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École numérique : La Tunisie lance la mobilisation pour sa future plateforme éducative

Le ministère tunisien de l’Éducation accélère sa transition numérique. Il a annoncé le lancement d’une initiative nationale destinée à enrichir le contenu de sa future plateforme numérique éducative, dont le déploiement est prévu prochainement. À travers cet appel, les autorités souhaitent mobiliser les compétences pédagogiques tunisiennes afin de créer une bibliothèque numérique moderne, interactive et accessible aux enseignants comme aux élèves.

Le ministère appelle les enseignants à contribuer

Dans un communiqué publié vendredi, le ministère de l’Éducation a invité les différents acteurs du secteur éducatif à participer activement à la conception du contenu de cette future plateforme.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un projet national visant à numériser les outils pédagogiques et à moderniser les méthodes d’enseignement dans les établissements scolaires tunisiens.

L’appel concerne principalement les inspecteurs, les assistants pédagogiques ainsi que les enseignants du cycle primaire ayant développé des contenus numériques innovants ou des supports pédagogiques modernes.

Vers un contenu éducatif tunisien et interactif

À travers ce projet, le ministère ambitionne de centraliser les meilleures productions éducatives tunisiennes afin d’en généraliser l’utilisation à l’échelle nationale.

L’objectif affiché est de mettre à disposition des élèves et des enseignants un contenu numérique interactif, adapté au système éducatif tunisien et facilement accessible.

Les autorités espèrent également renforcer la qualité des outils pédagogiques tout en accélérant l’intégration du numérique dans les pratiques éducatives quotidiennes.

Une plateforme au cœur de la transition numérique

La Direction générale des programmes et de la formation continue (DGPFC) a précisé que les enseignants et professionnels intéressés peuvent transmettre leurs contributions via le lien électronique dédié au projet ou à travers l’adresse mail officielle mise à disposition par le ministère.

Avec cette nouvelle plateforme, le ministère de l’Éducation cherche à franchir une nouvelle étape dans la transformation numérique de l’école tunisienne, alors que les enjeux liés à l’enseignement digital prennent une place de plus en plus importante dans les politiques éducatives.

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Humeur : Le blues des connectés face aux flux impétueux

Quelques mots entre humeur du moment et état d’âme. Je suis assis avec dans les parages immédiats, un canari qui module ses trilles et une grosse mouche qui bourdonne autour de moi.
Devant moi, une feuille pour écrire et un calendrier. Et entre mes mains, un téléphone mobile et un smartphone.

La sarabande des appels

Le téléphone vient de sonner pour une conversation de trois minutes durant laquelle deux appels entrants ont été enregistrés. À peine, je raccroche et me voici qui décroche pour deux appels au cours desquels d’autres bip viennent s’immiscer comme dans une spirale.
Entre temps, sur le smartphone, ça sautille dans tous les sens avec des interactions sur Facebook, Messenger, Whatsapp, Skype et consorts. Je jongle entre des pages professionnelles et mon propre profil et la course continue toute la sainte journée.

Ces puces qui sautillant dans tous les sens

Cerise sur le gâteau, on me demande parfois de rejoindre une réunion zoom y compris en me demandant d’adopter d’autres applications comme Meet ou Teams. Ceci dit, comme un télex muet, mon mail ne cesse pas de crépiter in petto et ajoute une couche supplémentaire à ce blitz quotidien.
N’ayant d’autre choix que d’être branché, je commence à ressentir le poids extrêmement déroutant de mon univers virtuel. Au point où j’en regrette parfois le temps où je n’avais même pas le téléphone à la maison ni d’ailleurs un téléviseur.

Digne des travaux d’Hercule

Si j’écris ces quelques lignes, c’est un peu pour exprimer un ras-le-bol et demander à mes amis si eux aussi, subissent ce pilonnage perpétuel qui empêche de se concentrer sur quoi que ce soit. Il faudrait vraiment un Hercule pour maîtriser ce flux impétueux !

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Enfance et numérique : La France et la Tunisie unissent leurs efforts face aux risques en ligne

La protection des enfants face aux risques du numérique s’impose comme un nouveau pilier de la coopération franco-tunisienne. La Haute-commissaire à l’Enfance de la République française, Sarah El Haïry, effectuera un déplacement à Tunis les 14 et 15 avril 2026, dans un contexte d’intensification des usages numériques chez les jeunes et de multiplication des enjeux liés aux réseaux sociaux.

Ce déplacement s’inscrit dans une dynamique visant à faire de la protection de l’enfance un axe structurant du partenariat entre la France et la Tunisie. Les échanges porteront notamment sur la prévention des risques en ligne, la lutte contre les contenus dangereux et l’accompagnement des familles face à la transformation rapide des usages numériques.

Écoles, startups et santé mentale au cœur du programme

La Haute-commissaire rencontrera plusieurs membres du gouvernement tunisien, notamment les ministères des Technologies de la communication, de l’Éducation et de la Famille, afin d’approfondir la coopération sur les politiques publiques dédiées à la protection des mineurs dans l’espace numérique.

Au-delà des rencontres institutionnelles, le programme prévoit plusieurs séquences de terrain. Sarah El Haïry échangera avec des élèves de l’école Robert Desnos autour de l’impact des réseaux sociaux sur leur quotidien et leurs comportements en ligne.

Elle participera également à une table ronde réunissant acteurs du numérique éducatif et startups tunisiennes, illustrant la volonté de connecter innovation technologique et protection des enfants. Une visite est aussi prévue au sein de l’association « Health and Psychology », engagée dans la prise en charge de la santé mentale des enfants et adolescents.

Un enjeu devenu central dans les politiques publiques

Ce déplacement intervient dans un contexte où l’exposition des mineurs aux écrans, aux plateformes sociales et aux contenus non adaptés devient une préoccupation majeure des politiques publiques des deux rives de la Méditerranée. Les autorités cherchent désormais à concilier innovation numérique, éducation et protection des droits fondamentaux de l’enfant.

À travers cette visite, Paris et Tunis entendent poser les bases d’une coopération plus structurée, intégrant à la fois les enjeux éducatifs, technologiques et sanitaires liés à la génération connectée.

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Education : Lancement de la plateforme de soutien scolaire

Le ministre de l’Éducation, Noureddine Nouri, a annoncé ce mardi le lancement d’une plateforme numérique dédiée au soutien scolaire en Tunisie. Accessible aux élèves du primaire, du collège et du secondaire, cet outil propose des cours gratuits assurés par des enseignants bénévoles. L’initiative s’inscrit dans une stratégie de digitalisation de l’enseignement et de renforcement de l’égalité des chances. Le lancement a eu lieu au Centre national des technologies en éducation à Tunis.

Un accès élargi au soutien scolaire

La plateforme, accessible en ligne via edusoutien.education.tn, permet aux élèves de suivre des cours à distance, à tout moment et depuis n’importe quel lieu. Elle propose un large éventail de contenus pédagogiques adaptés aux programmes officiels, incluant des cours filmés, des séances interactives en direct et des exercices pratiques.

L’objectif affiché est de démocratiser l’accès au soutien scolaire, en le rendant disponible gratuitement pour tous les élèves, indépendamment de leur situation géographique ou sociale.

Le contenu mis à disposition est encadré et supervisé par des inspecteurs pédagogiques, chargés de garantir sa conformité avec les programmes scolaires. Les enseignants participants, mobilisés sur une base volontaire, constituent le socle de cette initiative.

Le ministère mise également sur un programme de formation dédié aux enseignants afin d’encourager l’usage de la plateforme et d’en assurer une diffusion efficace dans les établissements scolaires.

Un levier pour améliorer les performances scolaires

Au-delà de l’outil technologique, le projet vise à renforcer les acquis des élèves et à améliorer leurs résultats scolaires. Il ambitionne également de consolider le lien entre l’élève, l’école et la famille, en offrant aux parents un support supplémentaire pour accompagner leurs enfants.

Cette plateforme s’inscrit ainsi dans une dynamique plus large de modernisation du système éducatif, où le numérique devient un levier central pour améliorer les indicateurs de performance et adapter les pratiques pédagogiques aux nouvelles réalités.

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Kais Saïed lance le chantier du premier hôpital numérique

Le président de la République, Kais Saïed, a reçu jeudi au Palais de Carthage le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, pour faire le point sur l’avancement des projets hospitaliers et le lancement du premier hôpital numérique de Tunisie. Cette rencontre intervient alors que le chef de l’État appelle à accélérer la concrétisation des chantiers médicaux dans plusieurs régions du pays.

Modernisation du système de santé

Le projet d’« hôpital numérique » a été présenté comme une première nationale, destinée à transformer le système sanitaire grâce aux technologies modernes.

Ce dispositif permettra d’envoyer les examens médicaux à distance pour établir des diagnostics et prescriptions sans déplacement, notamment au profit des habitants des zones rurales et enclavées.

Selon le communiqué de la présidence, ce modèle s’inscrit dans la volonté de bâtir une médecine connectée et accessible à tous. Le président Saïed a insisté sur le fait que « le droit à la santé est un droit humain naturel » devant être garanti de manière égale à tous les citoyens.

Des chantiers à achever dans tout le pays

Kais Saïed a exhorté le ministère à hâter la finalisation des nouveaux établissements hospitaliers dans plusieurs villes, parmi lesquelles Kairouan, Sbeitla, El Jem, Ghar Dimaou, Jemla, Makthar, Haffouz, Dahmani et Tala.

Ces projets, a-t-il rappelé, doivent être protégés contre « les cartels » et les intérêts privés qui cherchent à en retarder l’exécution.

Vers une réforme du cadre juridique médical

Le chef de l’État a également plaidé pour une refonte du système juridique encadrant le secteur médical, qu’il juge « obsolète » et source de « situations intolérables ». Il a souligné la nécessité de garantir les droits du personnel médical, paramédical et ouvrier.

Tout en saluant la réputation internationale des compétences tunisiennes, Kais Saïed a affirmé que plusieurs pays développés font désormais appel à des médecins formés en Tunisie, et que le pays attire de plus en plus d’étudiants étrangers.

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Tunisie Telecom : Les câbles sous-marins, maillon stratégique de la souveraineté numérique tunisienne

Véritables artères de l’économie numérique mondiale, les câbles sous-marins transportent aujourd’hui plus de 95% du trafic Internet international. En Tunisie, leur déploiement et leur maintenance relèvent d’un acteur clé : Tunisie Telecom, qui assure la continuité, la stabilité et l’indépendance de la connectivité nationale, à la fois vers l’intérieur du pays et vers le reste du monde.

Des débuts historiques à la modernisation du réseau

Le SEA-ME-WE 1, mis en service en 1985, a marqué le premier grand tournant dans l’histoire des télécommunications tunisiennes. Ce câble reliant la Tunisie aux réseaux mondiaux via la Méditerranée, l’Europe et l’Asie, a ouvert la voie à une nouvelle ère d’échanges numériques.

Dans les années 1990, deux nouveaux projets ont consolidé cette avancée : SEA-ME-WE 2 (1992), qui a offert la première connexion directe à haut débit avec l’Europe et le Moyen-Orient, et KELTRA (1995), premier câble à fibre optique du pays, capable de transmettre des volumes considérables de données à grande vitesse. Ces deux infrastructures ont constitué le socle de la modernisation du réseau numérique tunisien.

Une ouverture vers le monde grâce à SEA-ME-WE 4 et Hannibal

L’intégration de la Tunisie au réseau international SEA-ME-WE 4 en 2005 a renforcé le rôle du pays sur la carte mondiale des télécommunications, en le reliant directement à plusieurs centres de données stratégiques en Europe et en Asie.

Quatre ans plus tard, en 2009, Tunisie Telecom met en service son propre câble, Hannibal, reliant Kélibia à l’Italie. Cette infrastructure, entièrement tunisienne, a considérablement augmenté la capacité de connectivité internationale et amélioré la qualité ainsi que la rapidité d’Internet sur tout le territoire.

Des connexions locales pour un pays plus connecté

Sur le plan national, l’opérateur historique a également investi dans des liaisons sous-marines locales, à l’image du câble El Jorf – Djerba, qui relie l’île au continent. Ce projet a permis de sécuriser les services Internet et téléphoniques dans le sud-est du pays et d’assurer une meilleure couverture pour les zones éloignées, illustrant la volonté de Tunisie Telecom de rapprocher la technologie de tous les citoyens.

Le socle de la transformation numérique

Aujourd’hui, grâce à son réseau intégré de câbles sous-marins et de fibre optique, Tunisie Telecom s’impose comme un acteur central de la transformation numérique du pays. Ces infrastructures soutiennent non seulement l’Internet haut débit, mais aussi les centres de données, les services de cloud computing et les applications numériques dans des secteurs stratégiques comme l’éducation, la santé ou le commerce électronique.

Les câbles sous-marins ne sont plus seulement des infrastructures techniques : ils incarnent la souveraineté numérique et la résilience économique de la Tunisie, dans un monde de plus en plus interconnecté.

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Ooredoo AI Summit à Tunis : L’IA au service de la transformation numérique

Tunis a accueilli, lundi, la première édition du Ooredoo AI Summit, une rencontre rassemblant décideurs politiques, chefs d’entreprises, startups et experts technologiques autour d’un enjeu central : accélérer la transition numérique de la Tunisie grâce à l’intelligence artificielle.

L’événement a été marqué par la présence du ministre des Technologies de la Communication, Sofiene Hemissi, du CEO du Groupe Ooredoo, Aziz Aluthman Fakhroo, et de dirigeants internationaux du groupe.

L’IA comme levier de souveraineté et de croissance

En ouverture, le ministre Sofiene Hemissi a insisté sur la dimension stratégique de l’intelligence artificielle pour la Tunisie :

« Renforcer la souveraineté numérique, autonomiser les jeunes et stimuler une croissance inclusive ».

Il a salué l’initiative de Ooredoo, qui positionne la Tunisie comme un acteur majeur de l’écosystème régional.

De son côté, Mansoor Rashid Al-Khater, CEO de Ooredoo Tunisie, a annoncé une ambition claire :

« Chez Ooredoo, nous croyons que l’intelligence artificielle est un puissant levier d’inclusion, d’innovation et de progrès. Notre ambition est de placer la Tunisie au centre de la révolution numérique mondiale en investissant dans des infrastructures prêtes pour l’IA, en soutenant les startups et les entreprises, et en collaborant avec des leaders mondiaux tels que NVIDIA pour bâtir un écosystème robuste et tourné vers l’avenir. »

Une alliance stratégique avec NVIDIA

Moment fort du sommet : Ooredoo a officialisé son partenariat avec NVIDIA pour l’acquisition de GPU haute performance. Cette infrastructure offrira aux startups, au gouvernement et aux clients professionnels un accès à des capacités souveraines d’IA-as-a-Service. Objectif : stimuler l’innovation et accélérer le lancement de nouveaux services sur le marché tunisien.

Des figures clés de l’écosystème ont pris part aux panels, dont Karim Beguir (InstaDeep), qui a partagé son parcours d’innovation « made in Tunisia », et Ahmed Mostafa (NVIDIA), qui a souligné l’importance de démocratiser l’accès à l’IA. Google, Decathlon, Lloyd Insurance, UBCI et d’autres acteurs ont enrichi le débat sur la gouvernance, la durabilité et les opportunités économiques de l’IA en Tunisie.

Une feuille de route pour l’avenir

Ooredoo a annoncé une série d’initiatives : hackathons, programmes de formation, journées thématiques sur l’IA verticale et projets collaboratifs avec des institutions locales. Déjà, l’opérateur déploie des cas d’usage d’IA agentique dans ses services, une première en Tunisie.

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Tunisie : 15 hôpitaux régionaux rejoignent la téléradiologie et 16 la téléconsultation

Lors de la réunion périodique des directeurs régionaux de la santé, tenue du 22 au 24 septembre à Tabarka, le ministère de la Santé a annoncé l’intégration de 15 hôpitaux régionaux au système de téléradiologie et de 16 hôpitaux régionaux au système de téléconsultation. Ces mesures visent à moderniser les infrastructures médicales et à améliorer l’accès aux soins spécialisés.

Modernisation du réseau hospitalier

Cette décision s’inscrit dans la stratégie de digitalisation du secteur de la santé. Grâce à la téléradiologie, les établissements régionaux pourront transmettre et analyser à distance des examens médicaux, réduisant ainsi les délais de diagnostic. La téléconsultation permettra, quant à elle, de faciliter l’accès aux spécialistes pour les patients situés dans les régions éloignées.

La rencontre de Tabarka, organisée en coordination avec le Bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Tunis, a permis d’aborder d’autres thèmes : la gestion des achats publics de santé sous la supervision d’experts, ainsi que la situation épidémique nationale et mondiale.

Santé numérique et surveillance épidémiologique

En marge des travaux, une présentation a porté sur la plateforme de vigilance épidémiologique EPIRSURVEILLE et sur le projet de l’hôpital numérique, dont le succès dépendra du rôle des directions générales dans sa mise en œuvre.

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