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Everyday Tunisians : Quand Abdessatar veille sur Sidi Chérif

À la Goulette, le mausolée de Sidi Chérif accueille tous les visiteurs de la cité balnéaire de la banlieue nord de Tunis. Entre le fort de la Karraka et le port de la ville, au cœur d’un carrefour vital, la zaouia de Sidi Chérif veille sur la Goulette.

Ce saint personnage est le protecteur de la Goulette. Ses faits d’armes remontent au temps lointain où Espagnols et Ottomans se disputaient le contrôle de la Goulette.

Abdessatar Chérif est le digne descendant du saint personnage. Historien de la Goulette, ancien membre du Conseil municipal, homme d’ouverture, il veille sur la zaouia de l’ancêtre en exigeant gardien des rituels.

Au jour le jour, Abdessatar s’assure de la bonne tenue du sanctuaire dont il prépare tout au long de l’année, l’emblèmatique kharja du mois de septembre. Veilleur vigilant à la confluence des cultures, Abdessatar symbolise la persévérance au service d’une lignée, une ville, un pays. Et aussi toute la fierté d’être Goulettois.

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Patrimoine : Le plus important des monuments de la Carthage romaine se trouve encore sous terre

Où se trouve aujourd’hui le cirque de Carthage, un monument antique qui pouvait contenir 50.000 spectateurs ?

Ce cirque de Carthage était considéré comme le deuxième en importance dans le monde du deuxième et troisième siècle.

Enseveli sous les quartiers du vingtième siècle

Le cirque de Carthage se trouvait au sud-ouest de la ville. Son emplacement est clairement identifié et des campagnes de fouilles y ont eu lieu à partir de 1982 avec l’appui de chercheurs allemands puis américains.

Ces fouilles ont permis d’dentifier plusieurs éléments de ce cirque qui se trouve aujourd’hui sous-terre, recouverts par les quartiers édifiés dans la proche périphérie de Carthage autour de 1970.

Un monument massif avec trois étages

Grosso modo, la façade du cirque de Carthage devait ressembler à celle du grand amphithéâtre d’El Djem. Massif, l’édifice de trois étages avait une arène de cinq cents mètres de long et à peu près cent mètres de large.

Conçu pour les courses de chars, le cirque de Carthage accueillait les auriges et leurs véhicules qui comptaient deux à quatre chevaux chacun. Les courses duraient à peu près une dizaine de minutes et impliquaient une douzaine de chars qui roulaient à vive allure en vue de la victoire.

Aujourd’hui que le cirque repose sous terre, un simple lieu-dit Koudiet el malaab ( la colline du stade ) préserve sa trace dans la toponymie locale.

Les lieux de loisirs de la Carthage romaine

Durant la période romaine, plusieurs lieux de loisirs étaient présents dans le tissu urbain de Carthage.

Plusieurs de ces sites archéologiques ont été préservés et peuvent être visités à l’image de l’amphithéâtre de Carthage ou du Théâtre antique qui continue à accueillir le festival d’été.

D’autres lieux comme l’Odéon ou le stade pour les jeux athlétiques ont été identifiés mais ne sont pas accessibles. Plusieurs temples et thermes existaient également dans la ville. Parmi ces derniers, les imposants Thermes d’Antonin sont encore visibles et ouverts aux visites.

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Patrimoine : Hamzia et Salhia, deux médersas peu connues

Les médersas de Tunis sont nombreuses et parfois peu connues. Si le public est désormais familier avec la Achouria, la Slimania ou Bir Lahjar, d’autres médersas restent dans l’ombre.

C’est le cas par exemple de la medersa Hamzia qui se trouve dans une impasse de souk El Attarine, non loin de la Bibliothèque de la Khaldounia.

Cette medersa a été fondée en 1929 par Hassen Belhadj Hamza et était destinée aux étudiants de la Zitouna, originaires de la ville de Mahdia. L’édifice est actuellement affecté à un des services de l’Institut national du patrimoine.

Également peu connue, la médersa Salhia se trouve à la rue Sidi Ben Arous et héberge le Centre national de communication culturelle, une structure relevant du ministère des Affaires culturelles.

Fondée en 1936 par Mohamed Salhi, cette médersa était destinée à l’hébergement des étudiants de la Zitouna.

Notons que les médersas de Tunis sont des foyers d’étudiants de la Zitouna à l’époque où la Grande mosquée de la capitale était également une université. Aujourd’hui désaffectées, ces anciennes médersas sont utilisées par des institutions culturelles et constituent un patrimoine important dans le tissu historique et monumental de la ville de Tunis.

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La grande mosquée du faubourg sud : À la mémoire de Sidi Béchir Ziri

Il existe dans le quartier de Bab Al Djazira une mosquée qui se trouve à la confluence des rues Bab El Fella et Sidi Béchir. Cette mosquée est fort ancienne car elle a été fondée au quatorzième siècle.

C’est ensuite au dix-septième siècle qu’elle sera restaurée et rénovée par Ali Thabet, l’un des ministres de Youssef Dey. C’est à la fin du dix-neuvième siècle que sera entièrement reconstruit le minaret de cette mosquée qui porte le nom de Sidi Béchir.

Elle doit son nom à Sidi Béchir Ziri, un saint personnage d’origine kabyle qui fonda à Tunis une filiale de la zaouia Rahmania, une confrérie très puissante en Algérie.

Sous le nom de mosquée El Jenaiez

A sa mort, la zaouia où il a été inhumé a donné son nom à la rue puis à la mosquée. Cette mosquée est également connue sous le nom de mosquée El Jenaiez, ce qui signifie mosquée des funérailles.

En effet, les convois mortuaires ont coutume de s’y arrêter sur leur route vers le cimetière du Jellaz pour y réciter la prière des morts.

Il existe dans les parages immédiats plusieurs autres sanctuaires et mosquées à l’instar des zaouias de Sidi Mansour, Sidi Bou Madian ou Sidi Bou Mendil.

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