dangereux comme les pétards.

Alors que les épisodes de chaleur extrême deviennent plus réguliers sous l’effet du changement climatique, la prévention reste un élément essentiel pour réduire les impacts humains, environnementaux et économiques de ces périodes de canicule.

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X3 à Ibn Khaldoun : Vaste opération contre le commerce anarchique

Les autorités municipales ont intensifié leur lutte contre le commerce anarchique dans plusieurs quartiers de Tunis. L’un des principaux points d’intervention a concerné le carrefour X3, à la cité Ibn Khaldoun, où une opération de grande ampleur a permis de mettre fin à plusieurs installations illégales de vendeurs de fruits.

Menée mercredi 8 juillet 2026 par la circonscription municipale d’El Omrane Supérieur, en coordination avec la police municipale, cette campagne s’inscrit dans une série d’actions visant à lutter contre l’occupation illégale des trottoirs, à faire respecter les règles d’hygiène dans les commerces ouverts au public et à libérer les espaces publics.

Le carrefour X3 entièrement libéré des vendeurs à la sauvette

L’intervention s’est particulièrement concentrée sur le carrefour X3, dans le quartier Ibn Khaldoun, considéré comme l’un des points noirs de l’installation anarchique des vendeurs ambulants de fruits.

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Les agents municipaux ont procédé à la libération complète du carrefour, tout en démantelant dix points de vente illégaux installés sur la voie publique. Cette opération vise à fluidifier la circulation, améliorer la sécurité des piétons et mettre un terme à l’occupation non autorisée de l’espace public.

Plus de 200 chaises saisies et des produits périmés détruits

L’opération a également permis la saisie d’importantes quantités de matériel utilisé illégalement sur la voie publique :

  • 212 chaises ;
  • 42 tables ;
  • 20 structures métalliques ;
  • une charrette destinée à la vente de légumineuses ;
  • une bouteille de gaz.

Parallèlement, les services de contrôle sanitaire ont retiré et détruit plusieurs produits alimentaires impropres à la consommation, notamment des pâtisseries, des confiseries, du cacao, de la poudre de chocolat ainsi que des boissons gazeuses dont les dates de péremption étaient dépassées.

Au total, 21 infractions sanitaires ont été constatées et 17 convocations ont été adressées au service des autorisations afin d’engager les procédures légales contre les contrevenants.

Cette opération illustre la volonté des autorités municipales de renforcer les contrôles dans les espaces publics et de lutter simultanément contre le commerce informel et les risques sanitaires liés à la vente de produits alimentaires non conformes.

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Agriculture : Un nouvel outil aidera la Tunisie à sélectionner les cultures les plus performantes

Face aux effets croissants du changement climatique et à la dégradation des sols, la Tunisie renforce ses outils scientifiques afin d’orienter les choix agricoles vers les cultures les mieux adaptées aux spécificités de chaque région. L’objectif est d’améliorer l’utilisation des terres, de préserver les ressources naturelles et de renforcer la sécurité alimentaire.

Dans cette perspective, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) accompagne les institutions tunisiennes à travers le projet SoilFER – Amélioration de la gestion intégrée des sols et des cultures pour des systèmes alimentaires durables en Afrique, financé par le gouvernement japonais.

Le projet vise à fournir des solutions fondées sur des données scientifiques afin d’améliorer la gestion des sols et de guider les décisions relatives à l’utilisation des terres agricoles.

Un outil numérique pour orienter les décisions agricoles

Dans le cadre de cette initiative, la FAO en Tunisie a organisé un atelier réunissant des experts nationaux issus de plusieurs disciplines afin de valider les résultats scientifiques liés à la planification intégrée de l’utilisation des terres (ILUP) et de les intégrer à la plateforme numérique SoilFER CropSuit.

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Cet outil d’aide à la décision permettra d’identifier les cultures les plus adaptées à chaque région en croisant plusieurs paramètres : caractéristiques des sols, conditions climatiques, besoins des cultures et connaissances locales. Il devrait ainsi aider les décideurs, les chercheurs et les spécialistes à élaborer des stratégies agricoles plus efficaces.

Dix cultures prioritaires évaluées

Les travaux ont mobilisé des spécialistes en production végétale et animale, sciences des sols, foresterie, ressources hydriques, biodiversité, changement climatique, économie agricole et sciences sociales.

Les experts ont évalué les indicateurs de compatibilité de dix cultures prioritaires dans les différentes zones climatiques tunisiennes. Ils ont également étudié l’intégration éventuelle de nouvelles cultures ainsi que l’impact des pratiques de gestion agricole sur la durabilité de la production.

Une agriculture plus résiliente

Selon la FAO, cette démarche vise à renforcer les capacités des institutions nationales en leur fournissant des outils modernes intégrant les dimensions environnementales, économiques et sociales dans la planification territoriale.

À terme, les résultats du projet devraient bénéficier aux petits agriculteurs, aux communautés rurales et aux institutions publiques en favorisant des systèmes de production plus productifs et plus résilients face aux aléas climatiques. Ils fourniront également des indicateurs scientifiques pour appuyer les politiques publiques en faveur d’une agriculture tunisienne plus durable.

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Saïed dénonce de nouvelles « manœuvres » contre la Tunisie et évoque des « plans » internes et externes

Le président de la République, Kaïs Saïed, a une nouvelle fois dénoncé ce qu’il considère comme des tentatives organisées visant à déstabiliser la Tunisie, estimant que certains événements se succèdent de manière coordonnée afin d’attiser les tensions sociales. Un discours qui s’inscrit dans la continuité de ses prises de parole de ces dernières années.

Reçu mercredi 8 juillet 2026 au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement Sara Zaâfrani Zenzri s’est vu confier par le chef de l’État la présidence d’un Conseil des ministres consacré à l’examen de plusieurs projets de lois et de décrets.

Un discours récurrent depuis plusieurs années

À cette occasion, Kaïs Saïed a affirmé que « plusieurs événements se répètent de manière organisée afin de maltraiter les citoyens dans le but d’envenimer la situation ». Selon lui, « le peuple tunisien, qui a tracé son chemin dans le sang et la souffrance, fera échouer les plans manifestes élaborés aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, comme il l’a déjà fait par le passé grâce à sa profonde conscience ».

Lire aussi : Kaïs Saïed : Les indicateurs économiques s’améliorent, mais les Tunisiens n’en ressentent pas les effets

Ces déclarations ne constituent pas une nouveauté dans la communication présidentielle. Depuis le 25 juillet 2021, Kaïs Saïed évoque régulièrement l’existence de « complots », de « réseaux », de « lobbies » ou encore de « parties internes et étrangères » qui chercheraient, selon lui, à déstabiliser l’État, perturber le fonctionnement des institutions ou alimenter les tensions économiques et sociales.

Organiser des pénuries de produits de consommation

À plusieurs reprises, le président a également accusé certains acteurs d’organiser des pénuries de produits de consommation, de manipuler les marchés, de spéculer sur les prix ou encore de tenter d’attiser les mouvements sociaux afin de provoquer une crise politique.

Ce registre discursif est devenu l’un des marqueurs de ses interventions officielles, le chef de l’État appelant régulièrement les Tunisiens à faire preuve de vigilance face à ce qu’il présente comme des tentatives coordonnées de déstabilisation du pays.

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Sidi Bou Saïd : Les travaux pour stopper les glissements de terrain débuteront en août

Le projet de protection de la colline de Sidi Bou Saïd contre les glissements de terrain entre dans une phase décisive. Réunie ce mercredi 8 juillet 2026 sous la présidence du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, la commission de pilotage du projet a validé les conclusions de la première phase des études et fixé le démarrage des travaux au mois d’août prochain.

La réunion, à laquelle ont participé les représentants des différentes structures concernées ainsi que le bureau d’études chargé du projet, a permis d’examiner le diagnostic complet de l’état de la colline et les premières recommandations techniques destinées à limiter les risques d’instabilité du terrain.

Accélérer les procédures administratives

À l’issue de cette séance, le ministre a demandé aux différents intervenants d’accélérer les procédures administratives et techniques afin de respecter le calendrier fixé. Il a insisté sur la nécessité de mobiliser tous les moyens nécessaires pour lancer les chantiers dès le mois d’août 2026.

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Les premières interventions porteront sur les travaux jugés les plus urgents afin de sécuriser la zone, réduire les risques de glissements de terrain et protéger les habitants ainsi que les biens situés sur cette colline emblématique qui surplombe le golfe de Tunis.

Préserver la stabilité géologique de la colline

Le projet s’inscrit dans le cadre du programme national de protection des zones urbaines, du littoral et des infrastructures. Il fait suite à la décision n°11 de la cheffe du gouvernement, publiée le 26 janvier 2026, confiant officiellement au ministère de l’Équipement et de l’Habitat le suivi des études et des travaux destinés à préserver la stabilité géologique de la colline.

Depuis plusieurs années, les experts alertent sur la fragilité de certains versants de Sidi Bou Saïd. L’érosion naturelle, les infiltrations d’eau, la proximité de la mer ainsi que l’urbanisation ont accentué les risques d’instabilité, faisant de ce chantier un enjeu majeur pour la préservation de l’un des sites les plus emblématiques du patrimoine tunisien et de son attractivité touristique.

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La Tunisie obtient un prêt de 312 millions de dollars du Fonds monétaire arabe

La Tunisie a conclu un premier accord de prêt à moyen terme avec le Fonds monétaire arabe (FMA), d’un montant de 76,7 millions de dinars arabes de compte, soit l’équivalent d’environ 312 millions de dollars. Ce financement vise à appuyer les efforts des autorités tunisiennes pour renforcer la stabilité économique et financière du pays.

L’accord a été signé, au nom du gouvernement tunisien, par le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fathi Zouhair Nouri, tandis que le directeur général et président du conseil d’administration du Fonds monétaire arabe, Fahd Ben Mohammed Al-Turki, a signé pour le compte de l’institution financière.

Un décaissement en trois tranches

Selon la Banque centrale de Tunisie, le prêt sera versé en trois tranches, la première étant débloquée dès l’entrée en vigueur de l’accord.

Chaque tranche sera remboursée sur une période de sept ans, comprenant une période de grâce de trois ans et demi, avant un remboursement en huit échéances semestrielles égales.

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Ce financement s’inscrit dans le cadre du programme de réformes économiques et financières mis en œuvre par le gouvernement tunisien. Il contribuera également à couvrir les besoins de la balance des paiements, tout en renforçant la résilience de l’économie nationale et la soutenabilité des équilibres budgétaires et extérieurs.

La Banque centrale estime que cet accord témoigne de la poursuite de la coopération entre la Tunisie et le Fonds monétaire arabe, ainsi que de la confiance de l’institution dans le processus de réformes engagé par le pays.

Soutenir les réformes et les équilibres financiers

L’objectif affiché est de renforcer la capacité de l’économie tunisienne à faire face aux chocs extérieurs, à améliorer ses indicateurs de stabilité macroéconomique et à favoriser une croissance durable.

Dans son communiqué, la Banque centrale a réaffirmé son engagement à poursuivre, en coordination avec les autorités nationales et les partenaires financiers, les efforts destinés à assurer la réussite des programmes de réformes et à consolider la solidité de l’économie tunisienne.

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Tabarka vue du ciel : Le prix de la première balade en hélicoptère dévoilé

Une nouvelle expérience touristique pourrait bientôt voir le jour dans le nord-ouest de la Tunisie. Pour la première fois, des vols touristiques en hélicoptère seront proposés aux visiteurs de Tabarka et d’Aïn Draham, offrant une découverte aérienne des paysages de la région.

Le projet, lancé sous la supervision de la délégation régionale du tourisme de Tabarka et du ministère du Tourisme, est porté par un investisseur tunisien ayant acquis un hélicoptère aux États-Unis. Celui-ci finalise actuellement les procédures administratives et les autorisations nécessaires avant le démarrage officiel de l’activité.

Selon le délégué régional au tourisme, Issa Marouani, cette initiative constitue une première en Tunisie et devrait apporter une réelle valeur ajoutée à la destination. Elle permettra aux touristes d’admirer depuis les airs les célèbres aiguilles rocheuses de Tabarka, le littoral méditerranéen, les montagnes verdoyantes d’Aïn Draham ainsi que les vastes forêts qui font la renommée de la région.

Combien coûte l’expérience ?

Le tarif annoncé est de 250 dinars par personne pour un vol d’environ une heure. Chaque rotation pourra accueillir quatre passagers, soit un coût total de 1 000 dinars pour privatiser l’hélicoptère.

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Cette offre cible principalement les touristes à la recherche d’expériences originales, mais aussi les groupes d’amis, les familles ou encore les amateurs de photographie souhaitant découvrir la région sous un angle inédit.

Avec ce projet, Tabarka mise sur la diversification de son offre touristique afin d’attirer une clientèle en quête d’expériences premium et de renforcer son attractivité au-delà du tourisme balnéaire traditionnel.

L’une des nouveautés de la saison touristique

Si les autorisations sont obtenues dans les prochaines semaines, cette attraction pourrait devenir l’une des nouveautés marquantes de la saison touristique dans le nord-ouest tunisien.

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Visa France : Un accord pour faciliter les démarches des entreprises tunisiennes, sur fond de critiques persistantes

La Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI) et le Consulat général de France à Tunis ont signé une convention de coopération visant à faciliter les procédures d’obtention des visas d’affaires pour les entreprises tunisiennes membres de la Chambre. L’accord a été paraphé mardi par le président de la CTFCI, Khalil Chaïbi, et le consul général de France à Tunis, Dominique Mass.

Cette initiative prévoit notamment un accompagnement dédié aux entreprises adhérentes, en particulier celles implantées dans le sud de la Tunisie. Les bénéficiaires pourront accéder plus facilement à des rendez-vous de demande de visa via le centre concerné à Sfax, tout en profitant d’un service d’assistance pour la vérification des dossiers et les démarches administratives.

Fluidifier les déplacements des chefs d’entreprise

Selon les signataires, cette convention a pour objectif de fluidifier les déplacements des chefs d’entreprise et des professionnels tunisiens se rendant en France dans le cadre de leurs activités économiques, tout en renforçant les relations commerciales entre les deux pays.

La CTFCI souligne que cette coopération s’inscrit dans sa stratégie de développement des services de proximité destinés à ses adhérents et constitue une nouvelle étape pour soutenir les échanges économiques franco-tunisiens.

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Cette annonce intervient toutefois dans un contexte où les procédures de visas pour la France restent régulièrement critiquées en Tunisie. De nombreux demandeurs dénoncent des taux de refus qu’ils jugent élevés, des délais parfois longs ainsi que le coût des frais de dossier, souvent considérés comme excessifs, d’autant que ces frais ne sont généralement pas remboursés en cas de refus.

Un sentiment de frustration

Ces critiques alimentent depuis plusieurs années un sentiment de frustration chez de nombreux Tunisiens, qui espèrent que les efforts de simplification engagés pour les entreprises pourront, à terme, inspirer une amélioration plus large des conditions d’accès aux visas.

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Tunisie : Des créateurs de contenu condamnés à des peines allant jusqu’à 27 ans de prison

La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a rendu, hier, des verdicts condamnant plusieurs créateurs et créatrices de contenu actifs sur les plateformes TikTok et Instagram à des peines allant d’un an à 27 ans de prison.

Les condamnations interviennent dans le cadre d’une affaire portant sur plusieurs chefs d’accusation liés à l’usage des plateformes numériques, notamment la production et la diffusion de contenus à caractère pornographique, la traite des personnes, le blanchiment d’argent ainsi que des faits liés à la promotion ou au trafic de stupéfiants.

Renvoyer 18 accusés

La chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis avait auparavant décidé de renvoyer 18 accusés, parmi lesquels des créateurs de contenu sur TikTok et Instagram, devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis pour répondre à ces accusations.

Selon les éléments du dossier judiciaire, les prévenus étaient poursuivis pour avoir produit, diffusé, publié ou transmis des vidéos et des images à caractère sexuel, ainsi que pour l’utilisation de systèmes informatiques dans la diffusion de contenus considérés comme portant atteinte à autrui.

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Les poursuites concernent également des accusations relatives à la traite des personnes, notamment l’exploitation de personnes à travers des moyens de contrainte, de menace ou de pression, ainsi que la participation présumée à des activités criminelles organisées à des fins d’exploitation.

Les charges retenues

Les charges retenues reposent notamment sur les dispositions de la loi organique n°61 de 2015 relative à la prévention et à la lutte contre la traite des personnes, du décret-loi n°54 de 2022 relatif aux crimes liés aux systèmes d’information et de communication, ainsi que de la loi organique n°26 de 2015 relative à la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent.

Cette affaire relance le débat en Tunisie sur les limites de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux, la responsabilité juridique des créateurs de contenu et les dérives possibles liées à l’exploitation commerciale et financière des plateformes numériques.

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Le prix des vacances s’envole : L’OTDC réclame un encadrement des locations saisonnières

Les prix des locations des maisons de vacances suscitent de plus en plus d’inquiétudes en Tunisie. Le président de l’Organisation tunisienne de défense du consommateur (OTDC), Lotfi Riahi, a dénoncé mardi 7 juillet 2026 la hausse importante des tarifs, estimant que le coût d’une semaine de vacances représente désormais une charge financière considérable pour de nombreuses familles.

Invité sur les ondes de la Radio nationale, Lotfi Riahi a indiqué que le prix d’une semaine de location peut dépasser 50 % du revenu mensuel de certaines familles tunisiennes, particulièrement durant les périodes de forte affluence estivale.

Absence d’un cadre réglementaire

Selon lui, cette hausse s’explique notamment par l’absence d’un cadre réglementaire clair régissant ce type de location. Il a déploré l’absence d’un plafond de référence des prix, d’un cahier des charges spécifique ainsi que le manque de transparence dans certaines annonces, où les tarifs réels ne seraient pas toujours clairement affichés. Il a également évoqué le problème des avances exigées aux clients sans garanties suffisantes.

Le président de l’OTDC a appelé à une meilleure organisation du secteur à travers la mise en place d’un cahier des charges et d’un mécanisme d’encadrement des prix afin de protéger les consommateurs.

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Il a également souligné les difficultés liées au contrôle de ce marché, marqué par la progression de l’activité informelle, qui entraîne selon lui une perte de recettes fiscales pour l’État. Il a par ailleurs alerté sur l’impact du développement des locations touristiques sur le marché immobilier, avec la transformation de logements destinés initialement à la location annuelle en locations de courte durée, accentuant ainsi la pression sur l’offre et la demande.

Tourisme social

Par ailleurs, Lotfi Riahi a rappelé que l’organisation avait proposé à plusieurs reprises la mise en place d’une forme de tourisme social destiné aux enfants et aux jeunes durant la période estivale, en exploitant notamment les internats et les restaurants scolaires et universitaires pour organiser des activités adaptées.

Dans le même contexte, il a évoqué une initiative législative visant à consacrer le droit des Tunisiens au tourisme intérieur, à travers notamment une réduction des tarifs dans les hôtels au profit de la classe moyenne et des familles à revenus limités.

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En vidéo : Aliments impropres et insectes dans des restaurants aux Berges du Lac !

La municipalité de Tunis a poursuivi, lundi, ses interventions de terrain quotidiennes en coordination avec les services de la police municipale, dans le cadre de sa lutte contre l’occupation illégale des trottoirs et de la voie publique ainsi que du contrôle du respect des normes sanitaires dans les établissements ouverts au public.

Les opérations ont concerné le secteur municipal d’El Khadhra, les berges du Lac de Tunis et leurs environs, ainsi que le Centre urbain nord. Elles ont abouti à l’établissement de 16 procès-verbaux pour infractions sanitaires et de six procès-verbaux administratifs à l’encontre des contrevenants.

Saisie de 280 chaises

Les équipes de contrôle ont également procédé à la saisie de 280 chaises, 85 tables et un réfrigérateur, installés en infraction sur le domaine public. Par ailleurs, 70 kilogrammes de pâte impropre à la consommation ont été saisis puis détruits afin de préserver la santé des consommateurs.

En parallèle, la municipalité de Tunis a mené une vaste campagne de propreté dans la circonscription municipale d’El Kabaria. L’opération, supervisée par la chargée de la gestion de la municipalité de Tunis en présence du délégué de la région, des membres des conseils locaux et des services municipaux concernés, visait à lutter contre les dépôts sauvages de déchets, de gravats et de déblais.

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Plusieurs structures publiques ont pris part à cette campagne, notamment les services du ministère de l’Équipement, l’Office national de l’assainissement (ONAS) et l’Agence municipale des services environnementaux.

Enlever les déchets et les amas de terre

Les travaux ont consisté à enlever les déchets et les amas de terre abandonnés illégalement, ainsi qu’à nettoyer et niveler les terrains vagues dans les quartiers d’El Ouardia 4, Ibn Sina et Mourouj 2.

La municipalité de Tunis a indiqué que ces campagnes se poursuivront afin de faire respecter la réglementation, protéger la santé publique et améliorer la propreté ainsi que le cadre de vie dans les différents quartiers de la capitale.

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Rentrée universitaire 2026-27 en Tunisie : Le calendrier officiel dévoilé

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a publié le calendrier officiel de l’année universitaire 2026-2027. La rentrée est fixée au 1er septembre pour certaines filières et au 12 septembre pour l’ensemble des autres établissements d’enseignement supérieur.

Selon une circulaire adressée aux présidents d’université, ainsi qu’aux directeurs et doyens des établissements d’enseignement supérieur, l’année universitaire débutera le mardi 1er septembre 2026 pour les instituts préparatoires aux études d’ingénieurs, les écoles et instituts de formation d’ingénieurs, l’École nationale d’architecture et d’urbanisme de Tunis, les facultés de médecine, de médecine dentaire et de pharmacie, l’École nationale de médecine vétérinaire de Sidi Thabet, ainsi que les Instituts supérieurs des études technologiques (ISET).

La reprise des cours fixée au 12 septembre

Pour l’ensemble des autres établissements universitaires, la reprise des cours est fixée au samedi 12 septembre 2026.

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Le ministère précise que l’année universitaire devra comprendre au minimum 28 semaines d’enseignement effectif, hors périodes de vacances et d’examens, à l’exception des filières soumises à des dispositions réglementaires particulières. Les enseignants-chercheurs poursuivront, durant cette période, les opérations d’évaluation, les examens, les concours ainsi que les travaux de correction.

Vacances d’hiver

Concernant les vacances universitaires, les congés d’hiver s’étendront du samedi 12 décembre 2026, à l’issue des cours, jusqu’au dimanche 27 décembre 2026. Les vacances de printemps sont programmées du vendredi 19 mars 2027 après les cours au dimanche 4 avril 2027.

Le calendrier comprend également plusieurs jours fériés nationaux. Les étudiants bénéficieront notamment des congés à l’occasion de la Fête de l’Évacuation (15 octobre 2026), de l’anniversaire de la Révolution (17 décembre 2026), du Nouvel An (1er janvier 2027), de la Fête de l’Indépendance (20 mars 2027), de la Journée des Martyrs (9 avril 2027) et de la Fête du Travail (1er mai 2027). Les dates des congés liés à l’Aïd el-Fitr et à l’Aïd el-Adha seront fixées ultérieurement en fonction du calendrier lunaire.

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Carton rouge de Balogun : La décision de la FIFA après l’intervention de Trump déclenche une tempête

L’affaire impliquant l’attaquant américain Folarin Balogun et la FIFA continue de provoquer une forte polémique dans le monde du football, après la suspension initiale liée à un carton rouge finalement levée à la suite d’un processus de réexamen très controversé.

Tout est parti d’une expulsion de Balogun lors d’un match du Mondial 2026 avec la sélection des États-Unis. L’attaquant, sanctionné d’un carton rouge direct, devait initialement être suspendu pour la rencontre suivante face à la Belgium national football team en huitièmes de finale.

Intervention politique inhabituelle

Mais la situation a basculé après une intervention politique inhabituelle. Le président américain Donald Trump a confirmé avoir contacté directement le président de la FIFA Gianni Infantino pour demander un réexamen de la décision arbitrale, estimant que la faute ayant conduit au carton rouge était injustifiée.

À la suite de cet échange, la commission disciplinaire de la FIFA a finalement décidé de suspendre l’application de la sanction, permettant à Balogun de jouer le match contre la Belgique. L’instance mondiale du football s’est appuyée sur une disposition de son règlement disciplinaire permettant de transformer la suspension automatique en mesure probatoire.

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Cette décision a immédiatement déclenché une vague de réactions. Plusieurs fédérations européennes et instances du football, dont l’UEFA, ont dénoncé une décision jugée inhabituelle et potentiellement dangereuse pour l’indépendance des règles sportives. En Belgique, la réaction a été particulièrement vive, les responsables sportifs estimant que les règles du jeu ne devraient pas être influencées par des interventions politiques.

Au-delà du cas sportif

Au-delà du cas sportif, cette affaire relance un débat plus large sur la frontière entre politique et gouvernance du football mondial. La rapidité avec laquelle la décision a été réexaminée, dans un contexte d’intervention présidentielle, alimente les accusations d’ingérence et fragilise la perception d’impartialité des instances dirigeantes.

Alors que le match États-Unis–Belgique attire déjà une forte attention sportive, la controverse autour du carton rouge de Balogun risque désormais de dépasser largement le terrain.

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