Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Minnesota : L’opération migratoire qui a fauché une Américaine et ravivé le spectre des abus fédéraux

Déployée pour traquer des migrants en situation irrégulière, l’opération fédérale menée lundi à Minneapolis n’aurait jamais dû croiser la route de Renee Nicole Good. Pourtant, c’est bien cette citoyenne américaine de 37 ans, mère et artiste, qui a été abattue par un agent de l’immigration. Une morte qui interroge sur l’utilité, la méthode et même la légitimité d’une intervention devenue symbole.

Au lendemain du tir mortel, le récit officiel peine à convaincre. L’agence ICE assure que la victime a tenté de foncer sur ses agents, justifiant des tirs « en légitime défense ». Mais les images circulant en ligne montrent un autre tableau : une voiture avançant lentement, encerclée par des silhouettes armées, avant que les projectiles ne la transpercent.

Dans cette friction entre deux réalités – celle de l’État fédéral et celle du terrain – s’engouffre une colère familière.

Un mandat, un message, un cadavre

L’opération de Minneapolis s’inscrit dans la stratégie actuelle de Washington : multiplier les raids, frapper fort et afficher une réponse “zéro tolérance” à la migration irrégulière.

Mais la mort d’une femme non armée, qui n’avait aucun lien avec les personnes recherchées, casse la narration triomphale. La tragédie suscite un constat glaçant : dans les spectacles de force destinés à rassurer les Américains, ce sont parfois des Américains eux-mêmes qui tombent.

Pour les autorités démocrates du Minnesota, ce dérapage n’est pas un accident isolé, mais la conséquence logique d’un pouvoir fédéral qui s’affranchit des garde-fous locaux. « Mensonges » et « propagande » ont même été évoqués par plusieurs élus face aux premières explications du gouvernement.

La ville qui refuse d’oublier George Floyd

Minneapolis n’est pas un décor neutre. Depuis George Floyd, chaque intervention armée des forces publiques est passée au crible. Le tir de lundi réactive une mémoire douloureuse : celle d’une ville où la vie civile, surtout lorsqu’elle affronte un uniforme, peut basculer en un instant.

Les premières veillées ont rassemblé militants pro-immigration, défenseurs des libertés civiles et simples habitants scandalisés. Tous posent la même question : comment une opération censée faire respecter la loi finit-elle par violer la frontière la plus sacrée – celle qui sépare la force légitime de la brutalité inutile ?

Une enquête, des doutes, et une bataille politique déjà engagée

Une investigation a été ouverte. Mais l’intervention ayant été menée par une agence fédérale, c’est encore l’État fédéral qui tire les premiers fils.
Dans un pays où l’impunité policière reste un spectre bien vivant, beaucoup doutent déjà que la procédure débouche sur autre chose qu’un rapport administratif soigneusement rédigé.

Pendant ce temps, la Maison-Blanche se pose en défenseur des agents « confrontés au danger », tandis que le Gouverneur du Minnesota,
Tim Walz et maire de Minneapolis, Jacob Frey, exigent une restitution de vérité et une redéfinition des rapports de force avec Washington.

Her name was —
RENEE NICOLE GOOD! SAY HER NAME!!!! — She really was a GOOD person. #Rip #Minneapolis #Minnesota #ICE #DefundICE pic.twitter.com/TTWWzKsafG

— Mannwell D. Glenn ♏ (@theclassixjawn) January 7, 2026

Lire aussi:

L’article Minnesota : L’opération migratoire qui a fauché une Américaine et ravivé le spectre des abus fédéraux est apparu en premier sur webdo.

Transport, logistique et numérique : Tunis et Washington enclenchent un partenariat de nouvelle génération

La Tunisie et les États-Unis entendent donner une nouvelle impulsion à leur partenariat dans le secteur du transport. Lors d’une rencontre à Tunis, les deux parties ont affiché une convergence de vues autour de projets structurants, allant de l’aviation civile au ferroviaire, en passant par la numérisation et la sécurité, avec l’ambition de soutenir la croissance et les échanges bilatéraux.

Le ministre du Transport, Rachid Amri, a reçu, mercredi 24 décembre, l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, pour examiner les perspectives de renforcement de la coopération bilatérale dans le secteur du transport. Les discussions ont porté sur les axes stratégiques de partenariat et sur les moyens de traduire la volonté politique des deux pays en projets concrets. Le transport a été présenté comme un levier central du développement économique et de l’intégration internationale.

Priorités : aviation, ports, ferroviaire et numérique

Les deux responsables ont salué la qualité des relations tuniso-américaines dans le domaine du transport, réaffirmant leur détermination à les hisser à un palier supérieur. Cette dynamique s’inscrit, selon les deux parties, dans la continuité de la volonté politique affichée par les dirigeants des deux pays et dans une logique de coopération durable au service d’intérêts partagés.

Rachid Amri a souligné le rôle structurant du secteur du transport dans le renforcement des relations bilatérales. Il a mis l’accent sur l’importance de la liaison aérienne entre la Tunisie et les États-Unis, ainsi que sur la coopération dans la mise en œuvre de projets nationaux prioritaires.

L’aviation civile, le transport maritime, les ports et le réseau ferroviaire figurent parmi les domaines jugés clés pour accompagner la modernisation des infrastructures.

Le ministre a également insisté sur la numérisation, la mise en place de systèmes de transport intelligents et la valorisation des expertises et compétences disponibles des deux côtés.

Modernisation, sécurité et croissance économique

De son côté, l’ambassadeur américain a réaffirmé la priorité accordée par Washington au développement de la coopération bilatérale et à l’échange d’expertises. L’objectif affiché est de moderniser le système multimodal de transport, tout en renforçant les standards de sûreté et de sécurité.

Bill Bazzi a rappelé le rôle déterminant du transport dans le soutien de la croissance économique, la dynamisation des échanges commerciaux et le développement du tourisme entre les deux pays.

À l’issue de la rencontre, les deux parties ont convenu de poursuivre les concertations entre experts et spécialistes tunisiens et américains. Cette démarche vise l’élaboration de programmes concrets de coopération et de partenariat, ainsi que la promotion de l’investissement dans les secteurs du transport et de la logistique, dans une optique de bénéfices mutuels pour les deux peuples.

Un partenariat sectoriel qui s’inscrit dans une dynamique plus large

Cette volonté de renforcer la coopération tuniso-américaine dans le transport s’inscrit dans un mouvement plus global de diversification des partenariats internationaux de la Tunisie. Quelques jours auparavant, une rencontre similaire avait réuni le ministre tunisien de la Santé et l’ambassadeur des États-Unis à Tunis, mettant en lumière l’élargissement de la coopération bilatérale au domaine sanitaire.

Les échanges avaient alors porté sur des axes stratégiques tels que la numérisation des systèmes de santé, l’intelligence artificielle, la formation des ressources humaines, la recherche scientifique et la surveillance épidémiologique selon l’approche One Health.

Lire aussi :

L’article Transport, logistique et numérique : Tunis et Washington enclenchent un partenariat de nouvelle génération est apparu en premier sur webdo.

Santé : Comment la Tunisie diversifie ses partenariats internationaux

La rencontre tenue le 22 décembre 2025 entre le ministre tunisien de la Santé et l’ambassadeur des États-Unis à Tunis s’inscrit dans une dynamique plus large de recomposition des coopérations sanitaires internationales de la Tunisie. Les échanges ont porté sur des axes désormais centraux dans les politiques de santé contemporaines : numérisation des systèmes, intelligence artificielle, formation des ressources humaines, recherche scientifique, surveillance épidémiologique selon l’approche One Health, ainsi que l’investissement dans le secteur médical.

Ces partenariats récents ne résument toutefois pas l’ensemble de la coopération sanitaire internationale de la Tunisie, qui s’est historiquement appuyée sur d’autres pays et institutions. Ils traduisent en revanche une nouvelle phase, marquée par des projets plus structurants, technologiquement avancés et inscrits dans des logiques de long terme.

États-Unis : santé numérique, formation et équipements

La coopération sanitaire tuniso-américaine ne constitue pas un fait nouveau. Ces dernières années, elle s’est matérialisée par des programmes de formation médicale, des dons d’équipements spécialisés et un appui à des structures universitaires et hospitalières. En 2025, l’ambassade des États-Unis a notamment soutenu le Centre de recherche et de simulation médicale de Sfax à travers une dotation d’équipements destinés à la formation pratique des professionnels de santé.

Les discussions actuelles marquent une évolution vers des projets à plus forte intensité technologique, axés sur la numérisation du système de santé, l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la surveillance épidémiologique et l’optimisation des parcours de soins. Cette orientation élargit le champ du partenariat tuniso-américain, traditionnellement associé à d’autres secteurs, et souligne une diversification progressive des priorités de coopération.

Corée du Sud : première néphrectomie assistée par robot en Tunisie

La coopération avec la Corée du Sud s’inscrit dans un registre plus ciblé, centré sur la technologie médicale avancée. Le 16 décembre 2025, une équipe de l’hôpital universitaire Charles-Nicolle de Tunis a réalisé la première néphrectomie assistée par robot jamais pratiquée en Tunisie, marquant une étape symbolique dans l’introduction de la chirurgie robotique dans le pays.

Cette intervention, réalisée avec l’appui d’experts sud-coréens, s’inscrit dans un programme plus large de transfert de compétences, incluant la formation de chirurgiens tunisiens, l’accompagnement technique et le développement de la chirurgie mini-invasive. Elle positionne la coopération tuniso-coréenne dans une logique d’expertise et de montée en gamme technologique plutôt que dans des investissements infrastructurels lourds.

Arabie saoudite : l’hôpital universitaire Roi Salman à Kairouan

Parallèlement, l’Arabie saoudite est engagée dans l’un des projets hospitaliers les plus structurants du centre du pays : le Centre hospitalier universitaire Roi Salman Ben Abdelaziz à Kairouan. Financé en grande partie par le Fonds saoudien pour le développement, ce projet prévoit la construction d’un hôpital universitaire de grande capacité destiné à renforcer l’offre de soins spécialisés et la formation médicale dans la région.

Avec un impact territorial marqué, ce projet s’inscrit dans une logique d’infrastructure lourde et constitue l’un des principaux investissements étrangers dans le secteur public de la santé en Tunisie.

Chine : projets hospitaliers intégrés et coopération médicale

La Chine demeure également un acteur actif dans le paysage sanitaire tunisien. La coopération tuniso-chinoise couvre plusieurs domaines, allant de l’appui hospitalier à la formation, en passant par des projets de pôles médicaux intégrés, notamment à Kairouan. Ces initiatives visent à combiner soins, enseignement médical et recherche, dans une approche de long terme fondée sur des partenariats institutionnels et des infrastructures structurantes.

Les partenariats sanitaires engagés par la Tunisie dessinent une coopération internationale de plus en plus différenciée : les États-Unis accompagnent la modernisation des systèmes, la formation et le numérique, la Corée du Sud intervient sur des technologies médicales de pointe comme la chirurgie robotique, tandis que l’Arabie saoudite et la Chine se positionnent sur des investissements structurels lourds. La rencontre tuniso-américaine de décembre 2025 s’inscrit ainsi dans une dynamique déjà engagée, marquée par la superposition et la complémentarité des coopérations étrangères dans le secteur de la santé.

Lire aussi:


L’article Santé : Comment la Tunisie diversifie ses partenariats internationaux est apparu en premier sur webdo.

Migration : Berlin cite la Tunisie parmi les pays potentiels pour des centres de retour

Le gouvernement allemand envisage la création de « centres de retour » hors de l’Union européenne pour y transférer certains migrants en situation irrégulière, selon une information du quotidien allemand Bild. Parmi les pays évoqués figure la Tunisie, aux côtés de l’Ouganda, mais aucun accord n’a été conclu et Tunis n’a pas été officiellement sollicitée. Selon le journal, d’autres pistes sont également étudiées, dont la région du Kurdistan irakien, considérée par Berlin comme relativement stable et susceptible d’accueillir des structures similaires.

Selon Bild, Berlin cherche à externaliser une partie du traitement des migrants déboutés ou non expulsables et a identifié plusieurs États potentiels pour accueillir des centres de transit. La Tunisie apparaît dans cette liste préliminaire, dans un projet encore en phase exploratoire.

Le journal précise que ce dispositif ne viserait pas spécifiquement des Tunisiens et qu’il ne s’agit pas d’un mécanisme de renvoi automatique de migrants non tunisiens vers la Tunisie. À ce stade, aucune base juridique ni coopération bilatérale ne permettent de tels transferts.

Pas de consultation de Tunis

Aucune réaction officielle tunisienne n’a été publiée concernant les informations rapportées par Bild. Selon les données disponibles, Tunis n’a pas été associée aux discussions évoquées par la presse allemande.

Depuis 2023, le président Kaïs Saïed a à plusieurs reprises affirmé que la Tunisie « n’acceptera jamais d’être un pays de réinstallation » et refuse d’accueillir des migrants dont les États européens cherchent à externaliser la prise en charge.

Le 6 décembre 2025 à Genève, Mohamed Ali Nafti, ministre tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, a réaffirmé cette position lors d’une table ronde de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), déclarant que la Tunisie refuse d’être un pays de transit ou d’installation pour les migrants irréguliers.

Tunisiens expulsés d’Allemagne : ce qui existe déjà

Les expulsions de ressortissants tunisiens depuis l’Allemagne ne sont pas nouvelles et s’inscrivent dans un cadre distinct des projets évoqués par Bild.

Entre 2018 et 2025, environ 1780 Tunisiens ont été renvoyés vers leur pays d’origine lors de vols de retour organisés, selon des données compilées par plusieurs ONG spécialisées. L’an dernier, près de 300 Tunisiens ont fait l’objet d’une expulsion après le rejet de leur demande d’asile ou la perte de leur statut légal. Ces retours forcés, effectués au cas par cas, relèvent des procédures bilatérales classiques entre Tunis et Berlin et ne sont pas liés au concept de « centres de retour » actuellement à l’étude par l’Allemagne.

Un projet européen encore incertain

L’idée de centres de retour fait suite à l’approbation par les ministres de l’Intérieur de l’UE d’une position commune sur les pays sûrs et le futur règlement relatif au rapatriement. Les négociations doivent maintenant s’ouvrir avec le Parlement européen.

Le projet reste néanmoins lointain : plusieurs questions juridiques, financières et diplomatiques demeurent sans réponse, et aucun État tiers n’a pour l’instant accepté d’héberger de telles structures.

Au niveau européen, la faisabilité de ces centres reste incertaine. Plusieurs groupes du Parlement estiment que l’externalisation des procédures d’asile pourrait contrevenir aux règles européennes et au droit international, tandis qu’aucun dispositif similaire n’a jamais été mis en œuvre malgré plusieurs tentatives de l’UE ces dernières années.

Lire aussi

L’article Migration : Berlin cite la Tunisie parmi les pays potentiels pour des centres de retour est apparu en premier sur webdo.

Bill Gates et Ons Jabeur discutent jeunesse et opportunités

La Fondation Ons Jabeur a indiqué dimanche qu’un échange « significatif » avait eu lieu entre la joueuse tunisienne et Bill Gates lors d’un rassemblement « Goalkeepers » organisé à Abou Dhabi par la Fondation Bill & Melinda Gates, sans qu’un partenariat formel ne soit annoncé à ce stade.

Un échange rendu public

Dans un message publié sur Instagram, la Fondation Ons Jabeur a diffusé une photo montrant la joueuse et Bill Gates en discussion, entourés de plusieurs participantes.
La légende précise que les deux fondations ont évoqué « la manière dont elles peuvent travailler ensemble pour créer de meilleures opportunités pour la prochaine génération ».

Ce message constitue la seule communication officielle à ce stade. La Fondation Gates n’a, de son côté, publié aucun communiqué confirmant une collaboration.

Le rassemblement « Goalkeepers » réunit chaque année responsables politiques, philanthropes et organisations engagées dans les Objectifs de développement durable (ODD). La Bill & Melinda Gates Foundation y met en avant des initiatives liées à l’éducation, la santé et la réduction des inégalités.

La présence d’Ons Jabeur s’inscrit dans le cadre des activités de sa fondation, lancée pour soutenir l’éducation et l’accès au sport chez les jeunes, en particulier dans les régions défavorisées.

Perspectives évoquées

Selon le message publié, l’échange a porté sur des pistes de coopération potentielles, sans détail sur un éventuel calendrier ou sur des projets précis.

Les deux fondations travaillent sur des thématiques proches, notamment l’éducation, l’égalité des chances et l’autonomisation des jeunes. Aucun engagement financier ou opérationnel n’a été annoncé.

À ce stade, seule la Fondation Ons Jabeur a communiqué publiquement sur cette rencontre. Elle qualifie l’échange de « meaningful » (significatif), mais ne mentionne pas de partenariat conclu ou en préparation avancée.

L’éventualité d’une coopération entre les deux structures reste donc ouverte, sans confirmation officielle de la part de la Fondation Gates.

Lire aussi :

L’article Bill Gates et Ons Jabeur discutent jeunesse et opportunités est apparu en premier sur webdo.

Musique : La grande tournée tunisienne de Hassen Doss

Le ténor tunisien et arabe Hassen Doss est actuellement en tournée hivernale à travers la Tunisie.

Après des concerts à Matmata, Djerba et Monastir, il se produira le 29 novembre au Centre culturel Sainte-Croix à Tunis.

La tournée de Hassen Doss se poursuivra en décembre à Bizerte, Sfax et Sousse avant de s’achever au Théâtre municipal de Tunis, le 31 décembre pour un dernier récital qui promet d’être mémorable.

Lire aussi:

L’article Musique : La grande tournée tunisienne de Hassen Doss est apparu en premier sur webdo.

45 ingénieurs tunisiens licenciés : le cas STRATIS Worldwide soulève des questions éthiques

Le 22 septembre 2025, 45 ingénieurs tunisiens ont été licenciés par e-mail, sans préavis ni versement des salaires en retard. STRATIS Worldwide, filiale française installée à Sfax, reste injoignable, tandis que les victimes dénoncent un traitement brutal et soulèvent des questions sur l’éthique des pratiques en entreprise.

Le 22 septembre 2025 restera une date noire pour 45 ingénieurs tunisiens de Sfax. Ces professionnels ont appris, par un simple e-mail, que leur employeur, STRATIS Worldwide, filiale française récemment implantée dans la ville, mettait fin à leurs contrats. Aucun préavis, aucun versement des salaires impayés depuis août, et aucune explication accompagnant cette décision brutale.

Les victimes ont relayé leur désarroi sur les réseaux sociaux sous le hashtag #صرخة_من_صفاقس : “45 rêves se sont effondrés en une nuit… Nous avons donné notre temps, notre santé et notre engagement, et ce que nous avons récolté fut un abandon total.” Selon elles, leurs compétences ont été exploitées comme des « mains d’œuvre bon marché » et leurs droits fondamentaux bafoués.

Amin Khcharem, l’un des ingénieurs licenciés, est intervenu sur les ondes de Diwan FM pour détailler la situation : “Le lendemain du licenciement, l’entreprise a été fermée. Nos salaires n’ont pas été versés. Lors de la confrontation avec l’avocat de STRATIS et le bureau d’emploi de Sfax, l’avocat a déclaré qu’ils ne pouvaient rien faire contre STRATIS.” Ces propos renforcent le sentiment d’impunité et d’abandon auquel les salariés ont été confrontés.

À ce jour, STRATIS Worldwide reste injoignable, ce qui accentue les interrogations sur la responsabilité de la filiale française. L’affaire a été reprise par Diwan FM, donnant la parole aux victimes et exposant l’impact sur leurs familles.

Cette situation illustre un paradoxe pour la Tunisie : le pays cherche à attirer l’investissement étranger et à développer le secteur technologique, mais ses professionnels restent parfois vulnérables face à des pratiques jugées abusives. Elle soulève également la question de la responsabilité sociale des entreprises étrangères et de la protection juridique des salariés locaux.

Les ingénieurs appellent désormais à la mobilisation des médias, des organisations de défense des droits et des autorités tunisiennes pour obtenir justice et garantir le respect de leurs droits.

L’article 45 ingénieurs tunisiens licenciés : le cas STRATIS Worldwide soulève des questions éthiques est apparu en premier sur webdo.

❌