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Liban : Israël prend le contrôle de la forteresse de Beaufort

L’armée israélienne a pris le contrôle de la forteresse de Beaufort, dans le sud du Liban, lors d’une avancée militaire présentée comme la plus profonde depuis plus de vingt ans dans la région. Dans la foulée, Benyamin Netanyahou a qualifié cette opération de « tournant décisif » dans le cadre de l’offensive en cours contre le Hezbollah.

L’armée israélienne a annoncé avoir pris le contrôle de la forteresse de Beaufort et de sa crête stratégique dans le sud du Liban, au terme de combats et de frappes menés dans plusieurs localités environnantes.

Cette progression intervient dans le cadre d’une intensification des agressions israéliennes dans le sud du Liban, marquée par des avancées terrestres et des bombardements ciblant des positions attribuées au Hezbollah.

Une avancée militaire dans une zone stratégique

La forteresse de Beaufort, située sur une hauteur dominant une large partie du sud libanais, constitue un point d’observation et de contrôle stratégique. Sa prise s’inscrit dans une série d’opérations visant à étendre la zone d’influence militaire israélienne dans la région.

Selon les informations disponibles, les combats ont été précédés et accompagnés de frappes dans les environs, notamment dans des zones considérées comme des axes de mouvement utilisés par des combattants du Hezbollah.

Dans ce contexte, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a qualifié la prise de la forteresse de « tournant décisif », une formulation qui s’inscrit dans la communication officielle autour de l’opération militaire en cours.

Cette déclaration intervient alors que les affrontements se poursuivent dans plusieurs secteurs du sud du Liban, dans un climat de forte tension régionale.

Un conflit qui s’intensifie au sud du Liban

Depuis plusieurs semaines, la zone frontalière entre Israël et le Liban connaît une intensification des échanges de tirs et des opérations militaires, marquées par des frappes régulières et des mouvements terrestres.

Les autorités israéliennes présentent ces opérations comme une réponse aux activités du Hezbollah, tandis que les combats continuent de provoquer des déplacements de population dans les zones concernées.

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Flottille pour Gaza : Scandale après la diffusion d’une vidéo humiliante de militants propalestiniens

La diffusion par le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir d’une vidéo montrant des militants européens de la flottille « Sumud » agenouillés, les mains attachées et la tête au sol, a déclenché une vague de critiques internationales.

Les images ont été publiées après l’interception par l’armée israélienne des embarcations qui tentaient de rejoindre Gaza. L’affaire a rapidement pris une dimension diplomatique, poussant même le gouvernement israélien à prendre ses distances.

Une vidéo qui choque jusqu’aux alliés d’Israël

Sur les images diffusées sur la chaîne Telegram du ministre israélien, des dizaines de militants apparaissent maintenus au sol dans le port d’Ashdod après leur arrestation. Une militante est également montrée plaquée au sol par les forces israéliennes.

En fond sonore, l’hymne israélien accompagne la scène tandis qu’Itamar Ben Gvir déclare : « Bienvenue en Israël, nous sommes chez nous ».

Selon le quotidien français Le Monde ce type de vidéos impliquant des détenus palestiniens circule régulièrement depuis le 7 octobre 2023, sans provoquer de réactions majeures en Israël. Mais la présence de militants européens a cette fois entraîné un tollé international.

Netanyahu embarrassé par l’initiative de Ben Gvir

L’affaire a suscité des réactions diplomatiques jusque dans les cercles proches des alliés d’Israël, notamment aux États-Unis. D’après Le Monde, même des responsables américains ont exprimé leur malaise face à ces images.

Plusieurs pays, dont la France, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, l’Irlande, la Turquie et l’Australie, ont également condamné le traitement infligé aux militants propalestiniens, qualifié d’« humiliant », « inhumain » ou « inacceptable ».

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu aurait également désavoué l’initiative de son ministre, cherchant à limiter les répercussions politiques et diplomatiques de cette séquence largement relayée sur les réseaux sociaux.

Une nouvelle tension autour du blocus de Gaza

La flottille « Sumud » tentait de rejoindre Gaza afin d’acheminer de l’aide humanitaire et de dénoncer le blocus imposé à l’enclave palestinienne.

Après l’arraisonnement des bateaux par la marine israélienne en Méditerranée, plusieurs militants ont été arrêtés puis placés en détention par les autorités israéliennes.

Cette nouvelle affaire ravive les critiques contre la politique sécuritaire menée par Itamar Ben Gvir, figure majeure de l’extrême droite israélienne, déjà régulièrement accusée par des ONG et organisations internationales de cautionner des traitements humiliants envers les détenus palestiniens.

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L’entité sioniste a déplacé près de 40.000 Palestiniens en Cisjordanie, selon l’ONU

Les Nations unies affirment qu’environ 40.000 Palestiniens ont été déplacés en Cisjordanie par l’entité sioniste depuis le début de l’année 2025. Dans un point de presse à New York, un responsable onusien a également fait état de démolitions et d’attaques ayant touché des civils, dans un contexte de tensions persistantes sur le terrain.

Des milliers de déplacés selon l’ONU

Selon le porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU, Farhan Haq, les opérations et violences signalées en Cisjordanie auraient entraîné le déplacement d’environ 40.000 Palestiniens depuis le début de 2025.

Lors d’une déclaration à la presse, il a également indiqué que des démolitions de maisons, survenues durant la première semaine de mai, auraient provoqué le déplacement de 42 personnes, dont 24 enfants.

Une situation humanitaire sous pression

Le responsable onusien a évoqué la poursuite d’attaques et d’incidents impliquant des civils et leurs biens dans plusieurs zones de Cisjordanie. Selon ses déclarations, des actes de violence et des démolitions continueraient d’être signalés dans un contexte sécuritaire tendu, affectant directement des familles sur place.

L’ONU souligne que ces dynamiques contribuent à fragiliser davantage la situation humanitaire dans la région, déjà marquée par des déplacements récurrents et des tensions prolongées.

Dans ce cadre, les Nations unies appellent régulièrement à la protection des civils et au respect du droit international humanitaire dans les territoires concernés.

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Gaza : La flottille Global Sumud interceptée, accusations de “kidnapping” contre Israël

Une nouvelle escalade s’est produite en mer Méditerranée autour de la bande de Gaza. La flottille humanitaire Global Sumud Flotilla a été interceptée jeudi 30 avril par la marine israélienne dans les eaux internationales. L’incident, impliquant des centaines de militants de plusieurs nationalités, relance les tensions autour du blocus imposé à l’enclave palestinienne.

Une interception contestée en eaux internationales

Selon les organisateurs de la Global Sumud Flotilla, plusieurs navires militaires israéliens ont encerclé la flottille alors qu’elle naviguait en eaux internationales.

« Des navires militaires israéliens ont illégalement encerclé la flottille […] et ont lancé des menaces d’enlèvement et de recours à la violence », ont affirmé les organisateurs.

Le contact aurait été perdu avec onze embarcations, tandis que des témoignages évoquent l’usage de lasers et d’armes pour contraindre les passagers à se regrouper à bord.

Les organisateurs évoquent 211 personnes interceptées, dont 11 Français, issues de 48 délégations. De son côté, le ministère israélien des Affaires étrangères affirme que la marine a intercepté « environ 175 militants » provenant de plus de 20 bateaux.

Une flottille partie de plusieurs ports européens

La flottille, composée de plus de cinquante bateaux, avait quitté ces dernières semaines plusieurs ports européens, notamment Marseille, Barcelone et Syracuse.

Selon les organisateurs, les navires se trouvaient à l’ouest de la Crète au moment de leur interception.

La bande de Gaza est soumise à un blocus imposé par Israël depuis 2007, dans un contexte de tensions persistantes avec le mouvement Hamas.

Ce n’est pas la première opération de ce type. À l’automne 2025, une précédente flottille avait déjà été interceptée, suscitant de vives réactions internationales, notamment de la part d’organisations comme Amnesty International.

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L’Allemagne et l’Italie bloquent toute suspension de l’accord UE-Israël

Berlin et Rome ont rejeté toute idée de suspendre l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, malgré les appels croissants en ce sens. Cette position intervient dans un climat diplomatique tendu lié à la situation au Moyen-Orient. Elle met en évidence des divergences persistantes au sein de l’UE sur la conduite à adopter.

Une fin de non-recevoir face aux appels à suspension

Plusieurs États membres et responsables européens plaident pour une réévaluation, voire une suspension de l’accord UE–Israël, invoquant des considérations politiques et humanitaires. Toutefois, l’Allemagne et l’Italie ont clairement exprimé leur opposition à toute remise en cause de ce cadre de coopération.

Ces deux poids lourds européens estiment que l’accord reste un levier essentiel de dialogue et qu’une suspension risquerait de fragiliser davantage les canaux diplomatiques existants.

L’accord d’association UE–Israël régit les relations commerciales, politiques et scientifiques entre les deux parties. Il constitue un pilier des échanges économiques et un instrument clé de coopération dans plusieurs domaines stratégiques.

Pour Berlin et Rome, maintenir cet accord permet de préserver une influence européenne dans la région, dans un contexte géopolitique particulièrement instable.

Une Europe divisée sur la ligne à suivre

Cette prise de position illustre les fractures internes au sein de l’Union européenne. Alors que certains pays prônent une ligne plus ferme vis-à-vis d’Israël, d’autres privilégient la continuité du dialogue et la stabilité des relations.

Ces divergences compliquent l’adoption d’une position commune, alors que la pression internationale s’intensifie pour une réponse européenne plus claire.

La question de la suspension de l’accord UE–Israël devrait rester au cœur des discussions européennes dans les prochaines semaines. Entre impératifs diplomatiques, enjeux économiques et considérations politiques, l’UE peine à dégager une ligne unifiée face à une crise qui continue de polariser ses États membres.

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Cessez-le-feu provisoire annoncé entre Israël et le Liban

Un cessez-le-feu temporaire a été annoncé entre Israël et le Liban, marquant une tentative de désescalade après des semaines de tensions à la frontière sud. Présentée comme une avancée diplomatique, cette trêve reste toutefois limitée dans le temps et entourée de fortes incertitudes.

Selon les premières informations, il s’agit d’un arrêt des hostilités d’une durée d’environ dix jours. L’objectif est de contenir les affrontements, en particulier ceux impliquant le Hezbollah, principal acteur militaire non étatique dans la zone frontalière. Cette pause doit également permettre de relancer les discussions diplomatiques, dans un contexte régional particulièrement volatile.

Des contacts directs et rares

Dans le même temps, des contacts directs, rares, ont été engagés entre responsables libanais et israéliens, notamment à Washington. Ces échanges visent à poser les bases d’un arrangement plus durable, incluant la sécurisation de la frontière et la réduction des risques d’escalade. Il ne s’agit toutefois pas d’un processus de normalisation, encore moins d’un accord de paix formel.

Le principal obstacle demeure la position du Hezbollah, qui rejette toute entente issue de ces négociations. Cette opposition fragilise considérablement la portée de la trêve, dans la mesure où le mouvement contrôle une part importante de la dynamique militaire au sud du Liban. En pratique, cela signifie que toute désescalade dépendra autant des décisions politiques que des équilibres sur le terrain.

Les divergences entre les parties restent profondes. Israël insiste sur la nécessité de neutraliser la menace du Hezbollah et évoque le maintien d’une zone tampon le long de la frontière. De son côté, le Liban met en avant le respect de sa souveraineté et exige un cessez-le-feu complet sans conditions.

Tensions entre Israël et l’Iran

Au-delà de la relation bilatérale, cette séquence s’inscrit dans un contexte géopolitique plus large, marqué par les tensions entre Israël et l’Iran. Le territoire libanais apparaît ainsi comme un espace de confrontation indirecte, ce qui complique toute tentative de règlement rapide.

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En l’état, la trêve en cours relève davantage d’une désescalade tactique que d’un tournant stratégique. Faute de compromis sur les questions de fond, notamment le rôle du Hezbollah et la sécurité de la frontière, les perspectives d’un accord durable entre le Liban et Israël restent incertaines.

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Meloni suspend le renouvellement de l’accord de défense avec Israël

Le gouvernement italien a décidé de suspendre le renouvellement automatique de l’accord de coopération en matière de défense avec Israël, selon une déclaration attribuée à la Première ministre Giorgia Meloni, rapportée en marge du salon Vinitaly à Vérone.

« En considération de la situation actuelle, le gouvernement a décidé de suspendre le renouvellement automatique de l’accord de défense avec Israël », a indiqué la cheffe du gouvernement devant la presse.

Un contexte diplomatique et géopolitique tendu

Cette décision intervient dans un contexte diplomatique et géopolitique tendu, marqué par des débats croissants au sein de plusieurs pays européens sur leurs relations militaires et stratégiques avec Israël.

Selon les éléments communiqués, il s’agirait d’une suspension du mécanisme de reconduction automatique de l’accord, ce qui pourrait ouvrir une phase de réévaluation des modalités de coopération bilatérale entre Rome et Tel-Aviv.

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La Première ministre italienne a également profité de son intervention pour évoquer d’autres dossiers internationaux, notamment la guerre en Ukraine et les enjeux énergétiques liés aux approvisionnements en gaz, appelant à la prudence dans la gestion des équilibres stratégiques.

Aucune précision supplémentaire

Aucune précision supplémentaire n’a été donnée pour l’instant sur la durée de cette suspension ni sur ses implications concrètes pour les programmes de coopération militaire en cours entre les deux pays.

Cependant, il faut savoir que l’accord de défense entre l’Italie et Israël ne se limite pas à un cadre diplomatique symbolique. Il encadre concrètement la coopération entre les deux pays dans les domaines militaire et industriel, notamment à travers l’échange de matériel de défense, des programmes de formation et des exercices conjoints, ainsi que des partenariats entre industries d’armement.

Ce dispositif, renouvelé jusqu’ici de manière automatique, facilite également les exportations d’équipements militaires et les transferts de technologies sensibles, tout en reposant sur une logique d’équilibre des acquisitions entre Rome et Tel-Aviv. Sa suspension automatique introduit désormais une dimension politique dans un mécanisme jusque-là essentiellement technique.

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Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump menace de frapper les infrastructures civiles iraniennes

La guerre au Moyen-Orient connaît un nouveau tournant dangereux. Le président américain Donald Trump a menacé ce vendredi de frapper directement des infrastructures civiles stratégiques iraniennes, notamment des ponts, centrales électriques et installations énergétiques, si Téhéran ne cède pas aux exigences de Washington.

Selon plusieurs médias internationaux, cette nouvelle sortie intervient après une série de messages offensifs publiés par le locataire de la Maison Blanche, qui a évoqué des frappes « extrêmement dures » contre des sites essentiels au fonctionnement du pays.

Reuters rapporte que la menace vise explicitement les ponts et les centrales de production électrique, alors que d’autres déclarations antérieures avaient déjà mentionné les puits pétroliers et les usines de dessalement.

Une menace qui fait craindre une escalade majeure

Cette rhétorique alimente les inquiétudes d’un embrasement régional plus large, alors que les hostilités entre les États-Unis, Israël et l’Iran se poursuivent depuis plusieurs semaines.

Des experts en droit international humanitaire rappellent que les infrastructures indispensables à la survie des civils — comme l’électricité, l’eau potable ou les ponts permettant l’acheminement des secours — bénéficient d’une protection stricte au regard des Conventions de Genève. Plusieurs observateurs estiment que de telles frappes pourraient être assimilées à des crimes de guerre si elles visaient délibérément des objectifs civils.

Téhéran menace de riposter

Face à cette pression, l’Iran a déjà averti qu’il pourrait viser à son tour des infrastructures énergétiques et hydrauliques dans la région si ses propres installations étaient attaquées.

Le bras de fer dépasse désormais le seul terrain militaire : les marchés pétroliers restent sous tension, notamment autour du détroit d’Ormuz, pendant que la communauté internationale redoute une aggravation de la crise humanitaire et économique.

Cette nouvelle séquence confirme que le conflit entre dans une phase de surenchère stratégique, où la menace contre les infrastructures civiles devient un levier de pression politique autant qu’un risque majeur pour les populations.

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Peine de mort pour les Palestiniens : L’indignation des complices

Depuis des années, les mêmes pays qui s’offusquent aujourd’hui ont regardé, livré, tu. Leur scandale du jour ne rachète rien.

La Knesset a voté. 62 voix contre 48. La peine de mort est désormais légale pour les Palestiniens en Israël. Et dans les heures suivantes, les capitales européennes ont sorti leurs communiqués. Préoccupation. Inquiétude. Appel au dialogue.
On connaît la musique.
Ce qui est nouveau, ce n’est pas le crime. C’est le papier.

La mort sans tampon, ça ne choquait pas

Les Palestiniens mouraient avant ce vote. Ils mouraient en nombre, sous les bombes, dans des hôpitaux détruits, dans des files d’attente pour de l’aide alimentaire qui n’arrivait pas. Au moins 70 000 tués en deux ans. Sans procès. Sans délibéré. Sans qu’aucune capitale européenne ne convoque son ambassadeur israélien en urgence.
Les tribunaux militaires qui jugent les Palestiniens affichent un taux de condamnation supérieur à 99 %. Ce chiffre existait hier, avant-hier, il y a dix ans. Personne n’en a fait un titre. Personne n’a exigé de sanctions.
Ce qui choque aujourd’hui, c’est la formalité. Le vote. L’article de loi. Comme si la mort administrative était plus scandaleuse que la mort réelle.

Ben-Gvir portait un nœud coulant à la boutonnière. Personne n’a bougé.

Ben-Gvir arborait un badge en forme de nœud coulant à la Knesset lors du vote. Une épinglette. En direct. Assumée. Il a fêté le résultat avec une bouteille.
Ce n’est pas une image symbolique qu’on vous décrit. C’est ce qui s’est passé, en public, devant les caméras du monde entier.
Et le monde a géré.
Il gère depuis des décennies. Il a géré les expulsions, les colonies, les blocus, les assassinats ciblés, les destructions d’infrastructures civiles. Il a géré avec des accords commerciaux, des livraisons d’armes, des vetos au Conseil de sécurité et des visites d’État impeccablement protocolaires.

L’indignation sélective est une forme de complicité

La France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni ont appelé à l’abandon du texte, le jugeant discriminatoire. Discriminatoire. Le mot est lâché.
Mais où était ce diagnostic quand un extrémiste juif qui assassinerait un Palestinien n’aurait pas été concerné par cette loi — ni par aucune autre, dans les faits ? Où était l’indignation face à une justice structurellement à deux vitesses, documentée, certifiée, archivée par des dizaines d’organismes internationaux depuis 1967 ?
Elle n’existait pas. Ou plutôt si — elle existait, rangée dans un tiroir, sortie uniquement quand le coût politique devenait trop visible.
Les condamnations verbales sont sans effet. Il faut des sanctions. Ce n’est pas une position radicale. C’est du bon sens. Mais le bon sens dérange quand on a des intérêts à protéger.

Ce vote ne change pas la condition palestinienne. Il change votre confort.

Le ministère palestinien des Affaires étrangères dénonce une tentative de donner une apparence légale à des exécutions extrajudiciaires. En clair : on habille en loi ce qui se pratiquait à l’air libre. Ce qui était honteux devient légal. Ce qui était tu devient assumé.
Pour les Palestiniens, le résultat est le même depuis longtemps.
Pour les chancelleries européennes, ce vote est un problème de communication. Il rend visible ce qu’elles préféraient flou. Il nomme ce qu’elles préféraient taire.
Leur scandale d’aujourd’hui ne rachète pas leurs années de silence. Il les documente.
Les Palestiniens étaient condamnés à mort bien avant lundi soir. C’est vous qui avez signé le verdict.

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Israël légalise la peine de mort pour les Palestiniens : Une justice d’exception assumée

La Knesset a adopté ce lundi 30 mars une loi instaurant la peine de mort pour les Palestiniens reconnus coupables de meurtre dans un cadre qualifié de « terroriste » par les autorités israéliennes. Le texte a été approuvé par 62 voix contre 48 — une majorité confortable pour un tournant sans précédent dans la politique pénale de l’État hébreu.

Une loi taillée sur mesure contre les Palestiniens

Derrière la terminologie sécuritaire, la réalité juridique est sans ambiguïté : selon la formulation même du texte, la peine capitale peut s’appliquer à un Palestinien qui tuerait un Israélien, mais en aucun cas à un Israélien qui tuerait un Palestinien. Le critère retenu — avoir causé la mort d’un citoyen israélien dans le but de « nuire à l’État d’Israël et à la renaissance du peuple juif » — rend la loi, dans les faits, exclusivement applicable aux Palestiniens, comme l’ont reconnu aussi bien Amnesty International que l’ONG israélienne B’Tselem.

La méthode d’exécution prévue est la pendaison. Et pour les Palestiniens jugés par les tribunaux militaires d’occupation en Cisjordanie, aucun recours en grâce ni en appel ne sera possible, avec une exécution pouvant être conduite dans un délai de 90 jours. Les condamnés seraient détenus en isolement total, sans visites familiales, avec un accès à leur avocat uniquement par visioconférence.

Une rupture historique voulue par l’extrême droite

Depuis 1948, Israël n’a procédé qu’à une seule exécution — celle d’Adolf Eichmann en 1962. Cette loi, portée par le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, met fin à plus de six décennies de relative retenue pénale. Le Premier ministre Netanyahu l’a soutenue, s’inscrivant dans une surenchère sécuritaire qui accompagne la guerre à Gaza depuis octobre 2023.

Une condamnation quasi-universelle

La France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni ont publié une déclaration commune exprimant leur « profonde préoccupation » et qualifiant la loi de « discriminatoire de fait ». Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, l’a dénoncée comme une violation flagrante du droit international, soulignant le « risque inacceptable d’exécuter des innocents » dans un contexte où les procès militaires israéliens ne garantissent pas une procédure équitable. Amnesty International a, de son côté, qualifié ce texte d’outil supplémentaire au service d’un système d’apartheid.

Les organisations de droits humains rappellent que cette loi s’inscrit dans un contexte plus large : depuis octobre 2023, des organisations documentent de manière généralisée la torture, les violences sexuelles, la privation de soins et la famine infligées aux détenus palestiniens dans les prisons israéliennes — autant de pratiques que certains qualifient déjà d’exécutions lentes.

Au-delà de son application future, cette loi envoie un message politique clair : la vie d’un Palestinien et la vie d’un Israélien n’ont pas la même valeur devant la justice israélienne. C’est ce qu’ont résumé, sans détour, aussi bien les diplomates européens que les défenseurs des droits humains. Pour un État qui se revendique seule démocratie du Moyen-Orient, l’incongruité est totale.

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L’Espagne ferme son espace aérien aux avions de combat américains impliqués en Iran

L’Espagne a franchi un nouveau cap dans sa prise de distance avec l’offensive menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Selon plusieurs médias espagnols publiés ce lundi, Madrid a décidé de fermer totalement son espace aérien à tout vol militaire lié, directement ou indirectement, aux opérations américaines, y compris les survols et l’usage des bases de Rota et Morón pour des missions offensives.

Un veto qui va au-delà des bases militaires

Cette décision marque un durcissement de la position du gouvernement de Pedro Sánchez, qui avait déjà refusé début mars l’utilisation des bases militaires espagnoles par l’aviation américaine pour frapper l’Iran.

Désormais, le veto s’étend aussi au simple transit aérien au-dessus du territoire espagnol, obligeant les appareils américains à contourner la péninsule ibérique pour rejoindre le Moyen-Orient. Les seuls cas exemptés seraient les situations d’urgence.

Une décision à forte portée diplomatique

Madrid justifie cette mesure par son refus de participer, même indirectement, à une guerre jugée contraire au droit international, faute de mandat explicite de l’ONU, de l’OTAN ou de l’Union européenne.

Le ministre de l’Économie Carlos Cuerpo a défendu cette ligne en affirmant qu’elle s’inscrivait dans la continuité de la position espagnole : ne pas contribuer à une guerre déclenchée unilatéralement.

Impact logistique pour Washington

Sur le plan opérationnel, cette fermeture complique la logistique américaine. Des avions ravitailleurs KC-135 et certains bombardiers stratégiques ont déjà été redéployés vers la France, l’Allemagne ou le Royaume-Uni, allongeant les routes et augmentant les contraintes de mission.

Cette décision espagnole accentue ainsi les fractures au sein des alliés occidentaux sur la gestion du conflit iranien, tout en envoyant un signal politique fort à Washington.

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Guerre contre l’Iran : Ultimatum repoussé, renforts militaires et timides ouvertures diplomatiques

Le conflit opposant les États-Unis et leurs alliés à l’Iran connaît une nouvelle phase d’incertitude. Donald Trump a décidé de repousser une nouvelle fois son ultimatum visant les centrales électriques iraniennes, tout en maintenant une pression militaire accrue dans la région. Entre renforts de troupes, signaux diplomatiques et initiatives internationales, la situation reste hautement volatile.

Ultimatum repoussé : Trump temporise sans renoncer à la menace

Le président américain a annoncé un nouveau délai dans un message publié sur Truth Social : la date d’éventuelles frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes est désormais fixée au lundi 6 avril.

« À la demande du gouvernement iranien (…), je reporte de dix jours la date prévue pour la destruction de centrales électriques », a-t-il déclaré, affirmant également que les discussions “se déroulent très bien”, malgré les critiques des médias.

Ce report s’inscrit dans une séquence de revirements rapides : un ultimatum initial de 48 heures exigeant la réouverture du détroit d’Ormuz, suivi d’un premier délai de cinq jours, annoncé après l’évocation de négociations « fructueuses », puis ce nouveau report de dix jours, sans mention cette fois du détroit stratégique.

Ce changement de ton traduit une stratégie oscillant entre pression militaire et ouverture diplomatique, sans clarification des conditions exigées par Washington.

Renforcement militaire : Washington prépare ses options

En parallèle, les États-Unis accélèrent leur dispositif militaire au Moyen-Orient. Selon le Wall Street Journal, la Maison Blanche et le Pentagone envisagent le déploiement d’au moins 10.000 soldats supplémentaires dans les prochains jours.

Ces renforts viendraient s’ajouter aux 5000 marines déjà présents, ainsi qu’aux unités de la 82e division aéroportée, déjà positionnées dans la région.

L’objectif est clair : offrir davantage d’options militaires à Trump, notamment en cas d’échec des négociations. Les troupes pourraient être déployées à proximité de cibles stratégiques iraniennes, comme l’île de Kharg, essentielle pour les exportations pétrolières.

Selon plusieurs sources, ce dispositif laisse entrevoir la préparation possible d’une opération terrestre, ce qui marquerait une escalade majeure du conflit.

Premiers signes d’ouverture diplomatique

Malgré la montée en puissance militaire, des canaux diplomatiques semblent s’activer.

Le chef de la diplomatie allemande, Johann Wadephul, a indiqué que des discussions directes entre Washington et Téhéran pourraient avoir lieu très prochainement, probablement au Pakistan.

Jusqu’ici, les échanges se limitaient à des contacts indirects via des intermédiaires. L’Iran aurait déjà transmis des propositions écrites, signe d’un possible début de négociation structurée.

Cette évolution est perçue comme une fenêtre diplomatique fragile, alors que le risque d’escalade reste élevé.

Pression internationale : la Russie saisit l’ONU

Sur le plan international, la crise suscite de vives réactions. La Russie a demandé la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, prévue à huis clos.

Moscou dénonce les frappes en cours contre des infrastructures civiles en Iran, notamment des établissements éducatifs et de santé. Cette initiative vise à accentuer la pression diplomatique sur Washington et ses alliés, tout en repositionnant la Russie comme acteur clé dans la gestion de la crise.

Entre menaces de frappes, renforcement militaire et reprise de contacts diplomatiques, le conflit entre les États-Unis et l’Iran entre dans une phase critique. Le report de l’ultimatum au 6 avril ne marque pas un apaisement, mais plutôt un sursis stratégique, laissant place à des négociations encore incertaines.

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Trump menace South Pars et tente de contenir Israël face à l’Iran

La guerre qui oppose les États-Unis et Israël à l’Iran depuis le 28 février 2026 a connu une nouvelle escalade majeure mercredi 18 mars, avec, pour la première fois, des frappes directes sur des infrastructures gazières partagées dans le Golfe.

Israël frappe South Pars, l’Iran riposte sur le Qatar

Israël a frappé la partie iranienne du gigantesque champ gazier de South Pars gas field, dans le sud de l’Iran. Ce site, partagé avec le Qatar — où il est exploité sous le nom de North Dome à Ras Laffan Industrial City — est le plus grand gisement de gaz naturel au monde.

En représailles, l’Iran a lancé des missiles sur les installations qataries de Ras Laffan, causant, selon Doha, des dégâts importants sur l’un des principaux terminaux mondiaux de gaz naturel liquéfié.

La double posture de Trump

Depuis Truth Social, Donald Trump a affirmé que les États-Unis n’avaient pas été informés à l’avance de la frappe israélienne — une version contestée par des sources médiatiques américaines.

Dans le même temps, il a posé une ligne rouge claire : aucune nouvelle frappe israélienne sur South Pars ne sera tolérée, sauf en cas de nouvelle attaque iranienne contre le Qatar. Dans ce cas, Washington pourrait détruire « l’intégralité » du site avec une puissance « jamais vue ».

Un embrasement régional

En réaction à la frappe sur son infrastructure gazière, le Qatar a déclaré persona non grata des attachés iraniens liés à la sécurité et au militaire.

L’Iran a intensifié ses actions dans le Golfe, déclenchant des alertes aux Émirats arabes unis et au Koweït, qui affirme avoir intercepté des drones. L’Arabie saoudite a, de son côté, durci le ton et évoqué des mesures en réponse aux actions iraniennes.

Le bilan humain s’alourdit

En Iran, le bilan dépasse désormais 1 440 morts et 18 700 blessés depuis le début des frappes américano-israéliennes.

Au Liban, les frappes israéliennes contre le Hezbollah ont fait 968 morts, dont 116 enfants, depuis le 2 mars.

En Israël, 14 personnes ont été tuées par les attaques iraniennes, et 13 soldats américains ont perdu la vie depuis le début du conflit.

Statement from President Trump on South Pars Gas Field: pic.twitter.com/YrjhDdGTxP

— The White House (@WhiteHouse) March 19, 2026

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Iran : La mort de Larijani et Soleimani change-t-elle vraiment l’équilibre du pouvoir ?

La disparition d’Ali Larijani, figure influente du système iranien, et du chef des Basidj Gholamreza Soleimani marque un tournant brutal dans le conflit. Mais au-delà du choc émotionnel à Téhéran, c’est surtout la nature de la riposte iranienne qui redéfinit aujourd’hui l’équilibre régional.

Une riposte immédiate qui redéfinit le tempo

La confirmation par Téhéran du décès de ces deux figures clés a été suivie, en quelques heures seulement, par une vague de frappes de missiles et de drones visant Israël. Selon des bilans concordants, ces attaques ont fait au moins deux morts dans la région de Tel-Aviv.

La rapidité de cette réponse ne laisse guère de place au doute : l’Iran s’inscrit désormais dans une logique d’escalade assumée. Mais cette riposte ne se limite pas au territoire israélien. Des intérêts américains ont été visés à Bagdad, tandis que plusieurs pays du Golfe ont activé leurs systèmes de défense face à des menaces aériennes.

En étendant ainsi le théâtre des opérations, Téhéran transforme une confrontation bilatérale en une tension régionale diffuse, rendant toute tentative de médiation plus incertaine.

Un système conçu pour absorber les chocs

L’objectif des assassinats ciblés était de fragiliser le cœur décisionnel du régime. Pourtant, la structure du pouvoir iranien semble, à ce stade, absorber l’impact. Le système repose sur des chaînes de commandement redondantes et une culture politique forgée dans la confrontation permanente. La disparition de figures de premier plan n’y provoque pas de vide, mais accélère les mécanismes de remplacement par des profils souvent plus radicaux.

La stratégie est claire : transformer une vulnérabilité apparente en démonstration de résilience. Les représailles ne sont pas seulement militaires, elles constituent également un message politique adressé à la fois à la population iranienne et aux acteurs internationaux.

L’onde de choc économique : le pétrole sous tension

Au-delà du terrain militaire, la crise produit déjà ses effets sur les marchés. Le Brent a dépassé la barre des 100 dollars, oscillant autour de 102 à 103 dollars le baril, sous l’effet des tensions autour du détroit d’Ormuz et des incertitudes sur les flux énergétiques.

Cette poussée reflète une inquiétude plus large : celle d’un conflit susceptible de perturber l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. Dans ce contexte, l’arme énergétique demeure pour Téhéran un levier indirect mais central.

Un équilibre inchangé, une crise élargie

En définitive, ces assassinats modifient moins l’équilibre interne du pouvoir en Iran qu’ils ne précipitent une extension du conflit. Israël reste le point de confrontation direct, mais l’Irak et le Golfe s’imposent désormais comme des espaces secondaires d’une même crise.

Le régime à Téhéran reste debout, mais il est désormais engagé dans une dynamique d’escalade où chaque action élargit un peu plus le champ des hostilités. L’équilibre régional, lui, n’a jamais été aussi instable.

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Israël annonce avoir tué Ali Larijani

L’armée israélienne affirme avoir tenté d’éliminer Ali Larijani, l’un des plus hauts dirigeants iraniens, et assure avoir « visé et éliminé » le général commandant la milice Bassidj.

des médias internationaux ont rapporté qu’une frappe aérienne israélienne avait visé Ali Larijani, l’un des principaux responsables sécuritaires de la République islamique d’Iran. Larijani dirigeait le Conseil suprême de sécurité nationale, l’organe chargé de définir les grandes orientations de la politique de sécurité et de défense de l’Iran.

Tué ou gravement blessé

Selon plusieurs sources, l’opération a touché une zone où Larijani se trouvait au moment de la frappe. Des responsables israéliens ont affirmé qu’il pourrait être tué ou gravement blessé, mais aucune confirmation indépendante n’a été rendue publique par des autorités iraniennes ou par des agences internationales fiables.

Téhéran n’a jusqu’ici fait aucune annonce officielle sur l’état de Larijani, ce qui laisse planer une incertitude importante autour de son sort. Des médias et observateurs estiment que l’absence de communication peut refléter soit une situation encore en cours de clarification, soit une décision politique de ne pas divulguer d’informations.

Tensions accrues entre Israël et l’Iran

Cette frappe s’inscrit dans un contexte de tensions accrues entre Israël et l’Iran, marquées par des échanges d’hostilités et des opérations ciblées. L’impact stratégique de l’éventuelle disparition d’une figure aussi centrale que Larijani serait significatif pour les décisions de sécurité iraniennes.

À l’heure actuelle, son décès n’est pas confirmé, et les agences d’information attendent des déclarations officielles pour clarifier sa situation.

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Guerre Iran–États-Unis–Israël : Plus d’un millier de morts après six jours de guerre

Six jours après le déclenchement de l’agression américano-israélienne contre l’Iran, le bilan humain continue de s’alourdir dans toute la région du Moyen-Orient. Les frappes aériennes et les ripostes par missiles et drones ont déjà fait plus d’un millier de morts et plusieurs milliers de blessés. Le conflit, déclenché le 28 février, s’étend désormais bien au-delà du territoire iranien et touche plusieurs pays voisins.

Un bilan humain très lourd en Iran

Selon les chiffres communiqués par des médias et organisations iraniennes, plus de 1190 personnes ont été tuées en Iran, dont 435 militaires, depuis le début de l’offensive menée par les États-Unis et Israël. Parmi elles figurent de nombreux civils, dont 175 élèves et membres du personnel scolaire morts lors d’une frappe sur une école de filles dans la ville de Minab, dans le sud du pays.

Au total, plus de 6000 personnes ont été blessées dans le pays, alors que les bombardements ont visé plusieurs villes, dont Téhéran, Qom ou encore Ispahan. Les autorités iraniennes affirment que des bâtiments résidentiels et des infrastructures civiles ont également été touchés.

Des victimes dans plusieurs pays de la région

La guerre ne se limite plus au territoire iranien. Les tirs de représailles de Téhéran et les frappes israéliennes ont entraîné des pertes humaines dans d’autres pays du Moyen-Orient.

Au Liban, les raids israéliens auraient déjà causé plus de 120 morts et 500 blessés notamment dans les zones contrôlées par le Hezbollah. En outre 83.000 personnes ont été déplacées.

En Israël, les attaques de missiles et de drones iraniens ont fait au moins douze morts et onze disparus ainsi que 1473 blessés, selon les premières estimations.

Des combats et incidents militaires ont également été signalés dans plusieurs États du Golfe où sont stationnées des forces américaines, notamment au Qatar (16 blessés), au Koweït (4 morts et 35 blessés) et à Bahreïn (2 morts et 6 blessés).

On dénombre également cinq blessés en Jordanie, trois morts et 78 blessés aux Emirats arabes unis, quatre morts et trois blessés en Irak, un mort et cinq blessés à Oman. Côté américain, six militaires ont été tués et vingt blessés.

Un conflit qui embrase tout le Moyen-Orient

Depuis le déclenchement des opérations militaires, les frappes se succèdent sur plusieurs fronts. Les États-Unis et Israël ciblent des installations militaires, des bases des Gardiens de la révolution et des infrastructures stratégiques iraniennes, tandis que Téhéran riposte par des missiles et des drones visant Israël et les bases occidentales dans la région.

Le conflit a déjà des répercussions économiques et sécuritaires majeures. La circulation maritime dans le détroit d’Ormuz est sous tension et plusieurs pays ont fermé leur espace aérien par crainte d’une extension de la guerre.

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Iran : Quatre soldats américains tués, des centaines de morts côté iranien

Les frappes se poursuivent au troisième jour de l’opération militaire menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran. Ce lundi 2 mars, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient a annoncé la mort d’un quatrième soldat américain. Alors que les bombardements s’intensifient, les bilans humains, encore provisoires, s’alourdissent de part et d’autre.

Un quatrième soldat américain succombe à ses blessures

Le Pentagone a confirmé la mort d’un quatrième militaire américain engagé dans l’opération baptisée « Fureur épique ». Grièvement blessé lors des premières attaques iraniennes, il a finalement succombé à ses blessures, selon le commandement central américain.

La veille, trois soldats américains avaient déjà été tués et cinq autres grièvement blessés dans le cadre des combats. Dimanche 1er mars, le président américain Donald Trump avait déclaré que l’intervention pourrait durer « quatre semaines ou moins », laissant entrevoir une opération militaire d’ampleur mais potentiellement limitée dans le temps.

Neuf morts en Israël, plus d’une centaine de blessés

Côté israélien, les premiers bilans font état d’au moins neuf morts et d’environ 121 blessés à la suite de frappes iraniennes directes. Un missile aurait notamment touché un abri à Beit Shemesh, provoquant plusieurs victimes, selon des comptes rendus préliminaires confirmés par des sources locales.

Ces frappes constituent l’une des ripostes les plus meurtrières enregistrées sur le territoire israélien depuis le début de l’opération conjointe.

Un bilan beaucoup plus lourd en Iran

En Iran, si les autorités évoquent un bilan d’au moins 201 tués et plus de 747 blessées à l’intérieur du pays à la suite des frappes américano-israéliennes, le Croissant-Rouge iranien avance pour sa part un chiffre encore plus alarmant : 555 décès enregistrés depuis le lancement de l’offensive.

Des chiffres encore provisoires

Par ailleurs, au moins 31 personnes ont été tuées et 149 autres blessées dans des frappes israéliennes menées au Liban, selon un bilan provisoire communiqué ce lundi 2 mars par le ministère libanais de la Santé. Les bombardements ont visé la banlieue sud de Beyrouth ainsi que plusieurs localités du sud du pays, dans un contexte de fortes tensions entre Israël et le Hezbollah.

Ces bilans demeurent susceptibles d’évoluer à mesure que les opérations se poursuivent et que les autorités affinent leurs décomptes. L’intensité des frappes et l’extension possible du conflit à d’autres acteurs régionaux font craindre une aggravation du nombre de victimes dans les prochains jours.

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Liban : 31 morts et 149 blessés dans des frappes israéliennes

Au moins 31 personnes ont été tuées et 149 autres blessées dans des frappes israéliennes menées au Liban, selon un bilan provisoire communiqué ce lundi 2 mars par le ministère libanais de la Santé. Les bombardements ont visé la banlieue sud de Beyrouth ainsi que plusieurs localités du sud du pays, dans un contexte de fortes tensions entre Israël et le Hezbollah.

Banlieue sud de Beyrouth et sud du Liban ciblés

D’après le communiqué officiel, les raids ont frappé des zones densément peuplées, notamment la banlieue sud de la capitale, considérée comme un bastion du Hezbollah. Des frappes ont également touché des secteurs du sud du Liban, théâtre régulier d’échanges de tirs transfrontaliers.

Le ministère de la Santé a fait état d’un « premier bilan » de 31 morts et 149 blessés, laissant entendre que le nombre de victimes pourrait évoluer.

Menaces d’escalade israéliennes

Ces bombardements interviennent après des tirs visant le territoire israélien. L’armée israélienne a averti qu’elle pourrait intensifier ses opérations contre le Hezbollah en riposte.

Aucune précision supplémentaire n’a été donnée, pour l’heure, sur l’ampleur des dégâts matériels ni sur l’identité des victimes.

La situation reste particulièrement volatile le long de la frontière sud du Liban, où les affrontements indirects entre Israël et le Hezbollah se multiplient depuis plusieurs mois, faisant craindre une escalade militaire plus large dans la région.

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Trump durcit le ton face à l’Iran tout en rouvrant la porte aux négociations

Le président américain Donald Trump a annoncé que l’offensive militaire contre l’Iran pourrait se poursuivre pendant « quatre à cinq semaines » si nécessaire, tout en affirmant avoir accepté de reprendre des discussions sur le nucléaire avec la nouvelle direction iranienne. Dans plusieurs déclarations accordées au New York Times et au magazine The Atlantic, ainsi que dans une vidéo diffusée sur Truth Social, il a combiné menaces directes, appels au soulèvement interne et ouverture diplomatique. Une séquence qui confirme une stratégie à double détente : pression militaire maximale et canal politique maintenu.

Une offensive appelée à durer

Dans un entretien au New York Times, Donald Trump a indiqué que l’armée américaine était prête à poursuivre ses opérations contre l’Iran « quatre à cinq semaines » si la situation l’exige. Il a assuré que les États-Unis, aux côtés de l’entité sioniste, disposaient des capacités nécessaires pour maintenir le rythme des frappes.

« Nous avons d’énormes quantités de munitions stockées partout dans le monde », a-t-il affirmé, soulignant que la logistique militaire américaine permettait une campagne prolongée.

Trois militaires américains ont déjà été tués depuis le lancement des opérations conjointes israélo-américaines samedi. Le président a reconnu que de nouvelles pertes étaient probables : « Malheureusement, il y en aura probablement d’autres avant la fin. C’est comme ça. »

Dans une vidéo publiée sur Truth Social, il a promis que « l’Amérique vengera ses morts » et portera « le coup le plus sévère aux terroristes qui ont déclaré la guerre contre, fondamentalement, la civilisation ». Il a ajouté que les opérations militaires se poursuivraient « à pleine puissance » jusqu’à l’atteinte des objectifs fixés.

Appel direct aux Gardiens de la Révolution

En parallèle de la pression militaire, Donald Trump a lancé un message sans ambiguïté aux forces iraniennes. Il a appelé les Gardiens de la Révolution et la « police militaire » à « déposer les armes et recevoir une immunité totale ou faire face à une mort certaine ».

Le président américain a également exhorté les « patriotes iraniens en quête de liberté » à saisir l’occasion pour renverser les autorités en place. « Soyez courageux, soyez audacieux, soyez héroïques et reprenez le pouvoir. L’Amérique est avec vous », a-t-il déclaré.

Cette rhétorique marque un soutien explicite à un changement de régime, dans un contexte de frappes ciblant des installations et des bases iraniennes.

Une reprise des négociations nucléaires en préparation

Malgré l’escalade militaire, Donald Trump affirme avoir accepté de reprendre les discussions sur le nucléaire avec la nouvelle direction iranienne. Lors d’un entretien téléphonique avec The Atlantic, il a déclaré : « Ils veulent discuter, et j’ai accepté de discuter. »

Il a toutefois regretté que Téhéran n’ait pas engagé ces discussions plus tôt : « Ils auraient dû proposer ce qui était très pratique et facile à faire plus tôt. Ils ont attendu trop longtemps. »

Interrogé sur la date et les interlocuteurs de ces éventuelles négociations, le président est resté évasif : « Je ne peux pas vous le dire. » Il a également affirmé que plusieurs anciens négociateurs iraniens « ont disparu », certains n’étant « plus en vie », sans donner davantage de précisions.

Qualifiant les frappes israélo-américaines de « grand succès », il a refusé de confirmer ou d’infirmer l’existence de nouvelles menaces iraniennes contre le territoire américain depuis le début de l’offensive.

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