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Tunisie : Plus de 2.500 rendez-vous d’affaires pour renforcer la filière aéronautique

Selon un bilan publié par la FIPA-Tunisia, la cinquième édition d’Aerospace Meetings Tunisia, organisée du 7 au 9 juillet 2026 à Tunis, a réuni plus de 500 participants représentant plus de 150 entreprises issues de 10 pays. Plus de 2.500 rendez-vous d’affaires (B2B) ont été organisés entre industriels, investisseurs et donneurs d’ordre, illustrant l’ambition de la Tunisie de consolider sa place dans les chaînes de valeur aéronautiques mondiales.

Organisée par Advanced Business Events (ABE), en partenariat avec la FIPA et le Groupement des industries tunisiennes aéronautiques et spatiales (GITAS), cette convention d’affaires s’est ouverte en présence du ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh. À cette occasion, ce dernier a réaffirmé l’ambition de la Tunisie de renforcer son positionnement comme plateforme industrielle compétitive et à forte valeur ajoutée dans le secteur des composants aéronautiques.

Une industrie qui s’appuie sur un écosystème de plus de 80 entreprises

L’industrie aéronautique tunisienne s’est progressivement imposée comme un acteur reconnu dans la fabrication de composants destinés aux grands constructeurs et équipementiers mondiaux. Selon les données du secteur, elle regroupe aujourd’hui plus de 80 entreprises, majoritairement exportatrices, et emploie près de 20.000 personnes.

Ces entreprises interviennent dans plusieurs domaines à forte valeur ajoutée, notamment le câblage aéronautique, les matériaux composites, l’usinage de précision, les structures métalliques, les systèmes électriques et l’ingénierie. La proximité avec l’Europe, la qualification de la main-d’œuvre et l’expérience acquise depuis plusieurs décennies figurent parmi les principaux atouts mis en avant pour attirer les investisseurs.

Cette dynamique se poursuit avec de nouveaux projets industriels. Début juillet, le groupe turc AKSA Composites a notamment annoncé sa première implantation en Afrique en choisissant la Tunisie, illustrant l’intérêt croissant des investisseurs pour cet écosystème.

Plus de 2.500 rencontres entre industriels

La particularité d’Aerospace Meetings Tunisia réside dans son format. Contrairement à un salon traditionnel, l’événement repose principalement sur des rendez-vous d’affaires programmés à l’avance entre acheteurs, équipementiers, sous-traitants et investisseurs.

Selon la FIPA, plus de 2.500 rencontres B2B ont ainsi été organisées au cours des trois journées de l’événement. Parmi les entreprises présentes figuraient notamment Boeing, Embraer, Latecoere, Mecachrome et Figeac Aero, venus échanger avec les industriels tunisiens sur les évolutions de la supply chain mondiale, les besoins des grands donneurs d’ordre et les perspectives de coopération.

Ces échanges visent à faciliter la conclusion de futurs contrats, le développement de partenariats industriels et l’intégration des entreprises tunisiennes dans les chaînes de valeur internationales.

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Innovation et compétences au cœur des priorités

Les conférences organisées en marge des rencontres d’affaires ont également porté sur les transformations qui façonnent l’industrie aéronautique. L’intelligence artificielle appliquée aux processus industriels, le développement des compétences, l’excellence opérationnelle, la transition environnementale et l’économie circulaire figurent désormais parmi les principaux leviers de compétitivité du secteur.

Pour la Tunisie, l’enjeu dépasse la réussite d’un événement international. Le véritable défi sera de transformer les contacts établis durant Aerospace Meetings Tunisia en investissements, en transferts de technologies et en emplois qualifiés, afin de conforter la place de l’industrie aéronautique parmi les secteurs les plus dynamiques de l’économie nationale.

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Manouba : Ce que va changer l’ouverture du nouveau pont vers la X20

L’ouest du Grand Tunis dispose depuis ce vendredi 10 juillet 2026 d’un nouvel accès vers la route X20. Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, a inauguré le pont construit sur le canal de la Medjerda et ouvert à la circulation les deux voies de la route locale 525, aménagée sur 1,5 kilomètre. Ce projet de 10,6 millions de dinars vise à améliorer la desserte de Manouba, Sanhaja et Oued Ellil et à réduire la congestion sur ce secteur.

Un nouvel accès pour mieux répartir la circulation

Le projet comprend le doublement de la route locale 525 sur une longueur de 1,5 kilomètre, la construction de deux ponts de 25 mètres franchissant le canal de la Medjerda, deux giratoires, un réseau d’éclairage public, des ouvrages d’assainissement ainsi qu’une nouvelle signalisation.

La circulation est désormais ouverte dans les deux sens entre Manouba et la route X20. Selon le ministère de l’Équipement, cet aménagement doit contribuer à fluidifier les déplacements dans une zone identifiée comme un point de congestion, notamment aux heures de pointe.

Le nouvel axe dessert également plusieurs équipements administratifs et sportifs ainsi que le futur quartier résidentiel en cours d’aménagement par l’Agence foncière de l’habitat (AFH). En offrant un itinéraire élargi et une connexion directe avec la X20, il doit permettre de mieux répartir les flux de circulation, sans qu’une estimation du trafic concerné ou du temps de parcours gagné n’ait été communiquée.

Une nouvelle avancée pour la X20

Au-delà de l’ouvrage lui-même, cette ouverture s’inscrit dans le développement progressif de la route X20, appelée à devenir l’un des principaux axes de contournement du Grand Tunis.

Interrogé par Mosaïque FM, le directeur général des Ponts et Chaussées, Khaled Atrach, a indiqué que les derniers tronçons de la X20 devraient être achevés avant la fin de l’année 2026. Le responsable a rappelé que le chantier avait connu plusieurs retards liés notamment aux procédures foncières et aux déplacements des différents réseaux.

Une fois entièrement mise en service, cette infrastructure doit renforcer les liaisons entre les gouvernorats de Manouba, de l’Ariana et de Tunis et offrir une alternative à une partie du trafic qui emprunte aujourd’hui les principaux axes urbains.

26 projets routiers déjà livrés en 2026

Le directeur général des Ponts et Chaussées a également indiqué que le ministère de l’Équipement avait achevé 26 projets routiers au cours du premier semestre 2026. Quarante-cinq autres devraient être livrés d’ici la fin de l’année, parmi lesquels figurent notamment les contournements de Zarzis et de Korba, le doublement de la route nationale n°2 entre Enfidha et Kairouan, ainsi que la poursuite du chantier de la liaison permanente de Bizerte.

Ces réalisations s’inscrivent dans le programme national de modernisation des infrastructures routières déjà présenté par le ministère au cours des derniers mois. Webdo avait notamment détaillé, en mars dernier, le plan global comprenant 80 projets routiers représentant un investissement estimé à 4,2 milliards de dinars.

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TGM : Annoncées en 2017, les 18 nouvelles rames ont enfin leur contrat

Le renouvellement du matériel roulant du Train de la banlieue nord (TGM) franchit une étape décisive. La Société des transports de Tunis (Transtu) a signé, ce vendredi 10 juillet, un contrat avec le constructeur chinois CRRC Nanjing Puzhen Co. Ltd pour l’acquisition de 18 nouvelles rames électriques destinées à la ligne Tunis-La Goulette-La Marsa. D’un montant d’environ 75 millions d’euros, financé à parts égales par la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), ce marché doit permettre l’arrivée des premières rames au début de l’année 2028.

Si la signature constitue une avancée majeure, elle marque surtout l’aboutissement d’un projet lancé il y a près de neuf ans et longtemps retardé par les procédures de financement, les appels d’offres internationaux et les différentes phases techniques nécessaires à sa concrétisation.

Une étape décisive après plusieurs années d’attente

Le contrat conclu avec le constructeur chinois ne se limite pas à la fourniture des 18 rames. Il comprend également un programme de maintenance de cinq ans, la livraison de pièces de rechange, des équipements destinés aux ateliers ainsi qu’une machine de reprofilage des roues afin d’assurer la sécurité et la disponibilité du matériel roulant.

Cette signature intervient alors que d’importants investissements ont déjà été réalisés sur l’infrastructure du TGM. La voie ferrée, plusieurs stations, les installations électriques, la signalisation, les passages à niveau et différents ouvrages d’art ont été modernisés ces dernières années afin de préparer l’exploitation du futur matériel.

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Ce qui changera pour les voyageurs

Les nouvelles rames, longues de 40 mètres, seront climatisées et équipées d’un système de vidéosurveillance, d’un dispositif d’information des voyageurs ainsi que d’espaces réservés aux personnes à mobilité réduite. Elles pourront accueillir jusqu’à 400 passagers, dont 90 assis, et circuler à une vitesse maximale de 100 km/h.

Selon Transtu, leur mise en service permettra d’améliorer sensiblement l’exploitation de la ligne, avec un train toutes les six minutes aux heures de pointe et toutes les douze minutes en dehors des périodes de forte affluence. L’objectif est d’augmenter la capacité de transport tout en offrant un service plus régulier et plus confortable aux usagers.

Pourquoi les premières rames n’arriveront qu’en 2028

Malgré la signature du contrat, les voyageurs devront encore patienter avant de découvrir les nouvelles rames. Leur fabrication, les essais techniques, les procédures d’homologation ainsi que la formation des équipes nécessitent encore plusieurs étapes avant leur mise en circulation.

En attendant, le TGM continuera d’être exploité avec son parc actuel, maintenu en service grâce à des opérations régulières de maintenance. L’arrivée progressive des nouvelles rames à partir de 2028 doit ainsi constituer la dernière étape du vaste programme de modernisation engagé sur cette ligne historique reliant Tunis à La Marsa, avec l’ambition d’améliorer durablement la qualité du transport ferroviaire dans la banlieue nord.

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Trafic de drogue : Jusqu’à 40 ans de prison à Tunis, les lourdes condamnations se multiplient

La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a condamné les membres d’un réseau de trafic de stupéfiants à des peines allant de 20 à 40 ans de prison, assorties d’amendes dépassant 400.000 dinars. Ce verdict s’inscrit dans une série de décisions particulièrement sévères rendues ces dernières semaines contre des filières de narcotrafic, illustrant le durcissement de la réponse judiciaire face à un phénomène en pleine mutation.

Les tribunaux tunisiens continuent de prononcer de lourdes peines dans les affaires de trafic de stupéfiants. Après plusieurs condamnations visant des réseaux spécialisés dans l’importation de cocaïne via l’aéroport de Tunis-Carthage ou les colis postaux, la justice vient de sanctionner un nouveau réseau impliqué dans l’introduction et la distribution de drogues dans la capitale.

Un réseau alimentant le marché de la drogue à Tunis

Selon les éléments de l’enquête, les six condamnés faisaient entrer différentes substances stupéfiantes en contrebande avant de les transporter, de les stocker et de les redistribuer dans plusieurs quartiers populaires de Tunis.

L’affaire a été révélée après une opération menée dans un appartement situé aux Berges du Lac, où les forces de sécurité ont découvert environ 150 kilogrammes de résine de cannabis, 3 kilogrammes de cocaïne et près de 6000 comprimés psychotropes destinés à alimenter le marché illicite.

À l’issue des investigations, les six membres présumés du réseau ont été renvoyés devant la Chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis.

Des peines pouvant atteindre 40 ans de prison

Le tribunal a prononcé des peines allant de 20 à 40 ans de réclusion, accompagnées d’amendes dépassant 400.000 dinars.

La sévérité de ces condamnations confirme la ligne adoptée par les juridictions tunisiennes face aux réseaux de trafic de drogue, notamment lorsque les dossiers portent sur des quantités importantes de stupéfiants ou mettent en évidence une organisation structurée.

Une série de verdicts contre les filières de narcotrafic

Cette décision intervient dans un contexte marqué par plusieurs condamnations importantes prononcées depuis le mois de juin.

Une ressortissante étrangère a notamment été condamnée à 30 ans de prison pour une tentative d’introduction de cocaïne via l’aéroport international de Tunis-Carthage. Quelques jours plus tard, un autre réseau international a écopé de peines allant jusqu’à 50 ans de prison dans une affaire mêlant trafic de cocaïne et blanchiment d’argent. D’autres filières utilisant les services postaux pour acheminer la drogue vers la Tunisie ont également été lourdement sanctionnées.

Ces dossiers traduisent une évolution des méthodes employées par les trafiquants, qui recourent à différents circuits d’acheminement – frontières terrestres, aéroport, fret postal ou réseaux internationaux – pour alimenter le marché tunisien.

Une réponse judiciaire de plus en plus ferme

La multiplication des condamnations à de très longues peines témoigne de la volonté des autorités judiciaires de renforcer la lutte contre le narcotrafic et les organisations criminelles qui en tirent profit.

Au-delà de la répression, ces affaires mettent également en lumière l’ampleur des réseaux opérant en Tunisie et les défis auxquels sont confrontés les services de sécurité pour démanteler des filières de plus en plus structurées et diversifiées.

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La Caisse nationale d’assurance maladie lance sa nouvelle plateforme E-CNAM

La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) a lancé une nouvelle plateforme numérique baptisée E-CNAM, appelée à remplacer l’ancien espace web utilisé par les prestataires de soins conventionnés. Au-delà d’un simple changement d’interface, cette évolution s’inscrit dans la modernisation des services numériques de la Caisse et vise à simplifier les démarches des professionnels de santé.

La transformation numérique des services publics se poursuit. Après plusieurs années d’utilisation, l’ancien portail destiné aux prestataires de soins conventionnés de la CNAM laisse place à E-CNAM, une plateforme développée pour offrir davantage de fonctionnalités, améliorer la sécurité informatique et faciliter l’accès aux services en ligne.

Une plateforme plus sécurisée

Selon la CNAM, E-CNAM reprend l’ensemble des services disponibles sur l’ancien espace web tout en intégrant de nouvelles fonctionnalités destinées à améliorer la qualité des prestations offertes aux professionnels de santé.

Cette évolution répond également à un impératif technique. L’ancienne plateforme reposait sur des technologies devenues obsolètes, dont la maintenance et les mises à jour, notamment en matière de cybersécurité, ne pouvaient plus être assurées dans des conditions satisfaisantes.

En renouvelant son infrastructure numérique, la CNAM entend renforcer la fiabilité de ses services et mieux répondre aux exigences actuelles en matière de protection des données et de continuité de service.

Une migration simplifiée pour les utilisateurs

Afin d’accompagner la transition, la CNAM mettra en ligne dès la semaine prochaine un service permettant aux prestataires déjà inscrits sur l’ancien portail de migrer automatiquement vers E-CNAM.

Cette opération pourra être réalisée à distance, sans déplacement dans les centres régionaux ou locaux de la Caisse. Les utilisateurs conserveront leurs identifiants et leurs mots de passe actuels, ce qui devrait faciliter leur prise en main de la nouvelle plateforme.

Cette procédure vise à assurer une transition fluide tout en limitant les démarches administratives pour les professionnels concernés.

Une étape supplémentaire dans la digitalisation de la CNAM

Avec E-CNAM, la Caisse poursuit la modernisation de ses services numériques à destination des médecins, pharmaciens, biologistes, dentistes, cliniques et autres prestataires conventionnés.

L’objectif est de fluidifier les échanges avec les professionnels de santé, de faciliter le suivi des dossiers et de renforcer l’accès aux informations administratives grâce à des outils numériques plus performants.

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Mondial 2026 : Accueillis en héros, les Pharaons retrouvent une Égypte en fête

Éliminée en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 par l’Argentine (3-2), l’Égypte a quitté la compétition la tête haute. Pour leur retour au pays vendredi, les Pharaons ont reçu un accueil triomphal, salués par des milliers de supporters et par le président Abdel Fattah al-Sissi. Un hommage à une équipe qui a signé le meilleur parcours de l’histoire du football égyptien en Coupe du monde.

Malgré la déception d’une élimination au terme d’un match très disputé face à l’Argentine, les joueurs de la sélection égyptienne ont été accueillis comme des vainqueurs. Leur aventure américaine a suscité une immense fierté nationale, portée par une qualification historique pour les huitièmes de finale, une première dans l’histoire des Pharaons.

Une arrivée sous les acclamations des supporters

Pour marquer cet événement, la compagnie nationale EgyptAir a affrété un vol spécial afin de rapatrier la délégation égyptienne depuis Atlanta. À son arrivée, l’équipe a été accueillie dans une ambiance de fête par des milliers de supporters venus saluer les joueurs pour leur parcours exceptionnel.

Les célébrations se sont poursuivies à New Alamein, où une cérémonie populaire était organisée en présence des supporters, venus exprimer leur reconnaissance envers une génération qui a redonné espoir au football égyptien.

Le président Al-Sissi salue un parcours historique

Le président Abdel Fattah al-Sissi a lui aussi tenu à rendre hommage à la sélection nationale. Avant même son retour, il avait adressé un message de félicitations aux joueurs, saluant « une performance honorable » et un « exploit inédit » pour le football égyptien.

Le chef de l’État doit également accueillir officiellement la délégation demain, un geste symbolique illustrant l’importance accordée à cette campagne mondiale, qui a largement dépassé le cadre sportif.

Un Mondial qui change le regard sur les Pharaons

Pour sa quatrième participation à une Coupe du monde, l’Égypte a franchi un cap en atteignant pour la première fois les huitièmes de finale. Les Pharaons ont notamment éliminé l’Australie pour décrocher leur qualification avant de pousser l’Argentine dans ses retranchements lors d’un huitième de finale riche en rebondissements.

Au-delà des résultats, cette campagne a révélé une sélection capable de rivaliser avec les grandes nations du football mondial et de fédérer tout un peuple derrière ses couleurs.

Accueillis en héros malgré leur élimination, les Pharaons ont prouvé qu’un parcours historique peut parfois marquer davantage les esprits qu’un simple résultat.

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🇪🇬Egyptian fans warmly welcome the national team players after their return from the World Cup. pic.twitter.com/tqmIGsKF2u

— The Saviour (@TheSaviour) July 10, 2026

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Noyades en Tunisie : Les courants d’aspiration, un danger invisible

La Protection civile a appelé vendredi les estivants à la vigilance face aux courants marins d’aspiration, un phénomène capable d’emporter rapidement les nageurs vers le large, y compris les plus expérimentés. Cette mise en garde intervient alors que les noyades continuent de représenter un risque majeur durant la saison estivale, avec des dizaines de décès déjà enregistrés en 2026. Face à la multiplication des accidents, les autorités rappellent les règles essentielles pour éviter de nouveaux drames.

Chaque été, les plages tunisiennes accueillent des milliers de vacanciers, mais la période estivale s’accompagne également d’une hausse des risques liés à la baignade. Parmi les dangers les moins connus figure le courant d’aspiration, un phénomène naturel qui peut surprendre les nageurs et provoquer des situations difficiles, même pour des personnes habituées à la mer.

Un courant puissant qui peut emporter les nageurs vers le large

Dans un communiqué publié vendredi, l’Office national de la protection civile (ONPC) a expliqué que le courant d’aspiration est un courant marin rapide qui entraîne l’eau depuis la plage vers le large.

Contrairement aux idées reçues, ce phénomène ne signifie pas forcément que le nageur est tiré directement vers le fond. Le principal danger vient du fait qu’une personne prise dans ce courant peut paniquer et s’épuiser en essayant de nager directement contre la force du courant.

La Protection civile rappelle que ce risque peut concerner même des nageurs expérimentés et recommande d’éviter les zones proches des rochers, des embouchures et des ports, où les courants peuvent être particulièrement dangereux.

Un bilan des noyades toujours préoccupant en 2026

Cette nouvelle alerte intervient dans un contexte marqué par un nombre important d’accidents liés à la baignade.

Selon les données communiquées par les services de la Protection civile, 19 décès par noyade ont été enregistrés durant le mois d’avril 2026. Neuf autres décès ont ensuite été recensés entre le début du mois de mai et sa mi-période, portant le bilan à 28 morts en seulement deux mois.

Dans certaines régions côtières, les autorités ont également signalé plusieurs cas depuis le début de la saison estivale. À Nabeul, sept noyades ont notamment été recensées depuis le début de l’été 2026.

Depuis le début du mois de juin et jusqu’au 5 juillet 2026, la Tunisie a enregistré 16 décès par noyade, selon le directeur des opérations centrales des unités de la protection civile, Mohsen Boughazala. Ce bilan représente une baisse significative de 31 décès par rapport à la même période en 2025

Ces chiffres rappellent que le phénomène ne concerne pas uniquement les plages très fréquentées. Les zones non surveillées, les plans d’eau et les baignades en dehors des horaires de surveillance représentent également des facteurs de risque importants.

Les comportements qui aggravent les dangers

Au-delà des phénomènes naturels, la Protection civile insiste régulièrement sur l’importance du comportement des baigneurs.

Les autorités recommandent notamment de respecter les drapeaux de signalisation, en particulier l’interdiction de baignade lorsque le drapeau rouge est hissé. Elles appellent également les familles à surveiller constamment les enfants et à éviter toute baignade en cas de fatigue ou de malaise.

La baignade près des infrastructures portuaires, des zones rocheuses ou des embouchures est également déconseillée en raison des mouvements d’eau qui peuvent être difficiles à anticiper.

Comment réagir face à un courant d’aspiration ?

La Protection civile rappelle qu’il ne faut surtout pas tenter de lutter directement contre le courant lorsqu’un nageur se retrouve entraîné vers le large.

Le réflexe recommandé consiste à conserver son calme et à nager parallèlement au rivage afin de sortir progressivement de la zone où le courant est le plus fort. Une fois dégagé, le nageur peut alors tenter de rejoindre la plage en toute sécurité.

Cette réaction, simple en théorie, nécessite toutefois de connaître le phénomène et d’éviter la panique, souvent à l’origine des situations les plus dangereuses.

Avec l’arrivée du pic de la saison estivale, la surveillance des plages et les campagnes de sensibilisation prennent une importance particulière. Les moyens d’intervention de la Protection civile permettent de sauver de nombreuses vies, mais la prévention demeure le premier rempart contre les noyades.

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La Tunisie veut augmenter le revenu des citoyens et franchir un nouveau cap économique

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté les grandes orientations du Plan de développement 2026-2030 devant les députés. Parmi les principaux objectifs affichés figure l’amélioration du revenu individuel et le repositionnement de la Tunisie parmi les pays à revenu intermédiaire supérieur à l’horizon 2030. Un pari qui nécessitera toutefois une forte capacité d’exécution et la mobilisation d’importantes ressources financières.

Le prochain Plan de développement quinquennal place l’amélioration du niveau de vie et la transformation économique au centre des priorités nationales. Présenté devant l’Assemblée des représentants du peuple, le document entend définir une nouvelle trajectoire fondée sur la valorisation des ressources tunisiennes, le renforcement de l’investissement et une meilleure exploitation des compétences nationales.

Faire progresser le revenu individuel, un objectif majeur

Lors de son intervention, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a affirmé que l’un des principaux objectifs du Plan de développement 2026-2030 est d’augmenter le revenu moyen par habitant.

L’ambition affichée est également de permettre à la Tunisie d’intégrer, d’ici 2030, le tiers supérieur de la catégorie des pays à revenu intermédiaire supérieur. Un objectif qui implique une accélération de la croissance économique, une amélioration de la productivité et une capacité accrue à créer de la valeur.

Au-delà des indicateurs macroéconomiques, cette orientation place directement la question du pouvoir d’achat et du niveau de vie des citoyens au cœur de la stratégie publique.

Valoriser les ressources et renforcer les partenariats

Selon le ministre, le plan repose sur plusieurs piliers, notamment la consolidation de la souveraineté nationale, la valorisation des ressources naturelles et humaines ainsi que le développement de partenariats avec les acteurs respectant l’indépendance de la décision nationale.

Les projets inscrits dans le programme auraient été sélectionnés sur la base de critères techniques et de leur faisabilité. Le ministère affirme avoir examiné les propositions formulées par les conseils élus en tenant compte de leur maturité et de leur capacité à être concrétisées.

Cette approche vise à éviter l’inscription de projets difficiles à réaliser et à concentrer les efforts sur des investissements ayant un impact économique et social mesurable.

Un financement estimé à 102 milliards de dinars

La mise en œuvre du Plan de développement 2026-2030 nécessitera des moyens financiers importants. L’enveloppe annoncée atteint environ 102 milliards de dinars, avec une mobilisation prévue à travers plusieurs sources : le budget de l’État, les partenariats public-privé et les entreprises publiques.

Ce montant a suscité des interrogations, certains observateurs le jugeant ambitieux, voire difficile à atteindre dans le contexte économique actuel.

En réponse à ces critiques, Samir Abdelhafidh a assuré que les hypothèses retenues reposent sur des données économiques internationales et font l’objet d’un suivi régulier afin d’adapter les orientations du plan aux évolutions économiques.

Le défi de transformer les ambitions en résultats

Au-delà des objectifs annoncés, la principale interrogation concerne désormais la capacité à assurer l’exécution du plan. La mobilisation des financements, l’efficacité administrative, la rapidité de réalisation des projets et la capacité à attirer des investissements seront déterminantes.

Le ministre a insisté sur le rôle central de l’État dans cette phase, estimant que le secteur public devra contribuer pleinement à la réussite du programme.

Le Plan de développement 2026-2030 fixe ainsi une ambition claire : améliorer le niveau de vie des Tunisiens et renforcer la position économique du pays. Mais sa réussite dépendra moins des objectifs affichés que de la capacité à transformer les orientations stratégiques en projets concrets et en résultats visibles pour les citoyens.

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Plan de développement 2026-2030 : Le Parlement valide la feuille de route économique de la Tunisie

L’Assemblée des représentants du peuple a adopté vendredi le projet de Plan de développement 2026-2030 avec 64 voix favorables, contre 24 oppositions et 15 abstentions. Ce vote ouvre la voie à la mise en œuvre d’une feuille de route censée orienter les choix économiques, sociaux et territoriaux de la Tunisie durant les cinq prochaines années. Après l’adoption parlementaire, le principal défi sera désormais de transformer les objectifs annoncés en réalisations concrètes.

Le Plan de développement 2026-2030 franchit une étape décisive avec son approbation par le Parlement. Après les débats en séance plénière et les réponses apportées par le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, les députés ont donné leur feu vert à un document appelé à définir les grandes orientations du pays jusqu’à l’horizon 2030.

Un vote qui valide la stratégie des cinq prochaines années

Le projet de plan a été adopté par l’Assemblée des représentants du peuple avec 64 voix pour, tandis que 24 députés ont voté contre et 15 se sont abstenus.

Le scrutin est intervenu après l’examen du document par les parlementaires et les échanges avec le ministre de l’Économie et de la Planification, qui a répondu aux différentes remarques et interrogations formulées durant la séance plénière.

Samir Abdelhafidh a notamment insisté sur la nécessité de mobiliser l’ensemble des forces nationales pour assurer la réussite du plan, estimant que sa mise en œuvre constitue une responsabilité collective impliquant les institutions publiques, les acteurs économiques et les différentes composantes de la société.

Une feuille de route aux ambitions économiques et sociales

Le Plan de développement 2026-2030 fixe les principales orientations qui doivent guider l’action publique au cours des cinq prochaines années.

Le document prévoit des programmes et des projets à plusieurs niveaux : local, régional, interdistricts et national. Parmi les objectifs affichés figurent l’instauration d’un modèle économique et social plus équitable et durable, l’amélioration de la qualité de vie des citoyens, le renforcement de la compétitivité de l’économie tunisienne et la réduction des écarts de développement entre les régions.

Ces orientations s’inscrivent dans une volonté de rééquilibrer le développement national en donnant davantage d’importance aux territoires et aux besoins spécifiques de chaque région.

Le passage du vote à l’exécution

Si l’adoption parlementaire constitue une étape importante, elle ne représente pas une garantie de réussite. Le principal défi commence désormais avec la phase d’application du plan.

La mobilisation des financements, le lancement effectif des projets, la coordination entre les différentes institutions et la capacité administrative à accélérer les réalisations seront déterminants pour atteindre les objectifs fixés.

Le gouvernement devra également démontrer que les orientations inscrites dans le document peuvent produire des résultats visibles dans la vie quotidienne des citoyens, notamment en matière d’emploi, d’investissement, de services publics et de développement régional.

Les résultats attendus au-delà des chiffres

Au-delà de l’adoption politique du plan, l’enjeu sera d’évaluer son impact réel sur l’économie tunisienne et sur les conditions de vie de la population.

La réussite du Plan 2026-2030 dépendra donc moins de ses ambitions affichées que de sa capacité à générer une croissance durable, à réduire les inégalités territoriales et à transformer les projets annoncés en réalisations concrètes.

Avec ce vote, la Tunisie dispose désormais d’une nouvelle feuille de route économique. La prochaine étape sera celle de l’exécution et des résultats.

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Le paradoxe du tourisme tunisien : Des réservations en hausse, mais 164 hôtels toujours fermés

La Tunisie poursuit sa dynamique touristique et ambitionne d’attirer près de 12 millions de visiteurs en 2026. Pourtant, une partie importante de son parc hôtelier reste hors service, avec 164 établissements toujours fermés. Entre besoin de modernisation, recherche d’investisseurs et montée en gamme, le secteur fait face à un défi majeur : accompagner la croissance de la demande sans disposer de toutes ses capacités d’accueil.

Le tourisme tunisien retrouve progressivement des couleurs, porté par la hausse des arrivées de visiteurs et l’amélioration des recettes. Mais derrière ces performances se cache une réalité plus contrastée : le pays continue de composer avec un parc hôtelier amputé de nombreuses unités, héritage des crises successives qui ont fragilisé le secteur au cours de la dernière décennie.

Une capacité d’accueil encore limitée

Selon les professionnels du secteur, 164 hôtels demeurent actuellement fermés en Tunisie, a rappelé le député Mohamed Yahyaoui, président de la Commission du tourisme à l’Assemblée des représentants, ce vendredi sur les ondes de Jawhara fm. Faillites, difficultés financières, endettement ou encore manque d’investissements figurent parmi les principales raisons qui empêchent leur réouverture.

Cette situation a réduit la capacité d’hébergement du pays. Alors que la demande touristique retrouve un niveau élevé, une partie des infrastructures reste inexploitable, limitant les possibilités d’accueil dans certaines régions et compliquant la montée en puissance de la destination.

Pour les acteurs du tourisme, la relance du parc hôtelier constitue désormais un enjeu aussi important que la promotion de la destination à l’international.

Une croissance qui exige davantage d’investissements

Les perspectives restent pourtant favorables. La Tunisie espère poursuivre sa progression et atteindre près de 12 millions de visiteurs en 2026, après plusieurs saisons marquées par un redressement continu de l’activité.

Cette dynamique impose toutefois d’adapter les capacités d’accueil aux nouvelles ambitions du secteur. Au-delà du nombre de chambres disponibles, la question porte également sur la qualité des infrastructures, les services proposés et la capacité des établissements à répondre aux standards internationaux.

Dans ce contexte, les professionnels plaident pour une accélération des investissements afin de réhabiliter les hôtels fermés, moderniser les établissements vieillissants et attirer de nouveaux opérateurs capables de redonner vie à des unités restées à l’arrêt pendant plusieurs années.

Miser sur une offre touristique plus diversifiée

La stratégie ne repose pas uniquement sur l’augmentation du nombre de lits. Le secteur souhaite également renforcer des segments à plus forte valeur ajoutée, comme le tourisme de santé, le thermalisme, le bien-être ou encore les séjours culturels et écologiques.

L’objectif est double : diversifier les sources de revenus et réduire la dépendance au tourisme balnéaire saisonnier, tout en attirant une clientèle susceptible de séjourner plus longtemps et de dépenser davantage.

Cette évolution suppose également de poursuivre les efforts de formation, d’améliorer la qualité des services et d’accompagner la transition numérique des établissements touristiques.

Transformer les ambitions en résultats

La réouverture des hôtels fermés apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux leviers de développement du tourisme tunisien. Au-delà de l’augmentation de la capacité d’accueil, elle permettrait de préserver des emplois, de dynamiser les économies locales et de renforcer l’attractivité de plusieurs régions.

Si les indicateurs touristiques sont de nouveau orientés à la hausse, le véritable défi consiste désormais à transformer cette reprise en croissance durable. Pour y parvenir, la Tunisie devra conjuguer modernisation des infrastructures, diversification de son offre et amélioration de la qualité des prestations afin de consolider sa place parmi les principales destinations touristiques de la Méditerranée.

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De Sidi Bou Said à Gammarth : Quand la vogue des piscines menace la stabilité des sols

De manière empirique, nombreux sont ceux qui vont vers une conclusion qui tient en une question : Est-ce la nouvelle profusion de piscines qui menace d’effritement certaines collines réputées fragiles ?

Le fait est que les piscines se multiplient un peu partout et qu’elles deviennent plus nombreuses sur la corniche de la Marsa et les hauteurs de Gammarth. Avec le risque à terme d’entraîner des glissements de terrain qui fussent-ils minuscules, ont un impact certain pour l’environnement.

Existe-t-il une évaluation des risques de ce type ? Disposons-nous d’un inventaire exhaustif de ces piscines ? Les procédures pour installer une piscine sont-elles suffisamment encadrées ? Et enfin, est-il logique que les piscines soient toujours plus nombreuses à flancs de coteaux et de collines ?

Autant de questions qui devraient trouver des réponses auprès des autorités compétentes à l’heure où une évaluation est devenue nécessaire.

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Le message de Santina Bertuglia : « Sono una Tunisina »

Les grands-parents de Santina Bertuglia sont arrivés en Tunisie au début du vingtième siècle. Luciano Bertuglia et son épouse Domenica Monaco sont venus de Mazara del Vallo, avec leur fille aînée Maria.

Le couple aura trois autres filles : Pierina, Vicina et Antonieta, la mère de Santina qui elle, est née pendant la Deuxième guerre mondiale, alors que la Campagne de Tunisie battait son plein.

Mariée avec Mohamed Chargui, Antonieta a vécu à la Kasbah pendant une dizaine d’années puis la famille a déménagé pour habiter à Montplaisir. C’est dans ce quartier que sont nés Ferid, Noureddine et Leïla, les frères et la sœur de Santina. Quatre autres enfants naîtront à Mazara del Vallo : Luciano, Hanna, Patrizia et Mariouma.

Santina qui réside aujourd’hui à Trieste, n’a pas eu une vie facile. « Je me suis toujours relevée » confesse-t-elle en se souvenant qu’elle n’a pas étudié et a toujours eu la force de se consacrer à la famille.

Santina est cuisinière. Elle a appris ce métier auprès des sœurs inspirées par le chemin de foi d’Émilie de Vialar. Elle a longtemps travaillé dans une école et aussi comme bénévole dans des colonies de vacances.

En 1962, Santina épouse un Italien et le suit à Trieste où ses frères et sœurs l’ont accompagnée. Âgée alors d’une vingtaine d’années, elle fera sa vie dans cette ville lointaine tout en gardant dans son cœur la Tunisie, son pays natal.

Aujourd’hui, Santina passe le temps en tricotant pour les migrants. « J’étais comme eux, j’ai eu faim et soif comme eux » dit-elle en ajoutant « Sono una Tunisina ». Entre Mazara del Vallo dont elle porte une étincelle et Trieste où elle vit désormais, Santina Bertuglia n’oublie jamais Tunis, ville de son cœur et repère inébranlable.

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Snapshot : Après les palmiers, la mort lente des cactus

C’est un parasite insidieux qui, à l’image du charançon rouge pour les palmiers, s’attaque aux cactus où qu’il soient.

À vue d’œil, partout où ils se trouvent, les cactus se recouvrent d’une gelée blanchâtre et peu à peu dépérissent. Ce sont des insectes nommés cochenilles qui pondent leurs œufs sur les cactus et d’autres plantes.

Pour l’heure, que de plantes ravagées en attendant une campagne salvatrice !

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Mondial 2026 : Espagne-Belgique, un choc pour rejoindre la France en demi-finales

L’Espagne et la Belgique s’affrontent ce vendredi au SoFi Stadium de Los Angeles pour le deuxième quart de finale de la Coupe du Monde 2026. Le vainqueur de cette affiche de prestige décrochera son billet pour le dernier carré, où l’équipe de France l’attend déjà après sa victoire face au Maroc (2-0). Entre deux sélections en confiance, le duel s’annonce comme l’un des temps forts de cette phase à élimination directe.

Deux parcours convaincants avant le choc

La Roja s’est qualifiée pour les quarts de finale en éliminant le Portugal (1-0) au terme d’un match maîtrisé. Solides défensivement et fidèles à leur jeu de possession, les Espagnols poursuivent leur parcours avec l’ambition de retrouver les demi-finales d’un Mondial.

La Belgique, de son côté, a marqué les esprits lors des huitièmes de finale en dominant largement les États-Unis (4-1). Les Diables Rouges ont affiché une grande efficacité offensive et confirmé leur capacité à élever leur niveau dans les rencontres à élimination directe.

Diffusion TV

Cette affiche mettra aux prises deux philosophies de jeu bien différentes. L’Espagne cherchera à imposer sa maîtrise du ballon et son jeu collectif, tandis que la Belgique misera sur sa puissance offensive et sa capacité à se projeter rapidement vers l’avant.

  • Espagne – Belgique (vendredi 10 juillet à 20h00) : beIN Sports ar Max 1, beIN Sports fr 1, M6, La 1, DAZN Mundial, Sport TV 1, Sky Sport Allemagne 2, RTS 2, RSI La 2, SRF 2, ZDF, ORF 1, La Une, Rai 1

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La Tunisie accueille AfricaCrypt 2026 : Pourquoi cette conférence dépasse largement le cercle des spécialistes ?

La Tunisie accueille du 8 au 10 juillet à Hammamet la 17e édition d’AfricaCrypt, l’une des principales conférences scientifiques africaines consacrées à la cryptographie et à la cybersécurité. Organisé en coopération avec l’International Association for Cryptologic Research (IACR), l’événement réunit chercheurs, universitaires et experts internationaux autour des nouveaux défis de la sécurité numérique, avec un accent particulier sur la cryptographie post-quantique.

Une conférence scientifique de référence pour la cybersécurité

Contrairement aux salons consacrés aux nouvelles technologies ou à l’intelligence artificielle, AfricaCrypt est avant tout un rendez-vous scientifique. Les travaux présentés sont évalués par des spécialistes avant d’être publiés dans la collection Lecture Notes in Computer Science (LNCS) de Springer, une référence mondiale dans la recherche en informatique.

L’édition 2026 est organisée avec le concours de plusieurs institutions universitaires et scientifiques tunisiennes, en collaboration avec le Centre de recherche militaire tunisien et sous l’égide de l’International Association for Cryptologic Research (IACR). Elle réunit des chercheurs venus d’Afrique, d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie pour présenter les avancées les plus récentes en cryptographie, l’un des fondements de la sécurité numérique.

Pourquoi la cryptographie devient un enjeu stratégique

La cryptographie est présente dans presque tous les usages numériques du quotidien. Elle protège les paiements bancaires, les applications de messagerie, les transactions électroniques, les signatures numériques, les dossiers médicaux, les services administratifs en ligne et les infrastructures critiques.

L’un des principaux thèmes d’AfricaCrypt 2026 concerne la transition vers la cryptographie post-quantique. De nombreux chercheurs estiment que les futurs ordinateurs quantiques pourraient, à terme, remettre en cause certains systèmes de chiffrement utilisés aujourd’hui. Les travaux portent donc sur le développement de nouveaux algorithmes capables de résister à cette évolution technologique.

Une école d’été organisée les 6 et 7 juillet a d’ailleurs permis à de jeunes chercheurs africains de se former aux principaux concepts de cette nouvelle génération de technologies de protection des données.

Une opportunité pour la recherche tunisienne

L’accueil d’une conférence de cette envergure met en lumière l’implication d’équipes tunisiennes dans les domaines des mathématiques appliquées, de la cryptographie et de la cybersécurité.

Au-delà de l’aspect académique, l’événement permet aux universités tunisiennes de renforcer leurs coopérations internationales et d’offrir davantage de visibilité à leurs travaux. Pour les doctorants et les jeunes chercheurs, il représente également une occasion d’échanger directement avec des spécialistes internationaux de premier plan.

Cette visibilité intervient dans un contexte où la cybersécurité devient un enjeu majeur pour les administrations, les banques, les opérateurs télécoms et l’ensemble des entreprises engagées dans leur transformation numérique.

Un enjeu qui concerne aussi l’économie

Face à la multiplication des cyberattaques dans de nombreux pays, les entreprises comme les institutions publiques renforcent progressivement leurs dispositifs de protection. Dans le même temps, la généralisation des services numériques accroît les besoins en solutions de cybersécurité toujours plus performantes.

Les recherches présentées lors d’AfricaCrypt dépassent donc largement le cadre universitaire. Elles peuvent contribuer à améliorer la protection des infrastructures critiques, à sécuriser les transactions électroniques et à préparer l’adoption des futurs standards internationaux de cryptographie post-quantique.

Pour la Tunisie, accueillir cette conférence constitue également une vitrine scientifique susceptible de renforcer son positionnement dans les domaines de la recherche, de l’innovation et de la cybersécurité à l’échelle régionale.

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AI for Good : Que peut réellement gagner la Tunisie de sa participation au sommet mondial ?

La Tunisie participe cette semaine à Genève au AI for Good Global Summit et au Forum du Sommet mondial sur la société de l’information. Au-delà des rencontres institutionnelles, cette présence peut ouvrir des opportunités en matière de partenariats, de formation et de gouvernance de l’intelligence artificielle. Encore faut-il que les échanges débouchent sur des projets concrets en Tunisie.

La Tunisie présente à la grande semaine numérique de Genève

Le ministre des Technologies de la communication, Sofiane Hemissi, a pris part aux travaux du AI for Good Global Summit et du Forum du Sommet mondial sur la société de l’information, organisés à Genève.

La délégation tunisienne a participé à plusieurs rencontres avec des représentants de gouvernements, d’organisations internationales et d’acteurs du secteur numérique afin d’examiner des possibilités de coopération dans les domaines de l’intelligence artificielle, des infrastructures numériques et de la transformation digitale.

Le AI for Good Global Summit se tient du 7 au 10 juillet 2026 au Palexpo de Genève. Il est organisé par l’Union internationale des télécommunications (UIT), en partenariat avec plus de 50 agences des Nations unies et le gouvernement suisse.

Un sommet axé sur les applications concrètes de l’IA

AI for Good ne se limite pas aux débats sur les promesses de l’intelligence artificielle.

Le programme aborde notamment les compétences, les normes techniques, la gouvernance, la santé, l’éducation, l’agriculture, la sécurité alimentaire, la gestion des catastrophes et la protection de l’environnement. Le sommet réunit plusieurs centaines d’intervenants autour de conférences, de démonstrations, de formations et d’espaces d’exposition consacrés aux innovations en intelligence artificielle.

L’enjeu pour la Tunisie consiste à identifier les technologies susceptibles de répondre à ses propres priorités, plutôt que de transposer des solutions conçues pour des contextes économiques différents.

Des partenariats pour les services publics

L’un des premiers bénéfices potentiels concerne la modernisation des services publics.

Des solutions d’intelligence artificielle peuvent faciliter le traitement de documents administratifs, améliorer l’orientation des citoyens, détecter certaines anomalies dans les dépenses publiques ou aider à analyser d’importants volumes de données.

La présence à Genève offre également l’occasion d’explorer de nouveaux partenariats techniques avec l’UIT, des agences des Nations unies ou des pays déjà engagés dans ces usages.

Ces coopérations devront toutefois respecter les exigences liées à la protection des données personnelles, à la transparence des décisions automatisées et à la souveraineté numérique de la Tunisie.

Former davantage de compétences tunisiennes

Le second enjeu concerne les ressources humaines.

La Tunisie dispose d’ingénieurs, de chercheurs et de startups actifs dans l’intelligence artificielle, mais elle reste confrontée au départ d’une partie de ses compétences et à un manque de moyens pour transformer la recherche en solutions commercialisables.

Le sommet met fortement l’accent sur le développement des compétences, le partage des connaissances et le renforcement des capacités dans les pays qui ne disposent pas des mêmes ressources technologiques que les grandes puissances numériques.

Cette participation peut ainsi faciliter l’accès à des programmes internationaux de formation destinés aux agents publics, aux enseignants, aux étudiants, aux entrepreneurs et aux petites entreprises. Elle peut également renforcer l’intégration des universités et des centres de recherche tunisiens dans les réseaux internationaux.

Une vitrine pour les startups tunisiennes

AI for Good réunit des investisseurs, des entreprises technologiques, des chercheurs, des institutions publiques et des organisations internationales.

Pour les startups tunisiennes, cet écosystème peut offrir une visibilité internationale et des contacts difficiles à obtenir sur le seul marché local. Les entreprises développant des solutions dans la santé, l’eau, l’agriculture, l’éducation ou l’énergie peuvent notamment s’intéresser aux programmes et appels à projets liés aux Objectifs de développement durable.

Mais la présence d’une délégation officielle ne suffit pas. Les retombées dépendront de la capacité à présenter des projets tunisiens solides, documentés et susceptibles d’être déployés à plus grande échelle.

Une occasion de suivre l’évolution de la gouvernance mondiale de l’IA

La semaine numérique de Genève est également marquée par le lancement de l’AI for Good Global Commission et par la tenue du premier Global Dialogue on AI Governance des Nations unies, consacré aux futures orientations internationales en matière de gouvernance de l’intelligence artificielle.

Pour la Tunisie, participer à ces échanges permet de suivre les débats qui contribueront à façonner progressivement les cadres internationaux de développement et d’utilisation de l’IA.

Les discussions portent notamment sur la responsabilité des développeurs, la sécurité des systèmes, la transparence des algorithmes, la protection des données et l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les administrations publiques.

Être présente dans ces échanges permet également à la Tunisie de faire entendre les priorités des pays en développement et de participer aux réflexions qui accompagneront l’élaboration des futurs standards internationaux.

Des retombées encore à démontrer

La participation à AI for Good peut donc apporter des contacts, des compétences, des financements potentiels et une meilleure compréhension des évolutions internationales en matière d’intelligence artificielle.

Mais le véritable impact ne pourra être évalué qu’après le sommet : accords conclus, programmes lancés, startups accompagnées, formations mises en place ou solutions effectivement déployées en Tunisie.

Sans mécanisme de suivi, cette participation pourrait rester essentiellement diplomatique. Le véritable indicateur de réussite sera la capacité à transformer les échanges de Genève en projets concrets au bénéfice des citoyens, des entreprises et des institutions tunisiennes.

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La Tunisie entre dans une nouvelle vague de chaleur : Jusqu’à 45°C attendus ce week-end

Une hausse marquée des températures est attendue à partir de ce vendredi 10 juillet dans la majeure partie de la Tunisie. Selon l’Institut national de la météorologie (INM), le pic de chaleur est prévu samedi et dimanche, avec des températures pouvant atteindre 45°C dans plusieurs régions de l’intérieur du pays, accompagnées de vents de sirocco.

Une hausse de 6 à 10 degrés au-dessus des normales saisonnières

Dans son bulletin de suivi, l’INM annonce que les températures dépasseront les moyennes habituelles de la période de 6 à 10 degrés. Les maximales varieront généralement entre 40°C et 45°C sur les régions intérieures, tandis que les zones côtières de l’Est bénéficieront de conditions un peu moins chaudes, avec des températures comprises entre 34°C et 39°C.

Cette hausse concernera la plupart des gouvernorats, mais les régions de l’Ouest devraient être les plus exposées, notamment avec le retour du sirocco au début de la semaine prochaine.

Pourquoi cette vague de chaleur est-elle remarquable ?

Des températures supérieures à 40°C ne sont pas inhabituelles en juillet en Tunisie. Ce qui retient l’attention cette fois-ci est l’ampleur de l’écart avec les normales saisonnières, estimé entre 6 et 10 degrés, ainsi que la durée de l’épisode, qui devrait se prolonger plusieurs jours.

Le vent de sirocco attendu sur une grande partie du territoire accentuera également la sensation de chaleur et favorisera un assèchement rapide de la végétation, ce qui peut augmenter le risque d’incendies dans certaines zones sensibles.

Les personnes les plus exposées

Les épisodes de forte chaleur présentent des risques particuliers pour plusieurs catégories de la population : les personnes âgées ; les nourrissons et jeunes enfants ; les personnes souffrant de maladies chroniques ; les travailleurs exerçant en extérieur ; les personnes pratiquant une activité physique durant les heures les plus chaudes.

Les autorités recommandent de limiter les déplacements entre la fin de la matinée et le milieu de l’après-midi, de s’hydrater régulièrement, de privilégier les lieux frais et de ne jamais laisser un enfant ou un animal dans un véhicule stationné.

Une vigilance appelée à se poursuivre

Selon les prévisions de l’INM, la chaleur devrait se maintenir au début de la semaine prochaine, en particulier dans les régions occidentales où le sirocco continuera de souffler. Les prévisions pourront toutefois évoluer en fonction de la situation météorologique des prochains jours. Les habitants sont donc invités à suivre les bulletins officiels actualisés avant tout déplacement ou activité en plein air.

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Mondial 2026 : La France écarte le Maroc et rejoint le dernier carré

Solide et patiente, l’équipe de France s’est imposée 2-0 face au Maroc, hier soir à Boston, en quart de finale de la Coupe du Monde 2026. Longtemps freinés par un Yassine Bounou impérial, les Bleus ont fait la différence en seconde période grâce à Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé. Ils disputeront les demi-finales face au vainqueur du duel entre l’Espagne et la Belgique.

La France poursuit sa route vers un nouveau sacre mondial. Opposés au Maroc en quart de finale, les hommes de Didier Deschamps ont dû patienter avant de faire plier des Lions de l’Atlas particulièrement résistants. Malgré un Yassine Bounou exceptionnel, les Tricolores ont fini par imposer leur supériorité pour s’offrir une place dans le dernier carré du Mondial 2026.

Bounou retarde l’échéance

Les Français ont rapidement pris le contrôle de la rencontre en se procurant plusieurs situations dangereuses dès les premières minutes. Bounou s’est illustré d’entrée devant Kylian Mbappé, avant de voir Dayot Upamecano manquer de peu le cadre de la tête.

Le gardien marocain a ensuite confirmé son excellente soirée en stoppant un penalty de Mbappé à la 28e minute, maintenant son équipe dans le match. Face aux multiples offensives françaises, il a également remporté plusieurs duels face à Désiré Doué, retardant à lui seul l’ouverture du score.

Le Maroc a tenté de répondre par quelques incursions offensives, notamment sur un coup franc d’Achraf Hakimi, sans toutefois réellement mettre Mike Maignan en difficulté avant la pause.

Les Bleus accélèrent après la pause

Au retour des vestiaires, la domination française s’est accentuée. Après une première alerte, Kylian Mbappé a finalement trouvé la faille à la 60e minute d’une frappe enroulée qui a mis fin à la résistance marocaine.

Portés par cette ouverture du score, les Bleus ont rapidement fait le break. Six minutes plus tard, Ousmane Dembélé a conclu une nouvelle offensive française pour inscrire le deuxième but et placer son équipe dans une position idéale.

Une qualification maîtrisée malgré une alerte

Le Maroc n’a jamais cessé d’y croire et s’est créé quelques occasions en fin de rencontre. Mike Maignan s’est montré décisif devant Azzedine Ounahi, tandis que Neil El Aynaoui a manqué de peu le cadre sur corner.

La seule mauvaise nouvelle pour les Français concerne la sortie de Kylian Mbappé à la 77e minute en raison d’une gêne musculaire. Son état physique sera suivi avec attention avant la demi-finale.

Grâce à cette victoire, la France valide son billet pour le dernier carré de la Coupe du Monde 2026. Les Bleus affronteront le vainqueur du quart de finale entre l’Espagne et la Belgique avec l’objectif de se rapprocher d’une nouvelle finale mondiale.

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Mohamed Ben Salem sera rejugé après son opposition à une condamnation de deux ans

L’ancien ministre de l’Agriculture et dirigeant du mouvement Ennahdha, Mohamed Ben Salem, a été arrêté mercredi 8 juillet 2026 dans un hôtel de la région du Cap Bon, avant d’être remis en liberté jeudi après avoir formé opposition à une condamnation rendue par défaut. Condamné à deux ans de prison dans une affaire liée à des soupçons d’infractions douanières, il comparaîtra de nouveau devant la Cour d’appel de Tunis le 21 juillet prochain pour un réexamen du dossier.

Une arrestation après une condamnation par défaut

Mohamed Ben Salem avait été interpellé en exécution d’un mandat de recherche émis par la Cour d’appel de Tunis. Cette mesure faisait suite à un jugement rendu par défaut par la chambre correctionnelle de cette juridiction, qui l’avait condamné à deux ans de prison dans une affaire portant sur des soupçons d’infractions à caractère douanier.

La condamnation ayant été prononcée en son absence, l’ancien responsable disposait de la possibilité de former opposition afin de demander un nouvel examen de l’affaire.

L’opposition entraîne sa remise en liberté

Après son arrestation, Mohamed Ben Salem a exercé son droit d’opposition contre le jugement rendu par défaut. Le parquet général près la Cour d’appel de Tunis a ordonné, jeudi 9 juillet, sa remise en liberté, conformément aux procédures prévues dans ce type de situation.

Une audience a été fixée au 21 juillet 2026 devant la chambre correctionnelle estivale de la Cour d’appel de Tunis. La juridiction devra alors réexaminer le dossier en présence de l’ancien ministre et statuer à nouveau sur cette affaire.

Un autre dossier judiciaire toujours en cours

Cette procédure est distincte d’un autre dossier judiciaire impliquant Mohamed Ben Salem avec plusieurs anciens responsables et figures proches d’Ennahdha.

Le 22 mai 2026, la chambre correctionnelle de la cour d’appel de Gabès l’avait condamné à six mois de prison dans une affaire liée à une tentative présumée de franchissement clandestin des frontières et à la détention de devises d’origine inconnue.

Cette décision avait réduit la peine initiale de trois ans de prison, prononcée en première instance en mars 2025.

Les faits à l’origine de ce dossier remontent à mars 2023, lorsque Mohamed Ben Salem avait été arrêté dans le sud du pays alors qu’il tentait, selon l’accusation, de rejoindre illégalement la Libye. Les enquêteurs avaient indiqué avoir retrouvé en sa possession 12.000 dinars tunisiens et 2100 euros lors de son interpellation.

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Projets publics : Le gouvernement veut passer de la planification à l’accélération

À quelques mois du lancement du Plan de développement 2026-2030, le gouvernement entend accélérer la réalisation des projets publics et donner un nouvel élan à l’investissement. Réuni jeudi sous la présidence de la cheffe du gouvernement Sara Zaâfrani Zenzri, le Conseil des ministres a mis l’accent sur l’amélioration de la performance de l’administration, le renforcement de la gouvernance et le suivi des projets dans l’ensemble des régions, afin de préparer la mise en œuvre des réformes économiques et sociales prévues par le futur plan quinquennal.

Accélérer les projets avant le démarrage du nouveau plan

Présidant le Conseil des ministres au nom du président de la République Kaïs Saïed et sur ses instructions, Sara Zaâfrani Zenzri a appelé à accélérer la réalisation des projets publics dans toutes les régions du pays et à stimuler les investissements publics et privés.

Selon un communiqué de la Présidence du gouvernement, cette mobilisation vise à préparer le lancement des programmes et réformes inscrits dans le Plan de développement 2026-2030, appelé à définir les grandes orientations économiques et sociales des prochaines années.

Le Conseil des ministres a, par ailleurs, examiné plusieurs projets de loi et de décrets à caractère économique et social portant notamment sur la sécurité énergétique, la sécurité alimentaire, le logement, la santé, le transport aérien et la mise en œuvre de plusieurs programmes sociaux.

Une administration plus performante au cœur des priorités

La cheffe du gouvernement a estimé que les réformes législatives ne peuvent produire leurs effets sans une transformation du fonctionnement de l’administration.

Elle a ainsi appelé à instaurer une véritable culture du travail fondée sur la performance, la productivité et l’amélioration de la qualité des services publics, soulignant la nécessité de mettre en place des systèmes certifiés de management de la qualité et de renforcer les mécanismes de gouvernance au sein des établissements publics.

Elle a également rappelé que chaque agent public est tenu d’exercer pleinement ses missions et d’assumer ses responsabilités dans l’intérêt des citoyens.

Un suivi renforcé et davantage de reddition des comptes

Sara Zaâfrani Zenzri a insisté sur le rôle des responsables administratifs, appelés à assurer un suivi régulier du travail de leurs collaborateurs, à évaluer leurs performances et à veiller au respect de la discipline et des obligations professionnelles.

Elle a également souligné la nécessité d’engager les procédures de reddition des comptes et de sanction en cas de manquements, dans le but d’améliorer l’efficacité de l’action publique.

Parallèlement, elle a appelé les responsables aux niveaux central, régional et local à suivre en permanence l’état d’avancement des projets publics afin d’accélérer leur exécution et de lever les obstacles susceptibles de retarder leur réalisation.

Un plan axé sur un développement plus équilibré

Selon la cheffe du gouvernement, le Plan de développement 2026-2030 ambitionne de renforcer l’intégration économique et sociale, de promouvoir un développement global, équitable et équilibré entre les régions et de consolider la justice sociale.

L’objectif affiché est également de bâtir une économie plus forte, plus résiliente et mieux préparée aux mutations rapides de l’environnement international, en s’appuyant sur une administration plus performante et une dynamique accrue de l’investissement public et privé.

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