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Mohamed Ben Salem sera rejugé après son opposition à une condamnation de deux ans

L’ancien ministre de l’Agriculture et dirigeant du mouvement Ennahdha, Mohamed Ben Salem, a été arrêté mercredi 8 juillet 2026 dans un hôtel de la région du Cap Bon, avant d’être remis en liberté jeudi après avoir formé opposition à une condamnation rendue par défaut. Condamné à deux ans de prison dans une affaire liée à des soupçons d’infractions douanières, il comparaîtra de nouveau devant la Cour d’appel de Tunis le 21 juillet prochain pour un réexamen du dossier.

Une arrestation après une condamnation par défaut

Mohamed Ben Salem avait été interpellé en exécution d’un mandat de recherche émis par la Cour d’appel de Tunis. Cette mesure faisait suite à un jugement rendu par défaut par la chambre correctionnelle de cette juridiction, qui l’avait condamné à deux ans de prison dans une affaire portant sur des soupçons d’infractions à caractère douanier.

La condamnation ayant été prononcée en son absence, l’ancien responsable disposait de la possibilité de former opposition afin de demander un nouvel examen de l’affaire.

L’opposition entraîne sa remise en liberté

Après son arrestation, Mohamed Ben Salem a exercé son droit d’opposition contre le jugement rendu par défaut. Le parquet général près la Cour d’appel de Tunis a ordonné, jeudi 9 juillet, sa remise en liberté, conformément aux procédures prévues dans ce type de situation.

Une audience a été fixée au 21 juillet 2026 devant la chambre correctionnelle estivale de la Cour d’appel de Tunis. La juridiction devra alors réexaminer le dossier en présence de l’ancien ministre et statuer à nouveau sur cette affaire.

Un autre dossier judiciaire toujours en cours

Cette procédure est distincte d’un autre dossier judiciaire impliquant Mohamed Ben Salem avec plusieurs anciens responsables et figures proches d’Ennahdha.

Le 22 mai 2026, la chambre correctionnelle de la cour d’appel de Gabès l’avait condamné à six mois de prison dans une affaire liée à une tentative présumée de franchissement clandestin des frontières et à la détention de devises d’origine inconnue.

Cette décision avait réduit la peine initiale de trois ans de prison, prononcée en première instance en mars 2025.

Les faits à l’origine de ce dossier remontent à mars 2023, lorsque Mohamed Ben Salem avait été arrêté dans le sud du pays alors qu’il tentait, selon l’accusation, de rejoindre illégalement la Libye. Les enquêteurs avaient indiqué avoir retrouvé en sa possession 12.000 dinars tunisiens et 2100 euros lors de son interpellation.

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Projets publics : Le gouvernement veut passer de la planification à l’accélération

À quelques mois du lancement du Plan de développement 2026-2030, le gouvernement entend accélérer la réalisation des projets publics et donner un nouvel élan à l’investissement. Réuni jeudi sous la présidence de la cheffe du gouvernement Sara Zaâfrani Zenzri, le Conseil des ministres a mis l’accent sur l’amélioration de la performance de l’administration, le renforcement de la gouvernance et le suivi des projets dans l’ensemble des régions, afin de préparer la mise en œuvre des réformes économiques et sociales prévues par le futur plan quinquennal.

Accélérer les projets avant le démarrage du nouveau plan

Présidant le Conseil des ministres au nom du président de la République Kaïs Saïed et sur ses instructions, Sara Zaâfrani Zenzri a appelé à accélérer la réalisation des projets publics dans toutes les régions du pays et à stimuler les investissements publics et privés.

Selon un communiqué de la Présidence du gouvernement, cette mobilisation vise à préparer le lancement des programmes et réformes inscrits dans le Plan de développement 2026-2030, appelé à définir les grandes orientations économiques et sociales des prochaines années.

Le Conseil des ministres a, par ailleurs, examiné plusieurs projets de loi et de décrets à caractère économique et social portant notamment sur la sécurité énergétique, la sécurité alimentaire, le logement, la santé, le transport aérien et la mise en œuvre de plusieurs programmes sociaux.

Une administration plus performante au cœur des priorités

La cheffe du gouvernement a estimé que les réformes législatives ne peuvent produire leurs effets sans une transformation du fonctionnement de l’administration.

Elle a ainsi appelé à instaurer une véritable culture du travail fondée sur la performance, la productivité et l’amélioration de la qualité des services publics, soulignant la nécessité de mettre en place des systèmes certifiés de management de la qualité et de renforcer les mécanismes de gouvernance au sein des établissements publics.

Elle a également rappelé que chaque agent public est tenu d’exercer pleinement ses missions et d’assumer ses responsabilités dans l’intérêt des citoyens.

Un suivi renforcé et davantage de reddition des comptes

Sara Zaâfrani Zenzri a insisté sur le rôle des responsables administratifs, appelés à assurer un suivi régulier du travail de leurs collaborateurs, à évaluer leurs performances et à veiller au respect de la discipline et des obligations professionnelles.

Elle a également souligné la nécessité d’engager les procédures de reddition des comptes et de sanction en cas de manquements, dans le but d’améliorer l’efficacité de l’action publique.

Parallèlement, elle a appelé les responsables aux niveaux central, régional et local à suivre en permanence l’état d’avancement des projets publics afin d’accélérer leur exécution et de lever les obstacles susceptibles de retarder leur réalisation.

Un plan axé sur un développement plus équilibré

Selon la cheffe du gouvernement, le Plan de développement 2026-2030 ambitionne de renforcer l’intégration économique et sociale, de promouvoir un développement global, équitable et équilibré entre les régions et de consolider la justice sociale.

L’objectif affiché est également de bâtir une économie plus forte, plus résiliente et mieux préparée aux mutations rapides de l’environnement international, en s’appuyant sur une administration plus performante et une dynamique accrue de l’investissement public et privé.

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L’Iran riposte aux frappes américaines, la région replonge dans l’escalade

Les affrontements entre les États-Unis et l’Iran ont connu une nouvelle escalade jeudi, quelques heures avant l’inhumation du guide suprême Ali Khamenei à Machhad. Washington a lancé une vaste série de frappes contre des installations militaires iraniennes, tandis que Téhéran a riposté en visant plusieurs pays alliés des États-Unis dans le Golfe. Cette reprise des hostilités fragilise davantage le protocole d’accord conclu le 17 juin et ravive les craintes d’un conflit régional de grande ampleur.

Washington frappe quatre-vingt-dix cibles

Pour la deuxième nuit consécutive, l’armée américaine a mené des frappes de grande envergure contre l’Iran. Selon Washington, près de 90 objectifs militaires ont été visés, notamment des systèmes de défense antiaérienne, des installations de surveillance côtière ainsi que des sites de stockage de missiles et de drones situés sur la côte sud du pays.

Le président américain Donald Trump a déclaré que la trêve était désormais « terminée », qualifiant les dirigeants iraniens de « malades », tout en laissant ouverte la possibilité d’une reprise des négociations par ses émissaires.

Téhéran dénonce des frappes contre des infrastructures civiles

Les autorités iraniennes accusent les États-Unis d’avoir également ciblé des infrastructures civiles afin de perturber les funérailles d’Ali Khamenei. Selon Téhéran, plusieurs ponts ainsi que la liaison ferroviaire reliant Téhéran à Machhad ont été endommagés, compliquant le déplacement des fidèles venus assister à l’inhumation.

Des frappes ont également été signalées à proximité de la centrale nucléaire de Bouchehr, la seule actuellement en activité en Iran, selon des responsables iraniens cités par les médias officiels.

D’après les autorités iraniennes, les bombardements américains ont fait 17 morts et 93 blessés.

Le détroit d’Ormuz au cœur de la crise

L’escalade intervient dans un contexte de fortes tensions autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.

Washington accuse Téhéran d’être responsable d’attaques contre plusieurs navires commerciaux. En réponse, l’Iran affirme avoir pris le contrôle des conditions de navigation dans le détroit, imposant des droits de passage aux navires empruntant cette voie maritime essentielle.

Des représailles contre les alliés de Washington

En riposte aux bombardements américains, les forces iraniennes ont lancé de nouvelles frappes contre plusieurs pays du Golfe considérés comme des alliés de Washington, notamment le Koweït, Bahreïn et le Qatar.

En Jordanie, les systèmes de défense ont également intercepté plusieurs missiles, une première depuis le 11 juin, illustrant l’élargissement des tensions à l’ensemble de la région.

Des funérailles sous haute tension

Malgré les combats, des dizaines de milliers de fidèles se sont rassemblés à Machhad pour accompagner Ali Khamenei vers sa dernière demeure, au sein du sanctuaire de l’imam Reza, principal lieu saint du chiisme en Iran.

La sécurité a été renforcée tout au long de la cérémonie. Un avion de chasse a notamment escorté l’appareil transportant la dépouille de l’ancien guide suprême jusqu’à Machhad.

Dans ce climat de forte tension, plusieurs observateurs estiment que les perspectives diplomatiques entre Téhéran et Washington sont désormais fortement compromises, tandis qu’Israël a de nouveau averti qu’il se réservait le droit de lancer de nouvelles opérations militaires contre l’Iran si nécessaire.

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Baccalauréat : 50,72% de réussite après les deux sessions

Le taux de réussite global au baccalauréat 2026, après les sessions principale et de contrôle, s’est établi à 50,72%, contre 52,59% en 2025, selon les statistiques publiées jeudi par le ministère de l’Éducation. Si ce résultat marque un recul de 1,87 point sur un an, il demeure proche de celui enregistré en 2023 (50,91%) et reste nettement supérieur au niveau exceptionnellement bas de 2022 (39,97%).

Une baisse par rapport à 2025

Au total, 50,72% des candidats ont décroché leur baccalauréat cette année, contre 52,59% en 2025. La tendance met ainsi fin à deux années consécutives durant lesquelles le taux de réussite avait dépassé la barre des 52%.

Sur les cinq dernières sessions, l’évolution du taux de réussite global se présente comme suit :

Taux de réussite

  • 2026 : 50,72%
  • 2025 : 52,59%
  • 2024 : 55,60%
  • 2023 : 50,91%
  • 2022 : 39,97%

Le cru 2026 affiche ainsi un taux inférieur de 4,88 points à celui de 2024, qui reste le meilleur résultat enregistré depuis plusieurs années, mais demeure supérieur de 10,75 points au taux de 2022.

Une session de contrôle décisive

Lors de la session principale, 55.259 candidats ont été admis sur 154.928 ayant composé, soit un taux de réussite de 35,67%.

La session de contrôle a permis à 23.316 candidats supplémentaires de décrocher leur diplôme. Sur les 49.661 candidats ayant passé les épreuves, le taux de réussite s’est établi à 46,95%.

Ces résultats portent le taux de réussite global de l’édition 2026 à 50,72%.

Plus d’un admis sur deux issu du public

Les statistiques du ministère montrent également que 55,82% de l’ensemble des admis sont issus des établissements publics.

Les établissements privés représentent 21,72% des admis, tandis que les candidats libres comptent pour 14,20% des lauréats.

Ces chiffres confirment le poids prépondérant de l’enseignement public dans la réussite au baccalauréat, avec près de six admis sur dix provenant des établissements publics.

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Startup World Cup Tunisie 2026 : Trois startups tunisiennes qualifiées pour la Silicon Valley

Les startups tunisiennes Pwn & Patch, Pixii Motors et WaterSec représenteront la Tunisie lors de la Startup World Cup 2026, dont la finale internationale se tiendra en novembre prochain dans la Silicon Valley. Elles ont décroché leur qualification à l’issue de la première finale nationale de cette compétition, organisée les 22 et 23 avril en marge de la 10e édition du Tunisia Digital Summit (TDS 10). Lauréate de cette sélection, Pwn & Patch défendra les couleurs de la Tunisie à San Francisco avec l’ambition de remporter un investissement d’un million de dollars.

Une première finale nationale organisée au Tunisia Digital Summit

La première édition tunisienne de la Startup World Cup s’est déroulée à l’occasion du Tunisia Digital Summit (TDS 10), rendez-vous annuel dédié à l’innovation, à la transformation numérique et à l’entrepreneuriat technologique.

Cette 10e édition a réuni plus de 2500 participants, parmi lesquels des entrepreneurs, des startups, des experts, des entreprises, des institutions ainsi que plusieurs partenaires, dont Orange Tunisie en qualité de partenaire technologique. L’événement confirme ainsi son positionnement comme l’une des principales plateformes de l’innovation en Tunisie et en Afrique.

Organisée par TPM Events, la finale nationale s’inscrit dans le cadre de la Startup World Cup, une compétition internationale portée par Pegasus Tech Ventures, fonds de capital-risque basé dans la Silicon Valley.

Dix finalistes sélectionnés parmi plus de 160 candidatures

Plus de 160 startups tunisiennes avaient déposé leur candidature pour participer à cette première édition nationale. À l’issue d’un processus de sélection, dix startups ont été retenues pour présenter leurs projets devant un jury composé d’investisseurs, d’experts et de décideurs tunisiens et internationaux.

Le jury a décerné les trois premières places à :

  • Pwn & Patch, spécialisée dans la cybersécurité, qui a remporté le premier prix avec le soutien de Tunisie Place de Marché (TPM) ;
  • Pixii Motors, active dans la mobilité durable, qui s’est classée deuxième avec le soutien de Rose Blanche Group ;
  • WaterSec, spécialisée dans les solutions intelligentes de gestion de l’eau, qui a obtenu la troisième place avec le soutien d’Orange Tunisie.

Direction la Silicon Valley en novembre

Les trois startups lauréates prendront part, en novembre prochain, aux événements de la Startup World Cup en Californie. Ce rendez-vous leur permettra de rencontrer des investisseurs internationaux, des partenaires industriels et de potentiels clients afin d’accélérer leur développement à l’international.

Grâce à sa victoire lors de la finale nationale, Pwn & Patch représentera officiellement la Tunisie à la grande finale mondiale organisée à San Francisco, où les meilleures startups de plusieurs pays seront en compétition pour décrocher un investissement d’un million de dollars.

Des partenaires engagés dans le développement de l’écosystème

À travers son accompagnement de Pixii Motors, Rose Blanche Group affirme sa volonté de soutenir une innovation créatrice de valeur et de renforcer les liens entre le tissu industriel et les jeunes entreprises technologiques. Le groupe agroalimentaire considère ce type d’initiative comme un levier pour encourager l’émergence de solutions innovantes à fort impact économique, environnemental et sociétal.

De son côté, Orange Tunisie met en avant le rôle de son Orange Digital Center dans l’accompagnement des startups à fort potentiel. L’opérateur rappelle que Pwn & Patch a intégré le programme Orange Fab Tunisie (saison 5) en 2023, tandis que WaterSec et Pixii Motors avaient respectivement été lauréate et finaliste de l’édition nationale du concours POESAM 2022.

Un écosystème tunisien qui gagne en visibilité

Pour les organisateurs et les partenaires de cette première finale nationale, la qualification de trois startups tunisiennes pour la Startup World Cup illustre la montée en puissance de l’écosystème entrepreneurial du pays et sa capacité à faire émerger des solutions innovantes à vocation internationale.

Le prochain rendez-vous est fixé en novembre, dans la Silicon Valley, où les représentants tunisiens tenteront de transformer cette qualification en succès sur la scène mondiale.

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Russie : Les vols charters reprennent vers la Tunisie après cinq ans d’interruption

Après cinq années d’interruption, la Tunisie s’apprête à renouer avec l’un de ses marchés touristiques historiques. Les premiers vols charters en provenance de Russie reprendront officiellement à partir du 14 juillet 2026, marquant une étape importante dans la relance des flux touristiques entre les deux pays.

Cette reprise intervient après l’achèvement de l’ensemble des procédures administratives, juridiques et des autorisations délivrées par les autorités de l’aviation civile concernées. Le programme prévoit des rotations régulières tout au long de la saison estivale, offrant ainsi une nouvelle capacité d’accueil aux voyageurs russes.

Des appareils Airbus A321-200

Les vols seront opérés en partenariat avec Pyramids Airlines, qui mobilisera des appareils Airbus A321-200 d’une capacité pouvant atteindre 220 passagers. Cette offre devrait permettre de répondre à une demande attendue en hausse de la part des vacanciers russes souhaitant retrouver les stations balnéaires tunisiennes.

Un coup d’accélérateur pour Monastir et le secteur touristique

La reprise des charters constitue une excellente nouvelle pour la région de Monastir, qui retrouve l’un de ses principaux axes aériens internationaux. Les professionnels du secteur espèrent que ce retour stimulera l’activité des hôtels, agences de voyages, transporteurs et commerces liés au tourisme, dans un contexte où la Tunisie multiplie les efforts pour diversifier ses marchés émetteurs.

Lire aussi : La Tunisie, 2ème destination favorite des Suisses romands pour l’été 2026

Selon Amira Gharbi, présidente-directrice générale de FEIMA Travel, la réussite de ce programme dépendra de la mobilisation de tous les acteurs du secteur touristique. Elle appelle les agences de voyages, les établissements hôteliers et les différents prestataires à proposer une offre de qualité capable de répondre aux attentes de la clientèle russe et de renforcer la compétitivité de la destination tunisienne.

Le retour de Pegas Touristik, un signal fort

Au-delà de la simple réouverture d’une ligne aérienne, le retour des opérations de Pegas Touristik est perçu comme un symbole du rétablissement de la confiance du marché russe envers la destination Tunisie.

Cette reprise pourrait ouvrir la voie à un renforcement durable de la coopération touristique entre les deux pays et contribuer à consolider la dynamique positive observée depuis le début de la saison estivale 2026. Pour les professionnels du tourisme, le retour des visiteurs russes représente un enjeu stratégique, tant pour l’augmentation des nuitées que pour la diversification des marchés internationaux fréquentant la Tunisie.

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Accidents mortels, nuisance sonore … La Tunisie se transforme peu à peu en pays du deux-roues

La baisse du prix des motos asiatiques ces dernières années a profondément modifié le paysage urbain tunisien. Plus accessibles que jamais, ces deux-roues sont devenus un moyen de transport privilégié pour des milliers de Tunisiens, notamment les jeunes et les travailleurs confrontés à la hausse du coût de la vie. Mais cette démocratisation soulève désormais une question de sécurité publique : la Tunisie est-elle en train de payer le prix de cette motorisation accélérée ?

Les derniers chiffres communiqués par le président de la branche régionale du Centre-Ouest de la sécurité routière, le colonel Haythem Chaâbani, dressent un constat préoccupant. Si le nombre global d’accidents de la route a reculé de 20 % depuis le début de l’année 2026 par rapport à la même période en 2025, les accidents les plus graves sont en hausse.

En effet, le nombre de personnes tuées a augmenté de 11 %, tandis que les accidents mortels ont progressé de 12 %. Seul point positif : le nombre de blessés a diminué de 18 %.

Un accident mortel sur deux

Mais les statistiques les plus marquantes concernent les motos. Selon les données officielles, les deux-roues sont impliqués dans un accident mortel sur deux en Tunisie. Plus alarmant encore, 41 % des victimes décédées sur les routes sont des conducteurs ou passagers de motos. Les piétons représentent 21 % des victimes, tandis que les occupants de voitures particulières comptent pour 22 %.

Lire aussi : Tunisie : Les motos, un « cauchemar » sur les routes !

Cette évolution reflète une transformation profonde des habitudes de mobilité. L’arrivée massive de motos asiatiques à des prix particulièrement abordables a favorisé leur diffusion dans toutes les régions du pays. Elles permettent de contourner les embouteillages, consomment peu de carburant et restent financièrement accessibles.

Cependant, cette popularité s’accompagne de nombreuses dérives : multiplication des dépassements dangereux, circulation entre les files, non-port du casque, conduite sans formation suffisante ou encore excès de vitesse.

Le colonel Haythem Chaâbani rappelle d’ailleurs que la vitesse excessive demeure la première cause des accidents mortels. Quatre accidents graves sur dix sont directement liés au non-respect des limitations de vitesse.

Les nuisances sonores

Au-delà de la sécurité routière, un autre phénomène commence à interpeller les habitants de plusieurs villes tunisiennes : les nuisances sonores. Les motos équipées de pots d’échappement bruyants, parfois modifiés, envahissent progressivement les centres urbains, transformant certaines rues en espaces où le bruit devient permanent, de jour comme de nuit.

Dans plusieurs quartiers, les scènes rappellent celles observées dans certaines grandes métropoles asiatiques où les deux-roues dominent largement la circulation. Si la comparaison avec l’Inde peut paraître caricaturale, elle traduit néanmoins une réalité : la moto occupe désormais une place centrale dans la mobilité quotidienne tunisienne.

Cette évolution pose une question essentielle : la Tunisie est-elle prête à accompagner cette révolution des deux-roues ? Car démocratiser la moto sans renforcer simultanément la formation des conducteurs, les contrôles routiers, le port obligatoire des équipements de protection et la lutte contre les nuisances sonores pourrait transformer un moyen de transport économique en véritable enjeu de santé publique et de sécurité routière.

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À Kairouan, la place Maghreb Arabe déjà endommagée après son ouverture

Quelques heures seulement après son inauguration officielle, la place du Maghreb arabe à Kairouan s’est retrouvée au cœur d’une polémique. Une partie des nouveaux aménagements et des éléments décoratifs installés dans cet espace public a été endommagée, suscitant l’indignation de nombreux habitants et relançant le débat sur la protection des équipements publics ainsi que sur la qualité de leur réalisation.

Selon des informations rapportées par la radio locale Mosaïque FM, des vidéos largement partagées sur les réseaux sociaux montrent des dégâts ayant touché plusieurs composantes de la place, située en face du mausolée de Sidi Sahbi. Les images ont rapidement provoqué une vague de réactions parmi les citoyens, surpris de voir des installations récemment mises en service déjà détériorées.

Des matériaux vulnérables ?

Au-delà de l’acte de vandalisme présumé, les premières constatations soulèvent également des interrogations sur les conditions d’exécution du projet. Plusieurs observateurs estiment que certains éléments décoratifs et barrières métalliques n’auraient pas été fixés de manière suffisamment solide, les rendant vulnérables aux dégradations ou à un simple contact.

Cette situation intervient alors que la place venait d’être inaugurée samedi dernier à l’issue d’un important chantier de réhabilitation. La cérémonie s’était déroulée en présence de l’ambassadeur du Canada en Tunisie, du directeur de la coopération suisse ainsi que de représentants de la municipalité de Kairouan et de la société civile.

Un projet pensé pour les femmes et les familles

La réhabilitation de la place du Maghreb arabe s’inscrit dans un programme d’aménagement urbain d’une valeur globale de trois millions de dinars couvrant quatre villes tunisiennes : Kairouan, Sousse, M’saken et Mahdia.

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L’objectif affiché est de créer des espaces publics sûrs et inclusifs, conçus à partir des besoins exprimés par les femmes et les habitantes des quartiers concernés.

À Kairouan, le projet comprend notamment une scène destinée aux activités culturelles et festives, un espace réservé aux artisanes pour l’exposition de leurs produits, une aire de jeux, des zones dédiées aux familles et aux femmes ainsi qu’un espace vert visant à améliorer le cadre de vie tout en préservant l’identité architecturale de la ville.

La question de la protection… et de la qualité

L’incident remet aujourd’hui sur la table deux problématiques majeures. La première concerne la protection des nouveaux équipements publics. Des caméras de surveillance devaient être installées afin de sécuriser le site et ses visiteurs, mais les dégradations enregistrées peu après l’ouverture montrent la nécessité d’accélérer les dispositifs de protection.

La seconde porte sur la qualité de réalisation de certains aménagements. Si les actes de vandalisme sont confirmés, plusieurs voix appellent également à vérifier la conformité technique des installations afin de déterminer si leur détérioration rapide résulte uniquement d’un comportement malveillant ou également de défauts dans l’exécution du projet.

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Tunisie : Une longue période de canicule se profile, la Protection Civile lance l’alerte

La Tunisie s’approche d’une période de forte chaleur qui pourrait s’installer durant plusieurs semaines. Dès ce vendredi 10 juillet 2026, une hausse significative des températures est attendue dans la majorité des régions du pays, avec un pic annoncé pour le week-end des 11 et 12 juillet.

Selon les prévisions météorologiques, les températures dépasseront les normales saisonnières de 6 à 10 degrés. Les maximales atteindront généralement entre 40 et 45 degrés, notamment avec l’apparition du phénomène du sirocco (« chehili »), tandis que les zones côtières orientales bénéficieront de températures légèrement moins élevées, comprises entre 34 et 39 degrés.

La période habituellement la plus chaude de l’année

Cette nouvelle séquence de chaleur intervient alors que la Tunisie entre dans la période habituellement la plus chaude de l’année, avec des épisodes caniculaires de plus en plus fréquents et prolongés ces dernières années. Les prochains jours pourraient ainsi marquer le début d’une période estivale particulièrement éprouvante pour les populations, les ressources naturelles et les infrastructures.

Face à cette situation, la Protection civile a lancé un appel à la vigilance, notamment concernant le risque élevé de départs de feux. L’augmentation des températures et l’assèchement de la végétation contribuent à une hausse des indices favorables à la propagation des incendies, particulièrement dans les zones forestières et rurales.

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Les autorités rappellent plusieurs mesures préventives afin de limiter les risques. Il est notamment recommandé d’éviter de laisser des bouteilles ou des objets en verre dans les forêts ou les espaces ouverts, ces derniers pouvant concentrer les rayons du soleil et provoquer des départs de feu. Les citoyens sont également appelés à ne pas jeter de mégots ou de matériaux inflammables dans les routes, les espaces naturels ou agricoles.

Interdiction de brûler les déchets

La Protection civile insiste également sur l’interdiction de brûler les déchets, les résidus agricoles ou les herbes sèches, ainsi que sur la nécessité d’éviter tout usage du feu à proximité des forêts, des cultures ou des zones couvertes de végétation sèche.

Les citoyens sont invités à coopérer avec les agents de la Protection civile et les autorités locales, à respecter leurs consignes et à signaler rapidement toute fumée ou tout incendie en appelant le numéro 198.

Une attention particulière est aussi demandée aux familles, notamment pour surveiller les enfants et éviter qu’ils ne manipulent des sources de feu ou des produits dangereux comme les pétards.

Alors que les épisodes de chaleur extrême deviennent plus réguliers sous l’effet du changement climatique, la prévention reste un élément essentiel pour réduire les impacts humains, environnementaux et économiques de ces périodes de canicule.

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De l’Inde à la Tunisie : Magdalene et l’école des sœurs de Menzel Bourguiba

Sœur Magdalene est directrice d’école à Menzel Bourguiba et se dévoue totalement à son travail d’éducatrice. L’école des sœurs qu’elle dirige peut se prévaloir d’une longue tradition inaugurée en 1902.

En cette époque lointaine, la congrégation de l’Institut du Saint-Cœur de Marie avait fondé cette école à Ferryville, une cité alors en pleine expansion autour de l’arsenal maritime. Venues de Rodez en France, cinq religieuses catholiques allaient donner une impulsion décisive à la construction de l’actuelle école de Menzel Bourguiba qui fut dédiée à Sainte-Agnès.

En août 1985, les sœurs salésiennes de Don Bosco ont pris la suite de la congrégation fondatrice et, depuis, elles animent l’établissement de la rue Ibn Abi Dhiaf, connu sous le nom de l’École des sœurs.

Magdalene Synnah est née en Inde à Megalaya, dans une région proche des hauteurs de l’Himalaya. Après des études à Shillong et Madras, elle se rend à Rome pour parfaire son parcours universitaire. Quelque chose dans les limbes, la prédestinait-elle à sa mission en Tunisie ?

Le fait est que, forte de sa vocation et son attachement à son pays d’adoption, sœur Magdalene est pleinement enracinée à Menzel Bourguiba. Avec une âme de militante, le soutien de sa congrégation et l’accueil hospitalier de toute la région, Magdalene investit ses efforts inlassables pour l’éducation des jeunes élèves.

Discipline, rigueur dans les apprentissages et joie du partage sont les valeurs cardinales qu’elle inculque aux jeunes pousses qui lui sont confiées. En dialogue permanent avec les éducateurs et les parents, en harmonie avec les enseignements de Don Bosco, Magdalene se fait un devoir d’évaluer son action au quotidien.

En attendant la prochaine rentrée, elle veille déjà aux préparatifs et, sans répit, se consacre à sa mission avec pour probable devise, l’écho du « Ut tensio sic vis » des Latins qui n’oubliaient jamais que, selon cet adage, les résultats obtenus sont le fruit des efforts investis. D’ailleurs, cette sagesse millénaire ne se confond-elle pas avec les valeurs aussi bien indiennes que tunisiennes ?

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Snapshot – Tunis : Des bananes et des raisins bio au centre-ville

Non loin du Belvédère, la place Jeanne d’Arc est réputée pour son jardin public, ses immeubles de style et son église catholique. Cette place pourrait désormais être connue pour abriter un jardin bio au cœur de la ville.

En effet, dans l’enceinte de l’ambassade de la République Tchèque, un jardin bio donne l’exemple et aussi ses premiers fruits. Des raisins viennent d’être récoltés et le tour des bananes, des citrons et des mandarines ne devrait pas tarder.

Une louable initiative de l’ambassade tchèque dont le Street Art ornant la façade est une autre de ses originalités. À qui l’initiative pour donner des couleurs bio à nos jardins urbains ?

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Tunisie : Cette mobilisation soudaine pour libérer l’espace public va-t-elle se poursuivre dans le temps ?

Cet été, un constat s’impose dans plusieurs régions tunisiennes : les autorités locales semblent avoir changé de rythme dans la gestion de l’espace public et du littoral. Des interventions plus visibles, des campagnes simultanées dans plusieurs communes et une présence renforcée des services municipaux et sécuritaires donnent l’impression d’une volonté nouvelle de mettre fin aux occupations anarchiques des plages, des trottoirs et des espaces collectifs.

Contrairement aux saisons estivales précédentes, souvent marquées par des opérations ponctuelles et limitées à certains points sensibles, l’été 2026 donne l’image d’une mobilisation plus large. Des communes ont lancé des campagnes contre l’exploitation illégale du domaine public, l’installation anarchique de commerces, l’occupation excessive des trottoirs ou encore les dépassements sur le domaine maritime.

Sur le littoral, plusieurs zones touristiques ont connu des interventions visant à rétablir l’accès libre aux plages et à limiter les installations non autorisées. Des opérations conjointes associant municipalités, forces de sécurité et structures chargées de la protection du littoral ont été signalées dans plusieurs régions côtières.

Une rupture avec les étés précédents ?

La question qui se pose aujourd’hui est celle du changement de méthode. Pourquoi ces efforts importants apparaissent-ils avec une telle intensité cette année alors que les mêmes problématiques — occupation des trottoirs, exploitation abusive des plages, extension anarchique de certaines activités commerciales — existent depuis plusieurs années ?

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Durant les saisons estivales précédentes, les interventions étaient souvent perçues par les citoyens comme temporaires : une action médiatisée au début de l’été, quelques opérations ciblées, puis un retour progressif des mêmes pratiques. Le manque de continuité était régulièrement pointé du doigt par les observateurs et les usagers des espaces publics.

Cette année, le changement est surtout visible dans la simultanéité des actions. Plusieurs communes semblent avoir adopté une logique d’intervention coordonnée plutôt qu’une succession d’initiatives isolées. L’objectif affiché est de préserver le caractère public des espaces collectifs et d’améliorer l’image des villes durant une période où l’affluence touristique atteint son niveau maximal.

Effet d’annonce ou nouvelle politique durable ?

Reste toutefois une interrogation centrale : cette mobilisation exceptionnelle va-t-elle durer au-delà des premières semaines de la saison estivale ?

L’expérience des dernières années montre que le principal défi n’est pas seulement de lancer des campagnes de contrôle, mais de maintenir une présence régulière sur le terrain. Libérer un espace est une chose ; empêcher sa réoccupation quelques semaines plus tard en est une autre.

La question est donc celle de la capacité des collectivités locales et de l’État à inscrire ces actions dans la durée. Les communes disposent-elles des moyens humains, matériels et financiers nécessaires pour assurer un suivi permanent ? Les équipes municipales pourront-elles maintenir cette pression une fois passée la période touristique ?

Le nettoyage du littoral illustre également cette problématique. La campagne nationale de préparation des plages pour l’été 2026 a été élargie, avec un nombre plus important de plages concernées par rapport aux précédentes éditions, montrant une volonté d’augmenter l’effort consacré à cet espace stratégique.

Le défi du lendemain

Au-delà des opérations de terrain, l’enjeu est désormais de transformer cette mobilisation estivale en politique publique permanente. L’espace public ne se protège pas uniquement pendant la haute saison touristique ; il nécessite un contrôle quotidien, une application constante des règles et une responsabilisation des différents acteurs.

L’été 2026 pourrait donc constituer un tournant dans la gestion du littoral et de l’espace public en Tunisie. Mais le véritable indicateur ne sera pas le nombre d’interventions réalisées en juillet ou en août. Il sera plutôt la capacité des autorités à maintenir cette dynamique après la fin de la saison estivale et à faire de l’espace public un bien réellement protégé toute l’année.

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Mondial 2026 : Sur quelles chaînes suivre le quart de finale France-Maroc

Quatre ans après leur confrontation historique en demi-finale du Mondial 2022 au Qatar, la France et le Maroc se retrouvent ce jeudi soir à Boston pour un quart de finale très attendu de la Coupe du monde 2026. Les Bleus visent une nouvelle demi-finale mondiale, tandis que les Lions de l’Atlas espèrent prendre leur revanche et poursuivre un parcours déjà remarquable.

Le premier quart de finale de la Coupe du monde 2026 opposera deux sélections qui se connaissent bien. La France, championne du monde en 2018 et finaliste en 2022, affronte un Maroc qui s’est imposé ces dernières années comme l’une des grandes puissances du football mondial.

Cette affiche ravive inévitablement le souvenir de la demi-finale du Mondial 2022, remportée 2-0 par les Bleus. Mais le contexte est différent. Le Maroc n’est plus l’équipe surprise de Doha : il aborde cette rencontre avec l’ambition affichée de remporter le tournoi.

Deux parcours solides

La France a atteint les quarts de finale après avoir dominé la Suède (3-0) en seizièmes de finale, avant de s’imposer plus difficilement face au Paraguay (1-0). Avec 14 buts inscrits depuis le début du tournoi, les hommes de Didier Deschamps disposent de la meilleure attaque de la compétition.

Le Maroc, de son côté, impressionne par sa solidité. Les Lions de l’Atlas ont éliminé les Pays-Bas aux tirs au but lors des seizièmes de finale, puis ont largement dominé le Canada (3-0) en huitièmes. Ils restent la dernière sélection africaine en lice et nourrissent de grandes ambitions dans cette Coupe du monde.

Mbappé face à Hakimi

Cette rencontre sera également marquée par le duel entre deux anciens coéquipiers en club et amis proches : Kylian Mbappé et Achraf Hakimi.

Auteur de sept buts depuis le début du tournoi, Mbappé sera une nouvelle fois la principale arme offensive des Bleus. En face, Hakimi aura la lourde tâche de contenir l’un des joueurs les plus décisifs de la compétition.

Le vainqueur de cette affiche retrouvera en demi-finale le gagnant du quart de finale entre l’Espagne et la Belgique, programmé vendredi.

  • France – Maroc (jeudi 9 juillet à 21h00) : beIN Sports ar Max 1, beIN Sports fr 1, M6, La 1, DAZN Mundial, Sport TV 1, Sky Sport Allemagne 2, RTS 2, RSI La 2, SRF 2, Das Erste, ORF 1, Tipik, Rai 1

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L’Iran accuse les États-Unis d’avoir visé des infrastructures civiles

Le conflit entre les États-Unis et l’Iran connaît une nouvelle escalade. Après les frappes américaines menées dans la nuit de mercredi à jeudi contre des installations militaires iraniennes, Téhéran accuse Washington d’avoir également ciblé des infrastructures civiles, notamment des ponts ferroviaires. Le ministère iranien des Affaires étrangères qualifie ces attaques de « crime de guerre flagrant », tandis que les Gardiens de la révolution annoncent des représailles contre des bases militaires américaines dans le Golfe.

Les tensions entre Washington et Téhéran se sont fortement aggravées après une nouvelle vague de frappes américaines ayant visé l’Iran dans la nuit du 8 au 9 juillet.

Selon l’armée américaine, près de 90 cibles militaires ont été frappées, dont des systèmes de défense antiaérienne, dans le cadre d’une opération décidée par le président Donald Trump. Cette offensive intervient au lendemain de la déclaration du président américain annonçant la fin du cessez-le-feu entre les deux pays, après des attaques contre des navires dans le détroit d’Ormuz.

Téhéran dénonce des frappes contre des infrastructures civiles

L’Iran affirme toutefois que les bombardements américains ne se sont pas limités à des objectifs militaires. Dans un communiqué, le ministère iranien des Affaires étrangères accuse les États-Unis d’avoir frappé plusieurs infrastructures civiles, notamment deux ponts ferroviaires situés dans les provinces orientales, sur la ligne reliant le nord-est du pays à la ville sainte de Machhad, où se déroulent ce jeudi les funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei.

Le ministère indique également que plusieurs sites ont été touchés dans les provinces côtières du sud du pays.

« Un crime de guerre flagrant »

Les autorités iraniennes ont condamné « dans les termes les plus forts » ces attaques, estimant qu’elles constituent « un crime de guerre flagrant » au regard du droit international.

Téhéran affirme que ces frappes contre des infrastructures civiles représentent une nouvelle escalade et réaffirme sa « détermination à défendre son intégrité territoriale, sa souveraineté et sa sécurité nationale ».

Des représailles contre des bases américaines

En réponse aux frappes américaines, les Gardiens de la révolution ont annoncé avoir lancé des attaques contre des bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn.

Cette riposte marque une nouvelle étape dans l’escalade militaire entre les deux pays, faisant craindre un élargissement du conflit à l’ensemble de la région du Golfe.

Selon les derniers chiffres communiqués par les autorités iraniennes, au moins 14 personnes ont été tuées et 78 autres blessées au cours des frappes américaines menées ces deux derniers jours. Le bilan pourrait encore s’alourdir alors que les opérations militaires se poursuivent et que les tensions restent extrêmement vives entre Washington et Téhéran.

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Météo en Tunisie : Hausse des températures et coups de sirocco attendus ce jeudi

Les températures poursuivent leur hausse ce jeudi 9 juillet en Tunisie, selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie (INM). Les maximales atteindront jusqu’à 42°C dans plusieurs régions de l’intérieur, où des coups de sirocco sont attendus. Le temps sera généralement ensoleillé, avec un vent relativement fort près des côtes et sur les hauteurs durant l’après-midi.

Le temps sera clair à peu nuageux sur l’ensemble du territoire, d’après les prévisions publiées par l’Institut national de la météorologie (INM).

Jusqu’à 42°C dans l’intérieur du pays

Le vent soufflera de secteur nord-ouest sur le nord et le centre du pays, et de secteur ouest sur le sud. Il sera faible à modéré avant de se renforcer progressivement l’après-midi, notamment près des côtes et sur les reliefs. La mer sera ondulée sur les côtes nord-est et calme à peu agitée sur le reste du littoral.

Les températures enregistreront une nouvelle hausse. Les maximales oscilleront entre 34 et 38°C sur les régions côtières et les hauteurs, et entre 38 et 42°C dans le reste du pays, avec l’apparition de coups de sirocco dans plusieurs régions de l’intérieur.

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X3 à Ibn Khaldoun : Vaste opération contre le commerce anarchique

Les autorités municipales ont intensifié leur lutte contre le commerce anarchique dans plusieurs quartiers de Tunis. L’un des principaux points d’intervention a concerné le carrefour X3, à la cité Ibn Khaldoun, où une opération de grande ampleur a permis de mettre fin à plusieurs installations illégales de vendeurs de fruits.

Menée mercredi 8 juillet 2026 par la circonscription municipale d’El Omrane Supérieur, en coordination avec la police municipale, cette campagne s’inscrit dans une série d’actions visant à lutter contre l’occupation illégale des trottoirs, à faire respecter les règles d’hygiène dans les commerces ouverts au public et à libérer les espaces publics.

Le carrefour X3 entièrement libéré des vendeurs à la sauvette

L’intervention s’est particulièrement concentrée sur le carrefour X3, dans le quartier Ibn Khaldoun, considéré comme l’un des points noirs de l’installation anarchique des vendeurs ambulants de fruits.

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Les agents municipaux ont procédé à la libération complète du carrefour, tout en démantelant dix points de vente illégaux installés sur la voie publique. Cette opération vise à fluidifier la circulation, améliorer la sécurité des piétons et mettre un terme à l’occupation non autorisée de l’espace public.

Plus de 200 chaises saisies et des produits périmés détruits

L’opération a également permis la saisie d’importantes quantités de matériel utilisé illégalement sur la voie publique :

  • 212 chaises ;
  • 42 tables ;
  • 20 structures métalliques ;
  • une charrette destinée à la vente de légumineuses ;
  • une bouteille de gaz.

Parallèlement, les services de contrôle sanitaire ont retiré et détruit plusieurs produits alimentaires impropres à la consommation, notamment des pâtisseries, des confiseries, du cacao, de la poudre de chocolat ainsi que des boissons gazeuses dont les dates de péremption étaient dépassées.

Au total, 21 infractions sanitaires ont été constatées et 17 convocations ont été adressées au service des autorisations afin d’engager les procédures légales contre les contrevenants.

Cette opération illustre la volonté des autorités municipales de renforcer les contrôles dans les espaces publics et de lutter simultanément contre le commerce informel et les risques sanitaires liés à la vente de produits alimentaires non conformes.

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Tunisie : La baisse de l’endettement extérieur ralentit la hausse de la dette totale

La progression de l’endettement total de la Tunisie a marqué un net ralentissement en 2025, selon le dernier rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie (BCT). La hausse de la dette s’est limitée à 3,9%, contre 4,5% un an auparavant, grâce à la poursuite du recul de l’endettement extérieur, engagé depuis 2023. Dans le même temps, la dette intérieure continue de progresser et représente désormais près des trois quarts de l’endettement total, tandis que le service de la dette publique a légèrement diminué et devrait poursuivre sa baisse en 2026.

L’endettement total du pays a progressé de 3,9% en 2025, contre 4,5% en 2024, a indiqué la BCT dans son rapport annuel. Cette évolution est attribuée à une baisse plus marquée de l’encours de la dette extérieure, qui a reculé de 9,9%, après une diminution de 6,6% l’année précédente. Dans le même temps, la croissance de la dette intérieure a légèrement ralenti, passant de 9,8% à 9,6%.

La dette extérieure poursuit son recul

Au terme de l’année 2025, l’encours de la dette extérieure s’est établi à 67,16 milliards de dinars, prolongeant la tendance baissière observée depuis 2023.

Selon la Banque centrale, cette évolution résulte principalement de remboursements du principal de la dette extérieure à long terme supérieurs aux nouveaux financements mobilisés durant l’année. À cela s’ajoute un effet de change défavorable lié aux fluctuations du dinar face aux principales devises d’endettement.

Une dette intérieure toujours en hausse

L’encours de la dette intérieure a, pour sa part, atteint 199,254 milliards de dinars. Son rythme de progression s’est légèrement modéré, notamment sous l’effet d’un ralentissement de l’endettement de l’État, dont la hausse est revenue à 21,6% contre 24% en 2024.

L’endettement des autres agents économiques non financiers a également ralenti, avec une progression de 3,3%, contre 3,6% un an auparavant.

Cette évolution confirme la transformation progressive de la structure de l’endettement tunisien. La part de la dette intérieure représente désormais près de 75% de l’endettement total, contre 71% en 2024 et 67% en 2023, traduisant un recours de plus en plus important au financement domestique.

L’État concentre près de la moitié de l’endettement

Par secteur institutionnel, les créances de l’État représentent près de la moitié de l’endettement total. Leur encours a progressé de 5,2% en 2025, contre 6,6% l’année précédente.

De leur côté, les autres agents économiques non financiers ont enregistré une hausse plus modérée de leur endettement, de 2,7%, contre 2,5% en 2024.

Le service de la dette en recul

Le rapport de la BCT fait également état d’une baisse des dépenses consacrées au service de la dette publique. Celles-ci ont diminué de 1,5% en 2025 pour s’établir à 24,44 milliards de dinars.

Cette diminution est essentiellement due au recul de 12,5% du service de la dette extérieure, qui concerne à la fois le remboursement du principal (-10,9%) et le paiement des intérêts (-18,9%).

À l’inverse, le service de la dette intérieure a augmenté de 8%, sous l’effet de la hausse des intérêts (+14,2%) et des remboursements du principal (+5,3%).

Pour 2026, la Banque centrale prévoit une poursuite de cette tendance, avec un service de la dette publique attendu à 23,06 milliards de dinars, soit une baisse supplémentaire de 5,7%.

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Agriculture : Un nouvel outil aidera la Tunisie à sélectionner les cultures les plus performantes

Face aux effets croissants du changement climatique et à la dégradation des sols, la Tunisie renforce ses outils scientifiques afin d’orienter les choix agricoles vers les cultures les mieux adaptées aux spécificités de chaque région. L’objectif est d’améliorer l’utilisation des terres, de préserver les ressources naturelles et de renforcer la sécurité alimentaire.

Dans cette perspective, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) accompagne les institutions tunisiennes à travers le projet SoilFER – Amélioration de la gestion intégrée des sols et des cultures pour des systèmes alimentaires durables en Afrique, financé par le gouvernement japonais.

Le projet vise à fournir des solutions fondées sur des données scientifiques afin d’améliorer la gestion des sols et de guider les décisions relatives à l’utilisation des terres agricoles.

Un outil numérique pour orienter les décisions agricoles

Dans le cadre de cette initiative, la FAO en Tunisie a organisé un atelier réunissant des experts nationaux issus de plusieurs disciplines afin de valider les résultats scientifiques liés à la planification intégrée de l’utilisation des terres (ILUP) et de les intégrer à la plateforme numérique SoilFER CropSuit.

Lire aussi : Récolte céréalière : La Tunisie vise une production de plus de 22 millions de quintaux

Cet outil d’aide à la décision permettra d’identifier les cultures les plus adaptées à chaque région en croisant plusieurs paramètres : caractéristiques des sols, conditions climatiques, besoins des cultures et connaissances locales. Il devrait ainsi aider les décideurs, les chercheurs et les spécialistes à élaborer des stratégies agricoles plus efficaces.

Dix cultures prioritaires évaluées

Les travaux ont mobilisé des spécialistes en production végétale et animale, sciences des sols, foresterie, ressources hydriques, biodiversité, changement climatique, économie agricole et sciences sociales.

Les experts ont évalué les indicateurs de compatibilité de dix cultures prioritaires dans les différentes zones climatiques tunisiennes. Ils ont également étudié l’intégration éventuelle de nouvelles cultures ainsi que l’impact des pratiques de gestion agricole sur la durabilité de la production.

Une agriculture plus résiliente

Selon la FAO, cette démarche vise à renforcer les capacités des institutions nationales en leur fournissant des outils modernes intégrant les dimensions environnementales, économiques et sociales dans la planification territoriale.

À terme, les résultats du projet devraient bénéficier aux petits agriculteurs, aux communautés rurales et aux institutions publiques en favorisant des systèmes de production plus productifs et plus résilients face aux aléas climatiques. Ils fourniront également des indicateurs scientifiques pour appuyer les politiques publiques en faveur d’une agriculture tunisienne plus durable.

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Saïed dénonce de nouvelles « manœuvres » contre la Tunisie et évoque des « plans » internes et externes

Le président de la République, Kaïs Saïed, a une nouvelle fois dénoncé ce qu’il considère comme des tentatives organisées visant à déstabiliser la Tunisie, estimant que certains événements se succèdent de manière coordonnée afin d’attiser les tensions sociales. Un discours qui s’inscrit dans la continuité de ses prises de parole de ces dernières années.

Reçu mercredi 8 juillet 2026 au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement Sara Zaâfrani Zenzri s’est vu confier par le chef de l’État la présidence d’un Conseil des ministres consacré à l’examen de plusieurs projets de lois et de décrets.

Un discours récurrent depuis plusieurs années

À cette occasion, Kaïs Saïed a affirmé que « plusieurs événements se répètent de manière organisée afin de maltraiter les citoyens dans le but d’envenimer la situation ». Selon lui, « le peuple tunisien, qui a tracé son chemin dans le sang et la souffrance, fera échouer les plans manifestes élaborés aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, comme il l’a déjà fait par le passé grâce à sa profonde conscience ».

Lire aussi : Kaïs Saïed : Les indicateurs économiques s’améliorent, mais les Tunisiens n’en ressentent pas les effets

Ces déclarations ne constituent pas une nouveauté dans la communication présidentielle. Depuis le 25 juillet 2021, Kaïs Saïed évoque régulièrement l’existence de « complots », de « réseaux », de « lobbies » ou encore de « parties internes et étrangères » qui chercheraient, selon lui, à déstabiliser l’État, perturber le fonctionnement des institutions ou alimenter les tensions économiques et sociales.

Organiser des pénuries de produits de consommation

À plusieurs reprises, le président a également accusé certains acteurs d’organiser des pénuries de produits de consommation, de manipuler les marchés, de spéculer sur les prix ou encore de tenter d’attiser les mouvements sociaux afin de provoquer une crise politique.

Ce registre discursif est devenu l’un des marqueurs de ses interventions officielles, le chef de l’État appelant régulièrement les Tunisiens à faire preuve de vigilance face à ce qu’il présente comme des tentatives coordonnées de déstabilisation du pays.

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Sidi Bou Saïd : Les travaux pour stopper les glissements de terrain débuteront en août

Le projet de protection de la colline de Sidi Bou Saïd contre les glissements de terrain entre dans une phase décisive. Réunie ce mercredi 8 juillet 2026 sous la présidence du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, la commission de pilotage du projet a validé les conclusions de la première phase des études et fixé le démarrage des travaux au mois d’août prochain.

La réunion, à laquelle ont participé les représentants des différentes structures concernées ainsi que le bureau d’études chargé du projet, a permis d’examiner le diagnostic complet de l’état de la colline et les premières recommandations techniques destinées à limiter les risques d’instabilité du terrain.

Accélérer les procédures administratives

À l’issue de cette séance, le ministre a demandé aux différents intervenants d’accélérer les procédures administratives et techniques afin de respecter le calendrier fixé. Il a insisté sur la nécessité de mobiliser tous les moyens nécessaires pour lancer les chantiers dès le mois d’août 2026.

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Les premières interventions porteront sur les travaux jugés les plus urgents afin de sécuriser la zone, réduire les risques de glissements de terrain et protéger les habitants ainsi que les biens situés sur cette colline emblématique qui surplombe le golfe de Tunis.

Préserver la stabilité géologique de la colline

Le projet s’inscrit dans le cadre du programme national de protection des zones urbaines, du littoral et des infrastructures. Il fait suite à la décision n°11 de la cheffe du gouvernement, publiée le 26 janvier 2026, confiant officiellement au ministère de l’Équipement et de l’Habitat le suivi des études et des travaux destinés à préserver la stabilité géologique de la colline.

Depuis plusieurs années, les experts alertent sur la fragilité de certains versants de Sidi Bou Saïd. L’érosion naturelle, les infiltrations d’eau, la proximité de la mer ainsi que l’urbanisation ont accentué les risques d’instabilité, faisant de ce chantier un enjeu majeur pour la préservation de l’un des sites les plus emblématiques du patrimoine tunisien et de son attractivité touristique.

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