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Tunisie : Le vieillissement de la population s’accélère

La Tunisie entre progressivement dans une nouvelle phase démographique marquée par un ralentissement inédit de la croissance de sa population et un vieillissement accéléré de la société. C’est ce que révèle un document prospectif publié par Institut national de la statistique sur les projections démographiques à l’horizon 2054.

Intitulée « Projections de la population 2024-2054 », cette étude, élaborée en mai 2026 à partir des résultats du recensement général de la population et de l’habitat de 2024 ainsi que des données de l’état civil, montre que la transition démographique tunisienne a été « plus rapide et plus profonde » qu’attendu.

Selon l’INS, la population tunisienne s’élevait à 11,97 millions d’habitants en 2024, un chiffre inférieur aux précédentes estimations. Cette évolution s’explique notamment par la forte baisse du taux de fécondité, passé de plus de trois enfants par femme en 1994 à seulement 1,54 enfant en 2024, soit un niveau inférieur au seuil de renouvellement des générations.

Une légère hausse du nombre d’habitants

L’institut prévoit toutefois une légère hausse du nombre d’habitants dans les prochaines décennies. La population tunisienne devrait atteindre 12,16 millions d’habitants en 2030 puis environ 13,3 millions en 2054. Mais derrière cette progression apparente se cache un net ralentissement du rythme de croissance démographique, qui tomberait à seulement 0,03% à la fin de la période étudiée, rapprochant le pays d’une situation de quasi-stabilité démographique.

L’étude met également en garde contre une transformation profonde de la pyramide des âges. Les catégories jeunes devraient continuer à diminuer alors que la part des personnes âgées de 60 ans et plus augmentera de manière continue au cours des prochaines décennies.

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Cette évolution devrait accentuer les besoins en matière de santé, de prise en charge de la dépendance et de protection sociale, tout en exerçant une pression croissante sur les systèmes de retraite et les politiques publiques liées au vieillissement.

Une « fenêtre démographique » entre 2030 et 2045

Le document souligne néanmoins l’existence d’une « fenêtre démographique » entre 2030 et 2045. Cette période correspondra à l’entrée en âge de procréer des générations nées entre 2000 et 2014, une phase durant laquelle la Tunisie avait enregistré un nombre relativement plus élevé de naissances.

Selon l’INS, cette dynamique pourrait entraîner une reprise limitée des naissances après plusieurs années de recul, à condition que les jeunes disposent de conditions économiques et sociales favorables leur permettant de concrétiser leurs projets familiaux.

Les projections démographiques montrent aussi une féminisation progressive de la population tunisienne. La part des femmes devrait passer de 50,7% de la population en 2025 à 52,2% en 2054. Cette évolution est attribuée à l’espérance de vie plus élevée des femmes ainsi qu’à la poursuite d’une émigration majoritairement masculine.

À travers ces projections, l’INS estime que la Tunisie devra adapter ses politiques publiques aux mutations démographiques à venir, notamment dans les domaines de l’emploi, de la santé, de la famille et de la protection sociale, afin de faire face aux défis liés au vieillissement de la population et au ralentissement durable de la croissance démographique.

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Inflation en Tunisie : La viande et les légumes tirent les prix vers le haut

Le taux d’inflation en Tunisie a atteint 5,5% au mois de mai 2026, contre 5,4% durant la même période de l’année précédente, selon les dernières données publiées par Institut national de la statistique.

L’institut explique cette évolution principalement par le ralentissement du rythme de hausse des prix du groupe habillement et chaussures, qui s’est établi à 9,1% en mai contre 9,3% en avril. À l’inverse, les prix du tabac ont accéléré leur progression, passant de 0,4% à 0,8%, tout comme les services des hôtels et restaurants dont la hausse a atteint 6,3% contre 6,2% le mois précédent.

Une tendance élevée et stable

Les prix des produits alimentaires et des boissons sont, quant à eux, restés sur une tendance élevée et stable, avec une augmentation annuelle maintenue à 8,2%.

La flambée des prix touche particulièrement plusieurs produits de consommation courante. Selon les données de l’INS, les prix de la viande ovine ont bondi de 21,8% sur un an. Les volailles affichent une hausse de 15,6%, tandis que la viande bovine augmente de 14,1%.

Les légumes frais enregistrent également une progression importante de 12,2%, suivis des poissons frais avec 11,9% et des fruits frais avec 11,6%. En revanche, certains produits ont connu une baisse des prix. Les huiles alimentaires reculent de 6,1%, alors que les prix des œufs diminuent de 4,6%.

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L’INS souligne également une hausse des prix des produits manufacturés de 4,6% en rythme annuel. Cette augmentation est portée notamment par les vêtements et chaussures ainsi que par les produits de nettoyage.

Quid des services ?

Du côté des services, les prix progressent de 4,2%, principalement sous l’effet de la hausse des tarifs des hôtels, qui atteignent 15,9%.

Par ailleurs, l’inflation sous-jacente, qui exclut les produits énergétiques et alimentaires, est restée stable à 4,8% en mai 2026.

Les données de l’INS montrent aussi un écart important entre les produits libres et les produits encadrés. Les prix des produits libres ont augmenté de 6,7%, contre seulement 1,2% pour les produits soumis à l’encadrement des prix. Dans l’alimentaire, les produits libres affichent une hausse de 9,3%, alors que les produits alimentaires encadrés restent quasiment stables à 0,2%.

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Bac à Siliana : Neuf élèves placés en détention pour fraude

Le ministère public près le Tribunal de première instance de Siliana a ordonné, vendredi 5 juin 2026, l’émission de mandats de dépôt contre neuf élèves impliqués dans une affaire de fraude au baccalauréat. Les suspects sont poursuivis conformément à la législation tunisienne réprimant la tricherie aux examens nationaux.

Selon une source judiciaire citée par l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), les élèves concernés sont âgés de 18 à 19 ans. Ils ont été surpris jeudi, lors d’une épreuve du baccalauréat dans un lycée de la délégation de Bou Arada, en possession d’écouteurs utilisés pour tricher.

Vigilance renforcée

Cette affaire intervient dans un contexte de vigilance renforcée autour des examens nationaux, alors que les autorités tunisiennes multiplient les mesures de contrôle afin de lutter contre les différentes formes de fraude technologique, notamment l’usage d’oreillettes miniatures et d’équipements de communication dissimulés.

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Ces dernières années, les cas de tricherie liés aux nouvelles technologies se sont multipliés durant les sessions du baccalauréat, poussant les autorités éducatives et sécuritaires à durcir les contrôles à l’intérieur et aux abords des centres d’examen.

Durcissement de l’application de la loi

L’ouverture de poursuites judiciaires et l’émission de mandats de dépôt dans cette affaire illustrent également le durcissement de l’application de la loi face aux tentatives de fraude lors des examens nationaux.

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TotalEnergies Marketing Tunisie et le Groupe TTS renforcent leur partenariat stratégique

TotalEnergies Marketing Tunisie et le Groupe TTS ont officialisé, le 25 mars 2026 à la Villa Didon, Carthage, leur nouveau partenariat portant sur le déploiement de solutions en carburant et en lubrifiants, au service des activités du Groupe TTS en Tunisie.

La cérémonie de signature s’est tenue en présence d’Abdessatar Badri, Directeur général de Tunisian Travel Service (TTS), de Pierre-Emmanuel Bredin, Directeur Méditerranée–Océan Indien pour TotalEnergies Marketing & Services, et de Ouafa Kourdaa, Présidente-directrice générale de TotalEnergies Marketing Tunisie.

À travers cet accord, TotalEnergies Marketing Tunisie accompagnera le Groupe TTS dans la couverture de ses besoins en carburants et en lubrifiants sur plusieurs sites destinés à une flotte de 200 bus.

Ce partenariat illustre la capacité de TotalEnergies Marketing Tunisie à proposer des solutions adaptées aux exigences opérationnelles de ses partenaires, en s’appuyant sur son expertise, la qualité de ses produits et son accompagnement de proximité.

À travers cet accord, TotalEnergies Marketing Tunisie et le Groupe TTS réaffirment leur engagement en faveur d’une coopération durable et structurée, au service de l’efficacité opérationnelle, de la qualité de service et du développement de leur partenariat.

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Classement FIFA : La Tunisie progresse avant le grand défi du Mondial

A quelques jours de son entrée en lice en Coupe du monde, la sélection tunisienne enregistre une progression au classement FIFA. Les Aigles de Carthage gagnent trois places et occupent désormais le 44e rang mondial, tout en conservant leur position parmi les principales nations du football africain.

Cette évolution intervient dans un contexte particulier pour la sélection nationale, engagée dans les derniers réglages avant la Coupe du monde.

Une progression malgré une préparation contrastée

Cette remontée au classement intervient quelques jours après la défaite concédée face à l’Autriche (0-1) lors d’un match amical de préparation. Malgré ce revers, la Tunisie a réussi à gagner des positions dans la hiérarchie mondiale, preuve que les résultats enregistrés au cours des derniers mois continuent de produire leurs effets.

A l’échelle continentale, les hommes de Sabri Lamouchi occupent la septième place africaine. Ils restent derrière le Maroc, le Sénégal, le Nigeria, l’Algérie, l’Égypte et la Côte d’Ivoire, mais devancent des sélections de référence comme le Cameroun, la République démocratique du Congo et le Mali.

Des adversaires mieux classés dans le groupe F

Le nouveau classement met également en lumière l’ampleur du défi qui attend les Tunisiens lors du Mondial.

Dans le groupe F, la sélection nationale devra affronter plusieurs équipes mieux classées sur la scène internationale. Les Pays-Bas figurent dans le Top 10 mondial avec une septième place, tandis que le Japon et la Suède restent des adversaires reconnus pour leur régularité au plus haut niveau.

Le Maroc confirme son statut de référence africaine

Au sommet du football mondial, l’Argentine retrouve la première place devant l’Espagne, tandis que la France recule au troisième rang. L’Angleterre, le Portugal, le Brésil et les Pays-Bas complètent le haut du classement.

Sur le continent africain, le Maroc poursuit sa remarquable progression et demeure la sélection la mieux classée d’Afrique. Les Lions de l’Atlas occupent désormais la huitième place mondiale, devant plusieurs grandes nations européennes et sud-américaines.

La Belgique, prochain adversaire de la Tunisie en match amical, figure également parmi les dix meilleures sélections de la planète avec une neuvième place mondiale.

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Snapshot : Mûriers centenaires massacrés à la médina de Tunis

Qui a pris la décision de détruire les mûriers de la rue de la Driba dont, désormais, il ne reste plus que des moignons ?

Pourtant, ces arbres centenaires paraient tout un quartier, restent liés à la vénérable Rachidia voisine et donnaient leur ombre généreuse aux passants et aux riverains ?

Pourquoi ce massacre ? Est-ce la ville qui a liquidé ces arbres à la tronçonneuse ou bien les édiles ont-ils simplement laissé faire ?

Triste réalité qui vient ôter à la médina des arbres qui sont une partie de son identité.

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Bonne nouvelle : Le deuxième étage du musée du Bardo enfin rouvert au public

Grosse sensation au musée du Bardo où le deuxième étage du musée vient de partiellement rouvrir ses portes au grand bonheur du public.

Plusieurs mosaïques sont de nouveau accessibles et donnent de nouvelles saveurs à la visite du musée.

Après une longue éclipse, le public peut revoir la fameuse mosaïque de Diane chasseresse ou celle du labyrinthe où Thésée dompte le Minotaure.

Un bon point pour le musée du Bardo qui, une touche après l’autre, continue à parfaire son dispositif.

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Pouvoir d’achat, services publics et dialogue social : L’UGTT interpelle le gouvernement

Réunie en commission administrative nationale, l’Union générale tunisienne du travail a dressé un constat de la situation économique et sociale du pays. La centrale syndicale appelle à une révision des politiques publiques, dénonce la dégradation des services publics et met en garde contre l’affaiblissement du dialogue social.

L’UGTT durcit son discours face aux choix économiques et sociaux actuels. Dans un communiqué publié vendredi à l’issue de la réunion de sa commission administrative nationale, la centrale syndicale a appelé à une réorientation des politiques publiques afin de soutenir la production, l’emploi et le pouvoir d’achat, tout en renforçant la protection des entreprises publiques.

Diagnostic de la situation sociale

L’organisation syndicale estime que les services publics connaissent une détérioration préoccupante, particulièrement dans les secteurs de la santé, de l’éducation et du transport.

Selon l’UGTT, cette situation s’accompagne d’une érosion continue du pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des ménages en général. La centrale attribue cette réalité à la hausse des prix, à la persistance des pratiques spéculatives ainsi qu’à l’insuffisance des mécanismes de protection des consommateurs.

A travers ce constat, l’organisation remet au premier plan ses revendications traditionnelles en faveur de la justice fiscale et sociale et d’un rôle plus actif de l’État dans la régulation économique.

Le dialogue social au cœur des préoccupations

L’un des principaux messages adressés par l’UGTT concerne le respect des engagements conclus entre les partenaires sociaux.

La centrale syndicale accuse le gouvernement et certains employeurs de ne pas appliquer plusieurs accords sectoriels, régionaux et collectifs. Elle considère que cette situation fragilise la crédibilité du dialogue social et risque de vider les accords signés de leur portée réelle.

L’organisation met également en garde contre toute remise en cause du principe de négociation, qu’elle considère comme un mécanisme essentiel de régulation des relations professionnelles et de prévention des conflits sociaux.

Soutien aux revendications salariales

Dans ce contexte, l’UGTT a renouvelé son soutien à la grève sectorielle annoncée dans les banques. Le syndicat conteste l’exclusion des employés du secteur bancaire des augmentations salariales relatives à l’année 2025 et appelle à une reprise des discussions.

La centrale plaide également pour l’ouverture d’un nouveau cycle de négociations dans le secteur privé afin d’examiner les revendications salariales des travailleurs pour la même période.

Ces positions confirment que la question du pouvoir d’achat demeure au centre des priorités syndicales, dans un contexte où les revendications liées aux salaires continuent de mobiliser plusieurs secteurs.

L’UGTT réaffirme son attachement à son indépendance

Au-delà des revendications économiques et sociales, le communiqué réaffirme l’attachement de l’UGTT à son indépendance et à son rôle national. La centrale dénonce également les pressions et les licenciements qu’elle estime motivés par l’activité syndicale de certains travailleurs dans les secteurs public et privé.

Enfin, l’organisation affirme sa détermination à défendre les droits sociaux et les acquis des travailleurs, tout en se déclarant prête à utiliser l’ensemble des moyens d’action prévus par la loi pour faire face à ce qu’elle considère comme des atteintes aux droits sociaux.

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Mondial 2026 : La Belgique se méfie de la Tunisie, « l’une des meilleures équipes d’Afrique »

A quelques jours de l’ouverture de la Coupe du monde 2026, le sélectionneur belge Rudi Garcia a affiché son respect pour la Tunisie, futur adversaire des Diables rouges. Le technicien français considère les Aigles de Carthage comme l’une des meilleures sélections africaines et entend utiliser ce match comme un véritable test avant le début du tournoi.

La Tunisie continue de susciter le respect de ses futurs adversaires. A l’approche de la Coupe du monde 2026, le sélectionneur de la Belgique, Rudi Garcia, a souligné la valeur de la sélection tunisienne, qu’il considère comme l’une des références du football africain.

Un adversaire africain pris très au sérieux

Le technicien français a estimé que l’affrontement face aux Aigles de Carthage constituera un rendez-vous important dans la préparation des Diables rouges, engagés dans les derniers réglages avant leur entrée en lice dans la compétition.

Les déclarations du sélectionneur belge témoignent de la considération accordée à la sélection tunisienne sur la scène internationale. En qualifiant la Tunisie d’« une des meilleures équipes africaines », Rudi Garcia souligne l’expérience et la régularité des Aigles de Carthage, présents une nouvelle fois au rendez-vous mondial.

Pour le staff belge, cette confrontation doit permettre de mesurer le niveau réel de l’équipe avant les échéances les plus importantes du tournoi. L’objectif est de se confronter à un adversaire capable d’imposer une forte intensité et de proposer un défi tactique différent de ceux rencontrés habituellement sur la scène européenne.

La Tunisie continue de gagner en crédibilité

Cette reconnaissance venue du camp belge intervient alors que la Tunisie prépare sa participation à une nouvelle phase finale de Coupe du monde. Les Aigles de Carthage abordent la compétition avec l’ambition de confirmer leur statut parmi les sélections africaines les plus compétitives.

Les propos de Rudi Garcia illustrent également l’évolution du regard porté par plusieurs nations européennes sur le football africain. Les sélections du continent sont désormais considérées comme des adversaires capables de rivaliser avec les meilleures équipes internationales, notamment lors des grandes compétitions.

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Bac 2026 : Démantèlement d’un réseau de fraude électronique à Tunis

Les services de la police judiciaire de Tunis-ville ont démantelé, vendredi, un réseau spécialisé dans la fraude aux examens nationaux. Trois élèves ont été arrêtés dans le quartier de la Hafsia, tandis que plusieurs équipements électroniques sophistiqués destinés à transmettre et recevoir des réponses à distance ont été saisis.

Trois élèves arrêtés et du matériel sophistiqué saisi

Dans le cadre de la lutte contre la triche aux examens nationaux, les unités de la police judiciaire de Tunis-ville ont mené, vendredi, une opération ayant conduit au démantèlement d’un réseau spécialisé dans la fraude électronique au baccalauréat.

Selon une source sécuritaire citée par Mosaïque FM, l’intervention s’est déroulée dans le quartier de la Hafsia, au centre de la capitale, où les membres présumés du réseau ont été interpellés.

Les premières investigations ont révélé que le réseau était composé de trois élèves qui coordonnaient entre eux des opérations visant à transmettre et recevoir des réponses durant les épreuves.

Lors de la perquisition du lieu où se trouvaient les suspects, les forces de l’ordre ont saisi plusieurs équipements électroniques qualifiés de sophistiqués, ainsi que des oreillettes miniatures dissimulées. Ces dispositifs auraient été utilisés pour recevoir des réponses à distance pendant les examens.

Un établissement scolaire au cœur de l’enquête

D’après les premiers éléments de l’enquête, les personnes arrêtées auraient utilisé ce matériel pour organiser des opérations de fraude au profit de candidats passant les épreuves dans un établissement secondaire situé à Tunis.

Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices et de déterminer l’étendue des activités du réseau.

Les trois suspects demeurent à la disposition de la brigade chargée de l’affaire. Les recherches se poursuivent pour établir toutes les responsabilités et identifier les autres personnes susceptibles d’être impliquées.

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Tunisie : Les TRE et le tourisme génèrent 6,3 milliards de dinars en cinq mois

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger et les recettes touristiques continuent de jouer un rôle déterminant dans les équilibres financiers du pays. Selon les dernières données de la Banque centrale de Tunisie, ces deux sources de devises ont généré plus de 6,3 milliards de dinars durant les cinq premiers mois de 2026, confirmant leur importance dans le soutien de l’économie nationale.

Les entrées de devises provenant de la diaspora tunisienne et du secteur touristique poursuivent leur progression en 2026. À fin mai, les deux principales sources de revenus extérieurs du pays ont rapporté près de 6,32 milliards de dinars, soit une hausse de 4,29% par rapport à la même période de l’année précédente.

Cette évolution confirme le rôle central que continuent de jouer les Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et l’industrie touristique dans le financement de l’économie nationale, à un moment où les besoins en devises demeurent importants.

Les transferts de la diaspora restent le premier contributeur

Les données publiées par la Banque centrale montrent que les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger ont atteint près de 3,67 milliards de dinars au 31 mai 2026, contre 3,51 milliards de dinars un an auparavant.

Cette progression de 4,51% confirme la résilience de ces flux financiers, qui constituent l’une des ressources les plus stables de l’économie tunisienne. Depuis plusieurs années, les envois de fonds des expatriés représentent une source essentielle de devises, contribuant à soutenir la consommation des ménages et à renforcer les réserves du pays.

La diaspora demeure ainsi le principal pourvoyeur de devises parmi les deux grands moteurs observés durant cette période.

Le tourisme poursuit sa reprise

Les recettes touristiques affichent également une évolution positive, même si leur rythme de croissance reste légèrement inférieur à celui des transferts des TRE.

À fin mai 2026, elles se sont élevées à 2,65 milliards de dinars contre 2,55 milliards de dinars à la même date de 2025, soit une hausse de 3,98%.

Cette progression intervient alors que la saison estivale n’a pas encore atteint son pic d’activité. Les prochains mois seront donc déterminants pour confirmer la dynamique observée depuis le début de l’année et permettre au secteur d’améliorer davantage sa contribution aux recettes en devises.

Un pilier des équilibres extérieurs

En additionnant les transferts de la diaspora et les revenus du tourisme, les recettes générées atteignent près de 6,32 milliards de dinars sur les cinq premiers mois de l’année, contre 6,06 milliards de dinars durant la même période de 2025.

Ces chiffres illustrent le poids grandissant de ces deux secteurs dans les finances extérieures tunisiennes. Ensemble, ils constituent l’un des principaux amortisseurs face aux besoins de financement de l’économie et aux pressions sur les équilibres extérieurs.

Cette tendance s’inscrit dans le prolongement des résultats enregistrés en 2025. Sur l’ensemble de l’année dernière, les transferts des TRE et les recettes touristiques avaient généré 16,86 milliards de dinars, contre 15,86 milliards de dinars en 2024, soit une augmentation annuelle de près d’un milliard de dinars.

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« Freedom 250 » : Bill Bazzi appelle à renforcer les liens économiques et sécuritaires

A l’occasion des célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance américaine, l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, a réaffirmé la solidité des relations entre les deux pays. Au-delà de la dimension commémorative, son discours a mis en avant les perspectives de coopération économique, sécuritaire et éducative que Washington entend développer avec Tunis.

La célébration du « Freedom 250 », organisée jeudi à Tunis par l’ambassade des États-Unis, a pris une dimension dépassant largement le cadre symbolique des festivités marquant le 250e anniversaire de l’indépendance américaine. Devant un parterre composé de responsables tunisiens, d’acteurs économiques, de représentants de la société civile et de partenaires internationaux, l’ambassadeur américain Bill Bazzi a profité de l’événement pour réaffirmer la volonté de son pays de consolider son partenariat avec la Tunisie.

En présence du ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, le diplomate a insisté sur la profondeur historique des relations entre les deux États, tout en mettant l’accent sur les opportunités de coopération à venir.

Une relation historique mise en avant

Dans son intervention, Bill Bazzi a rappelé que la Tunisie figure parmi les premiers pays à avoir reconnu l’indépendance des États-Unis. Il a notamment cité le Traité de paix et d’amitié de 1797, considéré comme l’un des plus anciens accords internationaux encore en vigueur dans l’histoire américaine.

Le diplomate a également évoqué la reconnaissance par Washington de l’indépendance tunisienne en 1956, soulignant la continuité des relations bilatérales depuis plus de deux siècles.

Cette référence à l’histoire commune vise à inscrire les relations tuniso-américaines dans une perspective de long terme, alors que les deux pays poursuivent leur coopération dans plusieurs secteurs stratégiques.

Commerce, investissement et sécurité au cœur du message américain

Au-delà des références historiques, l’ambassadeur a surtout insisté sur les perspectives économiques et sécuritaires du partenariat.

Depuis sa prise de fonctions à Tunis en novembre 2025, plusieurs initiatives ont été lancées, selon ses déclarations. Bill Bazzi a notamment évoqué de nouveaux projets commerciaux ainsi que la participation d’entrepreneurs tunisiens à un sommet consacré à l’investissement.

Le responsable américain a également mis en avant les avancées enregistrées dans le cadre de la coopération militaire et sécuritaire entre les deux pays, un domaine qui demeure l’un des piliers des relations bilatérales.

Dans le même esprit, il a affirmé la volonté de Washington de créer de nouvelles opportunités d’investissement susceptibles de favoriser l’emploi et de soutenir la croissance économique des deux côtés de la Méditerranée.

Le Mondial 2026 comme nouveau vecteur de rapprochement

Parmi les thèmes abordés lors de la cérémonie figure également la Coupe du monde 2026, que les États-Unis accueilleront conjointement avec le Canada et le Mexique.

L’ambassade américaine considère cet événement planétaire comme une opportunité supplémentaire de renforcer les échanges entre les deux pays. La présence attendue de nombreux supporters et sportifs tunisiens sur le sol américain pourrait, selon les organisateurs, favoriser de nouveaux contacts culturels, touristiques et commerciaux.

Cette référence au Mondial illustre la volonté américaine d’élargir le champ des relations bilatérales au-delà des dossiers diplomatiques traditionnels pour y intégrer davantage d’échanges humains et économiques.

Un partenariat que Washington veut consolider

A travers cette célébration, l’administration américaine a cherché à envoyer un message clair : les États-Unis entendent poursuivre et approfondir leur coopération avec la Tunisie dans plusieurs domaines clés.

En mettant en avant les 229 années de relations diplomatiques entre les deux pays, les responsables américains ont insisté sur la continuité d’un partenariat fondé sur les échanges économiques, la coopération sécuritaire, les programmes éducatifs et les liens entre les sociétés civiles.

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Mondial 2026 : La Suède, future adversaire de la Tunisie, freinée par la Grèce

A quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, la Suède, qui figure dans le groupe de la Tunisie, a été tenue en échec par la Grèce (2-2) lors d’un match amical disputé, jeudi 4 juin à Stockholm. Malgré une réaction convaincante après la pause, les Scandinaves ont laissé filer la victoire dans les derniers instants de la rencontre.

La sélection suédoise poursuit sa préparation pour le Mondial 2026 avec des enseignements contrastés. Opposés à la Grèce au Strawberry Arena de Stockholm, les hommes de Jon Dahl Tomasson ont montré des qualités offensives intéressantes mais aussi certaines fragilités défensives qui ont finalement coûté la victoire.

Une réaction de caractère après un début compliqué

Pour la Tunisie, qui retrouvera les Suédois lors de la phase de groupes de la Coupe du monde, cette rencontre offre un premier aperçu de l’état de forme d’un adversaire qui nourrit de réelles ambitions sur la scène internationale.

Les Grecs ont rapidement pris les commandes de la rencontre. Dès la 10e minute, Konstantinos Tsimikas a profité d’une attaque rapide pour ouvrir le score.

Longtemps en difficulté face au bloc grec, les Suédois sont revenue au score à la 53e minute avant de prendre l’avantage grâce à Gustav Nilsson à la 69e minute.

Une défense qui laisse des espaces

Si l’animation offensive suédoise a donné satisfaction, la fin de match a mis en évidence certaines lacunes défensives. Alors que la victoire semblait acquise, Georgios Masouras a profité d’une erreur de la défense locale dans le temps additionnel pour arracher l’égalisation (2-2).

Ce scénario pourrait retenir l’attention du staff tunisien. La Suède dispose d’un potentiel offensif important mais a montré qu’elle pouvait être mise en difficulté sur les transitions rapides et les phases de concentration en fin de rencontre.

Un adversaire à prendre au sérieux

Malgré ce nul frustrant, la Suède reste l’une des équipes les plus solides du groupe de la Tunisie. La présence de joueurs expérimentés et d’éléments offensifs capables de faire la différence à tout moment en fait un adversaire redoutable.

À l’approche du Mondial 2026, cette rencontre face à la Grèce confirme néanmoins que les Scandinaves ne sont pas invincibles. Pour les Aigles de Carthage, l’analyse de ce match pourrait fournir de précieux enseignements avant l’affrontement entre les deux sélections le 15 juin prochain en Coupe du monde.

Dernières performances amicales

Pour rappel, la Tunisie a été battue par l’Autriche (0-1) en amical, la Suède s’est inclinée face à la Norvège (1-3) alors que les Pays-Bas ont été battus par l’Algérie (0-1). Seul le Japon, quatrième sélection à composer le Groupe F, s’est imposée face à l’Islande (1-0).

Samedi, la Tunisie jouera son dernier match amical avant de se rendre au Mexique. Ce sera à Bruxelles (14h00) face à la Belgique alors que les Pays-Bas retrouveront l’Ouzbékistan lundi prochain.

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Projets publics : Les grands chantiers au cœur d’un rappel à l’ordre gouvernemental

Face à la lenteur persistante de nombreux chantiers publics, la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri a choisi le ton de la fermeté. Lors d’un Conseil des ministres restreint consacré au suivi des projets de développement, elle a placé la responsabilité des gestionnaires publics au cœur de l’action gouvernementale, tout en dressant la liste des grands projets stratégiques que l’exécutif entend accélérer dans les différentes régions du pays.

La réunion tenue jeudi au Palais du gouvernement de la Kasbah marque une nouvelle étape dans la volonté affichée de l’exécutif d’accélérer la réalisation des projets publics. Plus qu’un simple exercice de suivi administratif, le Conseil des ministres restreint a été l’occasion pour la cheffe du gouvernement de rappeler que les retards et les blocages ne seront plus considérés comme de simples dysfonctionnements bureaucratiques.

Une réponse à des blocages récurrents

En évoquant explicitement la reddition des comptes et l’engagement de la responsabilité des auteurs de manquements professionnels, Sarra Zaâfrani Zenzri adresse un message clair à l’ensemble de l’administration : l’avancement des projets devient désormais un indicateur majeur de performance publique.

Le discours gouvernemental s’articule autour d’un constat implicite : de nombreux projets structurants continuent de souffrir d’obstacles administratifs, fonciers, techniques ou procéduraux qui ralentissent leur concrétisation.

Pour y remédier, la cheffe du gouvernement a insisté sur plusieurs leviers. Elle a notamment appelé à la simplification des procédures administratives, à la réduction des délais de passation des marchés publics et à la suppression de certaines autorisations jugées contraignantes.

L’accent mis sur les études préalables – techniques, foncières et environnementales – traduit également la volonté d’éviter les interruptions de chantier qui ont longtemps affecté plusieurs projets d’infrastructure et d’équipement public.

Cette approche s’accompagne d’un renforcement du suivi de terrain. Les responsables centraux, régionaux et locaux sont désormais appelés à assurer un contrôle quotidien de l’état d’avancement des réalisations, tandis qu’une plateforme numérique nationale doit permettre un suivi en temps réel des projets.

Santé, transport, énergie : les grands chantiers sous surveillance

La présentation effectuée par le ministre de l’Économie et de la Planification a mis en lumière une série de projets considérés comme prioritaires par l’État.

Dans le secteur de la santé, plusieurs infrastructures majeures figurent parmi les dossiers suivis de près, notamment l’hôpital universitaire Roi Salmane à Kairouan ainsi que les hôpitaux multidisciplinaires de Sidi Bouzid et de Gafsa. À cela s’ajoutent plusieurs établissements régionaux destinés à renforcer l’offre sanitaire dans les zones de l’intérieur.

Les infrastructures de transport occupent également une place centrale. Le pont de Bizerte, l’autoroute Tunis-Jelma, la première tranche du Réseau ferroviaire rapide et la modernisation des lignes ferroviaires constituent autant de projets dont l’achèvement est présenté comme un levier de développement économique et d’intégration territoriale.

Le Conseil a également examiné l’avancement de projets énergétiques stratégiques, à commencer par l’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie à travers le projet ELMED. L’extension des réseaux de gaz et d’électricité ainsi que l’usine de triple superphosphate de Mdhilla figurent également parmi les dossiers suivis par l’exécutif.

Des projets répartis sur l’ensemble du territoire

L’une des caractéristiques de la liste présentée lors du Conseil réside dans sa dimension territoriale. Les projets évoqués concernent aussi bien les régions côtières que les gouvernorats de l’intérieur.

Les nouveaux barrages prévus à Saïda, Kalâa Kebira, Mellègue supérieur, Tessa et Khalled illustrent la priorité accordée aux ressources hydriques et à la sécurité de l’approvisionnement en eau. Les programmes de protection du littoral et de modernisation des stations d’épuration témoignent quant à eux d’une attention particulière aux enjeux environnementaux.

La transformation numérique à travers le programme GovTech, les projets liés à l’éducation et à la formation professionnelle ainsi que la restauration de monuments emblématiques du patrimoine national, dont les mosquées Zitouna et Okba Ibn Nafaâ, complètent un portefeuille de projets particulièrement diversifié.

Au-delà de l’énumération des chantiers en cours, la réunion de la Kasbah met en évidence une orientation politique plus large : faire de l’exécution des projets publics un critère central d’évaluation de l’administration.

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Bac 2026 : Un enseignant écroué dans une affaire de vente de matériel de triche

La justice a ordonné l’incarcération de cinq personnes, dont un enseignant du secondaire et un étudiant, dans le cadre d’une enquête portant sur la commercialisation de dispositifs destinés à la triche aux examens du baccalauréat. L’affaire a été mise au jour après la surveillance de plusieurs pages Facebook faisant la promotion de ces équipements.

Une enquête lancée après la surveillance de pages Facebook

Le juge d’instruction près le tribunal de première instance de Tunis a émis, mercredi 3 juin 2026, des mandats de dépôt à l’encontre des cinq personnes soupçonnées d’être impliquées dans un réseau de vente de matériel destiné à faciliter la triche lors des examens nationaux.

L’affaire trouve son origine dans des investigations menées par les agents de la sous-direction des recherches économiques et financières relevant de la direction de la police judiciaire d’El Gorjani.

Les enquêteurs ont repéré plusieurs pages et comptes Facebook qui faisaient la promotion et la commercialisation de moyens de fraude destinés aux candidats aux examens nationaux, notamment au baccalauréat.

Les investigations ont permis, dans un premier temps, d’identifier les personnes derrière ces comptes avant d’élargir les recherches pour déterminer l’étendue du réseau.

Cinq personnes arrêtées

À l’issue des opérations menées par les services spécialisés, cinq suspects ont été interpellés. Les forces de sécurité ont également procédé à la saisie d’une quantité de matériel présenté comme étant destiné à la triche lors des épreuves du baccalauréat.

Les personnes arrêtées ont ensuite été déférées devant la justice, qui a décidé leur placement en détention dans l’attente de la poursuite de l’instruction.

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Tozeur : L’hôpital régional de Nefta ouvrira ses portes début 2027

Après plusieurs années de travaux, l’hôpital régional de Nefta devrait entrer en exploitation au début de l’année 2027. Doté d’un coût de 16 millions de dinars, cet établissement vise à renforcer l’offre de soins dans le gouvernorat de Tozeur et à améliorer l’accès aux services de santé pour les habitants de la région.

Les travaux de réalisation avancent actuellement à un rythme soutenu, notamment au niveau des finitions intérieures et des raccordements aux différents réseaux publics nécessaires à l’exploitation de la structure. Selon le directeur régional de la santé à Tozeur, Abderrazek Lamouchi, la mise en service de l’établissement est prévue au début de l’année 2027, rapporte l’agence TAP.

Un investissement de 16 millions de dinars

La construction de cet hôpital a mobilisé une enveloppe de 16 millions de dinars. Ce projet s’inscrit dans les efforts visant à renforcer les infrastructures sanitaires dans les régions de l’intérieur et à rapprocher les services de santé des citoyens.

L’établissement est appelé à jouer un rôle important dans la prise en charge médicale des habitants de Nefta et des localités avoisinantes, en réduisant la nécessité de se déplacer vers d’autres structures hospitalières pour certains soins.

Plusieurs spécialités au programme

Le nouvel hôpital comprendra plusieurs espaces et services médicaux destinés à répondre aux besoins essentiels de la population.

Parmi les infrastructures prévues figurent une salle d’attente, deux blocs opératoires ainsi que des services de gynécologie-obstétrique, de médecine générale et de pédiatrie.

Un projet attendu par les habitants de la région

Les autorités sanitaires considèrent ce projet comme un levier important pour renforcer la couverture médicale dans le gouvernorat de Tozeur.

L’objectif affiché est de garantir un meilleur accès aux soins et de rapprocher les services hospitaliers des habitants de Nefta, tout en contribuant à désengorger certaines structures de santé de la région.

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Tunisie : Le déficit courant recule à 2,7 milliards de dinars à fin avril

Le déficit courant de la Tunisie s’est légèrement réduit au cours des quatre premiers mois de 2026, selon les dernières données de la Banque centrale de Tunisie. L’amélioration de la balance des services et des revenus des facteurs a permis de compenser en partie l’aggravation du déficit commercial liée à la hausse de la facture énergétique.

Le déficit courant de la Tunisie s’est établi à 2,731 milliards de dinars à la fin du mois d’avril 2026, contre 2,957 milliards de dinars à la même période de l’année précédente, selon les indicateurs publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT) à l’issue de la réunion de son Conseil d’administration tenue le 3 juin.

Une amélioration malgré un déficit commercial plus lourd

Rapporté au produit intérieur brut (PIB), ce déficit représente 1,5%, contre 1,7% un an auparavant, confirmant une amélioration progressive des équilibres extérieurs du pays.

Dans son analyse, la Banque centrale souligne que cette évolution favorable a été soutenue par la bonne performance de la balance des services ainsi que des revenus des facteurs.

Ces deux composantes ont permis de limiter l’impact du creusement du déficit commercial, provoqué notamment par l’augmentation de la facture énergétique.

La hausse des importations d’énergie continue ainsi de peser sur les comptes extérieurs du pays, dans un contexte marqué par la dépendance énergétique de la Tunisie et la volatilité des marchés internationaux.

Un excédent en nette progression hors énergie

Les données de la BCT mettent également en évidence une amélioration significative de la balance courante hors énergie.

A fin avril 2026, celle-ci a dégagé un excédent de 1,461 milliard de dinars, contre 726 millions de dinars durant la même période de l’année précédente.

Cette progression traduit une meilleure capacité de l’économie tunisienne à générer des ressources extérieures lorsque l’impact des importations énergétiques est neutralisé.

Ces indicateurs interviennent alors que les autorités monétaires continuent de surveiller l’évolution des équilibres macroéconomiques, dans un contexte marqué par les défis liés à l’énergie, au commerce extérieur et au financement de l’économie.

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Coopération militaire : Les États-Unis livrent 48 véhicules HMMWV à l’Armée tunisienne

Dans le cadre du renforcement de la coopération sécuritaire entre Tunis et Washington, les États-Unis ont procédé, mercredi 4 juin 2026, à la livraison de 48 véhicules à haute mobilité et polyvalents (HMMWV) à l’Armée tunisienne. La cérémonie officielle s’est déroulée à la base militaire d’El Aouina, à Tunis, en présence de responsables militaires et civils des deux pays.

Renforcement des capacités opérationnelles

Cette dotation s’inscrit dans le cadre des programmes de coopération militaire entre les deux partenaires, visant à renforcer les capacités opérationnelles des forces armées tunisiennes.

Selon l’Ambassade des Etats-Unis à Tunis, ces véhicules blindés sont destinés à améliorer la mobilité des unités tunisiennes, notamment dans le cadre d’exercices conjoints et d’opérations interarmées.

Ils devraient également permettre une meilleure réactivité lors d’interventions sur le terrain, dans un contexte où la modernisation des équipements militaires demeure une priorité pour les autorités tunisiennes.

Un partenariat militaire qualifié de stratégique

La cérémonie s’est tenue en présence de l’ambassadeur des États-Unis à Tunis, Bill Bazzi, qui a salué la solidité des relations bilatérales entre les deux pays.

Dans son intervention, il a rappelé que la coopération sécuritaire constitue un pilier central des relations entre la Tunisie et les États-Unis, établies depuis plus de deux siècles. Il a également souligné que cette livraison illustre la continuité d’un partenariat qualifié d’allié stratégique majeur non membre de l’OTAN.

Selon les deux parties, cette nouvelle dotation de matériel militaire marque une étape supplémentaire dans l’élargissement de cette coopération, dans un contexte régional où les enjeux sécuritaires restent importants.

Les autorités américaines affirment, de leur côté, que ce type de programme contribue également à soutenir le secteur industriel de la défense aux États-Unis, en parallèle de l’aide apportée aux partenaires étrangers.

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États-Unis : La Tunisie exclue du nouveau réseau africain de traitement des visas

L’administration américaine prévoit une profonde restructuration de son dispositif consulaire en Afrique en réduisant le nombre de centres chargés du traitement des visas. Selon des informations rapportées par l’Associated Press, le Département d’État américain envisage de concentrer le traitement des demandes de visa dans seulement vingt centres régionaux, contre une cinquantaine actuellement. La Tunisie ne figure pas parmi les sites retenus, une décision qui pourrait compliquer davantage les démarches des demandeurs de visa dans la région.

Cette réorganisation, qui pourrait entrer en vigueur dès ce mois de juin, s’inscrit dans une stratégie de rationalisation des ressources et de renforcement des contrôles administratifs et sécuritaires.

La Tunisie absente de la nouvelle carte consulaire US

Les vingt représentations diplomatiques appelées à devenir des centres régionaux de référence sont notamment Abidjan (Côte d’Ivoire), Accra (Ghana), Addis-Abeba (Éthiopie), Le Cap (Afrique du Sud), Dakar (Sénégal), Dar es Salaam (Tanzanie), Djibouti (Djibouti), Johannesburg (Afrique du Sud), Kampala (Ouganda), Kigali (Rwanda), Kinshasa (Congo), Lagos (Nigeria), Lomé (Togo), Luanda (Angola), Malabo (Guinée équatoriale), Monrovia (Liberia), Nairobi (Kenya), Port-Louis (Maurice), Praia (Cap-Vert) et Yaoundé (Cameroun).

Aucune représentation américaine en Tunisie ne figure sur cette liste, ce qui signifie que le pays ne fera pas partie des plateformes régionales chargées du traitement des demandes de visa dans le cadre du nouveau dispositif. Par ailleurs, aucune information allant dans ce sens n’a été confirmée par la page Facebook de l’Ambassade des Etats-Unis à Tunis.

Cette absence intervient alors que la Tunisie constitue un point de passage diplomatique important en Afrique du Nord et entretient des relations soutenues avec les États-Unis dans plusieurs domaines.

Avec la Tunisie, l’Algérie et le Maroc sont également exclus de cette nouvelle liste en rapport avec le dispositif de traitement des visas. Reste donc à savoir vers quels centres les ressortissants maghrébins devront se diriger pour déposer leurs dossiers de demande de visa…

Le Département d’État, dirigé par Marco Rubio, justifie cette restructuration par la nécessité d’utiliser les ressources publiques de manière plus efficace. La mesure s’inscrit également dans un contexte de durcissement de la politique migratoire américaine et de renforcement des procédures de contrôle.

Un durcissement qui s’inscrit dans une série de restrictions

Cette restructuration ne survient pas dans un vide. Depuis le 21 janvier 2026, le Département d’État avait déjà suspendu la délivrance des visas d’immigration permanente pour les ressortissants tunisiens, algériens et marocains, dans le cadre d’un gel étendu à 75 pays accusés d’afficher des taux « inacceptables » de bénéficiaires d’aides sociales aux États-Unis.

S’y était ajoutée, pour certains profils, une caution pouvant atteindre 15 000 dollars exigée à la simple demande de visa. La réduction aux 20 hubs constitue ainsi un troisième niveau de restriction en moins de six mois, consolidant un dispositif qui rend le visa américain structurellement plus coûteux, plus long et géographiquement moins accessible pour les candidats maghrébins.

Vers quel hub les Maghrébins devront-ils se rendre ?

Une question centrale reste pourtant sans réponse officielle. Aucun des vingt hubs retenus ne se situe en Afrique du Nord, ce qui pourrait contraindre les demandeurs tunisiens, algériens et marocains à rejoindre Dakar, Djibouti ou Abidjan pour déposer leur dossier — des trajets internationaux supplémentaires, avant même que leur demande ne soit examinée. Le Département d’État n’a, à ce stade, communiqué aucune directive précisant vers quelle représentation les ressortissants maghrébins devront se rediriger.

Des démarches potentiellement plus lourdes pour les demandeurs

La réforme pourrait avoir des conséquences concrètes pour les ressortissants des pays concernés par la réduction ou la fermeture de certains services consulaires.

Les demandeurs de visa devront, dans certains cas, se déplacer vers l’un des vingt pôles régionaux retenus pour accomplir leurs formalités. Une situation susceptible d’augmenter les coûts de déplacement, les délais de traitement et les contraintes administratives.

Plusieurs représentations diplomatiques en Afrique pourraient ainsi voir leurs activités fortement réduites ou être amenées à fermer certains services liés aux visas.

Les services aux citoyens américains maintenus

L’administration américaine précise toutefois que les prestations consulaires destinées aux citoyens américains devraient être préservées. Les renouvellements de passeports, l’assistance aux ressortissants et les interventions d’urgence continueraient d’être assurés dans les représentations diplomatiques concernées.

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Tensions autour de la question migratoire : Les signaux d’alerte se multiplient en Tunisie

La question des migrants subsahariens continue d’alimenter une tension grandissante en Tunisie, dans un climat marqué par la circulation massive de vidéos violentes sur les réseaux sociaux, l’absence de données officielles précises et la multiplication des discours contradictoires autour de la situation sur le terrain.

Depuis plusieurs semaines, de nombreuses séquences relayées sur Facebook, TikTok et d’autres plateformes montrent des agressions visant des migrants subsahariens dans différentes régions du pays. D’autres vidéos, largement partagées également, montrent des altercations impliquant des migrants accusés par certains internautes de menaces, de provocations ou d’actes de violence contre des Tunisiens. Dans plusieurs cas, l’authenticité, la date ou le contexte exact de ces contenus restent difficiles à vérifier, alimentant un climat de tension et de méfiance généralisée.

Un risque réel de dégradation de la situation

Des ONG tunisiennes et internationales alertent de leur côté sur un risque réel de dégradation de la situation. Des associations évoquent une montée des discours haineux et de la désinformation autour de la migration irrégulière, estimant que les réseaux sociaux jouent un rôle majeur dans l’exacerbation des tensions. Le média Nawaat évoquait récemment « une spirale de violences et de désinformation » autour de la question migratoire en Tunisie.

Parallèlement, les autorités tunisiennes mettent régulièrement en avant les opérations de retour volontaire menées avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Selon des chiffres relayés en mars 2026, plus de 21 000 migrants subsahariens auraient bénéficié du programme de retour volontaire depuis 2022.

Toujours selon ces données, 1 262 migrants auraient quitté la Tunisie via ce mécanisme depuis le début de l’année 2026, tandis que le gouvernement ambitionnerait d’atteindre 10 000 retours volontaires cette année. Les autorités tunisiennes insistent régulièrement sur leur refus de voir la Tunisie devenir « une terre d’installation » pour les migrants en situation irrégulière.

Plusieurs zones d’ombre persistent

Mais malgré ces annonces, plusieurs zones d’ombre persistent. Aucun chiffre officiel consolidé n’existe actuellement concernant le nombre exact de migrants subsahariens présents sur le territoire tunisien. Les estimations varient fortement selon les sources, tandis que les données officielles demeurent fragmentaires.

Cette absence de statistiques précises contribue à alimenter les spéculations et les tensions dans l’opinion publique. Sur les réseaux sociaux, certaines publications évoquent une « explosion » du nombre de migrants, tandis que d’autres dénoncent une instrumentalisation politique et médiatique du dossier.

La situation rappelle également les graves tensions enregistrées à Sfax en 2023 après la mort d’un Tunisien lors d’affrontements avec des migrants subsahariens. Ces événements avaient été suivis de violences, d’expulsions et d’importantes opérations sécuritaires.

Le climat reste extrêmement fragile

Plusieurs observateurs estiment aujourd’hui que le climat reste extrêmement fragile. Entre pression migratoire, crise économique, saturation des réseaux sociaux par les contenus polarisants et manque de communication chiffrée claire, le dossier migratoire demeure l’un des sujets les plus explosifs en Tunisie.

Dans ce contexte, ONG et acteurs de la société civile appellent à éviter les amalgames et les campagnes de haine, tout en réclamant davantage de transparence sur les chiffres réels de la migration irrégulière, les conditions de vie des migrants et les mécanismes de retour volontaire actuellement en place.

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