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Le frère du terroriste de l’attentat de Nice expulsé vers la Tunisie

Le frère de l’auteur de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice a été expulsé de France et renvoyé en Tunisie, a annoncé la préfecture des Alpes-Maritimes. Cette mesure intervient dix ans après l’une des attaques terroristes les plus meurtrières de l’histoire récente de la France.

Selon les autorités françaises, l’homme a été interpellé le 9 juillet près de la promenade des Anglais, avant de faire l’objet d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il a ensuite embarqué depuis l’aéroport de Roissy à destination de la Tunisie, où résident toujours ses parents.

Accusé d’occuper illégalement un logement

Les autorités françaises indiquent qu’il était notamment accusé d’occuper illégalement un logement situé à environ 200 mètres de la promenade des Anglais. Au moment de son arrestation, le préfet des Alpes-Maritimes avait assuré que « toutes les mesures administratives et judiciaires nécessaires » seraient prises à son encontre.

Qui était l’auteur de l’attentat de Nice ?

L’attentat du 14 juillet 2016 avait été perpétré par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un ressortissant tunisien de 31 ans installé en France. Le soir de la fête nationale française, il avait lancé un camion de 19 tonnes sur la foule rassemblée sur la promenade des Anglais pour assister au feu d’artifice.

Lire aussi : Attentat de Nice : Mohamed Bouhlel décrit comme « fou » et « violent » par sa famille

L’attaque avait fait 86 morts, dont plusieurs enfants, et plus de 450 blessés. L’auteur avait été abattu par les forces de l’ordre après avoir parcouru près de deux kilomètres au volant du camion.

L’organisation État islamique avait revendiqué l’attentat quelques jours plus tard. Les investigations menées par la justice française ont toutefois établi que Mohamed Lahouaiej-Bouhlel s’était radicalisé rapidement dans les mois précédant l’attaque, tout en préparant minutieusement son passage à l’acte.

Aucune implication annoncée dans l’attentat

Les autorités françaises n’ont pas indiqué que le frère expulsé était impliqué dans l’attentat de 2016. Son éloignement du territoire repose sur une procédure administrative liée à sa situation en France, notamment l’exécution d’une OQTF, et non sur une implication annoncée dans les faits terroristes de Nice.

Cette expulsion intervient dans un contexte où les autorités françaises continuent d’afficher une politique de fermeté à l’égard des étrangers en situation irrégulière ou faisant l’objet de mesures d’éloignement, particulièrement lorsque leur présence suscite une forte sensibilité en raison de leur lien familial avec des auteurs d’actes terroristes.

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Batteries domestiques : La Tunisie accélère sa réflexion pour stocker l’électricité solaire et limiter les coupures

Alors que la Tunisie fait face à une forte pression sur son réseau électrique, marquée ces derniers jours par des délestages dans plusieurs régions, l’idée de permettre aux ménages de stocker l’électricité produite par leurs panneaux solaires prend de l’ampleur. Le Groupement professionnel des énergies renouvelables a salué les récentes déclarations du directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Nafaa Bakkari, concernant l’intégration de solutions de stockage électrique dans les habitations.

Cette prise de position intervient dans un contexte où la résilience du réseau électrique est devenue une priorité nationale, notamment durant les pics de consommation estivaux.

Réduire le déficit énergétique

Selon les déclarations de Bakkari, l’État et l’ANME travaillent dans le cadre d’une stratégie nationale visant à réduire le déficit énergétique en encourageant les énergies renouvelables, en particulier le photovoltaïque, ainsi que le stockage de l’électricité produite. Le responsable a notamment indiqué que les citoyens seraient encouragés à installer des batteries domestiques afin de disposer d’une réserve d’électricité en cas de coupure de courant.

Le Groupement professionnel des énergies renouvelables estime que cette orientation constitue une avancée stratégique susceptible d’ouvrir une nouvelle étape dans le développement de l’autoproduction d’électricité en Tunisie.

Lire aussi : Énergie : Sous pression, la Tunisie accélère enfin sa transition vers le solaire

L’organisation appelle ainsi l’ANME et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) à accélérer l’élaboration des cadres techniques et réglementaires nécessaires afin que ce système puisse entrer rapidement en vigueur. L’objectif est de permettre aux particuliers, mais aussi aux entreprises, de stocker l’énergie produite par leurs installations photovoltaïques pour l’utiliser lorsque la production solaire est insuffisante ou lors d’une interruption de l’alimentation électrique.

Améliorer la continuité de l’alimentation électrique

Selon le groupement, l’association entre panneaux solaires et batteries domestiques présente plusieurs avantages. Elle permettrait d’améliorer la continuité de l’alimentation électrique pour les consommateurs, de réduire la pression exercée sur le réseau national durant les heures de pointe et de renforcer la sécurité énergétique du pays.

L’organisation considère également que ce modèle contribuerait à accompagner la transition énergétique tunisienne en augmentant la part de l’électricité produite localement et consommée directement, sans solliciter en permanence le réseau national.

Des incitations financières réclamées

Pour favoriser une adoption rapide de ces équipements, le Groupement professionnel des énergies renouvelables appelle les autorités à mettre en place plusieurs mesures d’incitation.

Parmi les propositions figurent notamment une réduction, voire une exonération, des droits de douane appliqués aux batteries destinées au stockage de l’énergie solaire, ainsi qu’une révision de la fiscalité applicable aux panneaux photovoltaïques afin de diminuer le coût d’investissement pour les ménages et les entreprises.

Le groupement estime qu’une telle politique permettrait d’élargir considérablement le recours à l’autoproduction électrique en Tunisie.

Une orientation cohérente avec les objectifs de l’ANME

Cette évolution s’inscrit dans la stratégie plus large portée par l’ANME pour accélérer le développement des énergies renouvelables. Son directeur général a rappelé à plusieurs reprises que la Tunisie ambitionne d’augmenter fortement la part des énergies renouvelables dans la production nationale d’électricité afin de réduire sa dépendance énergétique et d’améliorer la sécurité d’approvisionnement.

Si le principe bénéficie désormais d’un soutien affiché de l’ANME et des professionnels du secteur, sa concrétisation dépendra désormais de l’adoption rapide des textes réglementaires et des mécanismes de soutien financier qui permettront aux ménages tunisiens de s’équiper en batteries de stockage à un coût accessible.

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Canicule en Tunisie : 210 incendies en 24 heures, l’alerte est maximale

La vague de chaleur qui frappe actuellement la Tunisie s’accompagne d’une hausse spectaculaire des départs de feu. En seulement vingt-quatre heures, les unités de la Protection civile sont intervenues pour éteindre 210 incendies, un chiffre qui illustre les risques croissants liés aux températures extrêmes et à la sécheresse qui touchent le pays.

Selon le porte-parole de la Protection civile, les agents ont réalisé au total 746 interventions au cours des dernières 24 heures. Outre les incendies, les équipes ont effectué 182 opérations de secours et de sauvetage sur les routes, 322 interventions de secours médical en dehors des accidents de la circulation, 13 interventions sur les plages ainsi que 19 autres opérations dans divers domaines.

Une intense vague de chaleur aggrave la situation

Cette multiplication des incendies intervient alors que la Tunisie connaît depuis le début de la semaine une intense vague de chaleur. Les prévisions météorologiques annoncent un pic vendredi 17 juillet, avec des températures dépassant les normales saisonnières de près de 13°C dans plusieurs régions. Une situation qui accroît fortement le risque d’incendies, notamment dans les forêts, les champs agricoles, les espaces naturels et les abords des routes.

Lire aussi : Tunisie – Vague de chaleur : Des incendies maîtrisés dans quatre gouvernorats

Face à cette situation, la Protection civile appelle les citoyens à adopter des comportements responsables. Elle insiste notamment sur la nécessité de s’assurer que les mégots de cigarettes sont totalement éteints avant d’être jetés et rappelle qu’il est strictement déconseillé de les abandonner dans la nature ou le long des routes. Les autorités invitent également toute personne apercevant un départ de fumée ou un incendie à le signaler immédiatement afin de permettre une intervention rapide.

La végétation devient particulièrement sèche et inflammable

Les spécialistes rappellent que, durant les épisodes de canicule, la végétation devient particulièrement sèche et inflammable. Dans ces conditions, une simple étincelle, un mégot mal éteint, un barbecue mal maîtrisé ou même certains travaux produisant des étincelles peuvent suffire à provoquer un incendie qui se propage rapidement sous l’effet de la chaleur et du vent.

Au-delà des dégâts matériels, ces incendies mobilisent d’importants moyens humains et logistiques, au moment où les services de secours doivent également faire face à une augmentation des interventions liées aux malaises, aux accidents de la route et aux activités estivales sur les plages.

À l’approche de la journée de vendredi, présentée comme la plus chaude de cet épisode caniculaire, les autorités appellent la population à redoubler de prudence. La prévention demeure le moyen le plus efficace pour éviter que la chaleur exceptionnelle de ces prochains jours ne se transforme en une série de catastrophes évitables.

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11 enfants meurent dans l’incendie d’un établissement à Alger, l’émotion gagne le pays

Un terrible incendie a endeuillé Alger ce jeudi. Onze enfants ont perdu la vie après le déclenchement d’un feu dans un établissement pour l’enfance assistée situé à Mohammadia, dans la wilaya d’Alger. Dix-neuf autres personnes ont été blessées, selon un bilan provisoire communiqué par la Protection civile.

Le sinistre s’est déclaré très tôt dans la matinée au sein de cette structure accueillant des enfants pris en charge par les services spécialisés. Les équipes de la Protection civile sont intervenues à 3h32 pour tenter de maîtriser les flammes et procéder aux opérations de secours.

19 blessés recensés

Parmi les 19 blessés recensés, dix personnes souffrent de brûlures de différents degrés, deux présentent des difficultés respiratoires et sept autres sont en état de choc. Les victimes les plus gravement atteintes ont été transférées vers des établissements hospitaliers après avoir reçu les premiers soins sur place.

Les secours ont également indiqué avoir mis en sécurité cinq personnes aux besoins spécifiques durant leur intervention. Le dispositif mobilisé comprenait plusieurs camions d’incendie, des ambulances ainsi qu’une équipe spécialisée d’intervention en milieu difficile.

Une enquête devra établir les circonstances

L’origine du feu n’a pas encore été déterminée. Une enquête devra établir les circonstances exactes de ce drame qui relance les interrogations sur les conditions de sécurité dans les établissements accueillant des enfants et des personnes vulnérables.

Ce nouveau drame provoque une vive émotion en Algérie, alors que les autorités devront désormais déterminer les causes de l’incendie et vérifier le respect des dispositifs de prévention et de sécurité au sein de la structure concernée.

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Pourquoi payer par carte bancaire peut être une mauvaise idée

Acheter un café, régler une course, payer ses courses au supermarché… De plus en plus de Tunisiens sortent désormais leur carte bancaire au lieu de compter leurs billets. Le geste est rapide, pratique et sécurisé. Mais derrière cette facilité se cache un phénomène étudié par les spécialistes du comportement : payer sans voir l’argent partir peut nous inciter à dépenser davantage.

Le problème n’est pas la carte bancaire en elle-même. C’est la manière dont notre cerveau réagit lorsqu’une dépense devient moins visible.

Quand l’argent devient virtuel, la dépense semble moins douloureuse

Avec des billets en main, la dépense est concrète. Un Tunisien qui sort un billet de 50 dinars voit immédiatement son portefeuille diminuer. Cette sensation crée un frein naturel.

Avec une carte bancaire, la transaction devient presque abstraite : quelques secondes sur un terminal de paiement, un reçu, puis on passe à autre chose. Le cerveau ressent moins fortement la « perte » associée à l’achat.

Les chercheurs en économie comportementale parlent de « douleur du paiement » : plus cette sensation est faible, plus la personne peut être disposée à acheter. Les paiements électroniques réduisent souvent cette perception du coût immédiat.

Le piège des petites dépenses quotidiennes

Le risque apparaît surtout avec les petits montants. Un achat de 5 dinars ou 10 dinars semble anodin lorsqu’il est payé par carte. Mais plusieurs petites transactions répétées peuvent rapidement représenter plusieurs centaines de dinars à la fin du mois.

Le consommateur peut avoir l’impression de ne pas avoir beaucoup dépensé parce qu’il n’a pas vu son argent disparaître physiquement.

C’est notamment ce qui explique pourquoi certains spécialistes conseillent de garder une vision régulière de ses dépenses : la carte facilite l’achat, mais elle peut aussi éloigner le consommateur de la réalité de son budget.

La Tunisie adopte progressivement le paiement électronique

Cette évolution est visible dans les chiffres. Selon les données de la Banque centrale de Tunisie, 163 millions d’opérations ont été réalisées par cartes bancaires en 2024, pour un montant global de près de 27,8 milliards de dinars. Le nombre d’opérations a progressé de 9,2 % par rapport à 2023.

Mais la Tunisie reste encore largement attachée au cash. Parmi ces opérations, les retraits d’argent représentaient environ 62 %, tandis que les paiements directs représentaient 38 %.

Le paiement mobile progresse également : les transactions via ce canal ont atteint environ 5,1 millions d’opérations en 2024.

Pourquoi les paiements sans contact renforcent encore ce phénomène ?

Le paiement sans contact ajoute une nouvelle dimension : il réduit encore davantage l’effort nécessaire pour acheter.

Il n’y a plus besoin de sortir un portefeuille, chercher de la monnaie ou réfléchir quelques secondes avant de payer. Cette réduction des « obstacles » peut favoriser les achats impulsifs, notamment dans les commerces où les décisions sont rapides.

Lire aussi : Paiements en Tunisie : Le mobile explose, le chèque s’effondre

Un consommateur qui hésiterait devant un billet de 20 dinars peut parfois valider plus facilement la même dépense avec une carte.

Faut-il revenir uniquement au cash ?

Faut-il pour autant revenir uniquement au paiement en espèces ? Pas nécessairement. La carte bancaire offre des avantages importants en matière de rapidité, de sécurité et de suivi des opérations. Mais son utilisation nécessite une nouvelle discipline financière.

Pour éviter les dépenses excessives, il est recommandé de consulter régulièrement ses relevés bancaires, de prendre conscience de l’accumulation des petites dépenses quotidiennes, de ne pas considérer la carte comme un argent virtuel sans limite et de fixer un cadre clair pour les achats non essentiels.

La révolution du paiement électronique ne change pas seulement la manière de payer. Elle change aussi notre relation psychologique avec l’argent. En Tunisie comme ailleurs, le défi sera de profiter de la simplicité du numérique sans perdre la conscience de ce que l’on dépense.

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Tunisie : Vendredi, une journée critique se profile avec des températures frôlant les 50°C !

La Tunisie suffoque depuis plusieurs jours. Depuis le week-end dernier, le mercure reste à des niveaux exceptionnellement élevés, transformant le quotidien des citoyens en véritable épreuve. Les nuits restent chaudes, la chaleur accumulée dans les habitations ne retombe plus suffisamment et la pression augmente sur les infrastructures publiques, notamment les réseaux d’électricité et d’eau.

Après plusieurs journées marquées par des perturbations météorologiques, vendredi 17 juillet s’annonce comme une journée particulièrement sensible. Les prévisions météorologiques annoncent une poursuite de la vague de chaleur, avec des températures maximales pouvant atteindre 44°C à Tunis selon certaines estimations, tandis que plusieurs régions pourraient enregistrer des valeurs encore plus élevées frôlant les 50°C.

Jusqu’à 48°C attendus dans certaines régions

Selon les prévisions disponibles, le Grand Tunis devrait connaître une journée très chaude vendredi, avec des maximales comprises entre 44°C et 46°C selon les modèles météorologiques, et des minimales qui resteraient élevées, autour de 25 à 30°C.

Les régions intérieures et du Sud devraient être les plus exposées, avec des températures susceptibles de dépasser largement les 48°C. Cette chaleur sera accompagnée d’un fort ensoleillement et d’un indice UV élevé, accentuant les risques liés à l’exposition prolongée.

Sur le littoral, notamment dans le Grand Tunis, les températures pourraient être légèrement moins extrêmes mais la sensation de chaleur restera importante en raison de l’humidité, rendant les conditions difficiles pour les habitants.

La pression monte sur le réseau électrique

Cette situation météorologique intervient alors que la consommation électrique atteint des niveaux élevés. L’utilisation massive des climatiseurs et des équipements de refroidissement exerce une forte pression sur le réseau national.

Les coupures observées ces derniers jours ont provoqué une montée de la colère chez de nombreux citoyens, particulièrement touchés par les interruptions de courant durant les heures les plus chaudes. Pour éviter un déséquilibre majeur du réseau, le recours au délestage reste une possibilité lorsque la demande dépasse les capacités disponibles.

Vendredi pourrait donc représenter un nouveau test pour le système électrique tunisien : une journée chaude, une consommation élevée et une forte sollicitation des infrastructures, des coupures beaucoup plus importantes sont à prévoir.

Eau : une inquiétude supplémentaire en pleine canicule

À la chaleur s’ajoutent les difficultés liées à l’approvisionnement en eau dans certaines zones. En période de canicule, la consommation augmente fortement, notamment pour les usages domestiques et l’irrigation, alors que les ressources hydriques restent sous pression.

Pour de nombreux Tunisiens, la combinaison des coupures d’électricité et des perturbations de l’eau accentue le sentiment d’une situation devenue difficilement supportable.

Une journée à surveiller pour les autorités et les citoyens

Vendredi s’annonce ainsi comme une journée sous haute surveillance. La vague de chaleur ne montre pas encore de signe clair de répit et les infrastructures devront absorber une demande exceptionnelle.

Au-delà des températures enregistrées, c’est surtout la durée de l’épisode qui inquiète : plusieurs jours consécutifs de forte chaleur augmentent la fatigue des réseaux et aggravent les difficultés quotidiennes.

La Tunisie fait face à un double défi : protéger les citoyens contre les effets de la chaleur extrême tout en maintenant la continuité des services essentiels dans un contexte de pression climatique croissante.

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Le prestige des Berges du Lac se heurte aux infractions sanitaires : La municipalité passe à l’action

La municipalité de Tunis poursuit ses opérations de contrôle sur le terrain pour lutter contre les infractions sanitaires et l’occupation illégale de l’espace public. Une campagne menée mercredi 15 juillet 2026 par la circonscription municipale de Bab Souika, en coordination avec la police municipale et en présence d’une inspectrice sanitaire de la direction de l’hygiène, a ciblé notamment les zones du Kram, du Lac et l’espace Carthage Land.

L’intervention, présentée par la municipalité comme une action visant à garantir « la sécurité sanitaire des citoyens et un environnement sain et sécurisé », a permis la saisie de plusieurs équipements installés sur les trottoirs et destinés à l’exploitation commerciale sans autorisation.

203 chaises et 38 tables ont été saisies

Au total, 203 chaises et 38 tables ont été saisies, ainsi qu’une charrette utilisée pour la vente de cacahuètes, une petite bouteille de gaz liquide et une machine de boxe électronique installée sur le trottoir sans autorisation.

Sur le volet sanitaire, les agents de contrôle ont également procédé à la saisie et à la destruction de plusieurs produits alimentaires. Parmi les produits retirés du circuit de consommation figurent un kilogramme d’escalope congelée, 12 sandwichs dont l’origine est inconnue, 9 litres d’arôme pour jus périmé, 5 litres de jus de citron arrivé à expiration, ainsi que 40 litres de glaces congelées dont la provenance n’a pas été identifiée.

œufs conservés dans des conditions jugées non conformes

Les contrôleurs ont également détruit 150 œufs conservés dans des conditions jugées non conformes et 5 kilogrammes de cacahuètes.

L’opération a donné lieu à 12 infractions sanitaires, 7 procès-verbaux administratifs et 7 convocations officielles afin de compléter les procédures réglementaires.

Cette campagne intervient dans un contexte estival marqué par une forte fréquentation des espaces publics et touristiques, période durant laquelle les autorités renforcent habituellement les contrôles sur les conditions de stockage, de préparation et de vente des produits alimentaires, ainsi que sur l’occupation des trottoirs par certaines activités commerciales.

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Yasmine Hammamet, plus belle plage du monde : Derrière le classement TUI, le défi de préserver le site

Révélée début juin par le groupe touristique international TUI, la distinction revient aujourd’hui au centre de l’actualité alors que la saison estivale bat son plein : la plage de Yasmine Hammamet a été classée première mondiale dans le « Beautiful Beach Index 2026 ». Une reconnaissance qui offre un nouveau coup de projecteur sur la destination tunisienne, mais qui relance aussi le débat sur la protection des espaces côtiers face à l’affluence touristique.

Selon le classement établi par TUI, Yasmine Hammamet a obtenu une note de 8,10 sur 10, se distinguant notamment par la qualité visuelle de son paysage côtier. L’étude s’est appuyée sur une analyse de plusieurs critères liés à l’apparence de la plage, notamment la couleur de l’eau, l’aspect du sable, l’harmonie du paysage et l’environnement visible autour du site.

Un choix basé sur l’esthétique du paysage

La plage de Yasmine Hammamet a été retenue pour plusieurs caractéristiques qui correspondent aux critères étudiés par TUI : des eaux aux teintes turquoise, un sable clair et une configuration littorale offrant une image attractive pour les visiteurs. Son environnement touristique, avec la marina et les infrastructures proches, contribue également à son rayonnement auprès des voyageurs internationaux.

Mais ce type de classement mesure avant tout l’attractivité visuelle d’un lieu. Il ne constitue pas une évaluation globale de tous les aspects d’une plage, comme la qualité écologique, la gestion des déchets, la préservation de la biodiversité ou encore l’expérience quotidienne des habitants et des vacanciers.

Des classements qui servent d’outil marketing

Pour les destinations touristiques, ces distinctions représentent un puissant outil de communication. Elles permettent d’améliorer la visibilité d’un territoire, de renforcer son image auprès des marchés internationaux et d’influencer les choix des voyageurs, particulièrement à l’heure où les touristes recherchent de plus en plus des destinations identifiées comme « incontournables ».

Pour la Tunisie, ce classement constitue un argument supplémentaire pour promouvoir son littoral et diversifier son attractivité au-delà des traditionnels critères de prix et d’ensoleillement. Il peut également contribuer à attirer de nouveaux visiteurs et à renforcer la compétitivité de la destination face aux autres pays méditerranéens.

Le défi : éviter que le succès ne fragilise le site

Mais la notoriété comporte aussi des risques. Une forte hausse de la fréquentation peut accentuer la pression sur les plages : accumulation des déchets, dégradation des dunes, artificialisation du littoral, consommation accrue des ressources ou multiplication des activités qui perturbent l’équilibre naturel.

Le défi pour Yasmine Hammamet est donc de transformer cette reconnaissance internationale en opportunité durable. Cela passe par une meilleure gestion des flux touristiques, le renforcement des opérations de nettoyage, la protection des espaces sensibles et la sensibilisation des visiteurs au respect du littoral.

Dans un contexte où les côtes tunisiennes subissent déjà les effets du changement climatique, notamment l’érosion marine et la montée du niveau de la mer, la valeur d’une plage ne se mesure plus uniquement à sa beauté, mais aussi à la capacité à préserver cette beauté dans le temps.

Le classement de TUI offre ainsi une vitrine mondiale à Yasmine Hammamet. Reste désormais le principal défi : faire en sorte que cette reconnaissance ne soit pas seulement un succès d’image, mais un levier pour une gestion durable du littoral tunisien.

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Autoroute Tunis-Jelma : Le pont sur l’oued Zeroud, une première technique en Tunisie

Le chantier de l’autoroute Tunis-Jelma avance avec un ouvrage présenté comme une première en Tunisie : le pont sur l’oued Zeroud, dont les travaux ont atteint 27% d’avancement. Cette infrastructure majeure est réalisée selon une technique de construction innovante, le « pont en caisson par poussage », adaptée aux contraintes du site et aux caractéristiques hydrauliques de l’oued.

Lors d’une visite de terrain effectuée mercredi 15 juillet 2026 dans les gouvernorats de Kairouan et Sidi Bouzid, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a inspecté l’état d’avancement du huitième lot de l’autoroute Tunis-Jelma, notamment les travaux du pont sur l’oued Zeroud.

Selon le ministère, cette technique de construction permet d’assurer une meilleure solidité de l’ouvrage tout en tenant compte de la configuration géographique particulière de la zone traversée. Il s’agit de la première fois qu’une grande infrastructure hydraulique de ce type est réalisée en Tunisie avec cette méthode.

Un pont stratégique sur le tracé de l’autoroute

Le pont sur l’oued Zeroud constitue l’un des ouvrages importants du huitième lot de l’autoroute Tunis-Jelma, qui s’étend sur 18,5 kilomètres, dont 11,5 kilomètres dans le gouvernorat de Kairouan et 7 kilomètres dans celui de Sidi Bouzid.

Parallèlement, le ministre a constaté le démarrage effectif de la pose de la couche de béton bitumineux au niveau du point kilométrique 183+400. Cette étape marque l’entrée du chantier dans une phase avancée, avec le début concret des travaux de revêtement de la chaussée.

Lire aussi : Tunisie : Quatre gouvernorats concernés par l’autoroute Tunis-Jelma

Rappelons que la technique du « pont en caisson par poussage » consiste à construire progressivement la structure du pont sur une zone de fabrication située à proximité, puis à la faire avancer horizontalement par poussées successives jusqu’à sa position finale au-dessus de l’obstacle à franchir. Cette méthode permet de limiter les interventions dans le lit de l’oued, de réduire les contraintes liées au chantier et d’améliorer la précision ainsi que la solidité de l’ouvrage. Utilisée pour la première fois en Tunisie pour une grande infrastructure de ce type, elle est particulièrement adaptée aux sites présentant des contraintes hydrauliques ou géographiques importantes.

Mise en service prévue fin 2027

Le ministre a indiqué que l’année 2026 doit constituer une année d’accélération pour la réalisation du corps de la route, appelant les entreprises chargées du projet à mobiliser les moyens nécessaires afin de respecter le calendrier prévu.

L’objectif annoncé reste l’entrée en exploitation de l’autoroute Tunis-Jelma à la fin de l’année 2027.

D’un coût global estimé à environ 1,7 milliard de dinars, le projet bénéficie d’un financement conjoint de l’État tunisien, de la Banque européenne d’investissement et du Fonds arabe pour le développement économique et social. Il est réparti en huit lots, avec un taux global d’avancement des travaux estimé à près de 40%, tandis que le huitième lot dépasse 47% de réalisation.

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Tunisie : Face à la canicule et aux coupures, la grogne sociale de plus en plus visible

La vague de chaleur exceptionnelle qui frappe la Tunisie met les réseaux d’électricité et d’eau sous une pression sans précédent. Depuis plusieurs jours, les témoignages de coupures de courant et d’interruptions de la distribution d’eau se multiplient dans plusieurs régions du pays, alimentant une colère grandissante sur les réseaux sociaux.

Face à cette situation, les autorités et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) expliquent que certaines coupures sont devenues inévitables afin de préserver la stabilité du réseau national et d’éviter un black-out généralisé.

Une demande électrique à des niveaux records

Selon le PDG de la STEG, Fayçal Trifa, la consommation d’électricité a atteint des niveaux historiques sous l’effet des températures extrêmes et du recours massif aux climatiseurs, notamment entre 13h et 17h, période où le réseau enregistre son pic de charge. À cette pression s’est ajoutée une panne technique sur une installation énergétique située dans l’est de l’Algérie, réduisant temporairement les capacités d’échange d’électricité entre les deux pays.

La Tunisie dispose d’une capacité installée estimée entre 6.000 et 6.300 MW, dont plus de 90 % proviennent de centrales thermiques alimentées au gaz naturel.

Le délestage privilégié pour éviter un effondrement du réseau

Pour préserver l’équilibre entre l’offre et la demande, la STEG recourt à des opérations de délestage, c’est-à-dire des coupures temporaires et ciblées destinées à empêcher un effondrement général du système électrique.

Lire aussi : Canicule en Tunisie : Le mercure grimpera jusqu’à 47°C ce mercredi

Ces interruptions, qui touchent différents quartiers selon une rotation, sont présentées par les responsables comme un mal nécessaire pour éviter un scénario de black-out similaire à celui qu’avait connu la Tunisie en septembre 2023.

L’eau également affectée

Les perturbations ne concernent pas uniquement l’électricité. Dans plusieurs localités, les habitants signalent également des interruptions prolongées de l’approvisionnement en eau potable.

Ces coupures sont souvent aggravées par les délestages électriques, les stations de pompage dépendant directement de l’alimentation en électricité. La hausse de la consommation d’eau liée aux fortes chaleurs accentue également les tensions sur le réseau hydraulique.

Une colère grandissante

Sur les réseaux sociaux, les internautes dénoncent des coupures qui surviennent parfois plusieurs fois par jour et qui compliquent fortement le quotidien.

Climatiseurs à l’arrêt, aliments qui se détériorent, difficultés pour les commerces, télétravail perturbé ou encore pénurie d’eau dans certains quartiers : les témoignages se multiplient, alors que les températures dépassent les 45 °C dans plusieurs régions et ont atteint un record de 48,2 °C à Nasrallah.

De nombreux citoyens réclament davantage de transparence sur les horaires des coupures et une meilleure communication de la part des autorités.

Une situation appelée à rester sous surveillance

La STEG appelle les consommateurs à rationaliser leur consommation, particulièrement durant les heures de pointe, afin de réduire la pression sur le réseau électrique national. Les autorités estiment que ces mesures demeurent nécessaires tant que les températures resteront exceptionnellement élevées.

Si les délestages permettent, selon les responsables, d’éviter un effondrement généralisé du système électrique, ils illustrent également les limites d’infrastructures soumises à une demande record, dans un contexte où les épisodes de chaleur extrême deviennent de plus en plus fréquents.

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48,2°C à Nasrallah, des régions suffoquent et le pic n’est pas encore passé !

Les températures ont atteint des niveaux particulièrement élevés ce mercredi 15 juillet en Tunisie, plaçant plusieurs régions du pays sous une chaleur accablante. Selon les relevés de l’Institut national de la météorologie (INM) à 13 heures, le mercure a dépassé les 43°C dans de nombreuses stations, avec un maximum national de 48,2°C enregistré à Nasrallah, dans le gouvernorat de Kairouan.

Cette vague de chaleur touche principalement les régions du centre et de l’intérieur du pays. Derrière Nasrallah, Jendouba affiche 48,0°C, suivie de Gafsa avec 46,5°C. Béja enregistre 45,7°C, tandis que Sidi Bouzid et Maknassy atteignent chacune 45,5°C.

Les 45°C dépassés dans plusieurs régions

D’autres localités dépassent également les 45°C, notamment Enfidha (45,3°C), Kairouan (45,3°C), Mjez El Bab (45,2°C) et Oueslatia (45,2°C). Plus au nord-ouest, Le Kef affiche 44,4°C, alors que Sousse enregistre 44,7°C.

Lire aussi : Tunisie : Pourquoi la STEG multiplie les coupures d’électricité

Même les régions habituellement moins exposées aux fortes chaleurs connaissent des températures très élevées. Tajerouine atteint 43,8°C, Bou Arada 43,7°C, Siliana 43,5°C et La Manouba 43,5°C.

Les températures les plus élevées relevées à 13 heures sont les suivantes :

  • Nasrallah : 48,2°C
  • Jendouba : 48,0°C
  • Gafsa : 46,5°C
  • Béja : 45,7°C
  • Sidi Bouzid : 45,5°C
  • Maknassy : 45,5°C
  • Enfidha : 45,3°C
  • Kairouan : 45,3°C
  • Mjez El Bab : 45,2°C
  • Oueslatia : 45,2°C

Éviter toute exposition prolongée au soleil

Face à ces températures extrêmes, l’Institut national de la météorologie appelle les citoyens à éviter toute exposition prolongée au soleil, en particulier durant les heures les plus chaudes de la journée, et à s’hydrater régulièrement afin de limiter les risques liés à la canicule.

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Tunisie – Vague de chaleur : Des incendies maîtrisés dans quatre gouvernorats

Les unités de la Protection civile sont parvenues à maîtriser l’ensemble des incendies de forêt qui se sont déclarés ces derniers jours dans quatre gouvernorats du pays, à la faveur de la vague de chaleur qui a touché la Tunisie. Les équipes restent toutefois mobilisées sur le terrain afin d’éviter toute reprise des flammes.

Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, le chef du service de permanence à la Direction des opérations de la Protection civile, le colonel Mohsen Boughazala, a indiqué que tous les incendies sont désormais entrés dans la phase de surveillance, après l’achèvement des opérations d’extinction et de refroidissement. Les équipes continuent de se déployer sur les sites concernés à titre préventif.

Le mont Chahma, dans la région de Sidi Mediene

Le responsable a précisé que les principaux incendies ont touché le mont Chahma, dans la région de Sidi Mediene (gouvernorat de Zaghouan), où le feu s’est déclaré le 11 juillet, ainsi que le mont Bargou à Siliana, la région de Tébar à Béja et le mont Boughanem à Hammam Mellègue, dans le gouvernorat du Kef.

Concernant le bilan, les premières estimations font état de plus de 400 hectares détruits dans l’incendie du mont Chahma à Zaghouan. Le chiffre définitif sera établi après les constats de terrain menés en coordination avec la Direction générale des forêts.

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Comme chaque été, la Tunisie est confrontée à une recrudescence des incendies de forêt, favorisés par les fortes chaleurs, la sécheresse et parfois des comportements à risque. Malgré l’intervention rapide des secours, ces feux provoquent chaque année des pertes importantes de couvert végétal et mobilisent d’importants moyens humains et matériels.

Respecter les consignes de prévention

Face à ce risque, le colonel Mohsen Boughazala a appelé les citoyens à respecter les consignes de prévention. Il a notamment recommandé de ne pas jeter de mégots de cigarette par les fenêtres des véhicules, d’éviter de stationner une voiture dont le moteur est chaud sur des herbes sèches, de ne pas allumer de feu en forêt ou à proximité des habitations, et de nettoyer les abords des maisons et des exploitations agricoles en retirant les herbes et branches sèches susceptibles d’alimenter un incendie.

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Compteurs intelligents : La STEG prévoit 150.000 installations d’ici début 2027

Le ministre de l’Équipement, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, Salah Zouari, a réaffirmé, mardi 14 juillet 2026, l’ambition de la Tunisie de produire 5.000 mégawatts (MW) dans le cadre de son programme de transition énergétique à l’horizon 2030. Un objectif qu’il reconnaît comme « difficile », mais qu’il juge réalisable.

Répondant aux questions des députés lors d’une séance plénière de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le ministre a indiqué que cette montée en puissance des énergies propres devrait contribuer à réduire progressivement les dépenses de compensation consacrées au secteur de l’énergie.

L’autoproduction en progression

Salah Zouari a également présenté les différents programmes déployés par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) pour accompagner cette transition.

Selon lui, l’autoproduction d’électricité par les particuliers a déjà atteint une capacité de 450 MW. Le gouvernement entend également renforcer l’autoproduction au sein des entreprises industrielles, avec l’appui de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), qui accompagne les industriels dans le recours aux énergies renouvelables.

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Les concessions et les énergies renouvelables

Le ministre a également évoqué le système des concessions accordées aux investisseurs privés. Ce mécanisme permet la réalisation de projets produisant environ 100 MW, dont l’électricité est vendue exclusivement à la STEG dans le cadre de contrats spécifiques.

Il a précisé que ce dispositif s’inscrit parmi plusieurs mécanismes destinés à accélérer la transition énergétique, aux côtés des programmes de développement de l’énergie éolienne et de l’énergie solaire.

150.000 compteurs intelligents en première phase

Concernant la modernisation du réseau, Salah Zouari a annoncé que la STEG prévoit l’installation de 150.000 compteurs intelligents, aussi bien pour l’électricité que pour le gaz, couvrant les réseaux basse et moyenne tension.

Cette première étape s’inscrit dans un programme global portant sur 450.000 compteurs intelligents. Le ministre a indiqué que la première phase devrait être achevée au cours du premier trimestre 2027.

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Nabeul, le gouvernorat qui enregistre le plus de noyades : 23 cas dont 8 décès depuis le début de la saison

La saison estivale tourne déjà au drame sur plusieurs plages tunisiennes. La région de Nabeul apparaît comme la zone la plus touchée par les noyades, avec 23 cas recensés depuis le début de la saison, dont 8 décès, selon un responsable de la Garde maritime de Nabeul.

Depuis la fin de la semaine dernière jusqu’à ce mardi, dix nouvelles interventions liées à des accidents de noyade ont été enregistrées sur différentes plages du gouvernorat. Parmi ces cas, trois personnes ont perdu la vie.

Le drame de la plage de Maamoura

Parmi les victimes figure un jeune homme originaire de la région, décédé dimanche dernier sur la plage de Maamoura alors qu’il tentait de porter secours à deux enfants en difficulté dans l’eau.

Selon les premiers éléments communiqués, le jeune homme s’est retrouvé piégé par les courants marins après son intervention. Malgré les tentatives de sauvetage, il n’a pas pu être réanimé.

Les autorités alertent sur les comportements à risque

Face à la multiplication des accidents, les services de la Garde maritime rappellent que plusieurs noyades sont liées au non-respect des consignes de sécurité, notamment le refus de suivre les avertissements des agents de surveillance et des bulletins météorologiques.

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Le non-respect de la signalisation installée sur les plages constitue également un facteur aggravant. La présence d’un drapeau rouge signifie une interdiction totale de baignade en raison d’un danger élevé lié notamment aux courants marins et à l’état de la mer.

Les autorités recommandent aux estivants d’éviter les plages non surveillées et de privilégier les zones disposant de maîtres-nageurs sauveteurs.

Comprendre les couleurs des drapeaux sur les plages

Sur les plages surveillées, trois couleurs permettent d’indiquer les conditions de baignade :

  • Le drapeau vert : la mer est considérée comme sûre, la baignade est autorisée, tout en maintenant les précautions habituelles.
  • Le drapeau orange ou jaune : la baignade reste possible mais avec une grande prudence, en raison d’une mer agitée, de vagues importantes ou de courants pouvant être dangereux. Les enfants et les nageurs inexpérimentés doivent éviter de s’éloigner du rivage.
  • Le drapeau rouge : il indique un niveau de danger très élevé. La baignade est strictement interdite en raison de conditions maritimes dangereuses.

Alors que les plages tunisiennes connaissent une forte affluence durant la période estivale, les autorités insistent sur l’importance du respect des règles de sécurité afin d’éviter de nouveaux drames.

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106 infractions en une semaine : L’APAL alerte sur les “bandes des plages”

Alors que la saison estivale bat son plein, le littoral tunisien fait l’objet d’une surveillance renforcée. L’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL) appelle les citoyens, notamment les estivants, à devenir des acteurs du contrôle en signalant les abus constatés sur les plages.

Le responsable chargé de la gestion de l’APAL, Mehdi Belhaj, a annoncé ce mardi 14 juillet 2026 sur la Radio nationale, la mise à disposition du numéro gratuit 1820 de la plateforme « Al Jisr » relevant du ministère de l’Environnement pour dénoncer plusieurs types de dépassements : occupation illégale du domaine public maritime, augmentation abusive des prix, exploitation anarchique ou encore pollution.

106 infractions relevées en une semaine

Selon Mehdi Belhaj, 106 infractions ont été enregistrées à la fin de la semaine dernière sur l’ensemble du littoral tunisien. Ces violations ont notamment donné lieu à la saisie de plusieurs équipements utilisés dans des activités jugées non conformes.

Les infractions concernent principalement le dépassement des superficies autorisées, le non-respect du nombre réglementaire de parasols installés ainsi que des pratiques liées aux tarifs appliqués aux estivants.

Lire aussi : Plages publiques : Le 1820 pour dénoncer les abus, jusqu’à 50.000 dinars d’amende

Le responsable de l’APAL a également dénoncé ce qu’il a qualifié de « bandes des plages », faisant référence aux réseaux qui profitent illégalement du domaine public maritime et imposent leurs propres règles en dehors du cadre légal.

Des autorisations exceptionnelles sous contrôle

Mehdi Belhaj a rappelé que l’exploitation commerciale temporaire de certaines zones du domaine public maritime ne peut se faire qu’à travers des autorisations exceptionnelles délivrées par une commission nationale regroupant les différentes parties concernées.

Ces autorisations restent soumises à un suivi par une commission mixte chargée de contrôler le respect des conditions fixées.

La pollution, autre menace pour le littoral

Au-delà des abus liés à l’exploitation des plages, l’APAL alerte également sur la dégradation environnementale du littoral. Mehdi Belhaj a indiqué que l’application d’un nouveau dispositif juridique concernant les infractions liées à la pollution interviendra prochainement.

Les sanctions prévues pourraient aller des amendes financières jusqu’à des peines de prison, selon la gravité des infractions.

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Le responsable a particulièrement pointé du doigt la pollution industrielle, estimant qu’elle contribue à la détérioration de certains espaces côtiers et peut avoir des conséquences sanitaires, notamment à travers des risques d’affections cutanées.

Il a appelé les industriels à installer des stations de traitement des eaux usées et à réaliser les études nécessaires avant la mise en place de ces équipements.

Entre contrôle institutionnel et vigilance citoyenne

À travers l’appel au signalement via le 1820, les autorités misent sur une implication directe des citoyens pour limiter les dépassements sur les plages tunisiennes.

Mais la multiplication des infractions enregistrées chaque été pose une nouvelle fois la question de l’efficacité du contrôle du domaine public maritime et de la capacité des structures concernées à préserver durablement un littoral soumis à une forte pression touristique.

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Entretien des façades : La municipalité de Tunis adresse un dernier avertissement ?

La municipalité de Tunis a appelé les habitants, les propriétaires d’immeubles et les commerçants relevant de son périmètre territorial à veiller à l’entretien des façades des bâtiments résidentiels et commerciaux, dans le cadre de ses efforts pour préserver la propreté et l’esthétique de la capitale.

Dans un communiqué publié récemment, la municipalité a rappelé qu’il incombe aux occupants des immeubles et aux propriétaires de locaux commerciaux de procéder aux travaux nécessaires de maintenance, notamment la réparation, la peinture et le blanchiment des façades.

Un avertissement préalable

L’institution municipale a précisé que ce communiqué constitue un rappel à l’ordre et un avertissement préalable. En cas de non-respect de ces obligations, des mesures réglementaires seront prises à l’encontre des contrevenants.

Lire aussi : Tunis serre la vis sur l’hygiène : Saisies, fermetures et sanctions contre les contrevenants

Cette annonce intervient alors que la municipalité de Tunis multiplie depuis plusieurs années les appels à l’amélioration de l’aspect urbain de la capitale. À plusieurs reprises, elle a insisté sur la nécessité pour les propriétaires et les commerçants de contribuer à la préservation de l’image de la ville, notamment à travers l’entretien des devantures commerciales, le traitement des façades dégradées et la lutte contre les atteintes au paysage urbain.

Un enjeu important pour Tunis

La question de l’état des bâtiments et des façades reste un enjeu important pour Tunis, confrontée à la dégradation de plusieurs zones urbaines, notamment dans les quartiers anciens et les grandes artères commerciales. La municipalité estime que l’amélioration du cadre de vie passe également par une implication accrue des citoyens et des acteurs économiques.

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Allocation touristique de 750 euros : Alger change les règles, la Tunisie au cœur des enjeux

Les autorités algériennes ont décidé de renforcer les conditions d’accès à l’allocation touristique de 750 euros, quelques mois seulement après son entrée en vigueur. L’objectif affiché est de mettre fin aux détournements du dispositif, devenu une source de profits pour certains réseaux exploitant l’écart entre le taux de change officiel et celui du marché parallèle.

La Banque d’Algérie a ainsi introduit une série de nouvelles exigences. Désormais, le bénéficiaire – ou un membre de sa famille proche – doit effectuer personnellement les démarches, excluant les agences de voyages de la procédure. Les demandeurs doivent également présenter leur passeport original, disposer d’un compte bancaire dans l’établissement où la demande est déposée, régler la contre-valeur en dinars par un moyen de paiement bancaire et fournir un justificatif de revenus.

Ces mesures font suite aux révélations des autorités algériennes sur l’ampleur des abus constatés. Selon le gouvernement, de nombreux bénéficiaires obtenaient les 750 euros au taux officiel avant de les revendre sur le marché parallèle, où l’euro s’échange à un niveau nettement supérieur. Ce mécanisme permettait de réaliser d’importants bénéfices sans effectuer réellement un voyage touristique.

Le montant de l’allocation, en revanche, reste inchangé : 750 euros par adulte âgé de 19 ans et plus, et 300 euros pour les enfants de 12 à moins de 19 ans, dans la limite de deux enfants par famille, pour un séjour d’au moins sept jours.

La Tunisie également concernée

Cette évolution intéresse directement la Tunisie, qui demeure l’une des principales destinations des voyageurs algériens, particulièrement durant la saison estivale. Chaque année, des centaines de milliers de touristes algériens franchissent la frontière pour séjourner dans les villes côtières tunisiennes, contribuant de manière significative aux recettes du secteur touristique.

Lire aussi : 750 euros par touriste algérien : La Tunisie se frotte les mains !

La question des devises est également suivie de près par les autorités tunisiennes. Une partie des euros obtenus dans le cadre de l’allocation touristique est traditionnellement dépensée en Tunisie, tandis que les autorités algériennes cherchent désormais à s’assurer que ces montants servent effectivement au financement des voyages et non à alimenter le marché parallèle des changes.

Cette réforme pourrait ainsi avoir des répercussions sur les flux financiers liés au tourisme entre les deux pays, même si Alger affirme ne pas remettre en cause le principe de l’allocation touristique, mais uniquement son encadrement afin de limiter les fraudes.

Fini la fraude ?

En effet, cette réforme revêt également un intérêt particulier pour la Tunisie. Ces dernières années, les autorités algériennes ont à plusieurs reprises affirmé que la Tunisie figurait parmi les principaux circuits utilisés pour le détournement de l’allocation touristique. Selon Alger, certains bénéficiaires franchissaient la frontière avec les devises obtenues au taux officiel avant de les revendre ou de les écouler sur des marchés parallèles, profitant de l’importante différence entre le taux de change officiel et celui du marché informel.

Les autorités algériennes estiment que ces pratiques ont contribué à alimenter un trafic transfrontalier de devises, impliquant notamment des réseaux opérant entre l’Algérie et la Tunisie.

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Affaire Chokri Belaïd : La Cour d’appel alourdit les peines de Béchir Akremi, Habib Ellouze et Hassan Ben Brik

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès de la Cour d’appel de Tunis a décidé d’alourdir les peines de prison prononcées contre l’ancien procureur de la République démis Béchir Akremi, le dirigeant d’Ennahdha Habib Ellouze et le membre de l’organisation interdite Ansar al-Charia Hassan Ben Brik, dans le cadre de deux dossiers distincts liés aux irrégularités ayant entaché l’enquête sur l’assassinat de Chokri Belaïd.

Selon la décision rendue en appel, la peine globale infligée à Béchir Akremi a été portée à 29 ans de prison, contre 23 ans en première instance. Il était poursuivi notamment pour avoir délibérément omis d’exécuter un mandat d’arrestation afin de favoriser un suspect, pour dissimulation de la vérité en exploitant les prérogatives de sa fonction judiciaire et pour falsification.

De 13 à 17 ans de prison

La Cour d’appel a également aggravé les peines prononcées contre Habib Ellouze et Hassan Ben Brik, qui passent de 13 à 17 ans de prison chacun. Les deux hommes ont été reconnus coupables d’avoir mis des compétences et des moyens au service de personnes liées à des crimes terroristes, ainsi que d’avoir divulgué des informations au profit de personnes impliquées dans des actes terroristes dans le but de faciliter ces crimes, d’en tirer avantage et de permettre à leurs auteurs d’échapper aux poursuites.

Lire aussi : Affaire Chokri Belaïd : 23 ans de prison pour Béchir Akremi, 13 ans pour Habib Ellouze

En plus des peines d’emprisonnement, la juridiction a confirmé la mesure complémentaire de mise sous contrôle administratif des trois condamnés à l’issue de leur détention.

Prolongement des procédures judiciaires

Ces décisions interviennent dans le prolongement des procédures judiciaires ouvertes autour des dysfonctionnements présumés ayant marqué le traitement judiciaire de l’affaire de l’assassinat de l’opposant tunisien Chokri Belaïd.

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Sécurité : Tunis et Paris renforcent leur coordination

Le ministre tunisien de l’Intérieur, Khaled Nouri, a eu lundi un entretien téléphonique avec son homologue français Laurent Nuñez, à l’initiative de ce dernier, selon un communiqué publié par le ministère de l’Intérieur.

Les deux responsables ont abordé plusieurs questions relevant des compétences des ministères de l’Intérieur des deux pays, en particulier celles liées à la sécurité commune et à la lutte contre les formes de criminalité transfrontalière.

Lutte contre le trafic de drogue

La lutte contre le trafic de drogue a également figuré parmi les principaux sujets évoqués lors de cet échange, dans un contexte marqué par le renforcement de la coopération internationale face aux réseaux criminels organisés.

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D’après le ministère tunisien de l’Intérieur, cette conversation a permis d’examiner les moyens de consolider les relations entre la Tunisie et la France dans les domaines sécuritaires, afin de mieux répondre aux défis communs.

Coopération sécuritaire entre les deux pays

Cette nouvelle prise de contact s’inscrit dans le cadre de la coopération sécuritaire entre les deux pays, qui porte notamment sur l’échange d’expertises et la coordination face aux menaces transnationales.

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Tunis serre la vis sur l’hygiène : Saisies, fermetures et sanctions contre les contrevenants

La municipalité de Tunis a annoncé un durcissement des contrôles sanitaires visant les commerces ouverts au public. Dans un communiqué publié ce lundi, la chargée de la gestion de la municipalité de Tunis, Samah Daldoul, a affirmé que la loi sera appliquée « avec fermeté » à l’encontre des établissements ne respectant pas les normes d’hygiène et de salubrité.

Selon la municipalité, les infractions pourront entraîner la saisie et la destruction des marchandises impropres à la consommation, la fermeture immédiate des établissements concernés ainsi que des amendes administratives pouvant atteindre 1 000 dinars.

Instructions aux agents assermentés

Dans ce cadre, Samah Daldoul a indiqué avoir donné des instructions aux agents assermentés et aux techniciens supérieurs de la direction de l’hygiène municipale afin de renforcer les opérations de contrôle. Ces inspections porteront notamment sur le respect des règles d’hygiène et de propreté, mais également sur la qualité des denrées alimentaires, leur conservation et leur aptitude à la consommation.

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La responsable municipale a rappelé que ces mesures s’appuient sur les dispositions de la loi n°30 du 5 avril 2016, modifiant et complétant la loi n°59 du 14 août 2006 relative aux infractions aux règles d’hygiène dans les zones relevant des collectivités locales. Ce cadre juridique autorise la municipalité à prendre des mesures administratives immédiates en cas de non-respect des prescriptions sanitaires et environnementales.

Soutenir les efforts des services municipaux.

Enfin, la municipalité de Tunis a appelé l’ensemble des administrations et organismes concernés par le contrôle des établissements ouverts au public à soutenir les efforts des services municipaux. Elle invite ces structures à coordonner leurs actions afin d’organiser des campagnes de contrôle sur l’ensemble du territoire relevant de la municipalité de Tunis.

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